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Connor -- Donnez-moi de l'air

Connor
Invité
avatar

Mar 10 Oct - 15:11
Connor

Connor Egon Rudenstein
« Il y avait moi et il y avait elle, parfaite et imperturbable, infiniment meilleure. »

Surnom(s) : /
Âge : 17 ans
Date de naissance : 4 Novembre 2000

Lieu de naissance : Los Angeles
Nationalité : Américaine (mère américaine, père allemand)
Orientation sexuelle : Hétéro

Classe : Quatrième année
Suivez-vous le programme Gifted ? Non

Date d'entrée à l'ISS : Septembre 2016

Ce que tu es
Physique

Yeux : Noisette
Cheveux : Bleu glacé
Taille : 1m85
Poids : 82kg
Corpulence : Assez musclé, même si on dirait pas comme ça
Vêtements et/ou style : Des trucs dits "chics", jamais plus loin que le coude
Signe distinctif : Totalement imberbe en dehors des cheveux (et des tout fins sourcils)
Autre chose ? Quelques piercings à l'oreille

Caractère

De l'air. Donnez-moi de l'air, je veux respirer. Non, je veux vouloir respirer. Je veux pouvoir inspirer un bon bol d'air pollué pour autre chose que survivre, autre chose que par nécessité, mais j'en suis incapable. Si j'en décidais, j'arrêterais, mais mon corps a jusque là toujours été plus fort que mon esprit. Toujours, en toutes circonstances. J'ai le contrôle parfois – rarement – mais pour ça, pour cette idée qui domine mes pensées, c'est toujours lui qui gagne. Enfin, quand je dis que je n'ai aucun contrôle, ça veut pas dire que je me jette sur de la nourriture dès que j'ai un petit creux ou sur toutes les jolies filles qui passent (heureusement), mais il y a certaines choses, certaines parties de moi, qui me résistent indéfiniment. Comme mon cœur qui continue de battre alors que je lui dis d'arrêter, par exemple.

Je ne suis pas dépressif – je n'aime pas ce mot. Dépression, c'est la cage immuable dans laquelle s'enferment ceux qui n'ont plus envie de se battre, ou de comprendre, un mot qui rassure ceux qui cherchaient une raison de justifier ce qu'ils sont. Des psys m'ont déjà dit que j'étais dépressif, je leur ait dit d'aller se faire foutre. Paraîtrait que le déni est une "réaction normale". Mouais. Si "dépression" sonnait moins comme une condamnation éternelle, peut-être que je reconsidérerais la question. Tout ce que je vois, moi, c'est une cage qu'on veut refermer en m'annonçant que j'ai fait l'erreur de trop et que je pourrais jamais revenir en arrière. Tomber en dépression, ce serait la fin de mon monde, la preuve que même mon cerveau a échappé à mon contrôle. Plutôt mourir.

Je disais quoi ? Ah oui, l'absence de contrôle sur mon corps. En dehors de sa persistance à rester en vie en toutes circonstances, il aime me voir patauger. "Narcolepsie", encore un mot dont je me serais bien passé. J'alterne entre éveil et sommeil avec parfois cette atroce sensation, quand je m'endors ou que je me réveille, d'être piégé dans mon corps. Je vois, j'entends, je pense mais je ne peux pas bouger pendant quelques secondes, parfois une minute. Avant, je paniquais. Maintenant... non, je panique toujours, en fait, même si je sais que ça dure pas longtemps. J'y peux rien, je supporte pas l'idée d'être piégé. Oui, parce que comme si le fait de pouvoir m'endormir n'importe où ne suffisait pas, je suis claustrophobe. Ce n'est pas la phobie la plus facile à vivre du monde, surtout quand on la laisse s'enraciner. Je n'y comprends rien. Dès que je me trouve dans une pièce fermée ou trop petite, j'ai l'impression de manquer d'air. Et moi qui affirme toujours vouloir arrêter de respirer, je panique comme une proie traquée. C'est drôle, quand on y pense.

