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Le sauvetage de l'agneau [Maël]

Jagger Morrow
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Mer 1 Nov - 23:41

Suite du rp Le loup et l'agneau

Jagger n'eut aucune réponse, la voix frêle de la victime résonna dans la ruelle. Le barman tourna la tête dans sa direction surpris qu'il ait encore le cran de parler. Le mastodonte se tourna aussi vers lui en ricanant. Puis finalement il se décida et se tourna de nouveau vers Jagger qui tentait de se relever complètement pour protéger l'espèce de petite chose à côté. Le mastodonte approchait et Jagger détourna le visage s'attendant à se prendre un bon coup bien placé mais une brise passa devant lui. Quand il leva le regard il tomba sur la victime les bras tendus dos à lui. Il était sérieux? il voulait le protéger avec ce corps de sauterelle?

La brute approcha et d'un coup sec il assomma la petite chose tandis qu'un éclair se rua sur lui. Jagger venait de profiter de la situation pour se jeter sur l'agresseur. La bagarre ne fut pas longue, le barman réussit à prendre le premier truc qu'il avait trouvé pour se défouler sur le visage de la brute qui finit par lâcher prise et perdre connaissance. Essoufflé Jagger s'allongea sur le dos pour reprendre ses esprits.

Il lui fallut cinq bonnes minutes pour ça, il se releva doucement et prit le pouls de l'agresseur, il n'était pas mort mais il se réveilla assez vite alors ils allaient devoir vite s'en aller. Le barman s'approcha du jeune homme , il se mit à genoux et le souleva en passant un bras derrière ses genoux et un autre dans son dos. La tête de la petite chose fit coller à son blouson et doucement Jagger prit le chemin du quartier nord de Londres. Il ne connaissait rien de ce type et il n'allait pas le laisser dans cet état au milieu d'une ruelle, il allait se faire bouffer tout crus par les voyous du coin.
Durant une bonne demi-heure il marcha dans les quartiers de Londres jusqu'à arriver à l'escalier à coté du Pub qui menait chez le barman.

Une fois à l'intérieur de son appartement, Jagger se dirigea vers sa chambre. Il ouvrit la porte sur une chambre toute simple, avec un parquet ancien grinçant un peu comme dans les chalets de montagne où les vieilles bicoques, un lit propre et confortable, une commode en bois avec une télévision dessus et sur le côté une porte qui menait à la salle de bain. Il déposa le corps frêle sur le lit et sans arrière-pensées, il retira les chaussures du jeune homme, ses chaussettes et son haut taché de sang. Il partit ensuite dans la salle de bain et revint avec une trousse de premier soin qu'il déposa sur une table de nuit à coté du lit. D'un geste doux il repoussa les quelques mèches de cheveux du visage pâle de son invité et il prit une compresse avec du désinfectant pour le soigner. Il nettoyait le sang qui avait légèrement séché sur son visage, puis il prit le temps de rendre les quelques plaies pas trop moches. Lorsqu'il eut fini, il retira le pantalon de l'inconnu et le laissa en sous-vêtement pour ensuite mettre la couette sur lui afin qu'il ne prenne pas froids.

Lorsque tout fut finis, il prit les vêtements tachés de sang et alla à la cuisine pour les mètres dans la machine à laver. Il en profita ensuite pour aller dans la salle de bain pendant que Maël dormait pour se soigner aussi, il avait la lèvre un peu ouverte, rien de plus. Il retira son t-shirt plein de sang et resta torse nu dans la salle de bain en soupirant.

"Ce monde part en couille..."

Il revint ensuite dans la chambre et prit un verre et une bouteille qu'il laissait toujours dans le tiroir du haut de sa commode. Dos à Maël il se servait un verre en silence .




Dernière édition par Jagger Morrow le Jeu 18 Jan - 10:14, édité 1 fois
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Maël Mellis
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Jeu 2 Nov - 1:45


♫ Le sauvetage de l'agneau ♫
Ma tête était douloureuse, comme si elle était gonflée... La sensation dans laquelle je me trouvais était atroce, à moitié réveillé et à moitié endormi, comme si on venait de m’anesthésier avant une opération. Ah... tout tournait, mes membres paraissaient lourds...

J'avais à la fois chaud et froid tandis que ma respiration se faisait difficile. Je ne sentais plus le danger de la rue, mais bien un nid douillet laissant pourtant un amer goût d'inconnu. Où est l'agresseur ? Et cet autre homme qui est venu me sauver ? Est-ce que j'ai réussi à l'éloigner du danger ? Je suis bête... comme si un garçon comme moi aurait pu réaliser un tel exploit !

Mes yeux s'ouvraient avec peine, la bouche entre-ouverte pour laisser passer l'air par voie directe. J'émettais parfois de drôles de bruits, un peu comme des sortes de couinements entre la douleur, la volonté d'entrer en mouvement ainsi que les résidus d'effroi suite à ce qu'il s'était passé dans cette ruelle qui me donnait encore la chair de poule !

