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Besoin d'un câlin [Amaryllis]

Isabella Krysten
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Ven 16 Déc - 19:14

16 Décembre
2016
Besoin d'un câlin

Amaryllis Hanazumi

Il y a des jours comme ça, où on a l'impression de se faire tirer du lit par un coup de poing dans l'estomac. C'est violent, comme réveil. Il est à peine 8h mais j'ai déjà envie de me recoucher, de me rouler en boule dans ma couette et de ne plus en sortir. J'ai encore mon téléphone dans ma main, uniquement parce que je me retiens de l'envoyer dans le mur. Mieux vaut le poser... il m'a coûté trop cher pour que je lui fasse payer quelque chose dont il n'est pas responsable. Poser le téléphone sur le lit, respirer, se lever, s'habiller. Est-ce que j'ai cours aujourd'hui ? Je crois, oui. Je pourrais faire semblent d'être malade... Je ne suis même pas sûre que ce serait vraiment un mensonge.

Mais avant d'avoir réalisé, je suis déjà en cours. J'ai l'impression d'agir en robot. J'entends mes amies qui me parlent... je viens de leur répondre... de répondre quoi ? A quelle question ? C'est un de ces jours où le monde est bizarre... Moins lumineux, comme embourbé dans un brouillard noir. Quand est-ce qu'on sort ? J'étouffe dans cette salle de classe. Je crois que le prof me crie dessus. Si j'écoute ? Non, pas vraiment. Je n'écoute personne aujourd'hui, à part les battements de mon cœur qui me semblent si plats, irréguliers, sans la moindre force. Va-t-il s'arrêter de battre ? Qui sait... Ça m'éviterait d'avoir à répondre aux questions des gens autour de moi. Non, c'est le genre de choses qu'on m'a dit de ne plus penser.

J'entends la cloche sonner la première pause du cours, me lève sans même prendre mes affaires et me perds dans les couloirs. Je veux un coin tranquille, sans mes amies, sans les profs et sans personne pour faire de commentaires.  Si je me roule en boule dans un coin, est-ce qu'on va m'oublier ? Peut-être que personne ne viendra me chercher, me parler, et que je pourrais tranquillement rester ici jusqu'à ce que le monde redevienne normal. Oui, je vais faire ça. Je marche jusqu'aux dortoirs, jusqu'à la salle commune, entre deux fauteuils vides, m'assois par terre, ramène mes genoux contre moi et pose ma tête dessus. Je ne peux pas pleurer... Si je me mets à pleurer, ils vont encore croire que je n'ai pas fait de progrès. Que je dois rester ici.

En même temps, je dois rester ici. Je ne vais pas bien, je le sais. Mais j'aurais tellement préféré être seule dans ma chambre. Quand il y a des gens autour, je n'arrive pas à être tranquille. Enfin tranquille... Je n'arrive pas à pleurer, plutôt. C'était quelque chose que je faisais tellement souvent quand j'étais seule dans ma chambre...
Je pense que la cloche a sonné. Que je n'irais pas en cours, du coup. Ils vont remarquer mon absence. Ils vont la signaler. Bah, tant pis. Je suis bonne pour un autre rendez-vous chez la psy pour raconter mes problèmes, et je sais qu'elle va penser que je n'ai pas à me plaindre parce qu'il y a des gens qui vont encore plus mal que moi, qui n'ont même pas les moyens de s'acheter à manger, qui n'ont plus de famille. Je sais que c'est ce qu'elle pense. C'est ce qu'ils pensent tous. Au moins, à cette heure-là, je ne croiserais personne. Ils ne sécheront pas les cours.

Peut-être qu'un câlin me ferait du bien. Peut-être qu'ils devraient penser à me filer des médocs, un jour.
© Bell
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Amaryllis Hanazumi
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Sam 17 Déc - 15:26
Quel journée. Ce matin je m'étais levée avant les autres filles de ma chambre comme à mon accoutumée et j'avais profité d'une heure, seule, à jouer du piano de la salle de musique avant d'aller en cours. Je dois admettre que d'être seule c'est bien parfois. Non je ne dois pas l'admettre , je le certifie. La solitude est une alliée lorsque l'on se dévoue à quelque chose d'aussi exigeant que le piano. Je ne suis pas quelqu'un d’associable,bien au contraire, juste que ce monde autour de moi, cette marée grouillante de nouveaux visages et d'amitiés me paraissait démesurée parfois; là où les touches de mon piano restaient les mêmes. Je ne déprimais pas mais tandis que les heures de cours s’égrenaient, je pensais à ces profonds bouleversements tout en écoutant d'une oreille discrète les paroles sûrement sages et avisés de mon instituteur. En effet, ayant vécu dans un domaine durant de longues années j'étais plutôt accoutumée au silence seulement entrecoupé par mes leçons de piano ainsi que les rares mais plaisantes visites de ma cousine ou de mon ami d'enfance, aussi ce monde si grouillant de vie, si bruyant et si éreintant me semblait parfois irréel et surfait.

J'imaginais sans mal que sans ma passion ou le soutien de certains il me serait aisée de couler dans les abysses de la décrépitude spirituelle ou les affres de la dépression pour faire plus succincts. J'imaginais aussi facilement qu'avec une vie autre que la mienne, une vie sous une coupole en verre, je n'aurais pas forcément le même optimisme. Cependant aussi étrange que celà pourrait être venant d'une fille aussi sage et respectable que moi, je décidais de sécher quelques cours. Après ce cours plus tourné sur mon introspection que sur la matière dédié je m'éclipsais, sans mal car étrangement peu de gens s'intéressaient à une Exchange qui ne se vantait guère à tout bout de champ comparé aux autres étudiants de la section Musique, puis je décidais d'aller au parc.

Je dus y rester environ une heure entière à juste me reposer sus un arbre, profitant de l'ombre que ce dernier me prodiguait. Dis comme ça on imagine sans mal le cliché du "glandeur" et au fond je n'en étais pas loin, cependant après une heure aussi intense,je décidais de mettre à profit ce temps lâchement acquis pour jouer du piano. Je ne pouvais décemment pas aller en salle de musique aussi je me devais de passer par la chambre pour récupérer mon ordinateur et mon clavier numérique. Je parcourais donc le chemin vers celle-ci mais en arrivant dans la salle commune, quelque chose me chiffonna. En effet, je ne le notais pas de suite mais je sentais une certaine "ampleur" dans la pièce , sûrement de part l'empathie relative que m'offrait la pratique de la musique. Je baladais mon regard dans la salle vide, du moins au premier regard, avant de noter la présence d'une camarade, prostrée entre deux sièges. Je m'approchais doucement sans un bruit , non pas pour la surprendre ou l'effrayer mais au contraire pour entrer dans sa bulle sans qu'elle ne doive faire un effort pour celà. Une fois à quelques pas d'elle, mon premier sentiment se confirma : il s'agissait d'une des soeurs Krysten. Plus précisément de Isabella. Cette dernière m'avait déjà intriguée par son côté faussement joyeux parfois et la situation actuelle confirmer mes doutes sur ses véritables pensées. Je pliais les genoux pour me mettre à sa hauteur et murmura doucement en souriant.

-"Coucou Bell' tu dormais ce matin alors j'ai pas pu te dire bonjour, tu vas bien? tu as l'air triste..."

Rien que de la voir ainsi me faisait monter les larmes aux yeux tant sa détresse et sa peine étaient tangible. Sans trop réfléchir et sans trop lui demander je passais doucement mes bras autour d'elle en me laissant glisser à côté d'elle et la serra contre moi, sa tête contre mon cœur avec une infinie douceur. Disons que à ce moment, je me sentais l'âme d'une grande sœur mais surtout je désirais la consoler et lui rappeler qu'elle était mon amie, l'une des seules ici, rien que par un geste, sans la forcer à me confier ses maux. Je déposais un baiser sur son front et resta ainsi en attendant qu'elle réagisse à mon initiative, en espérant sincèrement ne pas l'avoir apeurée ou gênée voir pire brusquée.


