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Un entretien imprévu (Alex)

Melody Lawford
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Mer 4 Jan - 21:47
Fallait-il donc que ça m'arrive.. Je détestais déjà cette stupide obligation qui me tourmentait plus qu'elle ne m'aidait. En effet, j'étais obligée de faire deux visites au psychologue de l'école chaque semaine afin de parler de mes "problèmes". C'était assez.. peu concluant. Je ne faisais qu'éviter les questions tandis que le médecin certifié ne faisait que remuer le couteau dans la plaie aussi ironique cette expression puisse être me concernant. Et voilà qu'après une journée harassante je me dirigeais d'une démarche lesté de plomb pour voir le médecin et on m'annonce sans détour que ce dernier est souffrant. Quelle chance me direz vous.. Cependant je ne me voyais pas   pour autant exempté de rendez-vous, bien sûr que non comme me le rappela la secrétaire du dit médecin. "Au vue de votre protocole sécuritaire et de vos antécédents..blablabla... rendez-vous avec l'infirmier... blablabla faire de mon mieux avec lui pour aller mieux..blabla...réexpliquez..bla". Je n'avais en partie pas suivi le long discours épuisant de mon interlocutrice car ce dernier me paraissait sans aucun intérêt. J'avais juste compris que je me devais de me rendre vers le bureau de l'infirmier pour avoir un entretien à but thérapeutique avec ce dernier. Je m'y rendais en cet instant même juste par respect pour Martel. En effet, ma directrice s'était montré des plus agréables avec moi, aussi je me devais d'être la plus responsable possible pour lui rendre cette gentillesse. Je parcourais donc les divers couloirs qui me séparait de la salle d'infirmerie. Par chance, on me l'avait indiqué car je n'étais jamais venu en ce lieu depuis le début de l'année. L'infirmier du nom de Alex je crois venait surveiller mes blessures et ma non-récidive directement dans ma chambre. Je lui parlais rarement,bien que ce dernier soit sympathique avec moi,car je préférais me cloîtrer dans le silence avec les soignants. Ce n'était pas personnel mais je me voyais à chaque fois juger par ces derniers. Je me souviens encore des critiques acerbes que les infirmières vociféraient quand elle devait faire ma surveillance suicide. "Gâcher un avenir comme ça quelle idiote" "Elle est folle rien de plus, je ne m'en approche pas personnellement", "Tout ça pour un mec franchement..quelle gamine pourrie gâtée" mais ce qui m'avait fait le plus mal c'était que elle se permettait ce genre de remarque à mes petites sœurs lorsqu'elle me rendait visite au point que je n'osais plus les regarder en face et mes parents... L'idée me fit frissonner tandis que j'occultais cette pensée afin de toquer à la porte de l'infirmerie. J'entrais sans attendre de recevoir la permission de l'infirmier et je m'installais sans un mot dans un siège devant un bureau recouvert de paperasse. J'allais faire semblant et ça serait fini bientôt. J'irais me reposer dans ma chambre après ça, histoire d'oublier.



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Alex Taylor
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Jeu 5 Jan - 17:03
Alex Taylor
Alex Taylor
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- Voilà, et attention maintenant, d'accord? lançais-je en fermant un bandage avec un sparadrap

Pff. Ces élèves... Ils étaient vraiment tordus, entre ceux qui venaient pour des bobos imaginaires, simplement pour "me voir" en prétextant des problèmes... Je ne suis pas un psy ! Là, trois élèves venaient de s'enchaîner, un pour des maux de têtes, l'autre pour des crampes aux poignets qui espérait avec un mot pour ne plus pouvoir écrire et l'autre parce qu'il s'était blessé en cours de sport... Une légère foulure à la cheville, rien de bien grave ! Un peu de pommade et un bandage ainsi qu'un petit repos, et tout irait bien.

J'étais enfin posé devant mon ordinateur pour faire mes rapports sur les incidents, notant dans les registres qui avait quoi... J'entendais alors la porte d'entrée s'ouvrir, je passais la tête de derrière la cloison que j'avais installé avec un haut-vent, tiens... Encore lui. Cet élève passait au minimum trois fois par semaine, si ce n'était plus. Qu'allait-il me dire aujourd'hui? Maux de tête, de ventre? Au cerveau?! Je me moquais. Je soupirais, réellement agacé. Je poussais ma chaise, me levant j'avançais avec un petit faux sourire sur les joues.

