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The streets and sidewalks are my playground

Naomi Lawford
Londres |:| Actrice
avatar
Féminin
Messages : 498
Né(e) le : 25/01/1999
Date d'inscription : 03/01/2017
Age : 18
Niveau d'études/Métier : Quatrième année
Situation amoureuse : Vous précipitez pas tous, s'il vous plaît
Nationalité : Canadienne
Commentaires/Citations : The only doom that's looming is you loving me to death,
So I'll give you a sec' to catch your breath.
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Mar 3 Jan - 21:42
Naomi A. Lawford
Surnom(s) : Nao, Allena
Âge : 17 ans
Date de naissance : 25/01/1999

Lieu de naissance : Londres
Nationalité : Canadienne
Orientation sexuelle : Whatever

Classe : Quatrième année : 17 à 18 ans
Suivez-vous le programme Exchange ? Non
Caractère

Naomi est un peu spéciale, parce que c’est son choix de vie. Ayant grandi entre une mère un peu excentrique et une "nounou" aux cheveux verts, elle a décidé très jeune que la normalité était ennuyeuse, tout en rentrant malgré elle dans des moules qu’elle rejette. Comme celui de la petite princesse populaire, par exemple. Même si elle ne peut pas être riche avant ses dix-huit ans, elle est déjà habituée aux photos, à l’attention et à la reconnaissance. Elle sait qu’elle est célèbre et elle ne se verrait plus vivre autrement, tant ça lui offre la liberté d’être folle et imprévisible tout en restant populaire. Heureusement, ayant eu une enfance à l’opposé total de celle d’une princesse, elle ne jette pas l’argent par les fenêtres et elle ne méprise pas ceux qui ont eu moins de chance qu’elle (à l’exception de ceux qui ont lancé les hostilités – il faut bien leur retourner la politesse).
Lancer les hostilités, pour elle, peut avoir beaucoup de sens. Elle ne supporterait pas de ne plus être le plus belle, la plus intelligente, la plus douée ou la plus cool et si vous lui lancez un défi, attendez-vous à trouver une pomme empoisonnée dans votre assiette car personne ne détrône la reine. Et même si la presse à scandales l’a rendue à peu près imperméable aux critiques sur son attitude (à force de s’entendre dire qu’on se comporte comme une salope, comme une garce ou comme une bimbo, on apprend à ignorer), elle n’apprécie toujours pas les critiques sur son physique, son intelligence ou ses capacités et elle est assez douée en distribution de baffes si on ne la respecte pas.
Naomi "souffre" d’un TDA, un trouble du déficit d’attention. C’est un léger trouble neurobiologique qui, entre autre, l’empêche de se concentrer de façon normale : soit elle ne se concentre pas du tout et un rien la déconcentre, que ce soit un oiseau qui passe ou ses propres pensées (et elles sont absolument bordéliques), soit elle "hyperfocalise", ce qui veut globalement dire qu’un fois concentrée à fond sur quelque chose, elle oublie tout: vous, le monde, son propre corps. Ne paniquez pas si elle vous dit qu’elle n’a rien mangé de la journée et qu’elle ne s’en rend compte qu’à 22h : si elle travaillait sur quelque chose qui lui tenait à cœur, c’est tout à fait normal. Même chose pour le sommeil. Qu’elle soit hyper concentrée ou non, elle dort mal. Les pensées qui se succèdent dans son crâne sont un flot ininterrompue : elle est incapable de les arrêter, même si c’est juste pour se demander pourquoi les bonbons qu’elle a mangé la veille lui ont à ce point arraché la langue. Du coup, pour s’endormir, elle est obligée de prendre une douche glacée ou de s’épuiser le plus possible dans la journée – et elle ne dit pas non à un bon livre ennuyeux, selon ses critères, pour faciliter le processus. Et quand le sommeil ne veut vraiment pas venir, elle se relève pour faire du zapping sur internet, et son historique de navigation est un véritable bordel de pages parfois sans aucun lien logique les unes avec les autres, de lien en lien et de question en question.
