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L'oiseau ou la cage?(RP Solo avec Guest)

Amaryllis Hanazumi
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Mar 9 Mai - 16:33



L'oiseau ou la cage?



Amaryllis!


J'aimais les Lundi matin. J'aimais l'ambiance des premiers cours et surtout les premiers cours de la semaine. J'avais beau ne pas avoir une constitution suffisamment bonne pour pouvoir apprécier à sa juste valeur les cours de sports, ces derniers restaient les seuls ou je m'investissais corps et âme pour réussir. Des efforts reconnus qui plus est. J'appréciais plus encore le cours le précédant. Quel joie d'étudier les pensées de nos ancêtres ! J'avais toujours aimé cela. J'adorais la théorie des atomes d' Epicure ou m'enquérir de la pensée morale et éthique avec Aristote. Ce cours était une bouffée d'air frais bien que la plupart de mes contemporains, et donc par extension, les élèves de ma classe n'y voyaient qu'un empêchement à leur durée de sommeil, j'y voyais pour ma part une vraie ouverture sur le monde et une manière de se remettre en question. Après tout n'était-ce pas parce que la rencontre d'élèves de tout horizon m'avait stimulée que je n'étais plus la même? Indéniablement.

C'est d'ailleurs pour cela que ce Lundi encore j'étais heureuse de pouvoir aller en cours, contrairement à mes deux colocataires qui semblaient souffrir de l'absence de sommeil. Pour ma part, j'avais très mal dormi. Comme depuis quelques jours et ma fameuse rencontre avec deux IRS sur leur toit. Depuis lors j'avais mal aux doigts et j'avais du passer à l'infirmerie pour résoudre ce souci. Résultat j'étais interdite de piano depuis près d'une semaine et je devais porter des bandages sur les mains pour éviter qu'ils ne saignent plus encore. Il semblerait selon l'infirmier que j'avais présumé de ma résistance et que mes doigts en pâtissaient. Aussi, depuis lors, je dormais mal car, non contente de ne plus pouvoir exprimer mes émotions, je me devais aussi de souffrir le martyr dès que je forçais sur mes doigts. Imaginez dont lorsque je me retourne sur ces derniers..

Je me vêtissais cependant sans mal de mon uniforme avant de prendre le chemin des cours, n'attendant guère Elyanna. Je rejoignais la salle de classe avant de m'installer à mon bureau. Le cours ne tarda pas à commencer et comme d'habitude l'heure passa à une vitesse plus qu'appréciable.

9 h35. La sonnerie retentit et la plupart des élèves se mirent en branle pour rejoindre le cours de sport. Il était certain que ce dernier avait un peu plus de succès que celui de Philosophie. J'allais alors voir le professeur pour m'excuser du retard que j'avais sur le devoir à faire pour aujourd'hui, tout en lui indiquant mon problème de mains. Ce dernier accepta avec joie de me laisser un délai tandis que les derniers traînards quittaient la pièce. Cela fait, je m'aventurais dans l'escalier pour rattraper le retard que j'avais, même si avec l'état de mes doigts, j'allais être exemptée de sport à n'en pas douter.  


Je commençais à descendre les escaliers deux à deux quand une voix familière interrompit ma course.

-"Amaryllis!"

Je m'arrêtais, me figeant en reconnaissant la voix qui venait de s'adresser à moi. Je l'avais oubliée celui-là. Enfin je crois que j'aurais préféré. Je n'avais évidemment pas oubliée ce jeune homme qui m'avait fait éviter certains lieux depuis mon retour dans l'établissement.

-"J'ai failli ne pas te reconnaître.. Te grimes-tu pour te mêler à la populace ou bien est-ce un nouveau look? Tu manques quelque peu de prestance ainsi.."

Oui j'avais changé. Pas qu'un peu. Adieu les couettes de petite fille. Adieu les couleurs criardes. Je voulais enfin goûter à une existence normale, loin des préjugés et des manières de la bourgeoisie.

-"Je n'ai pas le temps mon cher..." m'obligeais-je à formuler tout en me retournant pour faire face à l'éphèbe blond.

