À droite, l'école et ses élèves normaux, comme tout le monde.À gauche, le centre de redressement pour jeunes dangereux.Maintenant réunis, pour le pire.
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Hé Meredith, c'est moi [Moran]

Moran Flint
IRS |:| Première année
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Messages : 11
Né(e) le : 24/08/2003
Date d'inscription : 31/08/2017
Age : 14
Niveau d'études/Métier : 1ère année
Nationalité : Galloise
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Jeu 31 Aoû - 15:05
Moran Flint
« At the end of the day »


Âge : 14 ans
Date de naissance : 24 aout

Lieu de naissance : Bronaber, pays de Galles
Nationalité : Galloise (donc britanique)
Orientation sexuelle : Bi

Classe : Première année
Groupe : Forge
Raison : Multiples. Fugues à répétition, vols, violation de domicile, coup et blessure ayant entraîné une ITT de moins de 8 jours. Également se met en danger, agressivité, incapacité à contrôler sa colère.
Date d'entrée à l'IRS : Septembre 2017

Ce que tu es
Physique

Yeux : bruns
Cheveux : Blonds
Taille : 1m37, c'est un peu petit pour son age.
Poids : 32kg, guère plus, un vrai poids plume
Corpulence : Trop fine, trop fragile
Vêtements et/ou style : Généralement usés jusqu'au fil, délavés, simples, pas vraiment des marques. De toute manière, la plupart du temps, c'est l'uniforme obligatoire : pantalon supposément à motif écossais si les motifs étaient encore visible, chemine blanche pas trop usée, ceinture et ruban bleue, chaussure de ville neuve parce que Bronaber, c'était en pleine campagne.
Signe distinctif : Se bande souvent les chevilles à cause des éraflures à cet endroit. La vie à la campagne laisse certainement habitudes.
Autre chose ? Habituellement pâle.

Caractère


« Hé Meredith c'est moi. Le monde est naze et j'ai la rage. »
La rage ? Tu plaisantes. Tu n'es qu'une boule de colère, prête à exploser à tout moment. Tu hurles, tu as la furie au corps. D'ailleurs c'est comme ça qu'ils t'avaient appelés au poste. « La furie ». Tu es en guerre contre le monde entier.

« Hé Meredith, c'est moi. J'ai volé ces connards de touristes. J'ai volé dans la magasin. Et je m'en fous, si c'était à refaire, je le referais. »
Tu les détestes. Ces riches, ces touristes qui venaient dans leur village de vacances admirer la forêt. Tu les détestes parce que tu crevais, littéralement, de faim comme de jalousie. Alors t'as fait tout un tas de truc pas très bien, pas très moral. T'as escaladé la montagne de la violence, du danger, allant toujours de plus en plus loin. Tellement que tu as fini avec une psy et une assistante sociale car tu te mettais en danger. Du moins parait. Faudrait peut être zieuter un peu ton passé pour bien comprendre ce qui s'est passé.  

« Hé Meredith c'est moi. Est ce que ton école te plaît ? Est ce qu'elle est si bien que ça ? Est ce qu'il y a des bibliothèques avec des albums ? Tu les aimais tant. Tu était heureuxe quand je te les lisais à haute voix mais parfois tu jouais à la grande et tu les feuilletais seule. Est ce que la cour de récré a des jeux amusants ? Est ce que tu t'es faite des amis là bas ? C'est la ville pourtant, c'est si différent de chez nous.  »
Au village, y avait pas beaucoup de distraction et s'occuper de Meredith mais ça ce n'était pas un problème. Parce que t'adorais ta sœur. Et puis y avait aussi la forêt et la montagne, que tu connaissais comme ta poche à force. T'aimais être en plein cœur de la nature, t'enfuir si facilement. Tu avais même appris à chasser et les bases de la survie, pour pouvoir perfectionner tes fugues. C'était amusant.
L'été, il faisait chaud partout alors, quand tu ne volais pas des touristes ou autres activités estivale, vous alliez à la bibliothèque car là bas, il y avait la climatisation, contrairement à la maison. Du coup tu t'obligeais bien un peu à lire et tu en avais pris goût. Pour les mangas, les bandes dessinés, les petits romans... ainsi que les documentaires, les animaliers, les herbiers. C'était amusant.

« Hé Meredith c'est moi. J'ai encore l'impression d'avoir faim. J'ai toujours l'impression d'avoir faim. »
T'as toujours faim. La plupart du temps c'était justifié car il n'y avait pas grand chose à manger. Sauf que quand tu as commencé à voler dans les magasins, tu en avais, quand tu volais. Et pourtant tu avais encore l'estomac qui te tiraillait en permanence. Parfois, ça en devenait compulsif. Le besoin de stocker de la nourriture, de se rassurer. Et peut être que c'est dû à la manière dont tu manges aussi. Tu savoures rien – à part les glaces et encore –, tu ne fais qu'engloutir, rapidement, de peur que ça disparaisse. Un jour, l'assistante sociale t'avait invité dans un restaurant à volonté. Tu avais mangé à t'en rendre malade, ne sachant pas quand t'arrêter et tu avais trouver le moyen d'en voler dans une boite à tupperware pour Meredith. Bouffer à en vomir.
Peut être que c'est bien la définition de maladif.
Tu vas sûrement tenté de nouveau dans ton école maintenant. Elles sont où les cuisines ?

« Hé Meredith c'est moi. Parfois je regarde ma jambe et je me suis dis qu'elle devrait pas être là, que je devrais la déboîter, comme si c'était une prothèse. C'est un peu bizarre ce genre de pensées, non ?  »
C'est peut être lié à la remarque précédente ou peut être pas. Mais t'aimes pas ton corps. Tu t'y sens... mal. En même temps, il te fait mal en permanence. Du coup, pour survivre, tu n'avais pas vraiment le choix. Tu as arrêté de t'écouter. De l'écouter. Tu es un esprit et ton corps n'est qu'un poids. C'est peut être pour ça que certains croient que... Et c'est pas vraiment toi qui va les détromper.

« Hé Meredith c'est moi. J'ai compté. Tout. »
T'as une mauvaise habitude. C'est de compter combien tu vaux, combien tu dépenses. Et même le reste. C'est maladif. Tu évalues le prix de la nourriture, des habits, du produit de ménage dans le chariot de la femme de ménage. T'es pire qu'une calculette. Dommage que ça ne serve pas beaucoup en maths. T'en as d'autres aussi, des réflexes de pensées bizarre. Par exemple, l'autre jour, une ampoule a cassé dans ta chambre. Ta première réflexion, ca a été que la directrice avait pas dû payer l'électricité. Mais t'es bête. T'es en pensionnat, plus à la maison.
Alors pourquoi tu réfléchis encore comme là bas ?

« Hé Meredith c'est moi. Il paraît que je devrais penser à un métier mais ma tête est vide. Même en cours, je ne retiens rien. J'ai décroché depuis trop longtemps, j'ai du mal à m'y raccrocher. »
Demain, t'arrives déjà pas à te représenter ce que c'est. Alors le futur, c'est hyper flou. Certes, tu as ton rêve, bien au chaud au fond de toi. Mais il semble si lointain et il n'y a pas vraiment les détails techniques. C'est peut être pour ça que les cours, le présent, tu as du mal à le rattacher au concret. Du coup, tu coules en cours. A flot. Et les absences n'aident pas.
Peut être que tu devrais viser un métier en rapport avec la montagne. Mais ça existe vraiment ça ?

« Hé Meredith c'est moi. Comment je vais faire avec les autres ? Y en a qui sont presque comme toi. »
Tu vas avoir du mal avec les élèves. Oh, pas les rouges, non. T'as compris, ou en tout cas c'est ce que tu crois, que ce sont des gosses riches. T'as pas cherché à comprendre plus loin. Tu les aimes pas, tu leur en veux, tu crèves ta jalousie sur eux. Mais les bleus... Du peu que t'en as vu, t'as l'impression d'être en terrain connu. Tu sais pas trop comment te comporter. Quand aux adultes ou aux gens en dehors de l'école, c'est encore pire.
Peut être bien que t'es un enfant sauvage maintenant, à force de sécher l'école et le monde. Le social, c'est pas trop ton truc.