Elle a toujours été considéré comme une rêveuse. Celle qui dessine sur ses cahiers pendant les cours ou qui arrête de vous écouter au bout d’un quart de secondes parce qu’elle a vu passer un mouton de poussière et qu’elle a commencé à se demander comment ça se formait, c’est elle – et c’est aussi elle qui va soudainement changer de sujet de conversation parce que, dans sa tête, les pensées sont allées tellement vite que si si, il y a un lien logique. Pour elle.
C’est aussi à cause de ça qu’elle est la personne la moins organisée de la Terre. Elle retourne dans sa chambre deux à trois fois après avoir fait un mètre dans le couloir parce qu’elle a oublié son téléphone, ou son portefeuille, ou son livre de cours. Et malgré tout, ça ne l’empêche pas d’oublier QUAND MÊME quelque chose, qu’elle aurait pu récupérer en un quatrième aller-retour si son esprit y avait pensé.
Naomi va vous interrompre. Souvent. Elle accorde assez peu d’importance aux paroles des autres, une caractéristiques qu’elle attribue assez facilement à son trouble neurobiologique mais qui est surtout un de ses traits de caractère les plus marqués. Ce n’est pas qu’elle ne s’intéresse pas à vous, c’est qu’elle préfère très souvent ce qu’elle a a dire que ce que vous évertuez à lui expliquez – surtout si vous expliquez mal. Elle a une notion du temps très aléatoire et elle peut avoir l’impression que vous parlez depuis des heures alors que vous venez d’ouvrir la bouche, et ça la soûle vite. C’est à cause de cette même notion du temps désastreuse que la jeune fille est souvent en retard (quoi ? Vingt minutes ? Oh ouais j’ai le temps de me laver et de me sécher les cheveux, tranquille !).
Deux derniers traits de caractère qui ont été fortement influencés par son troubles : sa très grosse tendance à l’ennui et sa créativité. Naomi se lasse vite, Naomi s’ennuie vite, il lui faut de la nouveauté, de l’original. Si ça faisait déjà partie de sa personnalité à la base, ça s’est accentué d’année en année, pas du tout aidé par le fait qu’on lui assurait que c’était une condition mentale. Elle déteste la routine et il lui arrive souvent de jeter quelque chose auquel elle tenait juste parce qu’elle s’est lassée (et qu’elle n’est pas du genre nostalgique). Quant à sa créativité, c’est un talent assez commun chez ceux étant atteint d’un TDA et depuis qu’on lui a diagnostiqué et expliqué son trouble neurobiologique, elle n’a eu de cesse que de trouver son "talent". Visiblement, il est dans le théâtre et l’acting : elle a un talent fou pour créer de l’émotion, de la crédibilité et tout ce qu’on lui demande de faire, et ses faibles capacités d’organisation et de mémoire semblent s’effacer complètement quand elle doit apprendre un script et le jouer. Il lui arrive aussi souvent de faire des propositions aux réalisateurs qui, parfois, sont acceptées. Et ne la lancez même pas en improvisation.
Hypersensible de nature et facilement colérique, Naomi a aussi pris de nombreux cours dans de multiples techniques de relaxation pour maîtriser sa colère, chose qu’elle fait plutôt bien maintenant. Ça ne l’empêche pas de parfois s’effondrer en lamres pour pas grand chose ou de vous balancer un objet à la figure si son niveau de stress dépasse sa limite de contrôle.
Mais plus que tout ça, Naomi c’est quelqu’un qui est absolument sûre d’elle. Pas très prétentieuse (enfin ça dépend où vous situez la barre) mais profondément optimiste et confiante en ses capacités, elle est capable de se persuader sans aucune difficulté que tout est à sa porté et, plus elle s’en persuade, plus elle a de chances d’y arriver. Elle ne supporte pas l’échec et, pour elle, de nombreuses choses peuvent être qualifiées d’échec, que ce soit la perte d’un point dans un sport d’équipe ou une légère diminution de ses notes (autant dire que quand elle se fait refuser pour un rôle, son oreiller est content de ne pas avoir d’oreilles, justement). Et à ses yeux, personne n’est plus cool ou plus intelligent qu’elle, et inutile d’agiter votre 100/100 sous son nez pour la convaincre, elle serait bien capable de déchirer la feuille.
