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La rentrée scolaire approche et elle amène plusieurs changements avec elle. Venez vous recenser.

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Tout est question d'argent [Yoite]

Alix Scarønson
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Lun 8 Mai - 3:30

6 Mai
2017
Tout est question d'argent

Yoite Unden

Mentir devenait parfois compliqué. Rien qu'hier soir, il avait failli se faire prendre par la chef de la sécurité en rentrant aux dortoirs après une soirée avec des amis qui ne voulaient pas qu'il dorme sur place. Depuis sa tentative d'endormir toute la cafet des IRS avec un gaz somnifère, elle était bizarrement sur son dos en permanence. A croire qu'elle n'appréciait pas une petite blague. C'est pas comme s'il avait tué quelqu'un. Enfin, elle était clairement plus compétente que l'ancien, et il était plutôt heureux d'avoir changé d'école avant qu'elle n'entre en service. L'avoir sur le dos entre les cours en plus des dortoirs aurait été assez soûlant, à force.
Du coup, là, il était en train de monter un plan compliqué pour savoir comme il échapperait à sa surveillance ce soir. Il avait prévu de passer la soirée à jouer avec des potes, et il était fort probable qu'il ne soit pas rentré avant le couvre-feu. C'était vital : il devait se refaire, il ne lui restait plus beaucoup d'argent - un coup de malchance - et sans argent, il serait condamné à une cure plus ou moins longue. Ou à reprendre le trafic de mélanges chimiques bizarres.

Il ne pouvait pas se permettre de simplement entrer par la porte principale, et les fenêtres des étages étaient toutes bloquées par des barreaux - encore un inconvénient dont il se serait débarrassé si des abrutis n'avaient pas décidé de mettre le feu aux dortoirs de l'ISS. Dans tous les cas, il serait forcé de passer par les escaliers. Peut-être qu'en fabriquant des petite fumigènes... mais ça le désignerait aussitôt comme coupable.
Tout à ses intenses réflexions techniques, il ne sentit pas son portefeuille glisser de sa poche et atterrir mollement sur le trottoir, sans un bruit. Il continua sa marche aléatoire dans les rues de la ville et du quartier, qu'il avait entamée pour tuer le temps avant le début de sa soirée.

Il entrait dans une rue un peu moins fréquentée quand il sentit une main agripper son épaule. Avant qu'il n'ait le temps de comprendre, il se retrouva plaqué contre un mur par un type qu'il connaissait moyennement - plus petit que lui, mais nettement plus musclé. Entre la situation et le nombre de tête qui défilaient tous les jours devant ses yeux, il n'était pas fichu de retrouver son nom. Ni ce qu'il pouvait bien lui vouloir.

- Où est mon fric, Alix ?

Ah, oui. Ca ne pouvait être que ça - quoi d'autre ? Il avait abandoné depuis longtemps les autres activités qui auraient pu lui poser des problèmes. C'était sûrement pour le fric en question qu'il avait tant insisté autour de la table au début de la semaine et qu'il avait fini par perdre quasiment tout son argent.
Ouais, sauf que s'il lui disait ça, l'autre n'allait pas apprécier la réponse, et il tenait encore à son nez.

- J'en sais rien, t'as regardé dans ta poche ? (L'autre lui jeta un regard noir et Alix poussa un soupir). Ca va, je plaisante. Rappelle-moi combien je te dois.
- 300. Et je les veux tout de suite.

Ca... ça risquait d'être compliqué. Sans y mettre de mauvaise volonté, il n'avait pas 300£ sur lui et même s'il les avait eues, ça le dérangeait un peu (beaucoup) de les filer à quelqu'un sans pouvoir les utiliser pour en gagner plus.

- Ca va être difficile, j'ai plus mon portefeuille.

