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An ocean away [Melody] / Ottawa

Naomi Lawford
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Mer 9 Aoû - 21:22

08 Août
2017
An ocean away
Day One

Melody Williams
Naomi Lawford

Cinq jours de tournage, cinq jours replongés directement dans mon enfance, mes souvenirs, à reprendre contact avec des amis à qui je continuais de parler mais que je n'avais pas revu depuis plus d'un an maintenant... Je ne sais pas pourquoi ça m'a paru aussi naturel d'inviter Melody - sûrement parce que je l'ai accompagné, il y a quelques mois, dans le monde de ses propres souvenirs. En Ecosse, chez sa grand-mère, dans cette forêt avec la pierre et sa lettre, une main tendue dont je n'ai compris le sens que trop tard. Je ne lui ai pas dit que je m'en souviens ; je ne pense pas que ce soit nécessaire, ça ne ferait que la faire souffrir encore plus.

La plupart de mes amis m'ont dit de ramener mon copain, je ne l'ai pas fait. Bien sûr, je vais garder contact avec lui depuis là-bas, mais... je tenais à emmener Melody, et j'évite le plus possible de les laisser au même endroit tous les deux - je sais qu'ils ne s'entendent pas, et ce n'est pas bien difficile de comprendre pourquoi. Et puis... d'un certain point de vue, je ne me sens pas encore prête à le faire venir dans la ville où j'ai passé quasiment toute ma vie. C'est stupide, d'autant plus qu'il a déjà rencontré ma mère avec le voyage scolaire. C'est pas comme s'il n'avait pas déjà mis plus d'un pied dans ma vie, mais mes années à Ottawa restent quelque chose qu'il ne connaît que par ce que j'en raconte.
De toute façon, Melody a fait pareil avec moi, elle garde une priorité là-dessus.

Trois heures du matin. Je descend mes bagages, quoique le terme soit un peu fort pour une valise aussi petite. Ma mère m'attend en bas, et Melody ne doit pas être très loin derrière moi dans les escaliers ; j'allais remonter pour l'aider avec ses affaires, mais elle est déjà à la porte des dortoirs avant que j'aie le temps de l'atteindre. Elle nous emmène sur place pour qu'on ait pas besoin de se prendre la tête sur le parking, officiellement en tout cas mais je suis sûre qu'elle a juste peur que je m'endorme au volant en me levant aussi tôt. Résultat, comme je savais que j'allais pas conduire, j'ai joué à Overwatch avec Melo jusqu'à... bah y a dix minutes en fait.

On est parties pour une heure de route jusqu'à l'aéroport, probablement deux heures à attendre en salle d'embarquement, puis sept heures et demi de vol. J'avais oublié que le trajet était aussi long - en un an, on oublie vide ce genre de détails. Normalement, Laura passe nous chercher à l'aéroport d'Ottawa et on a plus beaucoup de route à partir de là - une demi-heure, quelque chose comme ça. Heureusement que je suis pas toute seule pour le voyage, ça aurait été difficile à supporter, surtout avec mon impatience naturelle. L'heure de voiture va probablement me servir d'heure de sieste... somnolence plutôt, surtout que je veux pas laisser ma mère toute seule devant, ça fait trop taxi et ça l'énerve un peu, mais pour s'occuper à l'aéroport (même avec les boutiques sur place) et, surtout, dans l'avion, j'aurais bien besoin de sa compagnie. Même si bon, si elle est fatiguée, je la laisserait dormir en ruminant mon impatience.
Et avec le décalage horaire, on va arriver super tôt dans la matinée là-bas en plus - cinq heures de moins, ça nous fait arriver à quoi... huit heures du mat' ? - la journée va être longue. Ça sera l'occasion de prendre un petit-dej toutes les trois.

- Alors, prête à traverser l'océan ?

Je me suis retournée sur mon siège pour parler à Melody, avec un sourire un peu fatigué. L'avantage de connaître aussi bien son passé, c'est que je suis sûre qu'elle n'a pas peur en avion - les gens qui ont peur en avion me stressent toujours, en fait, alors que je suis du genre super calme en vol d'habitude. J'ai déjà hâte d'arriver, la voyage va être très très long, et je suis absolument certaines de pas dormir. J'arrive pas à dormir dans les transports, c'est pour ça que j'ai toujours un bagage cabine super chiant à transporter : faut que je m'occupe.

- Tu sais où vous allez une fois sur place ?
- C'est Laura qui passe nous prendre. Elle va nous poser à l'hôtel, enfin sauf si on prend un petit-dej en chemin, et après la prod' nous prête une voiture normalement.
- Ça va être sympa. Melody, je compte sur toi pour qu'elle ne se noie pas dans le travail et qu'elle s'amuse, d'accord ?

