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Quand le pays vous rattrape [PV solo - Tsume-Garcia]

Tsume Montoya
ISS |:| Quatrième année
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Né(e) le : 04/07/1999
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Sam 20 Jan - 0:21
L'une des choses qu'il était intéressant de faire, quand on se trouve dans une ville aussi ancienne, c'est de la visiter. Maître Garcia appréciait de le faire, parfois, et je l'accompagnais dans ces moments là. Nous n'étions pas toujours seuls, des amis à lui venait se promener avec nous de temps à autre. Ce n'était le cas, aujourd'hui. Non, en cette froide journée de Janvier, il n'y avait que nous deux. Cela devenait assez rare ces derniers temps, et j'en étais assez contente. Cela faisait un an que nous étions arrivé ici, pour nous améliorer dans nos domaines respectifs. Cela m'avait un peu attristée de voir le jeune maître s'éloigner de son père, qu'il n'a pas revu depuis, et le fait qu'il se soit fait autant d'amis me rassure à son sujet. Moi, je ne m'inquiétais pas autant pour ma famille. Je savais qu'ils s'en sortiraient, quoi qu'il arrive. J'espérais juste que ce que je leur envoie leur permet de mieux manger et mieux s'habiller.

Je marchais donc derrière Garcia, tous deux vêtus de nos uniformes d'Indäre. J'aurais bien voulu mettre ma tenue de travail mais il avait voulu partir tout de suite, me prévenant trop tard, volontairement je parie, pour que je puisse me changer. Il avait dit vouloir venir ici, dans le quartier où l'on organisait un des célèbres tournois de tennis. C'était un sport intéressant, que j'avais découvert à la rentrée. Un peu fatiguant, d'ailleurs, mais avec un côté stratégique important. J'avais, bien sur, vite saisit les règles et compris comment envoyer la balle où je le voulais. Le plus dur, cela avait été de comprendre les stratégies possibles.

Bon, vous l'avez compris, je n'avais pas trop l'esprit à cette promenade. En fait, cela ne m'intéressait peu. Le plus intéressant, pour moi, c'était que le jeune maître ne s'enferme pas et s'aère, se fasse plaisir. C'était préférable, de loin, à ce qu'il pourrait faire d'autre. Et d'ailleurs, je suis bien contente qu'il ait arrêté de lire ces magasines qui m'avaient valu des ennuies avec l'autre prof, qui est, en plus, mon prof principal cette année. Je fermais les yeux, faisant un petit exercice de respiration, oubliant ce vil souvenir humiliant.

En rouvrant les yeux, Garcia m'indiqua quelque chose, une église dont son dépliant touristique parlait. Je tournais la tête dans la direction mais je fis plus attention à la fourgonnette qui approchait, ralentissant alors qu'il n'y avait pas de carrefour ici, juste des maisons d'un style local. La camionnette s'arrêta à notre hauteur, nous nous étions arrêtés, et sa porte coulissante s'ouvrit, brutalement. Trop, d'ailleurs, cela alluma un signal dans ma tête,  Aussi, quand l'un des deux types qui étaient derrière voulu saisir Garcia, tout ce qu'il vit, c'était mon pied lui arrivant dans la face. Le second, comprenant que l'enlèvement ne se passerait pas aussi bien, sorti. Il avait une arme à la ceinture et il s'apprêtait à la sortir. Son revolver se levait comme mon second pied fit de même entre ses cuisses, frappant le point faible des mâles.

Je profitais qu'il se sente très mal pour le désarmer, utilisant la crosse pour l'assommer en même temps. Le premier, encore sonné, ne semblait pas encore réagir mais j'entendis le chauffeur parler dans quelque chose, disant, en anglais mais avec un accent qui sonnait familier à mes oreilles qu'ils avaient besoin de renfort. Vu la manière dont il parlait, ceux-ci ne devaient pas être bien loin. Aussi, poussais-je Garcia vers un chemin qui s'enfonçait entre deux jardins.


"Courrez !!!"

