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Cherche mon point faible [Melody]

Naomi Lawford
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Jeu 1 Juin - 2:36

20 Mai
2017
Cherche mon point faible

Melody Williams

Le rp a été pensé en anglais, du coup je mets la version anglaise (originale) sous spoiler:
 

Je ne sais pas qui a lancé la rumeur en premier, et à vrai dire je m'en fiche. J'en ai juste marre de l'entendre circuler dans tous les couloirs et surtout dans ma classe. Les rumeurs font partie des choses que je ne supporte pas. Cela fait donc de Gina Hatselcuts l'une des personnes les plus détestables de ces deux écoles - Any Wiesel mis à part, mais elle a au moins l'avantage d'avoir des preuves de ce qu'elle avance la plupart du temps. Malheureusement, à Indarë comme dans les autres écoles, on n'échappe pas aux rumeurs. Mais même avec ça... Même avec ça, je devrais pas être autant en colère.

- Tu penses que c'est vrai ?
- Max, tu peux arrêter de m'emmerder avec ça ? Je t'ai dit que je m'en fichais.
- C'est ça, et je vais te croire.

Soupir. J'aurais probablement crié si on avait pas été en plein cours. Je tourne doucement la tête en la gardant appuyée sur ma main, histoire d'être assez discrète. Yoite et Jack... J'aurais pu les plaindre d'être victimes de cette rumeur, j'ai été dans sa situation assez de fois, mais... je sais pas... il y a quelque chose qui me dérange. En fait, l'idée que ça puisse être vrai, même s'il est hors de question que je l'admette, me dérange beaucoup. Et je n'ai aucune envie d'imaginer pourquoi. Je sais pourquoi. Max sait pourquoi parce que j'ai eu la mauvaise idée de laisser passer un sous-entendu.

- Qu'est-ce que tu m'avais dit, déjà ? Que tu avais presque souhaité que Jack soit là quand tu étais au Japon ?
- Que je m'étais retrouvée dans une situation qui me faisait penser à la première et seule fois où on s'est vus. Arrête de déformer mes paroles Max.
- Alors pourquoi tout est autant en colère ?
- Je n'aime pas les rumeurs.

J'ai tellement envie de lui arracher son sourire moqueur. Je sais ce qu'il pense. Ça m'énerve, j'ai juste hâte que ce cours se termine. Je me masse les tempes avec une grimace. La sonnerie n'a jamais autant sonné comme une libération. Bon, Max va rester avec moi mais, au moins, je n'aurais pas à avoir un rappel constant de cette rumeur qui circule. Il finira bien par arrêter de me harceler avec ça si j'arrête de lui répondre. Eh bien contre toute attente il n'a pas dit un mot là-dessus depuis qu'on a quitté l'école jusqu'à ce qu'on arrive aux dortoirs.

- Du coup Max, tu viens toujours avec moi pour le bal de fin d'année ?

Je le vois hésiter. Pourquoi il hésite ? Je m'arrête subitement au milieu du couloir pendant que je le raccompagne à sa chambre.

- Max ?
- Je suis désolé Nao, je... j'y vais avec Mia.
- Avec Mia ? Mais tu... enfin on se connaît depuis la maternelle... et je n'ai personne d'autre...
- Je sais mais. (Il soupire.) Je dois y aller avec ma copine et pas avec une amie d'enfance... tu sais à quel point Mia peut être possessive.
- Oui en ef... Ta quoi ?

Comment ça, sa copine ? Depuis quand ils sortent ensemble, tous les deux ? Depuis quand mon "frère" et mon amie me cachent ce genre de choses ? Je croise les bras sur ma poitrine en attendant ses explications.

- On est ensemble depuis avril... enfin quand tu étais au Japon. Et on comptait te le dire.

Oui, j'espère bien. Je suis un peu surprise qu'ils ne m'en aient pas parlé plus tôt, mais bon je suis un peu sur les nerfs en ce moment. Du coup j'ai peut-être été un peu agressive... J'allais m'excuser quand j'ai entendu derrière moi une voix qui a sapé toute ma bonne volonté. J'avoue, entendre Gina Hatselcuts m'a toujours un peu tapé sur les nerfs mais là...
Là j'ai pas la patience.

- Hey Naomi ! Qu'est-ce que tu viens faire au quatrième ? Tu cherches un nouveau mec à rajouter à ta collection ?

Je vais tellement, mais tellement la frapper. Avec sa petite bande, les deux nanas superficielles qui la suivent à la trace sans oser la contredire sur quoi que ce soit.

- C'est toi qui parles, Hatselcuts ? Pour une fille qui refuse de manger quoi que ce soit, il me semblait que tu avales beaucoup de choses.
- Naomi...
- J'accompagne un ami, tu es seule. Celle qui cherche un nouveau trophée pour sa collection, c'est toi.

En temps normal je ne lui aurais pas répondu. En temps normal je ne lui réponds pas. Mais je suis sur les nerfs. Cette rumeur sur Jack et Yoite me tape sur les nerfs. Je n'ai pas la patience de la supporter, aujourd'hui. Pas du tout.

- C'est qui la prochaine proie sur ta liste ? Ou les prochaines. En tant que salope officielle d'Indarë tu en as sûrement plusieurs.
- ...

Elle se fout de moi. Je vais la tuer.

- Tu es la dernière personne à m'appeler comme ça !

Avant que Max puisse réagir - si tant est qu'il en ait eu envie - la mâchoire de cette garce a déjà fait connaissance avec mon poing. Ça fait tellement du bien. Ca fait... un an que j'attends ça. Peut-être plus, si on compte ça comme une vengeance sur toutes les personnes qui m'ont dit ce genre de choses.
C'est Max qui essaye de me retenir ?

- Nao ! Arrête ! Je croyais que tu avais appris à contrôler ta colère.
- J'en ai rien à battre de contrôler ma colère ! Je vais tuer cette garce !

Je sais comment repousser quelqu'un qui me retient les bras. Je le pousse en arrière avant qu'il n'ait le temps de réagir. Un deuxième coup de poing. Ça détend. Un pour toutes les rumeurs qu'elle m'a lancé dans le dos. Un pour toutes les fois où elle m'a interpellée comme ça et où j'ai choisi de ne pas répondre. Un pour ma mauvaise humeur de la journée à cause de cette stupide, stupide rumeur sur Jack qui ne devrait même pas avoir d'effet sur moi. Un pour son attitude insupportable. Un pour sa simple existence. Un pour... j'ai perdu le compte.
© Naomi
paroles en #006600





Dernière édition par Naomi Lawford le Mer 21 Juin - 18:11, édité 3 fois
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Melody Lawford
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Jeu 1 Juin - 12:06
Cherche mon point faible

ft Naomi

ft Naomi


-"Naomi s'il te plaît, je t'en conjure...M'oblige pas à..."
C'était important. Très important. Je crois que je me devais de le faire. Non, j'en étais convaincue depuis le début sans trouver le courage de le faire. Comment l'aurais-je pu? Avais-je seulement une chance? Pas à mes yeux. Au fond, je ne faisais pas ça pour avoir quelque chose en retour. Je faisais ça pour mo. Du moins j'essayais de m'en convaincre.

J'avais regagné la chambre que je partageais avec Naomi et Tina. Par chance, aucune de mes camarades de chambrée n'était rentrée. Je profitais donc pour me planter devant le miroir en pied que j'avais disposée près de mon lit, tentant de rassembler mon courage et surtout les mots de mon texte. J'avais passé les derniers jours entiers à tergiverser sur le comportement à adopter, les phrases à employer et surtout sur le choix qui était le mien.

J'avais tant à perdre et si peu à gagner en somme. Rien à gagner même. Par contre, je pouvais perdre une présence importante dans ma vie. A vrai dire, depuis le début de l'année, j'avais grandement évoluée. J'avais un peu changée. J'étais moins investie sur les sujets qui fâchent, je laissais désormais couler sur ma peau les regards fuyants et les remarques sur mon passé. J'étais aussi plus intégrée et plus ouverte à la rencontre. Moins méfiante. Moins torturée. Certaines choses n'avaient guère changées : je prenais toujours ma douche loin du regard des autres, honteuse de ma cicatrice; je me considérais toujours comme un monstre d'une certaine manière mais tout celà commençait à s'effacer petit à petit. Grâce à Ama, Red, mais surtout Naomi. J'avais passée l'année entière dans sa lumière, comme une fleur s'abreuvant de ses rayons pour mieux éclore. Oui j'avais des sentiments pour elle. Des sentiments résignés. Des sentiments à sens unique. L'année s'était écoulée sans que jamais je ne veuille totalement assumer mes sentiments pleinement. Leur permettre de parvenir jusqu'à Naomi. Celà aurait-il changé quelque chose? Non. Du moins je ne crois pas. J'étais fière d'avoir ainsi pu me dévouer à quelqu'un même si ma dévotion n'avait pas pu lui apparaître. J'aurais aimé qu'elle me remarque au fond. Qu'elle comprenne. C'était la raison de mon choix de tout lui révéler et d'emporter un dernier souvenir d'elle. Un souvenir que je pourrais chérir toute ma vie. Un souvenir qui resterait gravé en moi. Elle ne voudrait peut-être plus jamais m'adresser la parole, ne me verrait jamais plus pareil. Soit. J'étais prête à faire ainsi. Je lui étais suffisamment dévouée pour m'y faire. Pour disparaître de sa vie si elle jugeait ça utile. Je préférais une vie sans amour avec ce souvenir précieux qu'une vie de regrets. Je plongeais mon regard dans le miroir avant de prononcer mon texte, en essayant d'être la plus calme possible.

-"Naomi il faut que je te dise un truc que j'ai sur le cœur depuis un moment, un truc qui me fait mal..."

-" Nao ! Arrête ! Je croyais que tu avais appris à contrôler ta colère."

Quelqu'un avait hurlé du quatrième, au point que je l'avais entendu. C'est dire... mais attends...Nao? Était-ce possible que...? Mon sang ne fit qu'un tour en reconnaissant la voix qui suivit aussitôt mais aussi en décryptant les propos de mon amie.

- J'en ai rien à battre de contrôler ma colère ! Je vais tuer cette garce !

C'était pas possible... Je sentis une sensation indescriptible me glaçait toute entière. Sans réfléchir, je sortis en trombe, trébuchant sur le pas de la porte, me rétamant sur le sol. Je me relevais immédiatement, faisant fi de la douleur de ma chute avant de m'élancer vers les escaliers, bousculant quelques élèves au passage. Je grimpais les escaliers quatre à quatre pour atteindre la source de tout ce vacarme. La scène qui se déroulait sous mes yeux ne fit que rappeler des souvenirs douloureux. Je vis Naomi, à moitié à cheval sur une fille, la rouant de coups sans s'arrêter, hors d'elle. Je ne pus m'empêcher de repenser à ce jour funeste où personne n'avait su m'arrêter. Je n'avais certes pas frapper mais étranglée quelqu'un comme ça. Sans prise sur la réalité. Emprisonnée dans des sentiments trop douloureux. Je ne pouvais pas la laisser continuer. Je ne savais pas ce qu'il en était mais qu'importe.

J'avais soufferte de ce que j'avais fait. Soufferte au point de vouloir disparaître. Je refusais que Naomi ne souffre de la même situation. Nous étions semblables sur beaucoup de points. Contraires sur pleins d'autres. Je refusais que le Soleil Naomi est à se cacher derrière la Lune Melody. Je fendais donc l'assemblée qui commençait à se former autant d'eux, écartant sans ménagement les contrevenants à ma progression jusqu'à arriver au centre de l'action. J'essayais dans un premier temps de la raisonner avec des mots, même si je doutais de l'efficacité de la chose.

-"Naomi calme toi! Je suis là ! Viens avec moi! Ne brise pas tout ça! S'il te plaît, je t'en conjure...M'oblige pas à..."

C'était insupportable pour moi. Je me devais donc de mettre à profit le peu de cours d'auto-défense que j'avais du suivre à l'agence, je m'imposais donc pour contraindre Naomi et l'écarter en luttant de toutes mes forces et encaissant les coups qu'elle m'assénait en se débattant. Je finis par la plaquer au sol, profitant de l'adrénaline avant de plonger mes yeux embués de larmes dans les siens, la suppliant du regard.

