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Confidences sur l'oreiller [Amaryllis]

Isabella
Invité
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Ven 23 Juin - 4:32
Isabella
Isabella Krysten
Ancien membre

12 Juin
2017
Confidences sur l'oreiller

Amaryllis Hanazumi

"C'est mieux comme ça. On pourra peut-être retenter quelque chose si tu reviens d'Amérique".
C'est moi qui ai prononcé ces mots. Je n'arrive pas à réaliser. C'est moi qui ait mis fin à mon idylle de cet hiver parce que... parce que quoi ? Parce qu'il a dû rentrer en Amérique pour prendre la succession de son père, parce que je n'ai pas la force de remettre de la distance dans une relation qui était devenue quotidienne, ordinaire. Je ne peux pas passer de le voir tous les jours à n'avoir des nouvelles que par sms. Ça allait quand on ne se connaissait que par là. On aurait peut-être dû continuer de ne s'aimer que par sms : je n'aurais pas eu cette réaction à l'idée d'être séparés.

Mais ça fait un mois qu'il est là-bas. Un mois que je me sens seule. Depuis la mort de son père. Et, de ce que j'ai compris, il ne va pas revenir. Ou alors pas tout de suite. Est-ce que c'est horrible de ma part d'avoir arrêté les frais maintenant ? Je sais que tout ce décès ne l'attriste pas, en tout cas c'est ce qu'il prétend, mais j'espère que je n'ai pas enfoncé le clou. Ça serait horrible d'être responsable de la dépression de quelqu'un d'autre, surtout de l'un de ceux qui m'ont permis de sortir de la mienne.

Le plafond n'a jamais paru aussi terne. Si, en fait, souvent. Je n'ai pas cette impression de sombrer que j'aurais eue si j'avais fait ça il y a deux mois. Je sais que mes psys pensent que je suis en bonne voie, que ma dépression s'est changée en petits épisodes de déprime qui s'espacent de plus en plus. Je ne sais même pas si je suis vraiment triste. Lessivée, oui. J'ai l'impression d'avoir tourné une page de ma vie un peu trop violemment et d'avoir arraché un coin au passage. Heureusement, je ne dors presque jamais seule et même si je n'en ai rien dit à ma psy, passer mes nuits de sommeil dans les bras d'Amaryllis (ou avant tout ça, parfois d'Eigan) m'a beaucoup aider à surmonter... à tout surmonter. A ne plus y penser, en tout cas.

Je suis allée me réfugier dans la chambre un peu tôt pour qu'elle me rejoigne tout de suite. Mais comme je ferme les yeux sans même m'en apercevoir, je pense que je ne verrai pas le temps passer. J'espère juste qu'elle viendra dormir à côté de moi cette nuit encore, parce que je ne sais pas si je vais pouvoir affronter la perspective de la solitude sans qu'elle soit à côté de moi. Je suis du genre à parler sans m'arrêter quand j'essaye de faire barrière à un sentiment désagréable ou douloureux, et si on pouvait discuter toute la nuit, je suis sûre de me relever en meilleure forme demain matin.
Je me redresse sur mon oreiller en entendant la porte s'ouvrir.

- Ama ! Tu viens ?

Je ne sais même pas quelle heure il est. Si ça se trouve ce n'est pas du tout l'heure de dormir, mais j'ai quand même besoin de câlins. Pas autant que la première fois qu'elle m'a réconfortée, mais tout de même. En fait, j'ai même besoin de parler. C'est quelque chose que je n'avais pas ressenti depuis des années à cacher mes problèmes derrière du silence. J'aime parler avec elle. Même si ce n'est pas forcément de ce qui m'angoisse.
©️ Bell
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Amaryllis
Invité
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Ven 23 Juin - 12:23
Amaryllis
Amaryllis Hanazumi
Ancien membre


Confidence sur l'oreiller



Deux amies inséparables pour la vie
L'eau chaude coulait sur mon visage, mes cheveux et mes courbes depuis quelques minutes déjà. J'avais les yeux fermés, pensant et retraçant ma journée. Une journée comme les autres, une journée sans bien ni mal. Une journée dont j'avais trop peu à tirer. Une journée ennuyeuse. Je venais de passer une journée entière à composer et jouer en salle de musique et pour une fois dans ma vie, je ne trouvais pas vraiment d'échappatoire à mes pensées dans la musique. Même la douleur irradiant mes doigts ne parvenait pas à faire disparaître le torrent de pensées en moi. Oui j'étais réellement déprimée pour une fois. J'avais certes, peu de raisons de me plaindre : je passais en quatrième année avec les félicitations, je gagnais en technique chaque jour et mon succès au piano n'était plus discutable cependant... Oui quelque chose clochait. Je me sentais vide et un peu perdue : je n'avais pas vraiment eu d'occasions de digérer l'ensemble des déconvenues que m'avait imposé la vie dernièrement aussi je faisais du surplace. Abel m'avait agressé, il s'en était plutôt bien sorti et désormais il sortait avec une dénommée Gina. Une harpie insupportable, ne vivant que par les autres et colportant des rumeurs infondées sur quiconque ne lui sied guère, comme une cigogne colporterait des bébés. Résultat : j'étais désormais la victime de ragots sur mon prétendue lesbianisme comme le dirait si bien le jeune homme.