Elle aime être la star dans la pièce – et justement, ça tombe bien, parce que c’est assez rare qu’il y ait une autre star, au sens propre du terme. Elle attirera toujours l’attention, plus volontairement qu’involontairement, et si vous ne l’aimez pas, c’est que vous êtes stupide. Voilà, c’est dit, c’est comme ça qu’elle pense.
Naomi est aussi d’une franchise à toute épreuve. Elle dit ce qu’elle pense de vous sans y aller par quatre chemins. Si elle ne vous aime pas, ne vous en faites pas, elle ne fera pas semblant d’être votre amie. Elle n’est pas spécialement méchante, et il faut vraiment faire quelque chose de très désagréable pour qu’elle vous insulte, mais si vous faites quelque chose de stupide sous ses yeux, elle ne se privera pas de le dire. De toute façon, en cas de soucis elle a le joker "je suis copine avec la directrice et je peux te faire virer de l’école en un claquement de doigts". Ça marche plutôt bien sur les élèves qui n’en ont pas trop rien à foutre de leur situation.
En somme, Naomi est une adolescente passionnée qui a trouvé un but à son existence, qui a réussi à obtenir la reconnaissance dont elle a toujours eu un besoin vital. C’est une fille qui aime prendre des risques, parfois trop dangereux pour être raisonnables, et qui a toujours la sensation absolue qu’elle va s’en sortir et que tout va bien se passer, parce qu’elle est inconsciente du stress qui s’amasse dans son corps et qui la fait craquer de temps en temps. Si elle échoue, passée sa phase de frustration parfois violente, elle va repartir sur de bonnes bases en s’auto-persuadant qu’elle réussira mieux la prochaine fois, même si ça a l’air perdu d’avance. Mais il lui arrive parfois d’avoir des phases dépressives ou "de démotivation" qui lui attribuent un comportement proche de la bipolarité, entre son attitude normale assez positive et très énergique, et les moments où elle est incapables de bouger en orteil tant les pensées qui se bousculent sous son crâne sont envahissantes et omniprésente.
Naomi est assez peu intéressée par le sexe. Elle n’est pas asexuelle et ce n’est pas un sujet de conversation qui la rebute, mais elle a tellement l’habitude de se faire traiter de salope à cause de son attitude un peu légère que c’est une situation qu’elle essaye de retarder le plus possible, de peur de tomber sur quelqu’un qui se ferait un plaisir de confirmer cette fausse réputation. Paradoxalement, elle a fait tellement de recherches lors de ses nuits d’insomnies qu’elle s’y connaît probablement mieux que la majorité des filles de son âge, et que certaines autres. Autant dire que la première personne qui aura l’occasion de la toucher risque d’assez peu s’ennuyer (raison de plus, à ses yeux, pour retarder l’action, vu qu’elle a peur que ça ne soit une "preuve").
Autre chose qui la caractérise, c’est qu’elle est comme dépendante au sport, parce que c’est une source quasi-illimité de dopamine et un moyen infaillible de sortir de ses phases de démotivation. Quand son corps n’est pas trop envahi de pensées parasites pour se lever, elle se force à faire une longue séance de sport pour faire repartir son cerveau "normalement". Ça plus sa tendance à oublier de manger, ça explique très facilement pourquoi elle ne grossit pas des masses. Elle aime aussi la musique mais a des difficultés avec la lecture, même si ça l’énerve un peu, parce qu’elle a trop de mal à se concentrer pour rester plonger dans un livre. Elle se rabat, parfois à regrets, sur les films et les jeux vidéos, qu’elle dévore dès qu’elle a les moyens de les acheter (ou une connexion assez bonne pour les télécharger). Elle a aussi une légère dyslexie, mais elle refuse de s’y soumettre et fait parfois presque trop d’effort pour exterminer les erreur de son travail, il lui arrive donc parfois de rendre ses devoirs en retard ou de ne pas finir ses examens à temps.