Elle fait un clin d’œil dans le rétroviseur et je lève les yeux au ciel. Comme si j'étais du genre à me perdre dans le travail - bon ok, peut-être un peu. Là on parle quand même de retrouver la plupart des gens avec qui j'ai plus ou moins grandi, et j'ai plusieurs amis dans le lot, surtout Laura, William et Gloria avec qui j'ai le plus tourné. Arthur aussi. Ça va faire beaucoup de monde à présenter d'un coup.
© Naomi
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(Tamara en #cc6600)






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Melody Lawford
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Mer 9 Aoû - 22:26
An ocean away

ft Naomi

ft Naomi


J'ai trouvé ma place en ce monde
Au fond de moi, je suis contente. Contente sans vraiment parvenir à m'en convaincre. Ne vous y trompez pas, je suis reconnaissante de la perspective qui m'est offerte de m'ancrer un peu plus dans sa vie, de créer des souvenirs à ses côtés, ces mêmes souvenirs qui calmeront mes angoisses dans les ténèbres de ma sempiternelle solitude mais... Est-ce vraiment ma place? Je ressens un mélange contradictoire et désagréable de sentiments à l'idée de pouvoir visiter cette ville chère au cœur de ma meilleure amie mais d'un autre côté, je sais que je ne suis qu'un second choix. Peut-être pas cette fois, bien sûr.. Non, Naomi avait vraiment envie que je l'accompagne mais je ne peux faire sans me répéter que dans d'autres circonstances.. Je ne suis bonne qu'à me faire du mal finalement il semblerait mais... ai-je-tort ? Je sais tout d'elle : de sa couleur préférée à son parfum, de sa marque favorite de vêtements, la façon dont elle coiffe ses cheveux, sa série favorite mais pourtant, tout ce savoir m'est inutile. Et... le plus douloureux est peut-être de savoir qu'elle ne sait rien de tout cela me concernant. Je soupire donc en descendant les escaliers.

Je descend les marches petit à petit avec ma lourde valise, en silence. J'ai peut-être abusé mais dans l'enthousiasme qui précédait ce douloureux constat, j'avais un peu paniquée, ne sachant rien des jours à venir et c'est ainsi que je m'étais surprise à prendre des jolies vêtements, d'autres plus confortables que beaux, et d'autres plus chauds que confortables. Disons que j'avais voulu paré à toutes les éventualités. La seule chose dont je n'aurais pas vraiment à me préoccuper avec Naomi. Elle ne voyait plus rien en moi et je ne laissais plus rien paraître. En cela, j'avais adoré pouvoir passer la soirée à jouer, surtout à Overwatch. J'avais ainsi pu écouler toute ma frustration, alignant tête après tête, jusqu'à faire rager pas mal de nos adversaires. 51 tués pour 2 morts. Je crois que la frustration me réussit. C'est peut-être car ma vie en est constitué depuis quelques années que j'en viens à jouer aussi bien. Enfin passons. Je me tournais vers Naomi, profitant du peu de visibilité que m'offrait la nuit noire et ma bonne vision nocturne pour la regarder. Elle semblait si heureuse. Je n'avais pas le droit de gâcher son bonheur. Je ne laisserais rien transparaître de mes pensées négatives. Elle m'avait fait un honneur que je ne pouvais ainsi repousser. Je n'en avais ni le droit ni l'envie, même si au fond de moi je ne pouvais faire sans me demander si , dans un an, lorsque nos chemins se seront séparés, elle serait si heureuse de me retrouver ? Elle le serait à coup sûr mais jamais autant de moi et c'est ce gouffre qui entaillait mon cœur. Ce gouffre et le fait que j'avais eu la preuve de mes pensées de cette fameuse nuit. Je n'aurais pas ma place dans un cœur qui pourtant me semblait destinée, là où un abruti qui ne semblait en aucun cas avoir sa place auprès d'elle, y trônerait pour longtemps, voire pour toujours. Foutu aléa de l'amour qui heurtait mon être.

Quelques minutes plus tard, j'étais assise dans mon siège de voiture, avec Naomi et sa mère. Une femme des plus charmantes dont la ressemblance assez marquée avec ma compagne de cœur m'avait assez perturbée en premier lieu - ce qui me mettait aussi en perspective le choc que fus la rencontre avec ma cadette Victoria - mais que j'appréciais un peu plus chaque jour. La revoir avait déjà permis à mon esprit de se vider un peu de certaines pensées. En effet, à peine arrivée, Tamara s'était montrée douce et aimante envers moi comme si je faisais partie de la famille, comme si j'étais sa propre fille et ce regain d’attentions avait quelque peu dispersé les nuages qui embrumaient le sommet de la montagne solitaire qu'est mon cœur.

- Alors, prête à traverser l'océan ?