« Hé Meredith, c'est moi. Tu me manques. Je reviendrais te chercher, je le jure. »
Ta sœur te manque. Beaucoup trop. C'est plus que de la simple tristesse. Tu aimerais la revoir, t'en aller avec elle, la prendre au loin. Plus tard, tu lui as promis, tu repasseras par son école. Et là, vous partirez tous les deux. A vélo, à pied, en mobylette, peu importait. Vous habiteriez tous les deux dans une maison, où il y aurait l'eau, l'électricité, le chauffage en hiver et même la climatisation en été. Vous auriez autant de glaces et de livres que vous voudriez. Il n'y aurait jamais de pleurs, jamais de jours où on s'endormirait le ventre vide. Le frigo serait tout le temps rempli et dans le jardin, il y aurait un potager avec toutes sortes de légumes et de fruits. On aurait qu'à se pencher pour les ramasser. Et puis pleins de lapins dans des clapiers parce que tu sais qu'elle les aime bien. Mais on ne les mangerait jamais. Ce serait un paradis, rien que vous deux.
C'est ton rêve ça, la raison pour laquelle tu tiens encore, celle à laquelle tu t'accroches. Un jour, tu y arriveras.



Et ton histoire
Famille
Meredith Flint, sœur cadette : Sa préférée, le centre de sa vie. Meredith qui n'était pas trop normal, un peu trop dans la lune. Qui battait des mains quand le vélo roulait ou ne pouvait pas supporter le bruit. Mais Moran s'en fichait. Sa sœur, c'était sacré. Elle lui manque. Beaucoup. Toutes les semaines, une lettre part en sa direction
Père Flint : Macchabé, décédé, s'en est allé, en est encore troublé.
Maman flint : Toujours occupée, criait souvent, toujours à s'occuper d'un bébé jusqu'à la mort de Papa. Fait de son mieux. Ce n'était pas assez.
Fratrie flint : Nombreux, ne sont pas Meredith.
 
>
T'as vu le jour dans les poubelles. Ou plutôt c'est ce que tu aurais aimé raconter mais c'est pas tout à fait vrai.
Dans ta famille, des marmots, y en avait déjà quelques uns et y en a eu d'autres après toi. C'était un village, petit, en plein milieu de la campagne, près des montagnes, du parc naturel, du village à touriste. Tout le monde parlait gallois dans le voisinage et de temps à autre anglais quand il le fallait. Tes parents étaient tout le temps occupé à tenter de faire marcher la maison et la boutique. Le frère aîné aidait aussi et sa sœur cadette donnait un coup de main pour s'occuper des petits, c'est à dire toi et ensuite les autres quand ils sont nés. On te priait souvent de ne pas traîner dans leur pattes, de te trouver une occupation, d'être autonome un peu.

Mais en même temps, la campagne, quand t'es gosse, c'est le rêve. T'étais Marmot, tu n'avais aucun soucis. On t'avait refilé une bicyclette qui avait appartenu à ton frère et avant à ta sœur et avant avant à ton frère qui le tenait lui même de ton cousin. Autant dire que le machin tenait plus très bien, que de la peinture, y en avait plus depuis longtemps et qu'il fallait souvenir le réparer. Mais ce n'était pas grave, il roulait ! Tu pouvais aller où tu voulais avec les autres. Tu connaissais les alentours comme ta poche, aussi bien que les plus grands.

De toute ta fratrie, qui ne semblait jamais vouloir s'arrêter, celle que t'aimais le plus, c'était Meredith. Et ça arrangeait bien les parents parce que Meredith, elle était pas totalement « normale ». Elle demandait une attention constante alors qu'y avait un autre qui venait de naître et on pouvait pas vraiment s'occuper d'elle sans arrêt. Mais ça restait ta préférée. Alors tu l'emmenais partout. T'avais neuf ans, elle en avait trois. Tu la mettais sur le siège bébé et tu pédalais. Elle battait des mains au contact de l'air, ça la faisait rire. Tu avais entrepris de lui apprendre tout ce qu'il y avait d'important : comment repérer les prunes mures, comment grimper aux arbres (même si le vieux avait gueulé contre toi à ce sujet), comment se repérer dans le ciel... Tu l'emmenais aussi au parc et tu la surveillais. T'étais plus Marmot alors, t'étais Responsable. Et Fierté.

Et puis un jour, tu as mis Meredith sur ton siège, t'as pédalé jusqu'au champs et quand vous êtes revenus, votre père s'était pendu.
Paraît que le monde des grandes personnes, ben il allait pas trop bien. Le magasin surtout. Parce que même en travaillant tout le temps, ben il coulait. A flot. Et y avait des dettes, trop de dettes. Ca allait pas. Alors d'un coup, il était plus là. T'avais onze ans. Et c'est là que ça a commencé à plus aller pour toi aussi.