Les manières me contraignaient à me montrer aimable, d'autant plus que des tas d'élèves continuaient à passer non loin de nous. Qu'aurais-je à gagner à le mettre de mauvaise humeur? Qu'il recommence ce qu'il avait essayé l'autre fois? Non c'était hors de question, cependant je n'eus guère le temps de m'éclipser qu'il renchérit, m'empêtrant alors dans une conversation que je ne désirais guère avoir.

-"Ton professeur attendra... C'est nous qui finançons son salaire en grande partie donc il fera une exception.. J'ai à te parler et je ne te laisserais pas t'en sortir comme la dernière fois.."

Et voilà. J'étais de nouveau un oiseau en cage à ses yeux.



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Dernière édition par Amaryllis Hanazumi le Ven 2 Juin - 13:03, édité 2 fois
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Amaryllis Hanazumi
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Mar 9 Mai - 16:36

L'oiseau ou la cage?



Sûrement est-ce la luxure de mes deux camarades délurés ou de cette criminelle qui m'aura poussée au lesbianisme..
-"Je t'ai dis que je n'ai pas le temps.. je n'ai pas envie de parler de ça ici qui plus est..." dis-je sèchement avant de descendre une marche de plus.

Il était hors de question que je lui fasse le plaisir de lui répondre et de gentillement et poliment me plier à ses attentes. Je n'étais plus la même, je m'étais jurée de ne plus être la même. Raven avait eu raison. Bell avait raison. Je n'étais pas un objet, une jeune fille impuissante. J'étais libre. J'étais une belle et impétueuse jeune femme. Une fille qui en avait plus sur le cœur que la plupart. Je n'étais pas ce qu'il désirait que je sois et il ne serait jamais mon mari. Il en était hors de question. Je sentis alors une étreinte sur mon bras. Je baissais les yeux vers ce dernier pour constater qu'il s'agissait belle et bien de sa main. Je relevais alors le regard pour observer le jeune homme quand il s'adressa à moi tout en haussant légèrement le ton.

-"J'ai à te parler alors je te prierais ma douce et adorable fleur de bien vouloir m'écouter.."

J'observais un court instant ses traits. Je reconnus en quelques instants les symptômes présents lors de ma dernière "échauffourée" avec lui. Je l'agaçais profondément. Comment une si fragile et vulgaire jeune fille pouvait-elle se dérober à lui ? Pire encore lui résister éhontément devant tant de monde? Certes, il avait haussé la voix pour mieux m'intimider mais ça avait aussi eu pour effet de rameuter quelques élèves trop curieux qui espionnaient désormais l'avancement des faits. Il tenta de se rassainir, histoire de garder la face, puis son regard se posa sur ma main bandée. Il s'empressa alors de la prendre délicatement avant de s'exclamer.

-"Qu'est-il advenue de tes doigts? Te serais-tu blessée ma douce?"

Je retirais aussitôt ma main d'un geste sec. Cette mascarade m'épuisait. Je prenais alors l'ascendant en rétorquant sans même réfléchir.

-"Ce sont mes affaires.. Sûrement est-ce la luxure de mes deux camarades délurés ou de cette criminelle qui m'aura poussée au lesbianisme.. dis moi ce que tu avais à me dire et finissons-en.."

Qu'avais-je dont dit? Moi-même je ne parvins pas à me reconnaître dans cette remarque cinglante. Avais-je sous-entendu pareilles choses devant tant de monde? Il semblerait bien au regard des divers éclats de rire qui se propageaient dans le public toujours plus nombreux qui se formait autour de nous. Certes, j'avais très mal pris la remarque de la fois dernière concernant Raven ainsi que les sœurs Krysten mais au point d'en sortir tant de ressentiment? Une chose était cependant certaine. J'avais passablement énervé le jeune homme qui non seulement me voyait développer la graine de l'impertinence mais aussi ridiculiser devant une assemblée de plébéiens. Il réprima une puissante envie de me gifler que je pus lire dans ses yeux puis il reprit un ton calme et posé, pour mieux gérer sa colère.

-"En effet.. Peut-être devrions-nous changer d'endroit pour discuter de nos affaires?"

Je fixais le sol un court instant avant de plonger mon regard dans le sien, formant ainsi une sorte de bras de fer tacite.

-"Pourquoi dont...?"

Le jeune homme ne semblait pas prêt à ce que je refuse, aussi je pus lire de nouveau la colère marquait ses traits. Il approcha alors de moi, posant une main sur mon épaule avant de murmurer à ma simple intention.

-"Car je te le demande.. J'ai ce que j'exige.. Et je t'exige depuis suffisamment longtemps.. Tu peux lutter, tu peux fanfaronner..tu sais que tes parents sont mes complices.. quelle solution as-tu? Tout quitter? Non.. Tu ne briserais pas le cœur de tes parents..tu es mienne et tu le sais.. Je vais te demander en mariage et tu vas accepter comme une gentille fille..Et si tu refusais, il se pourrait que ta relation si..."

Il marqua une courte pause, cherchant ses mots avant qu'une pointe de dégoût ne s'infiltre dans sa voix suave.

-"Si contre-nature.. avec cette criminelle..cette raclure.. ne ternisse ton nom.. Elle est morte..incarcérée.. je ne sais quoi d'autre.. Elle n’accourras plus pour te sauver.. Et puis penses-y qui voudrait de toi après que tu te sois accoquiner avec de tels rats? Tu es à moi ou tu es perdue petite Amaryllis.. On ne sort pas d'une cage dorée comme ça.. j'ai eu l'intelligence de le comprendre..."

Il fixa alors son regard dans le mien, profitant sans doute de la terreur dans mes yeux. Oui cet homme me dégoûtait et il me terrifiait.. Comment un être si charmant avait-il pu être ainsi corrompu?




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Amaryllis Hanazumi
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Mar 9 Mai - 18:45



L'oiseau ou la cage?



Ton accord sera comme celui de notre mariage... inutile..

Je restais ainsi abasourdie par ce que je venais d'entendre. C'était des paroles si cruelles. Si viles.
Si insidieuses. Rectification. Abel était devenu quelqu'un de si cruel, vil et insidieux. Manipulateur aussi. Qu'insinuait-il? Je soutenais son regard quelques instants, ne sachant que penser, que dire..
Je voyais juste ce sourire satisfait sur le visage du jeune homme tandis que des chuchotements interrogatifs parcouraient l'assemblée. J'avais l'impression de chuter. Comme si le sol s'était dérober sous mes pieds. Le paysage me semblait désormais flou et obscur. Faisais-je un malaise de part le choc? Allais-je mettre à cracher mes poumons comme si la mort me guettait? La voix doucereuse du jeune homme se manifesta de nouveau, cette fois sur un ton normal.

-"Allons donc parler en bas ma douce? Le peuple m'oppresse"

Je regardais fixement son sourire satisfait . Il se délectait de la situation avec un plaisir sadique.
Son plaisir ne résidait guère en moi. Il résidait dans le fait de prendre une pauvre fille gentille et malade, de se placer en sauveur, puis de la contrôler. J'étais sa victime. Le garçon gentil et sincère n'existait plus. Mes doutes ne devaient pas exister eux-aussi. Je répondais alors calmement, sans sourciller.

-"Non je ne bougerais pas d'ici.."

Il tourna légèrement autour de moi, gardant son calme et son air sûr de lui même si le tremblements de ses mains démontraient que je ne cessais de le pousser dans ses retranchements avec mon attitude rebelle.

-"Comment ça ma douce? Cessez de vous montrer si capricieuse et n'oubliez pas ce que je viens de vous dire.."

Encore des menaces. Encore et toujours. Je ne pouvais en supporter plus aussi je laissais libre cours à mon énervement, propageant mes paroles sur un ton qui allait alerter les enseignants alentours.
Si, bien sûr, le tumulte de cette conversation ne s'en était pas chargée auparavant.

-"Je te préviens Abel.. je ne veux plus que tu m'adresse la parole.. tu vas cesser avec cette histoire.. cesse de rêver.. pas après ce que tu as osé me dire.. osé me faire.. laisse moi tranquille.."

Je m'apprêtais à finalement écourter la conversation quand il me tira à lui. Je chutais à demi, me retrouvant contre lui. Il en profita alors pour révéler à voix basse sa vraie nature.