Mes sentiments tiens.. Je n'avais aucune idée de ce qui m'animait. Je n'avais pas eu le temps d'y réfléchir depuis trop longtemps. Non. J'y avais réfléchi sans trouver de réelles réponses. L'aide de plusieurs de mes camarades et de mon enseignante n'y avait rien fait. J'étais toujours aussi perdue. Perdue car toujours incapable de mettre des mots sur des sentiments que je ne connaissais pas assez.
Qu'était-ce que l'amour? L'affection? Est-ce ce que je ressens pour Bell'? ce que j'ai ressenti pour Raven? Oui peut-être.. je ne saurais dire. Était-ce que je ressentais pour Karyn? Karyn.. nous passions un peu plus de temps ensemble depuis peu et je me rendais compte que sa présence m'avait énormément manqué.. Une question me taraudait en plus de tout cela? Quand pourrais-je enfin transcender mes sentiments et les incorporer à ma musique? Peut-être jamais. peut-être bientôt. J'avais besoin de me poser pour y réfléchir. J'écourtais donc ma douche, m'emmitouflant dans une serviette avant de me sécher en quatrième vitesse. Je me vêtissais comme à l'accoutumée d'un soutien-gorge blanc avant de mettre mon pyjama par dessus, laissant à demi entrouverte ma chemise puis je me dirigeais vers le couloir, ne prêtant pas attention aux regards outrés de certaines filles quand à ce manque de pudeur. J'avais l'esprit ailleurs de toute manière, essayant d'éclairer le dilemme concernant ma destination : Allais-je profiter d'une nuit de sommeil ou bien m'évertuer à jouer du piano?

Je finis par opter au dernier moment pour la chambre. J'ouvrais la porte sans trop m'attendre à l'accueil qui suivit aussitôt.

- Ama ! Tu viens ?

Je réprimais un léger bond de surprise du fait de me faire ainsi harponnée d'entrée puis je souris à ma meilleure amie et colocataire. Bell'.Elle avait tellement de raison de plus que moi de se plaindre de sa condition. C'est une fille parfaite sous tout les points et le bonheur sembla la fuir parfois, un peu comme Melody. J'eus une pensée pour mon amie qui vivait des heures sombres puis je taquinais ma camarade.

-"J'arrive, j'arrive ! Pas encore mariée que j'ai des horaires à tenir?"

Je m'approchais de mon lit, déposant sur ce dernier mon sac contenant mon uniforme, mon lecteur de musique ainsi que mon clavier portatif puis je m'approchais de Bell' et de son lit, soulevant le drap avant de venir me glisser près d'elle. Il faisait assez chaud mais c'était supportable. Je me rapprochais doucement d'elle avant de la prendre doucement dans mes bras. pourquoi l’avais-je donc fait? Par besoin. J'avais besoin de sa présence, de celle d'une amie fidèle, sincère et aimante. Je plaçais sa tête tout contre ma poitrine, inspirant doucement tout en caressant ses cheveux de mes doigts fins.

J'avais toujours aimé être avec elle. Nos conversations m'apaisaient et me permettaient de me sentir utile et appréciée, un sentiment dont je manquais cruellement de part des parents peu aimants et inattentifs, un manque marquant d'amitié mais aussi un amour incommensurable que je n'avais jamais pu adressé. Isabella était une amie parfaite en cela, je savais qu'elle avait besoin de mon amour et de ma présence, je savais que je ne serais jamais toute seule car elle se blottissait chaque nuit contre moi comme si je lui étais vitale. C'est dans ce genre de moment que j'aurais aimé avoir une sœur. Une sœur comme elle. Non, c'est dans ce genre de moments que j'enviais vraiment Elyanna. Je n'avais aucune raison de le faire mais je ne parvenais pas à faire disparaître ce léger pincement au cœur.  Je regardais tendrement mon amie avant de lui murmure, pour elle comme pour moi.

-"Je suis de retour.. Je reste avec toi toute la nuit si tu veux bien... j'ai envie d'être avec toi.."

C'était un mensonge, plutôt un euphémisme, j'avais besoin d'être auprès de mon amie.



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Isabella
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Dim 25 Juin - 22:52
Isabella
Isabella Krysten
Ancien membre

12 Juin
2017
Confidences sur l'oreiller

Amaryllis Hanazumi

Je me demande ce que j'aurais fait si elle n'était pas rentrée. Si elle avait décidé de passer la nuit ailleurs ou à faire autre chose. Depuis que les vacances ont commencé, le couvre-feu de l'ISS est moins rigide. Oh, ils ont toujours les mêmes horaires, mais on les embête moins s'ils ne sont pas rentrés à l'heure. Surtout qu'Ama ne sera pas là pendant les vacances... Et Ely part en stage de basket tout l'été... Ça va être plus dur à vivre que ce que j'avais imaginé. J'aurais vraiment aimé ne pas avoir à me séparer d'Eigan maintenant...

- J'arrive, j'arrive ! Pas encore mariée que j'ai des horaires à tenir ?
- Absolument. Et tu as déjà deux secondes et demi de retard.