Vous devez vous demander pourquoi je parle tout le temps de contrôle. Je sais pas trop, on me dit toujours que je suis calculateur. C'est peut-être vrai, mais ça me semble un peu étriqué comme case. La vérité, c'est que je vis très mal les erreurs et les échecs. A chaque fois, quand c'est de ma faute, j'ai une boule dans la gorge qui m'empêche de parler et je suis persuadé de n'avoir aucune valeur, d'être idiot, inutile, de ne pas mériter qu'on m'aide. C'est crispant, et ça peut durer pendant des heures. Alors plus rien n'a de sens, ce que j'aime n'a aucun goût et aucune saveur. Oh, oui, et si je cherche à parler, j'ai beaucoup de chances d'éclater en sanglots. Et je déteste pleurer devant des gens. Alors je m'isole pour pleurer, hurler ou taper dans des trucs – ça marche assez mal. Mais bon, je suis comme tout le monde : une fois que j'ai hurlé tout ce que j'avais d'air dans les poumons et pleuré jusqu'à m'assécher, ça va un peu mieux, tant que je commence pas à ressasser (je fais ça très bien, aussi, ressasser les choses). Quand c'est la faute de quelqu'un d'autre, c'est mieux : la colère est plus facile à vivre que la frustration. J'ai juste à crier pendant un bon moment et c'est bon, même si ça casse leurs oreilles et leur self-estime. Fallait pas pourrir ma journée.

Faut pas croire, je suis pas colérique comme type. Bon faut pas me chercher, c'est sûr, mais je m'énerve pas si souvent que ça. Je suis un type patient, mais j'aime pas qu'on me fasse perdre mon temps. La vie est déjà assez longue sans que je la passe à attendre ou à rattraper les erreurs des autres. Oui, bon, j'aime pas trop ceux qui pensent que leur temps est plus important que le mien. Oui, t'as une meilleure vie, et alors ? Comment t'expliques qu'avec ma narcolepsie, je sois toujours à l'heure alors que toi, avec ta voiture, ton énergie et ton téléphone vissé dans les mains, t'arrives à être à la bourre ? Tss... Je déteste ça. Et je déteste encore plus être en retard.

Bref, tout ça pour dire que j'ai ma notion de la ponctualité et de la bienséance. Je suis irréprochable à ma façon, parce que je ne me pardonnerais jamais si les gens savaient que je ne suit pas parfait. Une erreur, un pas de travers et c'est la fin du monde, l'opinion de tous ces gens meilleurs que moi qui me tombe sur la gueule. C'est pour ça que j'ai du mal à avoir des amis : le moindre mot est un pas dans un champ de mines, la moindre erreur et tout le monde me jugera (peut-être que je suis parano, aussi). Alors je change, je m'adapte, je me perfectionne. Je suis moi, tout de pessimisme et d'ironie, mais je n'ai soudainement plus de failles. C'est ça, le vrai moi, l'officiel : une statue de perfection.



Et ton histoire
Famille
Infinity Rudenstein : Ma sœur, la perfection incarnée, la fille que l'on adore ou que l'on déteste, la version améliorée de moi.
 
Je suis né du mauvais côté des chromosomes. Comprenez pas par là que j'aurais voulu être une fille, non, mais il suffit de voir ma sœur jumelle pour comprendre que c'est le chromosome Y qui a fait foirer quelque chose. Infinity est parfaite. Elle est née comme moi avec les cheveux presque blancs (une histoire de malformation génétique laquelle j'ai pas tout saisi, mais c'est tellement faible que seule la couleur de cheveux est restée). Sauf qu'Infinity, je crois qu'elle m'a balancé toutes les tares génétiques à la tronche avant de sortir du ventre de ma mère, parce qu'elle est increvable. Jamais malade, pleine d'assurance, toujours en forme. Des fois, quand on était mômes, je m'imaginais ce que ça faisait d'être elle. Ça doit être tellement plus sympa.