-"Cesse immédiatement...ne me force pas à être violente encore.. ne me force pas à revivre tout ça...Ne me laisse pas te voir comme ça Nao.. Si tu recommence je ne sais pas... Arrête...Cesse de me faire ça..."

Je me relevais doucement, tout en gardant un œil sur la jeune fille, marchant comme en mode automatique, plongée dans des sentiments que je n'avais pas connu depuis un an,puis je me baissais pour m'adresser à la victime, dans un murmure , suffisamment bas pour qu'il demeure inaudible pour l'assemblée.

-"Maintenant vas t-en...plains toi de ce qui vient d'arriver... parle mal de Naomi ou de ce que tu viens de voir...et je crois que tu ne reverras plus la lumière du jour.. Crois moi.. Cesse de toucher mes amis.. cesse de leur faire du mal... j'ai rien à perdre... surtout ne pense pas que tu peux m'atteindre...petite joueuse... je peux faire de ta vie et de ta mort un Enfer... au point que tu n'oseras plus jamais sortir seule même une fois partie d'ici.. ne joue pas à ce jeu là avec moi..la vraie pute ici c'est moi.." dis-je en relevant légèrement mon haut à son unique intention pour lui laisser entrapercevoir ma cicatrice. "Celle qui m'a fait ça ne peut plus parler pour te décrire à quel point elle a soufferte..."

Oui c'était un éhonté mensonge mais qu'importe. Je serais un monstre à ses yeux. Le Seigneur des Calamités si elle le désirait. Je m'en fichais. Naomi comptait bien plus que ça. Je ne savais rien de ce qu'il en était mais j'avais une petite idée de l'identité de cette garce. Je me reculais légèrement, lui tendant la main pour se relever, feignant d'être amical avant de me rapprocher de Naomi et de me baisser pour me rapprocher d'elle.

-"Tu vas bien? Désolée pour tout à l'heure."






We will always be friend, just friends..
J'écris en #ff99cc


Dernière édition par Melody Williams le Ven 9 Juin - 14:49, édité 1 fois
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Naomi Lawford
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Jeu 8 Juin - 22:02

20 Mai
2017
Cherche mon point faible

Melody Williams

Je crois qu'on me parle. J'en sais rien en fait. Peut-être bien. Qu'est-ce que ça change ? Est-ce qu'ils savent depuis combien de temps elle me pourrit la vie ? Depuis combien de temps j'ai envie de l'encastrer dans un mur ? À quel point elle le mérite ? Je sais même pas ce que je fais. Je crois que je sens que mes poings tapent quelque chose - quelqu'un - et au fond de moi je sais qui c'est mais c'est comme si j'étais juste... là, à sentir les choses se passer. Qu'elle crève, elle l'aura cherché.

Lâche
moi.
Je sais comment dégager un bras que me tient. C'est instinctif. Je n'ai même pas relevé la tête. Même pas cherché à voir qui. Je m'en fiche. Je sais qui je veux voir et je veux la voir souffrir. Alors lâche-moi.
Aïe. C'était le sol, ça ? Sérieusement ? Ça va pas non ? Ça fait vachement mal...

J'ai encore les poings serrés. Je vois un peu flou parce que ma tête a heurté le sol, et que ça plus la rage qui me fait presque mal, ça aide pas à voir clair. De toute façon est-ce que j'ai envie de voir clair ? Non. J'ai pas envie d'essayer de comprendre ce qu'on me dit à travers le brouillard qui a envahi mon crâne non plus. Laisse-moi juste lui péter la mâchoire.
Lève-toi.
Lève-toi et casse-lui une dent ou deux.

J'ai essayé, dès que le poids qui me retenait au sol s'est dissipé. J'ai senti une main se refermer sur mon poignet. D'où tu m'attrapes ? Pourquoi tout le monde veut m'empêcher de me venger ? Un peu de justice, pour une fois. Je tourne la main, dégage mon poignet, mais il m'attrape déjà avec l'autre main pour me tirer en arrière. Je sens des bras autour de moi, qui m'empêchent de partir. Lâche-moi, toi aussi.
Je dégage un coude, il me le rebloque. J'arrive pas à lui marcher sur les pieds d'ici, alors que je commence à voir clairement. Ils évite mes talons. Tss. Lâche-moi je te dis.
Et puis un déclic.
Il ne me lâchera pas. Parce que Max ne me laissera pas avoir des problèmes.

Arrête de te débattre. Ferme les yeux une seconde. Reprendre le contrôle... Je n'en ai qu'à moitié envie. Alors rouvre les yeux. Là, la moitié d'envie qui me manque. Melody...
Combien de mauvais souvenir je lui ai rappelé ? Est-ce que je l'ai frappée ? Je m'en souviens pas. J'espère que non. Mais si elle a essayé de me faire reculer, j'ai dû me dégager. Avec quel degré de violence, j'en sais rien.
Et Gina a l'air d'avoir sacrément pris, aussi. Mais elle l'a cherché.

- Je n'ai pas peur de toi, crache-t-elle (hin, tu devrais). Ni de Naomi.
- Va. Crever.

Non je suis pas sur le point de me jeter sur elle. J'ai compris que mes deux meilleurs amis ont pas l'intention de me laisser faire, de toute manière. Et puis ça va mieux. J'ai expédié tout ce que j'avais, et le peu qui reste j'ai dû l'exhaler quand j'ai réalisé qui était en train de me sauver la mise. Mais j'avais quand même envie de lui dire d'aller crever. Lentement. Calmement. Presque un peu trop par rapport à la rage qui bouillonnait dans mes veines il y a moins de deux minutes.

- Tu vas bien? Désolée pour tout à l'heure.

Tu veux dire pour m'avoir cogné la tête contre le sol ? Je m'en remettrai. Pour m'avoir empêché de lui faire la même chose version mille fois plus violente ? Je m'en remettrai aussi. J'ai encore la respiration et le cœur qui pètent un câble dans leur coin. Faut vous calmer mes chéris, il y a eu évolution, on est zen maintenant. À peu près.

- Ça va...

En vérité, j'ai un peu mal aux mains. Le crochet du gauche ça allait, mais à force de frapper dans son crâne de piaf, ça irrite. Comme pour ce gars dont j'avais soigné les mains parce qu'il s'était arraché la peau sur un tapis de gym. Moi ça va, j'ai cogné contre la peau couverte de peinture d'Hatselcuts, ça fait des couches protectrices pour ne pas m'écorcher les phalanges.

- Je t'ai pas tapée, au moins ?

Je dégage doucement mon bras et Max le laisse partir. L'autre aussi. Je savais pas qu'il avait autant de force dans les bras. Assez pour me retenir alors que je suis en colère. C'est pas si facile que ça, surtout avec toutes les méthodes que j'ai apprise pour me défendre contre ce genre de prise. Certaines ne sont pas encore instinctives, ça doit être ça qui lui a permis de me retenir quand mon cerveau était plus fonctionnel.

- Qu'est-ce que tu fais là, d'ailleurs ?

Comment elle a su que j'étais en train de me battre ? Elle passait par là et elle a décidé de se jeter dans la bataille sans réfléchir ? Si mes amis sont aussi irresponsables que moi, on va pas s'en sortir.
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Melody Lawford
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Ven 9 Juin - 13:16
(HRP: Si y'a un truc qui te va pas hésite pas à me le dire ! J'avais fait un brouillon mais c'était bien trop long et ça cassait l'intensité du truc (6863 mots le brouillon) et comme je garde certaines choses pour plus tard ! J'espère qu'il te plaira car perso' c'est mon meilleur RP en 9 ans! / La musique qui tourne pendant que je parle dans la chambre c'est Lilium Music Box)

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ft Naomi

ft Naomi


"...Bref.. Je t'aime Naomi.. je t'aime vraiment depuis notre rencontre presque.."


Je n'avais presque pas conscience de ce qui venait d'advenir. Je sais, c'est un peu cliché de dire que dans le feu de l'action, mon corps avait agi avant même de prendre conscience de la situation. C'est un peu cliché de dire que j'avais dispensé mon venin sans même prendre en compte les personnes autour de moi. Non, les choses s'étaient déroulés comme lors de cette soirée là. Un dénouement plus heureux voilà ce qui nous séparé Naomi et moi. Une intervention fortuite. Certes, je pourrais trouver ça des plus injustes, mais j'étais juste apaisée de voir que le destin ne s'était pas mis en branle comme avec moi. Que la santé et l'intégrité de la jeune femme était toujours au beau fixe. Tout ça malgré cette garce... J'imaginais sans peine son identité à cause de son attitude dédaigneuse et toxique. Naomi ne m'avait pas vraiment parlé de cette fille mais les rumeurs qui circulaient sur celle que j'aime ne faisaient que m'agacer,aussi, je prêtais attention à ce genre de brides de vies calomnieuses et agrémentés de multitudes de déformations pour mieux les vérifier. Elles s'avéraient fausse pour la plupart voire l'intégralité. Je ne parvenais pas à comprendre comment quelqu'un pouvait-il prendre du plaisir à faire du mal à Naomi? Comment pouvait-on cibler une fille aussi extraordinaire qu'elle? Elle qui ne faisait que m'apporter lumière et bien-être? C'était comme pour moi : de la jalousie et de la stupidité. Je ne laisserais pas faire. Pas cette fois. Je serrais les poings à en blanchir mes jointures en entendant l'autre garce prononçaient quelques paroles derrière moi. Je pivotais légèrement la tête et lui asséna un regard noir, plein de rancœur et d'agressivité. Mon but : lui faire déjà regretté cette attitude cavalière. Lui faire comprendre que où qu'elle soit, je n'aurais aucun répit avant de lui faire cesser ses brimades, quitte à abréger sa vie. Oui j'étais dangereuse, monstrueuse mais je l'acceptais sans regret si je pouvais servir Naomi dans ma folie.

- Ça va...

Je me tournais, sortant du train de mes pensées pour m'affairer auprès de la Miss. Je prenais doucement ses mains dans les miennes, les inspectant précautionneusement sans vraiment porter mon attention au regard un poil paniqué de la jeune fille. C'est bon. Il semblerait que malgré l'effort, ses mains ne se soient pas cassés. Il arrivait souvent que dans ce genre de cas la résistance du corps de la victime abîme celui de l'agresseur. Je le savais d'expérience, après tout, j'avais été agressé et agresseur quand la lame froide avait taillé mes veines sans peine puis c'était enfoncé millimètre par millimètre entre mes côtes alors que e luttais pour finir le travail; la douleur à son summum , flirtant avec l'inconscience.

- Je t'ai pas tapée, au moins ?

Je plongeais mon regard dans le sien, un sourire triste au coin des lèvres, ne sachant pas trop comment répondre. J'optais finalement pour la facilité. Je reprenais donc ma voix et mon ton habituel, dénuée de toute agressivité.

-"Non..ne t'en fais pas..tout va bien.."

Quel beau mensonge. Je n'avais aucune idée du déroulé de la scène. M'avait-elle frappé? Je ne saurais le dire tant la souffrance de cette situation et l'adrénaline avait obnubilé mon esprit. Beau mensonge que de prétendre aller bien. Je n'allais pas bien. Je tremblais de tout mon corps,luttant pour que ce dernier ne se souvienne pas des événements de l'année précédente alors que mon cerveau ne cessait de me les diffuser. J'avais comme une petite télévision cathodique dans un coin de la vue qui me repassaient tout ça pour que jamais je n'oublie. Je n'irais jamais bien peut-être. Après tout,je m'apprêtais à ne jamais, jamais plu être la même à ses yeux. J'allais passer de sa meilleure amie, sa sauveuse à une idiote de prétendante sans aucune chance. Ironie. Je reprenais un ascenseur pour l'Enfer après l'avoir quitté. Une jeune fille sentimentaliste et stupide, voilà ce que j'étais. Mais je ne pouvais être autrement, pas avec des yeux pareils qui enfin me verrait telle que j'étais. Éperdument amoureuse et plus sincère que personne ne le serait jamais, plus aimante que quiconque.

- Qu'est-ce que tu fais là, d'ailleurs ?

