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Et rien ne sera plus pareil... [Hannah]

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Alix Scarønson
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Ven 23 Juin - 1:33

2 Octobre
2015
Et rien ne sera plus pareil...

Hannah Wayne

On lui demandait d'arrêter de jouer comme si c'était une maladie grave. Sa crise d'épilepsie, celle qui l'avait traîné dans cette école, elle avait été causé par le manque et les stress de faire ça en douce, pas par le jeu. Et voilà qu'on voulait lui imposer de force une cure de "désintoxication". Comme s'il était drogué. Il soupira. Il aurait pu être accro à la drogue, à l'alcool ou à n'importe quoi, mais on venait lui casser les pieds pour trois jeux de carte. Ça n'avait jamais tué personne ! Mais il n'avait pas son mot à dire. Heureusement, malgré sa réputation infernale, l'IRS avait son lot d'élèves cools et il s'était fait quelques potes qui lui plaisaient bien. Ça compensait le fait de se promener avec un uniforme qui criait "bonjour, je suis cinglé".

Pour fêter son premier mois dans sa classe (youhou), il avait invité certains d'entres eux à une soirée dans la résidence surveillée d'un pote. L'avantage d'être dans une école composée d'anciens criminels, c'est qu'ils n'avaient pas eu de mal à trouver quelqu'un capable de pirater les caméras de la résidence, quelqu'un capable de leur fournir un peu d'alcool et quelqu'un qui savait passer des infos assez discrètement pour que les profs ne soient pas au courant. La pub paradoxale avait ressemblé à un truc du genre "Soirée secrète, faites passer le message". Du coup ce soir, jour fatidique, ils se trouvaient avec une trentaine de personne de toutes les classes qui avaient entendu parler de leur petit événement, et aucun Castel à l'horizon.
Il avait organisé cette soirée comme une soirée poker à l'origine, ce qu'elle avait été à peu près jusqu'à ce que leur groupe de huit se transforme en groupe de quinze, puis vingt. Ensuite c'était devenue une soirée tout court.

En attendant l'arrivée d'un élève prétendument expert, Alix avait été désigné d'office pour préparer les cocktails, comme si son talent en chimie faisait de lui un bon barman par défaut. Il savait mieux mélanger des produits toxiques que gérer la dose de vodka dans la boisson du voisin, mais il avait accepté sans trop réfléchir. Il se retrouvait à préparer des whiskys coca, des vodka-pomme et, de temps en temps, des shooters de tequila, en se demandant quand même comment quelqu'un avait réussi à faire passer autant d'alcool dans une école aussi surveillée.
Comme quoi quand un réseau de trente personnes se mettait en place en secret, même les fouilles des affaires des élèves ne pouvaient pas empêcher une soirée d'avoir lieu.

Il poussa un soupir de soulagement quand un type qu'il n'avait jamais vu prit sa place derrière la table des boissons. Il avait déjà perdu ses amis de vue. Les connaissant, ils étaient sans doute ensemble dans un coin discret, et il n'avait pas besoin de trop de détails sur ce qu'ils étaient en train de faire. Il attrapa une bière qui traînait sur la table et vérifia qu'elle était bien fermée avant de la boire - on ne se méfiait jamais assez dans un environnement pareil, et il ne tenait pas à se faire empoisonner.
La musique n'était pas aussi forte qu'elle aurait pu l'être, et la pièce était plongée dans une relative obscurité pour ne pas trop attirer l'attention de l'extérieur. Ils s'éclairaient avec des lampes de téléphone posées à intervalles réguliers. Il n'était pas sûr que la technique soit franchement plus discrète que de simplement allumer les lumières, à bien y réfléchir.

Le typique "gars toujours en avance" comatait déjà sur un fauteuil et la plupart des élèves présents dansaient ou discutaient avec un verre à la main. Le sol avait déjà fait la connaissance de plusieurs mélange et il réalisa qu'ils allaient devoir nettoyer eux-même pour ne pas attirer trop l'attention des agents de ménage. Une gorgée de bière pour se sortir ça de la tête. Il ne pouvait pas boire autant que les autres et il riait d'avance à l'idée de voir l'état dans lequel ils seraient à la fin de la soirée.

Puis il la repéra. Impossible de savoir si c'était une fille ou un garçon, comme son pull ne laissait apparaître que ses yeux et des mèches vertes. Impossible de deviner, aussi, à quel point elle serait importante dans son existence. A ses yeux, ce soir là, c'était une personne mystérieuse qui, comme lui, se planquait sous une capuche et semblait seule. L'intérêt l'avait fait avancer vers elle avant même que la pensée n'ait atteint son cerveau.

- Bah alors, tu t'ennuies ?

Il réalisa qu'il avait attrapé une canette de soda en quittant le comptoir sans même faire attention. Peut-être qu'il aurait dû prendre autre chose - un verre, une bière, n'importe quoi. Peut-être que son inconscient lui avait soufflé que le soda était le choix le moins dangereux. Au pire, il irait lui chercher un truc à mélanger avec, si vraiment c'était nécessaire.
Il lui tendit la canette en espérant qu'elle la prendrait, avant de s'asseoir à côté d'elle. Peut-être qu'il la dérangerait, mais il avait envie d'en savoir plus sur cette silhouette mystérieuse. Et la curiosité était le moteur de son existence.
© Alix
paroles en #9E1A12




Dernière édition par Alix Scarønson le Ven 23 Juin - 5:22, édité 2 fois
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Hannah Wayne
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Ven 23 Juin - 3:40


Et rien ne sera plus pareil...

Feat. Alix Scarønson


Dans les gros trucs qui m'ont rapidement insupporté à l'IRS, je ne citerais pas en premier lieu mon bracelet, les médicaments, les fouilles. Non. Ce qui me déprimait le plus, c'était les rumeurs. Les rumeurs avaient fait de moi une meurtrière récidiviste, psychologiquement saine et calculatrice... Alors que je n'avais pas parlé à quiconque hors aux profs... Et encore, pour ce que j'avais dis... Enfin, j'admettais facilement le fait de vouloir rester seule. Et s'il fallait qu'on ait peur de moi pour éviter de me trahir ou d'avoir un couteau planté... Bah autant que je reste seule. Ça facilitait ma vie et la leur. Pourquoi s'en priver?

Pourquoi hein? Bah on ne m'a pas laissé pas vraiment le choix. Ne parlant à rien ni personne, me contentant d'écouter ma musique et espérant devenir un fantôme, j'espérais n'être abordée par aucun de mes camarades. Sauf elle. Je ne connaissais ni son nom, ni son visage – pour ce que je regardais les autres... - et pourtant elle a fini par me traîner de force dans... cet endroit. Il paraîtrait qu'aller dans ce genre de lieux était fait pour se sociabiliser... hors je n'en avais nullement l'envie. Je voulais juste retourner dans ma résidence, prendre un livre, et prier pour me réveiller invisible.

Et j'avais prié pour le devenir lors de cette foutue soirée. Je m'étais posée contre un mur, avait attrapé une vodka-orange qu'on m'avait tendu et, après une gorgée qui m'arracha une grimace, j'ai reposé le verre sur une table, restant sans boisson. J'écoutais les conversations insipides des autres lycéens, me demandant si quelqu'un me voyait ou si je ne pouvais simplement pas m'en aller sans que personne ne me remarque...

Je n'avais que ça en tête lorsqu'on est venu m'aborder. Grand, blond, encapuchonné, j'ai bien réalisé que ce type me dominait. C'était risible. Il avait quoi? Vingt centimètres de plus? Vingt-cinq? Grand je vous dis! Il paraissait sec, mais bon... Je paraissais seulement. Je paraissais faible et frêle aussi...

Bah alors, tu t'ennuies ?



J'avais haussé les épaules nonchalamment. Ce n'était pas vraiment une question d'ennui... C'était surtout une question que je n'étais clairement pas à ma place. Je n'avais ni envie ni le besoin de me retrouver en "meute" bruyante et idiote. J'avais pourtant accepté son soda, observant la canette sans un mot. Et je l'avais contourné, reposant la canette pour une bière, la décapsulant d'un briquet qui traînait non loin, la levant vers lui. J'avais vu une première canette, soft, préférant de l'alcool pour supporter les regards et les critiques. J'en ai pris une gorgée, relevant le visage lentement pour observer son regard curieux. Le gris des miens plongea dans la noisette des siens, s'y perdant un instant. Étonnamment, j'ai redressé ma capuche, le laissant apercevoir mon visage neutre.

C'est pas de l'ennui. C'est juste que je n'ai pas vraiment ma place ici. Je sais pas pourquoi je me suis laissée embarquer. J'étais censée découvrir un jeu de cartes... pas supporter ... tout ça.

Je relevais le visage un peu plus, sentant ma capuche se décoller lentement alors que je dévisageais l'homme qui m'abordait. Ma main se tendit, malhabile que j'étais, ma voix prononçant clairement:

Hannah.



Je n'avais pas le tact de certaines et encore moins l'aisance des autres. J'étais maladroite, intimidée, perdue. Je ne sais pas si je ressemblais à l'ado froide que j'étais ou s'il a vu autre chose... J'entendrais plus tard que certains m'ont comparé à un chaton abandonné. Je ne vois toujours pas en quoi... J'ouvrais la bouche pour lui demander son nom, étant coupé par une demoiselle visiblement alcoolisée qui arriva en se collant au blondinet.

Aaaaaaaaliiiiiiix ~ On m'envoie te chercher ~ Ya des paris lancés sur ce qui va se passer dans la soir... hips... rée. Tu viens?



Elle me fusilla du regard. C'était ce genre de regard que je fuyais... Je leur faisais peur, je comprenais ça. Naturellement, je me détournais du "couple" devant moi, jetant un coup d'oeil envieux à la porte qui m'attirait de plus en plus.

Ce serait tellement plus simple si tu m'écoutais...



©NÉMÉSIS




Hannah parle en #00dce4 et pense en #e030c9 alors que Médée s'exprime en #BE9AF4.


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Alix Scarønson
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Dim 25 Juin - 22:50

2 Octobre
2015
Et rien ne sera plus pareil...

Hannah Wayne

Il n'obtint pour toute réponse qu'un haussement d'épaules qu'il interpréta comme un oui. Généralement, en soirée, quand on répondait à quelqu'un par un haussement d'épaules sans avoir plus de réaction, c'était qu'on avait pas envie d'être là. Et pour Alix, quand on était là où on avait pas envie d'être, on s'ennuyait. C'était mathématique. Elle avait l'air du genre de personnes qui s'amuseraient mieux ailleurs. Pas à cause de sa capuche, vu qu'il en avait une aussi et qu'il était plutôt dans son élément, mais elle avait presque une aura qui le hurlait.