-"Obstine toi.. tu viendras ramper à mes pieds d'ici peu.. Tu aurais dû te montrer plus éclairée.. Attends que vienne le moment de notre mariage.. Tu n'y échapperas pas et je ferais de ta vie un enfer.. Une vie emprisonnée.. Une vie sans rien de plaisant.. Tu verras défiler mes maîtresses en restant seule dans ta luxure et tes bonnes manières..Tu resteras aux yeux de tous la catin que j'aurais sauvée de sa propre luxure.. de ses propres démons.. et parfois je te ferais le plaisir de venir te visiter de nuit ou de jour, quand il en sera de mon bon vouloir... Ton accord sera comme celui de notre mariage... inutile.. J'ai tellement hâte mon aimée.. Me faire une place en toi en te brisant un peu plus chaque jour jusqu'à ce que tu ne sois plus qu'une coquille sans âme, une marionnette entre mes doigts..."

Le jeune homme relâcha alors son emprise sur moi mais il ne s'arrêta pas là. Ce dernier en profita alors pour lécher ma joue. Je le repoussais, dégoûtée et apeurée. J'observais alors la foule alentours qui commençait enfin à comprendre la vérité. L'enjeu de la chose sans vraiment parvenir à trouver une solution. Certains se tâtaient à intervenir tandis que d'autre commençaient à courir vers les classes de classe pour alerter un enseignant ou un membre de la sécurité. Je réunissais alors mes forces pour m'opposer verbalement à la tournure de la chose.

-"Vas te faire foutre Abel!! Ne me touche plus! Plus jamais!"

Une main fendit alors l'air dans un bruit strident avant d'heurter ma joue. Il avait osé. Il venait de me gifler devant foule de témoins. Il semblait comme en transe alors que ma joue me faisait affreusement mal et que je sentais du sang couler de ma bouche. Je m'étais mordu la lèvre en encaissant le coup mais ce n'était rien comparée à un coup de poing de Raven..Je sentais les larmes montaient mais ce fut la rage qui se manifesta alors.





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Amaryllis Hanazumi
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Mar 9 Mai - 20:14



L'oiseau ou la cage?



-"Pfff... même ce clavier valait plus que toi connard..."


C'était le moment pour moi de réagir.. Choisir la liberté ou la souffrance. La rage en moi imprégnait désormais mon être entier. Je serrais le poing jusqu'à ce que mes jointures en deviennent blanches avant d'éclater et de dire ce que j'avais sur le cœur.

-"Tu as osé porter la main sur moi.. Tu as osé te montrer si insultant et violent que ça..."

Ce n'était qu'une offense de plus mais l'offense de trop. Je n'entendais plus que le battement de mon cœur qui s'intensifiaient dans ma poitrine ainsi que la voix de la rancœur me criait de tout laisser aller. De lâcher les vannes. C'était le moment pour l'oiseau en cage de briser les barreaux de cette cage dorée. Ce choix de l'oiseau ou de la cage. Je l'avais fait. Intérieurement. Je ne voulais pas vivre pour les autres, du moins pas uniquement. Je voulais être heureuse. Continuer à jouer pour toucher les cœur. Je ne voulais pas de cette souffrance. Il était temps que je prenne mon envol en dehors des carcans de la noblesse et de la conspiration. Je le fixais dans les yeux, un air de défi dans le regard.

-"Tu ne poseras plus jamais ta main sur moi ! Je suis pas ta chose! Je ne le serais jamais! Tu n'as aucun droit de m'asservir ! Va crever !"

Je ponctuais ce magnifique trait d'esprit en m'approchant de lui lentement, sereinement. Je pus alors lire pour la première fois dans les yeux du jeune homme qu'il craignait ma réaction. J'échappais aux ficelles qu'ils pensaient tirées. Je me rapprochais jusqu'à voir au fond de lui le jeune homme perdu, le jeune homme perdu dans des sentiments purs corrompu par un monde trop hostile pour lui. Je crois que je garderais toujours cette image en tête mais aussi la suite. Je relevais le genou d'un coup sec vers l'entrejambe du jeune homme. Ce dernier s'effondra en pleurant. Le martyr mais ma rage n'était toujours pas éteinte.

-"Je ne serais ta chose.. Tu es immonde, tu es horrible... Tu m'as fais tant de mal.. Tu t'es entendu! Tu voulais me violer ! Me faire souffrir toute ma vie ! Ne te représente plus jamais devant moi ! Je suis pas si fragile que tu voulais le penser! "

J'allais alors jusqu'à mon sac pour en extraire mon clavier portatif. La foule se mit alors à crier, imaginant déjà mon geste, à raison. J'élevais l'appareil en l'air avant de venir l'exploser sur lui. Le clavier se vida de ses composants en subissant l'impact tandis qu'Abel eut un sursaut de douleur. Je lâchais le morceau de clavier qui séjournait toujours dans mes mains avant de lui adresser quelques mots.

