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Sois mon professeur, j'te montrerai mon talent [ft Melody Williams]

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Melody Williams
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Jeu 18 Jan - 20:13
Sois mon professeur
Pour une amie en détresse


La réponse de mon amie rouquine vint aussitôt,, soulevant de nouvelles questions à son tour.

- Je vais sûrement faire pareil que chaque année. Passer le réveillon avec la gouvernante avec un repas simple. Bref un jour comme un autre avec comme seule différence, l'échange de cadeaux entre la gouvernante et moi. Quant à mes parents...

Je hochais de la tête silencieusement en écoutant ma camarade, tandis que je m'interrogeais un peu plus sur son rapport à ses parents. En effet, même si nous passions un temps non négligeable ensemble, nous n'abordions jamais l'une comme l'autre la question de la famille. Ce n'était pas un sujet que nous avions décidées d'écarter de notre conversation de manière formelle mais la question était simplement annexe. Nia n'avait pas besoin de beaucoup de détails sur ma dynamique familiale pour se révéler une amie avec laquelle je m'amusais et il en était de même pour moi je présume. Il est cependant vrai que si nous avions peu discutés du sujet, j'avais eu quelque piste sur sa situation au gré de nos discussions et de ma rencontre antérieure avec sa mère. Je n'imaginais cependant pas la situation si catastrophique. "Passer le réveillon avec la gouvernante avec un repas simple". J'avais beau ne pas avoir un lien affectif avec Noël de part ma séparation longue avec ma famille et mes nombreux voyages mais je ne parvenais que trop bien à comprendre le voile triste et résigné que je sentais dans la voix de mon amie. Une voile que je pouvais aisément sentir dans la suite de sa déclaration.

- Ils ne seront sûrement pas là encore une fois... Ma mère sera sûrement en train de s'occuper des jeunes talents et mon père sera sûrement à son boulot comme d'habitude. Il est chirurgien par contre j'peux pas t'en dire beaucoup sur lui, j'le connais pas plus que ça. Enfin bref, une année pareille aux autres en sommes.

Je restais un instant silencieuse, non pour laisser Nia dans son propre désarroi mais pour trouver un mot, une phrase, un geste pour qu'elle comprenne que je compatissais à son sort. Aucune parole ne vint mais je vins la surprendre en la serrant contre moi. Je n'étais pas très câline avec mes amies autant par pudeur que par éducation : je ne témoignais que rarement mon affection à mes parents autant qu'à mes sœurs, même s'il m'arrivait de tenir la main de mes deux cadettes mais je ne pouvais décemment laisser mon amie aux prises avec ses propres émotions. Je ressentais le besoin de lui témoigner mon soutien aussi dérisoire soit-il.

-"Je vois.. Si j'étais sur Londres je t'aurais invitée tu sais.."

Nia avait été une amie sans pareille et m'avait permis de me sentir mieux sur certains points mais aujourd'hui je ne pouvais rien pour elle et ce simple aveu d'échec tendait à me frustrer tout comme à m'attrister. Je nourrissais en mon for intérieur le désir de remédier à la situation. Une situation, comme ma situation de l'année précédente, je voyais comme injuste et anormale. Je me jurais de trouver un moyen de faciliter la vie de mon amie d'une manière ou d'une autre à mon retour. Je ne savais pas comment mais mes vacances me laisseraient sûrement la possibilité de dénicher une solution. Du moins je l'espérais.

Je n'eus pas le temps d'y réfléchir outre-mesure que la sonnerie de mon téléphone vint me rappeler à la réalité. Je me décalais de Nia avant de me saisir de mon portable et inspecter la cause de cette sonnerie. Mon alarme évidemment. Il était assez évident qu'à force de converser sur tout et rien, nous avions dilapider la plupart du temps réservé à cette séance d'entraînement et je ne pouvais me permettre de faire des heures supplémentaires si je voulais rentrer sans encombre ni attente à l'appartement.

-"Oups! C'est déjà l'heure je vais devoir y aller ! je suis même un peu en retard à vrai dire.." dis-je avec une pointe de gêne dans la voix.

Je ne me sentais pas très à l'aise de laisser ma camarade dans cet état d'esprit mais je n'avais pas le choix, je me devais d'y aller et je ne comptais de toute manière pas laisser ce cheval de bataille m'échapper au gré de mes vacances.







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Nia Alaput
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Sam 20 Jan - 3:23
Pour la première fois, je me confiais à quelqu'un. En général, j'esquivais les questions quand ça concernait ma famille. Cependant avec Melody, j'étais suffisamment à l'aise pour réussir à en parler sans trop de retenue. Elle savait maintenant que mes fêtes de noël et de nouvel an seraient aussi calmes que n'importe quel autre jour. Je ne m'attendais toutefois pas à me faire prendre dans ses bras. Depuis que je la côtoyais, je ne l'avais jamais vu être très câline. À croire qu'elle les fuyait. Remarque, je n'étais pas vraiment mieux. Moi non plus je n'avais pas vraiment de gestes affectifs. Si j'appréciais une personne, je le disais, point.

Néanmoins son attention me fit du bien même s'il ne pouvait malheureusement pas changer ma situation familiale. Je n'étais qu'un objet pour la bonne réputation de mes parents en public, un boulet en privé. Je m'y étais déjà faite à cette idée depuis bien longtemps. C'était quelque chose qu'il fallait accepter et se résigner assez tôt pour éviter de trop souffrir.

- Bouarf t'en fais pas pour moi, depuis le temps j'y suis habituée. Et puis j'aurai mieux à faire que fêter noël, y a l'activité du club qu'il faudra gérer.

Ce n'était qu'à moitié vrai, l'activité du club ne prendrait pas autant de temps. À noël ce serait déjà terminé, tout le monde serait rentré chez lui et pour ceux qui ne pouvaient pas quitter l'institution, ils seraient sûrement avec leur famille ou leurs amis. Toutefois j'y étais réellement habituée et je trouverais bien quelque chose à faire pour tuer l'ennui. Je regardais Melody avec un sourire, je voulais qu'elle se rassure.

- Et toi, interdiction de te prendre la tête avec ce sujet durant tes vacances. Peu importe avec qui tu passeras noël, je veux que tu profites à fond de tes fêtes.

Je ne voulais pas qu'elle se gâche les vacances juste parce que mes vacances à moi seraient ennuyeuses à en mourir. Je préférais lui faire cette requête directement. J'avais l'impression qu'elle allait se creuser les méninges pour cette histoire. Ca ne valait pas la peine qu'elle soit tracassée pour ça.

La sonnerie de son téléphone nous ramena bien vite à la réalité. Ca ne semblait pas être un appel ou un message. Peut-être un rappel ou un réveil. Elle confirma ma théorie en m'annonçant devoir s'en aller.

- Ah mince, t'as sûrement encore du travail et moi je t'ai employé le peu de temps libre qu'il te restait. J'suis désolée. Allez, file avant d'être trop en retard !

Je souriais encore et me levai avant d'aider ma camarade à en faire de même. Je ne le chassais pas vraiment, elle le savait mais je ne voulais pas la mettre plus en retard qu'elle ne l'était déjà. Au moment de s'en aller, je lui souhaitai une bonne soirée en espérant encore qu'elle ne se gâcherait pas un seul instant avec mon histoire familial. Ca ne me dérangeait pas qu'on m'aide mais le domaine familial était juste une situation irrécupérable qui ne valait pas la peine qu'on se batte pour la changer. Une fois seule, j'eus un léger soupire d'ennui et vaquai à mes occupations pour le reste de la soirée en profitant de l'absence de mes colocataires.


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