Je me sentais étrangement léger comme si je flottais sur un nuage de coton avec cependant un poids qui me maintenait sur place, il m'était encore impossible de me redresser. Je voyais trouble, les sons étaient inexactes, un peu comme brouillés. Mes oreilles avaient cru entendre une voix grave, mais ne savaient pas déchiffrer ce qu'elle racontait de façon claire et précise.

Plusieurs fois, je me mis à tousser, roulant de mon dos à mon côté, tirant ce qui devait ressembler à une couverture jusque sur ma tête, la lumière de la pièce me provoquant des maux. Mon corps entier était trop faible que pour avoir la force et la volonté de manifester un quelconque souhait de communication ou d'action.

Ce fut à nouveau le néant... Je m'étais complètement assoupi, assommé par la violence des émotions et/ou des sensations. Tout ce que je sais, c'est que cet endroit encore mystérieux était confortable et pourtant inquiétant puisque je ne savais pas où j'étais ni à quoi cela pouvait bien ressembler.

Des heures qui ressemblaient à des jours plus tard, j'ouvris les yeux, moins difficilement que la première fois, mais pas comme à mon habitude. Mes forces n'étaient pas encore complètement revenues et les premiers regards en dehors des draps furent toujours brouillons.

Petit à petit, je me redressais, l'air sonné, pour examiner la pièce. Elle était chaleureuse, on se croirait dans un chalet fait de bois au milieu de la neige, dans les montagnes. Il ne manquait plus que la cheminée et les petites décorations de Noël et l'endroit devenait paradisiaque.

Des frissons parcoururent mes bras et mes tétons se mirent à pointer en ayant sorti le haut de mon corps, dont j'ignorais le fait qu'il soit dénudé, du cocon bien chauffé. C'est à ce moment précis que je fus entièrement sorti de mon "coma" en me rendant bien compte que j'avais été déshabillé et laissé en boxer sur un lit étranger !

La couverture fut ramenée à mes clavicules tandis que mes yeux fouillaient les moindres recoins, totalement perdu et perturbé jusqu'à tomber nez à nez avec une silhouette légèrement familière ; celle d'un homme. Ce dernier était torse nu et dos à moi. D'ailleurs, je crois qu'il... qu'il boit un verre, non ? Est-ce... ? Je crus le reconnaître, le type qui était intervenu dans l'affaire !

"Où suis-je... ?"dis-je d'une voix discrète et assommée.

Rien que de savoir que mon potentiel bienfaiteur est présent, ravive en moi un soulagement démesuré, mais maintenant vient l'instant des questions, à savoir, celle que je viens de lui poser, que s'est-il finalement passé et pourquoi est-il presque aussi nu que moi ? Dans une chambre ?

De ma main, je touche ma joue plus gonflée que l'autre et émets un petit cri en un sursaut de douleur. Cet enfoiré ne m'avait pas raté. Si je venais à en avoir la possibilité, je le lui ferai payer sans aucune hésitation, qu'il crève ! Mon abdomen me fait aussi mal, m’amenant à presser la couverture contre celui-ci.

Je ne décroche pas mes yeux de l'homme et continue de m’interroger sur la situation.

"Qui êtes-vous... au juste... ?"

Comprendre que, non seulement, je n'étais ni chez mes parents, ni à l'institut Indarë provoquait, sans que je puisse le contrôler, une vive inquiétude. D'autant plus que j'étais encore plus faible que d'habitude et qu'une longue période a dû s'écouler sans que je n'ai été conscient de quoi que ce soit !

Mais j'arrivais à garder mes craintes pour moi, me contentant de me rassurer moi-même en attendant impatiemment les réponses de ce garçon.
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Jagger Morrow
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Jeu 2 Nov - 14:07
La chambre était éclairée par deux lampes ce qui donnait une couleur orangée et chaude dans la pièce. Le visage de la petite chose était éclairé par l'une d'elles puisqu'il était allongé à coter. Le silence lourd de la chambre était par moments coupés par des petits couinements qu'il faisait en dormant. Jagger bus son premier verre, puis il partit dans la cuisine afin de préparer une poche de glace pour le jour du jeune homme.

Lorsqu'il fut revenus dans la chambre, il posa la poche emmitouflé dans un torchon sur la commode et il se prit un autre verre toujours dos au lit.
Alors qu'il portait le verre à ses lèvres, une voix douce et assommée résonna à ses oreilles. Le barman posa son verre et se tourna vers le lit en observant la petite chose prostrée dans le lit la couverture remontée jusqu'aux clavicules. Le regard de Jagger se posa sur une tache de naissance sur celle-ci, c'était assez drôle on aurait dit une couronne, enfin il fallait faire attention, un peu comme quand on est chez le psy et qu'il vous montre des taches d'encre.
D'une voix calme et rauque l'Irlandais lui répondit tout simplement.