Moi et Infinity, des jumeaux avec des noms à coucher dehors (et encore, elle a eu le pire, un peu de justice pour une fois). On a grandi dans un tout petit appart' avec notre mère et un père différent tous les cinq ans après que le nôtre, le biologique, se soit fait plaquer quand on avait trois ans. Elle est comme ça ma mère, instable, et suffisamment rêveuse pour avoir donné le nom de son mec à ses gosses en croyant qu'ils resteraient longtemps ensemble. Je dirais que c'était bien, comme enfance. J'avais une fille à qui tirer les cheveux et elle un frère pour taper ceux qui l'embêtaient à l'école, on était gagnants tous les deux. Au début, en tout cas, jusqu'à ce que je commence à dormir en cours. Je le faisais pas exprès, mais je me faisais gronder quand même. Par Infi, qui voulait me réveiller, par les profs, et par ma mère ; ma mère qui ne sait pas engueuler quelqu'un sans le comparer à d'autres. En l'occurrence, elle avait pas des centaines d'éléments de comparaison.

Je l'ai détestée, cette petite garce aux cheveux bleus qui me servait de sœur. Finies, les chamailleries d'enfants et les plaisanteries, je cherchais à lui faire mal. Je lui en ai arrachés des cheveux à force de tirer, et je l'ai poussée par terre jusqu'à écorcher ses genoux. C'est à ce moment-là que ma mère a compris que sa pédagogie n'étais pas la bonne. J'avais neuf ans quand on m'a séparé de ma sœur. Sur les conseils de son petit ami du moment, ma mère m'a envoyé en pension, loin d'elle et d'Infinity. Ça m'a pas empêché de m'endormir en permanence ou de me réveiller vingt fois par nuit, mais au moins elle pouvait plus me crier dessus et me comparer à ma sœur. Je pouvais pas vraiment en vouloir à Infi si elle n'était pas là et si personne ne venait souligner sa supériorité écrasante. Mais c'est pas facile, d'être un gamin qui s'endort partout : dans les couloirs, à la cantine, en cours. Sans Infinity, j'étais seul, alors j'ai contenu ma rancœur et j'ai fait ce que j'ai pu pour ne pas être renvoyé en internat à la fin de la primaire.

Du coup, je prenais le bus tous les matins. Je sais pas trop quand ça a commencé, ni pourquoi (j'ai pas fait de psychanalyse, en même temps) mais à un moment, j'ai commencé à me sentir piégé, dans ce bus. Quand j'en ai parlé, comme ça, à une dame assise à côté de moi, elle a dit que c'était peut-être de la claustrophobie. Je l'ai pas crue – j'avais pas besoin de plus de problèmes – mais j'ai fini par comprendre qu'elle avait sûrement raison après plusieurs mois. Au fil du temps, j'ai commencé à descendre un arrêt plus tôt pour "aller plus vite" (pas de stops, pas de feux, pas de gens qui montent et descendent). Puis deux arrêts, puis trois. J'avais une bonne raison. Et après, j'ai ouvert systématiquement les fenêtres en voiture, mais j'avais toujours l'impression de crever de chaud dans les voitures sans toit ouvrant. Au bout d'un an, j'ai admis, le jour où j'ai fait une crise de panique en montant dans l’ascenseur d'un musée (vu que les profs refusaient que le gamin narcoleptique prenne les escaliers). C'était la honte de ma vie, j'étais en larmes devant toute la classe et je tremblais comme une feuille ; le bon ridicule comme on en fait plus. Oui, c'est aussi ce qu'on appelle un bon gros coup dans l'amour-propre. Le temps qu'on me calme, il y avait déjà dix garçons pour rejouer la scène et six filles pour rires comme des cruches. Ouaip, tout le monde se foutait de ma gueule, du coup j'ai retenu la moindre petite seconde pour bien pouvoir me torturer plus tard.

