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C'est l'heure de se déguiser, de s'immerger dans un monde de magie pour Halloween. Ca vous intéresse ?

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Nostalgie d'hiver [Abby]

Alix Scarønson
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Ven 1 Sep - 14:13

25 Août
2017
Nostalgie d'hiver

Alix Scarønson
Abby Glenwood

Forge. Résidence surveillée. Conditions d'internement. L'injustice qui avait pesé sur son été lui compressait la poitrine. Seul dans la résidence où il resterait coincé toute l'année, Alix fixait le mur blanc face à son lit. Démotivé, vidé de la moindre envie et de la moindre émotion. A quoi bon ? Ça ne l'amènerait à rien. Il n'avait plus la moindre liberté d'accéder aux labos, aux dortoirs, une restriction stupide à s'approcher des filles comme s'il était devenu un monstre capable d'agresser tout ce qui bouge.

Et évidemment, cette salope de McKerman était hors d'atteinte, protégée par tout ce qui était possible et imaginable mais surtout par l'épée de Damoclès au-dessus de sa tête : s'il essayait de se venger, il était bon pour prendre encore plus d'années d'incarcération. Il s'en était sorti avec deux ans, qu'il pouvait diminuer en travaillant pour l'école mais l'idée même lui semblait inutile. Deux ans. Soit, il passerait deux ans à l'IRS, avec son ancien uniforme, ce bleu qu'il aurait espéré ne plus jamais porter. Parce que rien n'avait de sens, maintenant qu'il était revenu ici. Même sa rupture avec Hannah n'avait plus de sens ; ils s'étaient éloignés parce qu'il avait peur d'être renvoyé en Potion et maintenant ? Il se retrouvait à l'IRS malgré tout, sans aucun raison. Au moins, s'il avait été pris à jouer aux cartes à enfreindre les règles avec elle, il aurait pu regretter ses actes. Là, il ne pouvait que contempler l'injustice de sa situation.

Il voulait rentrer chez lui. Voir ses sœurs. Faire payer la garce qui l'avait envoyée ici. Mais il ne pouvait rien faire d'autre que de passer deux ans de plus ici, en ayant perdu tout ce qui le faisait avancer : la chimie, la liberté, la fille qu'il aimait encore malgré tout ce qu'il pouvait se forcer à penser.
Il soupira en attrapant son téléphone après la vibration caractéristiques de nouveaux messages. Tout son entourage semblait décidé à lui remonter le moral et à lui assurer que tout irait bien - de quoi lui donner envie de balancer son téléphone dans le mur plus qu'autre chose. Mais ce n'était pas une de ses sœurs ou un de ses amis.

C'était un message publicitaire comme on en voit défiler parfois, mais qui attira son attention. Une exposition de photo et de peinture sur les pays nordiques au musée d'art d'Hampstead. Une possibilité inespérée d'aller s'évader ailleurs, loin des quatre murs de cette prison déguisée. Il réfléchit à peine. Défit son uniforme le plus vite possible pour enfiler un jean, un tee-shirt et son éternel manteau à capuche malgré la chaleur, traversant tout le quartier des résidences jusqu'à l'arrêt de bus.
Il savait bien que ça ne le mettrait pas de bonne humeur pour autant, mais il avait besoin de penser à autre chose qu'à son avenir, fermé sous ses yeux pour une histoire de vengeance démesurée. L'entrée ne coûtait presque rien et il paya avec son argent liquide - après tout, ce n'était pas aujourd'hui qu'il pourrait échapper à la surveillance constance pour une nouvelle partie de poker - avant d'entrer dans le musée.

L'ambiance avait été plus travaillée qu'il ne l'aurait imaginé. Des tapis blancs recouvraient le sol, atténuant le son des pas pour imiter la neige et, même si l'effet était loin de la réalité, ils avaient le mérite d'avoir fait un effort. Rideaux bleu pâle, presque blancs, qui transformaient l'éclairage, ambiance sonore discrète et surtout, bien sûr, toutes les peintures et les photos aux murs qui rendaient tous les autres efforts dérisoires.
Alix erra entre les cadres, se retenant d'effleurer les œuvres comme si elles pouvaient le renvoyer dans son pays. Rikissa aurait tenté, elle y aurait même probablement cru. Il suffisait d'une peinture magique ou d'une fée aux alentours pour que la téléportation soit possible. il secoua la tête. Comment ses illusions magiques avaient pu perdurer à son âge, après tout ce qui leur arrivait ? Ou peut-être que c'était ça qui la protégeait, elle qui n'avait jamais eu d'ennuis aussi gros que les siens.