Ça me fait du bien de faire des blagues stupides de temps en temps. C'est pour ça que j'aime bien être avec elle, elle sait généralement quoi dire à quel moment pour que j'aille mieux presque aussitôt, même si elle ne le fait pas toujours exprès. Ça faisait une éternité que je n'avais pas eu une vraie amie. Une amie qui n'allait pas profiter que j'avais le dos tourné pour essayer de coucher avec mon mec, en tout cas. Une éternité que je n'avais pas fait confiance à quelqu'un au point de ne même pas avoir un minimum de doute ; la certitude absolue qu'elle n'était pas comme les amies que j'avais eues avant – des traîtresses ou des menteuses. Je sais qu'Amaryllis est mon amie parce qu'elle m'apprécie, pas parce qu'elle n'a pas d'autre choix ou par intérêt. Et ça, c'est une certitude que je n'avais pas eu depuis des années.
Depuis plus de trois ans, s'il faut des chiffres.

On se ressemble un peu, à bien y réfléchir. Toutes les deux regardées de haut quand on a la "prétention" d'être mal en point. Parce qu'on est censées avoir un vie parfaite, une vie sans problèmes, parce que des gens vivent pire que nous. C'est la culpabilité qui m'a frappée toute ma vie, cette sensation que je n'avais aucun droit de me plaindre. Parce que j'avais de l'argent, du confort, parce que ma vie avait échappé à tellement de souffrance. Je pense qu'elle a ressenti la même chose. Ou peut-être que je veux juste m'en persuader. Après tout, elle a grandi dans un milieu similaire au mien, et elle a aussi eu des moments horribles dans sa vie, Abel pour n'en citer qu'un. Mais je suis sûre que son entourage, peut-être même sa famille, ne comprendrait pas qu'elle puisse se sentir mal. Ma famille a au moins la décence de s'inquiéter et de compatir. La sienne, je n'en suis pas aussi sûre.

- Je suis de retour.. Je reste avec toi toute la nuit si tu veux bien... j'ai envie d'être avec toi..

Bien sûr que je veux bien. J'aime nos longues nuits de discussions, pouvoir dire tout et n'importe quoi et laisser échapper, de temps en temps, tout ce que j'ai sur le cœur. Peut-être qu'un jour j'oserai aller jusqu'au plus profond de mes secrets, au plus douloureux de mes souvenirs... Je ne lui ai jamais parlé de Clara. Je n'y arrive pas. C'est en parler, à l'hôpital, qui avait fait resurgir une tristesse qui s'était cachée avec l'accident. C'est un mélange de peine et de culpabilité trop violent pour que je puisse ne serait-ce qu'y penser trop longtemps. Même Elyanna n'en sait pas beaucoup à ce sujet.
Un jour, peut-être...

- Il va falloir qu'on s'offre des doudous pour l'été. Ça va me faire bizarre de dormir sans toi.

Le passer sans elle va être difficile, et j'imagine que c'est pareil pour elle, même si de ce que j'ai compris elle va passer l'été avec une amie. A une autre époque, j'aurais peut-être été jalouse. Maintenant... bon, je le suis peut-être un peu, mais je suis contente pour elle. Si je pouvais partir cet été, je ne sais pas si je serai restée – même si, quitte à être coincée là, j'ai pris des cours d'été histoire que ça serve à quelque chose. Au moins Nylia sera toujours à l'école... mais bon, c'est autre chose que d'être dans la même chambre que ma sœur et ma meilleure amie...
©️ Bell
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Amaryllis
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Lun 26 Juin - 15:03
Amaryllis
Amaryllis Hanazumi
Ancien membre


Confidence sur l'oreiller



Dépendance
Je fermais les yeux un bref instant tout contre elle. Sans même aucun effort, je sentis mon cœur s'apaiser doucement. C'était l'effet Isabella. C'était comme ça depuis longtemps, notre rencontre même. Certes, j'étais proche d'Elyanna aussi mais je n'étais pas aussi fusionnelle qu'avec Isabella. Ce n'était pas la même chose. Je partageais des rires, des délires et des activités avec la soeur de Bell', je partageais des moments d'éternité auprès de Bell', des moments où je me laissais aller à épancher mon cœur parfois, où je l'écoutais me faire part de ses doutes et où je la regardais balayer d'un sourire les miens.

Je savais au plus profond de moi que nous avions toutes les deux un jardin secret. Que nous ne parlions pas de certaines choses. Je ne lui avais jamais dis que j'étais gravement malade étant petite,je ne lui avais jamais vraiment fait part de la complicité de mes parents dans ce mariage sans queue ni tête.. et je pouvais lire dans ses yeux qu'elle dérobait à mes paroles réconfortantes de nombreuses choses bien plus lourdes.

Nous étions tout simplement complémentaires. Elle m'écoutait quand mon cœur se faisait trop lourd et je faisais de même pour elle. Je savais au plus profond de moi que c'était une vraie amie. Une amie qui ne me laisserait pas. Qui se battrait pour moi. Que je pourrais contacter à n'importe quel heure dans n'importe quel lieu. Une amie qui me secourrait au moindre problème. Une amie qui, si un jour je ne pouvais plus utiliser mes doigts pour ravir mon cœur à ses tourments , si un jour je me perdais, si un jour je me trouvais seule sans aucun soutien, me tendrait la main pour m'aider à me relever et m'aiderait à franchir les obstacles aussi difficile soit-il.