Je souris légèrement à ma camarade, notant sans difficulté la fatigue pesant dans sa voix ou bien les cernes autour de ses paupières. Son enthousiasme et sa petite voix la rend plus mignonne encore. Un peu comme une enfant. Après tout Naomi est une femme-enfant.  Un petite pierre précieuse fragile qu'il faut savoir manier avec précaution et douceur pour ne pas abîmer son éclat irréel. Cela dit, je ne prend pas la peine de répondre : elle le sait très bien. J'ai toujours voyagé, voyagé nuit et jour de part mon métier qui m'avait mené aux quatre coins du monde ; pour le meilleur comme pour le pire, passant d'une princesse adulée à une paria au fond du trou mais rien ne pouvait saper mon enthousiasme, pas même mes pensées les plus noires, du moins pas devant ce sourire pour lequel je parcourrais la Terre Entière. Oui je parcourrais la terre entière pour voir ce sourire. Elle est vraiment heureuse et comme un insidieux remède, son bonheur vient irradier mon être, me faisant sourire sans même réfléchir.

- Ça va être sympa. Melody, je compte sur toi pour qu'elle ne se noie pas dans le travail et qu'elle s'amuse, d'accord ?

Je tourne la tête vers la mère de ma bien-aimée, ayant totalement perdu le fil de la conversation en cours de route. La faute à la petite étoile qui était assise non loin de moi. Je plonge mon regard nacarat dans le reflet du regard émeraude de Tamara avant de faire un léger oui de la tête.

-"Comptez sur moi Madame. Je ferais attention à elle vous savez.. Je prendrais soin d'elle et je ferais tout pour qu'elle ne se laisse pas submerger, c'est promis.."

Bien sûr que je vais prendre soin d'elle. C'est évident. Je ne peux vivre sans prendre soin d'elle , c'est comme une drogue dont je m'imagine difficilement me passer. D'ailleurs.. ce regard.. Je me demande si la mère de Naomi est au courant, si elle sait. Je doute fortement que Naomi lui en ai fait part. "Hey Maman, je pars en vacances avec une psychopathe amoureuse de moi!". Non, c'est certain. Pourtant... J'aurais juré à l'instant qu'elle se doutait de mes sentiments à l'égard de sa fille. Sûrement une fausse impression de ma part.

Un événement me tire de mes suspicions. Un événement des plus mineurs, presque anodin. Mon amie vient d'éternuer. Je me tourne vers elle avant de la regarder et de lui murmurer doucement.

-"Tu as pas attrapé froid au moins? Je t'avais dis que de porter un short avec les baisses de températures allait te rendre malade.."

Sans trop réfléchir, je l'enveloppe dans mon manteau comme je peux, tirant sur la ceinture pour la couvrir de mon mieux avant de lui sourire. Oui peut-être que j'ai des doutes parfois mais lorsque je suis comme ça, à la préserver d'elle-même, de ce monde et de moi aussi parfois, je sens qu'elle a besoin de moi auprès d'elle...En cet instant, pendant une brève seconde, quelque chose me disait que je comprendrais plus encore à quel point je devais rester auprès d'elle. A quel point j'avais trouvé ma place en ce monde.





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Naomi Lawford
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Mar 29 Aoû - 13:19

08 Août
2017
An ocean away
Day One

Melody Williams
Naomi Lawford

Je suis contente que ma mère s'entende bien avec Melody. Bon, la vérité, c'est qu'elle n'ont pas eu tant de contact que ça – évidemment ma mère était au voyage scolaire en France alors elle a eu des occasions de la rencontrer, mais c'est à peu près tout – et que je ne lui ai pas donné tous les détails, mais elle a toujours eu un peu plus de distance avec mes amis. Enfin "amie", c'est un peu plus compliqué que ça. Heureusement, je tiens mon côté aveugle d'elle, donc elle ne risque pas de me faire trois sous-entendus à la seconde, sauf si Erik a trouvé amusant d'aller lui glisser deux mots là-dessus pendant qu'il essayait de la draguer.
Situation glauque, soit dit en passant.

- Comptez sur moi Madame. Je ferais attention à elle vous savez.. Je prendrais soin d'elle et je ferais tout pour qu'elle ne se laisse pas submerger, c'est promis..

Évidemment. C'est quand elle dit ce genre de choses que je me dis qu'il faut vraiment que je m'achète une nouvelle paire d'yeux et d'oreilles, pour ne pas l'avoir remarqué plutôt. Et maintenant que je suis au courant, j'ai un mal fou à comprendre comment ma mère pourrait ne pas s'en rendre compte elle aussi. Mais elle réagit à peine, répondant par un simple sourire et un hochement de tête avant de se concentrer sur la route. Heureusement, il est assez tôt pour qu'il n'y ait pas d'embouteillages, donc on devrait arriver à l'aéroport assez vite.

- Tu as pas attrapé froid au moins? Je t'avais dis que de porter un short avec les baisses de températures allait te rendre malade..

J'entends ma mère rire à cette remarque. Forcément, quand on me connaît depuis ma naissance, on a du mal à associer "attraper froid" avec la vingtaine de degrés qu'on a depuis le début de la semaine. Autant que "écoute-moi quand je te dis qu'il fait pas assez chaud", d'ailleurs. Je crois que je n'ai jamais eu de rhume de ma vie, et il faut bien qu'il fasse 10°C pour que je décide que la température ne se prête plus à des shorts et tee-shirts.