Physique

Yeux : Verts
Cheveux : Blonds
Taille : 1m63
Poids : 58kg
Corpulence : Mince
Vêtements et/ou style : Tout ce qui lui passe sous la main tant qu’elle n’est pas habillée comme tout le monde
Signe distinctif : Vous le saurez bien assez tôt
Autre chose ? N’achetez jamais les mêmes vêtements qu’elle. Vraiment.

Naomi est une jolie fille. Elle le sait, et ce n’est pas la peine d’essayer de lui faire croire le contraire.
Elle a récupéré le meilleur de sa mère, Tamara, et de son père, bien qu’elle ne l’ait jamais connu – elle sait juste, en substance, que c’était "le beau-gosse" du lycée. Pas très grande sans être petite pour autant avec son mètre soixante-trois, elle a une silhouette qu’elle appelle "à échelle humaine", c’est à dire qu’elle a des hanches féminines, de longues jambes et un 90C sans rembourrage, mais qu’elle met un point d’honneur à ne pas faire retoucher sur ses photos même quand elle porte un pantalon taille basse qui laisse un peu trop dépasser son ventre, pas toujours aussi lisse que le voudrait la mode. Et elle a beau faire des abdos régulièrement, ça arrive plutôt souvent "parce qu’elle n’est pas en plastique". Et parce qu’elle n’est pas mannequin, non plus. Enfin bon, elle est quand même plus "plastique" (en fait juste plus musclée) que le commun des mortels.
Mais ce qui la démarque, c’est son joli minois. Loin de se fondre dans la masse, elle laisse peu de monde indifférent. Elle a des yeux en amande surmontés de cils naturellement longs qui ne font que souligner le vert profond de son regard. Elle les maquille rarement, à peine un demi-trait de crayon de temps en temps. Elle a un petit nez en trompette, des pommettes légèrement saillantes et un sourire ravageur qu’elle ne se prive pas d’utiliser. Ajoutez à ça la blondeur de ses cheveux dont elle prend énormément soin, et il n’est pas difficile de comprendre comment elle s’est retrouvée en poster dans la chambre de beaucoup d’adolescentes. Et d’adolescents aussi, sans doute.
Naomi s’habille de façon aléatoire. Elle est totalement persuadée que n’importe quel vêtement peut avoir la classe si on l’arrange et qu’on l’assortit bien et, la plupart du temps, elle s’en sort plutôt pas mal. Son mot d’ordre, c’est de ne pas ressembler aux autres : si vous achetez le même pull qu’elle pour lui ressembler, vous pouvez être sûr de ne plus jamais le revoir sur elle. Par habitude, elle porte souvent des chapeaux et ses fidèles lunettes de soleil. Elle n’a qu’une vague notion de la pudeur. Même si on voit la moitié de ses cuisses, une partie de ses fesses ou la quasi-totalité de sa poitrine, si ça lui plaît, elle le porte. Autant dire qu’elle ne s’est pas fait que des amis côté profs, surtout qu’elle a tendance à oublier de mettre son uniforme. Ou son T-shirt.