Je passais doucement ma main dans ses cheveux avec un sourire en déposant un bisou sur sa joue. Isabella m'était précieuse. J'espérais qu'elle le savait. C'était ma famille, celle que je composais par mes propres efforts. Ma famille restreint, lié par nos cœurs plus que par le sang. Isabella, Yu, Martel, Elyanna.. mes sœurs, mes mamans.. et Karyn.. C'est alors que la voix de ma camarade me tira un peu de mes rêveries.

- Il va falloir qu'on s'offre des doudous pour l'été. Ça va me faire bizarre de dormir sans toi.

Un mince sourire se ficha sur mes lèvres tandis que je continuais de dorloter la demoiselle contre moi, comme à mon habitude. C'était vrai. J'allais bientôt partir et la laisser seule dans cette Institution sans personne. Je dois avouer que je m'en voulais quelque peu de mon égoïsme et donc de mon départ avec Karyn en Norvège. Je m'absentais en effet tout l'été pour aller le passer avec mon amie Karyn. J'avais besoin de discuter avec elle, de faire un point sur des tas de choses. Je devrais en parler à Isabella mais l'aveu est assez difficile car je ne suis certaine de moi. Je n'arrive pas à mettre une étiquette sur ma relation avec Karyn. Nous sommes très proches. Nous l'avions toujours été. Rivale et amie à la fois mais depuis que nous passions le plus clair de notre temps ensemble, j'en étais venue à me demander certaines choses. A douter de certains acquis. Je devrais en faire part à Bell', elle saurait sûrement me conseiller. Comme toujours. Ses grands yeux dans les miens. Elle voyait à travers moi, lisait dans mes pensées. Peut-être le savait-elle déjà? Je ne sais pas. Est-ce que je veux vraiment savoir.. J'omettais donc ce sujet avant de répondre à la jeune fille sur le tond e la plaisanterie.

-"Je te laisserais un de mes hauts pour dormir.. à moins que tu veuille qu'on est une relation plus officielle? Dans ce cas, je peux bien te laisser ma nuisette.."

Je tirais la langue légèrement pour ponctuer ma blague avant de rire légèrement. Je me sentais vraiment bien auprès d'elle. Je me sentais d'humeur à plaisanter, même de sujet que je ne connaissais pas vraiment comme l'amour. Je me sentais complète, comme si Bell m'était nécessaire. Oui elle allait me manquer horriblement. A vrai dire, si je n'avais pas revu Karyn ici, je crois que j'aurais invité Isabella dans ma maison de campagne pour qu'elle soit avec moi plus longtemps. J'avais peur de l'année à venir au fond, peur qu'à la fin de ma quatrième année, les choses ne changent. J'avais trouvé un équilibre et je ne voulais pas qu'il disparaisse. Je ne voulais pas que mon amie ne disparaisse.

-"Plus sérieusement.. je te laisserais vraiment un de mes débardeurs, je n'ai pas de peluche à offrir.. au moins tu auras mon odeur.. il te suffira de le mettre à un gros nounours.. je t'en offrirais peut-être un avant mon départ... tu ne m'en veux pas au moins?.."

Je serrais un peu plus la jeune femme dans mes bras comme si je craignais qu'elle ne veuille s'enfuir. Je sentais qu'elle tremblait un peu. Peut-être qu'elle avait froid? Peut-être n'allait-elle pas bien? Je m'enquérais de suite de son état.

-"Tout va bien au moins? Hésite pas à me parler.. je suis là pour toi Bell'"

Oui j'étais là pour elle, autant que je le pourrais, aussi longtemps qu'elle le daignerait, je serais là pour l'éternité je l'espérais, sans que rien ne change jamais. Je ne voulais pas perdre ma seule et vraie amie.



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Isabella
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Dim 6 Aoû - 0:51
Isabella
Isabella Krysten
Ancien membre

12 Juin
2017
Confidences sur l'oreiller

Amaryllis Hanazumi

Ma remarque sur les doudous semble l'avoir plongée dans ses pensées, à telle point que je me demande si je n'aurais pas dû dire ça autrement. Est-ce qu'elle pense qu'un simple doudou pourrait remplacer sa présence réconfortante à mes côtés ? Non... Elle a un regard un peu... perdu. À quoi elle pense ? Je doute qu'une histoire de peluche ait pu la déconnecter à ce point du monde. Je ne sais pas à quoi elle pense mais j'espère juste que ce n'est rien de négatif. Ou, si ça l'est, qu'elle me le confiera. Je n'aime pas voir des soucis briller dans son regard, c'est l'amie la plus proche que j'ai et j'aime la voir sourire. Ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant attaché à quelqu'un, j'ai toujours peur que ça finisse mal. Que ça finisse comme la dernière fois...

- Je te laisserais un de mes hauts pour dormir.. à moins que tu veuille qu'on est une relation plus officielle? Dans ce cas, je peux bien te laisser ma nuisette..
- Oh voyons, on n'en est pas encore là. À moins que tu ne caches des choses sur ce que tu fais la nuit quand je dors...