Il se demanda ce qui avait bien pu l'amener ici. Elle n'était sûrement pas venu juste parce que l'école entière s'était passé le mot : quand on aime pas ce genre de soirée, c'est le genre de bruit de couloir qu'on ignore. Et si elle avait un ou une amie dans la selle... Où était-il ?

Quand elle abaissa sa capuche, il oublia sa question. Son cerveau nota simplement la réponse à celle qu'il s'était posée en premier lieu : garçon ou fille ? C'était une fille. Une très jolie fille, même. Il se reconnaissait un peu dans son visage inexpressif, dans l'indifférence – feinte chez lui mais peut-être pas chez elle – qui se peignait sur ses traits. Et puis, il les avait déjà remarqués avant qu'elle abaisse sa capuche, mais ses yeux gris l'emplissaient de nostalgie. C'était si peu commun ici, et ça lui rappelait un peu son enfance, avant que tout ne parte en vrille.

- Hannah.

Il eut à peine le temps de serrer la main qu'elle lui tendait qu'il sentit quelque chose – quelqu'un – se coller contre lui en parlant d'une voix haut perchée très désagréable. Il poussa un soupir, se détournant un instant de sa nouvelle rencontre pour écarter un peu son épaule de la poitrine que l'autre persistait à coller contre lui. Il prit une gorgée de bière en leva les yeux au ciel, sortant quelques billets de sa poche intérieure.

- Ce qui va se passer ce soir ? Hm... Raven va coucher avec Eigan, Mary va probablement casser quelque chose...

Il capta le regard qu'elle lui lançait, la façon dont elle se collait à lui et il rajouta avec un autre soupir.

- Et moi, je ne vais pas coucher avec toi. Tu peux me lâcher deux secondes ? J'arrive.

L'autre fit la moue un moment. Elle semblait hésiter sur la façon de réagir. S'ils le savaient fêtard, et que l'idée 'vraie) qu'il avait organisé la soirée avait sûrement circulé, même ceux qui le connaissaient depuis son arrivée avaient du mal à s'habituer à son air blasé et au ton monotone qu'il employait régulièrement. Finalement, elle haussa les épaules.

- Je vais dire ça aux autres. Mais... ne traîne pas trop. Ou avec n'importe qui.

Ce fut lui qui lui lança un regard noir avant qu'elle ne s'éclipse, sans doute pour donner la première vague de "paris", dont le premier s'était sûrement déjà réalisé, de toute manière. Ce n'était pas très intéressant quand il n'y avait pas de gros risque à la clef, et il était à peu près sûr d'avoir la bonne réponse pour les trois.
Par contre, il était sûr que la fille en question parierait "contre" son dernier pronostic, et qu'elle n'était pas près de le lâcher, surtout qu'elle avait déjà bien bu. Super.

- Fais pas attention à elle.

"Traîner avec n'importe qui". Franchement. Il détestait ce genre de mépris. Déjà parce qu'il avait été le "n'importe qui" en question pendant une bonne partie de sa vie, le garçon planqué au fond de la salle qui ne parlait qu'à sa sœur.

Il posa sa tête contre le mur en buvant sa bière en silence. Il savait qu'il allait devoir se lever à un moment ou un autre pour rejoindre le gros de la fête, ceux qui pariaient sur les événements à venir, mais il avait la sensation qu'elle serait partie quand il reviendrait. Et sa curiosité le poussait à savoir qui pouvait bien se cacher derrière cette capuche, des cheveux verts et ces beaux yeux gris, alors il ne pouvait pas la laisser s’éclipser avec juste un prénom et la vague sensation que certaines personne ne l'appréciaient pas.

- Comment tu t'es retrouvée ici ? A la soirée, je veux dire. Ça a pas l'air d'être trop ton truc.

Aucun reproche là-dedans, juste un constat facile à faire. En vérité, il aurait aimé lui poser d'autres questions, mais pas besoin d'être un génie pour voir qu'elle était du genre taciturne. Il ne voulait pas la braquer.
© Alix
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Hannah Wayne
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Mar 27 Juin - 14:54


Et rien ne sera plus pareil...

Feat. Alix Scarønson


Je détestais ça. Je détestais ces regards qui jugent, qui te classent et qui te méprisent. Je détestais tout ce que je lisais dans son regard. Le fait qu'elle voulait ma place, qu'elle désirait l'homme qui était face à moi, qu'elle me méprisait. J'écoutais le blondinet parler, haussant un sourcil. Je ne comprenais pas ce qu'il disait. Il parlait de personne que je ne connaissais pas. Raven. Eigan. Mary. Et je me retenais de ne pas partir. C'était stupide. Je n'avais rien à foutre dans ce lieu. Je ne connaissais pas les gens, je me refusais de les connaître. Ils étaient idiots. Tous.

Et je ne voyais pas pourquoi je devais me forcer à trainer avec eux. J'avais cru comprendre qu'il n'était pas enchanté de voir la nouvelle arrivée se coller à lieu telle une catin de bas étage ceci étant... j'ai parfaitement saisi qu'elle, elle me connaissait. Il me semblait l'avoir déjà vu... Peut-être avec des camarades de classe? Je ne savais plus. Et je m'en fichais. Seulement...

Je vais dire ça aux autres. Mais... ne traîne pas trop. Ou avec n'importe qui.



Je tressaillis. N'importe qui hein...? Oui. Je suis n'importe qui visiblement... Elle me méprisa, me dédaigna du regard. Et, lorsqu'il se tourna pour me parler, je reportais mon regard vers lui, ma vision observant néanmoins les lèvres de la demoiselle alcoolisée. Et si jamais sa colère visible n'était pas évidente, le "monstre" qui se forma silencieusement était tout aussi violent. Je n'avais pas besoin de la connaître pour savoir ce qu'elle avait en tête. J'étais l’intruse ici. Je le sentais parfaitement. Lui... Il ressemblait à un poisson dans l'eau. Dans son élément...

Je l'envie un peu. Ça doit être reposant de ne pas suspecter tout le monde tout le temps...


Tu sais que si tu prends juste un couteau là-bas...


Ouais... S'il t'a dans sa tête, ça doit être calme... Tss


Bah... entre monstres on se comprends...



Fais pas attention à elle.

 

Faire attention? À ? Hum... à ses propos? Non. Ça... ça va. Je le vis se poser, nonchalant, comme s'il rebutait de faire quoi que ce soit. J'avais l'impression que cet Alix était... pas vraiment là. Comment expliquer? Physiquement il était là. Assurément. Mentalement... Tout aussi assurée je peux vous affirmer qu'il était absent. Bien trop pensif... C'est ça l'avantage d'être un monstre... Tu vois ce que le bas peuple ignore, préférant alcool, pari... et décolletés si j'en croyais la tenue des autres filles autour de moi.

Comment tu t'es retrouvée ici ? A la soirée, je veux dire. Ça a pas l'air d'être trop ton truc.



Bien vu Sherlock... J'ai pas vraiment la tête à être ici hein? Ouais... il rebondissait sur les propos de l'autre. Bien sur que je n'ai rien à foutre ici... Je me laissais observer un instant l'ambiance, les rires, les blagues. Et plus j'étais là, plus les regards semblaient se fixer sur moi... C'était désagréable. Je me suis laissée rentrée la tête entre les épaules, tirant ma capuche pour cacher de nouveau mon visage. Je ne voulais pas qu'on me regarde... Déjà que j'étais interdite de capuche pendant les cours... Alors ici... Je ne voulais pas l'empêcher de voir ses potes. Il allait m'oublier de toutes façons. Ou alors il retrouverait ses potes, au mieux il ne saurait jamais... Au pire... D'ici quoi, une heure? Deux? Il me détesterait. Lentement, je portais la bière à mes lèvres, déglutissant par de longues gorgées sans m'en rendre compte. Je regardais un instant mes mains, me souvenant du rouge de mes parents, entendant de nouveau le hurlement strident qui avait semblé déchirer mes cordes vocales.

J'ai opté pour rester un fantôme. Je répondrais des banalités, je disparaîtrais. Et personne ne saura que je suis venue... J'ai laissé mon visage se baisser. Je ne voulais pas qu'on me voit parler avec quelqu'un. L'espace d'une seconde... je voulais être normale...

On m'a forcé à venir. Il paraît que le type qui fait la fête est "super trop craquant".



J'avais mimé avec mes doigts les guillemets de la phrase, ma voix sortant plus aigus pour imiter mes camarades. Et mon regard se releva vers lui, me laissant lui faire ce petit sourire qui avait déjà fait ses preuves par le passé. Un sourire doux, tendre, juste pour qu'on me laisse tranquille, un sourire qui se voulait rassurant.

Mais ça va aller. Toi par contre... Un jour tu vas exploser d'être comme ça tout le temps...



Je me suis avancée d'un pas pour déposer la canette derrière lui, poursuivant:

Tu es un bon menteur... Mais fais gaffe, tes yeux te trahissent.



Je ne dis rien de plus. Je n'en avais pas besoin. J'ai pris l'habitude de dire ce que je pense, ni plus ni moins. Et lui... Ce n'est pas parce que ses pupilles parlent pour lui que je vais m'étendre là-dessus...

©NÉMÉSIS




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Alix Scarønson
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Lun 3 Juil - 11:37

2 Octobre
2015
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Hannah Wayne

Il perçut sa réaction infime à la remarque de l'autre idiote et serra les dents, même l'espace d'une seconde. Ça ne fit que le conforter un peu plus dans sa certitude qu'il ne voulait pas partir sans en savoir plus sur elle. Que si elle le laissait avec juste un nom et un souvenir fugace, il ne la reverrait jamais. Quelque chose en lui s'y refusait. C'était peut-être la ressemblance qu'il voyait entre cette fille perdue dans ses pensées, perdue dans un monde qui n'avait pas été taillé pour elle, et lui quand on l'avait promené d'une ville à une autre, quand il s'était retrouvé propulsé dans cette ville trop grande pour lui et avait testé ses limites jusqu'à les franchir.
Il se demandait ce qui l'avait conduite ici. La plupart des élèves de l'IRS avaient un passé tragique, et il avait tendance à se considérer comme une des rares exceptions. Certains l'oubliaient dans la fête et dans des attitudes réprouvées par les profs. Visiblement, elle n'était pas de ceux-là.

Et dans une soirée pareille, ça la rendait assez exceptionnelle, à dire vrai. Son regard parcourut la pièce en attendant qu'elle réponde à sa question. Les gens s'amusaient, même si la plupart ignoraient même à qui ils devaient tout ça. Il pouvait juger d'un simple regard ceux qui seraient effondrés dans un canapé et les quelques uns qui seraient encore réveillés quand viendraient l'heure de ranger. Pas forcément frais, mais réveillés.