Il ne se fit pas attendre. Il est loin d'être idiot et a bien vu les armes. Il s'exécuta donc, après un faible instant d'hésitation vite rompu par mon regard sérieux. Je me mis à le suivre, restant juste derrière lui, alors que deux coups de feu se firent entendre, rompant la quiétude des lieux. Les balles sifflèrent mais ne nous touchèrent pas. Je me tournais, sans riposter, voyant le chauffeur parler dans un téléphone d'une main, agitant son pistolet de l'autre.

Cela ne prit pas longtemps pour nous d'arriver à une autre rue et j'indiquais un autre chemin, de l'autre côté à mon compatriote. Nous franchîmes l'espace goudronnés rapidement, alors qu'une voiture arrivait à toute allure. En sortis trois personnes, vêtus d'une manière similaire aux ravisseurs, le masque en moins, les armes à la main. Il tirèrent, d'ailleurs, aussi. Sans nous toucher. Probablement qu'il devait faire attention à ne pas blesser Garcia : c'est un otage de valeur après tout. Je me tournais légèrement, ripostant à deux reprises, touchant l'un d'eux qui tomba. La poursuite s'engagea alors que Garcia tourna, se mettant à parcourir aussi vite qu'il pouvait un chemin qui serpentait entre les jardins.

Je le suivais toujours, restant derrière lui pour empêcher qu'il se prenne une balle autant que possible. Je me tournais pour tirer sans m'arrêter, ne cherchant pas à en avoir un autre, juste à les retarder, alors que des chiens aboyaient, excités par le vacarme des armes à feu. Voyant devant nous la rue, je n'hésitais, indiquant la direction à suivre.


"A droite ! Prenez à droite !"

Je m'exprimais en espagnol, me rappelant d'où venait l'accent de nos assaillants. Comprenant d'où ils venaient et qui devait les avoir engagé. La liste se réduisit à deux noms, que je ne citerais pas. Ce ne sont que des soupçons de ma part, la police cherchera si elle veut. Elle ne pourra rien y faire, pas si j'ai raison.

Aussitôt sorti du chemin, Garcia prit à droite, nous faisons ainsi revenir dans la direction d'où nous venions et prenant à contre sens la voiture des ravisseurs, qui freina brutalement. J'avais changé mon arme de main, en la voyant, habituée que je suis à utiliser les deux. On appelle ça être ambidextre, je crois. Cela étant, je vidais ce qui restait dans le chargeur sur le conducteur, qui se baissa sans que je sache s'il était touché.

Comme l'un de nos deux poursuivants surgit à son tour du chemin, plus rapide que son camarades, je me retournais, lui lançant l'arme empruntée, inutile, qui le toucha en pleine tête. Je le vis trébucher, alors que j'achevais mon trois cent soixante degré. Devant nous, la camionnette apparu à son tour, exécutant un dérapage contrôlé pour tenter de nous barrer la route. Garcia devança ce que j'allais dire, tournant alors qu'une balle siffla encore à mes oreilles.

Le chauffeur du gros véhicule enclencha la marche arrière et se mit en devoir de nous rattraper ainsi, ce qu'il fit rapidement. Voyant ce qu'il s'apprêtais à faire, je choppais mon jeune maître par le col, le forçant à stopper alors que le lourd véhicule tourna encore, montant sur le trottoir pour bloquer la rue. Moi, je ne me stoppais pas. Je bondis plutôt, grimpa dans le véhicule, envoyant mon genou dans le ventre de celui qui avait tenté d'attraper le blondinet quelques instants plus tôt. Visiblement peu entraîné, il lâcha son arme, que je récupérais et dirigeais aussitôt vers le conducteur qui s'était retourné, levant une arme identique à celle que je tenais.

Comme depuis quelques minutes, j'agis d'instinct : je poussais sur mes jambes, sautant en arrière, tout en tirant. Des balles passèrent aussi près de moi, chacun prenant l'autre pour cible après tout. Retombant près de mon camarade, je l'entendis...


"Derrière ! Ils arrivent derrière !"