Bonne question. Je réfléchissais à la chose un court instant. Je décidais intentionnellement d'omettre le point concernant ma déclaration. Elle le saurait bien assez tôt mais je ne me voyais guère entamer les choses ainsi devant tant de monde et surtout devant l'autre idiote. Tiens au juste je suis là car je t'aime.. J'imaginais déjà la tête de Max, celle des autres élèves et le nombre de rumeurs qui découleraient d'une déclaration pareille. J'imaginais aussi sans mal l'expression emplie de suffisance et de jubilation de l'adversaire de celle qui représentait mon monde.

-"C'est juste que.. j'étais dans la chambre...et...on vous entendait d'en bas.. j'ai reconnu ta voix..ton prénom.. j'ai pas pu laisser faire ça.."

Sous-entendu je ne peux décemment pas laisser la femme de ma vie souffrir aussi je monte quatre à quatre les étages, fend la foule et tabasse et menace celle qui a osé s'en prendre à toi mais encore une fois je ne pouvais pas exprimer les sentiments qui m'habitaient. La foule commençait à se disperser doucement, certains avide de sang semblaient déçu du dénouement, d'autres ayant assouvis leurs curiosités s'en retourner à leurs activités comme si rien n'était advenue. Nous n'étions plus que trois. Max, Naomi et moi. Plantés là alors que se jouer un enjeu crucial entre Naomi et moi. Je restais à la fixer, gênée par tant d'attention mais aussi sur un petit nuage paradoxalement. Je dois admettre qu'au plus profond de moi, j'espérais qu'elle lise entre les lignes. Qu'elle comprenne ce que je voulais lui dire. Qu'elle lise dans mes yeux les trois mots inscrits. Qu'elle saisisse pourquoi mes yeux ne cessaient de sembler être un mer de larmes. Rien. J'étais trop insignifiante peut-être. Trop angoissante ou trop terrifiante aussi. Je ne sais pas. Je ne veux pas savoir. Je veux son attention merde. Et puis merde!

-"Il faut que je te parle.."

J'avais prononcé ces quelques mots sans vraiment réfléchir mais surtout sans m'en rendre compte à vrai dire. Ils résonnaient encore dans ma tête lorsque je saisis la main de Naomi avant de me diriger vers les escaliers. Je m'arrêtais une seconde pour m'adresser au meilleur ami de ma dulcinée, histoire de le rassurer. Après tout, le pauvre venait de vivre une situation tendue et me revoilà à partir comme une furie emmenant son amie avec moi.

-"Je m'en charge Max.."

Il comprendrait ce qu'il voudrait comprendre. J'avais mis la main dans un engrenage et je ne me voyais pas la retirer ou même m'arrêter en si bon chemin. Le torrent incontrôlé de mes sentiments avaient finis par me donner suffisamment de courage. Je me devais de lui parler, de lui dire, d'être forte. Je progressais donc dans l'escalier, ignorant les remarques de la Miss me suivant  alors que je tâchais de rejoindre notre étage. Je continuais de marcher en silence jusqu'à la porte de notre chambre, chérissant la chaleur de sa main dans la mienne, au point que je ne désirais plus jamais la lâcher. Je n'avais tenu sa main de souvenir. Je n'avais jamais pu lui montrer l'étendue de mes sentiments pour elle. Je n'avais jamais eu la place que j'aurais voulu occuper. Je ne l'aurais sans doute jamais mais j'avais ses doigts délicats dans ma main et rien que ça, ça me donnait un courage sans bornes. Le courage de lui avouer mes sentiments malgré leurs impacts, malgré la tristesse que j'allais ressentir en la voyant s'effacer, s'écarter de moi. Je sentais germer au coin de mes yeux quelques larmes qui disparaissaient comme une traînée d'étoile dans ma course. Je m'arrêtais devant la porte, lâchant sa main à mon plus grand regret. Pourvu que notre troisième comparse ne soit pas là. J'ouvris la porte, la boule au ventre. Vide. Je rentrais alors, toujours silencieuse, invitant Naomi à faire de même.

J'attendais qu'elle entre à son tour puis je fermais la porte. J'espérais au plus profond de moi ne pas être interrompue par une arrivée quelconque. Je me déplaçais, frôlant Naomi pour venir me placer face à la fenêtre, observant les alentours. Voilà. Nous y étions. Je ne pouvais plus reculer. Le voulais-je seulement? J'attrapais en me penchant la boîte à musique que je m'étais offerte il y'a peu,tournant la manivelle pour dispenser la pièce d'une musique triste et mélancholique. Mon état d'esprit en une seule phrase. J'écoutais la musique en silence, repensant au nombre de fois où j'avais observée Naomi partir s'amuser de cette fenêtre en laissant mon désespoir me submerger, subsistant uniquement grâce à son souvenir. Je finis par m'adresser à ma colocataire qui devait ne pas comprendre ce qu'il advenait.

-"Naomi j'ai besoin de te dire quelque chose.."

Je me tournais doucement, ôtant au passage mon casque fétiche avant de venir me planter devant elle, un sourire presque effacé sur les lèvres. Je lui passais l'accessoire autour du cou avant de murmurer.

-"C'est à toi maintenant.."

J'espérais qu'elle comprenne dès lors mais je ne pouvais en rester là même si je venais de lui donner un semblant de part de moi. Je repris donc en rejoignant de nouveau la fenêtre, perdant mon regard dans le lointain.

-"Tu sais j'ai été longuement malheureuse.. je ne me plains pas..non...loin de là.." dis-je en riant légèrement comme si je plaisantais,"non on m'a offert autre chose en échange de tout ça... des jours avec toi.. des jours que je chéris plus que quoi que ce soit sur Terre.."

Je marquais une pause, écartant du revers de la main, les larmes qui se mettaient petit à petit à envahir mes yeux et rouler sur mes joues. Je réprimais un sourire moqueur en sentant mon cœur ralentir, apaisé de se délivrer de tout ses maux, d'enfin s'exprimer au grand jour. D'enfin entamer son requiem. Que se brise ce cœur qui n'avait pas sa place en ce monde qui n'est qu'un cauchemar infernal maintenant qu'il sait que la vie d'espoir auprès de Nao est impossible. Je le savais pertinemment. Comment pourrais-je lui plaire? Je suis hideuse. Monstrueuse. Infâme.. Les larmes redoublèrent alors et je continuais la voix tremblante.

-" Je ne sais même comment te dire tout ça.. je ne sais que te dire que je me battrais corps et âme pour toi.. que je suis désolée.. désolée d'être un poids encore maintenant..désolée d'être incapable de te dire tout ça.."

Je me retournais lentement, exposant ainsi mon visage emplie de larmes à ma bien-aimée. J'étais une égoïste. Une égoïste préférant faire souffrir la femme qu'elle aime que de souffrir plus longtemps. Que de sentir à nouveau cette lame me cisaillait le cœur comme chaque instant où se mêlait espoir et désespoir à ses côtés. Les aurais-je quitté? Jamais. Je préférais endurer cette souffrance jusqu'à la mort que de ne pas être là pour elle. Pour cette ange. Je ne la méritais pas. Comment l'aurais-je pu? Moi le démon vicié responsable de tant de souffrance..

-"Tu sais je préférerais que tu m'oublies..que tu oublies jusqu'à mon existence que de prononcer ses mots qui m'enserrent depuis si longtemps.. tu ne mérite pas de souffrir.. d'avoir à écouter mes paroles.. J'aimerais juste pouvoir te rendre heureuse.."

Je m'approchais de mon interlocutrice et caressais doucement sa joue du bout des doigts, un regard et un sourire vide de substance sur le visage alors que je me confessais, devenant même confuse dans mes propos tant j'étais déchirée intérieurement.

-"Nao..." repris-je péniblement, "tu te souviens de la question que je t'ai posée la première fois.. je crois toujours ce que je t'ai dis..j'ai vécu dans ton ombre pendant six mois, six mois suppliciés.. tu n'as jamais rien vu... pourquoi l'aurais-tu vu après tout? je ne te jette pas la pierre.. j'ai été lâche..lâche et stupide.. je sais maintenant que rien ne m'attend sur le chemin que j'ai choisi, le chemin de la dévotion, ma dévotion pour toi..."

Je sentais mes propos devenir erratiques même si la pensée profonde devait déjà être apparente pour la jeune femme; cependant je tenais à aller jusqu'au bout. Aller jusqu'au bout malgré ma respiration presque inexistante et mon cœur qui frôlait l'absence de pulsations, un peu comme si j'étais morte à l'intérieur mais que mon cerveau ne souhaitait pas l'admettre. J'étais pour la première fois en paix avec moi-même. Ou du moins j'allais l'être.

-"Je n'attends rien car je suis invisible à tes yeux mais sache que je suis corps et âme..." murmurais-je avant de déglutir ne parvenant pas à laisser les mots s'échapper de mes lèvres, je soupirais alors avant de dire ce qu'il lui fallait entendre, "...Bref.. Je t'aime Naomi.. je t'aime vraiment depuis notre rencontre presque.."

Les larmes se remirent à couler abondamment, plus même que je ne l'aurais cru. J'vais l'impression déchirante de lui dire adieu mais un adieu dans un unique sens. Jamais, au grand jamais elle ne quitterait mes pensées. Jamais elle ne s'échapperait de mon cœur.
C'était la Princesse du Royaume de mon Cœur et je ne laisserais personne prendre sa succession.

-"Si tu as peur pour moi, ne t'en fais pas..je ne me ferais aucun mal..au contraire..je suis en paix..je resterais auprès de toi.. je ne ferais rien de déplacé..je veux juste que tu me laisse exister..que tu me laisse t'aimer..que tu me laisse te soutenir.. quitte à brûler de ma propre passion..je m'en contrefiche.. je suis prête à brader ma dignité... prête à vivre une vie d'illusions si ça te rassure.. je ne mens pas.. tu le sais.. tu le vois.. tu me connais..j'ai toujours été aussi pathétique que ça.."

Je riais nerveusement en sachant que je ne pouvais être plus proche de la vérité que ça. J'étais pathétique. Pathétique. Je devais abréger tout ça, sinon je savais que je pouvais déclamer pendant des heures sur mes sentiments les plus profonds et mon amour sans limite pour elle.

-" Sache juste que je me voue à toi.. fais-en ce que tu veux : ignore moi, aime moi, fais comme si tout ça n'avait jamais été.. je ne dirais rien.. tu as ensoleillé ma vie.. même si j'étais dans l'ombre.. J'ai souffert oui.. tu l'entrevois...mais je ne regrette rien.. Je t'aime Naomi.. Merci Naomi... Et..."

Je m'approchais encore un peu plus d'elle, prenant doucement l'une de ses mains pour la passer sous mon haut et la mettre sur ma hanche. Celle- là même où je m'étais poignardée et dont je refusais à quiconque la vue. Je lui montrais ainsi la confiance que j'avais en elle et l'amour que je lui portais à ma façon. Je tressaillais légèrement en sentant ces doigts sur cet endroit qui était si intime pour moi avant de passer mes bras autour de son cou, rapprochant doucement mon visage du sien.

-"Ce rêve..Laisse moi juste y croire...avant qu'il ne s'échappe..qu'il redevienne mon cauchemar quotidien..laisse moi croire que tu m'aimes autant que je t'aime..rien qu'une seconde..." dis-je en souriant, résignée.

Je n'étais sûrement qu'une page quasi vierge dans le livre de sa vie et je le savais mais qu'importe. Le désespoir existe. L'espoir passager aussi. C'est les pensées qui me traversèrent avant que je ne pose mes lèvres sur les siennes.







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Naomi Lawford
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Dim 11 Juin - 15:01

20 Mai
2017
Cherche mon point faible

Melody Williams

- Non..ne t'en fais pas..tout va bien..

En tant que reine incontestée des diseurs de vérité, je suis presque devenue un détecteur de mensonge ambulant. Et elle ment. Ça se voit à des kilomètres qu'elle ne va pas si bien que ça. Je ne sais pas si je l'ai vraiment frappée ou si c'est juste la situation. S'élever contre moi, pour m'aider peut-être mais contre moi quand même, ça n'a pas dû être la décision la plus facile de sa vie. Et si je me souviens bien de ce qu'elle m'avait raconté, me voir perdre le contrôle comme ça n'a pas dû lui rappeler que des bons souvenirs. Bien joué Nao, elle tremble maintenant. Pour ma défense, je ne pouvais pas savoir qu'elle allait surgir comme ça. Si je m'attendais à ce que quelqu'un m'arrête, c'était plutôt à un agent de sécurité que je pensais, pas à Melody qui aurait dû être dans notre chambre trois étages plus bas. On peut me dire insensible autant qu'on voudra, rappeler aux gens – surtout mes amis – leurs souvenirs les plus douloureux, ça n'a jamais fait partie de mes passions.