-"Pfff... même ce clavier valait plus que toi connard..."





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Martel Ed'Ruecus
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Mar 9 Mai - 22:10
L'oiseau ou la cage ?



Martel / Amaryllis


Martel reprenait tranquillement le travail, après trois mois de congé maternité et deux semaines de repos bien mérité. Bien sûr, elle avait tout un tas de dossiers à reprendre, même si elle ne travaillait qu'à mi-temps, mais sa préoccupation première était surtout de s'occuper pour ne pas penser que ses enfants lui manquaient. S'occuper l'esprit ? Ça tombait bien.

Quelqu'un se précipita dans son bureau sans même prendre une seconde pour frapper et elle releva la tête, surprise. La première chose qu'elle vit fut l'uniforme rouge et elle haussa un sourcil, se demandant pourquoi un élève de l'ISS venait la voir elle, surtout en étant aussi précipité, plutôt que Ruthven. Elle compris quand elle leva un peu plus les yeux et reconnut le visage de Naomi, plus ou moins paniquée, qui reprenait son souffle. Forcément, jamais elle ne mettrait les pieds dans le bureau de Ruthven - Tamara lui avait fait trop peur pour ça.

- Martel ! Il faut que tu viennes il y a... enfin un type de ma classe qui est en train d'agresser Amaryllis. Il vient de la... lécher.

De la lécher ? Martel allait faire un commentaire - comme quoi lécher quelqu'un tenait plus du comportement indécent que d'une agression - quand la jeune fille reprit.

- Ça fait un moment qu'ils se crient dessus dans les couloirs et elle a l'air de flipper. J'ai peur que ça tourne mal.

La directrice serra les poings et se releva d'un bond, suivant Naomi qui courait dans les couloirs. Elles arrivèrent juste à temps pour voir le jeune homme s'écrouler en se tenant l'entrejambe, et Martel se fraya un chemin dans la foule pour saisir Amaryllis par les épaules avant qu'elle ne lui éclate un autre clavier sur la tête.

- Calme-toi. Respire. C'est fini.

Le pauvre garçon était dans un salle état, mais elle avait du mal à avoir pitié de lui. S'il s'en était vraiment pris à elle, ça lui semblait normal qu'elle se défende, même si la réaction était probablement excessive. Elle était obligée de faire son boulot,
même si ce genre de type la révulsait. vingt ans plus tôt, elle lui aurait sûrement collé son poing dans la figure pour lui apprendre à martyriser une camarade de classe.

- Que quelqu'un emmène ce garçon à l'infirmerie et appelle son directeur. Amaryllis, tu viens avec moi.

Elle perçu des regards de protestations dans la foule d'élèves et soupira. Evidemment, tout le monde avait envie de prendre sa défense, elle n'avait fait que se protéger d'un gars visiblement dangereux. Malheureusement, son rôle lui imposait d'être impartiale et elle ne pouvait pas se permettre de laisser la violence de la jeune fille impunie.
Malgré tout, quand elle la conduisit dans son bureau, elle fouilla dans un tiroir pour lui tendre un morceau de chocolat - la meilleure méthode qu'elle connaissait pour se remettre d'émotions fortes - et ce fut sans colère et sur un ton presque compatissant qu'elle s'adressa à elle.

- Je veux savoir ce qui s'est passé, Amaryllis. On m'a parlé d'une dispute, comme quoi il t'agressait.

Elle soupira. Quoi que lui dise la jeune fille, elle n'aurait pas le choix au final. Si elle commençait à laisser des violences impunies au cas par cas, même dans une école qui n'était pas la sienne, la situation allait devenir infernale. Si les parents du garçon portaient plainte, découvrir que la jeune fille n'avait pas été punie ne pourrait qu'envenimer la situation.

- Sache que même si je comprends que tu te sois défendue, je suis désolée mais je n'ai pas d'autre choix que de te mettre une retenue pour ton attitude violente, dit-elle d'une voix douce.