"Tu es chez moi"

La petite chose se toucha la joue et couina, sa joue était gonflée et allait surement former un bel hématome. Jagger se tourna vers la commode et prit le torchon de glace alors que son invité lui demanda qui il était. Le bruit des glaçons qui frottaient les uns autres accompagnait la voix chaleureuse du barman qui se rapprocha doucement du lit en tendant la glace vers l'agneau. Il prit place à coté de lui, assis à coté de son corps couvert il posa doucement le torchon de glace sur sa joue et parlant

"Je m'appelle Jagger...je suis le gérant du Pub du dessous. Il t'a pas loupé, tien pour ta joue ça soulagera"

Il prit la main du jeune homme pour qu'il se tienne lui-même la poche et il sortit de sa poche arrière de jean un téléphone brisé et le posa sur ses jambes couvertes. Le téléphone avait pris cher et il était surement complètement mort. Le barman lui proposa donc.

"J'ai récupéré ça dans la ruelle. Tu veux les miens pour appeler quelqu'un? ça fait deux bonnes heures que tu dors quelqu'un doit s'inquiéter pour toi non?"

Le regard de Jagger se promena sur le corps emmitouflé du jeune homme, il ne voyait pas à mal le fait de l'avoir déshabillé, après tous ses fringues étaient dégoutantes, du sang et des merdes de toutes sortes qui avait jonché le sol alors il n'avait pas eu trop le choix.
Le corps de Jagger était le total opposé, musclé, tatoué, quelques cicatrices de son ancienne vie. Une douce odeur boisée émanait de son corps chaud, une odeur qui correspondait bien à l'ambiance de l'endroit.
Le barman se pencha un peu sur la petite chose et posa une main robuste sur son front pour voir s'il n'avait pas de fièvre ou autres. Il le fixa et lui demanda doucement.

"T'as froid?"


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Maël Mellis
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Jeu 2 Nov - 16:45


♫ Le sauvetage de l'agneau ♫
Ma toute petite voix avait finalement attiré l'attention de l'homme qui stagnait devant moi, verre à la main. Une fois retourné, son visage confirmait bel et bien qu'il s'agissait de celui qui s'était interposé entre le malfrat et moi-même.

D'une part j'étais soulagé, mais cela ne voulait pas pour autant dire que j'avais la possibilité de me reposer sur mes lauriers. Je ne le connais toujours pas et bien qu'il m'ait donné son prénom ainsi que sa profession et son lieu de travail, ses intentions me sont toujours complètement étrangères.

Jagger... Cela n'était certainement pas français, mais ça n'était pas le plus important. Voilà qu'il s'approche du lit, une poche de glace à la main, certainement pour ma joue. Il se tient désormais à côté de moi, torse nu, l'air protecteur.

Qu'on ne se le cache pas, il était très séduisant, je dirais même rassurant... L'odeur qu'il dégageait en s'étant presque collé à moi donnait cette impression que plus rien ne pouvait m'arriver.

Ma joue me fit à nouveau mal et pousser un petit cri en ayant reçu une certaine pression de la part de sa main et le contact du froid contre ce bleu qui était sacrément imposant ainsi que douloureux. Puis il me la fit tenir moi-même.

Alors que je gémissais doucement, je vis l'homme déposer mon téléphone sur mes jambes couvertes du drap qui me tenait chaud. De ma main libre, je touchais l'écran entièrement brisé par les chocs, d'un air triste... Quelques larmes vinrent s'écraser sur le verre qui n'était plus, serrant mon téléphone dans ma main tremblotante.

"Pourquoi... ?"


Ma voix se faisait discrète, chuchotante tandis que je fermais les yeux pour tenter de contenir mon chagrin. Je ne comprenais pas comment cela avait pu se produire, pourquoi j'étais devenu la cible d'une brute sans cœur et je crois même que le pire était de m'imaginer où je serais, comment je serais actuellement si ce Jagger n'était pas intervenu !

En fait, tout se mélangeait un peu dans ma tête. Ce que j'avais vécu durant la nuit lié à ce que j'avais subit comme violence durant toute mon enfance, cette horrible sensation de se savoir seul contre tous, l'incompréhension de mes parents... bref... la totale.

Alors que je m’apprêtais à m'écrouler en sanglots, une main chaude vint se poser sur mon front de toute son entièreté, ce qui me fit sursauter. Lorsque je relevais la tête, il était là, penché sur moi, à s'inquiéter, à savoir si je me sentais bien. Je déglutis et ne savais pas quoi répondre, mon esprit étant trop occupé à se souvenir et à souffrir, à me faire souffrir.

"J-Je... je ne sais pas..."

Ma main déposa à nouveau, lentement, mon smartphone entre mes jambes, l'autre maintenant toujours la glace qui commençait à me faire du bien. Je n'avais pas encore répondu à sa première question... puisqu'en réalité... personne ne devait savoir ce que j'étais devenu...

Un soupire se fit entendre, ma tête tournant à l'opposé de celle de Jagger. Mon corps tout entier tremblait de peur, pas forcément par rapport à lui, mais cette expérience avait certainement renforcée ma crainte face aux inconnus... surtout aux hommes.

Ensuite, je ne dis plus rien mise à part un fin "merci". Ce qu'il avait fait était héroïque et encore... le mot est faible ! Je ne le remercierai jamais assez de m'avoir sauvé la vie en m'extirpant des griffes du diable. Pourtant, je n'arrivais plus à lui adresser le moindre mot, surtout en le regardant dans les yeux...

