À droite, l'école et ses élèves normaux, comme tout le monde.À gauche, le centre de redressement pour jeunes dangereux.Maintenant réunis, pour le pire.
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Votez pour le forum

~ Étendez l'expérience ~
C'est l'heure pour les couples de se présenter pour être élus rois du bal !
Venez voter pour votre rp préféré du mois de Juin

 :: IRS - Annexe :: Cour de l'IRS Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Dans l'ombre de l'orage [Ft. Nylia]

Ethan J. Ueda
IRS & ISS |:| Psychologue
avatar
Masculin
Messages : 55
Né(e) le : 07/07/1992
Date d'inscription : 20/02/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Psychologue et beaucoup d'autre chose
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Américaine
Voir le profil de l'utilisateur

Lun 8 Mai - 22:52

Titre
© Bell ft Nylia

¤Je me réveille, après une lourde journée de travail, je regarde l’heure. Et merde. Le bal, je me suis endormis sans même m’en rendre compte, et j’ai donc loupé l’évènement scolaire. Super, c’est très sérieux de ma part. Bon bah il est peut-être temps d’y aller alors. Mais bon pas dans une tenue aussi ridicules. Je ne suis pas sortable, pas, coiffé pas rasé. C’est donc d’un pas lent et encore hésitant, mon sommeil ayant eu un effet anesthésiant bien plus poussé que ce que j’avais prévu que je me dirige vers le lavabo présent dans mon bureau, sortant de ma mallette tout mon nécessaire pour toujours avoir l’air d’un parfait gentleman en parfait état et bien entretenue. Je remets de l’ordre dans mes cheveux, sors mon smoking et ma cravate, les enfiles sans faire aucun pli. Il ne faudrait pas gâcher un si beau costume, même si c’est en général l’homme à l’intérieur qui fait tout. Arrêtons la modestie et reprenons notre sérieux. Je choisis une montre, cadran azur, tout comme mes cheveux, et bracelet dans un cuir assez épais. Je suis enfin prêt, j’ai perdu vingt minutes de plus avec tout ce bordel. Et je dois encore parcourir l’école pour rejoindre la salle de bal, décidément je vais louper toute la soirée à ce rythme. C’est donc d’un pas vif que je me dirige vers la porte, un léger sourire aux lèvres, il était enfin temps de s’amuser et de sortir de ce bureau, et surtout de discuter avec une jolie blonde. Enfin en tout cas tels étaient mes projets de la soirée. En espérant que rien allait m’empêcher de les réalisés dans les moindres détails.


¤C
’était sans compter sur ma malchance légendaire. Non je rigole je ne suis pas si malchanceux que ça, mais parfois j’ai l’impression que certaines forces se liguent contre moi et cherche à me pourrir la vie. Non je ne suis pas un Psychologue paranoïaque c’est juste que je suis tellement dans les vapes que je viens de me paumer littéralement dans l’école. Il est tard, il fait nuit, et les lumières inutiles ne sont pas allumé, or je suis dans un bâtiment qui n’as rien à voir avec le bal. C’est le noir total, enfin presque totale, si on enlève ma lampe militaire qui éclaire plus que les phares d’un semi-remorque boosté au xénon. Autant dire que si je le tourne vers mes yeux je deviens aveugle en cinq seconde chrono et que ma tête brûle dans une immense cloque. Bon j’exagère peut-être un petit peu je l’avoue, mais c’est sans rancune.


-Bon je pense que le mieux serait quand même de faire demi-tours et de revenir sur mes pas, je pense que je devrais plutôt me fier au son et autre bruit ambiant plutôt car la boussole et au GPS présent dans mon cerveau qui n’ont pas vraiment l’air de bien fonctionné ce soir. J’espère que je vais tout de même pouvoir aligné deux mots si je croise Nylia. Ça serait bête que ce soit moi qui perde mes moyens face à elle et non pas l’inverse. Enfin bref. Si j’arrêtais de me parler à moi-même et que je faisais demi-tour maintenant, j’ai l’impression que je suis dans un vieux roman ou un jeux vidéo à deux balles ou le héros hésite sur quoi faire car pourrait y avoir des monstres en revenant en arrière. En l’occurrence le seul monstre ici c’est moi.