Il n'était même pas conscient de dire la vérité, sur ce coup, et il grimaça en sentant la pression sur son épaule s'accentuer. Tu peux éviter de me péter la clavicule, s'il te plaît ?
© Alix
paroles en #9E1A12


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Yoite Unden
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Lun 5 Juin - 14:59
C'était pas toujours simple de se débrouiller seul dans un pays étranger, loin de là. Yoite avait beau maîtriser un minimum la langue de Shakespeare, il avait sous-estimé la vitesse des dialogues des natifs et aussi son pauvre accent mal entretenu. Du coup, il se retrouvait souvent seul mais c'était par choix. Ce n'était que pour un mois et officiellement, il n'était pas venu pour se faire des potes. C'était un échange scolaire après tout, il devait ramener un minimum de connaissances, des preuves qu'il n'avait pas passé tout son temps à tester les alcools locaux ou les bars gays alentours.
Dans la classe qu'on lui avait attribué, le courant passait bien pour la plupart mais comme il venait de débarquer dans une période où les examens résonnaient déjà dans la bouche des 3/4 des personnes qu'il croisait, celles-ci n'étaient pas spécialement joyeuses à l'idée de prendre en main un petit asiat' perdu mais pas dénué de ressources.
Alors Yoite prenait les choses en main, se comportant à l'extérieur comme s'il était en vacances et malgré le côté trop présent de la solitude, il appréciait ses journées. Les asiatiques avaient des têtes de touristes dans n'importe quel pays alors il ne choquait personne, sauf avec ses cheveux peut-être ...

Son après-midi se déroulait calmement, il visitait les rues de West London pour être sûr de ne rien rater. D'ailleurs, quand un portefeuille tomba sur le trottoir juste sous ses yeux, il se pencha aussitôt pour le ramasser, conscient d'avoir aperçu la silhouette à qui il appartenait. Malheureusement pour lui, il ne savait pas dire "portefeuille" en anglais et juste un "hey, your ..." quitta ses lèvres alors que son objectif s'éloignait doucement.
Bon il allait tenter de le rattraper, sans passer pour un stalker!

Au moment où il le vit tourner dans une petite rue, déviant ainsi de la voie centrale, Yoi se dit que c'était sa chance, qu'il pourrait élever la voix pour lui faire signe s'il ne réussissait pas à le rattraper.
Malheureusement, quand il bifurqua lui aussi en s'attendant presque à lui faire face, son corps se stoppa net avant même qu'il ne comprenne ce qui se passait sous ses yeux. A quelques mètres seulement, le jeune homme qu'il suivait depuis à peine 5 minutes était plaqué contre un mur par un type musclé. C'était un règlement de compte ou une confession un peu brutale? Désormais, c'était un peu délicat d'intervenir, notre japonais n'était pas connu pour sa diplomatie légendaire mais davantage pour sa lâcheté hors du commun.
Se collant contre le mur, Yoite tenta quand même de s'approcher, ne serait-ce que pour entendre ce qu'ils se disaient même s'il doutait fort de comprendre un mot. Il entendit le prénom Alix, ainsi que le mot "fric" et son esprit ne fit qu'un tour. Il détenait la libération du jeune homme dans sa main! Mais malgré toute l'envie bien présente de porter secours à quelqu'un qu'il ne connaissait pas du tout, Yoite avait la trouille, il ne voulait pas être mêlé à une bagarre ... pas encore.

Il fit marche arrière, et bouscula une jeune fille au passage qui lui adressa un regard noir avant qu'il ne réussisse à expliquer qu'il y avait une bagarre dans la rue juste à côté. En toute honnêteté, il n'espérait pas grand chose de cette demoiselle à moins qu'elle ne ramène ses potes musclés pour qu'ils gèrent la situation à la sauce SuperHéros mais quand elle se mit à crier de manière très aigüe en appelant la police, Yoi ne pu s'empêcher de rire. Tout le monde se retournait vers eux, cherchant à voir ce qui se passait, attendant impatiemment qu'un policier arrive en courant pour faire son devoir mais ... ce ne fut pas utile. Une ombre passa près de lui, sans s'arrêter, et Yoite su que c'était "l'agresseur". Il avait pris la fuite en toute discrétion et le dénommé Alix devait maintenant être seul dans la ruelle.


"Les filles ont vraiment une voix qui porte!"