J'ai dit ça avec un sourire vaguement ironique, mais je suis contente qu'elle me laisse quelque chose. Même si avec juste un t-shirt... il manquerait... quelque chose.

- Plus sérieusement.. je te laisserais vraiment un de mes débardeurs, je n'ai pas de peluche à offrir.. au moins tu auras mon odeur.. il te suffira de le mettre à un gros nounours.. je t'en offrirais peut-être un avant mon départ... tu ne m'en veux pas au moins?
- Je veux bien un de tes t-shirts mais il faut que je puisse le mettre à un doudou sinon ça va être compliqué de lui faire des câlins. Donc je propose qu'on aille faire une petite virée shopping pour acheter nos doudous communs.

Je me fiche d'avoir l'air d'une gamine qui dort avec un doudou – je ne l'ai pas fait depuis des années et je sais que plusieurs personnes trouvent ça enfantin mais je n'ai jamais vu le mal. J'étais même plutôt énervée quand mon père m'a pris le mien, je devais avoir 14 ans.

- Mon père n'aimait pas que je dorme avec une peluche quand j'étais au collège, il disait que ce n'était pas normal et que ça donnait une mauvaise image de moi, que je devais être mature.

La vérité, c'est que si je dormais avec cette peluche, c'était parce que c'était un cadeau de Clara, donc je suis pas sûre que le geste de mon père de me la confisquer – pas longtemps, mais quand même – ait eu l'effet escompté. Ça m'avait tellement mise en colère... quand je n'étais pas plus occupée à déprimer. J'avais fini par le récupérer, mais c'était un peu tard. Soupir. Mon père n'y est pour rien, vraiment. Ce n'est pas en me laissant mon doudou qu'il aurait changé grand chose.

- Tout va bien au moins? Hésite pas à me parler.. je suis là pour toi Bell'.

Oh... zut, je l'ai inquiétée. Je secoue un peu la tête avant de l'enfouir dans son cou, posant mon front dans le creux de son épaule. Est-ce que je vais bien ? Mieux qu'avant, mais c'est tout. Sinon je me serais sûrement effondrée à la simple pensée de Clara et de ce doudou. Mais quand même.

- C'est rien... Je suis un peu perdue. Eigan est rentré aux États-Unis et je ne le reverrai sûrement jamais, du coup je me retrouve un peu seule. Sentimentalement parlant, hein.

Je ne veux pas qu'elle pense que je me sens seule avec elle – parce que c'est faux déjà. C'est juste que je ne sais pas trop où j'en suis. Ça fait bizarre de se retrouver célibataire par la force des choses – l'épuisement, la distance, l'angoisse – plus que par choix. Avec James, j'avais une raison claire d'y mettre fin, une raison qui m'a très clairement empêchée de me morfondre dessus : il ne méritait pas que je souffre un seul instant pour lui, pas après l'avoir fait pendant tout ce temps avant et après mon "accident". Un coup de gueule, une petite vengeance mesquine en l'exposant devant tout un centre commercial, et j'ai tourné la page sans remords parce qu'il ne méritait rien de plus que mon indifférence.

Avec Eigan, c'est un peu plus compliqué. J'ai laissé une porte ouverte au cas où il reviendrait en Angleterre un jour et je suis plantée devant, la main sur la poignée, à hésiter à la refermer sans regarder derrière. J'ai encore de l'affection pour lui mais je garde la sensation fugace que ce n'est que ça : de l'affection. Il ne pourra jamais rien y avoir entre nous.
Et est-ce qu'Amaryllis est vraiment la meilleure personne à qui confier ça ? Je ne sais pas si elle a déjà eu quelqu'un à qui elle tenait dans ce sens-là. À part Abel, je ne crois pas qu'un homme (ou une femme, j'en sais rien après tout) ait déjà partagé sa vie, et on ne peut pas vraiment dire que ce type soit un exemple.
©️ Bell
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Amaryllis
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Mar 8 Aoû - 15:12
Amaryllis
Amaryllis Hanazumi
Ancien membre



Confidences sur l'oreiller



Quelque notes pour une amie
Je sentais de suite après mes propos la tête d'Isabella venir se caler contre mon cou. L'avais-je mise mal à l'aise? Avais-je  touché une corde sensible sans le désirer? Je m’inquiétais déjà pour ma meilleure amie sans qu'elle eusse à prononcer un mot, aussi, lorsqu'elle confirma mes doutes tandis que je caressais sa chevelure et son dos avec douceur, mon cœur ne put s'empêcher de se serrer un peu plus.

- C'est rien... Je suis un peu perdue. Eigan est rentré aux États-Unis et je ne le reverrai sûrement jamais, du coup je me retrouve un peu seule. Sentimentalement parlant, hein.

Je répondis aussitôt, sans hésiter, histoire de donner le change et camoufler mon inquiétude et ma culpabilité derrière ma plaisanterie.

-" Mais non voyons, je serai toujours là pour toi, tu n'as juste pas encore pris conscience des sentiments transcendants que nous avons l'un vers l'autre comme dans les films.. bientôt tu m'imploreras de t'embrasser jolie Bell'"

Je plaisante mais au fond je n'ai vraiment pas le cœur à cela. Je suis impuissante pour aider ma meilleure amie. J'ai toujours été impuissante pour la faire aller mieux au fond car je ne comprends pas les tourments qui la saisissent. Je n'ai jamais rien compris. Pas même à ce garçon.