¤C’est donc plutôt motivé et ayant retrouvé un brin d’énergie que je me suis de nouveau mis en quête de la salle de bal. Appliquant pour le coup mon entrainement militaire. Pistant chaque mouvement dehors, chaque bruit me permettant de me repérer dans le noir le plus complet que nous offrait cette soirée. Pas moyen de voir la lune, celle-ci étant caché par d’épais nuage aussi sombre que l’âme du directeur. Ce n’est qu’à l’approche de la fête, alors que le son donné par le bal se faisait de plus en plus bruyant et que l’on pouvait entendre le cri de tous ces jeunes plein d’énergie qu’un autre bruit parvint à mes oreilles. Un Sanglot ? Tu ne rêves pas Ethan c’est bien un sanglot que tu as entendu, peut-être est-ce un fantôme ? Une des âmes damnées vivant dans l’école avant qu’elle ne crame ? Mais peu importe, je n’ai peur de rien ! Je m’approche de sa source quand soudain, la cour fût illuminé totalement, puis un grondement à en faire trembler les fondements de la terre se fît entendre. L’orage était là et Zeus avait l’air dans une colère aussi noir que les tréfond du tartare.
Je parle en #0000ff
hrp

Revenir en haut Aller en bas
Nylia J. Swann
IRS |:| Classe Epsilon
avatar
Féminin
Messages : 564
Né(e) le : 28/06/1999
Date d'inscription : 16/02/2017
Age : 17
Niveau d'études/Métier : 4°A
Situation amoureuse : Coeur à prendre ~
Nationalité : Anglaise.
Commentaires/Citations : Madness is Genius ~
Nylia vous parle en #0099FF !
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t227-almost-dying-changes-nothing-dying-changes-everything-nylia-j-swann#1676

Mar 9 Mai - 23:13
Je venais de sortir sans prévenir du bal masqué de l’Institution. Je me retrouvai d’un coup dans un état tout sauf glorieux, et pour ne pas changer, sans raison valable. En tout cas, c’était mon opinion. J’étais dans cet état où on ne veut croiser personne, ni devoir sourire, et encore moins communiquer à l’aide de mots. Communiquer tout court, d’ailleurs. Vue de l’extérieur, je devais dégager une aura sombre et négative. Je m’en sentis coupable avant de réaliser que de toute façon, à cette heure-ci, peu voire aucune personne ne me verrait et je me serais extirpée de ce bazar de bal ni vue, ni connue. Tout ce qu’il me restait à faire, c’était de me diriger bien sagement vers ma chambre.

Mais cet orage me menaçait comme l’aurait fait une épée de Damoclès. Je n’expliquais pas cette phobie ; pourtant, elle était réelle. Je ne supportais pas les orages ou les tempêtes, où que je me trouve. Dehors ou bien au chaud dans mon lit… Je n’étais jamais rassurée. De plus, c’était le genre de temps qui me faisait déprimer. Alors si j’étais fatiguée en plus… C’était le petit cocktail mortel concocté par la vie elle-même pour me descende. Sympathique, hein ? Je frissonnais – la température avait baissé et vêtue seulement de mon pauvre déguisement de chat (qui m’allait cependant à ravir), dire que je mourais de froid n’était pas une hyperbole. Actuellement, j’étais persuadée que la situation ne pouvait pas s’empirer. Je pensais voir clair dans les événements à venir : j’allais devoir traverser l’enfer jusqu’à ma chambre, je dormirais à peine, passerais peut-être une nuit d’insomnie. Mais au moins, je l’avais vu venir…

Contrairement à mon psychologue. Lorsque je relevai la tête, par pur mécanisme, je l’aperçus, un peu plus loin, en face de moi. Je crus d’abord qu’il essayait de m’adresser la parole car je vis ses lèvres s’agiter, puis je fus forcée de tirer la conclusion qu’il était en fait en train de se parler à lui-même. J’étais tellement occupée à essayer d’encaisser les événements que je ne m’étais pas rendue compte que je m’étais immobilisée. Cependant, je n’arrivai pas à m’arrêter rapidement de sangloter, et me sentis très honteuse. Sh*t. J’aurais bien voulu contourner monsieur Ueda, le saluer rapidement et faire comme si tout allait bien, mais c’était sans prendre en compte son métier, qui était de repérer les âmes en détresse, quand même. Je me résignai donc à lui adresser la parole, les cheveux mouillés par la fine pluie qui commençait à tomber.