Maman était seule. Elle devait gérer les enfants et puis le magasin et puis son chagrin. Maman aussi coulait. A flot. Les plus grands sont venus aider dans la boutique. Ils ont licenciés le peu d'employé qu'il restait et pris leurs places. Ils ont ouverts le dimanche. Mais même comme ça, l'argent manquait toujours. Tout partait dans les dettes. Alors il y a eu de moins en moins à manger dans les plats et elle se mettait de plus en plus en colère quand on abîmait quelque chose. Un jour, il n'y a plus eu de sous pour les souliers et t'as dû garder les mêmes tous troués pendant près de six mois, jusqu'à ce qu'elle t'en déniche aux secours populaires. Et un autre, y a plus eu d'eau dans la maison. Du tout. Jusqu'à ce qu'elle revienne. Et puis ça s'est mis à alterner : plus d'eau, plus d'électricité, parfois les deux en même temps. L'hiver, plus de chauffage car ça coûtait trop cher.

C'est là que t'as compris un truc. En fait, t'étais un poids. Et pas que toi, tous. Tous les enfants, vous étiez des poids. T'as appris à compter l'argent que tu coûtais. Pour chaque repas, pour chaque livre, pour chaque journée de cours, pour chaque goutte d'eau. Tu comptais pour ta sœur, pour les autres. Tu déduisais des grands ce qu'il gagnait au magasin. Sauf que toi, tu travaillais pas et ça te travaillait tout l'hiver.

Alors, au début du printemps, tu as mis Meredith sur ton siège qui commençait à devenir trop petit, t'as pédalé jusqu'aux montagnes et vous n'êtes pas rentrés. Vous étiez dans votre cabane et c'était cool. Même elle était aux anges. De toute manière, ça ne changeait pas grand chose par rapport à la maison. T'avais pris des prunes dans un arbre et des renseignements sur la chasse. Du haut de tes presque douze ans, tu étais Détermination. Tu allais t'occuper de ta sœur, sans l'aide de personne. Vous n'étiez que des poids de toute manière, autant s'éloigner.

La police ne sembla pas vraiment de cet avis quand elle vous retrouva. On t'engueula comme du poisson pourri. Même par Maman. Elle s'était inquiétée, tu ne comprenais pas pourquoi. Tes tentatives d'explication ne firent que la rendre pâle, tellement que tu t'en inquiétas. Puis te pris une paire de gifle.

L'été suivant, il n'y avait pas de climatisation mais il y avait des touristes dans le village d'à côté. Il n'y avait pratiquement rien à manger mais eux bouffaient des glaces, allaient à la place et la montagne et faisaient plein d'autre trucs qui te rendaient malade de jalousie. L'ambiance à la maison était intenable si bien que tout le monde l'évitait. Meredith pleurait pratiquement tout le temps à cause de la faim et tu en avais même l'impression qu'elle régressait. Cet été là, t'avais appris à faire les poubelles et le goût des ordures. T'étais toi même une ordure.

Le seul endroit où il y avait de la climatisation, c'était à la bibliothèque et à l'église. Meredith n'aimait pas l'église et l'église n'aimait pas Meredith. Aussi, quand il faisait tellement chaud que c'en était insupportable, vous alliez à la bibliothèque municipale. Elle lisait des albums, ou du moins faisait semblant, et toi tu avais accès aux ordinateur. Tu avais taper ces mots, presque pour plaisanter « Comment voler des touristes ? ». Ton désespoir était tel, tu n'étais plus à cela prêt. Tu ne t'attendais pas à ce qu'il y ait REELEMENT des explications là dessus. C'était... perturbant.

Ta première cible fut un touriste. D'abord, c'était sa faute. Son porte feuille dépassait de sa poche arrière. Personne ne faisait attention aux enfants, tout passa inaperçu. Tu pris un billet au hasard dans la poche, te dépêcha de le cacher puis le héla comme s'il venait de le perdre et toi de le ramasser. Cet idiot t'en remercia même. Tu avais gagné 20 £. Tu n'espérais pas tant. De nouveau, tu étais Marmot. Ta première action fut d'acheter une glace, à toi et à ta sœur. Elle était si heureuse que ton sourire te faisait mal à force de tirer. Tu la dégusta cette glace, jusqu'au bâton. Avec l'argent restant, tu te constitua une petite réserve de Manger. Pas des trucs périssables, non. Plutôt des boites de conserves. Bien caché dans votre chambre, c'était votre trésor.