Eigan.. Je n'ai jamais saisi, ni su me faire un avis sur ce garçon dont elle me parlait de plus en plus au fur et à mesure des jours. Ce garçon qui faisait son bonheur. Et même si je parvenais à identifier les sentiments qui naissaient dans les yeux de mon amie, comme autant d'étoiles venant parsemer la nuit claire de son regard opalin, je n'avais su l'encourager, ni même compatir, saisir l'essence de ses envies, de ses pensées. J'avais été inutile à son bonheur comme tant de fois auparavant et je m'en voulais.

-"Je ne peux pas tout comprendre.. je ne sais même pas ce que c'est d'aimer quelqu'un au fond.. Je ne peux pas te conseiller mais vraiment je suis là pour toi.. je suis prête à tout pour mon amie.. tu le sais"

Oui j'aurais fait n'importe quoi pour elle. Par générosité, par amitié sincère. Car je lui devais tant. Je mesurais mes mots puis je les prononçais tout bas.

-"Si j'avais été un garçon je crois que je n'aurais pu faire sans tomber amoureux de toi, tu as vraiment tout pour être une petite amie géniale, ne l'oublie pas et excuse moi de ne pas en être un, pour faire plus pour toi"

Oui je m'en voulais de pouvoir faire bien plus. Je m'en voulais désormais aussi de partir loin d'elle sans un mot, sur un coup de tête en la laissant derrière moi. Certes, je ne partais qu'un mois et demi mais c'était un mois et demi où elle ne pourrait compter sur moi. Ce constat cruel s'imposait à moi quoi que je fasse pour m'y dérober..

-"Tu sais je suis désolée de te laisser toute seule..j'aimerais pouvoir faire plus.. tellement plus pour toi.."

J'étais parfaitement sincère, plus que je n'avais jamais su l'être. Je savais enfin ce que c'était d'être aimée et je le devais principalement au destin qui avait placé cette petite boule d'affection fragile dans ma chambre, qui l'avait mise à mes côtés; je le devais à Isabella, elle, qui prenait toujours soin de moi. Je n'avais jamais été aimée auparavant et je savais désormais ce que ça faisait : elle avait toujours été là pour me soutenir, soigner mes doigts, prêter attention à mes besoins, à mes plaintes, elle m'avait toujours invitée auprès d'elle lors des nuit où le sommeil me désertait. C'était une vraie amie, la seule qui compte, la seule dont je savais que dans dix ans je pourrais encore me noyer dans ses yeux si je n'avais pu trouver de réponses à cette question qui animait mes pas. Je savais que si un jour je finissais par perdre l'usage de mes doigts elle serait avec moi pour me soutenir. Je pouvais être une moins que rien, ou une reine, je resterais son amie et c'était mon plus beau trésor à ce jour.

Je me décalais légèrement, attrapant mon ordinateur et mon clavier avant de tendre une de mes oreillettes à ma meilleure amie, un sourire aux lèvres.

-"Tu veux écouter la musique que j'ai composé sur toi?"

Il y'a peu, dans un élan d'inspiration, j'avais composé une mélodie qui représentait à mes yeux l'intensité de notre amitié et que je comptais lui offrir un jour mais le moment était bien choisi pour que je lui offre une déclaration d'amitié sous la forme de ma plus jolie prestation. J'attendais qu'elle se munisse du dispositif audio avant de me mettre à jouer ]ma mélodie, laissant les émotions et les sentiments qui m'animaient s'exprimer. Le moment fut comme hors du temps, j'étais hors du temps, plongée dans mes souvenirs avec mon amie, si chère à mon cœur, jusqu'à la dernière note. Je déposais ensuite un baiser sur son front en murmurant doucement.

-"Merci d'être ma meilleure amie Isabella..."



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Isabella
Invité
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Lun 2 Oct - 16:56
Isabella
Isabella Krysten
Ancien membre

12 Juin
2017
Confidences sur l'oreiller

Amaryllis Hanazumi

- Mais non voyons, je serai toujours là pour toi, tu n'as juste pas encore pris conscience des sentiments transcendants que nous avons l'un vers l'autre comme dans les films.. bientôt tu m'imploreras de t'embrasser jolie Bell'.

Haha, bien sûr. Pas comme si elle ne l'avais pas déjà fait, en plus, je me rappelle bien de ma réaction quand elle m'a trouvée effondrée dans la salle commune et qu'elle m'a prise dans ses bras – jusque là, surprenant mais assez commun – avant de m'embrasser sans prévenir. Je doute qu'il y ait eu plus qu'une tentative maladroite de me réconforter tout en ne saisissant pas la portée que ça aurait pu avoir. Heureusement que c'est tombé sur moi et pas sur Ely – qui serait sûrement partie trop vite – ou sur un mec du même genre que ma sœur, un peu trop rapide dans ses conclusions. Moi, j'étais trop déprimée pour vraiment capter, et de toute façon je sais qu'Amaryllis n'a pas les mêmes notions disons relationnelles que la plupart des gens. Il n'y a qu'à voir la façon dont on dort toutes les deux assez régulièrement, n'importe qui aurait pu y voir une ambiguïté, mais pas elle.
Et moi... j'ai besoin d'une présence à mes côtés et je sais qu'il n'y aura pas d'ambiguïté entre nous, alors je profite des câlins.