- C'est juste que.. j'étais dans la chambre...et...on vous entendait d'en bas.. j'ai reconnu ta voix..ton prénom.. j'ai pas pu laisser faire ça...

On nous entendait... sur trois étages ? Euh... wow. Il va falloir que je songe à travailler ma discrétion. Je risque d'avoir des problèmes. Si Melody nous a entendus depuis sa chambre, n'importe quel surveillant passant dans les dortoirs a pu nous entendre aussi – à moins qu'elle n'ait une ouïe surdéveloppée mais bon, si c'est le cas elle m'en a jamais parlé. Bon je suis techniquement plus élève, vu qu'on est en "période de révision" depuis deux semaines, mais je pense que ça ne les empêchera pas de trouver une façon de me punir. Après tout, je vais m'inscrire au cours d'été – je ne peux pas encore laisser tout ça dernière moi – donc je redeviendrai leur élève dans un mois. Je ne suis à l'abri d'aucune heure de colle, ou pire d'une exclusion des cours d'été. J'aurais dû y penser avant...

Les autres élèves ont fini par se disperser. Rentrer dans leurs chambres. Pas un seul d'entre eux ne se serait bougé pour aider Gina. Je sais que c'est une garce, mais dans un sens c'est triste de l'être au point ou personne n'ira courir à la recherche d'un surveillant pour empêcher quelqu'un de te refaire le portrait. Normalement, il y a toujours quelqu'un pour partir chercher de l'aide dans ce genre de situation, à défaut de se jeter dans la bataille – parce que tout le monde ne peut pas se jeter pour arrêter quelqu'un sans réfléchir comme Melody l'a fait pour moi. Comme je l'ai fait pour Jack il y a deux mois, même si c'était plus pour ne pas être mêlée à un meurtre qu'autre chose. Ça prend un peu de courage, ou d'abnégation, qu'on a pas toujours à 15, 16, 17 ans. Arrêter un combat entre deux inconnus ne vaut pas de se faire fendre la lèvre par un coup mal placé. Et quand on me connaît assez bien, on évite : même Max ne s'est pas précipité dans ma direction. Ou peut-être que c'est parce que je l'ai plus secoué que je ne l'aurais cru quand je l'ai forcé à me lâcher – les technique d'auto-défense, ça reste violent quand on y met toute sa force. Ou qu'il a vu Melody arriver et qu'il s'est dit qu'elle arriverait à me tirer la réaction raisonnable qu'il n'avait pas réussi à obtenir.

- Il faut que je te parle..

Je crois que l'être humain toute population et toute époque confondue a développé une allergie héréditaire à cette phrase. Ce n'est jamais bon signe. Mais je ne peux pas simplement faire comme si elle n'avait rien dit. La dernière fois que Melody a eu une expression aussi sérieuse, c'était avant de me raconter les horreurs qui avaient marqué sa vie. Et puis avec ce qu'elle vient de faire pour moi, je peux pas lui refuser une discussion, même si le ton qu'elle a employé laisse plutôt penser que je vais passer plus de temps à écouter qu'à parler. Pas ma spécialité, mais avec le courant électrique qui vient de me secouer j'ai assez d'énergie pour réussir à me concentrer un moment.Alors je me suis contentée de hocher la tête et de la laisser m'entraîner vers les escaliers.

- Je m'en charge Max..

Max... Il faudra que je pense à m'excuser. Mais il n'a pas l'air blessé ou en colère, plutôt perdu. J'espère qu'il ne se fera pas convoquer à cause de moi : je ne veux pas lui imposer d'avoir à me couvrir, et je sais qu'il le fera. Il trouvera un mensonge pour faire de Gina la responsable – elle l'est, mais c'est moi qui ai frappé la première, malgré tout. Je lui fais un signe de tête pour lui dire de ne pas s'en faire et il me répond de la même manière, avant de retourner dans sa chambre. Hm, oui. Il faut vraiment que je m'excuse. Plus tard. Pour l'instant, il faut que je sorte de ce couloir.

Melody n'a pas prononcé un mot pendant qu'on descendait les escaliers. J'ai beau être allergique au silence, je n'ai pas non plus trouvé quoi dire. Comment j'aurais pu, alors que je n'avais pas la moindre idée de ce dont elle voulait me parler ? Je ne pouvais pas risquer de dire un mot de travers. Et je pouvais presque sentir son angoisse, ce n'était pas la sensation qui se prêtait le mieux au lancement d'une conversation. Alors je vais attendre, attendre qu'elle me dise ce qu'elle a sur le cœur en espérant que ça ne sera pas trop grave.

La chambre est vide – je crois que je n'ai quasiment jamais vu notre coloc, pour être honnête – et je n'arrive pas vraiment à suivre tout ce qui se passe. Je ne l'ai jamais vue dans un état pareil. Et cette musique est... angoissante ? Non, je sais pas trop. Elle me donne une sensation bizarre. J'ai l'impression que quelque chose va changer soudainement, et j'ai du mal avec les changements que je ne contrôle pas.

- Naomi j'ai besoin de te dire quelque chose..

Tu l'as déjà dit. On dit que les gens se répètent quand ils n'osent pas avouer un truc grave, et il y a mieux comme pensée pour me rassurer.

- C'est à toi maintenant..

Comment ça, à moi ? Qu'est-ce qu'elle raconte ? Qu'est-ce qui lui prend ? Elle était dévastée rien qu'à l'idée de le perdre, la dernière fois. Je ne peux pas accepter ça. Je ne comprends pas pourquoi je devrais l'accepter.

- Melo...

S'il n'y avait pas de barreaux, je crois que je l'aurais éloignée de la fenêtre. Je n'aime pas la tournure que prennent les choses, je... Je n'arrive pas à décrypter les émotions, encore moins les siennes, et si elle abandonne ce qu'elle a de plus cher... non. C'est forcément autre chose. N'importe quoi. Qu'elle n'ose pas me dire un seul instant que c'est un adieu sinon...
Sinon...

- Tu n'es pas un poids...

Laisse-la parler. Laisse-la parler et écoute, pour une fois. C'est de ça qu'elle a besoin, non ? Que je l'écoute. Mais elle est en train de pleurer, et je n'aime pas quand elle pleure. Pas parce que je ne sais pas gérer les larmes, mais parce que c'est Melody. Elle a assez souffert, assez pleuré. Pourquoi on ne peut pas juste tout effacer et tout remettre sur les rails ?

Je ne comprends pas ce qui se passe. Pas vraiment. Je n'arrive pas à rendre ses paroles cohérentes. A trouver ce qu'elle essaye de me dire, au fond. Est-ce qu'elle souffre à cause de moi ? Est-ce que j'ai encore raté quelque chose d'important, d'essentiel même ? Est-ce que je lui ai fait du mal ..?
Je ne comprends pas...
Ou peut-être que je refuse de comprendre...

- ...Bref.. Je t'aime Naomi.. je t'aime vraiment depuis notre rencontre presque..

Oui, c'est ça.
Ça ne pouvait être que ça.
Tu m'aimes.
Et moi ?
Non.
Comment je pourrais ne serait-ce que penser à lui dire une chose pareille ? Je n'hésite jamais à dire la vérité. Normalement. Je ne veux pas lui faire de mal. Mais est-ce que ce n'est pas déjà trop tard pour ça, de toute façon ?

Bien sûr que j'ai peur pour toi, idiote. Même si tu affirmes être en paix, même si c'est ce que tu veux... Je ne veux pas que tu vives dans mon ombre et que tu souffres à cause de moi. Je suis égoïste aussi, Melo, je ne veux pas vivre avec cette culpabilité.
De n'avoir rien vu. De ne pas pouvoir te rendre tout ça. De ne pas réussir à te rassurer. De ne pas réussir à dire que non, je ne te trouve pas pathétique. Je n'arrive pas à prononcer un mot, de toute façon. Et tu continues de parler, et j'entends chaque mot que tu me dis, et mon esprit me hurle de te faire arrêter. Je ne veux pas être la cause. Pourquoi tu es restée dans le noir aussi longtemps ? Pourquoi... maintenant ?
Ne dis plus rien. Ne me remercie pas. Je ne t'ai fait aucun bien...

Un frisson glacé vient courir sur ma peau en sentant sa cicatrice sous mes doigts. C'est ce que l'amour lui a fait, la dernière fois. Le prix qu'elle a payé pour avoir fait confiance aux mauvaises personnes, l'injustice qu'elle n'aurait jamais dû vivre. J'ai à peine remarqué qu'elle s'est accrochée à moi, mais ce sont ses paroles qui m'ont ramenée à la réalité.

- Ce rêve..Laisse moi juste y croire...avant qu'il ne s'échappe..qu'il redevienne mon cauchemar quotidien..laisse moi croire que tu m'aimes autant que je t'aime..rien qu'une seconde...

Et elle m'embrasse, et je ne sais pas quoi faire. Tu es amoureuse de quelqu'un d'autre, tu le caches mais tu le sais, ne la laisse pas s'imaginer des choses, ne lui fais pas plus de mal que ce que tu as déjà fait.
Mais c'est ce qu'elle me demande. Est-ce que je peux seulement lui refuser ça, après tout ce que je lui ai fait ? Tout ce que je lui ai imposé sans m'en apercevoir ?
Est-ce que lui accorder ce qu'elle veut ne ferait pas qu'empirer les choses ?

Mais je sais ce qu'elle ressent – non, je n'en ai même pas une infime idée, je suis incapable d'autant de pureté. Je sais qu'elle a renoncé à ce que je lui retourne quoi que ce soit. À part maintenant. Juste pour cette fois. Juste pour mettre de l'ordre dans mes pensées, et dans les siennes. Chasser ce qui m'oppresse depuis des jours et apaiser un peu ses larmes. Même si c'est pour un court instant...
Ai-je seulement encore le droit de décider ?
Ma main se pose sur sa joue pour répondre à son baiser, essuyer ses larmes, l'autre se déplace dans son dos pour l'attirer dans mes bras, la réconforter. Je suis là. Peut-être pas pour toujours, mais je suis là. J'ai peur de sentir son cœur s'arrêter de battre, comme si maintenant qu'elle avait eu un aperçu de son rêve, elle pouvait mourir en paix. Alors je la garde contre moi, je n'ose pas mettre fin à ce baiser.
Je lui donnerai tout ce dont elle a besoin.
© Naomi
paroles en #006600



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Melody Lawford
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Dim 11 Juin - 16:26
Cherche mon point faible

ft Naomi

ft Naomi


Son cœur est à un autre


Un flot de sentiments contraires m'envahirent alors que mes lèvres se scellaient enfin aux siennes. Je me savais profondément heureuse sans que pour autant je ne puisse me sentir complète. Les larmes continuaient de couler sur mes joues. Certes je me sentais libre, libre comme j'aurais dû toujours l'être, mais je ne parvenais pas à laisser de côté son absence de réactions. J'étais libre de l'aimer, elle. Elle ne me repoussait pas mais... Au fond de moi, je savais déjà que tout était terminé. J'allais m'effacer après cette nuit. M'effacer pour la laisser vivre, heureuse. Je serais toujours là. Toujours présente. Toujours aimante. Rien ne changerait pour moi. Sauf une chose, une chose que mon instinct me dictait, que mon instinct ne cessait de me crier comme une alerte que je préférais ignorer.