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Isabella Krysten
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Dim 18 Déc - 0:52

16 Décembre
2016
Besoin d'un câlin

Amaryllis Hanazumi

J'ai entendu un bruit, juste à côté de moi. C'est quoi, une des filles de ma classe qui vient me chercher pour que je retourne en cours ? Si c'est ça, amie ou pas amie il y a de grandes chances que je l'envoie promener. Mais non, juste en levant un peu les yeux, c'est un uniforme rouge que je vois. Clairement pas de ma classe, donc. Et puis je reconnais sa voix. C'est ma camarade de chambre, Amaryllis. En temps normal, j'aurais sûrement fait un sourire. C'est comme devant ma sœur, je souris et tout va mieux.
Sauf que non.
De toute façon, si elle m'a vue recroquevillée dans un coin, planquée dans mes cheveux comme si j'essayais de disparaître dans le sol, c'est pas un sourire qui va lui faire croire que je vais bien. Game Over, Bell, tu peux pas te cacher plus longtemps.

-"Coucou Bell' tu dormais ce matin alors j'ai pas pu te dire bonjour, tu vas bien? tu as l'air triste..."

J'ai envie de lui répondre, mais j'ai presque aussitôt cette certitude que si j'ouvre la bouche, je vais éclater en sanglots sans pouvoir m'arrêter. La seule chose qui bloque mes larmes dans ma gorge, là, tout de suite, c'est de garder la bouche fermée. Et...
Et. Bon, ok, j'ai pensé qu'un câlin me ferait peut-être du bien, mais j'étais loin de m'imaginer que j'aurais vraiment quelqu'un pour venir me faire un câlin. C'est quoi, une action divine ? Ou alors elle lit dans mes pensées, ce qui serait un pouvoir que j'aimerais franchement avoir, ne serait-ce que pour savoir si mes amis sont vraiment mes amis.
Mais bon, un câlin, ça marche aussi. Ceux qui font semblant de m'apprécier ne me font pas de câlins, ils me sourient et disent que j'ai oublié de me maquiller aujourd'hui.
D'ailleurs, j'ai oublié de me maquiller aujourd'hui.

C'est pas plus mal, en fait, vu que j'ai pas encore de maquillage waterproof - il est temps que j'investisse - et que je sens que je suis sur le point de craquer. C'est horrible, comme situation. Elle va croire qu'elle m'a fait pleurer. Si elle s'excuse, j'aurais vraiment l'air stupide. Ou ingrate. Et puis si elle me demande... si elle me demande pourquoi je pleure, je n'aurais rien à répondre.
Je n'ai jamais rien à répondre, je pleure, c'est tout.
Comme là. Merde, je veux pas qu'elle croie avoir fait quelque chose de mal.

- Merci...

Bon j'ai juste murmuré, avec la voix tremblante qui fait bien, mais c'est mieux que de ne rien dire du tout. J'essuie mes larmes avec la paume de mes mains. Tant que j'arrive à les contrôler, ça va. Si je commence à sangloter et à renifler, elle va s'enfuir en courant. Contrôle, s'il te plaît. Pleure avec dignité.

- J'ai... juste un peu le cafard. Ça arrive, des fois.

C'est un mensonge. D'abord, j'ai beaucoup le cafard. Et surtout, ça arrive plus "souvent" que "des fois". Mais si je lui dis tout, elle va croire que je suis bizarre. Ou en sucre. Dans les deux cas, j'ai pas envie. J'aurais déjà préféré qu'elle me voie pas comme ça. Je remonte mes jambes contre moi en serrant mes genoux dans mes bras. C'est pas que je veux pas un autre câlin - j'aimerais bien - mais je me sens un peu moins vulnérable, comme ça. C'est un réflexe.
© Bell
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Amaryllis Hanazumi
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Dim 18 Déc - 16:13
J'entendis alors sa voix tremblotante parvenir jusqu'à mes oreilles pour me délivrer un "Merci". Il était clair que ce simple mot avait été une pénitence pour elle, pire encore je pouvais aisément comprendre qu'elle le disait par manque de répartie devant la situation,ce qui ne m'attristait guère,mais m'inquiétait légèrement à son sujet. Je restais donc contre elle sans la prendre de nouveau dans mes bras tout en ne lâchant pas la jeune fille du regard, un sourire doux et chaleureux toujours accroché aux lèvres. Non, ce n'était pas des faux semblants, juste une vraie envie de la réconforter sans pour autant la brusquer. Elle reprit alors la parole sur le même ton monotone et voilé.

- J'ai... juste un peu le cafard. Ça arrive, des fois.

Je penchais la tête, peu convaincue. Comment pouvait-elle me certifier qu'il ne s'agissait que d'un coup d'angoisse passagère en étant dans un tel état? Peut-être suis-je moins sensible que Bell' à ce genre d'angoisse mais il ne m'était jamais arrivé d'être ainsi prostrée dans une salle à essayer de faire corps avec le sol et de passer inaperçue; aussi je ne pus m'empêcher de nier ses propos.

-"Bell' regarde moi..." dis-je en posant une main sur son épaule.

J'attendais que cette dernière accepte de relever les yeux, certes embués de larmes, pour croiser mon regard avant de continuer mon discours,choisissant avec beaucoup de précautions mes mots pour ne pas paraître niaise ou moralisatrice.

-"Tu sais Bell', on ne se connaît peut-être pas aussi bien que toi et ta sœur,mais... tu es une amie à mes yeux, ça peut te paraître bête ou même exagérée mais c'est ce que je pense et tu n'as pas besoin de mentir à une amie du moins pas à moi..tu ne vas pas bien et je le vois...mieux encore je le sens sans même poser mes yeux sur toi..."

Je regardais alors vers le sol, tapotant du bout du doigt sur ce dernier avant de conclure mon discours.Il faut dire que j'inaugurais mes capacités de soutien à une amie car je n'en avais pas vraiment eu, du moins pas d'amie fille.

-"Moi quand je ne vais pas bien je joue...je sais c'est ma passion et donc ça ne marche pas forcément pour toi mais..je veux juste t'aider..maladroitement mais de mon mieux.."

Après ce léger aveu d'échec, je l'enlaçais de nouveau. Je savais que mes dernières paroles exprimés clairement mon incapacité à balayer ses soucis du revers de la main, quel qu’il soit d'ailleurs, car je ne voulais pas la bercer d'illusions. Ses problèmes devaient être grave et si je ne demandais rien sur ces derniers, ce n'était que ma manière de respecter son intimité. En effet, si elle daignait m'en faire part je l'écouterais avec une attention infinie cependant je me refusais à l'obliger à me confier ses maux. La confiance se gagne par le respect et non l'obligation. Suite à ses pensées, je caressais doucement les cheveux de Bell' en espérant la calmer et lui permettre de pleurer comme elle le voudrait, du moins si elle acceptait de pleurer devant moi.

-"Ce que j'essaye de te dire c'est que tu fais partie de ma "famille" et que si ça ne va pas, montre-le même si ce n'est qu'à moi,que je puisse être là et te sauver de tes peurs et de tes malheurs tu veux?"

Mes mots n'avaient peut-être aucun sens pour elle mais ce n'était que mes pensées; peut-être suis-je naïve ou stupide mais qu'importe.


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Isabella Krysten
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Mar 20 Déc - 0:00

16 Décembre
2016
Besoin d'un câlin

Amaryllis Hanazumi

- Bell' regarde moi...