- On m'a forcé à venir. Il paraît que le type qui fait la fête est "super trop craquant".

Il aurait pu se demander qui l'avait bien forcée à venir alors qu'elle n'en avait très visiblement pas envie, mais la suite lui tira un sourire. Il se surprit même à rire au ton qu'elle avait employé.

- Oh vraiment ? Il faudra que je la remercie du compliment, alors. C'est pas tous les jours qu'on me dit ce genre de choses.

Il lui aurait bien demandé son avis sur la question, juste pour voir sa réaction, mais son sourire - très joli sourire - le bloqua dans sa phrase, et elle avait enchaîné avant qu'il n'ait le temps de reprendre.
Sa phrase lui tira un haussement de sourcil surpris. En dehors du fait qu'il était persuadé que ses yeux ne trahissaient pas grand chose, il se demanda ce qu'elle pensait lire en lui. Avait-il tant que ça l'air de jouer un rôle ? Certes il avait l'habitude que son air inexpressif, entraîné par des années de cynismes et de poker, perturbe les gens, mais pas qu'on lui dise qu'on pouvait lire en lui si facilement.
Décidément, cette fille était pleine de surprises.

- Ne te fie pas trop à mes yeux. On dit que le jour où ils afficheront une émotion, le monde s'écroulera.

Il disait un peu n'importe quoi, mais c'était l'idée. Très peu de personnes savaient lire autre chose que de l'ennui et du désintérêt dans son regard, même quand il s'amusait ou s'intéressait honnêtement à quelque chose, et il avait depuis longtemps abandonné l'idée de se débarrasser de la neutralité de son visage. Les gens n'avaient pas forcément besoin de savoir à quel point le monde autour de lui le fascinait.
Et, là tout de suite, elle aussi.

Il avait peur qu'elle s'en aille avant qu'il puisse en apprendre plus, qu'elle disparaisse et le laisse avec des questions sans réponse dans la tête, prêtes à y tourner toute la nuit. Poser la question à d'autres personnes ne lui attireraient sûrement que des remarques aussi aimables que le commentaire de l'autre idiote au décolleté trop plongeant pour que ce soit juste un effet de style. Quoi qu'ait pu faire Hannah, certaines personnes présentes ne la portaient visiblement pas dans leur cœur. Et finalement, ça lui importait peu. Sa soirée poker avait dérivé de son but premier et, même si ça ne le dérangeait pas plus que ça, il était moins attaché à l'idée de rester que s'ils avaient continué à jouer. En tout cas à des choses plus intéressantes que les scénarios hyper-prévisibles de la soirée.

- Tu sais quoi ? Si tu t'ennuies, je te propose un truc.

Il devait aller voir les autres, mais il lui fallait une raison pour qu'elle reste, sinon il était persuadé qu'elle allait lui échapper et qu'il ne la reverrait jamais.

- Je vais aller faire mon boulot d'organisateur de soirée. Si tu m'attends devant la porte, disons dans vingt minutes, je t'offre une échappatoire.

Il avait failli y aller de but en blanc en lui proposant de "faire un tour dehors" avec lui, mais il avait peur de la façon dont elle pourrait interpréter sa phrase. Il avait côtoyé assez de personnes paranoïaques ou avec une tendance à se faire des idées pour rien pour éviter de dire des choses laissant passer même un semblant de sous-entendu. Ça aurait quand même été dommage qu'elle s'enfuie en le prenant pour un type dangereux capable de l'agresser dans le parc.
© Alix
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Dernière édition par Alix Scarønson le Mar 11 Juil - 19:37, édité 2 fois
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Lun 3 Juil - 22:20


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Ne te fie pas trop à mes yeux. On dit que le jour où ils afficheront une émotion, le monde s'écroulera.

 

Je ne comprenais pas. Je n'étais pas certaine de grand chose... Mais dans ses prunelles je lisais des choses. Et ce n'était pas vrai, ses yeux n'étaient pas dénués d'émotions. Simulées ou non... Je lisais de la curiosité, une envie d'en apprendre plus. Je lisais pas mal de choses... Pour moi, ses yeux pétillaient. Ce n'était pas compliqué de le voir pourtant... mais peut-être que ma vision est biaisée par mon propre regard mort que j'observais tous les jours. Entre ses yeux et les miens il y avait tout un monde. S'il était, comme il me l'apparaissait, une lumière, alors j'étais assurément l'ombre. Mettez-nous côte-à-côté, les gens iront le voir lui et je pourrais disparaître sans bruit. Et c'était très bien comme ça. Je m'en contentais. Je n'avais pas besoin d'aller dans la lumière, le sombre m'allait bien mieux. Ça me permettait de refouler mon propre passé... Et ce malgré le fait qu'on me le rappellait chaque jour.

Elle est mignonne Hannah...

 

Ouais mais elle a tué quelqu'un mon pote. Elle est folle c'te fille. Tu devrais rester éloigné d'elle.

 

Un extrait de propos que je pouvais entendre à chaque fois que je traversais un couloir ou entrais dans une salle. Ceci étant, j'admettais que les insultes et l'ignorance brisaient bien plus que tout le reste. Mais bon... Je n'étais qu'un monstre, qu'attendraient les gens d'une abomination? En dehors ou non, à l'IRS aussi, il y avait une appréciation de "bad attitude". Si tu as volé, c'est cool. Si tu as menti, trahi, ça va. Si tu as un soucis mental, ça passe aussi. Certains sont ici pour avoir poussé au suicide leur entourage, et ça les rend "trop cool". Mais tuer directement était mal vu pour une raison que je comprenais seule mais qui me laissait pas mal de questions prise dans le contexte de l'IRS. Si je l'avais forcé à se tuer, j'aurais eu un traitement meilleur? Sûrement. Le monde était incompréhensible après tout.

Il avait sous-entendu qu'il était le responsable de cette fête. Ce qui expliquait pourquoi il était venu vers moi. Il voulait sûrement que tout le monde se sente bien. Il n'y avait pas d'autres raisons. J'allais lui faire croire que j'allais bien et je pourrais sortir d'ici, me poser dans mon lit avec un livre. Je retenais les intonations qu'il utilisait, le rire qu'il m'avait offert sans le vouloir. C'était bête... Mais je voulais croire qu'il n'y avait pas que son obligation d'hôte qui l'avait rapproché. J'étais stupide de penser ça. Il était curieux de quelque chose. Peut-être se demandait-il combien de temps je pouvais passer hors de mon élément...

Ne t'inquiète pas Blondinet. Je pars bientôt...


Me rejoindre et refaire le monde... D'une couleur rouge sang~


S'il te plaît... Tais-toi Médée...



Tu sais quoi ? Si tu t'ennuies, je te propose un truc.

 

Mes lèvres restaient closes, patientant, écoutant. Il avait un truc contre l'ennui ? Ah. Il allait me demander de partir. C'était normal... Je n'avais rien à faire ici... Non ?

Je vais aller faire mon boulot d'organisateur de soirée. Si tu m'attends devant la porte, disons dans vingt minutes, je t'offre une échappatoire.

 

Hein ? Mon sourcil se haussa de questionnement, mes lèvres se détachèrent l'une de l'autre et ma voix sortit, plus piquante que ce que j'imaginais.

Je n'ai pas besoin d'échappatoire. Je vais partir discrètement. Je n'ai aucun besoin de t'attendre. Ceci étant... Toi, tu n'as rien à y gagner. Tu devrais plutôt faire comme si tu ne m'avais jamais parlé.



C'était toujours douloureux de dire ça. Mais c'était vrai. Tout était vrai. Je n'avais pas à l'attendre, je partirais quand le moment sera trop insupportable. Je n'avais pas non plus envie d'être trop détestée. Être ignorée m'allait. Je pouvais vivre avec. Cela allait devenir une habitude. Et dans quelques années, je n'y ferais plus attention. J'inspirais longuement, laissant ma main faire un vague signe vers le reste des êtres vivants présents, m'avançant d'un sourire résigné vers une boisson non alcoolisée, portant la canette à mes lèvres. Sous le goût léger de la mangue, je lâchais un faible soupire, revenant face à mon interlocuteur.

Va faire tes trucs. On verra si j'ai eu la patience de t'attendre.



Je ne me comprenais pas. Je voulais parler avec lui, croire que je pouvais l'intéresser un peu... Et quelque part, je me disais que s'il revenait, il saurait déjà tout. L'autre greluche avait dû faire tourner l'information « Alix est avec l'autre folle ». Je pouvais aisément deviner le visage dégoûtée qu'elle aurait, comme si c'était de ma faute s'il était venu me parler... Et ma voix était... compatissante, comme si je voulais volontairement qu'il se recule. Bah... J'allais attendre qu'il fasse demi-tour, je finirais ma boisson et je déguerpirais. C'était un bon plan. Je l'ai laissé partir, comptant mentalement les secondes avant de m'enfuir de cette anti-chambre de l'enfer. Jusqu'à...

Han-chouuuuuuuuu ♥



Je n'ai d'abord pas relever. Ce n'était pas pour moi. Et … si. L'une de mes camarades de classe, Chloé de son nom – je crois -, venait de m'attraper par le cou et se redressant en me prenant pour un appui. J'avais sursauté, observant deux garçons l'accompagner, se rapprochant bien trop à mon goût.

Hannaaaaaaaaah ! J'ai dis à ces beaux gosses que t'étais jolie... Mais tu mets eeeeeencooooore ces horriiiiiiibles capuches ! Retire-la !! Tu pourrais devenir trop mignonne !


Lâche-moi. Tout de suite.



Mon regard était noir, ma main libre retenait ma capuche plaquée contre mon crâne. L'autre se resserrait contre ma canette, mes lèvres se pinçaient l'une contre l'autre.

C'est à moi ? Hein c'est à moi ??


Oui.



Mes lèvres se soulevaient lentement en un rictus que je connaissais, que je savais être prédateur, méchant, sournois. Et je me laissais complètement envahir par Médée, impatiente de s'amuser. J'en oubliais tout le reste, les on-dit, le retour du Blondinet. J'en avais marre de tout ça...