Son cœur est à un autre

C'était une certitude. Bientôt ce moment à sens unique ne serait plus qu'un souvenir. Un souvenir embrumé que je chérirais plus encore que ma vie elle-même. Un moment que je voudrais voir durer une vie entière mais parfois il faut juste ne pas être égoïste. Je devais abandonner ce baiser qui m'empêcherait de craindre les longues nuits d'angoisse à chercher son visage parmi les étoiles. Elle s'en irait bientôt et m'oublierait alors que la blessure béante de son absence ne cesserait de faire des ravages dans mon cœur. Juste un.. Mon esprit s'échappa une courte seconde, surprise. Elle... Je sens ses doigts fins sur ma joue, sa main qui m'attire contre elle, sa chaleur.. Je ferme doucement les yeux, quelques larmes dévalant de nouveau ma joue. Elle m'aime. Pas comme je le désirerais. Mais elle m'aime et je peux au moins imaginer pour un court instant ce que c'est que d'être celle qu'elle aime. C'est triste mais je préfère me mentir que d'accepter la triste vérité. Je préfère rêver de voler aux cotés des oiseaux que de rester clouée au sol à jamais. J'interrompais progressivement l'intense baiser après quelques secondes, plongeant mon regard embués de larmes dans le sien. Je me perdais un moment dans son regard, scrutant chaque aspect de ses beaux yeux verts comme pour les graver dans ma mémoire. Graver ce moment rien qu'à nous. Ce moment unique. J'aurais vécu pour ce moment. Qu'importe la douleur que j'ai ressentie auparavant, qu'important le supplice que m'impose mon cœur. Qu'importe que ma vie ne sera plus qu'un long flot de larmes. Je suis heureuse.

-"Naomi..." murmurais-je timidement, les joues rosies par notre baiser avant de baisser doucement le regard, venant prendre la main sur ma joue dans la mienne, entrelaçant mes doigts avec les siens maladroitement.

Devais-je lui dire? Devais-je ainsi lui faire plus de mal encore que je ne le faisais déjà? Je ne voulais pas la faire souffrir, je ne voulais pas qu'elle me déteste mais je me devais aussi de me libérer pour pouvoir affronter la suite. Une vie à être spectatrice de son bonheur sans jamais pouvoir y prétendre. La voir, ravie et souriante, en sachant que je n'étais rien. Que je ne serais jamais celle qui ferait son bonheur.

-"Tu sais... j'ai souffert..je ne veux pas te le cacher...ça me fait encore si mal..mais c'est ma faute...ne t'en veux pas.. " je marquais une pause hésitante à laisser mes sentiments prendre le pas sur la raison avant de m'y résoudre, " mon amour je te dois tellement..."

Je reculais doucement mon visage du sien sans jamais quitter son étreinte dans laquelle je puisais la force de lui ouvrir grand les portes de mon cœur, de cette boîte de Pandore où ne résidait plus que l'espoir et l'amour, le reste de mes émotions s'étant évaporées au gré des jours mornes. J'essuyais mes larmes du revers de la main avant d'offrir à Naomi mon plus sincère et beau sourire, plaçant ma main dans mes cheveux, prononçant quelques mots pour ma bien-aimée*

-"Aishiteru kara Naomi..."

J'approchais alors de nouveau mon visage du sien, subtilisant ses lèvres un court instant puis je plaçais mes lèvres près de son oreille, murmurant d'une voix douce et apaisée, presque sereine.

-"Ce souvenir aussi il est à toi... ce souvenir de ta camarade heureuse, vraiment heureuse, presque intacte comme avant...grâce à toi... tu peux m'oublier si ça aide ton cœur mais sache que ce sourire tu seras la seule à l'avoir vu..."

En parlant de souvenir... Je reculais doucement mon visage pour contempler son visage et je demandais,la voix tremblante,les larmes s'écoulant sans contrôle à nouveau.

-"Promets moi... promets moi de toujours le garder avec toi.. Promets moi de toujours penser à moi quand tu le verras.."

Je baissais mon regard vers le casque que je venais de lui offrir, un léger sourire au coin des lèvres. J'avais une part de moi auprès d'elle et ça ne changerais jamais. Nous pourrions être séparées, elle se savait gardienne d'un trésor : mon cœur. Cet objet le symboliserait où que nous soyons, quelque soit la distance nous séparant. Il le symboliserait même si elle venait à m'oublier complètement. Moi la pauvre fille qui avait prétendu à son cœur sans jamais faire entendre sa voix. Une voix trop frêle, trop discrète, trop insignifiante pour y prétendre. Un jour, je crierais mon amour à sens unique au monde entier. Voilà mon prochain rêve mais en attendant je ne voulais pas que celui-ci ne s'arrête. Mes joues devinrent rouge pivoines alors que je venais lui dérober un nouveau baiser avant de lui murmurer.

-"Reste près de moi cette nuit, j'ai besoin que tu m'aimes.. j'ai besoin de toi pour ne pas faner..."

Oui c'était égoïste. Plus égoïste que je ne le voudrais mais mon cœur en avait besoin avant de se préparer à une vie de dévotion. Vivre une vie dans mon propre monde où je craindrais à nouveau les nuits seule dans le noir mais où le souvenir de sa chaleur me permettra de ne pas me noyer dans les larmes. Un monde si loin du sien où je me demanderais toujours si il lui arrive de penser à moi.






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Naomi Lawford
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Lun 12 Juin - 4:35

20 Mai
2017
Cherche mon point faible

Melody Williams

Je suis en train d'embrasser Melody. Comment on en est arrivées là ? Comment le sens d'une journée peut changer ainsi du tout au tout après des paroles, des mots, des aveux... Je ne sais pas ce que je ressens. Je ne sais pas ce que je devrais ressentir. Elle a l'air heureuse. C'était le but, non ? Alors souris un peu. Si ça pouvait être si simple. Rien n'est simple, aujourd'hui.

Je ne sais plus ou j'en suis. Je peux faire semblant pour un temps, et je pense qu'elle y croirait. Je suis actrice, après tout. Jouer le rôle qu'elle me demande ne devrait pas me poser de problèmes. Une soirée dans la peau de la Naomi de ses rêves, une Naomi que je suis sans doute loin d'égaler. Une Naomi qui peut l'aimer en retour...
Alors, est-ce que j'en serai capable ? C'est ce dont elle a besoin, pour garder cette expression, ce regard qui disparaîtra sûrement demain, ou un autre jour.

- Tu sais... j'ai souffert..je ne veux pas te le cacher...ça me fait encore si mal..mais c'est ma faute...ne t'en veux pas.. mon amour je te dois tellement...

Tu ne me dois rien. Ce n'est pas ta faute - pas une faute. Ne me regarde pas avec tant d'émotions qui devraient aller à quelqu'un d'autre. Je t'ai fait du mal, sans même m'en apercevoir. Je ne peux pas te donner l'attention dont tu as besoin. J'ai été trop indifférente, trop distante, pour te remarquer. Pour remarquer plus que l'amie.
Je sais que c'est ce dont elle a besoin, ce qu'elle m'a demandé, sûrement ce qu'elle veut mais au fond... Est-ce que c'est seulement pour elle que je fais tout ça ? Ou c'est pour me donner bonne conscience que j'agis ainsi, ou peut-être pour cacher autre chose, garder mes secrets.

Comme si je pouvais t'oublier. Oublier tout ça. Comme si ça aurait changé quoi que ce soit. Même si je le voulais, même si je le faisais, tu resterais là, à me regarder et à souffrir en silence. Comme avant, sans doute, sauf qu'avant, je l'ignorais.
Mais je ne peux plus l'ignorer. Et je ne supporte plus de te voir pleurer.

- Promets moi... promets moi de toujours le garder avec toi.. Promets moi de toujours penser à moi quand tu le verras..

Je ne peux pas. Je ne peux pas promettre ça, ou pas le promettre et le penser. Ce n'est qu'un objet. J'en prendrais peut-être soin, au début, en forçant mes habitudes, mais je finirais par l'oublier. Oh, pas oublier Melody ni oublier tout ça. Non, oublier le casque. Je ne peux pas lui accorder de valeur sentimentale, parspermanente, même avec toute la volonté du monde. Je ne peux surtout pas lui accorder autant de valeur qu'à un souvenir, un vrai, gravé dans ma mémoire depuis que tu as ouvert la bouche.
J'ai l'impression de ne pas avoir parlé depuis une éternité. J'aimerais pouvoir lui faire cette promesse mais je sais qu'elle sera sûrement là le jour où mon attention faiblira. Où je me fatiguerais d'accorder de l'attention à quelque chose qui ne peut pas un instant me la retourner. Quand bien même c'était ce qui avait tout déclenché. Notre première conversation, notre amitié, et puis...
Tout ça.
Je ne peux pas lui mentir alors qu'elle ne fais que m'ouvrir son cœur depuis tout à l'heure. Alors quelle est la vérité, dans ce cas ? Je passe mes bras autour d'elle pour la serrer dans mes bras, caressant ses cheveux d'une main.

- Je préfère te garder avec moi. Je n'accorde pas assez d'importance aux symboles pour te faire cette promesse...

J'aurais pu lui mentir. N'aurait-ce pas été plus simple ? Promettre et si tenir, même en apparence, quitte à me force jusqu'à l'ancrer dans mes habitudes... Mais je ne peux l'imaginer sans. C'est une part d'elle que je ne peux pas lui retirer. Je n'ai pas besoin de ça pour l'avoir à mes côtés. Pas besoin de lui arracher ses trésors pour me souvenir d'elle. Je voudrais le lui rendre, mais j'ai peur qu'elle se sente rejetée. C'est une part d'elle qu'elle m'a cédée, je ne peux pas lui redonner comme si ça n'était rien.
Je ne pourrais rien faire d'autre que te faire souffrir après ça, pas vrai ? Et si je te lâchais, est-ce que tu t'effondrerais ? Ne la lâche pas.

- Reste près de moi cette nuit, j'ai besoin que tu m'aimes.. j'ai besoin de toi pour ne pas faner...

Quelque chose s'est planté dans mon cœur. Une pointe de tristesse... du culpabilité peut-être. Non... J'ai honte de lui infliger ça, j'aimerais pouvoir changer tout ça. Le contrôler. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas la sauver, je ne peux pas réparer tout le mal que j'ai fait, et ça me rend malade.
Alors je la serre plus fort contre moi, comme si ça pouvait tout effacer. Si elle a besoin de moi, je resterai jusqu'à ce qu'elle soit sûre d'y survivre, jusqu'à ce que son cœur ait décidé de battre jusqu'au bout. Peut-être que je suis égoïste. Peut-être...

- Je ne partirai pas... Ni ce soir, ni jamais...

Même si je ne peux pas lui donner ce qu'elle veut. Même si ça sera insuffisant, je resterai à ses côtés. Comme celle qu'elle aime, ce soir. Comme une amie, demain, car je ne peux pas être plus, car je ne peux pas lui mentir éternellement. Mais je serai là, tant qu'elle le voudra.

- Jusqu'à ce que tu te lasses.

Jusqu'à ce qu'elle me chasse ou qu'elle me fuie. Jusqu'à ce qu'elle réalise, peut-être un jour, que je ne suis pas aussi parfaite que ce qu'elle aurait pu imaginer.
Je ne pourrais être qu'une amie, mais j'essaierais d'être la meilleure possible. Ça ne sera pas un adieu. C'est égoïste, mais je ne peux pas l'éloigner. Je ne peux pas tout détruire parce que j'ai été aveugle, parce que je n'ai pas pu comprendre plus tôt. Je sais qu'elle va souffrir si elle reste près de moi, si elle continue de vivre à travers moi. Rien ne changera. Ou peut-être que tout sera différent. Peut-être qu'elle avait simplement besoin de me parler...

Mes doigts toujours entrelacés aux siens, je vais m'asseoir sur le bord de son lit, l'entraînant avec moi. Je n'ose toujours pas la lâcher. J'ai peur qu'elle s'effondre si je romps le contact. Je passe mes bras autour d'elle, la gardant contre moi comme je lui ai promis.
C'est là que tout a commencé, finalement. C'est ici, pou la première fois, qu'elle m'a ouvert son cœur et, si la sensation qui serre le mien est juste, ce pourrait être la dernière.
© Naomi
paroles en #006600
HRP : J'ai écrit (surtout le début) en étant un peu dans les vapes et je le trouve moins bien que les autres, donc je peux pas te garantir que je ne viendrais pas modifier dans la journée ^^'



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Melody Lawford
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Lun 12 Juin - 11:54
Cherche mon point faible

ft Naomi

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Les choses auraient-elles été différentes si je t'avais parlé plutôt que de me cloîtrée dans le silence..