Après ça... C'était un peu compliqué. Je me sentais plus à ma place parmi tous ces gens qui s'étaient moqués de moi, qui m'avaient vu faible et sans contrôle et qui riaient sûrement dans mon dos en permanence. J'ai supplié ma mère de me changer d'école, elle a refusé. J'ai commencé à taper des 6th Graders, puis à me battre avec ma sœur ; elle m'a changé d'école. Cogner des gosses, c'est la seule chose qui marche avec elle, mes sentiments elle s'en fout. Bref, retour en pension ; une erreur de plus, parce qu'en internat et sans chambre individuelle, il faut convaincre ses colocs de laisser les fenêtres ouvertes, ou au moins une, et qu'en hiver ça marche pas. Du tout. J'ai tellement insisté qu'ils ont fini par comprendre et, rapidement, toute l'école était au courant. Je compte plus les connards qui m'ont enfermé dans des placards ou dans des salles. Pour un peu, je les aurais tous cramés. Mais j'ai rien fait, j'ai serré les dents malgré la sensation de malaise qui me serrait la poitrine, de plus en plus chaque jour, j'ai pleuré, j'ai survécu... Puis j'ai fait ma première paralysie du sommeil. C'est atroce, comme sensation. Tu te réveilles figé, parfaitement conscient de tout et incapable de bouger. Plus tu paniques, plus tu te sens piégé, mais ça change rien jusqu'à ce que tes muscles se réveillent. Et là, enfin, tu peux hurler. Je pensais pas pouvoir vivre pire que ça ; être piégé dans mon propre corps pendant une longue minute, l'endroit le plus exigu qui soit, me demander si mes poumons aussi allaient lâcher. Non, je pouvais pas imaginer pire... et pourtant.

Quand je suis enfin sorti de cette middle-school infernale, j'avais déjà fait une dizaine de paralysies, mais impossible de s'y faire ou de rationaliser dans ces moments-là. Je me disait que ça passerait, un jour, et que je préférerais les faire chez moi que dans une école. Mais j'en ai fait une en plein cours, après m'être endormi comme une masse. J'ai repris le contrôle, j'ai hurlé, j'ai basculé de ma chaise en essayant de calmer ma respiration... C'est mon voisin de classe, Chris, qui m'a calmé pendant ma crise de panique. Les autres ont réagi moins mal que je l'imaginais, ils se sont pas moqués de moi. J'ai compris que Chris était un mec populaire, que son avis faisait foi ; et son avis, c'était qu'il m'aimait bien, alors j'ai été intégré à sa bande. C'est troublant, d'être intégré, mais ça fait du bien parfois, et ça faisait plaisir à Infi de voir que j'avais des amis. Ils ont essayé de lui mettre le grappin dessus, j'ai dit qu'elle était déjà prise – c'était un mensonge, mais je savais qu'elle les aimait pas trop et je voulais pas 1) leur donner de faux espoirs et 2) les laisser jouer aux lourds avec ma sœur. Puis c'est Chris qui s'est intéressé à elle, et j'ai pas eu mon mot à dire. Il est allée la voir, elle l'a rejeté. Plusieurs fois. Infi, si on doit lui donner un défaut, c'est qu'elle est bornée, alors il pouvait insister autant qu'il voulait.

Trois mois, c'est le temps qu'a duré son insistance. Après, il a abandonné. Il est sorti avec un autre fille, puis une autre, puis une autre... Et là j'ai compris pourquoi sa façon de me regarder me semblait étrange. Il me parlait...différemment. C'était notre troisième année de lycée, mais jamais je ne l'avais vu avec cette expression. Et puis, un jour, il m'a dit que j'étais comme ma sœur ; comme elle, avec le même visage, les mêmes cheveux, le même regard... J'étais ma sœur, en moins femme, en moins assuré aussi. Il a essayé de me toucher, de plus en plus bas, de plus en plus souvent. Je me suis vaguement demandé s'il avait fait pareil à ma sœur – sûrement, ça devait être pour ça qu'elle l'avait viré si fermement. J'étais un deuxième choix, une solution de secours parce que la perfection était hors de portée. Ça m'a donné la force mentale qu'il me manquait, et j'ai réussi à le repousser fermement moi aussi. Au début... Mais il était plus fort que moi, mentalement comme physiquement. Alors il a continué, insisté, il m'a menacé à demi-mots de faire du mal à Infi, de me pourrir la vie jusqu'à ce que je n'aie plus rien dans ce monde. Et alors, je l'ai laissé faire.