©NÉMÉSIS




Hannah parle en #00dce4 et pense en #e030c9 alors que Médée s'exprime en #BE9AF4.
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Alix Scarønson
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Mar 11 Juil - 19:36

2 Octobre
2015
Et rien ne sera plus pareil...

Hannah Wayne

Il se passa quelque chose de bizarre. Dans sa tête, dans son corps ou dans son cœur, il n'en savait rien, mais une sensation presque inconnue l'avait saisi, assez longtemps pour briller dans son regard l'espace d'une demi-seconde. Il était déçu. Non, plus que ça. Presque triste. Il n'avait pas envie qu'elle s'en aille sans prévenir, sans un mot, comme si elle n'avait jamais été là. Et, au fond, une petite part de lui trouvait vexant qu'elle ait refusé sans même chercher à en savoir plus. Sans une question. Refusé, juste parce qu'il le lui avait proposé.
Non, ça devait être autre chose. Elle ne pouvait pas le détester juste après avoir échangé quelques mots. Peut-être qu'il l'ennuyait juste, ou peut-être qu'elle n'avait pas envie qu'on s'intéresse à elle de trop près. Mais il ne pouvait pas faire comme s'il ne lui avait jamais parlé. Il avait du mal à oublier les gens, surtout ceux qui avaient éveillé son intérêt.

- Va faire tes trucs. On verra si j'ai eu la patience de t'attendre.

Quelque chose dans sa voix lui fit froncer les sourcils. Elle n'avait pas le ton agressif ou excédé qu'elle aurait dû avoir si, vraiment, elle avait profondément envie qu'il lui fiche la paix. Elle lui avait juste dit comme si c'était naturel, comme si c'était mieux pour tout le monde. Comme s'il ne l'ennuyait pas vraiment, en fin de compte. Il serra les doigts sur sa bière presque vide. Se promit de ne pas la quitter des yeux, pour s'assurer qu'elle ne réussisse pas à s'éclipser sans qu'il la voie. C'était sans doute bizarre, peut-être même effrayant dans un sens. Il aurait probablement dû la laisser partir discrètement si c'était ce qu'elle voulait, après tout.

Mais il s'éloigna avec un léger soupir trahissant volontairement sa déception de ne pas être sûr de la retrouver ensuite, ses yeux revenant régulièrement vers elle à mesure qu'il s'éloignait. Il écouta à peine les conversations de ceux qu'ils venaient de rejoindre, répondant presque par automatisme aux questions qu'ils posaient. Oui il était en Potion malgré ce qu'auraient pu penser certains, non il n'avait pas l'intention de finir ivre mort sur le carrelage ni de leur dire pourquoi, non ce n'était pas une histoire d'alcoolisme sinon il n'aurait pas bu cette bière ou il aurait bu ses 29 cousines, et tout un tas d'autres choses qu'il avait tellement l'habitude d'entendre entre sa classe et ses camarades de chambre que les réponses sortaient sans qu'il y pense.

- Au fait, tu faisais quoi avec Hannah ?

Son cerveau se reconnecta à la réalité si vite qu'il tourna aussitôt la tête vers la fille qui lui avait posé la question - Mary. Elle sursauta, et la bouteille presque vide qu'elle tenait dans la main lui échappa pour s'éclater au sol. Il venait involontairement de gagner un pari, mais son esprit était centré sur autre chose.

- On discutait en buvant un verre. Pourquoi ?

Il avait perçu sans trop de mal l'espèce de méfiance teintée de mépris qui avait vibré dans la voix de la jeune fille et son regard retourna se porter sur Hannah. Elle était avec une fille, maintenant, accrochée à elle et visiblement bourrée. Sa capuche empêchait Alix de voir si ça la dérangeait ou si c'était quelque chose de normal pour elle.

- C'est vrai que tu viens d'arriver. Disons qu'elle est... un peu dangereuse, enfin tu vois.

Avec un haussement d'épaule et un sourire moqueur, il désigna la porte fermée de la chambre.

- Tu veux dire plus dangereuse qu'Eigan qui a fait exploser le bureau de sa psy avec elle dedans, ou Raven qui a deux tentatives de meurtre à son actif ?

Le regard qu'échangèrent les deux filles en disait long. Il pouvait presque lire le "oui mais eux, ce sont nos amis" qu'elles n'osaient pas lancer en réponse. Forcément, des trois personnes dangereuses, on acceptait plus facilement les deux fêtards adaptables que celle qui restait seule. Et s'il fallait craindre quelqu'un...

Quelque chose détourna son attention de cette conversation très vaguement intéressante. Un bruit, un mouvement, ou autre chose, il ne le retint pas vraiment quand son regard se posa à nouveau sur Hannah et la fille qui, toujours accrochée à elle, essayait de lui faire enlever sa capuche. Son esprit d'analyse se mit en marche tout seul, habitué à lire dans le regard et les émotions des autres à force d'essayer de percer des bluffs.

Il perçut la colère d'Hannah probablement avant l'autre fille. Vit la lueur malsaine briller dans le regard de la blonde, les deux gars qui se détachaient un peu trop de la masse pour que ce soit normal. Une alarme résonna sous son crâne. Ils comptaient lui faire du mal, sûrement, et si on la disait dangereuse c'est qu'elle n'avait probablement pas l'intention de se laisser faire. Dans un cas comme dans l'autre, elle risquait d'avoir de graves problèmes. Sans qu'il n'en ait trop conscience, sa bière atterrit dans les mains de Mary et il disparut de la vue de ses amies aussi vite qu'il avait tourné la tête.
Ses doigts se saisirent du poignet d'un des types qui tendait la main en direction d'Hannah.

- Qu'est-ce que tu veux toi ?
- Ne la touche pas...

De quoi avait-il le plus peur ? Qu'il lui fasse du mal ou qu'elle réplique un peu trop fort ? Il ne savait pas ce qui l'avait amenée ici, mais en un mois il avait côtoyé assez de personnes pour se méfier de la colère des autres. Et il se méfiait au moins autant de ces types.
L'autre dégagea violemment son bras mais Alix le fixa sans sourciller ni bouger d'un centimètre.

- Et qu'est-ce que ça peut bien te foutre ?

Sa taille était sûrement une des raisons, peut-être la seule, pour lesquelles l'autre n'avait pas encore essayé de le frapper. Alors il se grandit un peu plus en carrant les épaules et en fronçant les sourcils.

- Alors un, c'est ma soirée. Deux, j'aime pas vraiment qu'on s'en prenne à des gens que j'apprécie. Compris ?

Il se savait plus ou moins incapable de se battre contre deux types à la fois, mais il avait attiré assez d'attention dans sa direction pour espérer plus ou moins sereinement que les types lâcheraient l'affaire et iraient faire leurs conneries ailleurs.
© Alix
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Dernière édition par Alix Scarønson le Mer 2 Aoû - 13:22, édité 1 fois
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Hannah Wayne
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Mer 12 Juil - 14:18


Et rien ne sera plus pareil...

Feat. Alix Scarønson


Je ne comprenais pas toutes les réactions de Médée. C'est sûrement pour ça que je la restreignais autant. Par peur. Finalement, je ne valais pas mieux que les autres... Seulement... Médée ne pensait qu'à la destruction, tout le temps. Je n'arrivais pas à lui trouver un autre "hobby" moins dangereux. Quand elle "prenait le contrôle" ou, comme ce jour-là, quand je le lui donnais; je voyais ce qui lui arrivait à travers mes yeux mais sans pouvoir réagir... C'est ainsi que j'ai pu voir brièvement les sourcils du blondinet se froncer avant de lui céder la place. Je ne comprenais pas. Je n'avais pas réellement le temps de comprendre. Médée allait accepter le premier coup. Elle allait chercher à se faire frapper, pour avoir la loi derrière elle, lui permettant de répliquer sans accrocs...

Et j'aurais voulu soupirer. Certaines filles s'étaient mises en tête de me rendre "potable" et de me retirer mon air effrayant. C'était une sorte de nouveau jeu je supposais. Sauf que personne ne m'avait demander mon accord. Parmi les trucs qu'on me faisait, me faire rencontrer plein de mecs pour me caser était compris dedans. Certains pensaient qu'en me donnant un mec, j'allais "être plus sociable parce que l'amour ça ouvre l'esprit". Quelles conneries sérieusement...

Médée ouvrit les lèvres pour rétorquer quelque chose, son regard chasseur. Elle ne s'en cachait pas. Médée chassait les autres. Hommes, femmes, tant que tu ne pleures pas, tu ne l'intéresses pas. Pourtant... Pourtant Alix était revenu. Il empêcha l'un des deux inconnus de toucher mon corps. Il le lui dit. Et je ne comprenais pas. Pourquoi il faisait ça? Je lui avais dis de faire comme si on ne s'était jamais parler... Pourquoi les gens n'écoutaient pas... Ce n'est pas comme si je parlais souvent non? L'idiot dégagea sa main du Blondinet en l'agressant un peu plus. Son ton était colérique, méchant, vexé. Alix venait de lui retirer son jouet... Bien que l'idée d'avoir été prise pour un simple jouet m'énervait.

Alors un, c'est ma soirée. Deux, j'aime pas vraiment qu'on s'en prenne à des gens que j'apprécie. Compris ?




Entre mon esprit qui tentait de ne pas extrapoler les choses, me rappellant que je lui avais à peine parler, me remettant dans l'optique où il voulait juste ne pas gérer une embrouille pendans sa soirée, et Médée qui ricanait... Les deux réactions n'étaient pas du tout raccordées. Son rire attira le regard des deux brutes. Et pourtant, elle se rapprochait d'Alix. Je ne sentais pas ses pas, comme si elle avait une légèreté féline, venant se lover contre le Blondinet. Sur la pointe des pieds, elle rapprocha – à l'aide de ses mains – le visage du bel homme, se laissant chuchoter contre ses lèvres.

Bien tenté Sweety Boy~ Mais je sais me défendre toute seule.



Son visage s'éloigna du sien, mon coeur sembla accélérer... J'avais été si près de lui... C'était... C'était pas bon pour mon coeur ça... Et puis elle n'avait pas choisit le plus moche non plus.

Et bien et bien... Vous êtes aussi désespérés que ça pour vous retranchez sur moi? C'est décevant. Vraiment. Décevant.



Elle contourna le blondinet pour se rapprocher d'un des hommes, susurrant sensuellement à son oreille.

C'est parce que j'ai déjà tué? Tu veux vraiment te retrouver dans le même lit qu'une meurtrière? Endormi? Faible? Sans défense...?



Ce serait cool non? Tu viens chez moi, tu jouis, on se revoit plus... Hum?



Elle sentit la main de l'homme se rapprocher de son visage. Elle le tourna, hautainement, ennuyée. Elle sentit ses yeux cligner rapidement lorsque la capuche retomba sur sa nuque. Les doigts de l'inconnu relevèrent la mèche que je portais habituellement. J'hurlais. Qu'il arrête de me toucher. Je ne voulais pas être vue! Qu'il arrête! QU'IL ARRÊTE!!