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Dernière édition par Maël Mellis le Jeu 2 Nov - 19:52, édité 1 fois
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Jagger Morrow
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Jeu 2 Nov - 19:21
Jagger l'observa, le môme lui faisait tellement pitié...il comprit alors qu'heureusement il était passé par là, car à l'heure qu'il était le gosse serait surement mort où... bref il n'avait pas trop envie de voir d'horribles images. Voyant qu'il était un peu perdu et qu'il n'était même pas fichu de savoir s'il avait froid, Jagger se dit qu'il allait devoir prendre soin de lui ce soir au moins. Il se leva et se dirigea vers sa commode. Il ouvrit le tiroir et prit un t shirt noir dedans, vu leurs différences de carrure, le lycéen allait avoir une super chemise de nuit pour ce soir.

Le barman revint alors vers la victime et jeta doucement sur ses jambes le long t shirt, une douce odeur de lessive mentholée inonda les alentours se mêlant à l'odeur masculine de Jagger. Celui-ci dit alors avec un sourire protecteur.

"Tien tu te sentiras plus à l'aise... j'ai faim, je vais aller me faire à manger, si tu te sens de te lever rejoint moi comme ça tu mangeras aussi"

Il fixa d'un regard perçant la petite chose assise dans le lit, puis au bout de quelques secondes Jagger prit son verre et sortit de la chambre pour qu'il puisse se changer tranquillement.

Une fois dans la cuisine, une cuisine pas très grande mais assez pour contenir un plan de travail, un four, une plaque chauffante et une table avec quatre chaises devant un frigo. L'Irlandais prépara un plat tout simple, une omelette de pomme de terre, c'est simple et ça nourrit bien, espérons juste que le gosse aurait la force de descendre et surtout qu'il n'était pas allergique aux œufs .
Rapidement une bonne odeur d'œuf chaud et de pomme de terre sautée se rependit dans les couloirs, il avait laissé la porte de la chambre entre ouvrir , Maël pourrait donc vite sentir l'odeur de ce que préparait Jagger.

L'Irlandais repensa à son passé, ce que le mastodonte avait voulus faire, briser cette petite chose, Jagger l'avait déjà vu dans son pays, l'abas des brutes traumatisait les faibles et en ce qui le concernait il n'avait jamais eu de soucis vu que son père était avec l'IRA, et quand il avait débarqué plus vieux en Amérique, le club lui donnait une notoriété et une réputation...personne n'avait envie de lui casser les pieds, mais le gamin par contre lui...on voyait bien qu'il n'arriverait jamais à se défendre.

Lorsque tout fut près, Jagger tendit l'oreille pour voir s'il venait, puis il se dit qu'il allait surement être fatigué et puis le barman voulait quand même éviter qu'il ait des vertiges, se vautre et s'assomme. Il sortit donc un plateau et posa deux assiettes, deux fourchettes et deux couteaux, deux verres, une bouteille d'eau et ils remplissent les assiettes d'omelette et de pomme de terre sautée. Il coupa le gaz et la lumière pour amener ensuite le plateau à la chambre. Ses pas lourds faisaient grincer le parquet, la porte s'ouvrit doucement et l'Irlandais entra dans la chambre en annonçant gentiment

"Je me suis dit que tu ne serais surement pas apte à sortir du lit alors tien"

Il s'assit au pied du lit et posa le plateau devant lui. Son regard bleu se posa sur le jeune homme et il lui demanda

"Tu m'as pas dit ton nom..."


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Maël Mellis
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Ven 3 Nov - 0:44


♫ Le sauvetage de l'agneau ♫
Nous restions dans la même position durant de longues minutes qui paraissaient interminables. Je le sentais, son regard de pitié posé sur moi et c'était très difficile à vivre, car autant j'avais envie d'être réconforté autant je préférais être seul... du moins le temps que j'avale cette épaisse pilule.

Pour un garçon comme moi, né avec le désavantage d'être non seulement petit, faible, mais qui en plus n'est vraiment pas le genre de personne à être à l'aise avec le contact et tout ce qui a attrait au relationnel, c'était un coup dur d'encaisser tout ce qu'il s'était passé. Plus que ça, le fait de me retrouver en tête-à-tête avec cet homme, certes très agréable à regarder, mais dont je ne connais ni le passé, ni les motifs. C'était un sacré exercice de ne pas craquer ou d'éviter de tomber dans les pommes !

Il me quitta un instant pour fouiller dans sa commode de laquelle il pris un long t-shirt uni lui appartenant vu qu'il n'avait pas eu une réponse clair à sa question à savoir si j'avais froid ou non. D'un geste doux il vint le déposer sur mes jambes, mêlant à sa délicieuse odeur corporelle, celle du linge propre.

Alors que Jagger se voulait rassurant, aimable, protecteur et qu'il proposait gentiment à manger, je lui fis, pour le rassurer, un sourire forcé avant qu'il ne sorte de la pièce. Pourtant, une fois qu'il était loin, je me laissais tomber sur le dos tout en pleurant comme jamais je n'avais pleuré. Chaque larme provenait droit du cœur, de mon âme et m'arrachait de douloureux cris. Je ne pouvais plus m'arrêter et avais du mal à respirer tellement les flots de la tristesse et de la blessure me prenaient à la gorge.