- Je suis loin d'avoir froid... C'est la clim qui me fait éternuer.

Ça m'a toujours fait ça : l'air conditionné, ça me projette du vent dans les yeux et dans le nez – sur le visage de manière générale, en fait – et à la fin, même sans avoir froid, je finis par éternuer deux ou trois fois de suite sans raison. Ma mère répond à mon commentaire par un haussement d'épaules avant de baisser la clim et d'entrouvrir sa fenêtre, assez pour que je ne me plaigne pas de la chaleur dans deux minutes.

- Fais attention Melody, dire à Naomi quand elle doit avoir froid c'est risquer un commentaire désagréable.

Je lève les yeux au ciel. Mes petites piques quand j'étais au collège l'ont marquée, visiblement. C'est pas comme si la dernière fois que j'avais fait ça, c'était avant de commencer a carrière. Et accessoirement, je ne suis pas du genre à balancer des répliques acerbes à mes amis.

- J'ai plus douze ans, tu sais.

Je ne récolte qu'un sourire en réponse et j'appuie ma tête en arrière sur le siège avec un soupir. Bon, reste qu'elle a raison sur un point : ce manteau me tient trop chaud. Si je le garde, je vais être en nage avant d'arriver à l'aéroport. Bon, j'exagère peut-être un peu, mais entre la voiture de ma mère qui retient jalousement la chaleur et mon intolérance naturelle à tout ce qui est au-dessus de 15 degrés, je serais pas dans un état génial à la fin. Je le retire de mes épaules pour le poser sur mes genoux, avant de me retourner sur mon siège.

- C'est toi qui va avoir froid. Si tu chopes un rhume avant qu'on arrive, tu pourras pas profiter du séjour... T'es sûre que tu veux pas reprendre ton manteau ? J'ai chaud, moi.

J'aurais pu juste le lui rendre mais ça fait un moment que je prête plus attention à ce qu'elle veut – sûrement un coup de ma paranoïa naturelle quand quelqu'un développe des sentiments pour moi. Je vois une possibilité de la blesser dans chacune de mes actions et un pas vers moi, une tentative de me plaire, dans chacune des siennes. C'est épuisant, à la longue, mais c'est plus fort que moi. Je passe d'aveugle à super sensible aux sentiments des autres dès que quelqu'un m'ouvre les yeux.

Parlant d'yeux, entre la nuit blanche et le roulement de la voiture, j'ai du mal à les garder ouvert. Ma mère a cette façon de conduire qui endort même moi, alors que les voitures sont l'endroit au monde où j'ai le plus de mal à m'endormir. Avec en deuxième place les avions, les bus et les trains, et en troisième place tout ce qui ressemble de près ou de loin à un fauteuil ou un canapé. À cause de ma réaction naturelle au mot "sieste" et à tout ce qui y ressemble.
Bon, sauf que là il est trois heures du mat', donc on est plus proche de l'heure normale pour dormir que d'une sieste, du coup ma réticence presque physique, elle est pas encore optimale.

On a traversé la moitié de la ville et on s'engage sur les avenues principales. Ligne droite, ou presque, jusqu'à l'aéroport. On devrait être sur l'autoroute dans une dizaine de minutes, et de là il nous restera une demi-heure. Mon cerveau se centre sur les détails techniques pour rester éveillé, mais honnêtement je pense que je vais somnoler pour le reste du trajet. Surtout avec tous les trucs qu'on a à faire sur place, entre l'embarquement, les tickets et tout ça, j'ai besoin de remettre mes batteries au bon niveau. Une demi-heure de sommeil devrait suffire.
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Melody Lawford
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Mar 29 Aoû - 14:43
An ocean away

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Garde ta place

J'étais restée silencieuse pendant tout l'échange entre Naomi et sa mère : Je venais, en effet, d'être témoin de leur complicité et au fond de moi, je ressentais une légère pointe de jalousie. Une pointe de jalousie sans aucune malice. J'aurais juste aimé avoir une mère comme la sienne. Comprenez que ma mère n'est pas horrible ou que je ne désirerais pour rien au monde être née dans une autre famille que la mienne. J'aimerais juste que ma mère puisse se montrer si aimante et agréable avec moi , là où , pour l'instant, je n'avais essuyé que de l'ignorance. Dans un autre registre, je comprenais mieux d'où venait cette attitude si particulière qu'avait Naomi : elle ressemblait en de nombreux points à sa mère et pas seulement physiquement.

- C'est toi qui va avoir froid. Si tu chopes un rhume avant qu'on arrive, tu pourras pas profiter du séjour... T'es sûre que tu veux pas reprendre ton manteau ? J'ai chaud, moi.

En effet, la demoiselle n'a pas gardé longtemps le vêtement que je lui ai proposé sur les épaules mais je n'y prête pas spécialement attention. Après tout, si elle a chaud je comprends qu'elle s'en dépare. Je dois avouer que j'ai moi-même plutôt chaud.