Contrairement à Médée, qui restait calme physiologiquement et bouillonnait mentalement... Moi j'hurlais. Je ne supportais pas ça. Et elle... Elle l'observait. Elle bomba le torse, son regard se glaçant. L'idée aurait pû l'amuser. Cependant... Il ne connaissait pas Médée. Il ne voulait même pas la connaître. Et cette idée l'énervait. Atrocement. Sa voix devint plus grave...

Ce qu'on va faire c'est que tu vas dégager. Seul. Tu vas te retourner et m'oublier. Si tu me regardes je te crève les yeux. Si tu me parles je te coupe la langue. Si tu me touches je t'embroche. Et tu ne veux pas me voir en colère... Suis-je bien clair?



L'homme ricana. Il se rapprocha, prenant mon menton entre ses doigts. Il releva mon visage, se rapprochant en un rire gras, salace. Visiblement... Il ne prenait pas Médée au sérieux... Objectivement... Je comprenais. C'était toujours assez "drôle" de voir une demoiselle, plutôt fluette il me semblait, lui tenir tête. Il devait penser qu'il y avait du challenge, que ce serait une bonne prise... En levant mon visage vers lui, ma mèche habituelle retomba lentement sur ma joue, découvrant presque totalement mes traits. Et Médée l'agressa sans annonce. Elle laissa mon genou se plier, le lançant contre sa hanche. Elle visait le point juste au dessus de l'os. C'était rarement musclé, souvent inattendu. Avec le corps que j'avais, je ne pouvais pas me permettre d'entrer dans un combat intense ou long. Si elle voulait se battre... Ce serait à sa façon.

L'homme se tordit en un cri. Cri qui attisa le sourire diabolique de Médée. Elle était fière. Fière d'avoir pu montrer à ce boulet quel genre de femme elle était. Quand à moi... J'étais plutôt recroquevillée. On allait me détester plus encore... Je perdais une nouvelle occasion de m'intégrer... Quelle journée de merde... Elle semblait m'entendre quand je me plaignais. Et... Je supposais que cela coupait son envie de se battre...

Du coup, toi, tu n'as rien contre si je dis que je m'en vais. Seule. N'est-ce pas?



Elle se retournait pour faire face à l'autre. Elle était en train de le manger, de le grignoter rien qu'en le regardant. Ses yeux devaient hurler qu'elle voulait un refus, pour se laisser aller un peu plus. Et l'homme n'en fit rien. Il secoua vaguement la tête alors que je mémorisais les regards appeurés, dégoûtés. Médée leur tourna le dos, replaçant la mèche éternelle sur mon oeil, n'écoutant pas ma voix qui répétait que je voulais ma capuche. Elle se dirigeait calmement vers la porte d'entrée. Elle aussi voulait partir. Cependant, lorsqu'elle passa près de l'organisateur, elle ne put s'empêcher de le taquiner. Sûrement pour me gêner derrière.

Je regrette que ce soit ce genre de fête qui te plaise Sweety Boy. Reste dont avec l'Hypocrisie et le Jugement si tu veux, moi, j'me taille.



Elle ouvrit la porte, me laissant revenir lorsque le bois rectangulaire claqua derrière moi. Je remettais ma capuche, rapidement, frénétiquement. Et soupirait. Elle ne pouvait pas rester calme un peu... Maintenant... J'étais seule... Bon bah... J'allais retourner dans mon lit... Au moins c'était calme...
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Alix Scarønson
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Mer 2 Aoû - 13:21

2 Octobre
2015
Et rien ne sera plus pareil...

Hannah Wayne

Alix perçut le changement une infime seconde avant qu'un rire s'échappe des lèvres de la jeune fille. Les deux gars qui s'étaient intéressés à elle la fixaient désormais avec un air légèrement incrédule, oubliant totalement la présence d'Alix, pourtant c'est vers lui qu'elle s'avança. Son attitude l'avait assez déconcerté pour qu'il n'ait pas de mouvement de recul en la voyant se coller contre lui – un réflexe qu'il avait fini par développer à force de côtoyer des filles comme celle qui était venue coller sa poitrine contre son bras un peu plus tôt. Il avait peine à comprendre comment la fille renfermée à qui il avait parlé un peu plus tôt avait pu à ce point changer en si peu de temps. Son cerveau fouilla sa mémoire à la recherche d'une explication scientifique logique, et tout ce qui n'était pas concentré sur cette tache s'attacha à empêcher la situation de dégénérer.

- Bien tenté Sweety Boy~ Mais je sais me défendre toute seule.
- Je n'en doute pas... souffla-t-il, encore un peu perdu

C'était même pour ça qu'il avait décidé d'intervenir. Lui éviter des problèmes si elle était vraiment aussi dangereuse que le prétendaient les autres. Lui éviter de commettre un acte qui aggraverait sa situation. L'aider, en somme, et pas seulement à éloigner les types louches qui s'intéressaient à elle de trop près.
Et, moins important, éviter de devoir appeler l'aide de l'infirmier scolaire et de griller la totalité des personnes présentes.

Il ne perçut pas ce qu'elle chuchotait à l'oreille de l'autre, se contentant d'observer la scène, prêt à retenir n'importe lequel des deux si la situation dégénérait complètement. Son cerveau explorait les possibilités, de ce dont il se souvenait des livres qu'il avait lu. Dissociation d'identité ? Peut-être, mais elle semblait en savoir trop sur la situation, sur lui. Si elle avait eu une dissociation d'identité, elle ne se serait pas souvenu de la conversation qu'il avait eu avec... l'autre elle. Ce n'était pas un trouble de la colère, sinon l'autre se serait retrouvé avec un nez cassé et pas avec assez de confiance pour lui caresser la nuque. Schizophrénie, peut-être, même s'il était plus que rare que les schizophrènes développent une "autre personnalité" – peut-être qu'elle était assez persuadée de l'existence d'une des voix dans sa tête pour lui donner corps. Ou alors il faisait fausse route et elle cachait juste bien son jeu...
Non, impossible. L'attitude était trop différente. L'absence de réaction au moment où sa capuche glissa sur ses épaules ne fit que conforter Alix dans cette impression.

Un frisson de colère courut sur sa peau quand il vit le type qu'elle venait de menacer se rapprocher d'elle. Un mélange d'exaspération devant sa stupidité – était-il aveugle pour ne pas voir à quel point elle était sérieuse ? - et d'un sentiment qu'il n'arrivait pas à appréhender ou à nommer mais qui faisait bouillir son sang dans ses veines. Alors qu'il s'était promis d'intervenir, il n'esquissa même pas un geste réflexe quand elle le frappa, le regardant s'effondrer avec une lueur satisfaite dans les yeux, qu'il chassa en les clignant plusieurs fois. Un groupe d'élèves s'était formé autour d'eux pour regarder la scène, et il serra les dents. Ce qu'il avait craint avait fini par arriver. Si certains n'étaient pas déjà persuadés qu'elle était dangereuse, c'était maintenant chose faite, même s'il aurait été prêt à parier toute sa fortune que la moitié d'entre eux aurait réagi de la même manière, si ce n'était plus violemment.

Le deuxième gars eut au moins la décence de ne pas jouer avec le feu, une expression qu'il commençait à trouver un peu trop littérale. L'autre gémissait toujours et Alix leva les yeux au ciel. Il exagérait un peu, ce n'était qu'un coup sous les côtes. Surprenant et douloureux sur le coup, oui, mais il y avait bien pire. Le petit attroupement qui se tournait déjà vers lui en s'inquiétant de sa santé acheva de convaincre Alix qu'il avait bien joué la comédie. Faire semblant d'aller très mal pour avoir de l'attention. Pathétique.

- Je regrette que ce soit ce genre de fête qui te plaise Sweety Boy. Reste dont avec l'Hypocrisie et le Jugement si tu veux, moi, j'me taille.

Alix resta immobile, le regard un peu dans le vague. À peine conscient du monde qui l'entourait, le regard assez fixe pour inquiéter un peu son entourage. Un fourmillement remonta le long de ses doigts puis de ses bras, et c'est quand il se passa cinq fois la main sur le visage en moins d'une seconde que son amie, plantée à côté de lui depuis un moment, finit par réagir. Il perçut un mouvement devant ses yeux sans y prêter plus d'attention que ça.

- Alix ? Ça va ?

Il ne réagit pas. Il avait entendu sa voix mais la sensation désagréable qui lui remontait dans les bras absorbait toutes ses pensées cohérentes. Il ne reprit pied que lorsqu'elle le secoua pas l'épaule, le ramenant brusquement à la soirée qu'une partie de lui avait fini par quitter.
Alix passa une dernière fois ses mains sur son visage, le temps pour son corps de se remettre en grande partie. Son regard se tourna vers la porte. Était-elle déjà partie ? Est-ce qu'elle...

- Oh, c'était quoi ça ? Tu vas bien ?
- Crise d'épilepsie partielle. Rien de grave. Et non, je ne vais pas faire de convulsions, arrête de paniquer comme ça.

Le regard de son amie s'était teinté de tellement d'angoisse au mot "épilepsie" qu'il soupira. Il avait voulu la rassurer, mais il sentait qu'il venait de planter en elle la graine d'une inquiétude pour lui qu'elle n'était pas prête de perdre. Et il n'avait jamais aimé qu'on s'inquiète pour lui.

- Je vais prendre l'air, Mary. Oh, et tu peux dire à l'autre d'arrêter de simuler ?

L'autre en question lui lança un regard noir qu'il ignora ostensiblement, sa coulant à l'extérieur sans un regard en arrière. Il ne voulait pas vraiment prendre l'air, il voulait la retrouver. Le temps de sa crise lui avait donné assez d'avance pour qu'il ne la voie nulle part.
Elle était sûrement catégorisée dangereuse... Si elle avait vraiment eu l'intention de rentrer, elle était sûrement...

Rajustant sa capuche sur sa tête, il se dirigea vers le district Est des résidences surveillées. Même s'il n'était là que depuis peu de temps, il avait heureusement assez de contacts dans le quartier des résidences pour ne pas risquer de se perdre en chemin. Il espérait quand même la retrouver et la rattraper avant qu'elle n'atteigne sa résidence – il espérait aussi qu'elle n'était pas en dortoir parce qu'il s'en serait voulue de l'avoir jugée sur le peu qu'il savait d'elle.

Mais il finit par apercevoir sa silhouette encapuchonnée et s'avança vers elle en pressant légèrement le pas, assez pour la rattraper, pas assez pour avoir l'air d'un psychopathe qui lui courrait après.

- Hannah, attends, la héla-t-il quand il fut à une distance raisonnable.

Il ne savait même pas pourquoi il avait pris la peine d'essayer de la rattraper. Elle ne voulait sûrement pas le voir, surtout si elle avait l'intention d'aller dormir, et son impulsion lui semblait stupide maintenant qu'il avait réussi à la rejoindre. Et ces fourmillements dans les doigts qui ne voulaient pas s'arrêter...

- Ça va ? Je suis désolé pour tout ça, j'aurais pas dû te demander de rester alors que tu en avais pas envie...

Bon bien sûr, elle avait affirmé qu'elle ne l'attendrait pas et il la croyait. Mais c'était parce qu'elle avait parlé avec lui qu'elle n'était pas partie plus tôt et que ces types lui avaient mis le grappin dessus, alors il se sentait un peu responsable.

- C'était qui, cette fille ?

La curiosité finissait toujours par l'emporter sur sa sollicitude. Il parlait bien sûr de la blonde qui s'était agrippée à son cou, mais il avait laissé la question volontairement floue, pour donné l'impression qu'il parlait peut-être "d'elle". Il restait persuadé que ce n'était pas elle – ou du moins pas celle qui lui avait parlé au début de la même soirée, ou pas dans le même état – qui avait balancé son genou dans les côtes du chouineur.
© Alix
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Mar 8 Aoû - 11:31


Et rien ne sera plus pareil...

Feat. Alix Scarønson


Je m'en voulais. Je NOUS en voulais. J'en voulais à Médée d'être elle, d'être si violente, si rancunière, si impulsive. Et je m'en voulais d'être si lâche, si faible, si renfermée. Je m'en voulais plus que je ne lui en voulais. Elle était... Elle était en partie ce que j'aurais voulu être. Une femme indépendante, forte, assurée. Moi... Je n'étais rien. Je n'avais été quelqu'un qu'une petite dizaine d'année. Et depuis... Au mieux, j'étais déjà morte non?

Et ces élèves, regroupés en cercle, qui m'avaient vu... Maintenant ils me détestaient sûrement tous. Pourquoi sûrement? Tout le bahut allait connaître mon nom, mon visage. Mon passé. J'allais détester ça. J'allais détester les regards. Ah... Je voulais partir. Je voulais m'en aller loin de ce lycée. Me cacher dans un coin... J'allais peut-être faire ça. Fuguer. La prison devait être moins difficile à supporter. Je n'en pouvais déjà plus d'être là... Alors que je n'avais pas encore fait la moitié d'un trimestre...

Mes pas me conduisirent vers les résidences. Je détestais cet endroit. Je laissais mes poings se serrer, sentant ma peau remuer sous mon sweet. Le poids que je sentais sur ma cheville semblait me brûler. Comme s'il n'était là que pour me rappeller que je n'étais qu'un monstre. Je devais peut-être rejoindre mes parents? Mes mains s'engouffrèrent dans mes poches. Je me détestais. Je détestais tellement de choses...

Lui aussi devait me détester. J'avais ruiné sa soirée, les gens allaient parler, il devait sûrement être avec la superficielle qui l'avait collé. Je tentais de me rassurer en me disant qu'il n'en valait pas le coup, qu'il était mieux avec les autres. Et quelque part... Cela m'ennuyait. Comprenez-moi bien, de tous les gens présents là-bas, le seul à être venu vers moi sans me vouloir – tout du moins sans le montrer – du mal, c'était lui. J'aurais adoré continuer de lui parler. Mais objectivement, je ne pouvais rien lui apporter de bien. Eux... Ils étaient tellement qu'ils avaient forcément quelque chose qui pouvait l'aider. Moi pas.

Sous mes pensées moroses, le paysage changeait, me rapprochant de ces résidences que je détestais. J'avais l'impression de n'être que haine et mépris et j'ignorais encore si c'était un contre-coup de Médée ou si j'étais simplement lasse de vivre. C'était lassant. Tout était fade...

Hannah, attends!



Je m'arrêtais sous la voix du jeune homme, me retournant vers lui sans comprendre ce qu'il fichait ici. J'avais haussé un sourcil en me retournant complètement pour lui faire face. Que me voulait-il?

Ça va ? Je suis désolé pour tout ça, j'aurais pas dû te demander de rester alors que tu en avais pas envie...



Je me laissais hausser un sourcil. Il s'excusait? De m'avoir demander quelque chose? Quelque chose que j'avais décidé d'ignorer pourtant. Ce n'était pas logique. Pourquoi m'avait-il suivi? Pourquoi? Oh... On avait dû lui raconter ce que j'étais. Il était curieux de côtoyer une tueuse. Oui. C'était forcément ça. Il n'y avait pas d'autres raisons. Je me laissais soupirer sans m'en cacher. C'était un des mauvais côtés d'être ici. Le monde se scindait en trois types de personnes. Celles qui me méprisaient à l'instar de la superficielle. Celles qui m'ignoraient ou me fuyaient. Et celles qui se rapprochaient de moi pour le sentiment d'excitation que cela apportait. Visiblement... Il faisait partie de la dernière des catégories...

C'était qui, cette fille ?



Ah. Alors j'arrêtais de penser. Il n'était pas là pour moi. Il était là pour elle... Moi qui pensait qu'avec un peu de chance il allait me comprendre... Pourquoi pas m'accepter? J'étais conne. Stupide. Rêveuse. Bien sûr qu'il ne s'intéressait qu'à Médée. Pourquoi voudrait-il me parler, à moi, alors que j'étais si vide? J'étais incroyablement idiote. Je n'avais pas d'autres mots...

Médée.



Je m'arrêtais. Devais-je lui dire tout? Ou ce qu'il voulait entendre? Devais-je lui faire confiance...? Non. Demain, tout le monde saurait qu'en plus d'être une psychopathe, j'étais folle. C'était évident. Je ne pouvais pas faire confiance aux gens. Je le savais. C'était pourtant d'une évidence effrayante et moi, du haut de mes jeunes années, j'avais été tenté de remettre ça en cause... On est d'accord, j'étais stupide non?

C'est ... une partie de moi. Je suppose.



Ce n'était pas complètement faux. Médée était une sorte de partie de moi. Une partie que j'adorais tout en la craignant. J'avais peur qu'elle ne m'avale, qu'elle prenne ma place. J'avais peur de ce qu'elle pouvait faire...

N'aie pas peur. Je ne te ferais jamais de mal... Physiquement tout du moins...



Oh ça, je n'en doutais pas. Je me voyais comme un réceptacle. Elle... Elle était dangereuse, bien plus que moi. J'étais un agneau quand elle était loup. Lentement, elle toquait contre mon esprit. Elle voulait le taquiner encore, jouer avec lui. Et, finalement, elle reprit le contrôle de mon corps, se rapprochant de lui.

Hey! Toi aussi t'aimes le danger Sweety-boy? Ne devrais-tu pas être avec tes soit-disants amis? Sûrement déjà en train de propager rumeurs et incertitudes sur ta vie de beau gosse? "Mon dieu mais il est partit la chercher, ELLE?" diront-ils demain. Tu t'en sortiras avec une vaine excuse sans aucun doute...



Elle eut une parole que je fus la seule à entendre. "... alors qu'Hannah pleurera de la solitude que tu causeras". Et elle ria. D'un rire sensuel, presque envoûtant. Me terrifiant. Elle ne riait pas pour lui. Elle riait pour moi. Parce qu'elle me trouvait si insignifiante qu'il lui était drôle de me battre mentalement.

Arrête...



Dis-moi Sweety-boy... Tu veux "vraiment" apprendre à me connaître moi qui n'existe pas? Ou le boulet qu'est Hannah?



©NÉMÉSIS





Hannah parle en #00dce4 et pense en #e030c9 alors que Médée s'exprime en #BE9AF4.


Dernière édition par Hannah Wayne le Dim 27 Aoû - 3:23, édité 1 fois
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Alix Scarønson
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Dim 27 Aoû - 1:51

2 Octobre
2015
Et rien ne sera plus pareil...

Hannah Wayne

La rattraper avait été une décision impulsive, motivée à la fois par l'exaspération, la curiosité, l'ennui sûrement un peu. Un intérêt qui, pour une fois, n'était pas uniquement scientifique, une flamme intéressée qu'elle avait allumée dans son regard. Il voulait la connaître. Elle, principalement. L'autre peut-être moins, mais il savait très bien qu'on ne pouvait pas connaître une personne en ignorant totalement une partie d'elle, comme on ne pouvait pas le connaître lui sans connaître son addiction ou, dans un autre registre, sans connaître sa sœur jumelle.

Elle semblait surprise qu'il soit là, surprise qu'il s'excuse aussi. Évidemment, il lui avait demandé de rester et elle avait refusé ; il était très loin de l'avoir forcée et n'avait pas de raison valable de s'excuser. Mais il était à peu près sûr que s'il ne l'avait pas retenue un petit moment avec ses histoires, elle se serait épargnée cette situation.

[color:5c22= #00dce4]- Médée.

Un quart de seconde. C'est le temps qu'il lui fallut pour comprendre qu'elle avait compris sa question de travers et que Médée n'était pas le nom de la fille qui s'était accrochée à son coup. Ce n'était pas un nom de lycéenne, ou alors une avec des parents assez excentriques, et ce genre de parents n'élevaient que rarement des nanas aussi aseptisées. Elle confirma son impression assez vite.
Une partie d'elle. Les informations tournaient en tâche de fond dans sa tête. Tout ce qu'il savait d'elle, ce qu'il savait de "l'autre', cette Médée qui semblait peser beaucoup sur sa conscience. Il n'avait pas besoin de se demander laquelle était dangereuse, entre celle qui se cachait sous sa capuche et celle qui répondait aux dragueurs avec des coups de genoux dans les côtés, entre celle qui discutait calmement avec lui et celle qui lui parlait avec une provocation ostentatoire.
Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir laquelle il préférait non plus.

- Hey! Toi aussi t'aimes le danger Sweety-boy? Ne devrais-tu pas être avec tes soi-disant amis? Sûrement déjà en train de propager rumeurs et incertitudes sur ta vie de beau gosse? "Mon dieu mais il est partit la chercher, ELLE?" diront-ils demain. Tu t'en sortiras avec une vaine excuse sans aucun doute...

Il haussa un sourcil en croisant les bras. Son esprit essayait en vain de concorder "propager des rumeurs" (et accessoirement "vie de beau gosse") avec ce qu'il savait de lui-même. Des engrenages qui ne s'associaient pas très bien et grinçaient sous son crâne tant l'incohérence était flagrante.

- J'ai un prénom, tu sais, c'est pour qu'on l'utilise.

Mine de rien, cette manie de l'appeler par ce surnom doucereux faussement playboy commençait à lui taper sur les nerfs.

- Pour quelqu'un dont l'alter-ego est autant jugée, je te trouve bien rapide à dresser des conclusions. Fausses, en plus. Les autres peuvent penser ce qu'ils veulent d'Hannah, je m'en contrefous.