Ça n'était pas juste que ça m'arrive à moi, bien que ça soit égoïste ! C'est dégueulasse que des personnes aussi mauvaises puissent, comme ça, tirer profit des plus faibles et arrivent bien trop souvent à s'en sortir sans rien qui puisse leur faire connaître ce que leurs victimes ressentent des heures, des jours, des semaines, des mois, des années suivant le moment fatidique !

On raconte que les expériences nous rendent plus fort, et bien pas dans mon cas. Je dois certainement être l'exception qui confirme le règle, car chaque égratignure me plonge encore plus dans le gouffre du désespoir.

Tandis que je m'étais remis sur mon côté, la poche de glace laissée sur la table de nuit et que je me calmais doucement, une odeur d’œuf et de pomme de terre me fit réagir. C'est vrai... Jagger était en train de cuisiner... mais je n'avais vraiment pas la foi de me lever pour descendre m'attabler, surtout avec la tête que je devais avoir suite à ce torrent de larmes.

Je me tâtais à tout de même me lever pour montrer de la bonne volonté et non de l’asociabilité jusqu'à ce que j'entende des pas, puis une voix rassurante, virile... vibrante... Lorsque je tournais la tête, je vis Jagger tenant un plateau avec deux assiettes ainsi que deux verres.

Il était adorable d'apporter le dîner au lit alors que... j'avais réussi à le mettre en danger or qu'il n'avait rien demandé. On va dire que ça avait été naturel pour lui de me sauver, mais c'était gênant de se savoir responsable de la blessure qu'il avait à la lèvre.

Toujours en boxer, la couverture était redescendue en-dessous de mes tétons tandis que je le regardais, j'inclinais légèrement la tête pour le remercier. Toujours faible, j'essayais de parler, bien que difficilement suite aux nombreux pleurs dont j'avais été victime ainsi que l'angoisse de m'adresser à lui après tout ça.

"Je... je m'appelle Maël... et... je suis sincèrement désolé... pour... pour tout ça..."

Il est clair que j'avais faim, mais une boule au ventre m'empêchait de me ruer sur la nourriture qui paraissait délicieusement préparée par ses soins. J'enviais la personne qui bénéficiait ou allait bénéficié de tant d'amour venant de ce gérant d'un pub qui, en plus d'être aimable et extrêmement beau, était doté d'un talent pour la cuisine et visiblement le sauvetage de personnes en détresse.

Mes yeux étaient petits et rouges, épuisés par les crises de larmes, mais je faisais comme si de rien était, me triturant les doigts, ne sachant trop quoi dire ou faire. J'étais embarrassé, soucieux de savoir si j'étais dans ses pattes ou non, mais à la fois pas encore prêt à retourner à ma monotone vie, triste, qui déclenchait en moi une appréhension d'à nouveau me retrouver dans la morbide routine. On va dire que j'espérais qu'il soit le déclencheur de cette délivrance...

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Jagger Morrow
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Ven 3 Nov - 13:26
Le côté protecteur que Jagger avait enterré depuis un moment refaisait petit à petit surface. Maël était un peu comme le petit chiot abandonné par sa mère et cela brisait un peut le cœur de l'Irlandais, lui qui n'avait pas eu de maman car elle était morte en lui donnant la vie, il avait envie d'aider l'étudiant et de lui donner le sourire. Assis face à lui après avoir déposé le plateau de repas, il entama la discussion doucement. Lorsque l'étudiant se confia à lui, Jagger soupira en souriant amusé. Il lui répondit alors d'une voix douce et protectrice

"Maël...c'est mignon comme prénom"

Il lui fit un clin d'œil afin de le mettre à l'aise. Il prit une fourchette et commença à manger doucement. Sa fourchette tapa un peu dans l'assiette et le barman porta un bout d'omelette entre ses lèvres. Il mâcha et lorsque sa bouche fut vide il luit toujours en souriant.

"Ne t'excuse pas...tu y es pour rien, mais à l'avenir évite de trainer dans ce genre de quartier le soir, ce n'est pas prudent"

Jagger ouvrit une bouteille d'eau et la tendit à Maël, puis il s'en ouvrit une petite pour lui aussi et but une bonne gorgée. Il reposa ensuite la bouteille puis se pencha un peu sur l'agneau pour voir l'étendus des dégât de sa joue après avoir posé la glace dessus. C'était moins gonflé certes mais il allait avoir une belle trace. Il ne toucha pas mais posa son pouce non loin de la trace en murmurant doucement.

"J'ai de la crème pour calmer la douleur, je t'en mettrais avant de dormir"

Il détourna le regard sur celui de Maël et le fixa en souriant, son aura protectrice les enveloppait, si l'étudiant se concentrait il pourrait voir qu'il ne pouvait pas être plus en sécurité qu'ici même. Le visage de Jagger s'étira en un sourire tendre et celui-ci posa ses lèvres sur son front pour l'apaiser un peu. Il lui expliqua alors.