Ce songe volatile ne se dérobait pas. Je ne me réveillais pas. Je ne rêvais pas tout simplement. C'était la réalité aussi triste et malheureuse qu'à l'accoutumée mais un rayon de soleil venait de faire fondre la glace qui recouvrait mon cœur. Cette glace qui recouvrait mon cœur afin que personne ne le blesse de nouveau. Désormais, à la manière de Davy Jones, je lui confiais mon cœur pour que plus personne d'autre ne puisse l'atteindre. Je souffrirais éternellement de ne pas avoir atteinte sa gardienne par la pureté de mes sentiments mais que voulez-vous..Je ne suis que la seule coupable de tout ça. La seule responsable de mon inaction, d'être indifférente, d'être transparente, de ne pas être celle dont elle a besoin.

Certes elle avait refusé de prendre soin de cette partie de moi mais... Non, elle préférait prendre soin de moi. prendre soin du fragment de moi toujours tangible, de la fille paumée qui n'en méritait pas tant. Prendre soin de moi et apaiser mes maux comme elle le pouvait. Je sentais son étreinte se resserrer autour de moi, ainsi que ses doigts fins dans ma chevelure. Je sentais les battements de mon cœur oscillaient entre le calme plat et les pics d'activité. Je sentais ma respiration irrégulière s'apaisait quelque peu contre elle. Je sentais les océans de larmes de mes yeux se déverser sur mes joues sans discontinuer. J'aurais pu mourir tranquillement dans ses bras. J'aurais pu abandonner cette vie trop dure pour moi. Ce monde trop cruel ne faisant qu’égratigner mon cœur trop sensible. Cet époque n'était pas pour quelqu'un comme moi. J'aurais pu laisser derrière moi cette destinée cauchemardesque où seul les jours avec Naomi avaient été un réconfort. Comme un bref rêve dans un océan vicié de souffrance.


J'aurais pu renoncer à la vie, maintenant que je n'en attendais plus rien, mais il en était tout autrement. Je ne pouvais pas la laisser, pas elle. Elle, qui se montrait si gentille avec moi malgré l'absence de sentiments à mon encontre. Je ne faisais que la faire souffrir par égoïsme, aussi, mon cœur ne pouvait se résoudre à la laisser seule affronter tout ça. J'avais vécu ces six derniers mois dans l'espoir de lui dire. L'espoir que mes larmes laisseraient place à un sourire, une main dans la mienne, un amour partagé.. "Je.. Je suis désolée Naomi de t'avoir imposée ça, de t'avoir mis tout ça sur les épaules.. Désolée de t'avoir fait autant souffrir.. d'avoir brisé ton bonheur.." Je voulais lui dire ces mots mais ma voix semblait éteinte, comme si le feu de l'espoir désormais mort avait consumé avec lui les dernières étincelles de vie en moi.

- Je ne partirai pas... Ni ce soir, ni jamais...

Un éclair me traversa alors, me rendant mes forces. J'ouvrais alors grand les yeux, les figeant dans ceux de ma dulcinée. Je réprimais ensuite un sourire,un sourire de bonheur mais voilé d'une certitude. Elle serait là et je le serais aussi. Jamais je ne la laisserais. Cependant je ne me faisais pas de faux espoirs. Dans le film de ses sentiments, de ses amours, je ne serais qu'une figurante, un second rôle qui ne brillerait jamais,là, dans un coin de l'écran sans jamais avoir de place, pas une actrice principale. Quand à elle, elle serait toujours ma tête d'affiche . Je ne me fourvoyais pas, même si mon cœur ne pouvait faire autrement que de se serrer en entendant sa voix. Ses mots. Des mots que j'avais toujours voulu entendre.. C'étaient des illusions mais elles m'étaient chères.

- Jusqu'à ce que tu te lasses.

-"Me lasser..?" demandais-je à voix basse, un peu surprise.

Inconcevable. Comment le pourrais-je? Comment pourrais-je penser à un moment quelconque l'abandonner, la chasser ou la fuir? Je lui devais ma vie actuelle. Je lui devais de sourire. Je lui devais de ne plus penser à la mort. De ne plus avoir honte d'être qui je suis. Je n'avais plus qu'une honte : lui infliger mes sentiments. D'abuser de sa gentillesse. Oui j'étais bien un monstre, un monstre d'égoïsme. Je me laissais entraîner doucement vers le lit,sans même résisté, je n'étais qu'à elle, je ne voulais que sa présence, j'étais prête à la suivre en Enfer pour cela. Je me blottissais contre elle, suivant les mouvements de sa poitrine contre moi, me laissant irradier de sa chaleur. Cette respiration et cette étincelle de vie si précieuse pour moi. Je n'aurais crû pouvoir aimer si fort, à cœur et à corps perdu. Je plaçais ma tête contre son cou, apposant mes lèvres sur son cou, un court instant, un peu gênée avant de murmurer doucement comme dans un souffle éphémère.

-"Je ne te laisserais pas.. jamais je ne me lasserais de toi.. tu sais que je ne mens pas au fond de toi.. tu sais que pour moi c'est une promesse auquel je tiens.. une promesse que je te fais.. une promesse que je garderais secrète en mon cœur.. une promesse entre toi et moi.. la seule chose qui subsistera de cette nuit.. mis à part le souvenir de cet instant.."

Je me redressais à demi, reculant légèrement ma tête de son cou pour venir l'embrasser à nouveau, faiblement, mais amoureusement, laissant le cours du temps se dérober devant ce témoignage d'amour. Après un long moment, j'abandonnais ses lèvres pour murmurer de nouveau.

-"Je ne mérite peut-être pas cet instant, je suis celle qui te mets dans cette position.. Les choses auraient-elles été différentes si je t'avais parlé plutôt que de me cloîtrée dans le silence..Je ne sais pas.."

Voulais-je vraiment le savoir? Je ne savais pas non plus. Je n'éprouvais qu'une étrange et indescriptible souffrance irradiant et s'insinuant dans tout mon être à la pensée que j'aurais pu être celle qui mettait des étoiles dans les yeux de Naomi plutôt que de me contenter de regarder le ciel étoilé. Il était trop tard pour ça. Je ne méritais pas d'être à cette place.

-"Mais maintenant au grand jour, je le dis, je t'aime Naomi, je t'aime, je t'aime.."

Ma voix se perdit petit à petit dans le silence sacrale des lieux. Une douleur profonde m'enserrait le cœur. Un constat que je ne saurais assumer, accepter. Mes mots n'auraient jamais le sens profond qu'ils ont pour moi, du moins pas pour elle. Jamais elle ne saurait apprécier l'amour que je lui porterais, et même si j'étais en paix avec le fait de ne jamais avoir un vrai amour avec elle, je ne parvenais pas à me résoudre à ne pas réussir à lui exprimer l'intégralité de mes sentiments. Elle allait me détester mais je me devais de le faire.

Je saisis sa main doucement, la portant tout doucement sur mon sein gauche pour qu'elle puisse sentir mon cœur battre. Oui c'était cliché. Oui c'était déplacé mais j'avais ce besoin de lui dévoiler chaque facette de mes sentiments trop longtemps resté dans l'ombre. Le rouge envahit mes joues devant ce geste si gênant mais naturel, les larmes se mirent à monter de nouveau alors que je murmurais de nouveau à son attention quelques mots, si pénible, si difficile, si véritable.

-"Je suis désolée de ne pas avoir pu te le dire avant, de te le dire maintenant.. maintenant que je sais que jamais tu ne me regarderas..Je suis désolée.. mais si c'est un rêve, je ne veux jamais me réveiller...je veux rester là, près de toi.."

Je passais mes bras autour d'elle, plongeant mon visage contre son cou, les larmes embuant son épaule, alors que je la pressais contre moi, plus perdue que jamais devant l'immensité de mon désespoir avant de murmurer en pleurant.

-"J'ai juste eu peur d'aimer à nouveau, peur de tomber amoureuse de toi, je voulais pas l'admettre...pardonne moi.."

On y touchait réellement. Le plus grand de mes regrets. Celui qui restait au fond de mon cœur malgré l'essorage sentimental que je venais de m'imposer. La seule douleur qu'éprouvait toujours mon âme malgré ce moment de pur paradis. Je n'avais pas su lui dire et ça me hanterait toute ma vie. Je l'aimerais toute ma vie même sans être aimé en retour. Sans avoir aucun refuge contre la solitude qui fera mes jours et mes nuits, ce vide profond où résidera Naomi. Ce vide qu'est mon cœur vidé de toute substance. Je serais esclave à jamais de ce sentiment. Esclave consentante de cet amour à sens unique. Mariée attendant à jamais seule à l'autel des promesses. C'est toujours mieux que de perdre le sens de sa vie et le sens de la mienne c'est Naomi... ♥






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Naomi Lawford
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Lun 19 Juin - 2:46

20 Mai
2017
Cherche mon point faible

Melody Williams

Je suis égoïste. Est-ce qu'une part de moi aurait aimé qu'elle ne dise pas tout ça, qu'elle puisse se lasser de moi, qu'elle ne tienne pas cette promesse qu'elle vient de me faire, là, dans les bras dont elle a dû rêver pendant une éternité ? Oui. La vérité, c'est que oui, et rien que de le réaliser me serre le cœur. Parce qu'elle m'aime et qu'une part de moi, petite mais suffisante pour s'installer dans ma tête, aurait aimé qu'elle arrête. Parce que je ne suis pas aussi bonne pour elle qu'elle a l'air de croire.
N'y pense pas. Arrête juste de la faire souffrir.
Facile à dire.

- Les choses auraient-elles été différentes si je t'avais parlé plus tôt que de me cloîtrée dans le silence..Je ne sais pas..

Les choses auraient-elles été différentes. Je crois qu'aucune phrase avant celle-ci ne m'avait fait autant réfléchir. Autant plonger loin dans mes pensées et dans ma faculté presque surnaturelle à réécrire ma vie. Les choses auraient-elles été différentes.
Si elle m'avait parlé avant aujourd'hui. Plus tôt dans l'année. Avant que je parte au Japon ? Non. Il y avait déjà quelque chose, quelque chose qui avait presque régulé ma façon d'être. Mais avant ça...
Avant ça, peut-être. Et il est hors de question que je lui dise.

Je ne peux pas lui dire que quand on m'avoue des sentiments pareils, je retourne même involontairement cet intérêt, parce que je prête attention aux détails que je n'aurais pas vu avant. Je ne peux pas lui dire qu'une fois sur deux, cet intérêt finit par se transformer d'abord en paranoïa, puis en affection. Je ne peux pas lui dire non plus que si elle avait ouvert son cœur plus tôt, elle aurait pu avoir une chance. Même une petite chance.
Parce que ça serait faire naître encore plus de regrets et de culpabilité dans son cœur.
Et parce que je connais assez bien ma façon de fonctionner pour savoir que ça n'aurait pas duré. Pas aussi éternellement qu'elle en rêve. Peut-être que les choses auraient été différentes. Peut-être, aussi, qu'elles auraient été mille fois plus douloureuses. Au moins, ce soir, a-t-elle l'avantage de savoir quand ça va finir...

C'est ça que je lui imposerais. L'incertitude. Le regret. C'est peut-être mieux que ce qu'elle ressent en ce moment. Peut-être pire. Je ne prendrai pas le risque de lui faire plus de mal. Même si c'est mon cœur qui doit souffrir à chaque fois qu'elle prononce ces trois petits mots, à chaque geste qu'elle fait pour me montrer à quel point le sien est centré sur moi. Ne bat peut-être que pour moi. Non, pas peut-être. Ne bat que pour moi. Simplement. Et c'est tout sauf simple.

- Je suis désolée de ne pas avoir pu te le dire avant, de te le dire maintenant.. maintenant que je sais que jamais tu ne me regarderas..Je suis désolée.. mais si c'est un rêve, je ne veux jamais me réveiller...je veux rester là, près de toi..

Est-ce que je peux mentir ..? Dire que ça n'aurait rien changé ? Est-ce que ça ne serait pas encore pire que de lui dire que ça aurait tout changé ? Je ne sais pas quoi faire. Quoi dire. Je n'ai pas la réponse à ses question, ni à la mienne, pourtant simple, qui tourne en boucle depuis tout à l'heure. Qu'est-ce qui la fera le moins souffrir? Que je l'aime. Oui, sans doute. Mais les émotions ça ne se gère pas avec des réflexions logique et la vraie vie ne finit pas toujours avec une résolution des problèmes à la fin de l'épisode. Sinon j'aurais écrit un autre scénario. Parce que j'ai du mal à voir une fin heureuse à celui-là.