De toute façon, ce touriste avait été bête. Et il n'en avait pas VRAIMENT besoin de cet argent. Il vivait très bien. La preuve : il partait en vacances ! Alors que toi, tu en avais marre. Marre de la faim qui ne partait jamais, marre de vivre dans un taudis, marre de ne jamais savoir si l'eau ou l'électricité n'allait pas soudainement se couper car la facture n'était pas payé, marre de devoir sans cesse réparer le vélo, marre des vêtements troués ou usagés, marre de devoir demander aux voisins de l'aide. MARRE DES ADULTES. Marre, marre, marre ! Plus t'y pensais, plus t'avais la rage.
Même tes frères et sœurs, tu ne voulais plus les aider. De toute manière, qu'est ce qu'ils te donnaient à toi ? Seul importait Meredith. Tant que vous seriez ensemble, peu importait les autres.

Cet été-là, tu volas de nouveau. Des touristes, des gens de passage, voir même un peu dans les magasins, une boite par-ci, par là. Et au bout d'un moment, tu avais suffisamment de provisions. Alors,  tu as mis Meredith sur le sac de provisions, tu as pédalé jusqu'au plus loin et vous avez fait votre deuxième fugue. Mieux préparé cette fois-ci. Vous aviez tout prévu en avance. Où vous alliez dormir, ce que vous alliez manger. Cette fois-ci serait la bonne. Tu avais même réellement ammené des livres sur comment chasser le lapin et les outils indispensables à la survie en forêt. Meredith ne disait pas grand chose, elle était habituée à ce que tu l'emmènes partout. Elle avait décoré votre cabane, elle semblait s'y plaire. Cela dura une semaine, puis deux, puis trois. Tu n'en croyais pas tes yeux, cela marchait. Vous aviez encore des provisions, tout semblait aller comme sur des roulettes.

Sauf que la police finit par remettre la main sur vous. Encore une fois. Ils t'ont engueulés mais au concours de celui qui avait la plus grosse rage, c'est toi qui l'emportais haut la main. Alors t'as répliqué. Dès qu'ils ont commencés, tu as hurlé encore plus fort. Toute ta rage envers eux, tout ce qui dormait au fond de toi. Tu ne te rendais même pas compte que tu faisais peur à ta sœur. Tout ce que tu voulais, c'était hurler. Et peut être que ça les a un peu surpris qu'un « pitchoune » comme toi ait autant de voix. Comparé à la taille et au poids... c'était clairement disproportionné. Mais ca ne te dérangeais pas. Tu les détestais. Tu y as gagné une nuit au poste. Qu'importe. Tu as tenté de défoncer la porte à coup d'épaule. Ca n'a pas franchement été une réussite, ton épaule s'est démise dans le processus mais c'était un bon défouloir. Ils t'appelaient la furie maintenant. Tout le village même. Qu'importe. Tu avais douze ans.

La rentrée a eu lieu. La demande de maman pour la cantine gratuite a été rejeté. Pas assez pauvre apparemment. Pas les bons papiers. Des trucs de grande personnes. Celle de Meredith a été repoussée. Trop tôt, pas assez prête. De toute manière avec son handicap.

Mais du coup, tu n'avais pas envie d'aller à l'école. Les élèves te regardaient bizarrement, les profs aussi. Tout le monde savait que tu as passé une nuit au poste. On t'inventais toute sorte de crimes dans ton dos. Tu séchais la plupart du temps, te réfugiant dans les montagnes, sur les chemins. Ou alors tu amenais Meredith au parc et tu passais ta journée avec elle. Les provisions s'écoulaient doucement, heureusement car les touristes étaient partis. Cette année était morne, sans saveur. Tu n'avais qu'une envie, t'enfuir de nouveau. Tu t'engueulais de plus en plus avec maman. Tu ne supportais plus personne. Rien que cette année scolaire là, tu fuguas près de cinq fois. Au bout de la deuxième, la police se dit qu'il fallait peut être que tu vois un psychologue. Et une assistante sociale. Qui sait, peut être y avait-il une raison à tes actes ?