Le pire, ce n'est pas le moment. Le pire, ce sont les souvenirs, après. Le dégoût, la sensation persistante de cette peau étrangère sur la sienne, de ce corps... Ce moment où tu te demandes pourquoi te regarder dans la glace te donne la nausée, dégoûté de toi-même à en vomir. Jusqu'à ce qu'une émission de télé te donne la réponse. Viol. C'était ça, le mot clef, la réponse. La redéfinition. Ce n'était pas toujours une agression, pas toujours un inconnu, on ne pouvait pas toujours se débattre, on ne réalisait même pas forcément sur le coup que le fait d'avoir dit "non" aurait dû l'arrêter. J'ai vomi, plusieurs fois, pendant des jours. Et, encore une fois, j'ai rêvé d'être Infinity. Infinity qui n'avait jamais cédé, Infinity qui avait su le faire disparaître du paysage, Infinity qui était plus forte que moi, plus forte que je ne le serai jamais.

Ma respiration me rappelle toujours la sienne, rauque, à mon oreille. Mon cœur, celui que je sentais battre jusque dans ses doigts qui immobilisaient mes mains. Il ne hante même pas mes rêves, non, il préfère hanter mes phases éveillées, au point que je ne sais plus si je dors ou pas. Je sais qu'il l'a vu, qu'il se rappelle sans doute, ce corps glabre, sans le moindre poil en dehors de ceux qui poussent tant bien que mal sur ma tête. J'ai honte, j'ai cette sensation d'une épée chauffé à blanc dans le cœur et je sais qu'elle ne partira jamais. Depuis ce jour je... je ne dirai pas que je suis homophobe – pas dans le sens commun, en tout cas. Je veux dire, je vais pas aller questionner les gens sur leur identité sexuelle et je me suis battu pour que ça ne détermine pas les libertés. Mais ils me font peur, j'ai peur qu'un homme soit attiré par moi, par mon corps... encore une fois. Quoiqu'à bien y réfléchir, je pense pas que Chris ait été autre chose qu'hétéro ; frustré, oui, mais il ne m'a choisi moi que parce que je ressemblais à Infi, la fille qu'il ne pouvait pas avoir. Quant à savoir s'il était vraiment attiré par les hommes... Je sais pas, je pense pas, mais ça change rien au fait qu'un regard trop appuyé venant d'un homme me terrorise. Je n'en ai parlé à personne et je ne le ferais jamais. Je sais ce qu'on dirait : un homme qui n'a pas pu se défendre, protester, se battre... j'étais forcément d'accord, au fond. Hmpf... Je crois que je n'ai jamais aussi bien compris les femmes, et je trouve ça atroce qu'on ait besoin de ça pour être sur un pied d'égalité.

C'est cette année-là qu'on m'a dit que j'étais dépressif environ six fois, pour six psys différents. Conneries. Si je n'allais plus en cours, c'était pour pas le croiser. Alors j'ai dit "phobie scolaire" et ils m'ont sorti de l'enfer. D'après eux, j'avais besoin de changer radicalement d'environnement, même si je suis resté assez vague sur la nature de ce qui me donnait envie de vomir à l'idée de retourner en cours. Ils ont dit à ma mère que je devais changer de ville, je l'ai suppliée de ne pas me renvoyer en pension. Elle n'a pas écouté – elle n'écoute jamais. Elle a décidé de faire un changement plus radical après que j'ai pour la énième fois refusé de lui dire "ce qui n'allait pas chez moi". Elle m'a changé de pays, carrément. Son petit ami du moment passait son temps à voler entre l'Angleterre et les États-Unis, alors il m'a emmené avec lui. Et, sans que je sache trop pourquoi, Infinity m'a suivi. Peut-être qu'elle savait. Peut-être qu'elle avait peur de Chris, elle aussi, ou peut-être qu'elle voulait rester avec moi. Je sais pas, de toute manière je sais pas grand chose. Bref, c'est comme ça que j'ai débarqué ici, dans ce pensionnat où tout le monde parle avec un accent différent, différent du mien parfois. Je suis loin de Chris et, franchement, je me sens plus libre ; je regarde pas en permanence par-dessus mon épaule au cas où il marcherait derrière moi.

S'il n'y avait que ça. J'ai dû me battre sévèrement pour qu'on ne m'envoie pas en Potion, pour convaincre le monde que ma phobie scolaire ne valait pas de m'envoyer en hp. On ne m'a pas écouté non plus. On a essayé de guérir ce qui n'avait pas à être guéri. L'avantage de la phobie scolaire, c'est qu'à partir du moment où vous arrivez à aller en cours régulièrement sans paniquer ou angoisser, on considère que vous êtes guéri. Et comme il n'y avait pas Chris, dans cette école, j'ai vite été "guéri" et on m'a changé de côté. L'année dernière, je suis sorti avec une fille qui disait qu'elle avait été enfermée pour trafic de drogue. Cette fille, je suis plus avec depuis ; on dit qu'elle était là pour prostitution et pas pour du trafic, je crois que ça lui a pas plu d'être ma première copine, ma première fois (et ma deuxième, ma troisième, ma dernière aussi). Tant pis. Je commence ma dernière année ici. Après... Après je sais pas ce que je ferai. J'ai pas l'impression d'avoir d'avenir, mais on sait jamais. Peut-être qu'un jour, j'aurais un semblant de passion.


Derrière l'écran
Prénom/Pseudo : Antoine
Age : 25 ans
Tu nous viens d'où ? : TJ'ai erré de partenaire en partenaire après avoir cherché "forum rpg pensionnat" sur Google (oui, je fais ça).
Un commentaire ? : Je ne suis qu'amour pour ce forum /sort/.
(Note au passage : les avis de la fiche sont ceux de mon personnage, je n'ai rien ni contre les homosexuels ni contre les dépressifs, ne me tuez pas)




Dernière édition par Connor E. Rudenstein le Mar 24 Avr - 10:42, édité 1 fois
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Lana C. Thomson
IRS |:| Troisième année
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Mar 10 Oct - 19:14
*le mordille vu qu'il ne veut pas qu'on le tue...et qu'elle n'est pas une assassin toute façon*

Bienvenue sur le forum ! 8D




Lana x Alexei:
 


Elle parle en #006699 et ronchonne en russe en #ff3333
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Krasarc
Invité
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Mar 10 Oct - 20:30
Krasarc
Krasarc Orzeïn
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Bienvenue a toi ! J'ai hâte de pouvoir rp avec ton personnage ^w^
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Brook Macnay
IRS |:| Troisième année
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Mar 10 Oct - 20:47
Bienvenue :) Au plaisir de se croiser :D
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Jun de Sèze
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Jeu 12 Oct - 14:19
Welcome.
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Melody Williams
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Ven 13 Oct - 17:47
Moi la jolie et divine Melody moustachu te déclare pré-validée ! Je dois dire que j'ai un cours de coeur pour ton perso ! (ce qui est assez rare à vrai dire x)) Du coup j'ai hâte de RP avec toi! Ta Divine Directrice te validera sous peu :p!


Fiche approuvée par Melody



J'écris en #ff99cc
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Martel Ed'Ruecus
PNJ |:| Directrice
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Lun 16 Oct - 17:55
Bienvenue dans le programme Tradition de l'ISS.
Ton transfert depuis l'IRS a bien été effectué. Nous vérifierons ta présence en cours pour nous assurer que ta guérison reste effective. Vous pouvez choisir une option que vous suivrez le long de l'année scolaire : elle ne peut être changée qu'à la rentrée de janvier ou l'année suivante.


Voici les liens qui te seront utiles pour tes premiers pas sur le forum :
Listings (pour le choix de statut, les chambres, les classes et l'avatar)
Dossier scolaire (pour les notes, les éventuelles punitions ou toute autre information sur ton parcours scolaire à Indarë)
Demandes de rp (faut bien commencer)
Friendships & Adventures (pour les rps et les relations)
Internet & sms (pour les portables, notre réseau social S'Peach et tout ce qui se fait en ligne de manière générale)
N'oublie pas d'ajouter le lien vers ta fiche de présentation à ton profil et de le remplir avec les informations de ton personnage.

Nous espérons que vous vous plairez dans vos études et que notre école saura correspondre à vos attentes,
Martel Ed'Ruecus, directrice de l'ISS

PS : J'aime bien ta phrase d'intro de fiche, on la croirait sortie d'un bouquin x)
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