Elle trouvait ça triste. Son sens aigu de la justice n'appréciait pas de ne pas pouvoir exempter l'élève de toute punition, mais elle devait faire avec les responsabilités et les obligations que son poste lui imposait. Elle avait juste envie de l'enrouler dans une couette chaude pour qu'elle se remette de tout ce qu'elle venait de vivre.






Dernière édition par Martel Ed'Ruecus le Mar 1 Aoû - 23:02, édité 3 fois
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Amaryllis Hanazumi
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Mer 10 Mai - 2:05



L'oiseau ou la cage?



-"J'aurais aimé avoir une mère comme vous..."

Je continuais de dominer du regard le jeune homme qui se tordait de douleur. Il y'avait de quoi après tout, il venait de voir sa virilité détruite puis ensuite son dos. Je sentais la colère et la rage s'évaporaient par mes pores comme si son venin disparaissait de mon être. J'avais neutralisé ce monstre, au point même que j'entendais certaines filles m'encourageaient, et que certains profs assistaient au spectacle sans même me réprimander.

La liesse ne dura guère longtemps cependant. Une figure d'autorité, la Directrice , se fraya un chemin jusqu'à moi pour m'attraper les épaules doucement. Calmement.

- Calme-toi. Respire. C'est fini.

Je vis en ses paroles, les paroles d'une mère et je me calmais immédiatement. Elle appela alors à ce qu'on emmène Abel jusqu'à Mr Taylor et que Ruthven soit mis au courant des événements. Quand à moi, je devais la suivre. Je ne m'y opposais guère au contraire. J'étais apaisée. Je ne jetais plus un regard à mon agresseur. Certes, je plaignais le sale quart d'heure que mon Directeur allait lui faire subir mais je ne voyais pas l'intérêt de compatir pour lui. Avait-il compatis à ma souffrance? Que nenni. Je n'allais pas m'abaisser à lui pardonner. Comment le pourrais-je?

Je suivis donc comme une ombre Martel jusqu'à atteindre son bureau. Je n'avais pas prononcé un mot. Je ne désirais pas spécialement expliciter mon geste ou même demander des circonstances. Non. Je finissais en IRS ? Très bien. J'aurais la satisfaction d'avoir réglé à jamais ce problème. Je ne doutais guère que ce jeune homme ne tenterait plus rien. Dans le pire des cas je rachèterais un second clavier. Je m'asseyais calmement quand la jeune femme me tendit un bout de chocolat. Je relevais les yeux, croisant son regard et l'acceptant avec joie avant de m'en délecter tandis que Martel m'interrogeait sur l'altercation.

- Je veux savoir ce qui s'est passé, Amaryllis. On m'a parlé d'une dispute, comme quoi il t'agressait.

Je me contentais d'assertir dans un premier temps avant de songer à lui expliciter quelque peu la chose. Non pas pour adoucir la peine mais car je nourrissais pour cette femme une admiration sans bornes (peut-être un peu de fantasme sur les bords) et je voulais qu'elle continue à me voir comme auparavant. Après tout si elle m'avait exemptée de devoir m'expliquer avec son mari c'est car elle m'appréciait et je ne voulais pas ternir cette relation que je chérissais.

- "Sache que même si je comprends que tu te sois défendue, je suis désolée mais je n'ai pas d'autre choix que de te mettre une retenue pour ton attitude violente"

-"Oui je comprends Madame, je ne veux pas me dérober à ma punition, je l'assume.. il m'avait agressé une première fois sur le toit et c'est Raven qui était intervenue..et là il s'est montré si insultant envers mes amis, il m'a menacé de tant de choses..dont de viol... je n'ai juste pas pu laisser passer ça..."

Un léger silence s'installa alors que la Directrice écoutait mes paroles. Je décidais dès lors de lui livrer ma pensée véritable sur la question.

-"Je vais être honnête Madame.. Je ne regrette pas mon geste.. pas une once de culpabilité.. c'est pour ça que j'assume pleinement la chose.. Je veux aussi que vous remerciez l'élève qui est venue vous trouver... Je m'excuse juste de vous avoir occasionné du tort.. de vous avoir inquiéter aussi.. Merci Madame de veiller sur moi, de m'avoir apaisée.. Oh et je vous félicite d'ailleurs pour la naissance de vos enfants..."