"Tu vas dormir ici et reprendre des forces, demain je te déposerais chez toi ça te va?"

Le barman n'avait pas reculé ou autres, il restait assez proche de la petite chose dans son lit


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Maël Mellis
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Ven 3 Nov - 23:13


♫ Le sauvetage de l'agneau ♫
Jagger commençait à manger alors que moi je restais assis au fond du lit, à quelques fois poser mon regard sur lui, le trouvant beau... était-ce le fait que je le voyais comme un sauveur qui renforçait cette beauté ? Je n'en avais aucune idée et j'avoue être un peu perdu...

Son doux commentaire sur mon prénom me fit porter un sourire aux lèvres, sincère cette fois-ci... j'étais plus que flatté que cet homme me complimente... moi qui me prenais pour le plus raté des hommes sur terre.

Ça se voyait qu'il se faisait du soucis pour moi. Bon, peut-être pas maladif, mais ses actions, comme ce dernier clin d’œil, démontraient qu'il possédait en lui une certaine inquiétude, voulant me rassurer, moi qui devais certainement paraître plus que désorienté que ce soit physiquement ou mentalement.

Son bras me tendit une bouteille que je pris tendrement, d'un bras plus fébrile, tremblotant, avec peu de force pour discrètement venir boire une gorgée qui me faisait le plus grand bien. Ensuite, je la tenais près de moi comme si j'avais peur qu'on me la reprenne...

Puis, je le vis s'approcher ce qui fit agrandir mes pupilles, sa main venant soudainement près de ma blessure. Je devais être comme une brebis apeurée que le prédateur lui fasse du mal... alors que, pourtant, rien de négatif n'émanait de lui.

Je me retenais pour ne pas m'enfuir ou pleurer et plissais les yeux comme pour prévenir qu'une douleur allait s'abattre sur ma joue, mais à côté de ça, je ne sentis rien de plus qu'un doigt, chaud, venir se poser un peu plus au-dessus de ma blessure.

Sa voix masculine vint à nouveau retentir dans mes oreilles, elle était rassurante... pour m'annoncer qu'il possédait une crème qu'il viendrait appliquer avant d'aller dormir. Mon bras se leva tout doucement, prêt à attraper le sien pour s'y accrocher et lui prier de constamment rester à mes côtés. Cependant, je me ravisais au dernier moment et l'abaissais sur ma jambe.

Un petit mouvement de tête en guise d’acquiescement se fit alors que nous nous regardions les yeux dans les yeux. C'était difficile de rester ainsi, à le fixer, mais j'osais... je ne sais pas pourquoi, ni comment, d'ailleurs... Il m'était tellement rassurant... je pouvais la sentir... cette bulle protectrice qu'il créait comme un tour de magie !

Après, son visage se pencha sur le mien et là ce fut le choc. Il... il... ? Ses lèvres se déposèrent tendrement sur la surface de mon front, m'octroyant une véritable marque d'affection que... que je n'avais jamais reçu de quiconque... même pas de mes propres parents... J'eus le souffle coupé et ne savais pas trop si je devais l'enlacer, le toucher, le repousser ou simplement profiter de cet instant.

Je demeurais interdit et mes bras hésitèrent à nouveau à entrer en contact avec son corps pour que finalement je les repose, à nouveau, contre le mien... ne sachant pas vraiment comment cela serait perçu ou si cela se faisait.

Cette approche qu'il m'offrait avait comme pouvoir de littéralement me détendre, m'apaiser, mes joues se teignant en rouge clair. J'eus quelques frissons, que je m'empressais de cacher avec la couverture, au moins pour ce qui était de mon torse toujours nu.

Ma voix était quelque peu brouillon, hésitante et je bégayais en voulant lui répondre. Quelle honte, il devait vraiment me prendre pour un moins que rien... un énorme poids... qui sait, peut-être se forçait-il ?

"D-D'accord... ... ... m-merci..."


Cette sensation inconnue qui me prenait aux tripes, elle était à la fois agréable sans pour autant rester déroutante... Cela ne faisait que me prouver à quel point je ne connaissais rien au domaine relationnel, ne sachant mettre les mots sur ce que je ressentais précisément !

Je vivais constamment dans la peur de soit mal agir, d'être mal vu, de blesser, de me blesser, de ne pas plaire... tellement que j'en perdais ma personnalité propre. Certes, je sais que de base je suis un garçon très timide, calme et doux ainsi que fort naïf... mais certains côtés résident dans mon manque de confiance. Le doute me pèse, mais je ne parviens pas à m'en défaire... ce vilain défaut me colle aux os et cela n'entraîne que des merdes...

C'est à cause de ça que je suis un martyre et que je le vis mal... très mal... En temps "normal", que je n'ai d'ailleurs jamais connu, j'aurais très bien pu me battre et oser ! Sauf qu'ici... je suis cloîtré dans ma phobie et j'en paie moi-même les lourdes conséquences, tout au long de ma misérable vie.