Sa voix inquiète me fit me tourner, en direction des deux coureurs. Ils s'arrêtèrent pour ouvrir le feu. Moi, je fis un quart de tour sur moi, sautant pour emmener Garcia au sol tout en vidant le chargeur sur eux qui préférèrent la jouer prudente : ils se mirent à couvert. Au loin, des sirènes se faisait entendre. Mais j'estimais que ce n'était pas assez rassurant. Je poussais Garcia, le forçant à se lever, à se remettre à courir même s'il était fatigué, effrayé. Je pointais mon arme, vide mais en espérant que sa présence suffise, vers le coin de rue où s'était planqué le duo restant, tout en le suivant.

Un crissement de pneus se fit entendre. La voiture, une allemande je crois, revenait dans la course. Enfin, le crus-je. En fait, si j'entendis le moteur vrombir et je la vis dépasser le croisement, nos poursuivants à son bord, c'était pour constater qu'elle partait dans une autre direction. Je dis à Garcia de stopper, faisant alors demi-tour pour aller vers la fourgonnette qui ne bougeait plus. Et pour cause, j'avais touché le chauffeur et grièvement. Je me penchais vers lui, après m'être assurée que son arme était hors de sa portée, sur le sol devant le siège passager, lui posant une question à voix basse, dans ma langue natale, à laquelle il répondit. La réponse me fit grimacer intérieurement, c'était le choix que je craignais le plus.

A ce moment là, une voiture déboula, sirène et gyrophares allumés, s'arrêtant, pilant même, dans un bruit très sonore. Je reculais, lâchant l'arme que je tenais, levant les mains pour ne pas me faire tuer par nos "sauveurs". Je tournais la tête vers Garcia qui me parla.


"J'appellerais l'ambassade, il n'y aura pas de soucis."

"Evitons, jeune maître. Contactez plutôt l'ami de votre père. Il est avocat, non ?"

"Oui. Tu préfères ?"

Je hochais la tête, tout en m'allongeant comme l'exigeait un des policiers. Je savais déjà ce qui allait suivre : on allait nous conduire dans un commissariat où Garcia allait contacter l'avocat. On sera interrogés, plus ou moins gentiment suivant les idées qu'ils se font de la fusillade. L'avocat arrivera, nous réexpliquerons ce qui est arrivé. Il expliquera que, oui, j'ai un permis de port d'arme chez nous, et qu'il était aussi valable ici. Et qu'en plus, ce n'était pas mes armes. Que j'avais agit en état de légitime défense, ce que les témoins pourraient facilement confirmer.Normalement.  Qui sait comment ils ont pu interpréter tout ça.

Enfin, au pire, je passerais la nuit en prison, pas forcément en cellule, mais Garcia non, vu qu'il n'avait même pas touché une arme. Et après, je rentrerais à Indare. Où la directrice, Mme Ed'Ruecus aura été informée de tout cela. Bon, je ne serais pas inculpée de quoi que ce soit mais acceptera-t-elle de nous garder après ça ? C'était ma plus grande inquiétude. Elle avait déjà une responsabilité assez engagée, avec les élèves de l'IRS, et nous pouvions entraîner de fâcheux incidents, pas de notre fait mais par notre présence, à nos camarades ISS, et même IRS.

Je grimaçais un peu, Garcia criant que je n'avais rien fait de mal, en sentant les menottes se fermer autour de mes poignets. Je secouais la tête, vers lui, une fois debout, lui souriant, disant que tout ira bien. Et je me laissais emmener par la police, mon uniforme légèrement tâché du sang du chauffeur. Garcia fut conduit vers une des autres voitures arrivées. Au moins, la police anglaise réagit vite...



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Tsume Montoya
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Ven 9 Fév - 1:53
Finalement, je fus bien emmenée au poste de police. Garcia aussi d'ailleurs mais lui n'avait aucune menotte aux mains. Je ne pense pas que son interrogatoire fut aussi sévère que le mien. J'eus droit à une prestation assez bien orchestrée du "bon flic et mauvais flic". Je ne saurais dire combien de temps cela a duré, leur petit jeu, mais j'ai du répondre à leurs questions sans arrêt, on m'a même servi deux sandwich que j'ai du avaler tout en leur répondant. D'ailleurs, alors que je n'avais pas eu le temps d'y réfléchir, de me faire un auto-débriefing des événements de tout à l'heure, je devais répéter trois, quatre, cinq fois la même chose. Autant dire que, après un combat aussi éprouvant nerveusement, j'étais rapidement fatiguée. Mais je gardais assez d'esprit pour éviter de me répéter.