Je n'ai pas envie qu'on ai pitié de moi. Je n'ai pas envie qu'elle me demande ce que j'ai et qu'elle attende une réponse, je n'ai pas envie qu'elle sache que j'ai une plaie béante à la place du coeur et que la vie n'a tellement, tellement plus de sens... Il y a à peine quelques mois, j'en étais au point de vouloir mourir, et les séances chez le psy ont m'ont m'aider à me sortir ces pensées de la tête, elles ne feront jamais tout disparaître. Je suis Isabella Krysten, je suis riche, populaire, j'ai une famille et des amis, je n'ai aucune raison de me plaindre.
Pas vrai ?
Je sens que mes ongles s'enfoncent dans mon bras à travers mon pull. Pas grave. Ce n'est pas du bon côté pour rouvrir de vieilles blessures.

-Tu sais Bell', on ne se connaît peut-être pas aussi bien que toi et ta sœur,mais... tu es une amie à mes yeux, ça peut te paraître bête ou même exagérée mais c'est ce que je pense et tu n'as pas besoin de mentir à une amie du moins pas à moi..tu ne vas pas bien et je le vois...mieux encore je le sens sans même poser mes yeux sur toi...

Je l'entends. Je l'écoute, même. Je sais ce qu'elle veut me dire et j'ai envie d'y croire, de toute mes forces. Ce n'est pas bien compliqué. Il sufit juste d'ignorer cette petite voix dans ma tête qui revient parois pour me dire que personne ne m'aime vraiment, qu'on me ment, qu'ils ne sont là que pour mon argent ou parce qu'ils n'ont pas le choix. Elle, elle avait le choix, non ? Elle aurait pu choisir de passer devant moi sans m'adresser la parole... Et puis on est pas dans la même école, on se croire pas si souvent, et si elle me supportait pas elle aurait juste à faire une demande pour changer de chambre.
Non, si elle est là, tout de suite, ce n'est pas parce qu'elle n'a pas le choix. Elle a choisi de rester.

- Je ne connais pas ma sœur si bien que ça, tu sais, dis-je avec un pâle sourire.

Ce n'est sûrement pas ce qu'elle a envie d'entendre mais ça fait partie des rares choses qui me tirent un sourire dans presque toutes les situations : voir la réaction des gens quand je leur dis que je ne connais pas ma sœur depuis longtemps. Je sais même pas si Amaryllis était au courant. Ely a découvert ma dépression en même temps que tout le monde, quelque chose comme deux ans et demi après que j'ai commencé à m’effondrer dès que j'étais seule. Parce qu'elle n'était pas là, pas officiellement ma sœur quand tout a commencé.
Parce que je suis monté sur cette moto. Parce que James. Parce que cette salope de Conny. Parce que...
Un sanglot me serre la gorge et je crispe un peu plus mes doigts autour de mes bras. Contrôle, Bell, contrôle.

-Moi quand je ne vais pas bien je joue...je sais c'est ma passion et donc ça ne marche pas forcément pour toi mais..je veux juste t'aider..maladroitement mais de mon mieux..

D'habitude, quand je vais pas bien, je danse ou j'écoute de la musique, mais je vais quand même mieux que maintenant. Non, d'habitude, quand je suis dans cet état, la musique n'a même plus de couleurs, je me lève même pas, et il faut quelqu'un pour me traîner hors du lit et m'asseoir sur une chaise en face d'un psy pour que je me lève. Un psy qui est payé pour m'écouter et qui n'en a sûrement rien à faire des problèmes de la petite fille de riche tristounette quand il a des cas bien plus violents à traiter.
Je pose ma tête sur l'épaule d'Amaryllis quand elle me serre dans ses bras. C'est tout bête, l'fet d'un câlin. D'une caresse dans les cheveux. C'est peut-être ça qu'ils mettent dans les anti-dépresseurs : des câlins en comprimés. Je me sens mieux - enfin "mieux", c'est vite dit, disons que j'ai moins l'impression que le monde essaye de me broyer juste parce que j'ai ouvert les yeux ce matin.

-Ce que j'essaye de te dire c'est que tu fais partie de ma "famille" et que si ça ne va pas, montre-le même si ce n'est qu'à moi,que je puisse être là et te sauver de tes peurs et de tes malheurs tu veux?
- Le problème c'est qu'il n'y a pas de raison... pas vraiment.

C'est trop profond. J'ai l'impression que ça a toujours été là. J'ai quelques vagues souvenirs de ma façon de sourire, de la joie de vivre que je ressentais à l'époque, celle que j'arrive vaguement à imiter quand je suis en public. Le problème, c'est que quand je revois ces souvenirs, il y a toujours Clara.
Clara qui a tout emporté avec elle en me laissant seule.

- Ça va aller... j'ai juste besoin d'un peu de temps et ça ira mieux.

D'un peu de temps, d'un petit changement d'humeur qui me permettrait de redevenir un peu plus... souriante, même si c'était pour faire semblant. Qui me permettrait de réécouter de la musique et de la laisser m'emporter. Je passe quand même mes bras derrière son dos, parce que ça me fait vraiment du bien d'avoir un câlin. On n'est pas du tout du genre câlin, dans ma famille. Si j'avais su, j'en aurais réclamé à mon père plus souvent.
Ça m'aurait peut-être évité pas mal de problèmes.
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Amaryllis Hanazumi
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Mar 20 Déc - 2:35
- Le problème c'est qu'il n'y a pas de raison... pas vraiment.

Enfin. Ce n'était que quelques mots. Quelques mots qui étaient pour moi comme une fusée de détresse qu'elle décidait enfin à lancer dans sa forêt d'incertitude et cet océan d'angoisse, juste un signal pour que je puisse l'atteindre, ne serait-ce qu'effleurer ses doigts pour lui transmettre un peu de chaleur humaine. Certes, je n'étais pas sa sœur dont je venais d'apprendre qu'elle ne la connaissais pas tant que ça -sujet que j'explorerais quand la situation le permettrait-je n'étais pas un chevalier en armure ni son petit ami mais je ferais de mon mieux pour la calmer et essayer de la rassurer.

- Ça va aller... j'ai juste besoin d'un peu de temps et ça ira mieux.

-"Bell'..."

Je savais bien qu'elle me disait ça par peur de me déranger, d'être un poids même, ou peut-être le pensait-elle déjà. A vrai dire, je savais très peu de choses sur elle, même si j'étais assez proche d'elle aussi peut-être ne savais-je pas quelque chose de primordial ou de capital. Je sentis cependant ses bras se logeaient autour de moi aussi je la serrais un peu plus fort contre moi puis je restais ainsi un long moment tentant de recouper l'ensemble des données que j'avais à propos de la jeune femme mais aussi de structurer ce que je désirais lui dire.

En effet, je savais désormais qu'elle était plus triste que ce qu'elle laissait paraître au quotidien et que la raison de cette souffrance était bien enfoui, aussi, je ne parviendrais à l'atteindre qu'avec des paroles fortes emplie de sentiments tout aussi fort. Je l'atteindrais seulement en la touchant de pensées véritables; je décidais donc de parler sans détours en laissant juste mon cœur parlé.

"Bell je veux pas que tu me dise ça..je veux que tu le pense vraiment...je ne suis pas dupe tu sais" commençais-je tout en caressant tendrement ses cheveux du bout des doigts.

Peut-être étais-je trop maternelle mais j'espérais parvenir à l'atteindre car c'était ce qui comptais à mes yeux. La faire sortir de derrière le voile de désespoir dont elle avait emprunte sa vision, se voilant la lumière qui perfore les cieux, la lueur de l'affection de quelqu'un.

-"..Tu sais.." continuais-je sur le même ton doux "je ne veux pas savoir ce qui te mets dans cet état là...ou plutôt je ne veux pas t'y contraindre comme tant d'autre on dut vouloir le faire... disons que si tu m'en juge digne je t'écouterais mais jamais je te forcerais à te confier.."

Je marquais une pause dans ce discours, digne d'un shonen ou d'un shojo magical girl afin de mieux retranscrire mes pensées quand à la marche à suivre pour elle. Je ne désirais ni la forcer ni la brusquer ni l'offusquer mais je continuais guettant toute réaction négative de sa part.