Et elle le confirme un peu après. Elle ne sait pas ce que c'est d'aimer quelqu'un. Je m'en doutais. C'est un peu triste qu'elle n'ait qu'une idée vague et virtuelle de ce qu'est l'amour. Quoique de mon côté, je ne devais pas être bien mieux, pour croire que James m'aimait après tout ce qu'il m'a fait. Il m'aura fallu quelqu'un qui m'aimait vraiment pour le réaliser, et il est parti de l'autre côté de l'océan.
Je dis ça mais bon, j'ai toujours été du genre à passer à autre chose rapidement quand je n'ai rien à quoi me raccrocher. Il suffit de voir la vitesse à laquelle je me suis remise de ma dernière rupture et la facilité que j'ai eue à passer Conny dans ma liste noire.

- Si j'avais été un garçon je crois que je n'aurais pu faire sans tomber amoureux de toi, tu as vraiment tout pour être une petite amie géniale, ne l'oublie pas et excuse moi de ne pas en être un, pour faire plus pour toi
- Ne commence pas à t'excuser pour des choses dont tu n'es pas responsable, enfin. Mais bon, ce n'est ni ma faute ni la sienne, donc je ne sais pas trop où j'en suis, émotionnellement.

L'auto-dénigrement a pris des vacances pour le moment et je suis parfaitement lucide, assez pour être consciente que ce n'est pas une méthode pour s'éloigner et se débarrasser de moi, pas plus qu'un choix. Mais de mon côté, il va falloir que j'en fasse un, de choix. Je ne peux pas attendre toute ma vie un hypothétique retour. Je ne ferai rien pour l'instant, mais si on me tend la main ou une opportunité, je la saisirais sans (trop) hésiter.

- Tu sais je suis désolée de te laisser toute seule..j'aimerais pouvoir faire plus.. tellement plus pour toi..
- Tu fais déjà plus que tu ne l'imagines. Ne t'en fais pas, je tiendrai le choc, et qui sait peut-être qu'avec un peu de chance on sera dans la même classe à la rentrée. Profite de tes vacances, si tu les passes à culpabiliser ça va te les gâcher.

J'en sais quelque chose, la culpabilité à gâché près de deux années de ma vie, peut-être même trois. Bon bien sûr on parle d'une culpabilité moindre et de simples vacances, mais c'est la pire émotion qui puisse exister donc autant la désamorcer le plus tôt possible.

- Tu veux écouter la musique que j'ai composé sur toi ?

Je hoche la tête en réponse, prenant l'écouteur en posant ma tête sur son épaule, m'assurant juste de ne pas la gêner. Elle joue toujours aussi bien, et je ferme les yeux pour me laisser emporter par la mélodie, laissant mes doigts danser en rythme, par réflexe. Je passai un bras autour d'elle à la fin de la musique pour la prendre dans mes bras, touchée qu'elle ait composé cette mélodie en mon honneur.

- Je ne pensais pas avoir une amie comme toi un jour.

"Ravoir", plutôt. J'ai l'impression d'être replongée des années en arrière, avec Clara, à profiter du temps qui passe sans me poser de question. Ça faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas autorisée à être proche de quelqu'un, et Conny avait encore plus augmenté ma distance émotionnelle avec les autres. Être avec Amaryllis, c'est un peu comme un retour aux sources.

- Ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi proche de quelqu'un, tu sais. Je suis heureuse de t'avoir rencontrée.
© Bell
paroles en #3399ff
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Amaryllis
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Dim 17 Déc - 16:14
Amaryllis
Amaryllis Hanazumi
Ancien membre



Confidences sur l'oreiller



Isabella simplement
J'avais regardé son visage serein, ses yeux fermés et ses doigts dansaient aux rythmes des notes avec une sérénité que j'avais rarement approchée. Les instants avec Isabella étaient hors du temps, des instants où je profitais simplement de sa présence sans jamais réellement réfléchir aux conséquences ou à quoique ce soit d'autre. Je pouvais simplement me laisser aller et profiter de la présence apaisante à mes côtés. Un luxe que je ne connaissais pas avant de la rencontrer. Le destin avait bien fait les choses lorsqu'il m'avait placée dans cette chambre, celle-là même où j'avais eu peur de ne pas réussir à m'intégrer entre deux sœurs liées comme je ne pourrais jamais le comprendre. C'était les pensées qui m'avaient traversés lorsque j'avais placé mes bagages dans cette petite pièce et désormais je pouvais le comprendre. Isabella était une sœur pour moi, l'enfant unique. Certes, nous n'étions pas liées par le sang mais c'était tout comme. Ma souffrance était sienne,mes bonheurs étaient siens,mes rires enchantaient son cœur et tout ça était réciproque.

- Je ne pensais pas avoir une amie comme toi un jour.