« B-bonsoir, monsieur Ueda… Vous vous rendez au bal ? »

Je jouais aux devinettes, mais j’étais presque sûre de mon coup. Il était plutôt élégamment habillé et semblait initialement se diriger vers l’auditorium de toute façon. Je trouvai ça bizarre qu’il ne décide que de s’y rendre maintenant, quelques heures après le début de la fête, mais qui étais-je pour juger ?



Revenir en haut Aller en bas
Ethan J. Ueda
IRS & ISS |:| Psychologue
avatar
Masculin
Messages : 55
Né(e) le : 07/07/1992
Date d'inscription : 20/02/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Psychologue et beaucoup d'autre chose
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Américaine
Voir le profil de l'utilisateur

Mer 10 Mai - 14:42

Dans l'ombre de l'orage
© Bell ft Nylia

« B-bonsoir, monsieur Ueda… Vous vous rendez au bal ? »

¤Une fine sillhouette, un visage magnifique, autant par le fait qu’elle ressemble à un ange, que le fait qu’elle soit irrésisiblement mignonne. Nylia J. Swann, une de mes patientes qui pour ne pas le cacher ne me laissait pas du tout indifférent, avec sa belle chevelure blonde et ses grand yeux bleu/gris. Bref, elle était la au milieu de la cours, sous la pluie commençant à tomber, encore fine pour l’instant, cependant cela n’allait pas durée très longtemps. Ces cheveux blond commençaient à se plaquer contre son visage, mouillant par la suite son costume de chat. J’avais oublié que le bal était déguisé tien, j’avais l’air malin avec mon simple smoking. Enfin, si jamais la question venait, je pouvais toujours utiliser l’excuse du déguisement de James BOND. Je me devais de répondre à sa question, en tant que Gentleman

«Humm en effet, un peu en retard cependant, car je ne me suis pas réveillé, j’ai passer la journée à lire plusieurs dossiers et je dois vous avouez que ça à fatigué mes pauvres petits yeux. Mais bon, j’essaye de me rattraper en venant malgré tout, d’ailleurs, vous étiez une des personnes que je voulais voir la-bas mais visiblement il est un peu tard pour vous demander une danse non ?»

¤Un grondement de plus, cette soirée qui avait l’air bien partie était en train de tourner cours. Le tonerre essayait visiblement de se confronter au bruit du concert privé faisant rage dans la salle du Bal. Et c’est qu’il avait du mal le bougre. Cependant là n’était pas ma première préocupation, elle était plutôt du côté de ma patiente favorite. Elle était seule dans le noir le plus totale, en plein milieu de la cours, alors que certain élève de cette école ( dont le directeur) je le rappelle sont des violeurs. C’est donc que quelque chose n’allait pas pour la jeune blonde. Après tout qui éclate en sanglot pour rien. Elle. Oui en effet,ça fait partie de ses problème, elle se laisse souvent aller sans que personne ne sache pourquoi. Cependant je suis là pour palier à ça et le bal pouvait bien attendre.

«Vous allez avoir froid, avec ce costume et toute la pluie qui tombe et qui menace de tomber. Les cumulonimbus, quand ils sont aussi noir sont pleinement chargé électricité statique et de pluie. Et si je me souviens bien vous avez une phobie chronique des orages. Donc en tant que professionnel, amis et personne qui vous apprécie, je me refuse à vous laisser seul.»

¤Ma veste de Smoking étant assez épaisse, et mon corps étant habitué a des températures et des conditions météorologiques suite à mon passage dans la CIA. Retirant donc ma veste pour la déposer sur les épaules de la jeune demoiselle, afin de la protéger de la pluie et du froid mordant qui commençait à se faire sentir. Un léger sourire s’étira sur mes lèvres. Puis m’asseyant à côté d’elle sur le sol mouillé, je m’appretais à faire ce que je devrais toujours faire. Mais cette fois hors de mon bureau et de façon exceptionnelle.

«Alors Miss Swann, dites moi donc  ce qui vous chagrine, je suis là pour ça après tout. Je n’aime pas et ne supporte pas voir mes élèves fondre en sanglot, alors allez y, je suis la pour vous. Pour vous écouter, vous réconforter, et essayer de supprimer vos peur les plus profondes. Croyez-moi, c’est l'orage qui à peur de moi et pas le contraire ...»