La nuit venant, ils décidèrent de faire une pause et me conduisirent dans une cellule individuelle. Je ne pensais pas qu'ils oseraient .... J'avais du me battre pour survivre et protéger le jeune maître et c'est moi que l'on mettait en cage ? Je pourrais comprendre une frustration contre moi qui ait fait leur travail mais ça ? Ils nous font quoi, là ? Je n'en savais rien et j'étais un peu trop crevée, métaphoriquement, pour chercher à le découvrir. Une fois mes besoins effectués, je m'allongeais sur la couche, mis la modeste couverture sur mon corps et je m'endormis aussitôt.

Le lendemain, je ne fus pas réveillée par le Soleil mais par le géôlier qui ouvrait ma porte pour apporter mon déjeuner. Je m'assis en baillant un peu, derrière ma main, alors qu'il repartait déjà. Le contenu du plateau était plus consistant que le repas d'hier soir mais pas assez, de loin, pour combler ma faim. Je mangeais, lentement et les yeux fermés. Lentement pour ne pas tout avaler d'un coup, ce qui n'apaisera pas ma faim, mais en faisant ainsi, je pouvais la tromper. C'est une astuce simple que l'on apprend quand on saute des repas régulièrement. Les yeux fermés car je pris le temps de visualiser tout ce qui nous est arrivés hier. Les visages de ceux que j'ai tué, de ceux qui se sont enfuis. De Garcia paniqué et rassuré par l'arrivée de la police et qui arrive à écouter mes consignes, prononcées en espagnol. Qu'il s'occupe de lui et non de moi.

Vers dix heures, au vu de l'horloge que j'ai aperçue en me dirigeant vers la pièce où l'on m'avait questionné hier. Bizarrement, mon duo d'acteurs n'était pas seul : il y avait un troisième homme, maître Masson. Je connaissais ce nom, c'était celui d'un ami du maître. Je m'assis en soupirant un peu : Garcia ne m'avait pas écouté. Le ton changea avec lui, déjà, il voulait que je me taise, ce qui ne me plaisait pas trop et je le lui fis savoir. Je voulais coopérer, afin de sortir le plus tôt possible. Bien sur, il approuva ma démarche mais tenait à lire le compte-rendu d'hier d'abord, ce qui lui prit du temps. Le reste de la matinée en gros.

Je profitais d'un diner normal, en sa compagnie d'ailleurs. Il m'expliqua que Garcia était rentré à l'Institution hier soir mais qu'inquiet que je ne sois pas rentrée, il l'avait rappelé. Il était donc venu et m'expliqua, en espagnol ce dont je lui suis gré vu qu'il maîtrisait mieux ma langue que moi la sienne, ce que faisait les policiers. Et que pour agir ainsi, on avait du faire pression sur eux. Il voulu me rassurer en me disant qu'il me sortirait bientôt de là mais je n'étais pas inquiète : ici, je sais déjà que l'on ne peut vous garder indéfiniment. Tout au plus, il me permit de sortir quelques heures plus tôt, en début d'après-midi, en ce dimanche 21 Janvier. Et tout cela, tout en mangeant tranquillement et en lisant le long compte-rendu. La suite fut simple, d'ailleurs  : il demande d'abord aux policiers s'ils avaient d'autres questions à me poser, autre que celles d'hier. Comme ce n'était pas le cas et que je n'étais accusée de rien, il demanda à ce que l'on me laisse partir.