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Jagger Morrow
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Dim 5 Nov - 19:54
Jagger n'était pas idiot, il sentait bien le regard du jeune homme sur lui. Cela ne le mettait pas mal à l'aise, il savait qu'il avait du charme et même si parfois il en jouait auprès de la gent féminine, il n'en avait jamais joué au près des hommes, non pas que cela ne l'avait pas tenté, il n'avait rien contre de nouvelles expériences au contraire mais, il était contre le fait de laisser un mec le toucher, par contre usé de son charme et dominé un homme plus faible que lui ne lui déplaisait pas et Maël n'était clairement pas le genre de mec à vouloir dominer notre Irlandais. Jagger fit tout de même comme s'il ne remarquait pas le regard timide de son invité.

Un sourire s'afficha sur le visage de l'Irlandais après avoir baisé tendrement le front de sa petite proie. Il était perturbé apparemment et sa voix fluette le faisait sourire, il pouvait sentir l'esprit de Maël se mélanger, il ne savait pas quoi faire et il en était sûr. Amusé il posa son front contre le sien en murmurant

"Personne ne s'inquiète pour toi je suppose? tu ressembles à ces petits chatons perdus dont tout le monde se fiche"

Jagger passa ses longs doigts dans les cheveux du jeune homme sans le quitter du regard et sans rompre le contact entre leurs fronts. Il continuait de sourire et s'amusait à le taquiner de son regard chaud et lubrique. Comme souvent il décida d'être transparent avec lui, il était fragile émotionnellement et cela se sentait alors il ne voulait pas le blesser.

"Je ne suis pas très porter sur les hommes, mais si tu as besoin de compagnie cette nuit pour aller mieux, je peux dormir avec toi ici"

Il ramena sa main sur sa joue qui n'était pas blessée, promenant ensuite son pouce sur la lèvre inférieure du petit chat qui semblait nerveux. Il ajouta alors de sa douce voix, soufflant sur sa bouche tendrement.

"Mais si tu préfères que je te laisse tranquille , je peux aller dormir dans le canapé et te ramener chez toi demain. Je t'obligerai jamais à rien, tu es libre ici"

La main de Jagger dévia de nouveau sur la joue saine de Maël. Les lèvres chaudes de l'Irlandais s'approchaient doucement des siennes, lentement et délicatement il lui offrit un baiser, le premier qu'il donnait à un homme, mais la Maël avait un petit quelque chose , il ne pourrait pas dire quoi, ce n'était pas sexuel, mais il avait envie que cet homme est un bon souvenir de cette soirée, il eût envie qu'il oublie sa mésaventure et si pour cela il devait passer la nuit à l'enlacer dans ses bras comme un grand frère...il le ferait


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Maël Mellis
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Lun 6 Nov - 17:48


♫ Le sauvetage de l'agneau ♫
Alors que la vitre avait été brisée par les divers contacts physiques, entre ses douces caresses sur ma joue et le tendre baiser qu'il venait de gentiment me déposer sur le front, la distance initialement laissée entre nous se réduisait dangereusement et progressivement.

Et cela ne s'arrêtait pas là, lui ayant le sourire aux lèvres, je compris que ce gérant du pub n'allait pas me "laisser tranquille", cernant petit à petit sa personnalité. On sentait que c'était le genre de type qui, sans être méchant, aimait taquiner les plus fragiles, ceux et surtout celles qui l'attiraient malgré lui.

Un chouia séducteur sur les bords, il s'amusait, encore une fois et certainement sans mauvaises intentions, de la situation dans laquelle je me trouvais comme s'il avait réussi à m'analyser en l'espace "d'une soirée", mais surtout en l'espace d'un échange plus que léger.

Il faut dire que ça n'était pas difficile ; un jeune étudiant à l'allure chétive, dont le physique reflétait parfaitement la personnalité, timide, rougissant à la moindre approche trop directe, bégayant, perdant tous ses moyens, complètement perdu quand l'environnement lui est inconnu, incertain dans ses réponses... Il n'y avait pas photo, cet homme savait face à qui il se tenait. Un garçon naïf, qui a besoin de protection et d'un brin d'amour, de tendresse voire même de sensualité ou peut-être de sexualité.

L'air de rien, il y avait une faible attirance d'un côté comme de l'autre puisque je savais très bien que je n'allais jamais... -enfin sommes-nous certains en employant ce mot- coucher avec un type ne le connaissant ni d'Eve, ni d'Adam, d'autant plus qu'il venait d'ouvertement préciser qu'il était à 100% attiré par les belles formes des femmes !

Et pourtant... ses attitudes, enfin, NOS attitudes s'avéraient trompeuses et même perturbantes ! De ses longs doigts il vint me caresser les cheveux tout en ayant posé son front contre le mien, réduisant notre espace personnel à un quasi néant.

Son souffle chaud contre mon visage lorsqu'il me décrivit exactement comme tous me voyaient, moi y compris ou cette charmante proposition, bien que légèrement gorgée de sous-entendus, me faisant comprendre qu'il avait la possibilité, et même la potentielle envie, de me tenir compagnie durant la nuit me, provoquèrent de vives chaleurs !