Il avait d'abord pensé à lui demander s'il allait bien mais franchement ... il avait l'air d'en avoir rien à foutre. Comme si tout ça n'avait pas été grave, comme si ça le faisait même chier qu'un éventuel policier puisse venir voir ce qui se passait. Après tout, Yoite n'était peut-être pas intervenu dans l'intérêt du gentil!

"Tiens ton ... machin. Tu l'as perdu sur euh ... tout à l'heure. Bref."

Et d'un geste presque hésitant, il lui tendit son portefeuille en s'attendant à toutes sortes de réactions. Est-ce qu'il n'allait pas tenter de lui dire que c'était lui qui l'avait pris, ou qu'il ne devait pas suivre les gens comme ça et encore moins se mêler des affaires des autres? Ou allait-il juste le remercier d'avoir trouvé, sans le vouloir, une solution plutôt efficace ... jusqu'à la prochaine fois en tout cas.
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Alix Scarønson
IRS |:| Troisième année
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Jeu 22 Juin - 20:39

6 Mai
2017
Tout est question d'argent

Yoite Unden

Alors qu'il réfléchissait sérieusement à une manière de ne pas se faire déboîter l'épaule, il aperçut un mouvement à sa gauche. Rien qui aurait retenu son attention très longtemps si ce geste n'avait pas été suivi par un hurlement suraigu. Il haussa un sourcil. Appeler la police ? Est-ce qu'il venait d'avoir le plus gros coup de bol de sa vie ou est-ce que quelqu'un était vraiment en train d'appeler à l'aide... pour lui ? C'était inédit, tiens. Il sentit la pression sur son épaule se relâcher d'un coup.

- Je te retrouverai, cracha l'autre. Et personne viendra t'empêcher de me rendre ma thune.
- C'est ça.

Il faisait le malin mais sa tension avait grimpé en flèche et il fut content de voir le type s'enfuir en courant. Il se détendit légèrement, mais son sauvetage express gardait une ombre au tableau : si quelqu'un appelait vraiment les flics et qu'ils se pointaient, il risquait d'avoir des problèmes avec l'école. Encore. L'idée qu'on puisse le transférer à nouveau à l'IRS lui donnait des sueurs froides. Il suffisait qu'on apprenne pourquoi ce type l'avait agressé et il était bon pour son aller simple dans le programme Potion.

- Les filles ont vraiment une voix qui porte !

Il sursauta presque en réalisant que quelqu'un lui parlait. Ok, il n'était pas si calme et détendu que ça, finalement, si simplement entendre une voix lui faisait peur comme ça. Qui était ce gars ? Est-ce que c'était lui qui avait demandé à la fille d'appeler la police ? Si c'était le cas, il lui devait sans doute des remerciements...

Il allait donc le remercier quand l'inconnu lui tendit... son portefeuille – après une phrase à trous qui montrait clairement qu'il n'était pas d'ici. Alix ouvrit de grands yeux en réalisant qu'il l'avait vraiment perdu quelque part et qu'il avait dit la vérité à son "agresseur" – quoique le mot était un peu fort pour leur petit désaccord – en pensant lancer une fausse excuse. Une envie de rire irrépressible le saisit et il mit quelques secondes à la calmer avant de récupérer son bien.

- Merci ! Désolé pour le fou-rire c'est euh... nerveux.

Expliquer le déroulement de pensées qui lui avait valu cet éclat de rire incompréhensible était inutile, surtout qu'il était bien le seul que ça aurait fait rire. Passer ça sur le compte de la retombée de la panique, c'était plus simple et ça semblerait plus logique à long-terme.

- Au fait, le mot que tu cherches c'est "portefeuille". Tu n'es pas de Londres, si ?

Il parlait un peu plus vite que d'habitude sous le coup de l'adrénaline et il dut forcer pour reprendre un rythme d'élocution normale quand il se rappela que le gars en face n'était pas aussi anglophone que lui et qu'il risquait de le perdre au bout de trois mots. Mais le stress avait donné un coup de pouce à sa curiosité naturelle, qui s'agitait un peu trop sous son crâne.
© Alix
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