Pas "de toi". D'Hannah. Celle qu'il était venue chercher sur le chemin mal éclairé des résidences, en pleine nuit, malgré les rumeurs et les réputations, malgré la preuve flagrante d'une part d'elle violente, incontrôlable. Celle qui lui avait dit qu'elle pouvait comprendre ses émotions, rien qu'en le regardant dans les yeux, des yeux qu'il pensait impassibles. Celle qui avait perçu une part de lui cachée derrière son image de mec populaire que même Médée ne semblait pas – ne voulait pas ? – voir. Celle qui partageait son intérêt assez étrange pour les capuches, que ce soit pour se cacher ou par simple habitude, proche de la nécessité chez lui. Celle qu'il avait été prêt à défendre contre deux types probablement plus habitués que lui à se battre.
Hannah. Pas la fille provocatrice qui se cachait dans sa tête, comme une sœur casse-pieds qu'on aimerait bien voir moins souvent. Comme ce que Riki et ses copains avaient dû penser de lui pendant un bon moment, à bien y réfléchir.

- Dis-moi Sweety-boy... Tu veux "vraiment" apprendre à me connaître moi qui n'existe pas? Ou le boulet qu'est Hannah?

Il soupira. Une partie de son instinct de survie lui soufflait de ne pas se lancer dans une tirade trop brutale ou trop directe mais cette fille avait tendance à jouer avec sa patience. Pas assez pour le faire sortir de ses gonds, mais assez pour qu'il ait envie de trouver une manière radicale de ramener Hannah, la vraie, celle à qui il était venue parler.

- Je n'ai pas dit que je voulais apprendre à te connaître. Et si j'ai bien suivi la situation, c'est plutôt toi qui l'empêche de vivre comme elle le voudrait donc... qui est le boulet dans l'histoire ?

Pour le côté "non-brutal", c'était un peu raté. Il n'avait pas envie de se battre contre elle. Déjà parce que, contrairement à la majorité des gens présents à la soirée, il avait conscience qu'Hannah souffrirait d'actes qui n'étaient pas les siens – pas vraiment. Malgré son talent assez proche de zéro pour se battre, il se pensait un minimum capable de la maîtriser, mais l'idée de faire mal à l'hôte parce qu'il avait énervé le parasite le faisait grincer des dents.

- C'est Hannah que j'ai rattrapée, pas toi. Je suis désolé, mais je préfère sa conversation à la tienne.

Largement, même. Les dragouilleuses provocatrices et violente, il en avait à la pelle dans son entourage, il n'avait pas vraiment d'intérêt à en rencontrer une de plus. Et son ton de voix démentait totalement son "désolé", mais il n'était pas très doué pour faire semblant de ressentir des choses qui n'étaient pas là. L'inverse était plus simple.
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Lun 11 Sep - 16:46


Et rien ne sera plus pareil...

Feat. Alix Scarønson


J'ai un prénom, tu sais, c'est pour qu'on l'utilise.



Médée l'observait. Prédatrice, amusée. C'était assez rare qu'on ne béguait pas devant elle. Mais qu'on se redresse, qu'on lui fasse face... Encore moins. Pendant une seconde, j'aurais pu soupirer. Médée allait jouer. Je commençais à la connaître. Je m'entendais la supplier de me laisser revenir, de me laisser rentrer. Je voulais qu'elle se taise, qu'elle s'en aille... Et elle se moquait, me démontrant – comme toujours – à quel point je n'étais rien.

Pour quelqu'un dont l'alter-ego est autant jugée, je te trouve bien rapide à dresser des conclusions. Fausses, en plus. Les autres peuvent penser ce qu'ils veulent d'Hannah, je m'en contrefous.



Dès qu'il parlait, je n'arrivais pas à ne pas l'écouter. Je retenais inconsciemment ses propos. J'aurais adoré y croire. Mais je n'étais pas si idiote. Pourquoi tous se moqueraient et pas lui? J'étais stupide de juste envisager la chose... Pourtant... Il parlait de moi. Peut-être n'avait-il pas saisi ce qu'elle était... Je n'avais pas été claire. J'aurais sûrement utiliser d'autre mots... Médée écouta la suite, retenant lentement ses propos. Et la pique. Je n'aurais pas pu l'encaisser. Mais Médée semblait ravie. Pour visualiser... Imaginez la en train de sautiller d'impatience. "Chouette, chouette, chouette!"

Je l'empêche de vivre hein...



Elle rit. D'un petit rire presque glacial. Elle pouvait être tellement terrifiante. Son regard se durcit alors qu'il se posa sur lui. Médée n'était pas vraiment méchante. Elle était... Elle est ce que je ne voulais pas être. Elle disait ce que je pensais. Elle était sûrement bien trop bourrue, trop... sensuelle. Mais je l'enviais d'être si... décontractée face aux autres. Lui aussi... Je ne pourrais pas bouger comme elle. Tout semblait fluide. Lorsqu'elle porta ses mains aux hanches, un sourire malsain aux lèvres.

Sache, petit homme, que si elle respire encore c'est parce que je suis là. Alix hein? Donne-moi des raisons de t’appeler par ton nom. Tu ne m'aimes pas hein...? Ça tombe bien, moi, je m'en fous vraiment. Je suis là pour protéger. Déteste-moi Sweety-boy... Je te le rendrais avec plaisir ♥



Elle se rapprocha de lui sans s'inquiéter, penchant son visage vers lui. Elle se courba, un nouveau rire passant ses lèvres. Elle eut une seconde un éclair de tendresse alors que sa voix murmurait dangereusement:

J'ai hâte de voir votre "discussion"~



Je l'ai vue faire. Je n'ai rien pu faire. Ses mains se relevèrent vers ma capuche. Elle aimait bien trop les départs en trombe... Mais ça... Elle ne me l'avait jamais fait. Elle colla leurs lèvres ensemble, plaquant le tissu sur mon crâne, son regard se fermant. Et, l'instant d'après, elle semblait me pousser pour m'empêcher de réaliser la situation dans laquelle je revins. Mes lèvres étaient contre les siennes. Je sentais sa respiration. Sa chaleur. Je me sentis écarquiller les yeux rapidement, mon corps se tendit instantanément. Un temps qui me sembla interminable passa avant que mon corps ne reculait d'un pas. Mon visage me brûla, ma tête se penchant alors que mes doigts se crispaient sur ma capuche. Je la maintenais en place, en proie à bien plus de honte que je n'avais connu. Je restais penchée, longuement, me pourléchant les lèvres une seconde.

Délicieux n'est-ce pas?



C'était frustrant. Qu'elle fasse tout ce que je pensais avant que je n'ai eu le temps de même y réfléchir. Je n'avais pas voulu ça. J'ai eu une pensée comme quoi l'avoir encore un peu en train de me complimenter... Ce serait sympa... Mais je ne voulais pas l'embrasser!

P-Pardon... Je suis navrée. Je... Euh... Je me suis mal exprimée... Excuse-la... Elle est un peu bourrue... Mais pas... Enfin... C'est... Euh...



Je n'étais pas bien. Je béguais, incapable d'aligner trois mots cohérents. Je me sentais inspirée longuement. Je préférais être seule. C'était bien plus calme. Bien plus simple... Je ne voulais pas me rapprocher des gens. J'allais avoir mal. On allait encore me retirer ce qui m'étais précieux. Je refusais. Je devais surtout ne pas me rapprocher des gens... Les secondes s'écoulèrent lentement avant que je ne me redresse, mon regard le fuyant toujours, capuche sur mon visage. Mes joues devaient être rouges de honte.

Elle dit vrai... Sans elle je serais morte. Ne la blâme pas pour ça... C'est compliqué.. Mais... Quelle discussion? Nous n'avons échangé que quelques mots. Ce n'est pas vraiment la définition. Et puis... Ils doivent t'attendre. Je te l'ai dis. Tu ne devrais pas être avec moi. Ça ne t'apportera que du malheur...



©NÉMÉSIS




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Mar 19 Sep - 16:51

2 Octobre
2015
Et rien ne sera plus pareil...

Hannah Wayne

Si les événements qui avaient précédés ne l'avaient pas convaincu, ce rire aurait suffit. Un rire si froid, si éloigné de l'image qu'il avait eu d'elle le peu d'instants qu'ils avaient pu passer ensemble que son cerveau posa finalement une distinction claire, plus qu'une simple et vague idée de ce que ça pouvait être. Si elle respirait encore, hein ? Ça ressemblait tellement au cas typique d'un trouble dissociatif d'identité qu'il pouvait presque la voir, elle, la vraie Hannah, Debout en silence près de cette fille qui prenait sa place, incapable de faire quoi que ce soit pour rattraper la situation.
Il ne pouvait pas non plus détester Médée. Elle l'exaspérait avec son comportement forcé mais il avait tenu son rôle pendant tellement d'année, à côté de sa sœur...
Bon par contre il fallait vraiment qu'elle arrête de l'appeler comme ça.

Il sursauta presque quand elle se redressa pour atteindre sa hauteur, de la quinzaine de centimètres qui les séparait. Moins, parce qu'il avait pris l'habitude de se pencher légèrement pour parler aux gens. Il comprit ce qu'elle comptait faire presque aussitôt. Assez pour avoir un mouvement de recul, pas assez pour que ses lèvres ne se posent pas malgré tout sur les siennes.
Et même avec toute l'habitude qu'il pouvait avoir de ce genre de situation – embrasser quelqu'un, pas se faire embrasser par surprise – il mit un moment à réaliser. Comprendre. Réagir. Non, il n'en était pas encore là. On va commencer par "réaliser". Elle venait de l'embrasser. Sûrement pour les gêner autant l'un que l'autre mais... Elle venait de l'embrasser. Quoi ?

Il se sentit un peu perdu quand elle s'écarta, comme si son cerveau n'arrivait que maintenant à connecter les éléments entre eux. La sensation qui l'avait étreint, mélange de surprise et, très légèrement, agréable sur certains points. La chaleur de son souffle sur ses lèvres. Tout finit par s'agencer jusqu'à former un autre point de vue sur la scène – le sien – qu'il avait du mal à qualifier. Agréable ou non ? Le jury était ouvert, mais la légère chaleur de son visage l'incita à imiter la jeune fille et à remonter sa propre capuche, en comptant aussi sur l'obscurité.

- P-Pardon... Je suis navrée. Je... Euh... Je me suis mal exprimée... Excuse-la... Elle est un peu bourrue... Mais pas... Enfin... C'est... Euh...