Ne t'excuse pas. C'est moi qui doit m'excuser. C'est moi qui suis désolée. C'est moi qui te fais souffrir. Alors. Arrête. De t'excuser. Et de pleurer.
Non. Tu ne peux pas lui demander d'arrêter de pleurer.

- J'ai juste eu peur d'aimer à nouveau, peur de tomber amoureuse de toi, je voulais pas l'admettre...pardonne moi..

Prends-la dans tes bras et console-la. Comment on console les gens ? J'y connais rien. Déjà la première fois qu'on s'est vraiment parlée je ne savais pas quoi dire, quoi faire, je n'avais ni les mots ni les gestes pour la réconforter. Et pourtant si. Sinon on n'en serait pas là aujourd'hui, pas vrai ? Ça ne peut venir que de ça, si ça fait si longtemps.

- Tu n'as rien fait de mal...

Je ne sais pas quoi dire d'autre. Pas quoi faire d'autre. Parce que tout ça c'est un peu – beaucoup – de ma faute et parce que ce n'est pas à moi qu'il faut confier des émotions. Moi j'écoute mes amis pleurer en leur caressant les cheveux et j'essaye de trouver la source de leur problème. Aujourd'hui c'est facile : c'est moi. Et je peux même pas l'en débarrasser parce que ça ne ferait qu'empirer son état.
Je suis tellement désolée, Melody...

- Je ne peux pas te donner tout ce que tu désires. Mais je peux rester là. Te promettre que je ne t'abandonnerai pas. Tu sais que je ne te mentirai jamais.

C'est à double-tranchant. Ça veut dire que je ne l'abandonnerai pas. Ça veut aussi dire que je ne peux pas prétendre l'aimer. Que si je ne l'ai pas dit, c'est que je ne le dirai jamais. Ou en tout cas pas maintenant, pas ce soir, pas pendant un bon moment – pas dans l'état actuel des choses. Mais je peux essayer de contrer ma nature. De ne pas m'éloigner d'elle malgré la voix au fond de moi qui me pousse à ne pas être trop proche pour la protéger. Parce que si je m'éloigne pour qu'elle ne souffre pas, elle va souffrir encore plus.

J'ai envie de m'allonger. De la border, de la serrer contre moi et d'effacer ses cauchemars. Si elle veut rêver de moi toute sa vie et que ça la fait sourire, même un peu, même faiblement entre les larmes, je ne peux pas vraiment le lui refuser. Même si ça me fait mal, à moi. Même si je me dirai toute ma vie que c'est de ma faute. Je ne lui lâche pas la main – je ne la lâcherai pas – le temps de faire un peu de place sur le lit, de m'allonger en la gardant dans mes bras, de la guider pour poser sa tête contre ma poitrine en continuant de lui caresser les cheveux. Parce que je ne sais pas faire grand chose d'autre, de toute façon.
J'aimerais pouvoir faire plus. J'aimerais ne même pas avoir à me poser cette question.

- Et quoi qu'il arrive tu resteras précieuse à mes yeux.

Je l'ai à peine murmuré. Je ne sais pas si elle m'a entendu, à travers ses larmes. Je ne sais pas comment elle va le comprendre, non plus. Ce n'est peut-être pas si vrai que ça. Peut-être pas "quoi qu'il arrive". Mais c'est ce qui exprime le mieux mes pensées, j'imagine.
© Naomi
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Melody Lawford
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Lun 19 Juin - 3:54
(HRP : C'est un poste plus dur et horrible qu'aucun autre alors si ça va pas, tu me contactes et si tu le fais pas je vais t'en vouloir jeune fille! Encore désolée pour ce poste horrible mais Melo devait parler)

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Je n'oublierais jamais..


Elle avait beau me serrer de toutes ses forces contre elle, je pouvais sentir au plus profond de moi que quelque chose s'était brisé au fond de mon être. Quelque chose qui ne renaîtrait jamais. L'horlogerie de mon cœur s'était arrêté. Le battement si régulier qui désormais retentissait au plus profond de moi n'était plus qu'un son factice, désaccordé, une illusion comme cet instant. Les larmes continuaient de couler mais pourquoi? Je ne sais pas. J'étais morte. Morte. Mon existence se perdait désormais dans les abysses, comme si chaque souvenir de ma courte existence n'avait jamais eu lieu. J'étais une ombre dans la nuit, le spectre d'une vie heureuse attendant que son temps sur Terre ne s'écoule, mais au plus profond de moi, j'étais heureuse, malgré la sensation tenue de déchirement, de fonte dans ma poitrine. Le déchirement d'un cœur qui fondait ensuite pour laisser place à un vide. Sa chaleur ne m'atteignait plus, laissant ma peau froide. Ce n'était qu'une sensation, un pressentiment mais c'était le cas.

Un mince sourire se grava sur mes lèvres. Un sourire fantomatique, comme un souvenir alors que ces derniers défilaient dans ma tête. Qu'avais-je été sinon un poids? Mes sœurs et mes parents me reniaient, j'avais fait de l'ombre à celle qui méritaient bien plus que moi le succès et la gloire. Ces filles avaient eu raison. J'avais fait souffrir John en le privant de son bonheur, en m'interposant entre Katie et lui et désormais j'agitais le cœur de Naomi des pires tortures. Katie avait eu raison.Tout cela pour quoi : moi. Toujours moi. Rien n'importait sauf mon égoïste personne, moi comme toujours. De quel droit faisais-je cela? Comment pouvais-je rattraper mes péchés? Comment pouvais-je me faire appeler humaine? Qu'avais-je d'un être humain? J'avais raison depuis si longtemps.. Je m'y résignais enfin. J'étais immonde, impure, indigne de fouler le même sol que cette fille, de la toucher comme je le faisais, de lui dévouer mon cœur. Un monstre à forme humaine.

Je n'étais née que pour faire souffrir. Un fléau. Mes yeux plongeaient dans le vide, perdus dans le vague et l'obscurité n'avaient jamais vu aussi clairs. Je n'avais jamais été aussi lucide. J'expirais lentement et profondément comme si j'essayais de faire s'échapper le souffle de vie restant dans ma poitrine avant que la voix de Naomi ne me parvienne aux oreilles.

- "Tu n'as rien fait de mal... "

Je réprimais un rire nerveux alors que mes doigts vinrent doucement glisser sur son haut pour caresser son dos pour la réconforter comme je le pouvais. Ces paroles étaient des mensonges. J'étais responsable de la douleur dans la poitrine de Naomi. J'étais l'idiote qui faisait trembler sa voix comme si des milliers de larmes submerger ses mots. J'étais celle qu'elle voulait fuir, loin, loin jusqu'à oublier ma présence, mon existence. Je le sentais dans tout mon corps, atome par atome, sans pouvoir me résoudre à la laisser partir. Disparaître de ma vie. Je voulais crier "Ne pars pas !" à chaque fois que je sentais sa poitrine s'écartait de la mienne. Je voulais agripper sa main comme si cela pouvait l'empêcher de s'écarter de moi mais.. Oui c'est ça. Parfaitement ça.

-"C'est trop tard déjà.." murmurais-je d'une voix tremblante.

Nous ne pourrions plus jamais vivre comme auparavant. Je ne pourrais plus jamais imaginer être à ses côtés. Chaque jour, je lui montrerais mon amour et chaque fois, par dévotion, je le verrais renier. Nous ne pourrons plus jamais vivre ensemble. Ton cœur est déjà loin, loin comme mes rêves qui glissent entre mes doigts. J'aurais aimé pouvoir faire de même. J'aurais aimé pouvoir figer mon regard une dernière fois dans le sien avant de disparaître. J'aurais aimé avoir la force de me lever, de me décoller d'elle et de franchir cette porte pour ne jamais plus reparaître face à la jeune fille. J'aurais aimé pouvoir lui faire oublier jusqu’à mon nom. Tout serait plus simple. Je n'aurais pas à lire dans les soupiraux de son âme que j'avais raison sur tout. Je lui aurais dis... je serais la Reine de son cœur.. Pour un temps.. pour toujours.. Je ne sais pas, je ne le saurais jamais. Je voudrais juste fuir. Fuir loin de cette vie. Loin de Indare. Loin sous terre. Loin dans ma tombe. Je ne l'aurais ainsi jamais connu, je ne lui aurais jamais égratignée le cœur. Pourquoi le hasard l'avait-elle mise sur ma route? Pourquoi devais-je encore faire du mal..? Mes larmes redoublaient alors que mes interrogations se faisaient plus intenses encore. Pourquoi mon corps se refusait-il à partir? A quitter la douce drogue de sa présence? Je pourrais juste courir loin, prendre un avion et reprendre une vie morne et sans saveur en la laissant à jamais dans l'ignorance. Ne serait-ce pas mieux pour elle? Non j'en suis incapable. Je ne peux que prier pour me désagréger dans ses bras jusqu'à  n'être que souvenir même si c'est impossible.

- Je ne peux pas te donner tout ce que tu désires. Mais je peux rester là. Te promettre que je ne t'abandonnerai pas. Tu sais que je ne te mentirai jamais.

Tu ne me mens pas. Je le sais, je le sens mais je sais que tu n'es pas certaine de toi. Je te connais par cœur. J'ai passé tant d'heures à t'observer sans un regard de toi, d'heures à recueillir tout tes petites manies, d'heures à rêver de ta voix... Je sais quand tu doutes. Je sais quand tu me protèges. Ou est-ce juste mon instinct qui me met en garde? Qu'importe. Je comprends ce que tu me dis. Je comprends que tu mets fin à mon rêve sans oser le dire. Que je n'entendrais jamais que dans mes songes les trois mots qui rongent mon cœur comme un acide insidieux détruisant toute part d’espoir en moi. Je t'aime. Si peu de mots. Tant de choses. Tant de choses que JAMAIS je ne t'inspirerais. Jamais. Ce concept me perce le cœur comme le ferait la lance légendaire du héros Cuchulainn, s’infiltrant petit à petit jusqu'à abréger ma souffrance. Tout est terminé. Tout est terminé sans jamais avoir commencé. Une misérable épopée lyrique pour une misérable fille de Bathgate qui pensait que la vie serait belle.

Elle m’entraîne doucement avec elle dans les draps ; je n'y oppose aucune résistance, n'étant plus qu'une marionnette sans filins. Je ferme doucement les yeux en écoutant son cœur battre,essayant de lutter pour ne plus pleurer. De quel droit je pleure? Comment le puis-je? Je suis la seule responsable de tout ça. J'aimerais qu'elle me déteste , qu'elle me rejette, qu'elle me crache au visage car je ne mérite pas son attention. Je ne mérite rien.

- "Et quoi qu'il arrive tu resteras précieuse à mes yeux."

J'aurais aimé me taire. J'aurais aimé pouvoir contenir ma tristesse. Ne pas la laisser s'exprimer. Ne pas faire plus de tort que je n'en a fait mais il en fut autrement. Mon cœur avait fini par laisser déborder les larmes qui l'inondait. Pour la première fois. Pour la dernière fois aussi. Jamais plus mon cœur ne s'ouvrirait. Je cacherais à jamais la clef de ce dernier au fond de ses mots. Seul mon sourire transparaîtra à présent, factice ou pas. Je me permettais une dernière fois de laisser de côté ma dévotion, si chère à mon cœur, car le parant de noblesse alors qu'il n'en avait jamais rien été.

-"Je sais que tu ne veux pas me mentir mais tu sais comme moi que c'est faux.." murmurais-je en ouvrant les yeux, cherchant du regard celui de ma compagne d'un soir avant de reprendre sur le même ton serein et presque inexpressif. "Tu sais qu'un jour arrivera où je ne représenterais plus rien.. un jour je ne serais plus qu'un souvenir fade, un jour tu oublieras peut-être cette nuit, un jour tu ne connaîtra plus mon visage.. Tu ne le feras pas par envie, tu le feras pour oublier le mal que je te fais, pour que je ne gêne pas ton bonheur, tu le feras car le temps finira par nous séparer... De mon côté je n'oublierais pas.."