Pris d'une folie passagère, il fit courir le bout de ses doigts sur un cadre, avant d'être aussitôt rappelé à l'ordre par l'une des responsables de la galerie. Il soupira. Evidemment. Le voyage était uniquement mental, rien ne le libérerait physiquement de cette situation sordide.
Il continua de se perdre entre les œuvres, essayant de devenir de quel pays elles étaient inspirées. Suède, Finlande... non, Islande. Il allait de la peinture ou de la photo à sa description, comme à un jeu de question réponse auquel il n'avait pas bon si souvent que ça.

Puis il se figea devant une photo. Elle prenait une grande partie du mur d'une pièce un peu à l'écart et peu de personnes l'avaient vue, ce qu'il trouva improbable. Le ciel sombre, pas encore au point d'être nocturne, le lac, la neige, la ville, tout plongé dans cette ambiance bleutée qu'il avait appris à connaître et cet arbre, rouge vif, tranchant dans le décor. En soi la photo était magnifique. Mais pour lui, elle était surtout porteuse d'une nostalgie incroyable. Il n'eut pas besoin de lire le petit panneau pour savoir où elle avait été prise. Stavanger, Norvège.
Sa ville natale.
Il sentit ses yeux piquer légèrement et serra les dents. Il n'avait jamais été du genre nostalgique, ce n'était pas... pas le moment de commencer.
© Alix
paroles en #9E1A12


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Abby Glenwood
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Lun 11 Sep - 1:45
Mon réveil sonna à 8 heure comme je l’avais programmé hier soir avant d’aller rejoindre Morphée. Lors de ma balade dans la ville l’autre jour, je m’étais arrêtée dans un petit café pour déguster un chocolat chaud tout en lisant le journal du jour. Sur la dernière page, mon regard s’était arrêté sur un cliché d’une peinture accompagné d’un message informant les gens qu’une exposition de photographies et de peintures se tenaient au musée d’art d’Hampstead. Hier après-midi je m’étais renseigner sur l’itinéraire à suivre afin de m’y rendre et avais prévu de me lever relativement tôt afin d’être sûre de voir toute l’exposition.

Je sortis de mon lit, motivée par la journée qui m’attendait. Je rejoignis la salle de bains et pris une douche tout en imaginant ce qui allait m’attendre. D’après ce que j’avais lu, l’exposition avait pour thème les pays nordiques. Je sais qu’il neige énormément dans ces pays. C’est pourquoi je pense que des photos et des peintures de leurs paysages doivent être magnifiques.

Perdue dans mon imagination, je ne sentis pas que l’eau commençait à refroidir. C’est seulement, lorsqu’elle devint glaciale que je sortis des mes pensées et poussai un petit cri en fermant le robinet. Je m’essuyai rapidement et m’habillai chaudement. Je saisis mon parapluie ainsi que mes notes sur l’itinéraire à suivre pour me rendre au musée et sortis de ma chambre.

Sur le chemin, je m’arrêtai à une petite boulangerie où je pris un croissant que je mangeai pendant le restant du trajet. Au bout de 20 minutes de marche, j’arrivai devant un grand bâtiment sur lequel était inscrit « Musée d’art d’Hampstead ». Je levai la tête vers le ciel et remarquai qu’il était de plus en plus sombre, une averse allait sûrement arrivée et je ne tenais pas à me trouver dehors lorsque ce serait le cas. Je me dépêchai donc de rejoindre l’entrée sentant quelques gouttes de pluie tombées. Arrivée devant le guichet, je vis que ma prévision était juste car il pleuvait. Je payai le peu qu’il me demandait et commençai ma visite.

A chaque nouveau cliché ou nouvelle peinture, mes yeux s’émerveillaient devant tant de précision et tant de beauté. Jamais je ne m’étais rendue dans un des pays nordiques mais ça me donnait envie. J’avançai, lentement, passant d’une photo à une autre, d’une peinture à l’autre. J’étais comme absorbée par les paysages qui s’offraient à moi et j’avais l’impression d’y être, d’être le peintre ou le photographe.

Soudain, j’entendis une femme faire une remarque à quelqu’un derrière moi. Je me retournai et vis un jeune homme qui se tenait devant une peinture. Il devait sûrement l’avoir touché ou bien s’être trop approché. Je continuai ma visite croisant à plusieurs reprises le garçon qui s’était fait réprimandé quelques minutes auparavant. Puis, je m’arrêtai et le regarda : il s’était arrêté devant une photo. Il avait l’air perdu dans ses pensées, comme s’il s’était perdu dans les paysages. Je m’approchai un peu et remarquai qu’il était triste. Je m’avançai vers lui et lorsque je fus à ses côtés je m’arrêtai. La photo devant mes yeux était magnifique. Une vue à couper les souffle. Je tournai légèrement la tête et vit que le jeune garçon n’avait toujours pas bougé, les yeux rivés sur la photographie. J’hésitai un moment avant de le sortir de ses pensées.