La bonne blague, comme si vous aviez les moyens de vous payer une psy. Si cela avait été si simple, Meredith aurait été la première à en bénéficier.

Et pourtant, ils t'en trouvèrent finalement une, dans un centre sociale. Remboursée, gratuite. Tu devais y aller une fois par semaine mais tu n'éprouvais envers elle que de la méfiance. Elle te faisait dessiner, jouer à des jeux, parfois parler. Et c'est vrai que la plupart du temps, tu te laissais prendre à ce qu'elle te proposait. Mais ça ne faisait pas bouger le problème. Et tu ne lui confiais pas les conditions de vie à la maison. Personne ne devait rien dire. Quand l'assistante sociale passa, tout avait été si bien maquillé que tu te serais presque cru de retour à l'époque où papa vivait encore.
Papa.....

Tu ne sais pas pourquoi mais cela t'avait mis encore plus en pétard. Tu avais hurlé hors de la maison, crié, pleuré. Une rage incontrôlable t'avait pris au corps et tu n'avais pas su t'en débarasser. Trois jours plus tard, tu fuguais encore. Vers le début du printemps, tu repris tes illicites activités. L'été suivant fut difficile à vivre.

A la rentrée qui suivit, Meredith fut accueilli en pensionnat.
Tu l'appris la veille de son départ. Ce fut un choc. Tu ne savais pas. C'était une chance apparemment. Un bon établissement, SEN, «Special Education Needs » qui avait accepté de la prendre sur dossier de l'assistante sociale.
Tu n'avais qu'une envie en tête : fuir de nouveau avec elle. Meredith, c'était toute ta vie. La seule chose qui comptait pour toi. Mais maman devait te connaître un peu apparemment : elle avait déjà tout prévue pour vous empêcher de fuguer. Elle ne lâcha pas la petite d'une semelle et le lendemain, elle n'était déjà plus là.

L'année de tes treize ans fut, ironiquement, la pire. Ton unique soutien, le centre de ton existence, était absent. Cela libéra le pire en toi. Tu ne te contentais plus simplement de voler de la nourriture discrètement ou un billet à des touristes. Non. Tu te mis à voler des habits, toi qui n'avait jamais eu aucun intérêt pour la mode. Des broutilles également, juste parce que tu le pouvais. Le nombre de fugue monta en flèche et une fois même, tu alla te cacher dans une propriété secondaire qui n'était pas habité. Tu en profita pour voler divers objets, allant de pot de confiture à un collier qui te plaisait. Tu réussis cependant à fuir avant que la police n'arrive.

A la maison, tu étais plus insupportable qu'auparavant. Presque tous les soirs, cela hurlait. Ton plus petit frère finissait en larmes et ta sœur aînée te jugeait fortement. Les seuls soirées calmes pour eux étaient celles où tu n'étais pas là. Tu t'en fichais royalement. C'était de leur faute. Ils n'auraient jamais dû te l'enlever. Toi, tout ce que tu voulais, c'était que Meredith revienne. Tu lui manquais, elle te le disais toutes les semaines, chaque fois qu'elle t'avait au téléphone.

Tu appris la position des squats, leur enseigna comment fuir dans la forêt. Vers la fin du printemps, tu tentas de te « mettre à la prostitution » et passa une annonce sur internet. Tu n'avais aucune idée de ce que cela était vraiment, n'avait jamais approché ni un homme ni une femme de cette façon mais cela te paraissait presque marrant. Tu avais envie d'essayer, par provocation. Pour choquer. Parce qu'ils en avaient parlés. Peut être que les gens qui te traitaient de pute aurait raison alors. La police arriva avant que tu n'eut eu le temps de faire quoi que ce soit. Ta mère te gifla et même la psy en ouvrit des yeux de choc. C'était amusant selon toi. Elle resta deux bonnes minutes à te regarder, complètement ahurie. C'était sans doute cela ton objectif, et tu l'avais réussi. L'ennui c'est que, de suite après, il fut question de te faire intégrer un internat toi aussi. Strict, selon l'assistante sociale, avec une bonne prise en charge de ce genre de problème.