Je parle en #0000ff
hrp

Revenir en haut Aller en bas
Nylia J. Swann
IRS |:| Classe Epsilon
avatar
Féminin
Messages : 564
Né(e) le : 28/06/1999
Date d'inscription : 16/02/2017
Age : 17
Niveau d'études/Métier : 4°A
Situation amoureuse : Coeur à prendre ~
Nationalité : Anglaise.
Commentaires/Citations : Madness is Genius ~
Nylia vous parle en #0099FF !
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t227-almost-dying-changes-nothing-dying-changes-everything-nylia-j-swann#1676

Ven 12 Mai - 16:09

Dans l'ombre de l'orage

I’m trying to do my best every single day, but sometimes I get weak… I guess I’m still a human being, after all.

300 motsNylia essaie de s'en sortir en #0099FF
La pluie continuait de tomber et je ne supportais vraiment pas ça. Je mourais de froid et je devais sûrement être peu attirante à cause de mes cheveux aplatis par les gouttes de pluie offensives… Ce soir, rien n’allait dans mon sens et j’en étais très agacée parce qu’abattue. Et puis je n’avais pas prévu de croiser mon psychologue maintenant.

Humm en effet, un peu en retard cependant, car je ne me suis pas réveillé, j’ai passé la journée à lire plusieurs dossiers et je dois vous avouer que ça a fatigué mes pauvres petits yeux. Mais bon, j’essaye de me rattraper en venant malgré tout, d’ailleurs, vous étiez une des personnes que je voulais voir là-bas mais visiblement il est un peu tard pour vous demander une danse, non ?
- Oui, désolée que vous soyez venu pour rien…m’excusai-je, détournant le regard.

Une danse ? Sérieusement ? Même s’il était arrivé à temps, je ne pense pas que j’aurais pu la lui accorder, si je l’avais reconnu… Pour qui serais-je passée ? Et puis, pourquoi souhaitait-il me voir au bal ? Avait-il quelque chose à dire par rapport à notre dernier entretien, était-il inquiet pour une quelconque raison ? Ou alors, peut-être avait-il simplement envie de me voir… Euh non, c’est glauque ça.

Vous allez avoir froid, avec ce costume et toute la pluie qui tombe et qui menace de tomber. Les cumulonimbus, quand ils sont aussi noirs sont pleinement chargés d’électricité statique et de pluie. Et si je me souviens bien vous avez une phobie chronique des orages. Donc en tant que professionnel, ami et personne qui vous apprécie, je me refuse à vous laisser seule.

La froideur de la nuit ne m’empêcha pas de rougir aux paroles de monsieur Ueda, surtout lorsqu’il ôta sa veste sans hésiter pour me la mettre sur les épaules. C’était si gentil… Pourquoi faisait-il tout ça ? Il se souvenait que j’avais peur des orages… Cela expliquait sûrement ce comportement adorable. Les mots « ami » et « personne qui vous apprécie » m’avait interpellés. Où était passée l’impartialité qu’un psy est censé avoir pour sa patiente, avec tout ça ? Elle se contenta de lui glisser un “Merci” faible tout en lui offrant son petit sourire angélique. Peu de temps après, nous nous assîmes sur le sol trempé, l’un à côté de l’autre. J’avais l’impression que la pluie m’érodait le crâne, mais au point où j’en étais…

Alors Miss Swann, dites-moi donc ce qui vous chagrine, je suis là pour ça après tout. Je n’aime pas et ne supporte pas voir mes élèves fondre en sanglot, alors allez-y, je suis là pour vous. Pour vous écouter, vous réconforter, et essayer de supprimer vos peurs les plus profondes. Croyez-moi, c’est l'orage qui a peur de moi et pas le contraire...

Je lui adressai de nouveau un sourire sincère tout en le regardant dans les yeux. Qu’allais-je bien pouvoir répondre ? Tant de choses n’allaient pas actuellement. Je m’empressai d’abord de sécher mes larmes, même si avec toute cette pluie, on ne voyait pas la différence…

Merci encore de vouloir m’aider, monsieur Ueda. Mais… Si vous me le permettez, j’aurais une question, moi aussi. Pourquoi perdre votre temps avec moi ? Ce n’est pas parce que je suis partie du bal qu’il est nul, ou quoi que ce soit. Vous devriez vous y rendre, le buffet est délicieux en plus,finis-je en laissant s’exprimer mon rire cristallin.

C’est vrai, pourquoi s’était-il arrêté, juste pour moi ? Je ne voulais absolument pas être un obstacle sur sa route… Je sursautai alors que le tonnerre venait à nouveau de gronder. J’étais vraiment morte de peur, et j’en avais honte.