-"Non c'est bon, ne t'en fais pas..."

Je dois avouer que je me sens un peu triste à chacune de ses tentatives de se montrer plus attentionnée car je ne peux m'empêcher de me figurer la raison de cette dernière. Mes sentiments. Sa culpabilité qui ne devrait être et que je ne parviens en rien à estomper, à faire disparaître. Je ne laisse cependant pas transparaître mes émotions à ce sujet, fidèle à ma promesse, à mon pacte de silence.Je décide de laisser de côté mes pensées avant de prêter attention à ce qui se passe au dehors. Je regarde les immeubles, les échoppes et les rares noctambules passaient à la fenêtre, trop vite pour que je puisse réellement noter quoi que ce soit d'intéressant qui m'absorberait mais trop lentement pour que j'ignore leurs présences. Je reste donc un long moment à observer ce spectacle sans un mot, plongée dans mes pensées. Des pensées envieuses comme à mon habitude.

Je me détournais après quelques secondes de mes pensées pour regarder ma camarade de chambre qui semblait lutter contre le sommeil comme elle le pouvait. De mon côté, je n'avais aucune envie de dormir, je dormirais sûrement dans l'avion après tout. J'observais ma camarade qui semblait lutter de toutes ses forces contre le sommeil. J'avais envie de me détacher et de venir m'assurer de la qualité de son sommeil voire de venir l'amener contre moi mais je savais que je ne pouvais pas, aussi bien par respect des sentiments de Naomi que pour ne pas éveiller les soupçons de sa Maman. La frustration était présente au creux de moi mais je ne pouvais faire autrement.

Au fond de moi, je sais que je ne devrais me montrer si attentive et aimante envers elle : je ne fais qu'alimenter l'amour que je lui porte et donc sa culpabilité par le même procédé. Je ne veux clairement pas peser plus encore sur son cœur , je pèse déjà suffisamment lourd au quotidien sur sa vie et ses décisions mais je ne peux m'empêcher de veiller sur elle. J'espère qu'au fond d'elle, elle sait que je ne cherche en rien à la faire souffrir ou à corrompre ses sentiments à l'égard de l'autre idiot. Je ne cherchais qu'à me montrer à la hauteur de ma promesse intime de toujours l'aimer plus que quiconque, de toujours la combler sentimentalement. Une promesse que je m'étais faite à moi-même.

Il ne fallut que peu de temps pour que la demoiselle semble s'endormir. Ce n'était pas la première fois que Naomi s'endormait en une fraction de seconde, même si c'était plutôt rare en soit, et je trouvais toujours aussi chou sa façon de dormir si paisible et adorable. Je ne pus réprimer un sourire en regardant son visage angélique dans les bras de Morphée.

-"Votre fille s'endort toujours aussi vite ?." dis-je en souriant à Tamara.

Je n'attendais pas de réponse de la mère de famille avant de continuer, profitant de l'occasion pour en apprendre un peu plus sur Naomi.

-"D'ailleurs Madame si ce n'est pas indiscret, Naomi était comment quand elle était petite?"

Je dois dire que j'avais déjà essayé de me figurer la demoiselle dans ses jeunes années sans jamais vraiment y parvenir. Était-elle une casse-cou invétérée? Une enfant sage et obéissante? Une terreur de la cours de récré? Chacune de mes hypothèses était plausible de part la personnalité aux milles facettes de ma chère et tendre, et si je ne pouvais envisager de passer ma vie auprès d'elle, je voulais en savoir le plus possible sur elle. Je serais la meilleure amie possible pour qu'elle soit heureuse, lorsque mes sentiments ne prendraient pas le dessus.






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Martel Ed'Ruecus
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Jeu 31 Aoû - 14:13
Tamara Lawford
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Rentrer au Canada, même pour cinq jours. Je sais quel effet ça doit lui faire : Naomi y a vécu quasiment toute sa vie, et c'est là qu'elle a le plus de souvenirs – sûrement ses plus beaux souvenirs, ou au moins ses souvenirs d'enfance. Je mentirais si je disais que je ne m'inquiète pas pour elle. Ottawa, c'est aussi la ville qui a été le théâtre de l'une de ses pires expériences, et du jugement raté qui a suivi. Elle a l'air plus heureuse qu'inquiète, cela dit. J'imagine que la présence de Melody n'y est pas pour rien.

Erik – et Martel aussi, mais dans une moindre mesure – m'a vaguement expliqué que certaines rumeurs circulaient sur elles. Des rumeurs qui, pour une fois, sont loin d'être aussi négatives que celles qui tournent sur internet mais, à bien regarder, je n'arrive pas à démêler le vrai du faux. Naomi ne m'a jamais caché ses histoires sentimentales, principalement parce qu'elle ne sait pas mentir, et imaginer qu'elle ferait passer Melody pour une amie si elle ne l'était pas me semble improbable. Sans compter ce garçon qu'elle m'a plus ou moins présenté cet été comme son petit ami.
Ça ne fait que me conforter dans ma décision d'arrêter de se mêler de ses histoires de cœur. C'est toujours trop compliqué.