- Bonjour M.Lockser, qu'avez vous aujourd'hui? demandais-je en soupirant.

Cet élève été un IRS de Potion... Il était dépressif et hypocondriaque sévère. Non, à ce niveau là, c'était plutôt de la psychose voir de la paranoïa. Il fallait le voir, il avait des gants, un masque sur la bouche, une écharpe (même hors hiver), non, vraiment, il n'allait clairement pas bien dans sa tête... Quoi, j'ai le droit de le prendre pour un dégénéré, non? Je m'approche, restant à l'écart. Aujourd'hui, il est vraiment tout blanc, il n'a vraiment pas l'air bien... Heureusement que j'étais resté à distance: il venait de dégueuler de tout son être. Une grosse flaque de vomi, je fermais les yeux pour ne pas vomir à mon tour. Ce n'est pas parce qu'on est infirmier qu'on est pas sensible ! Mais bon, depuis que j'ai Lucas, j'étais moins affecté par ce genre de chose. Je lui fis signe d'aller au fond, là où il y avait la salle d'auscultation en lui tendant une bassine, putain il aurait pas pu prévenir? Je devais tout nettoyer, désinfecter... Au moins cinq minutes de perdues.

Je retournais donc près de notre malade... Effectivement, aujourd'hui c'était pour de vrai. Quand je pris sa température, il commença à hurler qu'il allait mourir, continuant mon inspection, il fit presque le mort, ne bougeant plus. Il était au point de me dire ses dernières volontés... Affligeant. Je le transférais alors dans une pièce de repos, là où je l'allongeais, après lui avoir administré des médicaments, je le laissais seul avec sa bassine, continuant de nettoyer. J'espérais que ça soit plus calme...

J'entendais alors la porte s'ouvrir à nouveau: encore? J'avais même pas pu faire mon petit rapport... Je vis une jeune fille entrer, elle ne m'était pas inconnue, bien sûr, c'était Melody Williams. Tiens, c'était rare qu'elle vienne jusqu'ici? S'était-elle trompée? D'habitude, c'était moi qui venait la voir. Elle avait surement rendez-vous avec le psychologue, je retournais près d'elle,

- Mademoiselle Williams, qu'est ce qui vous amène? Le bureau du psychologue est juste à côté, à moins que vous vous êtes fait mal?

Quelle soit là pour le psy ou non, ça m'importait peu, j'allais la soigner ou faire le nécessaire rapidement et le tour était joué. A ce moment et pendant qu'elle me répondait, je recevais un mail de la secrétaire... Quoi? J'allais devoir jouer le psy?! Je retenais un soupir, après tout, c'était mon rôle...Non? Je me relevais, prenant un café, je donnais un verre d'eau à Melody, la séance devait durer au minimum 40 min, temps réglementaire... J'espérais que ça se passe rapidement et sans difficulté, sachant que la demoiselle n'était pas du genre bavarde...

- Je pense que c'est inutile de le rappeler mais tout ce que vous dites sera confidentiel, je ferais seulement un rapport à votre psychologue... Et encore, s'il y a des choses que vous voulez me dire sans que ça soit transmis, c'est d'accord sauf si je juge nécessaire le contraire... Enfin bref, j'vais pas vous ennuyer avec ça... commençais-je avant de prendre une pause pour voir si elle voulait dire quelque chose avant de reprendre,  comme direz tous les psychologues car ils ont pas envie de se fouler d'avantage: "je vous écoute"...

J'allais devoir faire semblant de me montrer motivé. Non pas que je m'en moquais, au contraire, j'essayerais de l'aider au mieux, mais je gardais un certain professionnalisme qui pouvait paraître froid aux yeux des élèves. Alors que si ce n'était que moi, on serait en mode tranquille sur un canapé à boire des bières... Hum, quand même pas.
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Melody Lawford
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Jeu 5 Jan - 19:32
L'infirmier m'apostropha lorsqu'il finit par se rendre compte de ma présence.

- Mademoiselle Williams, qu'est ce qui vous amène? Le bureau du psychologue est juste à côté, à moins que vous vous êtes fait mal?


Sérieusement? On m'envoyait voir quelqu'un qui n'était même pas au courant de la tâche qu'on lui avait assigné. C'était navrant. Soit le cabinet manquait de professionnalisme soit le souci était le praticien paramédical qui me faisait face. Je soupirais, légèrement agacée par la tournure des événements mais il sembla comprendre le problème. Peut-être venait-il d'être prévenue ou de se souvenir. Peu importe. Je pris le verre d'eau qu'il me tendit et commença à m'abreuver gorgée par gorgée tout en me focalisant sur la pièce. Elle était remplie de médicaments et si je désirais vraiment attenter à mes jours un jour il s'agissait de la caverne d'Ali Baba. Enfin bref je fus tirée de mes pensées morbides par un bruit louche de déglutissement venant de la pièce voisine. Un peu comme celui de mes anciennes consœurs lorsqu'elle s'adonnait au joie de l'anorexie et des doigts dans la gorge.  Je ne comptais plus le nombre de chevelure que j'avais tenu pendant ces réunions étranges auxquelles je n'avais jamais participer.

-"comme direz tous les psychologues car ils ont pas envie de se fouler d'avantage: "je vous écoute"..."

Je tournais mon regard vers le dénommé Alex comme me le confirmer un écriteau sur le bureau encombré. Pour être honnête je n'avais pas écouté un traître mot du début de la phrase et je ne m'en sentais pas vraiment coupable. De plus il venait lui même d'admettre qu'il s'en fichait royalement aussi je tentais le culot.

-"Si je puis me permettre, que voulez-vous que je vous dise, que je m'explique encore sur mon geste? sur ma TS?.."

Je soupirais à fendre l'âme tandis que je reprenais une gorgée d'eau fraîche. Les entretiens avec le psychologue m'épuisaient et me faisaient plus de mal que de bien. Je détestais ressasser tout ça et m'entendre dire qu'il me fallait m'ouvrir aux membres de ma classe. Je trouvais ça de plus ironique et stupide : en premier lieu car les médecins nous voyaient comme des tarés, des personnes assistés dans la plupart des cas et que de se confier nos malheurs ne feraient rien de bon ou de thérapeutique pour nos démons intérieurs. Je posais le verre et me levait, commençant à arpenter la pièce en renchérissant sans aucune effronterie ou provocation.

-" De toute manière vous m'examinez toutes les semaines depuis mon arrivée et ai-je recommencer à faire du mal à autrui ou à moi-même..?" dis-je en marchant près d'une armoire remplie de livres aux noms complexes sur lesquels je laissais glisser mon doigt.

Je finis par me laisser retomber sur mon piège en concluant mon petit speech, espérant atteindre le jeune homme.

-"De plus, je ne vous ai jamais parlé plus que nécessaire et j'estime que vous comme moi nous espérions faire autre chose en cet instant que de mener une conversation stérile non?"

Je plongeais alors mon regard dans celui du soignant, non par défi mais juste pour laisser entrevoir la fatigue que m'occasionnait tout ses rengaines concernant les actes que je payais chaque fois déjà.



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Alex Taylor
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Mer 11 Jan - 16:04
Alex Taylor
Alex Taylor
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Qu’elle s’explique ou non sur sa TS, je m’en fichais bien, ce n’était pas à moi qu’elle devait en parler mais au psy qui la suivait. Je n’étais qu’un infirmier et il fallait que tout le monde se le mette dans le crâne ! Je ne fais que soigner… Je peux écouter mais pas assurer un suivi complet, j’ai certes des aptitudes pour un remplacement, mais ça s’arrête là, je n’ai pas fais les études pour et je n’ai pas la mentalité pour… Mais bon, je me doutais quand choisissant cette branche et surtout de venir dans un lycée, il fallait que je m’attende à servir de psy ou de confident.

Elle s’était levée, j’avais rapidement bougé la tête, je la suivais simplement des yeux. Elle regardait mes livres, que des livres de médecine, de science… Il y avait des registres aussi, à l’époque on écrirait ça à la main, pas de machine, à présent tout était informatisé.

-" De toute manière vous m'examinez toutes les semaines depuis mon arrivée et ai-je recommencer à faire du mal à autrui ou à moi-même..?"

C’est vrai qu’elle n’avait rien fait, ni à elle, ni à personne… Mais bon, la torture psychologique pouvait être présente, et ça, malheureusement, c’était invérifiable, seulement en parlant et encore. J’avais vu des cas pendant mes études, une jeune femme, je me souviens, elle m’avait marqué, elle était grande, magnifique, de longs cheveux brun, elle était d’une douceur et d’une gentillesse infinie, elle semblait aller bien. Elle était entrée pour dépression et tentative de suicide… Elle avait « guéri » aux yeux des autres à tel point qu’elle avait pu quitter l’hopital psychiatrique où elle avait été internée… Trois jours après, elle était morte, suicidée. On peut toujours faire semblant aux yeux des autres, mais, qui sait ce qu’ils ont au fond d’eux… ? Je retenais un soupire, la regardant. J’avais beau soigner et vérifier ses blessures, elles avaient beau cicatriser à l’extérieur, les blessures intérieures étaient encore à vifs, et ça, je ne pense pas qu’un infirmier ou qui que ce soit ne puisse faire quelque chose. On peut la soulager, certes, mais c’est comme gavée un malade de morphine, jusqu’au jour où plus rien n’agit… Enfin, ne soyons pas défaitiste, il y en a qui s’en sorte. Du moins, en apparence.

Elle retombait devant moi, me sortant bien de mes pensées. Heureusement car elle s’adressait à moi à nouveau.

-"De plus, je ne vous ai jamais parlé plus que nécessaire et j'estime que vous comme moi nous espérions faire autre chose en cet instant que de mener une conversation stérile non?"

Elle n’avait pas tord. Je me levais d’un trait puis, je lui indiquais un endroit,

- Vous avez raison et pendant que vous êtes là, je devais venir vous examiner cette semaine, que diriez-vous de le faire maintenant ? Vous serez ainsi tranquille ! proposais-je en la guidant jusqu’au siège d’auscultation.

Au moins, je ne perdrais pas mon temps ! Je la laissais s’installer et se déshabiller comme d’habitude, j’avais bien pris soin de fermer toutes les portes… Je mettais ensuite mes gants pour commencer à examiner son corps.

Mais à ce moment, j’entendais un grand cri… Je ne pouvais qu’ouvrir la porte, pour regarder… Un élève arriva presque en pleurs… Oh non. Pas lui.

- Mooonsieur Alex… ! J’ai besoin de vous… Je… Je suis pas bien… Je suis déprimé… Je… Je me sens tellement seul… En plus, je viens d’apprendre que… Mon ex copine est partie avec mon meilleure amie…

Je soupirais. Ma fin de journée allait être longue… Très longue. Je le fis s’asseoir, avant de lui faire part que j’étais déjà en consultation, mais celui-ci attrapa le bout de ma blouse que j’avais enfilé pour m’occuper de Melody… Je soupirais, le priant de me lâcher avant qu’il n’explose encore plus en sanglot :

- Je suis malheureux… Hier, personne ne voulait jouer avec moi… J’ai du jouer seuls sur mes jeux… Dites, vous trouvez ça normale ? Tout le monde m’abandonne… Je veux pas parler aux autres et personne ne m’aide !

- Ecoute Lukas, je m’occuperais de toi une fois que j’ai fini avec la jeune fille… Sois patient, tu peux aller dans une chambre à côté pour pleurer, il y a une boîte de mouchoir sur mon bureau… !

Il allait me tenir la jambe encore longtemps celui là ?! Il fallait que je reste calme. Très calme.
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Melody Lawford
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Mer 11 Jan - 16:45
Un entretien imprévu

ft  Alex

ft Alex


"Grandis un peu"


A mon plus grand plaisir, le praticien fut de mon avis et me proposa en se levant de mener mon examen hebdomadaire. Je n'y voyais évidemment aucun problème, après tout j'allais enfin être tranquille et celà éviterait le problème suivant : mener ce genre de surveillance. En effet, quand les cours ne me permettaient pas de venir à la séance d'auscultation c'est cette dernière qui venait me voir le soir et je détestais me faire ausculter derrière un rideau avec mes colocataires à trois mètres. Heureusement ça n'était jamais arrivé mais comme cette semaine j'avais une semaine plutôt chargé c'était bien possible que je dusse m'y résoudre. Je me mettais donc sur la table d'auscultation comme demandé, soulevant au passage mon haut comme je faisais habituellement.

En effet, je détestais me dévoiler plus que besoin et surtout je détestais qu'on regarde cette cicatrice si disgracieuse à mes yeux -alors que l'infirmier m'avait certifié qu'elle était plutôt bien cicatrisé et peu visible. L'infirmier s'approcha de la cible de ses examens quand un grand bruit se fit entendre dans la pièce d'à côté. Le praticien s’éclipsa pour investiguer la source de tout ce ramdam et tandis que je me rhabillais je pus entendre une voix larmoyante de l'autre côté du mur.

- Mooonsieur Alex… ! J’ai besoin de vous… Je… Je suis pas bien… Je suis déprimé… Je… Je me sens tellement seul… En plus, je viens d’apprendre que… Mon ex copine est partie avec mon meilleure amie… Je suis malheureux… Hier, personne ne voulait jouer avec moi… J’ai du jouer seuls sur mes jeux… Dites, vous trouvez ça normale ? Tout le monde m’abandonne… Je veux pas parler aux autres et personne ne m’aide !

Attendez ce jeune homme se plaignait pour si peu que celà ? Comprenez bien que je n'avais rien contre ce garçon que je ne connaissais ni de Kev ni d'Adam et que venant d'une dépressive timbrée, ces paroles peuvent sembler stupide mais je trouvais ça égoïste. Ce garçon n'avait aucune conscience du bonheur des autres. C'était juste moi moi moi et MOI. J'aurais pu agir ainsi et certains diraient que c'est ce que la réclusion sous-entend mais j'avais acceptée le bonheur de Katie et John comme j'avais acceptée ma douleur avec le temps. Du moins en partie concernant cette dernière. Je me surpris alors à me lever et à fondre dans la pièce suivante. J'écartais l'infirmier d'un geste sans trop contrôler cette colère, une colère bien plus faible qu'une pulsion meurtrière mais une colère que je ne me connaissais que très rarement. Je me plantais devant le jeune garçon qui me regardait à demi intriguée et interloquée mais aussi intéressée par ma venue. La claque qui suivit résonna longuement dans la pièce. Je crois même que je vis du sang gicler sur le bureau. Je ne suis pas violente mais je l'avais réellement giflée comme une mère giflerait son enfant pour qu'il se ressaisisse. Je concluais sur un speech devant les yeux médusés du praticien.

-"Tais toi.. tu m'insupporte..Grandis un peu ou je t'en remets une.. Perdue? Déprimée? Pour si peu? Grandis mec.. Tu as encore des tas de choses à vivre alors calme toi.. respecte ceux qui souffrent sinon prépare toi à prendre leurs souffrances dans la tête et crois moi ça fait plus mal que cette gifle.. Pfff.."

Je détournais les talons, calmée et j'allais me réinstaller dans la chambre dans laquelle je devais me faire ausculter attendant le diplômé d'état puis lorsqu'il fut de nouveau dans la pièce après un instant, plus ou moins long, je m'excusais de mon comportement. En effet, j'étais redevenue calme et douce ( et blasée).

-"Désolée mais j'ai pas pu m'en empêcher..je suis fatiguée et j'aime pas les gens qui geignent sans savoir ce qu'est la vraie souffrance..Tout perdre sans avoir personne pour nous épauler par exemple.."

Je savais de quoi je parlais. Même si j'aurais préféré ne pas le savoir.






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Alex Taylor
Invité
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Lun 16 Jan - 16:47
Alex Taylor
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→ Un entretien imprévu
ft Mélody Williams. - profil

Remise en place.



Je veux bien qu’il soit triste et qu’il veuille venir en parler. Mais bordel, je ne suis pas un psychologue ! Enfin, je veux bien qu’on vienne me parler une ou deux fois, mais quand c’était récurent et que c’était plus grave, il fallait voir des vrais psychologues. Bon, là ce garçon était vraiment paumé et il avait un gros manque de confiance en lui, un manque affectif peut-être aussi. Ouais, ce n’était pas dans mes compétences !

- Tu sais, je peux te donner un rendez-vous chez le psychologue de l’école, il sera à ton écoute…

Mais avant qu’il ne puisse répondre et sans qu’on ne puisse rajouter quoi que ce soit, je vis la chevelure rose pâle de la jeune fille que je soignais il y a à peine quelques minutes… Un choc assez sonore, aigue, le bruit d’une claque, une jolie résonnance qui ne donnait pas envie d’être à la place de celui qui avait enduré le coup. Aië… J’avais presque eu mal pour lui. D’un côté, je ne pouvais que trouver ça amusant, elle venait de faire ce que j’avais envie de faire… Oui, je suis calme et détaché, mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas ce genre de réaction parfois.
Je sais que j’aurais du dire quelque chose à Melody, la disputer ou la remettre en place, mais non. Je n’avais pas envie. Puis, elle était plus ou moins justifiée, après tout, il avait dérangé alors que j’étais déjà occupée. J’écoutais les paroles de notre jeune Potion, elle avait plus ou moins raison sur ces paroles. La douleur est différente selon les ressentis, pour elle ce n’était peut-être rien, pour lui c’était la fin du monde, tout comme je pouvais dire du point de vue de quelqu’un d’autre, que l’histoire de Melody n’était qu’une connerie. Certes elle avait souffert, mais on pouvait également lui dire qu’elle avait encore toute sa vie devant elle, des histoires de tromperies, il y en avait des milliers par jour, alors je trouvais ses paroles un peu… Ironiques si on voulait. Mais personnellement, je ne pensais pas du tout ça, je me détachais totalement des histoires des élèves essayant de prendre un maximum de recul et de ne pas les juger bêtement… Enfin, là plus part du temps c’est surtout parce que je m’en contre fichais. Je faisais juste mon travail, je ne vois pas pourquoi je devais m’impliquer là où il ne fallait pas… Tant que je soignais leur blessure physique, les blessures intérieures, psychique, ce n’était pas à moi de les réparer. Mais bon, ce n’est pas pour autant que je ne savais pas écouter. Je préférais que les personnes trouvent eux même leur réponses que de les prendre par la main et leur dire de faire ça ou ça encore. Mais c’est leur vie, c’est à eux de la prendre en charge, en écoutant les conseils des autres, c’est la meilleure façon de devenir dépendant des autres et le jour où plus personne n’est là, la dépression est inévitable. Regardez ce garçon. Tellement dépendant des avis et des conseils des autres. Il ne sait même plus avancer par lui-même. Non, je pouvais écouter, guider dans les réflexions mais je m’arrêtais là. Déjà parce que les choses étaient de mon point de vue et qui sait réellement ce qui est bien ou mal pour quelqu’un ?

Je regardais alors Lukas, qui n’avait rien pu dire, il s’était juste mit à pleurer. Je soupirais, puis, l’emmenant dans une des chambres, je lui donnais le paquet de mouchoir. Il fallait qu’il pleure un bon coup, ça faisait du bien parfois.
Je retournais donc dans la salle pour finir ce que j’avais commencé… Je regardais Melody qui s’excusait, je m’en fichais, elle aurait pu ne pas le faire. Je retournais près d’elle, la laissant enlever son haut à nouveau. Là, je la regardais d’un air vraiment sérieux,

- Tu parle de la vraie souffrance, d’être seule, c’est parce que tu ressens ça ?

Je cherchais juste à ce qu’elle se libère, elle était libre de me parler ou non, je continuais d’inspecter ses blessures en silence, attendant qu’elle parle… Ou non.




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