À droite, l'école et ses élèves normaux, comme tout le monde.À gauche, le centre de redressement pour jeunes dangereux.Maintenant réunis, pour le pire.
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There is a castle on a cloud but this castle is quiet and in our head Grâce

Grâce Uber
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Féminin
Messages : 9
Né(e) le : 01/01/2003
Date d'inscription : 31/08/2017
Age : 14
Niveau d'études/Métier : Première année
Nationalité : Anglaise
Commentaires/Citations : « There is a castle on a cloud, »
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Jeu 31 Aoû - 15:26
GRÂCE UBER
«  There is a castle on a cloud,  »

Surnom(s) :/
Âge : 14 ans
Date de naissance : 1 janvier 2003

Lieu de naissance : Chippeham
Nationalité : Anglaise
Orientation sexuelle : Bisexuelle

Classe : Première année
Groupe : Potion
Raison : Son ancienne école ne savait plus quoi faire face à son silence et surtout à ses automutilations et paniques. Sans oublier son absence face aux autres, à part un camarade Louis Terner. Une école spécialisée a donc été préconisée.
Date d'entrée à l'IRS : Septembre 2017

Ce que tu es
Physique

Yeux : Brun
Cheveux : Blonds platines
Taille : 1 M 30
Poids : 35 kilos
Corpulence : petite et mince, encore peu formée.
Vêtements et/ou style : Elle n’est pas difficile mais préfère les manches longues, si il fait trop chaud deux gros bracelets en tissus fleuris recouvrent les cicatrices à ses poignets.
Signe distinctif : Rougit souvent, ne montre jamais ses  poignets.
Autre chose ? "Elle m'a toujours semblé lointaine, mais après tout on était deux extraterrestres dans cette école de merde. Elle dans son monde, moi dans une perpétuelle recherche de reconnaissance de mon droit d'être moi auprès des autres. Lointaine et pourtant si proche et attentive. La première fois que je l'ai vu je l'ai trouvée franchement gourde. Et surtout petite, on aurait dit une poupée de porcelaine, sur sa peau chocolat le rouge venait trop rapidement, son corps frêle et loin d'être en avance niveau formes, bien qu'au début je ne m'en fasse pas la remarque à moi-même, et , plus car sur ce coup là je l’enviais..., m'était insupportable. Mais le pire, le pire c'était ses yeux, ses yeux étaient comme un grenier fermé, profond et clos en même temps, cela me frustrait énormément alors au début je me disais que les autres faisait bien de l'emmerder, j'étais un sacré salop. Jusqu’au jour où on s'est attaqué à ses cheveux, de longs et blonds cheveux platines que j'admirais, je préfère, en théorie, les cheveux courts mais ceux-ci étaient trop...féeriques. Et l'outrage du chewing-gum fut son emmerde de trop. Elle m'a toujours semblé lointaine, mais peu à peu je me suis aperçu qu'elle était toute proche de moi, cette enfant pas encore adolescente malgré ses 14 ans. Alors peu importe les formes, au contraire, son cristal était comme des pétales de la rose du petit prince. Et c'est pour cela que je prenais grand soin d'elle, elle et sa fragile carrure, petit chaperon rouge parmi des loups, adorable et merveilleuse, et je l'ai découvert peu à peu si brave, si endurante physiquement, persévérante jusqu'à plus que ses limites même physiques, franche dans son silence."
Louis

Caractère


« Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 1

« « There is a castle on a cloud, »

Voici comment la jeune Grâce 10 ans signe tous ses dessins.
Elle ne parle pas mais ses dessins en disent long ainsi que son dossier médical.
C’est la première fois que je la vois. Elle s’est assise sans crainte comme me défiant du regard.
Mais on sentait l’angoisse dans ses prunelles brunes. Elle semble enfermée dans son silence.
Pourtant elle me jaugeait avec courage.
Je me suis dis que je devais ne pas employer mon langage à moi mais trouver le sien.
Elle me semblait d’un autre monde. Un autre univers. Bien que son passé l’explique,
en tant que jeune médecin j’en fus déstabilisé.
Soudain son regard s’est détournée, elle observait des crayons de couleurs et des feuilles sur une petite table à un coin de la pièce. Puis comme pris en flagrant délit, elle dévia rapidement son regard sur moi à nouveau. Je savais les rapports médicaux, mutisme, sujet à crises d’angoisses voire de paniques, prompt à la violence pour , selon les hypothèses, ne pas savoir communiquer. Un des premiers dossiers la disait même  «  Soufrant de déficience mentale en raison d’un enfermement de 6 à 8 ans et demi. » mais je ne le croyais pas, je croyais au potentiel de chaque enfant. Je devais juste trouver le moyen de nouer entre le monde où elle était et le mien. Je suis peut-être trop utopiste. Je n’ai pas bougé, j’ai détourné la tête un instant, juste le temps qu’elle fonce vers la petite table, je l’entendais griffonner sur les feuilles. J’ai souri soulagé. » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 5

La phrase en signature de ses dessins vient d’une comédie musicale sur l’œuvre « Les misérables » de Victor Hugo. La plupart de ses dessins représentent un grand-père et un chat. J’ai recommencé mon petit manège mais cette fois elle ne sursautait pas si je tournais le regard sur elle. Peut-être que le silence sera notre pont à nous pour dialoguer. »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 9