Ces quelques mots font monter le rouge à mes joues. Je suis heureuse d'inspirer un tel sentiment à ma meilleure amie d'autant plus qu'il est plus que partager. En effet, moi-même je n'aurais jamais pensé pouvoir me lier à quelqu'un. Je n'ai eu que peu d'amis avec ma maladie infantile puis avec ma vie dans une cage dorée. Pour ainsi dire, si on exclut Abel, qui n'était apparemment là que par intérêt, et Cynthia, ma cousine, donc est-ce réellement viable?, je n'en ai eu aucun. Ce manque n'a cependant plus lieu d'être, tant Isabella l'a comblée. Je souris à mon amie pour lui transmettre ma joie avant que cette dernière vienne de nouveau transformer mon cœur en guimauve.

- Ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi proche de quelqu'un, tu sais. Je suis heureuse de t'avoir rencontrée.

Une vague de bonheur emplit mon être comme un tsunami d'émotions à l'annonce de ces quelques mots. Pour beaucoup ces mots ne sont pas grand chose, voire une banalité. Pour moi c'est énormément, c'est une déclaration d'amour. Un amour sororale. Je la serre un peu plus contre moi, l'enserrant de mes bras en lui murmurant doucement à l'oreille, les joues rosies par la gêne d'être ainsi considérée et le cœur remplie d'allégresse.

-"Moi aussi je suis contente, tu es ma meilleure amie, ma première vraie amie et jamais je pourrais pas supporter d'être éloignée de toi"

Je prends doucement sa main dans la mienne, mon regard mêlé au sien avant de déposer un petit baiser sur ses doigts et un autre au coin de ses lèvres en témoignage d'affection - oui j'évite de l'embrasser car j'ai cru comprendre que ça la mettait un peu mal à l'aise pour une raison qui m'est inconnue.

-"C'est une promesse, on sera amies pour toujours.."

Encore une fois mes mots sonnent comme une promesse enfantine que deux gamines pourraient se faire dans la cours de récréation avant que la vie ne les sépare après quelques années seulement, le temps balayant tel un coup de vent les quelques mots de cette promesse mais ça représentait bien plus pour moi. Quoi que la vie me réserve, aussi loin que mes activités me poussent, que l'amour toque à ma porte ou qu'il s'en détourne à jamais, que ma vie s'achève sans que je ne puisse plus jouer ou qu'elle ne soit qu'un enchaînement de concertos sans que jamais mes doigts ne flanchent : il y'aura toujours une place pour Isabella auprès de moi.


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Isabella
Invité
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Ven 22 Déc - 21:43
Isabella
Isabella Krysten
Ancien membre

12 Juin
2017
Confidences sur l'oreiller

Amaryllis Hanazumi

- Moi aussi je suis contente, tu es ma meilleure amie, ma première vraie amie et jamais je pourrais pas supporter d'être éloignée de toi.

C'est étrange, d'être à nouveau la meilleure amie de quelqu'un. Une meilleure amie sans angoisse, surtout. J'avais qu'entre ma peur du jugement et ma peur de la trahison, c'est un statut difficile à atteindre. Amaryllis est limite plus une sœur qu'Elyanna, peut-être justement parce qu'on est devenues proches avec le temps, pas en devenant sœurs du jour au lendemain. Au final, je les connais depuis à peu près aussi longtemps l'une que l'autre. Enfin Ely un peu plus, un an de plus en fait, mais c'est une année de différence qui décroît un peu si on considère le temps que j'ai passé avec chacune d'elle.

- C'est une promesse, on sera amies pour toujours..

Je souris légèrement en lui caressant la tête comme à une enfant. Pas parce que je trouve sa promesse enfantine, mais juste parce que c'est un geste d'affection que je tiens de mon père et que j'ai adopté avec le temps.

- Amies, dis-je en tendant le petit doigt pour en faire une promesse.

Dans la catégorie "choses que mon père déteste", il y a ça. Sans doute parce qu'en dehors des anime, ça a été popularisé par les américains, et mon père et les américains ça a jamais été l'amour fou. Heureusement qu'il n'a jamais été au courant pour Eigan, finalement. Il m'aurait fait un scandale.

- D'ailleurs, Ama, les amies ça s'embrasse pas sur la bouche, ça c'est pour les amoureux.

Je lui fais une petite tape amicale sur le nez du bout du doigt avant de tirer la langue. Je ne sais pas ce que je ferais s'il lui arrivait quelque chose. Je replongerai sûrement dans l'enfer dont elle m'a sortie – peut-être pas seule, mais en grande partie quand même. C'est pour ça que j'avais du mal à m'attacher aux gens, mais je ferai tout mon possible pour la garder auprès de moi. Même quand l'école s'arrêtera et nous séparera. Je n'ai pas grand chose qui me retient ici, après tout, je peux la suivre où je veux.

En étouffant un bâillement, je passe mes bras autour d'elle et ferme les yeux. Je suis fatiguée. On a pas eu beaucoup de temps pour discuter, mais je suis contente d'avoir pu parler un peu avec elle avant de dormir. Je ne tiens pas en perdre l'habitude. Mais bon, entre ma journée éprouvante et toutes mes émotions, je suis vraiment épuisée.
© Bell
paroles en #3399ff
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