J'esquisse un petit sourire en voyant Nao retirer le manteau. Elle n'aura pas tenu cinq secondes, mais je suis quand même surprise qu'elle ait été aussi... hm... délicate avec sa façon de le refuser. Si elles sont aussi proches en temps normal, je comprends les rumeurs : ce genre de choses va vite dans un lycée, et Indarë doit avoir son lot de rumeurs glauques qu'il faut bien contrebalancer de temps en temps par une histoire d'amour.
Ou alors c'est parce qu'elle est fatiguée. Une Naomi fatiguée, ça perd très vite son tranchant. Et c'est pas plus mal.

- Votre fille s'endort toujours aussi vite ?

Oh, elle dort ? Ça sent la nuit blanche à plein nez. Naomi qui s'endort dans une voiture, surtout aussi vite, ça ne peut être que ça.

- Tu partages une chambre avec elle depuis longtemps, je pense que tu te doutes bien que non, dis-je avec un sourire.

Naomi est une vraie pile. Un enfer à gérer quand j'avais dix-sept ans et que j'étais seule, après avoir refusé l'aide envahissante de mes parents. Heureusement que Martel a pu me filer un coup de main quand elle était bébé, parce que je sais pas si j'aurais eu l'énergie de gérer une hyperactive toute seule. Elle doit tenir ça de son père, il ne tenait pas en place non plus.
Je suis bien placée pour savoir que ça fait son effet auprès des gens, cet enthousiasme constant. Sauf que j'ai vu le revers de la médaille avec les crises d'ennui de ma fille.

- D'ailleurs Madame si ce n'est pas indiscret, Naomi était comment quand elle était petite ?
- Infernale.

C'est le premier mot qui me vient à l'esprit, même si je l'ai dit sur un ton plus amusé qu'autre chose. Elle n'était pas si infernale que ça, mais à certains moments on n'en était pas loin.

- Disons qu'élever seule une petite hyperactive insomniaque a son lot d'inconvénients mais bon, son sourire a toujours réparé un peu trop facilement ses bêtises.

Je passe une main dans les cheveux de Nao avec un sourire. Impossible à réveiller une fois qu'elle dort : son cerveau fonctionne trop à plein régime quand elle est réveillée, il doit se mettre totalement hors service dès qu'elle plonge dans le sommeil. Heureusement, parce que je sais que je parle trop et je sens qu'elle aurait fini par me dire de me taire et d'arrêter de raconter ma vie – en l'occurrence la sienne – à tout le monde. Quoique... "elle n'a plus douze ans", parait-il.
Mouais, ça m'étonnerait que son insolence ait disparu juste parce qu'elle est censée être "adulte" maintenant.

- Je devais l'inscrire dans tous les clubs de sports possibles et imaginables pour qu'elle tienne en place plus d'une minute, mais bon c'est Naomi... elle se lasse de tout. Je désespérais de lui trouver une activité qui l'intéresse plus de deux mois quand quelqu'un a eu la bonne idée de la mettre devant une caméra.

Sur une scène de théâtre, en fait, mais c'est à peu près la même chose. Ça fait un drôle d'effet de se remémorer tout ça comme si c'était récent alors que ça fait déjà quatre ans. Et en même temps, cette passion qu'elle a depuis seulement quatre ans, j'ai l'impression qu'elle a toujours été là, et j'ai du mal à dissocier l'image de ma Naomi de celle de la Naomi qui apprend son rôle avec un intérêt hallucinant. Elle qui n'arrivait jamais à se concentrer plus de cinq minutes sur ses devoirs. C'est fou ce qu'une passion peut avoir comme effet sur une enfant.
Une enfant qui n'en est plus une et qui part presque une semaine de l'autre côté de l'océan... Ça passe aussi vite qu'on me l'avait dit et répété.

© Bell
Parle en #cc6600
08/08/2017






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Melody Lawford
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Jeu 31 Aoû - 15:08
An ocean away

ft Naomi

ft Naomi


Une aventure commence entre elle et moi


- Infernale.

Je ne pus m'empêcher de réprimer un sourire en entendant le qualificatif utilisé par la mère de ma chère et tendre. Au fond de moi , je m'y attendais. Naomi a toujours été "speed"et difficile à canaliser. Rien qui ne puisse décourager mon envie de faire au mieux avec elle, bien sûr mais cela devait être assez difficile de l'élever au quotidien. J'adressais un sourire réconfortant à la mère de famille avant d'écouter la suite de son récit.

- Disons qu'élever seule une petite hyperactive insomniaque a son lot d'inconvénients mais bon, son sourire a toujours réparé un peu trop facilement ses bêtises.

Il est vrai que j'avais presque oublié qu'elle ne connaissait pas son père et que sa seule vraie famille avait toujours été sa mère. Tout ce que représentait Naomi pour moi, je le devais à Tamara. Son sourire , oui. Son sourire avait couvert ses caprices du temps de sa mère mais désormais il couvrait toutes les souffrances que j'endurais chaque jour afin de me tenir auprès d'elle. Un seul de ces derniers suffisaient à me faire oublier les milles et une lamentations qui agitaient mon sommeil lorsque le silence se faisait trop lourd, lorsque la solitude éteignait ma voix. Son sourire avait même donné naissance à cette même voix, une voix qui avait fendu les difficultés pour finir par l'atteindre dans une nuit qui restait le seul souvenir heureux que je parvenais à me remémorer, que je chérissais au fond de mon cœur, cette unique éclat d'espoir, lorsque l'air semble me manquer, oppressée par les ténèbres de mes nuits solitaires. Les nuits où je restais suspendue à sa respiration calme en me disant qu'aussi longue soit la traversée du désert , ma vie garde un sens tant que je prends soin de cette fragile petit être endormi. Ce même être qui me blesse chaque jour pour me reconstruire d'un sourire, d'un regard. Oui Naomi avait toujours su effacée ses erreurs d'un sourire et si un jour, nous venions à enfin nous atteindre, liées nos vies, comme nos mains, je suis certaine qu'il lui suffira d'une parole pour détruire le cocon de givre qui aura fini par entourer mon cœur. Un sourire effacé vint se tracer sur mes lèvres tandis que je regardais la petite blondinette endormie avant d'écouter la suite.

- Je devais l'inscrire dans tous les clubs de sports possibles et imaginables pour qu'elle tienne en place plus d'une minute, mais bon c'est Naomi... elle se lasse de tout. Je désespérais de lui trouver une activité qui l'intéresse plus de deux mois quand quelqu'un a eu la bonne idée de la mettre devant une caméra.

Rien de ce que m'énonçait la mère de Naomi ne parvenait à me surprendre. J'avais lu tout ça entre les lignes des diverses évocations de ma camarade. J'avais su comprendre que le métier de la jeune femme était une sorte de catharsis pour elle, une façon de dépenser son énergie mais aussi une véritable passion. , contrairement à moi. J'aimais le mannequinat et j'y avais pris suffisamment goût pour avoir pris à cœur mes shootings, mes défilés et toute la promotion autour de ma carrière cependant je n'avais été amenée à cette destinée que par un concours de circonstances. J'étais la bonne personne au bon endroit, au bon moment. Je repensais , par exemple, à une jeune mannequin que j'avais encouragée et guidée lors de ses débuts, "Ruby" je crois, qui vouait une véritable passion au métier. Pour ma part, je n'aurais pas choisi cette voie si elle ne s'était pas présenté à moi. Je n'aurais ainsi pas connu mon unique passion : Naomi. J'aurais sûrement vécu une vie somme toute banale. J'aurais œuvré dans l'art ou la musique, à moins que mes compétences de jeu m'eusse permis de vivre de cela.
Je ne sais pas. Je ne compte pas présumer de ce futur depuis longtemps derrière moi. A quoi bon?

-"Madame si je peux me permettre.." entamais-je alors à destination de la clone adulte de ma dulcinée.

Je marquais une pause essayant de délivrer et d'organiser mon propos sans laisser poindre les émotions qui les motivaient de manière sous-jacente. Il était assez évident que la mère de Naomi n'était pas au courant des affaires de cœurs nous concernant et la mettre au courant, même par inadvertance, me poserait problème. Je pesais donc chacun de mes mots avant de m'adresser à elle.

-"Madame je dois dire, aussi idiot que cela puisse paraître que vous avez un travail admirable et que je dois énormément à votre fille, plus que vous ne pourriez imaginer.. je sais que le sourire de votre fille peut effacer bien des choses, elle vous a déjà expliqué que nous nous sommes connues car elle avait pris mon casque sans permission?" dis-je en riant tout en replaçant une mèche de cheveux.

Voilà encore quelque chose que son sourire avait su pardonner. Je regardais au dehors l'autoroute qui défilait à ma vitre avec toujours le même sourire aux lèvres. Son sourire n'effacera jamais ce souvenir et ce voyage en amènera encore des nouveaux que rien ne pourra m'enlever. L'avion est proche mais le voyage ne fait que commencer. Et notre aventure à elle et moi ne fait que commencer.






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Martel Ed'Ruecus
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Jeu 14 Sep - 0:54
Tamara Lawford
PNJ |:| Joué par Naomi
An ocean away
ft Melody/Naomi
Je parle trop. C'est ce que Naomi me répète en permanence depuis qu'elle est en âge de parler moins que moi – ce qui est moins récent que ce qu'on pourrait croire, venant d'une enfant qui a mis des années à faire la différence entre les pensées et les paroles. La première fois, ça devait être en primaire, quand j'ai exposé sa dyslexie à un de ses professeurs et qu'elle a été assez vexée pour me faire la tête pendant deux semaines – deux longues semaines qui se sont conclues par la réalisation que ses pensées allaient encore plus vite quand elle les gardait pour elle.
Même si bon, elle n'en garde qu'une partie pour elle et ne se prive pas pour balancer leur quatre vérités aux gens quand ça lui chante.