Le besoin de sécurité de cette enfant est énorme. Mais sa curiosité aussi. Toujours sans parler je lui ai mis des bruits de la nature et de la ville. Des mélodies qui auront pour but de diminuer sa peur de sortir. Je la laisse continuer à dessiner. » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 13

L’enfant qui dessinait son monde de nuages vient d’éclater en larmes lors d’un de ses dessins et de le déchirer comme refoulant à nouveau quelque chose de douloureux. La séance en a été terminée. Mais j’ai pu récupérer les morceaux et les scotcher un à un, cette enfant est comme une mélodie dont on veut à tout prix savoir les paroles sans y arriver. Son dessin ? Une voiture, autour plein de sang et un homme. Son père ? Mort d’un accident de voiture. Mais pourquoi cette réaction ? S’en sentirait-elle coupable ? Et si oui quel lien avec cette chanson dont elle signe sans arrêt les dessins ? » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 17

Grâce ne dessine plus autant la cave qui a été son domaine mais de plus en plus le dehors. Progresserait-elle ? » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 20

Je n’avais pas remarqué mais sur ses dessins aucun des personnages n’a d’yeux sauf elle. Cela m’intrigue... » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 24

Je ne peux plus tenir avec toutes ces questions mais le silence est notre clef de communication, je ne peux donc pas non plus le trahir. Ainsi j’ai demandé par l’écriture à l’enfant un portrait de moi. Elle a hésité en me dessinant et n’a pas de suite voulu me le montrer. Elle s’était dessinée comme d’habitude, je lui tenais la main, elle souriait, mais ce qui me choqua fut mes yeux :  vides et sanglants comme pour les personnages de ses autres dessins . J’en fut si désorienté qu’elle vit ma gêne et baissa la tête comme honteuse. Que faire? Comment me voit elle ? » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 28

Grâce fait des progrès, elle arrive même à aller en ville accompagnée, elle ne manifeste aucune violence. Mais elle semble rassurée dans mes séances silencieuses comme si notre dialogue sans mot la reposait du monde ordinaire. Comme si vivre dans le monde hors de sa tête ou, peut-être, hypothétiquement, de sa cave, lui demandait beaucoup d’efforts. » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 32

Je lui ai demandé par écrit de nouveau un portrait, elle a refusé net d’un hochement de tête. Je suppose qu’elle se souvient de ma réaction. C’est une enfant intelligente, douée en dessin et en écriture ? Tiens ? Si j’essayais de lui faire écrire ? J’en saurai sûrement plus. » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 36
Elle écrit bien, elle me raconte même ses journées, ses découvertes, la première fois qu’elle a pris le bus, la première fois qu’elle a vu un arc-en-ciel, la visite au zoo avec...J’ai dû relire plusieurs fois pour vérifier si ce n’était pas mon imagination mais elle a suivi ses mots de « Maman-zombie ». J’ai dégluti. » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 40

Plusieurs fois j’ai remarqué le mot « zombie » désignant les autres personnes qu’elle, se croit-elle la seule en vie ici ? Que lui a raconté son kidnappeur ? »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 44

Je lui ai dessiné un zombie et elle a hoché la tête dans un sourire compatissant. Elle m’a ensuite caressé la tête comme pour me consoler. Mais de quoi ? Me voit-elle en personne morte, et les autres ? »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 48

Elle me voit en en effet comme mort, elle l’a écrit sur une feuille : «  Je suis la seule vivante ici, Grand-pa avait raison. On est seul, j’ai peur ici, les zombies ont l’air gentils mais ce n’est pas mon monde à moi. » Je relus encore la dernière phrase choqué : «  Mon monde à moi, le réel le vrai qui existe, il est mort. » »

«  «  Journal du Docteur Cheber,
Année 20xx Séance 52

Elle ne reviendra pas, je ne sais pas si j’ai bien fait, l’ai-je au moins aidée ? Elle se mutile je le savais. Je n’ai rien dit pensant bien faire, que je devais la faire venir d’elle même par la confiance et sa manière à elle de communiquer. J ‘ai fait de mon mieux selon un collègue , tu es trop sensible le jeune m’a dit un autre plus âgé. Cela me frustre énormément. Demain je vois un autre patient, elle demain, ira dans un pensionnat.  » »

Notabene : Les autres psychiatres remarquent peu d’évolutions depuis cette date, à part une, elle a un ami Louis et semble plus heureuse en sa présence malgré son silence , elle aime l’écouter. Cependant ses blessures se font de plus en plus nombreuses et inquiétantes. Une école spécialisée semble requise.




Et ton histoire
Famille
Grand-pa

«  Grand-pa n’est pas un zombie. Grand-pa est comme moi, Louis et persil. Grand-pa est un survivant. Je ne sais pas où est Grand-pa aujourd’hui. De temps en temps je guette encore son arrivée  où il enlève son chapeau melon en grognant :  «  Saleté de Persils ! » ou s’il est de bonne humeur avec son grand sourire ridé sur son visage rond comme un ballon, marchant doucement robuste et tendre  : «  Bonjour Ma merveille, bonjour Ma petite grâce. » Mais il ne revient pas et je sais bien pourquoi...Grand-pa n’est pas un zombie, il est dans chaque lumière, dans chaque chat qui miaule, dans chaque chauffage, dans chaque soupe au vermicelle, dans chaque dessin au mur, dans chaque couette pour deux, dans chaque cahier d’écriture. Grand-pa n’est pas un zombie, le feu l’a emporté dans mon cœur. »


Persil


«  Persil c’est mon enfant, mon bébé, ma première responsabilité.  J’avais 7 ans et il est aussi devenu mon premier camarade de jeu. Je m’en occupais bien bien avec l’aide de Grand-pa, tu sais, petit carnet. Persil est un chat tigré et roux avec du blanc. Il est vivant Persil, il n’est pas un zombie. Mais parfois j’aimerais encore pouvoir le caresser, être que dans le cœur c’est un peu triste petit carnet... »


Louis


« «  Cher Louis,

Je suis dans le train en direction de ma nouvelle école, c’est comme tu avais parlé le train.
Il fait beaucoup de bruits et il y a beaucoup de gens, je n’aime pas trop...Mais il y  a un truc super, comme tu m’avais dit : «  Les nuages nous suivent ! C’est super le train ! Tu verras! Les nuages savent tout ! » Ils nous suivaient en effet mais ils ne m’ont rien dit, pas un seul mot… Peut-être que je ne mérite pas leur savoir...NON ! Grand-pa serait fâché, tu te souviens de Grand-pa ? Je te l’avais dessiné. Tu es le seul qui ne disait pas de mal de lui. Car tu savais qu’il comptait pour moi, seul toi pouvait le savoir, toi tu n’es pas un zombie mais les autres…

C’est comment qu’on fera nos blagues à présent, qui remplira mon silence angoissant de mots-bonheur, de mots-vivants ? Qui ébouriffera les cheveux ou me secouera comme un prunier au réveil pour qu’on puisse rire ensemble ? c’est qui Louis ? Qui ?

….
Ma lettre est tâchée de larmes…

Désolée, je ne dois pas envoyer cette lettre, je t’écrirai une moins triste plus tard. Je me sens toute seule et terrifiée mais je dois regarder dans les yeux, je dois être forte comme me recommandait Grand-pa. Et toi, toi je t’écrirai.

On est vivants alors ça ira.

A demain Louis, table 6 dans nos souvenirs,

Grâce. » »


Les autres


« Ce sont des zombies, même les plus gentils ne sont pas du même monde. Pourtant je dois vivre parmi eux. Alors « Courage Moi » je dois penser. J’affronterai tout ça tête haute comme le voulait Grand-pa , je ne serai pas une autruche ! « « L’autruche est un méchant animal, elle ne sort pas la tête du sol, elle a peur, la peur c’est la plus grave des erreurs, il ne faut jamais baisser les bras devant le danger Grâce, jamais ! » »
 




« J’ai mal, quelqu’un j’ai mal, mais personne ne fait rien, c’est simple il n’y a personne, il n’y  a que toi petit carnet, que toi et Grand-pa...J’ai chaud, pourquoi j’ai aussi chaud ? Grand-pa dit que j’ai de la fièvre, que c’est normal, qu’il revient vite avec un médicament. Je pleure, j’aime pas pleurer mais je me sens trop faible et surtout j’ai peur, peur pour Grand-pa. Grand-pa il dit que là haut c’est fini, qu’il n’y a plus que des fantômes. J’ai mal, rentre vite Grand-pa. Mes mains tremblent, je suis fatiguée. Je vais te laisser petit carnet, ça commence à faire mal aussi à ma main, elle est petite ma main. Je n’ai que 6 ans, Grand-pa dit que personne n’est aussi intelligent que moi. Mais en même temps s’il n’y a que nous deux de vivants cela n’est pas vraiment un compliment.
J’entends la porte de la cave, Grand-pa revient. Je vais avoir moins mal ! Je suis épuisée tant pis petit carnet je vais laisser le feutre pour aujourd’hui. Je m’endors...Grand-pa ne pourra pas me faire entendre une histoire, une histoire du monde d’en haut quand il y avait encore des vivants à part nous. J’aime bien mais ça me rend un peu triste aussi. »




« Aujourd’hui, Grand-pa est revenu avec un cadeau et quel cadeau ! Un nouveau membre de la famille il  a dit. Il a dit que j’avais sept ans et que je pouvais donc prendre soin de lui. Je sais que j’ai sept ans car on le marque sur le poteau en bois avec ma taille chaque année. Grand-pa a expliqué que c’était un rescapé comme nous en fait, qu’il avait eu de la chance de ne pas être tué par les monstres là haut, qu’il en avait juste perdu l’ouïe, je l’ai appelé Persil, car Grand-pa quand il est furieux dit sans arrêt «  Saleté de Persils ! » Je ne sais pas trop de quoi il parle mais ce n’est pas grave, Grand-pa boude toujours un peu quand il est de mauvaise humeur, c’est mignon comme son cadeau, un chaton il dit Grand-pa comme sur mon livre d’images d’avant. Persil n’entend pas mais moi je n’ai jamais prononcé un mot. Je vais lui dessiner les sons, je vais lui dessiner le monde, petit carnet, pas celui qui existait mais les petits bruits quotidiens de notre refuge, Grand-pa qui se rase, mes habits préférés et surtout des nuages : Je rêve d’un jour emmener Grand-pa loin d’ici et de lui montrer les étoiles. Ça doit être beau les étoiles...Et surtout on n’y court aucun danger comme à la surface. Dans le ciel, Grand-pa dit que personne ne peut être en danger. Alors on partira Persil mais c’est un secret hein ! Ne le dis pas à Grand-pa surtout pas. Il serait triste si je n’y arrive pas. »



«  Persil a bien grandi, il n’entend toujours pas, moi je ne parle toujours pas. Grand-pa est inquiet. «  Les petites filles de 8 ans devraient parler de temps en temps ! » affirme parfois Grand-pa. Je souris pour le consoler, mais il prend alors un air triste, je glisse sous son bras et lui fait des chatouilles et il rit enfin. Moi ça me rassure de le voir rire car je me sens un peu coupable d’être aussi silencieuse. Est  ce que c’est mal ? Je veux dire de ne produire aucun son...Est ce que c’est une punition ? J’ai toujours vécu ainsi du plus loin que je me souvienne. Cela ne me pèse pas. Mais Grand-pa...lui ça le rend triste. Parfois j’essaye de parler mais les mots restent coincés dans la gorge comme si un mur les bloquaient dedans. Parfois, quand je tente trop fort et que ça me fatigue j’explose en larmes silencieuses. »



«  Grand-pa est préoccupé aujourd’hui. Il reste au lit. Je lui demande sur le  carnet s’il a de la fièvre mais il ne me répond que par «  Viens Ma petite Grâce, viens Grand-pa est juste fatigué. » Alors je fais comme quand j’étais petite, toute petite à 6 ans, je me glisse sous son bras. Et je le chatouille. Mais il ne rit pas. Il ne rit plus. Je crois que Grand-pa est malade.

Alors j’ai tenu une réunion secrète avec Persil. Persil il n’entend toujours pas, moi je ne parle toujours pas. Mais cela ne nous gêne pas. J’ai fait beaucoup de progrès en dessin. Alors c’est comme ça que je lui parle à Persil. Je le dessine en commandant d’un engin pour le ciel.

On vole au dessus des nuages de mon livre d’images et même de la mer et des arbres de mes illustrations, je ne sais pas si tout ça c’est vraiment encore là mais Grand-pa a parlé de vivants humains ou animaux pas végétal, peut-être d’ailleurs que c’est grâce à leur survie que Grand-pa a soigné mes petits bobos. La nature elle est gentille c’est Grand-pa qui l’a dit. Grand-pa sait tout. »



« Grand-pa dort. Cela fait bien deux jours qu’il dort. j’ai tenté de le réveiller mais il n’ouvre pas les yeux, il doit être très fatigué. Ou hiberner. J’ai lu que les ours de l’ancien temps, dormaient des mois et des mois, que ça s’appelait hiberner. Les ours n’aiment pas le froid. Grand-pa est un peu un ours, je veux dire, il n’aime jamais que je m’inquiète pour lui, il dit sans arrêt «  Je suis fort comme un ours ! » Alors je le crois, Grand-pa est le dernier ours et le seul dans mon cœur avec Persil.
Persil me griffe un peu, il doit avoir faim. Je regarde la boite de croquettes tout en haut tout en haut de l’armoire. C’est trop haut pour mes 8 ans et demi. Et Persil qui pleure...Je cours vers le lit, Grand-père est glacé, cela doit être pour ça qu’il dort. Je craque une allumette et la met dans ce que Grand-pa appelle le « poêle », il dit aussi de ne jamais y toucher avant d’être grande. Est ce que je suis grande ? Je regarde furtivement mon visage dans le miroir. On va dire qu’aujourd’hui je le suis… Grand-pa je vais te réveiller ! Persil pleure, je craque une autre allumette car le feu n’est pas assez fort mais elle m’échappe des mains, le tapis le beau tapis de Grand-pa. Je tape sur le feu pour l’éteindre. Mes mains deviennent aussi rouges que le tapis tant j’ai mal. Il y a plein de fumée, plein plein. Persil pleure. Grand-pa dort. Je m’endors. »




« Quand je me réveille, je suis dans un lit. Alors tout ça n’était que cauchemar ? Je tente de sentir les moustaches de Persil sur mon visage, d’entendre le ronflement de Grand-pa. Mais rien de tout cela. J’ouvre les yeux en silence. Pas de mur plein de dessins en revanche des gens parlent.

_ Elle a été là dedans tout ce temps ?
_ Il paraît…
_ C’est la petite enlevée il y a 2 ans ?
- Oui, bientôt 2 ans et demi.
_Qu’est ce qui lui est passé par la tête à ce vieux fou ?
_ Il avait tout perdu certes.
_Écoute perdre ses enfants et petits enfants est une chose mais kidnapper
une gamine de 6 ans...
_Il est mort comme eux dans un incendie.
_ Tant mieux, si les éboueurs n’avaient pas prévenu la police.
_Elle a eu de la chance la petiote.
_ J’espère au moins qu’il n’a pas...

L’infirmier se reçut une chaussure dans la tête. Il se retourna vers moi et je m’enfuis à travers les couloirs de l’hôpital, petite frimousse en larmes, les monstres de là haut, les monstres ils ont capturé Grand-pa et Persil ! Je ne peux pas rester là ou comme Grand-pa disait les zombies me mangeront.

On me rattrapa assez vite. Je voulais hurler à la place je mordis, je voulus crier à l’aide à la place je griffais. J’étais un petit animal prise au piège. Je sentis quelque chose piquer mon bras, c’était désagréable, encore plus que l’huile de foie de morue, une cuillère par jour...pour la santé...Grand-pa disait.

Grand-pa...où es-tu ? »



« Quelques mois plus tard, on me déclara « apte à sortir », j’étais sage et discrète et physiquement tout allait bien. Je ne parlais toujours pas mais j’avais 9 ans et les médecins ne pouvaient pas me garder en vain. Le physique était réparé, je n’étais plus violente, je sortis donc.

J’avais vite appris que les monstres ressemblaient à Grand-pa sans pour autant leur faire confiance. C’était, j’en étais sûre un déguisement, ils parlaient forts et même parfois s’énervaient quand on ne leur obéissait pas en me disant «  Ne fais pas l’enfant ! Grâce ! » Pourtant Grand-pa disait que j’en étais une d’enfant…

Une femme (enfin un zombie déguisée) me reçut chez elle. Elle disait être ma maman. Et que mon papa était mort dans un incident. Je faillis lui dire sur mon carnet que mentir était mal, même pour un zombie. Et qu’elle aussi était morte.

Mais Grand-pa disait souvent : «  Tu sais Grâce , les gens du monde d’avant s’il croient très fort quelque chose c’est comme leur parler à des centaines de kilomètres, ils n’entendent jamais », «  C’est pour ça qu’ils sont morts Grand-pa ? » avait-je écrit sur mon carnet. A ce moment là, le visage de Grand-pa était devenu tout triste, tout étrange à son quotidien . Je pris une moue sincèrement honteuse, sûre, sans savoir laquelle, d’avoir fait une bêtise. J’avais 6 ans à l’époque, je n’ai plus jamais reposé la question. Et ce en me voyant soucieuse Grand-pa a ri dans un « Brave Petite » en m’ébouriffant les cheveux.

Ne me voyant pas répondre sur le cahier, la dame-zombie s’inquiéta :  «  Tu sais Grâce ce n’est pas de ta faute ce n’était qu’un « incident ». » J’avais envie de pleurer mais je ne le fis pas, aucun vivant ne pourrait plus me consoler, intérieurement je me grondais de m’apitoyer sur mon sort. Grand-pa disait toujours : « L’autruche est un méchant animal, elle ne sort pas la tête du sol, elle a peur, la peur c’est la plus grave des erreurs, il ne faut jamais baisser les bras devant le danger Grâce, jamais ! » Alors je ravalais mes larmes et décidais de survivre coûte que coûte.

La dame continuait de parler mais je ne l’entendis plus et une fois sortie de ma rêverie, je m’aperçus qu’elle était sortie de la chambre. Je levais la tête à l’horloge murale, 12 heures, elle m’avait parlé deux heures d’affilé, donc pas la peine de la contrarier. Elle ne m’entendrait pas.

Une voix appela pour manger, je n’en avais pas envie, et m’endormis épuisée, le lendemain ma couette était sur moi et j’avais un paquet près de mon oreiller. Je l’ouvris et trouvais une ours en peluche avec un mot : «  Rebienvenue à la maison, Maman ». Je faillis le lancer par terre de rage puis des brides, des cris effrayants incompréhensibles me revinrent en mémoire. Je frissonnais et lâchais l’ours en peluche avant de courir manger en bas. Tant pis pour la sieste. »



« Ce ne fut que un mois plus tard que les choses commencèrent à se gâter entre la dame-zombie et moi. Elle faisait des efforts je le voyais bien :  J’avais toute une chambre à moi, chez Grand-pa on devait tout se partager. J’avais de bon repas, et parfois j’acceptais même une histoire et endurais les câlins sans broncher, même si ces deux derniers éléments me rappelaient Grand-pa et que j’avais du mal à ne pas en pleurer, parfois ça sortait et elle me caressait la tête en chantant. J’aimais sa voix. Ce zombie se prétendant ma maman je crois même que je commençais à l’aimer. Elle me faisait l’école à la maison.

En effet, le monde me faisait peur, les plantes, les véhicules tout était si...énormes et semblait si vivants. Je me sentais perdue. Une fois elle a voulu aller au parc avec moi...je tremblais en sortant et  je me suis arrêtée non loin de chez elle, trop de monde, trop de bruits, trop de présences, ma respiration s’est accélérée. Cela ne pouvait pas être vrai, je devais cauchemarder. Une voiture a vivement klaxonnée, la dame-zombie a hurlé mon prénom, et j’ai eu la force de reculer de trois pas, trois petits pas qui m’ont sauvée la vie, j’ai éclaté en sanglots et suis tombée à genoux en larmes, respiration saccadée et difficile, ventre nouée, pleine de tremblements, et pensant très fort à  Grand-pa et Persil. Puis j’ai eu quelques vertiges et plus rien. »




«  La dame-zombie s’est occupée de moi encore 11 mois.  Mais ce n’était plus pareil, son  regard était vide, elle ne faisait plus de repas, elle avait l’air très triste, absente, comme ne me voyant plus. Je faisais des efforts pourtant, une fois je lui ai même montré mon carnet secret, à elle, oui, à un zombie, mais à un zombie que j’aimais beaucoup. Un soir elle ne faisait que pleurer en respirant mal comme moi lors de ma panique, elle était recroquevillée sur le sol et soudain...on sonna à la porte, un frisson glaciale me parcourut le dos. La porte. Grand-pa n’aimait pas les portes. Il disait que les ouvrir mène au monde des morts, cela résonna à nouveau, La dame-zombie pleurait...Je voulais crier à l’aide mais les mots ne sortaient pas. Par contre les larmes continuaient. La panique grimpait j’en avais mal au ventre, j’en avais chaud bien que nous fûmes en hiver. Cela sonna bien une dizaine de fois de plus en plus fort, de manière de plus en plus pressante. Et brusquement une voix forte et inquiète :  «  POLICE OUVREZ ! » Je poussais un grand cri et la porte s’ouvrit violemment, à mes cris la terreur se mêlait. Je pensais à Grand-pa, je pensais à Persil, je pensais aux étoiles, peut-être que là bas on se retrouvera... »



«  J’avais à peine 10 ans et je veillais à nouveau près d’un lit d’Hôpital. Près de ce lit tout me revenait. Je compris enfin pourquoi les mots restaient coincés dans ma gorge. Papa...papa...était mort et l’incident c’était ma faute. Ma faute...J’avais 6 ans à l’époque et je voulais absolument aller à ce spectacle de la comédie musicale des Misérables, mais il neigeait drue, papa et maman voulaient annuler mais j’ai piqué une colère alors ils ont cédé. Il neigeait neigeait et il y a eu cette voiture. Je me recroquevillais sur la chaise et me mis à pleurer en silence, si je ne disais rien je pourrais rester seule, si je restais seule tout irait bien.

Je pensais à Grand-pa, avait-il menti. Je passais plusieurs heures accroupie sur ma chaise voulant effacer, me persuader que non, il ne mentait pas, que je n’étais coupable de rien. Et je finis par y croire à nouveau.

Le sommeil me prit je m’endormis. Par la suite je fus placée dans une famille « en attendant » que la dame-zombie aille mieux. Cela se passa ni bien ni mal avec cette famille, j’étais leur invité je le faisais savoir par ma distance et mon mutisme permanent, mais il n’y eu pas de drame.

Il y eut même du progrès en un an , malgré la terreur, je sortais dehors, peu à peu, pas à pas. Je prenais sur moi. Un médecin me suivait et je dessinais, lui au moins n’attendait pas de moi que je parle, c’était reposant, je l’aimas bien même si lui aussi probablement était un zombie. Et puis, le silence me protégeait et étrangement ce sang, ce sang qui coulait chaque nuit me soulageait.

C’était des blessures que je me faisais avec une lame de rasoir bien cachée dans la poche secrète de mon sac d’école, trouvée dans la salle de bain. Ça me calmait, j’oubliais Grand-pa, j’oubliais Persil, j’oubliais avant, j’oubliais même que j’étais coincée dans ce monde de zombies et surtout dans mon propre silence, mais surtout j’oubliais que Grand-pa m’avait menti, ça je le laissais s’engouffrer dans les tréfonds de mon âme. »



«La femme qui s’occupait de moi sortit de l’hôpital un an plus tard, elle allait mieux, elle avait un traitement et arrivait à sourire. Cependant son regard s’assombrit en me voyant, le mien aussi. Nous devions nous séparer pour aller mieux.

Moi du haut des mes 11 ans, je l’écoutais me dire qu’elle ne pouvait pas me garder, que je devais aller dans une autre famille. Qu’elle avait fait son possible mais qu’elle ne savait pas comment m’aider.

Qu’elle ne pouvait que m’envoyer dans une école avec son argent de coté, que je devais partir, « pour mon bien ». Beaucoup d’adultes aiment ces mots, même Grand-pa mais Grand-pa lui, je le croyais, une confiance tacite nous unissait, avec la dame je n’y arrivais pas, j’eus  soudain un peu de peine pour elle. Peut-être que le monde des zombies et celui de Grand-pa étaient trop différents pour se comprendre ?

Elle s’est mise à pleurer. Je lui caressais doucement la tête avec un sourire compatissant tout en restant méfiante sans comprendre vraiment pourquoi, pour ne pas me souvenir à nouveau sans doute, mais tout irait bien le silence me protégeait alors je n’y pensais même pas.

La dame-zombie ? Elle n’arrêtait pas de me demander pourquoi. Elle pleurait. Alors même les morts pleurent ?  Cette question aurait dû me venir bien avant mais ces derniers mois avaient été agités dans mon crâne.

Alors….

En silence je ne pouvais que lui caresser sa longue chevelure noire comme pour lui faire oublier que sous ma veste bleue ( ma couleur préférée) il y avait des marques, ces blessures.»




«  Ma nouvelle école était un internat très peuplé. Je n’avais jamais vu autant d’enfants en même temps, il faut dire je n’étais jamais encore allée à l’école. Chez la dame, les médecins avaient pour ne pas me brusquer préconisés des cours à domicile et avant...avant c’était Grand-pa. A ma nouvelle école je voyais un médecin à cause de mes blessures. Je refusais cependant tout dialogue. On ne pactise pas avec un mort. Je ne communiquais pas plus avec mes camarades, ils n’étaient pas plus vivants, les seuls vivants c’était moi et….des larmes me montaient aux yeux quand j’y pensais. Je me frottais donc vite le museau pour ne pas pleurer. Je me sentais seule. Puis un jour je l’ai rencontré. »



« «  Qu’est ce que ça peut vous faire, espèces d’enfoirés ? » Lila s’énervait, Lila était pourtant calme d’habitude. Lila les gens disaient que c’était une fille mais il combattait durement pour que la maîtresse accepte enfin de l’appeler Louis. Mais les zombies c’est bête, ça se moque, ça rit gorge déployée, juste car la maîtresse dit que c’est ridicule. Moi du haut de mes onze ans je ne parle toujours pas. Moi du haut de mes onze ans j’aimais bien le prénom Louis. «  Qu’est ce que ça peut vous faire espèce d’enfoirés ? » répéta Louis en se mettant devant moi armé d’un rouleau de papier bien serré, Louis adore dessiner aussi et surtout les pliages, peut-être qu’un jour il m’apprendra. Un des enfoirés en question le traita de « Princesse  en carton » Louis sourit malicieusement : «  Je ne suis pas une princesse mais si vous l’emmerdez encore je vous ferai en effet bouffer du carton. » A l’école, on m’embêtait souvent, du sable dans les chaussures au chewing-gum dans les cheveux d’aujourd’hui.

« On veut simplement la faire causer du calme Princesse ! » Je sentis la discussion tourner au vinaigre, je pris le bras de Louis, moi qui ne touchait aucun zombie, je lui serrais très fort le bras presque en larmes pour lui signifier que ce n’était pas grave, que il n’avait pas à s’occuper de ça, de moi. Il soupira et m’entraîna dans le couloir dans un fort «  Allez vous faire foutre ! »  Une fois aux toilettes il sortit une paire de ciseau et un peigne et grimaça : « Je suis désolé Grâce je vais devoir couper... » Je hochais la tête pour signifier mon accord. « Tes cheveux, tes beaux cheveux... » se désola Louis. Pour la première fois je pleurais sans essayer de me retenir devant quelqu’un qui tout doucement tentait de réparer les dégâts des petits zombies. Louis n’était pas un zombie. »  On entendait les pas de la maîtresse dans le couloir. «  Encore une punition de l’imbécile ! » soupira Louis. Je hochais la tête honteusement. Il rit : «  Bah au moins on sera ensemble ! En amis ! » De la chaleur dans sa voix, de la chaleur qui rassure, dis petit carnet, c’est ça un ami ? »



«  «  Je ne dois pas porter l’uniforme des garçons, Je dois communiquer avec les autres, Je ne dois pas porter l’uniforme des garçons, Je dois communiquer avec les autres,   Je ne dois pas porter l’uniforme des garçons, Je dois communiquer avec les autres, etc »  300 fois c’était très long, peut-être plus long que l’âge de Grand-pa, en y repensant des larmes montèrent à ma gorge et mon stylo trembla. Louis le remarqua, Louis le remarque toujours, il se leva dans un : « Allez c’est fini pour aujourd’hui ! » Je le regardai inquiète et si la maîtresse zombie revenait.  «  Bah elle nous trouvera jamais dans notre cachette ! » Je souris toute heureuse, c’était vrai notre cachette comme la cave de Grand-pa c’était la meilleure du monde entier ! Il me tendit une main que je pris. Nous courûmes dans les escaliers vides à cette heure du soir, mon cœur battait très vite, c’est la première fois que nous allons de nuit dans notre cachette. Nous plongions contre la porte et nous engouffrâmes sur le toit de l’école, sous les étoiles, c’était ça notre cachette, le toit tout simplement, et ce soir il était plus beau que jamais. Louis se mit à chanter :

« There is a castle on a cloud,
I like to go there in my sleep,
Aren't any floors for me to sweep,
Not in my castle on a cloud. »

Sans comprendre pourquoi je le giflais pour la première fois depuis 1 an qu’il me connaissait, et quittais le toit en courant. Il resta choqué quelques secondes. Il ne connaissait pas ce coté de moi, cette douleur, il venait de la découvrir. Et mes larmes coulaient sur ma bouille de 12 ans entre enfance et adolescence. »



«  Louis mit une semaine à me reparler pour la simple et bonne raison que je ne quittais plus mon lit d’infirmerie depuis….le toit… Puis un matin il entra dans la salle blanche et cria : «  Bon c’est bon là toi tu te réveilles ! »  Toi ? Je me désignais du doigt et il soupira : «  Oui TOI ! » Je sursautais, le ton de Louis n’avait jamais été aussi violent. «  Lila nous sommes dans une infirmerie ! »  s’agaça l’infirmière. Mais l’infirmière était devenu invisible à Louis et moi, nous étions deux dans cette pièce, seulement deux pour nos têtes. Il me prit par le bras et me leva, je me débattis, mais Louis était plus fort que moi qui étais plutôt frêle pour mes douze ans. Il me traîna jusqu’au parc sans se préoccuper de l’infirmière furax et des autres regards d’incompréhension braqués sur nous. Une fois dans notre potager ( Louis et moi faisions pousser des fraises derrière un buisson du parc, je ne sais pas bien si on peut l’appeler ainsi.) Il me lâcha et je tombais au sol. Il porta la main à son visage fortement irrité. Puis...il m’engouffra une fraise bien mûre dans la bouche, elle était délicieuse. Si délicieuse qu j’en souris. Louis rit et moi aussi. Il m’avait pardonnée sans chercher le pourquoi du comment, il m’avait relevée avec la douceur d’une fraise, il venait de me prouver que dans ce monde de zombies parfois il y a toujours du vivant. Et que j’en faisais encore partie. »



«  L’année qui suivit fut merveilleuse, enfin je me blessais toujours, j’étais toujours muette et les médecins scolaires s’en arrachaient les cheveux, je regrettais celui d’autrefois, hors de l’école, lui n’aurait rien attendu, il aurait juste été là, sincère dans sa présence. Un peu comme Louis en fait. Louis calmait mes angoisses et souvent il ne fallait pas grand-chose. Juste sa présence me suffisait, Louis est très bavard alors il parlait pour deux, de la pluie, du soleil, des fraises, de ses frères bien trop petits pour ne pas être chiants, de son chien Boulet car il ne faisait que des boulettes, des professeurs qu’il parodiait parfois et aussi de ses pliages, il me montrait toujours ses œuvres, pas moi, moi je gardais mon terrain d’exil, le carnet, secret de tous. Jusqu’à ce jour. »




«  « Tout va bien ? » La tête de Louis passa par dessus mon épaule. Sans parole de ma part il me comprenait car on se connaissait, c’était mon meilleur (et seul) ami. Je savais que mentir ne servirait à rien alors je hochais la tête négativement et pour la première fois lui montrai mes écrits, mes dessins, ma vie. Il les regarda avec beaucoup d’attention et de sérieux comme on lit un parchemin sacré. Puis une fois l’ouvrage fini, il murmura simplement : «  Alors...tu pars ? » Je ne pus lui répondre que par des larmes que j’essayais de cacher avec un smiley sur mon cahier. J’enlevais ma veste, il vit mes marques, il comprit et sans un mot il me prit dans ses bras. Les médecins ne savaient plus que faire pour moi, une école plus spécialisée me feraient du bien avait-dit le directeur d’ici. Je partais demain. Sans un mot Louis m’a serrée très doucement avant de glisser quelque chose dans ma poche puis de dire comme si rien n’était : «  Table 6 comme d’hab ! » C’était une petite table de la cantine que nous adorions, un 6 avait été gravé au couteau par un ancien pensionnaire. Je sentais encore la douceur des mots de mon ami, dans ma poche une adresse, l’adresse de Louis ? Je souris, je n’étais pas seul. Je rangeais mes affaires et me dirigeais vers la cantine en serrant fort le bout de papier dans ma poche, j’avais 14 ans, je partirai demain mais aujourd’hui Louis et moi serions encore ensemble entre amis à la table 6. »


Derrière l'écran
Prénom/Pseudo : Lou
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Un commentaire ? : Enchantée à tous <3 . J'ai rajouté un
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pour que les images de l'histoire s'affichent bien en séparée de la première (chaque image marquant un chapitre). J’espère que ça ira malgré cela.  :oops:  


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Melody Williams
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Jeu 31 Aoû - 15:54
Moi la jolie et divine Melody moustachu te déclare pré-validée ! Ta Divine Directrice te validera sous peu :p!


Fiche approuvée par Melody



Now I'm yours Naomi.. So catch me if you can ♪
J'écris en #ff99cc
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Martel Ed'Ruecus
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http://indare-division.forumactif.com http://indare-division.forumactif.com/t24-pnj-martel-ed-ruecus

Jeu 31 Aoû - 16:51
Bienvenue dans le programme de réhabilitation psychologique Potion, chère élève. Vous êtes officiellement admise dans notre établissement.

Voici les règles spécifiques qui s'appliquent à ton personnage, en plus du règlement de l'école :
- Interdiction d'utiliser un rasoir, un compas, un ciseau ou tout autre objet tranchant sans surveillance
- Obligation d'utiliser des couverts en plastique au réfectoire et à la cafétéria
- Ses affaires et sa chambre doivent être fouillées régulièrement pour s'assurer qu'elle ne tentera pas de se faire du mal ou de blesser ses camarades, et ses blessures seront surveillées pour s'assurer que de nouvelles n’apparaissent pas
- Obligation de rendez-vous deux fois par semaine avec un psychiatre de l'école


Pour le reste, tu connais déjà :
Listings, pour les classes, les chambres et l'avatar
Suivi psychologique et dossier scolaire, pour tenir compte des notes, éventuelles punitions, soins et autres choses affectant le parcours scolaire de ton personnage
Demandes de rp
Friendships & Adventures
Internet & sms
N'oublie d'ajouter le lien vers ta présentation à ton profil.

Nous espérons que l'école saura t'aider à vaincre tes démons et à prendre un nouveau départ
Martel Ed'Ruecus, directrice de l'IRS

PS : tu l'as ajouté où, ce /div ? Que je vois s'il n'y a pas un autre moyen sans trop déformer la fiche ^^
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