-"Tu connais cet endroit ? Tu es devant cette photo depuis un moment et tu as l’air ailleurs…"


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Alix Scarønson
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Ven 6 Oct - 1:06

25 Août
2017
Nostalgie d'hiver

Alix Scarønson
Abby Glenwood

Son esprit s'était enfui. Loin des barreaux aux fenêtres de sa nouvelle résidence. Loin de ceux aux fenêtres de son ancienne chambre. Loin des psychologues, loin des médecins, loin des fausses accusations, de l'addiction, de l'épilepsie. Loin de l'affaiblissement progressif de son lien avec sa sœur, qu'il avait tenté en vain de reconstruire pendant leur année ensemble, et qui avait définitivement perdu son côté fusionnel quand ils avaient été à nouveau séparé. Pour deux ans. Deux longues années où ils ne pourraient quasiment plus se voir.
Loin de tout ça. Tout ce que le stupide travail de son père avait jeté dans sa vie et dans celle de sa famille.

Pourquoi avait-il eu besoin d'un travail nomade ? Pourquoi les emmener avec lui ? Révéler son épilepsie, détruire les repères de Naev, renforcer ses liens avec Rikissa pour rendre encore plus douloureuse la séparation... Tout ça n'avait pas eu lieu là-bas. Cette photo, cette ville, c'était le vestige d'une vie qui avait pris une pente descendante vertigineuse dès qu'il l'avait quittée. Alors son esprit y était allée, seul, et li restait planté devant cette photo. Devant ces souvenirs.
Qu'avait-il eu de bien à Londres ? Hannah ? Il avait tout détruit. Ses amis ? La moitié était partie, les autres étaient de l'autre côté du parc, dans cette école où il ne pourrait plus mettre les pieds – ou si peu. Il n'avait rien ici. Rien que de la souffrance, de la violence et des crises de nerfs.

Il effleurait dangereusement l'idée de fuguer, de tout laisser derrière lui et par conséquent de devenir un fugitif international, quand une voix à côté de lui le fit sursauter.

- Tu connais cet endroit ? Tu es devant cette photo depuis un moment et tu as l’air ailleurs…
- Tu... quoi ?

Son cerveau mis un moment à se remettre sur les rails. Revenir au réel, abandonner cette stupide idée de fuir (pour aller où, de toute façon ? Ils le retrouveraient s'il rentrait en Norvège), comprendre qu'on lui parlait et, surtout, analyser la composition de la phrase qu'on venait de lui adresser. Remettre les mots dans l'ordre, comprendre le sens, et retrouver le sens de la conversation.
Comment on communiquait, déjà ? Il avait l'impression d'avoir oublié, à force de se complaire dans sa solitude depuis... quoi ? Un mois ? Deux ? Une éternité ?

- C'est... chez moi... c'était... pas comme si j'avais une chance d'y retourner.

Les mots étaient sortis tous seuls et avec eux, la sensation d'injustice qui lui serrait la gorge. On avait arraché l'enfant qu'il était à sa ville, à son pays, à sa vie générale et si à l'époque seule sa sœur importait, la nostalgie revenait, porté par la rancœur. Etait-ce de sa faute si l'interminable mouvement l'avait rendu malade ? Est-ce qu'on pouvait vraiment reprocher au gamin séparé de tout ce qu'il connaissait pour passer d'un endroit à l'autre, au gamin dont le cerveau était devenu fou du jour au lendemain, au gamin qui avait vu sa petite sœur se détruire, d'être devenu ce qu'il était ? D'avoir cherché du réconfort chez les plus âgés, qui savaient ce qu'ils faisaient ? De l'avoir cherché dans les fêtes, les sorties, l'alcool, le jeu ? Toute sa vie n'avait été qu'un immense hasard, une roulette pour savoir dans quelle ville ils iraient ensuite, alors était-ce si surprenant qu'il en dépende, désormais ? Était-ce si surprenant qu'il se fasse piéger si facilement, alors que personne n'avait su se tenir à ses côtés ? Même Rikissa s'était éloignée. Personne n'était resté.

Une seule... personne... Il sentit les larmes lui monter aux yeux et les contint en serrant les dents. Non. Il refusait de craquer au milieu d'un musée, devant une inconnue, sans raison apparente. Toute cette histoire de justice médiocre et manipulable n'avait fait que souligner jour après jour des nouveaux pans de sa faiblesse. Alors... Alors...
Il réprima le sanglot qui monta dans sa gorge mais ne put contenir le léger hoquet laissé par son geste. Il baissa la tête en la détournant, serra les poings jusqu'à se planter les ongles dans les paumes pour contenir toute la douleur que la rage avait laissée derrière elle.
Non, la colère était toujours là. Brûlante derrière les larmes.
© Alix
paroles en #9E1A12


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