J’ai peur, monsieur Ueda, lui glissai-je d’une petite voix timide. Je suis morte de peur…

Je n’aurais pas pu être plus sincère. Mais pourquoi m’attardais-je à lui raconter tout ça ? Depuis cinq minutes, j’aurais largement eu le temps de rejoindre mon dortoir. Pourtant, j’étais restée ici, à côté de mon psychologue, triste et vulnérable. Je commençai à comprendre pourquoi ; je ne voulais absolument pas rester seule, et surtout pas sous cet orage…

C’est ça qui me chagrine : cet orage… Cet orage, et le bal, d’une certaine manière. Plus il y avait de personnes dans l’auditorium, plus je me sentais seule… Et, et… La musique, elle, ne s’arrêtait plus, et… Et… J’avais mal à la tête, et plus le temps passait, plus je me disais que la plupart des gens devaient me trouver affreusement moche dans ce costume de chat, et, et… C’était… C’était insupportable…” avouai-je en réprimant un sanglot.

J’avais mis les mains sur mes oreilles, incapable de gérer le souvenir de la musique qui résonnait dans la salle du bal et surtout, dans mon esprit. Je sentais mon coeur battre à mille à l’heure ; je n’étais pas tranquille.
©linus pour Epicode




Revenir en haut Aller en bas
Ethan J. Ueda
IRS & ISS |:| Psychologue
avatar
Masculin
Messages : 55
Né(e) le : 07/07/1992
Date d'inscription : 20/02/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Psychologue et beaucoup d'autre chose
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Américaine
Voir le profil de l'utilisateur

Mar 16 Mai - 14:19

Dans l'ombre de l'orage
© Bell ft Nylia

¤L’orage gronda une fois de plus, faisant trembler l’air. Il était visiblement assez mécontent du fait que je protège sa victime. Même si pour l’instant cela se limiter au port d’une veste de smoking, sûrement très peu adapté à la pluie. Je sentais les gouttes s’écrasaient lourdement sur la peau de mes bras nu, alors que ma chemise était en train de se gorger d’eau et de me coller à la peau, mais je n’avais pas froid au contraire, sa proximité, sa présence, tout ça suffisait à me réchauffer que ce soit autant le corps que le coeur.  «  Oui, désolée que vous soyez venu pour rien… » m’avait elle dit.

¤Venu pour rien ? jamais je ne serais venu pour rien. A la base si j’étais venu au bal c’était pour ... C’est assez gênant à vrai dire. Je voulais profiter du fait que c’était déguisé pour profiter du bal avec elle sans aucun regard pour nous juger. Parce que le problème quand on tombe amoureux d’une élève et qu’on est son psy, c’est que techniquement c’est très mal vu. Figure d’autorité tout ça tout ça. Et puis bon ses sentiments à elle n’étaient sûrement pas réciproque. Et cette pluie avait tendance à me le rappeler comme une lame de poignard. Chaque goutte essayait de me dire – Raccompagne la juste tu te fais du mal- mais je n’en avais pas la moindre envie. Nylia c’était... comment dire, mon coup de foudre. Si jamais je devais croire au principe de l’âme sœur, alors ça serait-elle. Bref je m’égare, ce que je lui ai répondu, quelque chose de bête sûrement.

« Oh je ne suis pas venu pour rien, tu sais j’adore mon boulot et j’adore mes patients, donc je suis aussi bien ici avec toi. »

¤J’avais un petit peu insisté sur « mes » patients, du moins pour l’instant. Il n’était pas question que je lui révèle maintenant que la raison de base qui m’avait fait venir était tout simplement elle, avec son visage angélique qui me donnait envie de la protéger et de caresser sa joue de façon irrésistible. C’était suite à ça que je lui avais prêté ma veste même si après réflexion elle ne devait pas faire énormément effet. Elle n’avait pas encore répondu à ma grande tirade de question, m’ayant juste adresser un magnifique sourire qui, je ne vous le cache pas m’avait arraché un battement de cœur. Elle avait tenté de ressuyer ses larmes, sûrement avait elle réussi, mais la pluie écrasait ses tentatives de façon agressive, plaquant ses magnifiques cheveux blonds sur son visage. Et j’avais beau la regarder, je ne pouvais qu’être absorbé par sa beauté. Seul le son de sa voix me sortit de ma contemplation.