Peut-être qu'elle a raison, en fin de compte, ou alors Melody est comme elle et préfère répondre aux gens en pensées qu'en paroles, mais du coup j'ai l'impression de parler toute seule et, finalement, un peu, de parler trop. Son père me l'avait reproché une fois, aussi, mais il avait changé d'avis quand j'avais décidé de ne plus parler du tout – il faut bien qu'elle tienne son côté borné de quelqu'un. En l'occurrence, de nous deux, quand j'y pense. Et de Martel. Avec cet entourage, ça m'aurait surprise d'avoir une gamine qui sait garder ses opinions pour elle.

Alors que j'essayais de trouver une façon de m'excuser pour parler autant (plus ou moins, parce que excuse n'est pas le bon terme), elle a finalement ouvert la bouche. Pas vraiment pour me répondre, plutôt pour me complimenter. Enfin... quelque chose comme ça. Je suppose que c'est un compliment, mais je n'ai jamais été très douée pour repérer ces choses-là. Travail admirable, ça doit en être un quand même, non ?
Est-ce que j'ai vraiment fait grand chose pour Naomi ? J'ai surtout l'impression qu'elle a fait son éducation toute seule et que je me suis contentée de hocher la tête ou de paniquer dans mon coin à chacune de ses décisions.

- Elle vous a déjà expliqué que nous nous sommes connues car elle avait pris mon casque sans permission ?
- Ça ne m'étonne même pas.

Sourire. Naomi est irrécupérable. Je suis persuadée qu'elle lui a emprunté en se disant qu'elle lui rendrait le soir et que personne ne remarquerait rien. Et que Melody a remarqué, évidemment. Mais bon, elle a toujours été du genre avec d'abord et demander l'autorisation après – heureusement qu'elle a appris assez tôt à contrôler sa colère, parce que si elle avait eu la même attitude avec ses poings elle ne serait peut-être pas du même côté d'Indarë.

- J'imagine qu'elle n'a eu qu'un sourire et un air innocent en réponse. Ou un "j'allais te le rendre, hein !". Quelque chose comme ça.

Elle a toujours fonctionné de cette manière. Des excuses presque trop honnêtes, un air innocent à faire fondre et pouf, tout est pardonné. Extrêmement frustrant quand on s'était préparée à lui passer un savon, extrêmement pratique pour elle, évidemment. Dommage que ça n'ait pas marché pour tout. Il doit bien y avoir une ou deux personnes à Ottawa qui lui en veulent pour des histoires dont elle ne m'a pas spécialement tenue informée.
Elle dit toujours la vérité, mais encore faut-il avoir la bonne question. Comme j'évite de trop me mêler de sa vie, je n'en pose pas assez pour tout connaître de sa vie privée. Et tant mieux, parce que ça a déjà l'air assez compliqué sans que je m'en mêle.

On approche de l'aéroport et je jette un œil du côté de ma dormeuse. Toujours profondément plongée dans ses rêves – à l'en croire, plutôt un sommeil sans rêves, en fait – et il n'y a pas trente-six manières de l'en sortir. Ou plutôt : il y en a plusieurs, mais aucune qui soit aussi rapide et radicale, parce que si elle met trois heures à émerger on est pas sorties. Je préviens donc rapidement Melody de ce que je vais faire en arrivant sur le parking, avant de freiner brusquement une fois arrivée dans la place.
Ça la réveille à chaque fois – et ça n'a pas manqué cette fois non plus.

- … T'as pas... moins violent comme réveil ?..
- Pas si tu veux que ça aille vite.

Elle me retourne un de ses regard indéchiffrables – colère ou ennui, je ne sais jamais. Mais je doute qu'elle soit vraiment en colère de toute manière. Je coupe le contact et lui fait signe de la tête pour qu'elle sorte de la voiture avant d'aller ouvrir la portière arrière à son amie, puis le coffre pour sortir leurs valises. Je ne pourrais pas rester plus longtemps, juste le temps de leur dire au-revoir et de leur souhaiter un bon voyage. Le parking de l'aéroport coûte cher, et je pense que je serais de trop, de toute façon.
J'ai été ado aussi, et je sais qu'on a pas toujours envie de se coltiner sa mère quand on est seule avec sa meilleure amie.
Je les regarde donc s'éloigner avec un sourire avant de reprendre ma voiture et de repartir, direction Dartford. Et surtout, mon lit, parce que se lever aussi tôt pour s'assurer que sa fille arrive à bon port et ne paye pas des frais de parking, ça épuise.

© Bell
Parle en #cc6600
08/08/2017






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