Je regardais un instant dans le vide, pensant à ma propre mère que je savais complice de tout ça au fond. Peut-être ne se doutait-elle de rien..Cependant elle comme mon père étaient coupable.. Je n'avais pas vécu dans l'amour dans un foyer mais dans l'imminence d'un bénéfice encore une fois. Je riais nerveusement avant d'ajouter, un peu triste et un peu par mégarde quelques mots.

-"J'aurais aimé avoir une mère comme vous..."




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Mar 30 Mai - 11:15
L'oiseau ou la cage ?



Martel / Amaryllis


La situation était compliquée. Son instinct et ses expériences personnelles, sa personnalité même, poussait Martel à pardonner complètement le comportement d'Amaryllis. Elle la connaissait bien, elle connaissait aussi l'honnêteté presque effrayante de Naomi, et ça ne lui laissait aucun doute sur le fait que le garçon qui devait être en train de gémir à l'infirmerie avait lancé les hostilités et ne faisait que récolter la monnaie de sa pièce. À son âge, elle aurait fait la même chose. Maintenant, elle devait régler ce genre de situation de façon diplomatique et parfois, ses poings la démangeaient.

Surtout que c'était la deuxième fois qu'Amaryllis se retrouvait dans son bureau après s'être fait agresser. Ça ne faisait que réveiller davantage sa haine des injustices, de tous ceux qui s'en prenaient à des gens à l'air gentil et sans défense. Quoique visiblement, cette fois-ci, il avait choisi la mauvaise cible. L'adolescente effrayée avait évolué. Et même si leurs situations étaient très différentes, elle lui faisait penser à la jeune fille qu'elle avait été, un jour. La fille un peu perdue, victimisée, qui finissait par reprendre le pouvoir. Pas de la même manière, mais c'était l'idée.

Raven... À la pensée de son ancienne élève, Martel ferma les yeux un instant. Malgré tous ses efforts, elle n'avait pas pu l'aider et lui offrir une nouvelle chance. Et pourtant, le témoignage d'Amaryllis cette fois-ci comme la précédente prouvait que la jeune fille avait un bon fond. Elle était presque frustrée de ne pas avoir réussi à le faire ressortir assez vite pour empêcher son départ.

Martel serra les dents. Les menaces, surtout des menaces de ce genre, étaient intolérables. Dans son école ou dans l'autre. Si elle avait réussi à apaiser le comportement dangereux de Ruthven au fil des années, elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds par un gamin qui se croyait plus important que les autres.
Calme.
Bien sûr qu'elle ne regrettait pas. Même si sa réaction était extrêmement violente en réponse à des menaces, Martel ne connaissait que trop bien l'effet de la fameuse "goutte d'eau qui fait déborder le vase". Sa vie entière était basée dessus, de son attitude à son mariage.

- Ce n'est pas à toi de t'excuser.

Elle nota dans un coin de sa tête toutes les informations qu'elle aurait à transmettre à Ruthven pour la punition de son élève. Il fallait quelque chose de dissuasif. Très dissuasif. Personne ne devait croire que son comportement était plus tolérable que la réponse qu'il avait reçue, et s'il pouvait retenir la leçon ça serait encore mieux.

Sa dernière remarque la fit presque sursauter. Dans son école, elle était plus habituée aux élèves sur la défensive, qui se méfiaient d'elle et qu'elle mettaient un peu de temps à apaiser jusqu'à ce qu'ils lui fassent confiance. La gentillesse naïve de la jeune fille rendait sa punition encore plus injuste à ses yeux.
Une mère comme elle... Elle songea à sa propre mère, celle qui l'avait entraînée dans une pente descendante qui avait failli lui coûter très cher. À ses enfants, qu'elle allait devoir rendre équilibrés et stables dans un environnement familial qui ne l'était pas du tout.
Un petit sourire flotta sur ses lèvres.

- C'est mon rôle, de prendre soin de vous. Vous êtes un peu tous mes enfants.

Scarlett et Zack n'étaient pas vraiment ses premiers enfants. Tous les élèves dont elle avait pris soin d'année en année lui avait tous laissé un petit pincement au cœur en obtenant leur diplôme, un mélange de fierté et de nostalgie.




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