Oui, qu'on se le dise, je transpirais, pas à grosses gouttes, mais j'avais terriblement chaud, la gorge nouée, totalement dépourvu de la moindre parole ! Je laissais les choses se dérouler, car après tout, j'appréciais que l'on s'intéresse à moi, sachant pertinemment que ça n'irait pas plus loin, qu'instinctivement nous avions communiqués notre limite commune.

Ses doigts dansèrent sur la peau de mon visage jusqu'à dériver sur mes lèvres et moi je balbutiais, je butais sur les mots par des hésitations, des petits soupirs de bien-être et demeurait en perpétuelle interrogation, à savoir si je devais l’interdire, le prévenir, le stopper ou simplement profiter...

Mes yeux fixèrent ses lèvres et ces dernières s'approchaient des miennes jusqu'à doucement les frôler, s'y déposer, les câliner d'un petit, mais pas des moindres, baiser sur la bouche. C'était le premier que j'échangeais avec quelqu'un et peut-être que cette expérience était partagée !

Les tâches rouges qui coloraient mes deux joues s'accentuèrent alors qu'une main tremblante tenta d'enlacer son biceps, touchant cette peau, elle aussi chaude, qui appartenait à Jagger, l'homme viril de la pièce.

Je ne savais pas trop quoi dire, j'étais encore plus perdu qu'avant... mais j'aimais ce qu'il se déroulait. Certainement que les sentiments n'étaient pas amoureux, mais je voulus lui faire promettre de devenir mon protecteur officiel.

Pour moi la réponse était claire et précise, je ne voulais pas que lui aussi m'abandonne, pas cette nuit... car je sais bien que dès le lendemain je devrai retourner dans ma banale quotidienneté qui allait, sans doutes, encore plus me briser... mais cette soirée... la chaleur de son corps... sa présence... son aisance... cette volonté de rester près de lui... me berçaient... Avoir ce grand frère que je n'ai jamais eu, étant enfant unique !

Lors de cet échange, j'avais fermé les yeux, le souffle coupé par ce qu'il venait de se produire, ne bougeant presque rien d'autre hormis ma main qui démontrait une certaine peur par le mouvement, mais une acceptation par l'action.


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Jagger Morrow
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Mar 7 Nov - 17:15
Vous allez me dire qu'un grand frère n'embrasse pas le sien sur la bouche, mais Jagger se voyait un peu comme un protecteur et le baiser était juste une façon à lui de montrer qu'il pouvait lui faire confiance. Le bras de Jagger se contracta lorsque la main fraiche et fragile de Maël le toucha, il n'avait pas trop l'habitude qu'on le touche, en général quand il était avec quelqu'un il ne laissait jamais l'opportunité d'un contact qu'il ne contrôlait pas. Néanmoins il laissa ce contact ce faire, il comprenait bien que le jeune homme avait besoin de ce contact.

Jagger rompit doucement le baiser, il attendit que le jeune homme ouvre les yeux pour le fixer intensément et lui murmurer doucement.

"T'en fais pas, ici tu crains rien et t'es chez toi d'accord?"


Il détourna le regard gêné d'accorder sa confiance aussi vite, mais le petit chaton ne semblait pas du tout le temps à trahir quelqu'un, il avait plutôt l'air de collectionner les trahisons des siens plutôt. Le barman soupira et plongea de nouveau son regard dans le sien en soufflant ces quelques mots.

"J'accorde rarement ma confiance à quelqu'un, mais toi...j'ai l'impression que je peux te l'accorder et que tu en prendrais soin"

Un petit sourire chaleureux éclaira le visage de l'Irlandais. Celui-ci s'éloigna doucement et quitta le lit en rapprochant le plateau de repas afin que son invité puisse terminer son repas. Il alla se servir un verre de Whisky puis il partit dans la salle de bain pour revenir après avoir retourné ses tiroirs avec un tube de crème.

Il prit alors place à coté de lui et coula une noisette de crème sur son doigt. Il approcha son doigt de la joue gonflé de Maël et murmura "ne bouge pas, ça va être un peu douloureux le temps que je masse"
Une odeur d'arnica se rependit dans la chambre, délicatement Jagger posa le gel froid sur la joue boursouflée et avec une grande douceur qui contrastait avec son physiquement, il massa sa joue endolorie dans le plus grand des silences.
Lorsqu'il eut fini, il lui demanda.

" Je suppose que tu es étudiants...tu n'as pas l'air très vieux. Tu étudies quoi en particulier?"

Il reboucha le tube de crème et posa celui-ci sur la table de chevet tout en l'écoutant parler s'il répondait. Il porta ensuite son verre aux lèvres pour en boire une gorgée sans le lâcher du regard.
Il tendit ensuite son verre en souriant

"Tu en veux? c'est une bonne bouteille..."


Jagger était très friand de whisky mais surtout de bons whiskys, pas de ce vulgaire liquide qu'on mélange à du soda. Il garda le verre proche du jeune homme afin de l'inviter à partager, il ne buvait peut-être pas d'alcool, mais s'il s'enivrait un peu il serait d'un plus détendu, de deux il aurait moins mal partout et il s'endormirait assez vite.


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