Parce que tu te « mettais en danger ». En tout cas, c'était ce que la psy et l'assistante sociale et même la police en avait conclu. « Moran se met en danger ». On te confisqua ton vélo. De toute manière il commençait à se faire un peu trop petit mais l'idée était claire : il fallait t'empêcher de trop te déplacer. Telle une mule, tu te mis en tête de faire tout à pied, aussi rapidement qu'avant mais tu dû bientôt te rendre à l'évidence : ce que tu pouvais faire en cinq minutes autrefois, il t'en fallait désormais vingt. Cela te frustrait.

Et ce qui devait arriver arriva. Début juin, tu te fis prendre la main dans le sac par un vigile de supermarché. Apparemment, il avait déjà remarqué ton petit jeu depuis longtemps et n'attendait qu'une erreur de ta part pour t'attraper. Ce que tu avais fait. Avec ton passif, il voulait directement appelé la police. Tu paniquas et te mit à te débattre comme un beau diable. Ce fut une très, très mauvaise idée car l'adulte, ne pensant pas qu'un si petit truc pouvait attaquer, ne fit pas attention. Résultat : tu le blessas suffisamment pour récoler un « coup et blessure  ayant entraîné une ITT de moins de 8 jours ». Ton cas venait nettement de s'aggraver. Tu fus placer en garde à vue.

De fil en aiguille, à force d'être interrogé, tu finis par reconnaître, sur le bout des lèvres, que ce n'était pas la première fois et où tu cachais ton butin. A partir de là, les policiers purent se rendre compte de la plupart de tes délits et ton dossier était bien chargé. Pour dire les choses poliment, tu étais dans la merde. Jusqu'au cou. Et en plus Meredith était rentrée à la maison et tu ne pouvais même plus la voir.

Tu passas devant un juge des enfants qui statua sur ton compte. Il prit en considération le fait que l'assistante sociale voulait t'envoyer dans un internat pour enfant à problèmes psychiatriques, puisqu'il semble que c'est ainsi que l'on te voyait. Un endroit merveilleux avec de nombreux psychiatres et policiers, adaptés aux cas comme toi. Et le hasard faisait bien les choses, cet endroit est également un centre pour jeune délinquant (enfin de ce que tu en as compris). Ce jugement ne fit donc qu’accélérer les choses.

Tu eus juste le temps de recevoir un bracelet électronique, pour t'empêcher de fuir et de revenir à la maison pour le mois d’août restant. Tu pu profiter un peu de Meredith, qui était tout de même triste de ne pas pouvoir te voir.

Mais à partir de ce septembre là, tu ne serais plus dans le pays de Galles, oh non. Tu allais partir pour l'Indarë Reformatory School.


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Un commentaire ? : Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait de forums type pensionnat. Ca me manquait. Le forum a l'air cool


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Melody Lawford
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Jeu 31 Aoû - 15:32
Moi la jolie et divine Melody moustachu te déclare pré-validée ! J'ai hâte de RP avec toi avec ma Melo :) Ta Divine Directrice te validera sous peu :p!


Fiche approuvée par Melody



We will always be friend, just friends..
J'écris en #ff99cc
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Martel Ed'Ruecus
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Jeu 31 Aoû - 15:41
Bienvenue dans le programme de réinsertion Forge, cher élève.
Vous êtes officiellement admis dans notre établissement.

Voici les règles spécifiques qui s'appliquent à ton personnage, en plus du règlement de l'école :
- Placement en résidence surveillée avec bracelet élecronique
- Ses affaires seront fouillées quotidiennement à l'entrée et à la sortie de l'école pour s'assurer qu'elles ne contiennent aucun objet volé
- Sa résidence sera fouillée régulièrement pour les raisons sudites
- Interdiction de quitter l'établissement hors sorties scolaires, ou uniquement sous surveillance.


Voici les liens qui te seront utiles pour tes premiers pas sur le forum :
Listings, pour les classes, les chambres et l'avatar
Suivi psychologique et dossier scolaire, pour tenir compte des notes, éventuelles punitions, soins et autres choses affectant le parcours scolaire de ton personnage (et pour mettre tes bulletins de note de première année si tu as envie)
Demandes de rp (faut bien commencer)
Friendships & Adventures, pour répertorier tes rps et tes relations
Internet & sms, si tu veux créer un compte S'Peach ou un téléphone
N'oublie d'ajouter le lien vers ta présentation à ton profil.

J'espère que tu te plairas dans notre école et espère que nous pourrons t'aider à surmonter tes problèmes
Martel Ed'Ruecus, directrice de l'IRS


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