Plus réactive, mais pas plus à l'aise que lui. Cette prise de conscience lui tira un discret sourire, qui s'effaça presque aussi vite qu'il était apparu. "Un peu bourrue", carrément impulsive surtout ! Il se demanda ce qui avait bien pu lui passer par la tête pour faire une chose pareille. Embarrasser Hannah ? Se venger de la façon dont il lui avait parlé ? S'amuser ?
Faire plaisir à une partie d'elle ?
Non, difficile à imaginer. Il ne la voyait pas altruiste – pas trop, en tout cas – et il n'imaginait pas une seconde que cette pensée ait pu traverser l'esprit d'Hannah. Il opta pour "s'amuser".

Elle se reprit plus vite que lui. Il cherchait encore à trouver une réponse qui ne fasse ni psychopathe content d'avoir eu une occasion (une image qu'il transmettait souvent malgré lui), ni mec dégoûté (peu probable vu qu'il en était loin, quand même) ni quoi que ce soit qui aurait pu donner une allure dérangeante à la situation, quand elle reprit la parole. Il l'écouta en penchant légèrement la tête. Pour l'être ultrasociable qui le poussait en avant, c'était difficile d'imaginer qu'on puisse vouloir à ce point éloigner les gens. Mais il ne trouvait ça que plus intriguant.

- Tu dois être la première personne au monde à déceler une émotion dans mon regard. Enfin en dehors de ma sœur, mais elle a le même que moi. Du coup, même si ce n'étaient que quelques mots, c'en était assez pour que tu te détaches un peu de la masse. Dans le bon sens.

Il était plus doué avec les formules chimiques qu'avec les gens, son sens de la répartie se limitant aux piques glaciales ou au techniques de dragues toutes faites qui faisaient fondre ses anciens clients et clientes, rien qui ne lui soit d'une grande utilité en ce moment.

- Ne t'en fais pas, ce n'est pas toi qui va m'attirer des ennuis. Je le fais très bien tout seul, j'ai pas atterri à l'IRS en faisant des macramés.

Il haussa les épaules en glissant ses mains dans ses poches. Certes, vu qu'il était en Potion et elle en Forge, il se doutait qu'elle avait sûrement fait pire que lui – quoiqu'il osait à peine imaginer la montagne de règles stupides qu'il se serait pris sur la tronche s'ils avaient tout appris de son passé – mais certains de ses amis avaient fait pire aussi. La seule chose qui les différenciaient étaient qu'ils l'avaient fait de leur plein gré, pas poussés par une voix qui avait fini par prendre en partie le contrôle, juste ce qu'il fallait pour qu'elle se sente mal.

- Et puis tu sais, il y a sûrement bien pire que toi dans la fête qu'on a quitté, niveau danger immédiat.

Tant pis si ça titillait la susceptibilité de Médée. Dans les faits, c'était sûrement vrai. Il ignorait ce qu'elle avait pu faire, mais le fait qu'il ait pu moucher deux idiotes juste en comparant Hannah à seulement deux de ses amis en disait long.
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Ven 6 Oct - 17:25


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Tu dois être la première personne au monde à déceler une émotion dans mon regard. Enfin en dehors de ma sœur, mais elle a le même que moi. Du coup, même si ce n'étaient que quelques mots, c'en était assez pour que tu te détaches un peu de la masse. Dans le bon sens.



Hein? Son regard? Je ne comprenais pas... Mon regard se dirigea vers lui et je ne me laissais que le temps de voir son visage penché avant de détourner mes prunelles. C'était gênant... Je n'avais pas voulu me détâcher de la masse... C'était plus fort que moi. Ce que les gens appréciaient... Naturellement j'étais contre. Et souvent, avec quelques réflexions, je me confortais dans l'idée que j'avais raison.

Il me disait qu'il n'avait pas besoin de moi pour attirer les ennuis. Que c'était quelque chose qu'il faisait seul... Mais c'était parce qu'il ne savait pas... Ce qu'il eut l'air de me confirmer peu après.

Et puis tu sais, il y a sûrement bien pire que toi dans la fête qu'on a quitté, niveau danger immédiat.

 

J'eus un sourire. Un sourire moqueur. Bien pire... Y avait-il pire que de tuer quelqu'un...? Médée me répondit naturellement qu'elle aurait pu le torturer avant de le tuer. Que cela aurait été pire. Effectivement. Pour le coup, je ne pouvais pas la contredire.

Le danger immédiat... ce n'est pas elle...



Ma voix était plus faible que ce que j'aurais voulu. J'inspirais longuement, pesant le pour et le contre de ce que j'allais dire. Je voulais qu'il reste. Qu'on discute. Je voulais comprendre pourquoi je n'aurais pas du lire d'émotions dans son regard. Et je voulais qu'il s'en aille. Je voulais retrouver ma chambre et m'y enfermer. Je voulais être dans une pièce close, silencieuse. Une pièce où l'on ne me verrait pas. Et si l'on ne me voyait pas, on ne pouvait pas me juger.

Médée... accumule. Comme une pile. Elle prend toute la colère que j'ai. Elle explose que quand il y en a trop... Sinon... Elle est juste taquine...



Je ne voulais pas qu'il ait peur... Enfin. C'était pas vraiment important. Mais pour une fois que j'avais l'occasion d'expliquer un peu mieux qui est Médée... Enfin, c'est pas comme si ça allait changer grand chose...

Je... Je n'arrive pas à m'énerver alors c'est elle qui fait tout. Même si je devrais dire "moi". Seulement... Je doute qu'il y ait pire que moi. Quelqu'un qui aurait fait pire ne serait pas ici mais en prison peu importe son âge...



Il allait deviner... Mais je ne voulais pas le dire. Ou plutôt, je ne savais pas comment le dire... Je n'avais pas les mots. Je ne pouvais pas lui lâcher un "J'ai tué quelqu'un". Ça allait forcément l'effrayer. Mais je ne pouvais pas ne pas lui dire. Sinon ses "amis" le mettraient au courant dès le lendemain...

Le danger c'est moi. Je ne m'énerve pas. Je n'hurle pas. Je ne frappe pas.



Ma voix s'éteignit. C'était vrai. J'avais besoin de croire que c'était vrai. Il allait me prendre pour une folle. Ma chambre aura au moins le mérite d'être silencieuse...

Moi... Je tue.



Et voilà, bombe lâchée. J'ai plus qu'à aller m'enterrer sous ma couette en espérant un infarctus pendant la nuit. Ou un juste retour des choses et une balle dans le crâne. C'était pas grave. Je ne comptais pour personne. Je pouvais me permettre de mourir un peu plus tôt non? Ceux qui m'ont aimé sont déjà morts t'façon...

©️NÉMÉSIS




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Sam 21 Oct - 22:17

2 Octobre
2015
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Hannah Wayne

Il ne semblait pas l'avoir convaincue. C'était compréhensible, il n'était pas le genre de gars qu'on croyait sur parole et sa justification - enfin sa raison - était un peu bizarre. Mais il ne savait pas trop comment exprimer ça. Pour tout le monde, il avait toujours été le type un peu blasé, voire totalement désintéressé, au regard indéchiffrable. Il s'était habitué à ce qu'on considère ses émotions comme absentes ou trop bien cachées pour que ça veille la peine de s'y intéresser. Elle... Elle avait vu en lui quelqu'un sui se forçait à s'amuser dans cette soirée. Pas tout à fait vrai, vu qu'il avait grandement contribué à l'organiser, mais sans être faux pour autant. C'est vrai qu'il aurait préféré garder sa soirée poker en petit comité plutôt que l'attroupement avec musique, alcool et paris trop simples qu'ils avaient eu au final.

Après tout, ce qu'il avait trouvé à dire c'était "tu as su déceler une émotion dans mon regard". Parce que c'était ça qui l'avait surpris, marqué. Les mots qu'elle avait employés. Tes yeux te trahissent. Il n'aurait jamais cru pouvoir entendre ça un jour. Et c'était plus agréable à entendre qu'il l'aurait cru. Bon, oui, il y avait aussi le fait que discuter avec elle était moins lassant qu'avec les bimbos qui s'étaient invitées à sa fête ; elle était plus avare en paroles, moins collante et autrement plus intéressante que les ragots du jour.

Attentif, il l'écouta lui parler de Médée, cette autre elle qui accumulait sa colère. Pour l'en libérer, sans doute, ce qui expliquait pourquoi elle avait prétendu être là pour l'aider. Mais il savait que ce genre d'émotions avait besoin d'être exprimé de temps en temps : il avait régulé les siennes trop souvent pour ignorer l'effet que cela pouvait avoir sur lui, alors il n'osait même pas imaginer sur Médée.
Elle lui donna la réponse avant qu'il ait besoin de la chercher.

- Moi... je tue.

La phrase avait claqué comme une finalité, une condamnation éternelle. Ca l'était sans doute pour elle, le signe qu'elle n'avait plus droit à rien maintenant. Lui... il n'en était pas sûr. Il n'était là que depuis un mois et il était certain d'avoir côtoyé des tueurs qui se fondaient dans la masse, d'autres qui n'essayaient même pas de le cacher. Elle avait au moins le mérite de s'en vouloir, il pouvait reconnaître cette forme de culpabilité destructrice. Il l'avait vécue, dans une moindre mesure - très moindre.
Alix n'eut pas de mouvement de recul ou d'expression terrifiée ou dégoûtée ; pas de sourire pour autant. Il n'irait pas lui mentir en disant que ça n'était pas grave, ni qu'elle ne représentait pas un danger potentiel. mais elle n'était pas la seule. Et, avec le peu de détails qu'il avait, pas la pire.

- Hannah...

Il prit une longue inspiration. Hésita un instant à poser sa main sur son épaule avant d'y renoncer, de peur qu'elle le prenne mal. Il ne perdit pas trop longtemps avant d'enchaîner, malgré tout, histoire qu'elle ne choisisse pas ce moment pour s'enfuir en courant.

- Dans la pièce que tu viens de quitter, il y a une fille qui a essayer de poignarder un nouveau-né, un gars qui a fait exploser un bureau avec quelqu'un à l'intérieur, et une qui a vendu de l'héroïne à des gosses de douze ans. Si je me trompe pas, un type de ma classe a tué un mec à mains nues.

Il frissonna, sans savoir si c'était à cause du froid ou de la liste qu'il venait d'énoncer d'un ton anormalement neutre, et glissa ses mains dans ses poches en resserrant son manteau contre lui.

- Si tu penses que c'est la seule chose qui te définit, tu as tort.

S'il ne devait se définir que par son addiction ou, pire, par les méthodes qu'il avait utilisées pour l'alimenter... Eh bien, il n'aurait pas une très haute estime de lui-même. C'est aussi pour ça qu'il n'avait pas donné de détails aux autres : il préférait être le gars blasé et insensible que celui qui se prostitue pour jouer au poker. Plus glorieux.
© Alix
paroles en #9E1A12


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