Il était un peu plus de quatorze heure lorsque je ressentis le froid hivernal anglais. Un climat digne de mon état. J'avais mal dormi, je n'avais pas assez mangé, je n'avais pu me laver depuis hier matin, j'étais inquiète pour Garcia et je devais discuter avec la directrice. D'une aprt car la police lui enverrait une partie du rapport sur moi, indispensable vu que j'étais sous sa responsabilité en tant qu'interne à l'Institution Secondary School, mais aussi à cause de l'IRS. Quand aux raisons pour lesquels je devrais la voir, elles sont simples et j'y réfléchis en marchant, refusant poliment la proposition de maître Masson qu'il me raccompagne et le remerciant pour son aide, envers moi et mon blondinet de jeune maître.

Il y avait, donc, plusieurs sujets que je souhaitais aborder avec Martel Ed(Ruecus. Tout d'abord, répondre à ses questions. Je l'imagine vouloir savoir ce qui s'est passé, précisément, et où j'avais appris à me battre ainsi. Je décidais de ne pas trop lui cacher la vérité : que j'avais eu une enfance dure, que l'on avait paufiné mes compétences quand je suis entrée chez les Gustadores afin d'être une des soubrettes-garde du corps de la maisonnée et, donc, qu'une des raisons de ma présence ici, en Angleterre, était de veiller sur le fils de mon maître, et elle comprendrait bien que cela voulait dire de ne pas vérifier qu'il avait toujours des sous-vêtements propres à sa disposition..

Bien sur, j'allais aussi avoir des demandes. Certes la zone d'habitation d'Indäre était bien protégée mais pas pour résister à ce qui pouvait lui tomber dessus, bien que j'estimais les chances faibles pour qu'un assaut soit lancé dessus. Je ne pense pas qu'elle accepte que je récupère mes armes, enfermées dans un coffre privée, dans un endroit choisis par la gouvernante en chef et sur, aussi n'aborderais-je pas ce point. Par contre, j'allais lui demandé si l'on ne pouvait trouver un arrangement pour que je puisse faire des patrouilles la nuit. Au pire, si elle refuse, je m'arrangerais. Je respecte les règles, uniquement quand je leur vois un sens, et je les enfreins avec prudence. Il me fallait, aussi, demander à Mme la directrice un peu d'aide pour le protéger, bien sur. Je ne pouvais passer tout mon temps à cela, elle refuserait que j'abandonne mes cours par exemple et Garcia aussi. Et son père aussi d'ailleurs. Cela dit, Garcia refusera qu'on lui assigne un garde du corps donc il allait falloir le protéger discrètement. Et cela impliquait les sorties scolaires. D'ailleurs, cela m'arrangerait que nos deux classes aient les mêmes malgré nos différences d'âges.

Je parvins finalement devant le porte de la zone d'habitation. Je souris un peu, malgré tout, Garcia et quelques amis m'attendaient. On verra cela demain, avant les cours. Pour le moment, reposons nous un peu, en quittant le moins possible Garcia des yeux même si cela allait être un peu compliqué. Je voulais prendre une douche, préparer ma teinture pour mes cheveux afin qu'ils gardent leur belle couleur feuille printanière. Bien sur, je ne me leurrais pas : j'allais être pas mal questionnée sur "l'attentat non revendiqué", vu qu'on en avait beaucoup parlé à la télé, déjà, avec quelques mentions sur nous deux : notre origine vénézuélienne et le fait que l'on soit étudiant à l'ISS. Nos camarades ne sont pas idiots, même s'ils ne s'intéressent pas tous aux informations, mais ils feront vite l'adition. Pourrais-je demander conseil à notre directrice sur ce que je pouvais dire et sur ce que je devais éviter de parler, et à qui ? Et puis, il y avait Ind'HAppy et Any, que j'aimais bien mais qui pouvait être indiscrète parfois. J'achetais tous les mois le journal de l'école bien sur et j'avais même été interviewée, à ma joie discrète, à la rentrée mais.... qu'allait-elle raconter sur cette affaire ? Et quels ragots écrira-t-elle sur moi et Garcia, du coup ? Pas tous, et j'espère échapper aux traditionels "les amoureux" mais il allait y en avoir si elle aborde le sujet.

Je lâchais un soupir en franchissais, jamais aussi contente de le faire que cette fois-ci, l'entrée de l'école. Enfin en sécurité, me disait une partie de moi.



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