-"..tu dois juste savoir que je crois, sincèrement et pas seulement pour te demander de positiver, que si tu t'emprisonnes dans ta douleur, tu ne pourras plus jamais éviter d'y penser, elle sera plus tangible encore mais ..ne te méprends pas...je veux pas te dire de ne pas y penser juste ..arh...bref...je te soutiens et je t'aime car tu es mon amie, et si je dois te le prouver je le ferais, je serais avec toi quand tu as besoin d'une amie, que tu veux partager un moment d'amitié ou même que tu as besoin qu'on veille sur toi, nuit comme jour...tu vas me trouver bizarre mais c'est ainsi.."

Je reculais légèrement pour déposer un baiser sur son front puis la serrait de nouveau plus fort contre moi; j'espérais juste qu'elle ne penserait pas que je tentais de la séduire ou que j'étais une fille bizarre..


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Jeu 5 Jan - 1:23

16 Décembre
2016
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Amaryllis Hanazumi

-Bell'...

Je sais que ce n'est pas la réponse qu'elle attendait. Elle se doute probablement que ce n'est pas vrai, que je ne peux pas vraiment aller mieux en peu de temps. Mais qu'est-ce que je peux dire de plus ? Déballer ma vie, ce n'est pas mon genre. Enfin je l'ai fait à l'hôpital, mais c'était juste pour qu'on n'ait pas l'impression que certaines parties de ma vie était passées à la trappe avec mon "accident". Après ça, il a bien fallu plus d'un mois pour que j'ouvre la bouche pendant mes rendez-vous chez le psy, et un de plus pour que je fasse autre chose qu'énoncer des faits.

-Bell je veux pas que tu me dise ça..je veux que tu le pense vraiment...je ne suis pas dupe tu sais
- Je sais.

Mais j'y peux pas grand chose. Pour que je le pense vraiment, il faudrait que je revienne en arrière, que je ne sois pas malade ce jour-là, que je sois là pour l'empêcher de traverser, pour la prévenir. Là, tout ce que je peux faire c'est prétendre que tout va bien et espérer que ça sera vrai, un jour.

-..Tu sais.." continuais-je sur le même ton doux "je ne veux pas savoir ce qui te mets dans cet état là...ou plutôt je ne veux pas t'y contraindre comme tant d'autre on dut vouloir le faire... disons que si tu m'en juge digne je t'écouterais mais jamais je te forcerais à te confier..

J'arrive à étirer mes lèvres en un pâle sourire. J'aurais aimé qu'on n'essaye pas de me forcer à en parler. En vrai, j'aurais surtout aimé qu'on ne fasse pas remonter ce souvenir, que je pense que mon acte de folie désespéré n'avait été causé que par Conny et James. Ça aurait sûrement pas mal aidé à ce que je me retrouve pas ici avec l'uniforme bleu qui, pour la moitié de l'école, veut dire que je suis cinglé. Ou peut-être pas, peut-être que j'aurai eu un flash comme dans le films américains, que tout me serait revenu et que toute la dépression contenue m'aurait poussé à me trancher les veines.
Même si, d'un point de vue strictement personnel, il y a plus classe comme façon d'en finir.

- ..tu dois juste savoir que je crois, sincèrement et pas seulement pour te demander de positiver, que si tu t'emprisonnes dans ta douleur, tu ne pourras plus jamais éviter d'y penser, elle sera plus tangible encore mais ..ne te méprends pas...je veux pas te dire de ne pas y penser juste ..arh...bref...je te soutiens et je t'aime car tu es mon amie, et si je dois te le prouver je le ferais, je serais avec toi quand tu as besoin d'une amie, que tu veux partager un moment d'amitié ou même que tu as besoin qu'on veille sur toi, nuit comme jour...tu vas me trouver bizarre mais c'est ainsi..

Je ne veux pas que tu veilles sur moi. Je ne veux plus m'attacher aux gens. Quand je m'attache à quelqu'un, c'est pour le voir disparaître, plus ou moins volontairement, plus ou moins définitivement. Ne vous méprenez pas : j'aime beaucoup Amaryllis, je ne pensais pas m'entendre aussi bien avec une simple camarade de chambre pour être honnête, et j'aime bien passer du temps avec elle. Mais l'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose, ou qu'elle ne soit près de moi que par obligation, parce qu'elle n'a pas le choix... Rien ne me dit qu'elle ne va pas disparaître à la fin de nos études, que j'aurais encore de ses nouvelles quand je sortirai d'ici... si je sors d'ici sans me faire envoyer à l'asile par mon père juste après, déjà.

- Je suis pas très douée pour les confidences.

A quoi ça servirait, de toute façon ? A ce qu'elle ait de la peine pour moi - encore plus - ? De toute façon c'est pas comme si j'y pensais vraiment.

- C'est pas... penser à quelque chose. C'est juste comme ça, certains jours je vais pas bien.

Même sans y penser, même quand j'avais encore une mémoire en gruyère, j'avais toujours cette sensation oppressante de tristesse, après tout...

- Mais si tu veux, je suis pas contre un câlin de temps en temps.

Le seul anti-dépresseur garanti sans danger pour la santé et sans dépendance - bon ok, peut-être pas pour la deuxième partie.
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Amaryllis Hanazumi
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Jeu 5 Jan - 5:27
Après un long moment de silence, ou du moins ce qui y ressemblait pour moi, elle finit par me répondre.

- Je suis pas très douée pour les confidences.

Je ne pus réprimer un sourire en même temps que j'étais légèrement triste d'entendre celà. En effet dans un premier temps je souriais devant l'énoncé de la donnée la plus évidente que le monde puisse collecter : la jeune fille était prostrée dans un coin accablée par une douleur que je ne pouvais ni saisir ni guérir et moi, qui m'avérait assez proche d'Isabella, je n'apprenais celà que par les affres du hasard. Soyons bref et honnête. La situation ne tenait qu'à un fil, celui du hasard ; je m'explique je serais passée par un autre endroit, ou bien à une autre heure, j'aurais orienter mon regard différemment ou tout simplement manquer d'attention et Bell' se serait trouver seule face à ses démons en cet instant même. Ma seconde pensée était plus triste, je voyais Bell comme une sœur que je n'avais pas eu, pas une sœur fragile et pleurnicharde, encore moins une obligation ou un boulet cependant, consciente de celà, elle avait préféré taire sa souffrance. C'est difficile à expliquer , je ne me voyais ni blesser ni déçue et encore moins trahie par son choix mais j'étais juste triste. Triste d'avoir loupé pareilles choses. C'est un peu comme la grande sœur fusionnelle avec sa cadette qui apprend en dernier lieu la présence d'un garçon dans la vie de celle qu'elle chérit plus qu'elle même. Je secouais la tête pour tourner mes pensées vers la suite de son discours plutôt que sur mes réflexions tarabiscotés et égoïstes. La jeune fille enchaîna premièrement sur une phrase dont je ne parvenais à vérifier la véracité avant de demander de manière subtile des câlins.

-'Bien sûr Bell'.." me contentais-je de répondre.

Je reculais légèrement pour venir poser mon dos contre le mur et l'amena plus encore dans mes bras pour qu'elle puisse se rassurer ou juste se trouver dans une position agréable. Je restais comme ça,plongée dans mes pensées un court moment puis je fis quelque chose que je tiens à expliquer en long en large ainsi qu'en travers si besoin est. En effet, je me relevais à demi pour venir face au visage de Bell' et je m'adressais à elle en ces termes.

-"Je sais que ce n'est que des mots mais tu peux compter sur moi.. je suis prête à tout pour te faire sourire, pas un sourire factice mais un qui vient de là..." dis-je en pointant du doigt sa poitrine.

La suite des événements peut paraître plus étrange mais il n'en est rien. En effet, suite à ma déclaration je vins déposer un baiser sur le coin de ses lèvres à sa stupéfaction la plus totale je pense. Comment? Amaryllis que fais-tu donc? Tu aimes Bell'? Nous qui croyions tous que tu aimais Raven ! Déjà premièrement qui sont ces "tous" car il n'y a que moi dans ma tête. Plus sérieusement, ce geste n'a en rien la connotation que vous lui donnez. Je n'ai fais celà qu'en pure innocence car je dois admettre qu'à cette époque je ne savais pas ce qu'était l'amour et j'aimais profondément Isabella, comme une sœur ce que j'ai expliqué précédemment, aussi mon geste n'était qu'une démonstration de mon affection pour elle. Je sais pour ma part qu'il n'y avait aucune malice ou perversion dans mon geste. J'en prends pour acte que malgré notre proximité - je rappelle que je dormais parfois avec elle déjà à cette époque et croyez moi je sais de source sûr qu'elle a l'habitude de peu se vêtir la nuit- que je n'avais jamais rien fait de déplacé.Une fois l'acte commis, je fixais mes yeux dans les siens avant de sourire et de poursuivre.

-"..et puis tu sais je suis prête à te cajoler autant qu'il faudra ! tu vas juste en avoir marre ou t'étouffer dans ma poitrine si j'abuse de ça..." je reprenais un peu de sérieux avant de conclure " et puis sache que pour moi tu es vraiment comme une sœur quoi que tu puisse en penser ton cœur le sait.."

Je la serrais contre ma poitrine un instant pour lui laisser exprimer au besoin sa tristesse ou juste profiter d'un instant de quiétude avec une vraie amie. Une amie qui ne la trahirait pas et qui serait avec elle, à la soutenir, même si son choix était de me renier car ce qui me connaisse suffisamment - comme elle- savent que le principal à mes yeux c'est le bonheur de ceux que j'aime.


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Dim 8 Jan - 2:42

16 Décembre
2016
Besoin d'un câlin

Amaryllis Hanazumi

- Bien sûr Bell.

Allez, souris, tu lui dois bien ça. Je me permets donc un petit sourire, plus honnête que je l’aurais imaginé. Je dis pas que je voulais faire semblant de sourire (si, un peu), mais elle est tellement gentille et tellement innocemment en plus que c’est dur de ne pas vouloir lui faire plaisir. Et je pense qu’elle comprendrait sans trop de problèmes si je faisais semblant. Et je pense que je n’aurais pas pu faire semblant, non plus. Je veux dire, si on vous propose une solution temporaire à vos problèmes, ça fait sourire, même l’espace d’une seconde.
De toute façon, moi, quand on me fait des câlins, j’ai pas forcément le cœur à faire la tronche. Enfin je peux avoir envie de pleurer parce que ça détend les muscles et que quand tu arrêtes de te crisper pour pas pleurer, ça finit par sortir, mais globalement je peux pas être de trop mauvaise humeur si on me fait un câlin, et au-delà d’un certain stade ça devient plus facile de me tirer un sourire.
Même un sourire pâle, fade et tristounet. C’est mieux que rien, déjà.

Je m’appuie contre elle en fermant les yeux. Je ne pense pas que je pourrais lui expliquer un jour – faudrait déjà avant que j’arrive à me l’expliquer à moi-même. Et puis pour comprendre quelqu’un il faut plus que des mots, il faut de l’empathie, et si Ama ressent de l’empathie, je suis pas sûre d’avoir envie de lui faire ressentir ça.
Non, je suis sûre de pas avoir envie.
Lui transmettre tout ça, même juste pour qu’elle puisse me comprendre, même parce qu’elle me le demande, c’est risquer qu’elle ait pitié de moi ou, pire, risquer qu’elle arrête de sourire. Si elle se sent mal en ma présence juste à l’idée de ce qui se passe dans ma tête, j’aurais tout fait de travers. Et je ne vois pas comment lui expliquer sans la pousser à ressentir ne serait-ce qu’une fraction de ce qui me serre le cœur.

Clara, Conny, James, une bonne partie de ma vie en général même si elle semble toute rose vu de l’extérieur. L’argent, la liberté, l’incompréhension de ceux qui ne les ont pas forcément et qui ne comprennent pas comment, avec tout ça, je trouve encore le moyen de me plaindre. Si j’avais été comme tout le monde, moins riche, plus normale, on m’aurait moins regardé de haut. J’aurais moins lu dans le regard des autres cette petite étincelle de mépris, parfois même, pour certains, une espèce de sourire vengeur. Oui, regarde, tu as été meilleure que nous toute ta vie mais maintenant c’est toi qui souffre et c’est tellement bien, ce retour des choses.
Sauf que je n’ai pas été meilleure que qui que ce soit dans ma vie, à part en maths et au niveau de mon compte en banque. Rien d’assez glorieux pour que je les regarde de haut. Et pourtant eux, ils le font.
Parce que les riches ne peuvent pas être tristes, ils n’ont pas le droit.
Et je sais que Ama a au point ce point commun avec moi. Pas d’être triste ou de ne pas avoir le droit de l’être, mais celui d’avoir eu plus de "chance" à la naissance que la moyenne. C’est le point commun qui fait que je refuse de lui parler de quoi que ce soit, parce que ce point commun, c’est la certitude qu’elle a déjà dû penser ça au moins une fois dans sa vie, c’est comme une plaie béante d’empathie dans lequel ma dépression pourrait s’infiltrer, et tout détruire.

-Je sais que ce n'est que des mots mais tu peux compter sur moi.. je suis prête à tout pour te faire sourire, pas un sourire factice mais un qui vient de là...

Et comment je pourrais vouloir détruire ça ?

Après... je ne sais pas ce qui s’est passé. Je suis le genre de personne qui ne se pose pas vraiment de questions sur l’orientation sexuelle ou sentimentale des autres si on ne me la plaque pas sous les yeux. Bon et je dois admettre que pour le coup, Amaryllis qui m’embrasse, c’est une bonne définition de "plaquer sous mes yeux". Presque littéralement.
La seule chose que je peux faire, c’est la regarder avec des grands yeux surpris. Bon je sais que ça nous arrive de dormir ensemble mais...
Mais. Voilà. J’ai pas compris. Je vais juste considérer qu’elle s’est un peu laissée emporter.
Pourquoi ? Euh parce que j’aime pas les filles moi, tout simplement. Je préfère les caleçons aux culottes.

-..et puis tu sais je suis prête à te cajoler autant qu'il faudra ! tu vas juste en avoir marre ou t'étouffer dans ma poitrine si j'abuse de ça... et puis sache que pour moi tu es vraiment comme une sœur quoi que tu puisse en penser ton cœur le sait..

M’étouffer dans sa poitrine, qu’elle dit. Bon c’est vrai, des fois ça m’est arrivé en me réveillant de me demander comme elle faisait pour ne pas avoir mal en étant aussi serrée contre moi mais j’en suis pas encore à étouffer. Oui bon je sais que c’était une blague, oh, t’as pas vu mon sourire ?
Oui je sais, tu voulais que je rigole mais j’en suis pas encore là, le sourire c’est déjà une bonne étape. Un (relativement) grand sourire qui veut dire "tu es bête, mais je t’aime quand même".
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Dim 8 Jan - 4:45
Après cette brève étreinte, je regardais le visage de ma camarade. Elle souriait. Je me sentais transportée à voir ce sourire, j'avais l'impression d'avoir réussi quelque chose de fabuleux, quelque chose d'humainement impossible. C'était un peu comme si je venais de maîtriser un morceau à la perfection, pas n'importe lequel mais un très ardu, non ce n'est pas encore ça. Je dirais que je ressentais un sentiment pareil à celui du jour où j'avais comprise que j'avais un don pour le piano, le fameux jour où j'avais commencé à jouer de cet instrument qui m'apportait tant de bonheur.

Certes, ce bonheur aurait pu être en demi-teinte car je ne savais toujours pas ce qui rongeait ainsi son cœur alors que j'aurais pu pouvoir l'aider. Pour moi Isabella était une personne d'une grande douceur et gentillesse et je savais que si un jour je ressentais ce genre de douleur elle serait la première à venir à mon aide mais je comprenais aisément que je ne représentais qu'une solution temporaire car le fond du problème était trop enfoui. Je reculais légèrement pour ne pas la mettre mal à l'aise à force de la coller, je gardais cependant une main sur son épaule pour lui signifier que je ne la quittais pas. Il aurait bête qu'elle se pense rejeter après toutes mes belles paroles. J'inspectais longuement la pièce : personne à l'horizon. C'était pour le mieux. Une situation pareil aurait fait le tour des couloirs et je ne voulais pas qu'elle soit troublée ou dérangée par ce type de ragots.

Je réfléchissais alors à une solution pour lui changer une idée. Il était évidemment hors de question de rester ici à la merci des oreilles et des regards indiscrets comme il était impensable d'aller s'enfermer dans notre chambre. Premièrement car l'enfermement risquait de l'obliger à rester sur ses pensées tristes quelque soit l'activité que nous pratiquerions. Je me grattais la tête et trouvant une idée potentiel de programme afin de lui faire passer l'après-midi dans la chaleur et la douceur de l'amitié; je me penchais vers elle déposant un baiser presque maternelle sur son front avant de la serrer une fois de plus dans mes bras.

-"Tu veux bien venir avec moi ? Hors de question que tu retourne en cours dans cet état ou même que tu aille t'enfermer.."

Je me relevais doucement en lui tendant la main pour qu'elle la prenne, se relève et me suive. J'espérais réellement pouvoir enchanter sa journée. J'avais l'idée suivante : au vu de l'heure les surveillants seraient rares dans les couloirs et une sortie inopinée de la part de deux élèves inoffensives passeraient inaperçu, surtout au vu de ma fâcheuse habitude à me trouver en salle de musique jour et nuit aussi je comptais l'amener en salle de musique pour lui assainir les idées avec un morceau ou deux, d'autant que je connaissais sa passion de la musique et j'aurais aimé son avis sur celui que je venais de composer, en partie pour elle mais aussi pour sa sœur, puis nous pourrions prendre le bus pour atteindre Londres et je lui offrirais des pâtisseries pendant que nous nous promènerions. Il faisait suffisamment beau pour que nous puissions nous permettre celà. Aucune inquiétude à avoir car je veillais sur elle de toute manière.Je notais cependant une ombre qui s'éternisait sur son visage aussi je lui réaffirmais de nouveau mon soutien indéfectible.

-"Je te promets pas que tout iras mieux mais de passer un bon moment entre amis..je suis peut-être incapable de guérir tes maux mais j'essayerais sincèrement..ne me préserve pas s'il te plaît..mon souhait est juste d'être là pour une amie et de partager le plus de bons moments avec toi...ne m'explique pas..je n'ai pas besoin de mots..les sentiments c'est l’apanage d'une pianiste..ton regard me suffit mais n'hésite jamais plus à réclamer mon aide.. je veux juste plus te voir dans cet état..c'est égoïste mais même si je suis fille unique je me sentirais comme en échec sororale .." dis-je en lui souriant sincèrement et en remettant une mèche de cheveux derrière mon oreille.

Je l'étreignais de nouveau sans attendre, restant ainsi la tête sur son épaule pendant un certain moment de murmurer d'une voix quasi spectrale, comme si je ne m'adressais pas à la jeune fille ou à son cerveau mais à ses sentiments eux-mêmes.

-"Je suis là..."

Je sentais mon cœur se serrait tandis que ces trois mots fendaient le silence comme un coup de tonnerre résonnant en moi encore et encore. Oui j'étais là pour elle, j'étais là pour celle que je pourrais appeler ma meilleure amie.


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Mer 11 Jan - 18:03

16 Décembre
2016
Besoin d'un câlin

Amaryllis Hanazumi

Au moins, il n’y a personne d’autre qu’elle. À bien réfléchir, si je m’étais "fait prendre" par quelqu’un d’autre, je pense que ma journée aurait pu avoir une allure totalement différence. Combien de rumeurs, combien de commentaires ? Certes ça n’a rien de surprenant pour une élève de l’IRS de se mettre à pleurer dans un coin – on est quand même un certain nombre, parmi les Potions, à être ici pour dépression. Mais j’ai toujours les réflexes de mon ancienne école, la grande école privée où me mettre à pleurer ne serait-ce que deux minutes m’aurait poursuivi pendant des années et m’aurait attiré les regards en coin d’une bonne partie des mes camarades, et les rires hautains des autres. J’ai eu de la chance de tomber sur Amaryllis et pas sur un inconnu – on ne sait jamais qui va être du genre à juger, après tout.
Elle a l’air de réfléchir à quelque chose, et j’espère très franchement que ce n’est pas un moyen de me faire parler.
Mais je pense pas.

-Tu veux bien venir avec moi ? Hors de question que tu retourne en cours dans cet état ou même que tu aille t'enfermer..
- Si on sèche les cours, tu vas avoir des problèmes...

Je ne veux pas lui attirer d’ennuis. Je sais pas pourquoi elle est là au lieu d’être en cours, mais si elle rate tout une après-midi et qu’on lui pose des questions, elle risque d’avoir des ennuis. Et moi aussi : je n’ai aucune justification pour manquer les cours, dépression ou pas. On m’a bien fait comprendre que si je voulais m’absenter de cours à cause de mon état, il fallait que j’aille voir un des psys de l’école. Ils sont les seuls aptes à me faire une dispense de cours. Je sais pas si je peux avoir un dispense après coup, mais je suis au moins sûre d’une chose.
Amaryllis ne peut pas être dispensée, elle. Prendre soin de sa camarade de chambre n’est sûrement pas une raison justifiée.
Sauf si...

- Ou alors il faut qu’on passe chez un psy avant. Si tu m’y accompagnes, tu devrais avoir un mot pour rater les cours, toi aussi.

En fait, j’en sais rien. Mais elle aura au moins une excuse pour le cours qui est en train de se passer et qu’elle loupe à cause de moi. Je m’en voudrais si elle se prend un avertissement par ma faute...

- Je te promets pas que tout iras mieux mais de passer un bon moment entre amis..je suis peut-être incapable de guérir tes maux mais j'essayerais sincèrement..ne me préserve pas s'il te plaît..mon souhait est juste d'être là pour une amie et de partager le plus de bons moments avec toi...

Je sais... Enfin non, pas forcément, elle a beau dire ça je n’ai pas envie de trop l’entraîner dans mes problèmes. Manquerait plus qu’elle déprime par ma faute...

- Ne m'explique pas..je n'ai pas besoin de mots..les sentiments c'est l’apanage d'une pianiste..ton regard me suffit mais n'hésite jamais plus à réclamer mon aide.. je veux juste plus te voir dans cet état..c'est égoïste mais même si je suis fille unique je me sentirais comme en échec sororale...

Je ne sais pas si mon regard lui suffit vraiment à comprendre – même moi, j’ai du mal à comprendre, et c’est dans ma tête que ça se passe.
C’est vrai qu’on s’est beaucoup rapprochée en très peu de temps, mais je suis pas si c’est vraiment possible de comprendre quelqu’un d’un regard, pianiste ou pas.
Enfin je me prends la tête pour rien. L’important, c’est que j’ai une amie avec moi et que je ne suis plus roulée en boule à pleurer toutes les larmes de mon corps.
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Mer 11 Jan - 18:55

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Main dans la main
Je la regardais, tandis qu'elle semblait plutôt perplexe quand à mes diverses paroles. Je décidais pour autant de ne pas changer de programme. Je ne savais peut-être pas aussi bien qu'un psychologue ou un infirmier comment gérer un patient mais personne ne savait mieux que moi comment consoler MON amie. Je n'avais pas besoin de médicaments pour lui redonner le sourire et je n'avais pas besoin de conseils pour savoir comment me comporter auprès d'elle. Je n'avais besoin que d'une chose : mon instinct. Ce dernier se débrouillait plutôt bien pour l'instant et je ne vois guère pourquoi il ne ferait pas un aussi bon travail de nouveau cependant je concédais qu'elle avait raison pour notre absence aussi je décidais de rebondir sur un point.

-"Je veux bien que nous allions ensemble voir un des psys pour se faire exempter mais si tu me promet que nous allons aller où je veux t'emmener par la suite"

Je lui souriais alors. Certes, le chantage n'est pas des plus extraordinaires mais si on enlève les apparences ça n'en était pas un. Je désirais juste qu'elle ne se résolve pas à cacher sa douleur sous l'influence d'un homme qui ne savait rien de la Bell' que je connaissais. Une fille adorable faisant tout pour le bonheur de ses amis et de sa sœur, allant même jusqu'à cacher sa souffrance. Je suivais son conseil seulement pour lui éviter de culpabiliser quand à un possible problème quand à mon absentéisme mais je ne la laisserais pas de nouveau s'enfermer sur elle-même. Je me le promettais tandis que nous avancions en direction du bureau du médecin. Je suivais Isabella dans un relatif silence pesant. Elle comme moi savions que le médecin pourrait nous renvoyer en cours si il le désirait, concluant ainsi ce moment ensemble. Pour ma part, je savais que si il advenait celà, j'aurais peu de chance de rendre le sourire à mon amie avant un bon moment. En effet, elle allait revenir en cours et garder ses pensées sur elle. Dans tout les cas je ne pouvais rien faire contre quelque chose qui n'était pas arrivé, voire qui n'adviendrait pas. Je décidais donc de diriger la conversation vers autre chose en attendant de rejoindre le bureau du médecin psychologue que Bell devait connaître.

-"Dis tu aimes la musique?"

C'était une simple question rhétorique à vrai dire car je l'avais suffisamment compris au cours des soirées passées ensembles. La jeune fille s'exilait souvent dans son petit monde en mettant de la musique dans son casque audio et elle semblait toujours me regarder avec émerveillement lorsque je jouais avec virtuosité mes morceaux favoris sur mon clavier électronique. Je crois même qu'elle aurait désiré que je lui donne le casque pour pouvoir enfin m'écouter à de multiples reprises. Je continuais donc d'orienter la conversation.

-"Tu aimes quel genre de musique?" demandais-je.

La question n'était pas anodine. En effet, j'avais pratiqué de nombreuses musiques au cours de mes années d'apprentissage du piano et si je le pouvais, je désirais lui faire écouter un genre de musique qu'elle aime interprété au piano après l'entretien que nous allions mené. J'écoutais avec attention sa réponse, tout en choisissant intérieurement la musique qui pourrait lui plaire tandis que nous arrivions devant le bureau que nous recherchions. Je toquais alors en prenant de ma main libre celle de mon amie afin de la rassurer. Nous n'allions pas être punies et nous allions pouvoir partager encore un peu de temps seule à seule, c'est la promesse que je lui faisais par la chaleur de ma main dans la sienne.





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Jeu 19 Jan - 23:31

16 Décembre
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Amaryllis Hanazumi

-Je veux bien que nous allions ensemble voir un des psys pour se faire exempter mais si tu me promet que nous allons aller où je veux t'emmener par la suite.

Oui. Peut-être. J’en sais rien. Si j’accepte et qu’elle se retrouve avec des heures de colle ou je ne sais quoi, je m’en voudrais. Si je refuse, elle va croire que je veux me rouler en boule dans un coin pour me laisser mourir sous un meuble.
Alors j’en suis pas encore là, quoi que ça m’a sûrement déjà traversé l’esprit, mais elle n’en est pas encore à lire dans mes pensées donc je peux pas lui en vouloir de se l’imaginer.

Allez, Bell, il faut te lever. Porter ton corps sur ces jambes qui, il y a quelques minutes encore, t’ont lâchement abandonnée pour te laisser toute seule dans ton coin, celle qui ne supportaient plus le poids de ton corps. Je la suis à pas lents dans les couloirs, et comme je suis moi et que je suis irrécupérable, il faut environ trois secondes avant que mon esprit commence à me bombarder de "eh, tu te rappelles ? Tu es triste ?" qui résonnent sous mon crâne.
Comme la pire musique du monde, tiens.

- Dis tu aimes la musique ?

Je me demande si elle se pose honnêtement la question ou si elle veut juste qu’on continue de parler pour que mon esprit arrête de se tordre dans tous les sens. Tout en la guidant un peu à travers le couloirs de mon école vers les bureaux des psys – et de la mienne - je réponds avec un vague hochement de tête, sans trop chercher à savoir si elle m’a vue. Je suis à peu près certaine qu’elle connaît la réponse à cette question.

- Tu aimes quel genre de musique ?
- Euh... pas mal de choses.

En vérité, ça dépend de mon humeur. Je peux m’enfoncer dans mes coussins avec du hard rock ou du metal qui me hurle dans les oreilles si je suis en colère autant que je peux me rouler en boule avec une chanson douce si je suis déprimée. De manière générale, je peux écouter globalement tout et n’importe quoi, à une condition.

- Quelque chose sur lequel je peux danser. Le reggae et le rap, c’est pas trop mon truc.

Alors je sais, on me dira qu’il y a sûrement des chansons de rap qui ont un rythme musical suffisant pour qu’on danse dessus et du reggae qui bouge bien ou qui fait de jolis chansons douce mais moi, c’est deux styles musicaux qui me laissent totalement indifférente. Sinon, pour le reste, que ce soit de la musique douce, classique, rock ou sur-énergique, tant que je trouve de quoi danser dessus, même si c'est juste en l'imaginant, ça me convient.

La porte s’ouvre devant nous et je prend une légère inspiration quand le visage de ma psychologue apparaît dans l’entrebâillement de la porte.

- Isabella ? Il s’est passé quelque chose ?

Je ne supporte pas son regard interrogateur, encore moins le petit froncement de sourcil qu’elle a en voyant Amaryllis près de moi. Elle doit être en train de se demander qui c’est, mais vu que c’est une psy de l’IRS il y a environ 2% de chance qu’elle la connaisse, à moins qu’elle n’ait dans mon dossier une petite case "camarades de chambre".
Maintenant, c’est le moment d’être convaincante. Si les sentiments se sont un peu calmés depuis ce matin, j’ai juste à chercher un peu pour les retrouver, les laisser passer l’espace d’une seconde dans mon regard. Sur mon visage.
Je dois ressembler absolument à celle que j’étais en me levant.
Je n‘ai pas envie de lui raconter ma vie. Pas aujourd’hui. J’ai juste envie qu’elle m’autorise à laisser les cours au second plan – là, tout de suite, aussi de me planquer sous ma couette mais c’est un peu compliqué.

Son regard va de moi à Amaryllis (à qui je dois être en train de broyer les doigts, d'ailleurs) puis de nouveau sur moi. Je pense qu’elle a perçu qu’elle s’inquiétait pour moi et qu’il s’est, effectivement, passé quelque chose, mais elle aimerait peut-être que je lui réponde. Impossible. Les mots sont bloqués dans ma gorge et tout ce que j’ai envie de faire, pour l’instant, c’est de retourner me cacher dans un coin en faisant des câlins à mon amie. Pas de parler, de répéter toujours la même chose de toute manière. Lui dire que c’est comme depuis trois ans, que des fois la vie vient me coller une baffe au réveil et qu’elle me laisse à peine une seconde pour respirer. Elle le sait déjà. Elle sait déjà ce que je lui dirais, de toute manière. Elle va me donner un biscuit, une dispense de cours peut-être puis retourner me juger toute seule de son côté.
J’aurais peut-être dû me contenter de sécher les cours, finalement.
© Bell
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Dernière édition par Isabella Krysten le Dim 5 Fév - 16:11, édité 1 fois
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Amaryllis Hanazumi
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Lun 30 Jan - 16:34

Besoin d'un câlin



La protection d'une sœur de cœur
Nous avançâmes lentement vers le bureau de la psychologue. En effet, mon amie Isabella semblait vider de toute substance vitale , un peu comme dans ces films avec des genres de fantômes qui embrassent les gens drainant chaque émotion d'une personne jusqu'à en faire une coquille vide de toute âme; le nom me reviendra plus tard. J'accompagnais donc la jeune fille en écoutant la réponse à ma question.

- Quelque chose sur lequel je peux danser. Le reggae et le rap, c’est pas trop mon truc.

Hmmm...alors la presque totalité de mon répertoire lui irait. C'était tant mieux. Après tout il faut rarement de pianiste pour composer du rap ou du reggae et donc les styles musicaux sus-nommées ne m'intéressait que peu. Je préparais déjà dans ma tête les ou la chanson que je lui jouerais quand nous arrivâmes à la porte de la psychologue de ma camarade et comme nous étions malchanceuses, celle-ci s'ouvrit de suite pour laisser apparaître dans l'encadrement la dite psychologue. Je sentis Isabella se raidir comme dépossédé de moyens alors que ses doigts se resserraient dans les miens. La praticienne interrogea alors Bell' sur sa présence en ces lieux tout en me dévisageant avec dédain. Cette femme me paraissait des plus froides. Je comprenais Isabella que je sentais à mes côtés en pleine lutte avec des démons intérieurs, incapable de formuler quelque mot que ce soit. Je la regardais tandis que la femme qui nous faisait face laissait aller son regard de moi à elle et de elle à moi. Je finis par prendre la parole afin de soulager ma camarade d'une quelconque épreuve.

-"Excusez moi, je suis la camarade de Miss Krysten et je ne me sens pas très bien alors elle a gentillement demandé si elle pouvait m'accompagner à l'infirmerie car j'ai un peu peur d'y aller... vous n'aurez qu'à consulter mon dossier médical si vous ne me croyez pas...mais Isabella vient juste pour avoir une dispense pour m'accompagner Madame.."

A ce moment précis, j'étais plus qu'heureuse. Heureuse d'avoir appris les manières les plus polies du monde dans l'univers qu'était la noblesse tandis que je remerciais le ciel de ma maladie d'enfance qui me permettait ainsi d'acculer cette psychologue. Au vue de sa profession, elle savait que me laisser aller au médecin alors que j'avais cette peur ne ferait qu'amplifier mon traumatisme, elle ne pouvait pas non plus m'accompagner car sa présence ne me rassurerait pas et mon dossier médical étayait ce mensonge parfait. Ou plutôt ce crime parfait. Je jubilais donc intérieurement en caressant du pouce les doigts de Isabella pour qu'elle ne paraisse pas surprise de mon vilain mensonge mais aussi pour la rassurer. J'étais son amie et je l'aimais comme une sœur alors je la protégerais. Je fixais dans mon regard dans celui de la professionnel de santé qui tentait de discerner le mensonge dans mes yeux en essayant de le cacher au mieux. Certes je ne mentais que très rarement et jamais pour mon propre intérêt mais je savais exprimer la vérité en disant le plus éhonté des mensonges et j'espérais vraiment que ça allait marcher.





Always all alone


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Finally found my true will:
 


Je parle en #cc66ff.
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Isabella Krysten
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Dim 5 Fév - 16:12

16 Décembre
2016
Besoin d'un câlin

Amaryllis Hanazumi

- Excusez moi, je suis la camarade de Miss Krysten et je ne me sens pas très bien alors elle a gentiment demandé si elle pouvait m'accompagner à l'infirmerie car j'ai un peu peur d'y aller... vous n'aurez qu'à consulter mon dossier médical si vous ne me croyez pas...mais Isabella vient juste pour avoir une dispense pour m'accompagner Madame..

Elle a l’air de la croire... à peine. L’accompagner à l’infirmerie ne résoudra pas le problème de ma longue absence de ce matin, mais en même temps, vu que je n’ai même pas dit à Amaryllis que j’ai séché la moitié des cours de la matinée, elle peut pas le deviner toute seule. Il va falloir que je parle, même un peu, pour qu’on ne m’accuse pas d’avoir séché les cours.
Accepter le mensonge sans rien dire et pouvoir louper un cours, ou l’appuyer tout en précisant que ça fait bien plus longtemps qu’elle ne l’imagine que je manque des cours aujourd’hui, et que tant qu’à faire j’aimerais bien continuer ?

- J’imagine que vous ne lui demanderiez pas de vous accompagner si ce n’était pas grave. Je vais avoir besoin de votre nom. Quelque chose à ajouter, Isabella ?

Si elle avait vécu à l’époque de l’Inquisition, elle aurait sûrement fait cramer une bonne quantité d’hérétiques, avec son regard qui donne envie de déballer toute ta vie du début à la fin – ça doit être une déformation professionnelle. Enfin moi j’ai surtout envie de me cacher pour échapper à ses yeux, mais j’imagine que tout le monde n’a pas les mêmes réactions.
Reste qu’Amaryllis n’est pas dans ma classe (même pas dans mon école), donc même avec ça il va falloir qu’au moins une de nous deux avoue qu’elle n’était pas en cours pour justifier que je me retrouve à l’accompagner.
Soupir.

- J’ai aussi besoin d’une dispense pour ce matin.

J’ai parlé tellement bas que je crois que ses ses oreilles surdéveloppées façon Daredevil, elle aurait rien entendu. Mais je sais qu’elle m’a entendue, donc je prends pas la peine de répéter plus fort. Elle hoche simplement la tête avant de retourner dans son bureau en laissant la porte entrouverte, comme si on allait en profiter pour s’enfuir.
Je n’ose rien dire de plus. Au moins, la psy pensera sûrement que j’ai croisé Amaryllis dans un couloir de sa classe alors que j’errai comme une âme en peine et elle ne lui posera pas plus de question sur comment, exactement, j’ai pu décider de l’accompagner. Elle sait que j’ai tendance à jouer les fantômes qui hantent l’école quand je suis déprimée – et que je me planque pas dans un coin – donc imaginer que je me sois retrouvée à l’ISS sans faire gaffe n’est pas si difficile.

Je la vois ressortir mais mon visage a un peu récupéré des couleurs. J’ai la sensation d’avoir fait quelque chose d’utile, même si au final quelqu’un finira bien par cerner notre mensonge, et ça réchauffe un peu le cœur.

- J’ai consulté votre dossier, mademoiselle. N’oubliez pas de faire justifier votre absence à vos cours, je n’y suis pas habilitée. Isabella, j’aimerais vous voir, ce soir ou demain. Je vous ai fait une dispense provisoire mais vous savez que je ne peux pas la rendre valable sans rendez-vous officiel.

Dans un sens, maintenant, elle a l’air plus gentille, plus douce. Je ne sais pas si elle est au courant qu’on ment – ce serait assez logique et, dans un sens, une preuve qu’elle a quand même un peu de considération pour mes problèmes – et je pense que c’est moi qui la voit comme quelqu’un de désagréable, surtout quand je suis en phase dépressive comme maintenant. Je hoche simplement la tête en prenant le papier qu’elle me tend, murmurant un "merci" du bout des lèvres.

Allez, on s'en va, j'ai pas envie de passer plus de temps que nécessaire ici, surtout si je dois y retourner ce soir. Je vais devoir lui expliquer que je me sens mieux avec un peu de chaleur humaine.
Tant qu'elle ne décide pas de me faire des câlins pour résoudre mes problèmes, ça devrait aller.
© Bell
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All of the joy that I had known for my life was stripped away from me the minute that you died.
I wasn't dreaming when they told me you were gone
I was wide awake and feeling that they had to be wrong
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