J'étais étonnamment lucide et calme alors que je relevais légèrement le buste pour plonger mon regard nacarat dans les yeux émeraudes de la Miss. Ma main gauche vint doucement effleurer du bout des doigts sa joue alors qu'un sourire angélique se dessinait sur mes lèvres puis mon visage se rapprocha du sien jusqu'à ce que mes lèvres ne touchent les siennes, un long moment. Je finis par reculer mon visage, restant toute proche d'elle, au point de pouvoir sentir son souffle sur mes lèvres. J'énonçais doucement sans quitter son regard.

-"Je n'oublierais pas ce baiser.. je n'oublierais pas que je t'ai offerte mon premier vrai baiser.. le premier corps et âme.. que je t'ai offerte mon cœur à corps perdue.. je n'oublierais jamais que ma voix cherchera toujours à se faire une place dans ton oreille.. je n'oublierais jamais le contact de ta peau..ton odeur.. Je n'oublierais jamais la douleur qui m'écartèle jusqu'à l'agonie.. Je n'oublierais jamais que je te dois la joie de mes jours.. je n'oublierais pas à quel point je te dois de te dire Merci.. Je n'oublierais jamais.."

Ma voix se brisa une première fois. C'était si dur. Je me sentais soulagée de livrer ainsi mes sentiments les plus profonds mais l'expression déchirante de Naomi ne faisait que renforcer ma souffrance la rendant insoutenable. Je serrais le poing, luttant contre ma propre lâcheté. Je devais lui dire. Comment pouvais-je oser penser m'y dérober et vivre en paix loin d'elle dans le futur..? Je ne le faisais pas pour la faire souffrir, mais pour lui offrir le plus radieux des avenirs. Un venir où elle n'aurait plus à se préoccuper de moi ou de mes larmes. Je reprenais donc, la voix cassée, approfondissant sa profondeur plus qu'à l'accoutumée.

-"Je n'oublierais jamais que lorsque je regarderais mes mains vierges de tout signe, j'aurais aimé y voir un anneau que tu m'aurais offert.. J'aurais vraiment aimé t'épouser.. aussi fou que cela ne paraisse.. J'aurais aimé porter ton nom et me tenir à tes côtés.. Me tenir à tes côtés et faire un bout de chemin avec toi..  Je n'oublierais jamais que lorsque je me retournerais je ne verrais pas ton visage, ta présence.. Je n'oublierais jamais que quand j'aurais peur seule la nuit, tu ne seras pas là pour me réconforter et me rassurer face à mes démons intérieurs.."

Je marquais une légère pause, baissant la tête, un grand sourire sur le visage et des larmes ruisselantes sur mes joues. Les mots qui allaient suivre me brûlaient la gorge, les mots qui suivaient aggraver mon agonie. Ils étaient imprononçables. Un aveu de défaite que je ne tiendrais qu'une seule et unique fois.

-" Je n'oublierais pas que ton cœur appartient à un autre.. ne fais pas la même erreur que moi.. Pitié ne rends pas ma souffrance inutile.. ne rends pas mon sacrifice vain.. laisse moi avoir l'illusion de faire ton bonheur d'une manière ou d'une autre.. dis le.. crie tes sentiments.. oublie les miens..ils ne sont qu'une abbération.. fais le pour moi...pitié..."


Encore. Ma voix s'était brisée. Trop faible pour supporter le poids de mes paroles, de mes adieux,de mon requiem. Je haïrais toujours cette voix pour ça. Celle là même qui m'avait trahie en se murant dans le silence. Celle là même qui m'avait fermé les portes du paradis et celle la même qui avait coupé le fil rouge du destin comme on coupe une pelote de laine. J'essayais cependant d'exprimer la dernière chose qui reposait au creux de moi. La culpabilité de mes sentiments.

-" Je n'oublierais jamais.. je n'oublierais jamais.. Que je veux m'excuser.. m'excuser de tout ce que tu endures par ma faute.. j'endurerais et je vivrais cette vie pour cela.. uniquement pour cela.. je t’attendrais quelque part.." Je passais doucement ma main sous son haut apposant doucement ma paume sur sa poitrine, plus précisément à l'emplacement de son cœur. " ton cœur sera toujours où.. juste pour un jour pouvoir de nouveau discuter avec toi, et peut-être pouvoir enfin s'aimer, même si ce n'est qu'un rêve.."


A peine ses mots furent prononcées que je redoublais de sanglots, posant ma tête mollement sur son épaule alors que je me cramponnais à elle. Mon être entier ne supportait plus cette douleur. Cette douleur qui semblait me vider de toute force tout en creusant un trou béant dans mes entrailles et ma poitrine. Je murmurais, doucement à son oreille, épuisée par tant de sentiments intenses et contraires, tout en essayant de lutter contre le manque d'énergie.

-"Promets moi.. promets moi juste... promets moi que si un jour j'oublie cela.. ou que je redeviens dangereuse comme avant, que j'en arrive à ne plus savoir qui je suis...que je refais du mal autour de moi..que je te refais mal .. alors pitié..tue moi..tue moi car je ne serais plus jamais celle que tu as connu..tue moi Naomi..."

Je passais mes bras autour de sa nuque, subtilisant un court baiser à la jeune fille avant de murmurer en m'effondrant contre le corps chaud de l'actrice, la tête et la paume contre sa poitrine, mes larmes recouvrant son haut et mes joues, d'une voix désespérée que personne ne m'entendit plus jamais prendre.

-"J'ai si mal.. achève moi! .. dis moi que tu me hais..que je suis un monstre... brise mon cœur.. ou plante une lame dans mon être.. mais libère moi ... pitié.."

J'avais eu tort je ne serais jamais plus la même quoi qu'il en soit. Je serais heureuse désormais. Heureuse d'avoir pu me livrer, aimer quelqu'un à la folie, d'avoir pu essorer mon esprit de toute sa douleur.. J'allais vivre près d'elle désormais pour me faire pardonner chaque mot prononcée même si chacun n'était que la vérité. Même les plus durs. Ce qui advint après, je n'en ai aucune idée. Le sommeil vint me prendre avant que je ne m'en rende compte.






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Naomi Lawford
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Mer 21 Juin - 18:09

20 Mai
2017
Cherche mon point faible

Melody Williams

Ne dis pas n'importe quoi. T'oublier ?  Oublier ce visage, oublier ces mots, oublier cette soirée, oublier la couleur de tes larmes ? Comme si c'était possible. Comme si cette mémoire qui se rappelait chaque centimètre de peau qu'avait touché mon agresseur avant que je le mette à terre et la brûlure des mes ongles, du savon sur ma peau quand j'ai cherché à l'effacer, était capable de me protéger d'un souvenir. Me protéger de quoi ? C'est toi qui souffre. Peut-être que c'est toi qui devrait tout oublier. Toi qui devrait oublier que je n'ai pas su répondre à tes sentiments, même un instant, même pour faire semblant. Je tiens trop à toi pour te mentir... mais peut-être que j'aurais dû. Mentir plus fort que la vérité, avec une conviction qui ne m'aurait pas laissé ce goût amer dans la bouche, cette impression que j'aurais aussi bien pu te frapper, même te tuer, sans que le résultat ne soit si différent. Mentir pour que tu ne dise pas ce genre de choses.

Des choses stupides. Sans raison d'être. Sans aucune logique. Je ne pourrais jamais t'oublier, idiote. Même si tu m'aimes. Même si tu es prête à souffrir pour rester à mes côtés, et que je ne pourrais pas te le refuser. Même si c'est peut-être égoïste de vouloir que tu restes, finalement. Je ne peux ni t'oublier, ni t'abandonner. Alors arrête. Arrête de dire n'importe quoi.

Moi non plus, je n'oublierai jamais. Je suis moins forte que toi, mais je ne peux pas oublier. La peur qui me serre les entrailles à l'idée que tu arrêtes de respirer là, dans mes bras, comme si tu n'avais attendu que ça. La peine que j'entends dans ta voix mais plus loin, derrière, cet amour que je ne saurai jamais ni appréhender, ni retourner, que je ne pourrais qu'imaginer quand je te verrais sourire. L'affection, tellement insuffisante, qui me reliera toujours à toi. Comme à Max, même si je sais que tu aurais rêvé de plus, tellement plus.

Tu crois que je vais disparaître ? Tu crois que je vais te laisser là, toute seule ? Tu crois que je t'abandonnerais ? Je ne suis pas si insensible. Ou pas si radicale. Peut-être que ça serait mieux. Pour moi, en tout cas. Mais je ne pourrais jamais... jamais oublier, jamais t'imposer une telle solitude. Si je te laissais seule, comment crois-tu que je pourrais encore me regarder en face ? Vivre avec la culpabilité ? Vivre en sachant – non, imaginant – ce que tu ressentirais, loin de moi ? Je ne serai jamais loin... jamais...

Ton cœur appartient à un autre.
Non. Ne dis pas ça. Ne dit pas ça avec cette voix. Ne le dis pas, ne le pense pas. Ignore-le, ignore-le comme je t'ai ignorée sans m'en apercevoir, ignore-le avec la même force que tu as réunie pour parler, parler sans t'arrêter alors que mon cœur te hurle de ne pas dire à un seul mot de plus. Mon cœur veut te laisser une place, pas appartenir à un autre. Alors même si c'était vrai... même si ça l'est, peut-être, ne lui abandonne pas toute la place. Il ne pourra pas prendre toute la place. Il... il...

Je n'ai pas le droit de pleurer. Pas le droit d'avoir la gorge serrée, brûlante. Et toi tu n'as pas le droit de me dire que tu vas partir. Ou m'attendre. Tu n'as pas le droit de ne pas être là. Je refuse de te laisser seule. Tu vas rester là, dans mes bras, avec mon égoïsme et ta pureté, avec ta tristesse et ma culpabilité.

- Promets moi.. promets moi juste... promets moi que si un jour j'oublie cela.. ou que je redeviens dangereuse comme avant, que j'en arrive à ne plus savoir qui je suis...que je refais du mal autour de moi..que je te refais mal .. alors pitié..tue moi..tue moi car je ne serais plus jamais celle que tu as connu..tue moi Naomi...

Arrête de dire n'importe quoi. Arrête de me demander des choses impossible. Arrête de souffrir. Arrête de sombrer. Arrête de croire que je suis idéale. J'ai blessée tellement de monde, et maintenant toi. Je t'ai blessée plus que je n'aurais pu l'imaginer.
Je crois que mes mains sont en train de s'enfoncer dans sa peau. Que je pourrais y laisser une marque tellement je sers fort, que si j'avais des ongles elle aurait déjà arrêté de parler parce que je lui aurait fait mal. Je veux qu'elle arrête de parler. Je veux qu'elle arrête de souffrir.
Mais de parler, surtout.

- J'ai si mal.. achève moi! .. dis moi que tu me hais..que je suis un monstre... brise mon cœur.. ou plante une lame dans mon être.. mais libère moi ... pitié..

Tais-toi, tais-toi, TAIS-TOI. Si je la serre assez fort contre moi, si je l'empêche de respirer, elle va se taire. Arrêter de dire ces choses horribles. Te haïr ? Ne dis pas n'importe quoi ! Tu es idiote, complètement idiote, incroyablement idiote de penser que je pourrais te détester. Tu n'es pas un monstre. Tu ne mérites pas ça. Alors arrête. Arrête de parler comme ça. Tais-toi. Vraiment.
Je crois que si j'avais eu plus de force, je lui aurait brisé les côtes. Je n'en sais rien. J'ai envie de hurler. De lui hurler dessus pour la ramener à la réalité. La réalité où je resterai près d'elle, parce que quoi qu'elle ait dit, quoi qu'elle ait fait, c'est la fille la plus proche de moi dans cette école, dans cette ville, dans ce pays même.

Elle s'est endormie. Je ne le réalise que quand mon cœur finit par lâcher, quand serrer les dents et fermer les yeux de toutes mes forces ne suffit plus. Quand mon corps comprend que je n'ai plus besoin d'être forte, de cacher quoi que ce soit. Elle dort et moi, je peux pleurer. La serrer fort contre moi. M'excuser à voix basse, encore et encore, jusqu'à ce que ma voix déraille, jusqu'à ce je n'ai plus d'air, plus de force, jusqu'à ce que mes yeux se ferment, jusqu'à ce que mes bras se desserrent assez pour ne plus l'étouffer.
Je suis désolée. Tellement désolée... Tellement...
© Naomi
paroles en #006600




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