Histoire

Tamara Lawford est une fille unique issue d’une famille modeste, qui a vécu une enfance somme toutes normale malgré une classe sautée en primaire et qui n’a, en vérité, rien de très exceptionnel. Même son visage n’est pas une beauté "parfaite", pas de traits spécialement magnifiques, même si les candidats pour se perdre dans ses yeux verts ont été nombreux, et un nez légèrement disgracieux depuis une chute à vélo qui le lui a cassé. Inscrite à Indarë, elle a été transférée à l’IRS sur sa dernière année pour vol après s’être servie pas très discrètement dans la caisse de la cafétérit, frustrée d’avoir des camarades plus riches qu’elle.
En quatrième année, elle a donc rencontré Martel, sa camarade de chambre de l’époque. Dans la même classe, elles sont devenues amies assez vite malgré leur personnalité pas toujours compatibles, et Tamara a été la première à essayer de la dissuader de se lier de trop près à Ruthven, qui lui faisait peur (sans trop de succès, donc). De son côté, Tamara avait tapé dans l’œil du beau-gosse populaire de l’école qui avait visiblement craqué sur une partie de sa beauté qu’elle ignorait et, désespérément amoureuse (et un peu poussée par Martel), elle a accepté de sortir avec lui, et de coucher avec lui plusieurs fois. Une fois fut celle de trop, et Tamara s’est retrouvée enceinte un peu avant la fin de sa quatrième année.
Paniqué, son petit ami a préféré mettre fin à leur relation. Si elle a été un peu amère à l’époque, ou plutôt carrément énervée, elle ne lui en veut pas vraiment. Elle-même a failli juste tout laisser tomber tant elle considérait que c’était une erreur irrattrapable dans sa vie, surtout quand ses parents très religieux lui ont clairement fait comprendre que l’avortement n’était pas une option.
Enceinte de deux mois le jour du bal de fin d’année, elle a préféré y aller directement avec Martel (qui n’a pas voulu s’afficher avec Ruthven pour des raisons évidentes et qui n’a pas non plus souhaité y amener quelqu’un qui se serait fait des idées). Du coup la photo des deux filles dans leur uniforme de l’époque juste avant d’aller au bal est toujours affichée dans le salon chez les Lawford.

La relation entre Martel et Ruthven, devenue officielle après la remise des diplômes, a un peu éloigné les deux amies. Ça n’a cependant pas suffi à les séparer pour de bon, et Martel devint un genre de tante de substitution pour la petite Naomi. Tamara n’a pas tardé à se prendre un appartement dans la périphérie de Londres pour élever sa fille loin de la tutelle stricte de ses parents. Hyperactive dans son enfance, Naomi a été assez dure à gérer, et Tamara n’a jamais refusé un coup de main de Martel – tant quelle venait seule.

Quand Naomi eut quatre ans, Tamara a déménagé au Canada, principalement parce que Martel avait essayé de la draguer et qu’elle l’a mal pris, étant plus porté sur l’exclusivité, et qu’elle a préféré tenir sa fille éloignée de mari de son amie, qui commençait à s’intéresser d’un peu trop près aux activités de sa femme, mais aussi parce que ses parents, toujours dans la même ville, l’oppressaient totalement et l’empêchaient de vivre sa vie normalement. Alors elle a accepté un travail dans la capitale et a quitté le pays de ses parents.

À Ottawa, Naomi s’est distinguée par sa franchise à la limite de l’insolence mais a rapidement soulevé quelques questions de ses professeurs par rapport à son attitude distraite constante et ses difficultés d’apprentissage. Les deux ont été attribués à la dyslexie qui lui a été découverte assez vite, et son attitude de battante a fait le reste : refusant d’être moins bonne que les autres, elle a forcé du mieux qu’elle pouvait pour contourner ses difficultés, n’hésitant pas à tricher quand elle estimait n’avoir pas d’autre choix. Malgré ses difficultés de concentration, Naomi a donc progressé en école primaire sans jamais redoubler ou se retrouver devant un mur insurmontable. Et en guise de bonus pour ses notes, il y avait le sport.

Consciente que le comportement hyperactif de sa fille ne se calmerait pas forcément en grandissant, Tamara a pris le parti de l’épuiser pour qu’elle accepte de – et réussisse à – dormir. Inscrite dans l’équipe de volley junior locale et ultra présente dans ses cours de sport (sans compter la cour de récréation qui lui offrait panier de basket et buts de foot sur un plateau), Naomi a dépensé son énergie phénoménale jour après jour, souffrant de plus en plus rarement d’insomnies. Le sport a aussi contribué à mettre en valeur, un peu plus tard, le TDA qui influençait son comportement, quand le médecin scolaire a fini par remarquer qu’elle déprimait les jours où elle n’avait pas possibilité d’en faire. C’est à dix ans qu’on lui a finalement diagnostiqué son trouble, et la panique de Tamara à l’idée que sa fille puisse avoir encore plus de difficulté à s’intégrer a convaincu Naomi d’utiliser ce trouble comme une force.

Hyperfocaliser pour compenser ses difficultés scolaires, profiter de sa capacité innée à travailler mieux sous le stress, ses notes ont augmenté exponentiellement avec ses séances chez le psy et la compréhension de ses symptômes, au point qu’elle n’a jamais eu à subir un traitement médicamenteux pour se calmer. Naomi s’est essayée à tout : danse, musique, peinture, écriture même, et elle s’est révélée un peu plus douée que la moyenne dans la plupart des activités artistiques, mais la lassitude l’a frappée trop vite à chaque fois, et elle peinait à tenir un an dans les activités auxquelles elle s’inscrivait. Par respect pour sa mère, qui dépensait de l’argent pour l’inscrire à des cours, elle a néanmoins continué chaque activité jusqu’à la fin malgré son ennui.

Au collège, elle a démontré une capacité impressionnante à se faire des amis. Les gens appréciaient de pouvoir lui parler sans avoir peur qu’elle ne mente, comme elle en semblait rigoureusement incapable, et ses quelques mensonges passaient comme une lettre à la poste tant sa réputation était faite d’avance. Il lui est donc arrivé de glisser quelques faux compliments pour garder une amie à qui elle tenait beaucoup, mais c’est resté quelque chose de très rare. Mentir était un exercice mental qui lui semblait bien insignifiant comparé aux autres problèmes dont elle souffrait, et c’est vite devenu sa marque de fabrique.

C’est seulement à la fin du collège qu’elle a découvert le théâtre, quand un apprenti écrivain de son école a décidé de créer un club et d’écrire une pièce pour la fin de l’année. Contrairement à d’autres activités, celle-ci ne la lassa jamais tant elle se renouvelait régulièrement, toujours différente et originale en fonction de la personne aux commandes – ce qui a pas mal soulagé sa mère, car cela avait en plus l’avantage d’être gratuit.
À quatorze ans, Naomi enchaînait les casting pour de la figuration jusqu’à être repérée totalement par hasard par une série locale, qui se déroulait dans un lycée et cherchait de vrais adolescents pour jouer le rôle de ses personnages, et non des acteurs plus âgés. Elle a sauté sur l’occasion pour devenir une star adolescente, acceptant un rôle qu’elle a beaucoup influencé de mois en mois et d’année en année.

À ses seize ans, elle a eu un accrochage assez violent avec le réalisateur de la série qui a failli lui coûter son rôle, à propos d’un scène qu’elle trouvait assez dérangeante à jouer – où son personnage se faisait agresser sexuellement à une soirée. Malgré ses protestations, elle a été obligée de jouer la scène. Ce qui la dérangeait en soi n’était pas le concept ni l’action en elle-même, mais la personne avec qui elle le jouait.
Car il lui était impossible de le laisser la toucher. Le gars en question était à l’origine un fan de la série qui l’avait rejointe en tant que "nouvel élève très mal dans sa peau" au début de la saison. Sauf qu’elle le connaissait déjà avant, et qu’elle n’appréciait pas sa présence.

Quelques semaines avant son arrivée dans la série, elle était tombée sur lui au coin d’une ruelle. Enfin "tombée", c’était vite dit, vu que c’était un stalker qui collectionnait les photos d’elle et qui la suivit depuis un bon mois, notant toutes ses habitudes. Et ce qui la dérangeait dans l’idée de jouer cette scène avec lui, c’est qu’il avait vraiment essayé de l’agresser ce jour-là. Elle avait réussi à s’enfuir de justesse, non sans lui coller un coup de poing dans le nez et un spray au poivre dans les yeux au passage mais, trop effrayée pour porter plainte, elle l’avait vu avec effroi apparaître dans la série. Pour être avec elle. Pour la suivre.

Ce stalker a été la réalisation pour elle que la célébrité avait aussi des côtés horribles et après avoir tourné la scène, elle a fini par en parler à sa mère. Horrifiée, Tamara l’a forcée à quitter la série et à prendre une année de repos, symbolisée par le départ de son personnage pour un pays étranger. Et elle a porté plainte elle-même, en éloignant sa fille le plus possible de son agresseur – cas qu’elle a perdu à cause du tournage de la scène, trop similaire à son témoignage pour que les juges n’y voient pas une confusion de la fiction et du réel.

Bizarrement, Naomi s’est plutôt bien remise de son agression – sans doute parce qu’elle en a réchappé avant que ça aille trop loin. Elle en est même ressortie avec la certitude absolue qu’elle pouvait s’en sortir si ça lui arrivait à nouveau, ne sortant plus de chez elle sans avoir de quoi se défendre. Malgré tout, préférant l’éloigner un moment de ses souvenirs, Tamara a préféré revenir en Angleterre et inscrire sa fille à Indarë. C’est Naomi qui a insisté pour ne pas rejoindre le programme Exchange, insistant sur le fait qu’elle était douée en tout et qu’elle refusait d’avoir moins de cours dans certaines matières pour se concentrer sur quelque chose de précis, fut-ce le théâtre. Étant donné qu’elle avait loupé pas mal de cours à cause de ses tournages, sa mère n’a pas mis longtemps à accepter, avec un seul dernier conseil pour son premier jour de cours.

"Tiens-toi loin du directeur et fais en sorte qu’il ne te remarque jamais."

Un peu de vous

Prénom/Pseudo : Bell/Martel
Age : 22
Tu nous viens d'où ? : You know
Un commentaire ? : Je vous aime ♥



Dernière édition par Naomi Lawford le Mer 28 Juin - 20:04, édité 2 fois
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Ruthven Ed'Ruecus
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Mer 4 Jan - 16:55
Ruthven Ed'Ruecus
Personnage décédé
Bonjour très chère élève.

Tout d'abord bienvenue dans notre modeste établissement. Je suis Ruthven et dès lors que ton inscription sera terminée, je serais ton directeur. Je n'ai rien à redire au niveau de la présentation. Simple, rapide et efficace. Très peu de fautes. Je valide donc ton inscription et te souhaite la bienvenue dans les Traditions.

Nous organiseront ensemble tout ce qui est administration. Les dortoirs, ect. Tu ne subira aucun traitement de faveur de part de Madame Ed'Ruecus. Et tu as interdiction de faire du chantage au autre élève par rapport à ton statut. Mais tu t'en doute déjà je suppose. Sur ce je te souhaite une bonne année chez nous.Et attention. Les IRS aimes les jolies blondes innocentes.

Cordialement,
Votre cher directeur, Ruthven Ed'Ruecus

Voici les liens qui te seront utiles pour tes premiers pas sur le forum :
Listings, pour les classes, les chambres et l'avatar
Dossier scolaire, pour tenir compte des notes, éventuelles punitions et autres choses affectant le parcours scolaire de ton personnage (c'est totalement libre et tu y mets un peu tout ce que tu veux)
Demandes de rp (faut bien commencer)
Friendships & Adventures, pour répertorier tes rps et tes relations
Internet & sms, si tu veux créer un compte Facebook pour fantasmer sur ton directeur
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