« Merci encore de vouloir m’aider, monsieur Ueda. Mais… Si vous me le permettez, j’aurais une question, moi aussi. Pourquoi perdre votre temps avec moi ? Ce n’est pas parce que je suis partie du bal qu’il est nul, ou quoi que ce soit. Vous devriez vous y rendre, le buffet est délicieux en plus. »

« Perdre mon temps ? Je ne perds pas mon temps. Je... je ne suis pas très fête, s’il y a bien une raison pour laquelle je me rendais au bal c ‘est... toi. Bon j’avoue que la partie buffet m’a l’air assez intéressante mais... Je préfère rester avec toi, déjà parce que je ne peux pas me résoudre à laisser une de mes élèves seule sous l’orage et aussi parce que ... j’ai, - légère hésitation dans ma voix- envie d’être avec toi ... »

¤J’avais dit cette dernière phrase assez vite, un soupir discret s’échappa de mes lèvres, mon coeur était en train de battre beaucoup trop vite, et heureusement elle n’était pas contre moi pour l’entendre. Je me remémorais son magnifique rire avant d’entendre la suite bien moins assuré de la blondinette.

« J’ai peur, monsieur Ueda, lui glissai-je d’une petite voix timide. Je suis morte de peur… »

¤Je quoi avait-elle peur ? Je me doutais bien que ce n’était pas uniquement de l’orage, un sourire rassurant se dessina sur son visage, je savais pertinemment qu’elle n’avait pas encore fini de parler. J’attendais patiemment la suite, une main essayant de se faire rassurante. Puis une boule me serra lentement la gorges en entendant la suite de son récit.

« C’est ça qui me chagrine : cet orage… Cet orage, et le bal, d’une certaine manière. Plus il y avait de personnes dans l’auditorium, plus je me sentais seule… Et, et… La musique, elle, ne s’arrêtait plus, et… Et… J’avais mal à la tête, et plus le temps passait, plus je me disais que la plupart des gens devaient me trouver affreusement moche dans ce costume de chat, et, et… C’était… C’était insupportable…” »

¤Il me fallut un long moment de réflexion, je ne devais pas me tromper autant dans mes gestes que dans mes paroles, m’approchant d’elle pour la serrer dans mes bras, pas énormément cependant, je ne voulais pas ambiguïté, seulement réchauffer son corps refroidit par la pluie. Inspirant grandement, je me suis lancé avec une voix calme pour essayer de la rassurer.

« Je vois. Laissez-moi vous dire certaine chose alors mademoiselle Swann. Tout d’abord, si vous vous sentiez oppressé, c’était un bon choix de ne pas rester, bon après l’orage vous n’auriez pas pu le prévoir forcément. Et ensuite... Je ne vous laisserais jamais seule. Si vous avez besoin de quelqu’un je serais toujours là à vos côté, peut-être un peu plus loin parfois, mais dans ce cas, vous aurez juste à m’appeler pour que j’arrive en me téléportant. Parce que le cheval blanc c’est trop banal et beaucoup trop cliché. Je me maudirais presque d’être arrivé aussi tard pour le coup ... – J’inspirais de nouveau- Et ... je ne sais pas comment formuler ça ... Vous n’êtes.... Tu n’es pas moche, tu es ravissante, magnifique, et incroyablement mignonne dans ce costume. Je suis au contraire sûr que tu as fait chavirer plus d’un cœur ...Ce qui me chagrinerait un peu. Maintenant, je suis là, avec toi, sous ce foutu orage, mais je m’en fiche, parce que je suis avec toi, et ça, ça me réchauffe le cœur. Si tu veux je peux te raccompagner à ton dortoir mais... – Je fus encore une fois hésitant- Je pourrais aussi t’offrir la chaleur de mes bras tout simplement. »


¤A ses mots je resserrais légèrement mon étreinte, restant quand même légèrement distant, disons que j’attendais son aval pour la blottir contre moi même si je voulais le faire énormément depuis que j’étais assis à côté d’elle

Je parle en #0000ff
PS: Corrigé par une bonne âme

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Dans l'ombre du Maître
» Le rallye des mots
» évangile et homélie du 15 octobre
» Question sur la représentation du Saint Esprit
» le Bonsai .....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Institution Indarë :: IRS - Annexe :: Cour de l'IRS-
Sauter vers: