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'Cause i'm not the solution [pv nylia]

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Issou Adore
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Mar 18 Avr - 1:53




Milieu d'semaine, Issou s'était barré de son petit coin coin de l'ISS. Comme à son habitude, après avoir traîné avec les toutous gentils de son université, il se rendait directement dans les mauvais coins pour retrouver ceux qu'il aimait dire "aussi peu stable" que lui-même. Éternel insatisfait, toujours prêt à rendre une soirée inoubliable, le genre de gars, en soit, qui le rendait suffisamment idiot pour qu'il se sente vivant.

"On s'casse en te-boi?" S'exprima rapidement le teu-bé du groupe. Grand, musclé, crâne rasé, treillis militaire et chemise verte avec des espèces d'autocollant un petit peu partout. L'ébène le toisa, sachant très bien que ce n'était pas à lui de prendre une quelconque décision. Ainsi baigné par les ténèbres, un verre d'ambré entre les doigts, Issou se lécha les lèvres avant de savourer une énième gorgée.

Toujours d'un élégant accoutrement, beaucoup se demanderont ce que fichait Issou avec ce groupe d'apparence bien moins "hype". La raison était simple, son état d'esprit s'approchait bien plus d'eux, même si son style vestimentaire différait. Encore qu'il n'avait jamais ressenti l'impression d'être mis à l'écart de ces personnes qui l'acceptait tel qu'il était.
"Encore heureux." S'exprima le p'tit nerveux du groupe, mèche décoloré, toujours le petit mot pour faire sourire. El padre, comme il l'appelait le plus souvent pour se foutre de sa petite taille, se remit debout d'un élégant saut tout en faisant craquer son cou et quelques autres articulations. "Beaucoup trop chaud l'petit." Glissa tranquillement l'Adore tout en se relevant; il s'épousseta en vitesse tout en questionnant le petit groupe du regard. "Alors, dit moi Bouli, tu veux faire chier qui?" Bouli; surnom très peu recherché pour s'adresser au grand nigaud un petit peu plus loin.


**


C'était pas compliqué, l'Adore c'était la belle gueule du groupe; son accoutrement de la haute et son visage dénudé d’impureté attirait inlassablement l'attention sur une hypothétique fortune qui n'était -heureusement- pas un mensonge. Il en jouait? Bien sûr, compliqué d'imaginer que ce n'était pas l'argent à papa, mais bien le sien. La carte bancaire rapidement dégoupillée, c'est deux petites bouteilles qui arrivèrent rapidement à l'intérieur.
Deux? Quelques minutes suffirent pour qu'un sourire mutin n'étire les lèvres du ténébreux. "C'est ta meuf? Oh, t'sais que j'lui ferai bien du sale?"

Issou ne retint pas son rire, c'est même à gorge déployée qu'il se laissa aller. Bouli, un peu plus loin, rappliqua direct au premier coup porté par le nerveux. L'Adore se servit rapidement un verre tout en se rapprochant de la scène. Il apprécia une dernière fois le goût exquis de sa bouteille bon marché tout en vidant son verre. C'était parti? Il évita un coup perdu, profitant du fait que le groupe "adverse" avait certainement un petit peu abusé sur la bouteille pour écraser son verre sur le premier qui le remarqua. Un fantôme, David et Goliath était du même côté, aidé de quelques autres potes à eux, tant dis que l'ébène se fondait dans une masse autre. Aidant par ci, aidant par-là, sans jamais vraiment risquer sa peau plus que ça.

Une pute? Peut-être bien, il aidait ses potes à sa façon. Issou ne savait juste pas se battre et prenait régulièrement de belle branlée, se satisfaisant d'arriver à faire mal avec les quelques coups qu'il arrivait à porter. C'est pourquoi, il tâchait de prendre les petits guerriers d'en face sans qu'un groupe ne lui monte dessus. Toujours est-il qu'il se retrouva rapidement dehors, sortant de lui-même à peine le videur posa l’œil sur lui.

L'Adore se retint de sourire, il en avait pour une bonne dizaine de minutes avant que les gorilles n'arrivent à sortir Goliath. Il imaginait déjà El Padre entrain de courir sur la piste de danse, esquivant les petits gars tout en laissant ses mains traînés, profitant de son petit gabarie pour faire courir les videurs un peu partout. L'ébène sortit son paquet de cigarette tout en en coinçant une entre ses lèvres, il toisa rapidement sa montre du regard tout en retroussant les manches de sa chemise, heureusement, toujours d'un beau blanc. Puis soupira, si sa mère apprenait qu'il était encore sortie, elle allait lui mettre une misère...
Juste pour la forme, du moins, c'est ce qu'il pensait.

Finalement, son regard fut attiré par une espèce de chose difforme, au loin. Les quelques lampadaires situés un peu plus loin lui firent déceler une douce chevelure blonde, Issou enfonça ses mains dans ses poches après s'être relevé, tout en remaniant sa cravate. Allons bon... Il posa doucement sa main sur l'épaule de la blondinette. "Un soucis?" Glissa-t-il rapidement, tout en toisant par dessus son épaule que ni l'nerveux ni Bouli ne se pointe pour faire encore plus peur à la demoiselle que cela ne fut le cas.


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Nylia J. Swann
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Mar 18 Avr - 13:29
HRP : Je suis désolée pour la qualité de ce RP, j'ai dû l'écrire sur mon téléphone :x



Musique. Beaucoup trop de musique. De l'air, vite. Délires. Obscurité, vide, néant. Non, lumières éblouissantes... Néons.

Nylia était dans un sale état. Comment s'était-elle retrouvée dans cette soirée ? Pourquoi ? Elle ne s'en souvenait déjà plus. As a matter of fact, elle se souvenait à peine de son identité. Une seule chose était sûre : c'était le week-end, sinon elle ne serait pas sortie aussi facilement de l'enceinte de l'Institution. Ou peut-être se trompait-elle aussi sur ce détail ? Après tout, rien n'était sûr.

La blondinette réussit à sortir son téléphone de sa poche et à distinguer l'heure. Enfin... en tout cas, il était tard. Il était tard et elle était perdue. Seule. Vulnérable. La musique était beaucoup trop forte. Pas excessivement mauvaise, mais forte, et l'étudiante avait l'impression que sa tête pouvait littéralement exploser d'une seconde à l'autre.

Nylia avait visiblement besoin d'aide mais personne, dans cette salle, ne l'avait remarquée. L'endroit était trop bondé, et contrairement à certains, l'étudiante n'était pas une habituée de ces endroits, ni une fêtarde en règle générale. Celle qui était normalement si belle et si rayonnante semblait avoir perdu sa lumière. Même le soleil finit par mourir, après tout.

La blondinette espérait au moins être à chocolat. Et pas dans un quartier trop mal fâmé de préférence. Mais bon, il fallait relativiser. Nylia avait pété les plombs, mais pas au point de quitter la ville. Déjà qu'elle était sortie des lapins... Après ça, elle n'oserait plus adresser la parole à un élève des oeufs, parce qu'elle se considèrerait elle-même comme une folle. Une folle. Une malade...

Sortir d'ici. Il fallait qu'elle sorte d'ici. Elle en avait marre de tous ces gens. Pour vu que dans la rue, elle ne croise personne, ni des élèves ni des cloches... Trouver la sortie de cette sorte de hangar fût extrêmement difficile. Nylia rassemblait ses dernières forces en espérant... ouais, en espérant tout court, déjà, c'est pas mal.

Pourquoi avait-elle bu ? À ce moment précis, elle se haït. Non, il fut plus juste de dire que l'anglaise se haïssait de manière générale, mais qu'elle faisait avec. Cependant, elle se remercia de s'être arrêtée de boire avant de dépasser les limites de sa limite. En effet, aussi éméchée qu'était Nylia, elle était toujours plus ou moins lucide même si sa tête tournait comme un engrenage infernal.

Elle était tellement concentrée pour ne pas s'évanouir qu'elle ne se rendit pas tout de suite compte qu'elle était sortie. Ce ne fut que quand la jeune Swann s'autorisa à respirer et à relever la tête qu'elle put esquisser un petit sourire de victoire, aussitôt étouffé par un sanglot de désespoir. "Pathétique. Tu es pathétique, Nylia."

"Un soucis ?"

La jeune femme s'immobilisa. C'était une voix masculine, plutôt prononcée. Au moins, ça, elle le comprenait. Un souci. Un souci... est-ce qu'elle avait un souci ? Pas vraiment. Et en même temps, si, complètement. Cette soirée était un souci, son état était un souci, sa vie était un souci, et Nylia, surtout, était un souci. Elle réussit à plonger son regard harassante dans les yeux de son interlocuteur.

"Oui, moi."

Et elle éclata en pleurs avant de tomber à genoux sur le sol. Ça n'avait pas fait mal. La blondinette souffrait déjà beaucoup trop intérieurement pour être affectée par une petite chute sur les genoux. Pourtant, ceux-ci étaient sûrement écorchés un minimum, but who cares ? Certainement pas Nylia. Elle espérait juste que l'individu qu'elle venait de rencontrer n'était pas mal intentionné, parce que sinon, il fut très probable que c'en soit fini d'elle.

"Qui êtes-vous ? Qu'est-ce que vous me voulez ?"

Brisée, Nylia avait réussi à sortir ces deux phrases, qui malgré elle ressemblaient plutôt à un ensemble difforme de mots, qui malgré elle ressemblaient plutôt à des lettres maladroitement prononcées. À travers ses larmes, la blondinette avait fait de son mieux. Terrorisée était le bon mot. Elle était terrorisée par la situation et s'était reculée, toujours au sol.



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Issou Adore
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Mar 18 Avr - 20:05
"Oui, moi."

L'ébène lâcha un soupire, tout en prenant appuie sur le petit muret, il se laissa tomber à côté de la blonde pour s'asseoir globalement par terre à ses côtés. Ne la touchant alors plus. Le soucis c'était elle? Que voulait-elle dire? Issou connaissait bien ces espèces de moment pourrie, pour l'instant, impossible de savoir si cela provenait réellement de sa conscience ou juste d'une haine hagarde face à sa trop grande consommation d'alcool.
Issou ingéra une dernière bouffée de nicotine, sa cigarette toujours coincée entre ses lèvres, il posa tranquillement ses bras sur ses genoux. Il s'était assit dans une position assez libre. Pourquoi? Tenter de lui donner confiance. Pourquoi?

Le regard de l'Adore se perdit dans l'horizon ténébreuse, effectivement, bonne question. Son verre toujours dans la main, il le finit d'une traite puis le posa un peu plus loin. Il eut le réflexe de la rattraper légèrement alors qu'elle tombait, pas compliqué vu le poids qu'elle devait peser, même assis, celui-ci avait dû bien limiter les dégâts. Le jeune homme tenta de capter le regard de la blondinette, mais sembla échouer.

Il tentait certainement de se trouver une motivation, pourquoi était-il actuellement avec cette fille qu'il ne connaissait même pas, qui ne lui rappelait personne? Cela lui tira un petit sourire. "Parce que je fais ce que je veux." Pensa-t-il. Particulièrement maintenant, j'avais envie de l'aider. Pourquoi pas une autre? Parce que.

Issou s'assit tranquillement, savourant sa cigarette, maintenant qu'il la savait assise le dernier risque c'était la galette. Ça monterait un peu sa daronne dans les tours, mais en soit ce n'était rien de réellement risqué. Qui n'avait jamais relâché un trop plein d'alcool? Certaines situations étaient plutôt bien réglée par ce genre de procédé.

"Qui êtes-vous? Qu'est-ce que vous me voulez?" Le jeune homme toussa un légèrement pour s'éclaircir la voix et répondit rapidement. "Je te veux rien, en fait..." Rétorqua-t-il; pourquoi devrait-il lui vouloir un quelconque mal? Cette paranoïa était vraiment mal placée. "Si tu veux tout savoir, j'attends deux potes à moi qui sont entrain de faire les cons à l'intérieur, parce que, soyons honnête... Elle est nulle cette soirée, hein?" Plaça-t-il ingénieusement, tout en lui donnant un petit coup de coude accompagné d'une attitude joueuse.

"Donc, j'te veux rien. Après j'peux faire deux ou trois pas sur la gauche et me mettre à l’écart si t'as besoin de ça." Par simple précaution, inutile de la faire paniquer, le petit animal paniqué en face de lui ne semblait pas en pleine possession de ses moyens.

Plus il frappa ses mains pour finir, s'estimant idiot. "Au fait, je m'appel Issou, alors dit moi... Pourquoi tu devrais être un soucis?" Puis il caressa sa petite barbichette inexistante; c'était bien une chose qui l'embetait, cette absence de pilosité sur son visage. "Après, on se reverra peut-être jamais, j'habite pas vraiment dans le coin, donc si j'peux t'aider le temps que mes deux singes s'en sortent..." P'tit sourire.

Il s'en ira dès que ses potes se pointeront, cela devrait la rassurer.

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Nylia J. Swann
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Jeu 20 Avr - 14:21
ft.
ADORE Issou
« ‘Cause I’m not the solution »
Help…
Ce soir-là, il fut probable que Nylia ignorait qu’il était possible de se haïr à ce point. La soirée semblait déjà bien avancée, et elle n’avait plus aucun souvenir de sa journée. Elle n’était même pas sûre qu’elle en avait tout court, des souvenirs, en fait. La blondinette aurait adoré triturer sa mémoire et penser au passé davantage, mais là, il fallait qu’elle réfléchisse à l’instant présent. Il fallait qu’elle utilise son peu de force pour analyser son interlocuteur. Déjà, était-il dangereux pour elle ? Pas sûr.

L’étudiante était en plein conflit intérieur pour se calmer. Vue de l’extérieur, cependant, elle avait l’air… Au bout de sa vie. Mais il fallait qu’elle canalise sa peur au maximum. Objectivement, pour l’instant, il n’y avait aucune raison de flipper. L’inconnu n’avait fait que lui toucher l’épaule pour l’interpeller. C’est tout. En plus, c’était pour lui demander si elle avait un problème, donc ça, ce n’était pas une habitude d’homme malveillant. Pour couronner le tout, il venait de s’abaisser au niveau de la jeune fille, pour être à son niveau. Geste qui rassurait la jeune anglaise.

Nylia reconnut l’odeur de la cigarette : pas étonnant, puisque son interlocuteur était en train d’en fumer une. Cet odeur ne l’avait jamais vraiment dérangée, mais là, elle l’étouffait plus qu’autre chose. Impossible pour elle de le dire, ceci dit. Elle faisait son possible pour ne pas tousser.

« Je te veux rien, en fait… Si tu veux tout savoir, j’attends deux potes à moi qui sont en train de faire les cons à l’intérieur, parce que, soyons honnêtes… Elle est nulle cette soirée, hein ? Donc, j’te veux rien. Après j’peux faire deux ou trois pas sur la gauche et me mettre à l’écart si t’as besoin de ça. »

Bon public, elle ne put s’empêcher de rire. En vérité, qu’est-ce qu’elle savait de la qualité de cette soirée ? A peu près rien, puisque qu’elle avait été bien trop occupée à se concentrer pour ne pas s’évanouir. Mais du peu qu’elle avait pu apercevoir, oui, elle avait l’air bien nulle, cette soirée, et elle pouvait le dire alors qu’elle n’était pas une habituée des soirées. Déjà, Nylia semblait s’être bien calmée. L’homme en face d’elle avait tout sauf l’air agressif, au contraire, il avait été bien gentil de s’arrêter pour l’aider.

« Non, non, ça va aller, merci. J’me sens déjà un peu mieux. Désolée d’avoir réagi comme ça, je ne suis pas vraiment au meilleur de ma forme… Et sinon, oui, elle a l’air bien pourrie, cette soirée. » termina-t-elle en riant doucement.

Bon. Au moins, elle savait aligner des phrases correctes maintenant, c’était déjà ça. Ca y est. La Nylia habituelle commençait à refaire doucement surface. La Nylia qui contient tout son désespoir à l’intérieur… Cependant, le combat était loin d’être gagné. Cette foutue migraine lui plombait toujours le crâne et malgré elle, la blondinette était encore dans un sale état – après tout, on ne se remet pas aussi facilement d’une telle souffrance. Elle frissonna au bruit des mains de son interlocuteur.

« Au fait, je m’appelle Issou, alors dis-moi… Pourquoi tu devrais être un souci ? s’interrogea-t-il avant de toucher les poils quasiment inexistants de son menton. Après, on se reverra peut-être jamais, j’habite pas vraiment dans le coin, donc si j’peux t’aider le temps que mes deux singes s’en sortent… » poursuivit le jeune homme, un sourire en coin.

Une nouvelle fois, Nylia se permit de rire. Déjà, parce que la question qu’il venait de lui poser la gênait, et ensuite parce que cette personne avait l’air originale, et cela l’intriguait. Elle ne le savait pas encore à ce moment-là, mais elle était contente d’avoir rencontré Issou.

« Enchantée Issou, moi c’est Nylia. Je suis désolée que tu me rencontres maintenant… commença-t-elle en riant. Pour être honnête, je ne saurais pas t’expliquer pourquoi je me considère comme un souci, et surtout pas là, maintenant. Tout ce que je sais, c’est que c’est le cas, je le ressens. Mais bon, si tu veux vraiment une réponse, je te répondrais que déjà, une fille dans une soirée qui ne sait pas ce qu’elle fout là… C’est un souci. » finit-elle avant détourner le regard.

La blondinette était fière d’elle : elle avait réussi à parler d’un ton calme, posé, en contradiction avec le bazar qui avait lieu dans sa tête. Issou avait l’air d’être quelqu’un de sympathique – elle ne voulait pas l’effrayer, ou passer pour une folle (même si elle l’était, quelque part). Elle lui adressa un sourire sincère avant de soupirer et de rassembler ses forces pour se relever. Ce fut un succès, même si elle était toujours adossée au mur. Nylia toussa, ne pouvant plus se retenir à cause de l’odeur de la clope, avant de se détacher du mur et de faire quelques pas en rond, dans la rue. Elle bouillonnait, il fallait qu’elle explose si elle ne voulait pas imploser. Elle se mit à rire ; mais c’était un rire nerveux, un rire légèrement moqueur… D’elle-même.

« Putain… marmonna-t-elle à voix basse en saisissant sa tête entre ses mains, passant ses doigts dans sa chevelure d’or. Mais qu’est-ce que je fous là, bordel ?! Et c’est quoi cet entrepôt de merde ?! s’exclama-t-elle en regardant Issou, comme s’il possédait la réponse… Tu m’crois si j’te dis que je sais même pas où on est ? Tu m’crois ? Putain… » demanda la jeune anglaise, un sourire nerveux aux lèvres.

Le rythme cardiaque de Nylia était sûrement en train de faire des bonds, et pour le coup, elle plaignait vraiment le jeune homme qui lui faisait face, mais il allait devoir subir l'ouragan qu'était la blondinette.

« Viens, on se casse. On va boire un truc chaud quelque part. Je sais pas. Faut que je marche, que je fasse quelque chose. S’il te plaît. Si t’as pas de portable pour prévenir tes potes, je te prêterai le mien, je sais pas, on trouvera une solution. Mais là, il faut que je me casse d’ici. »

Cette fille était décidément folle.



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Issou Adore
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Sam 22 Avr - 16:09
"Je te répondrais que déjà, une fille dans une soirée qui ne sait pas ce qu’elle fout là… C’est un souci. "

Issou resta neutre, n'affichant aucune expression autre que celle qu'il avait avant que cette phrase ne soit dite. Pourtant, cela créé en lui un sentiment d'exaspération immense; cette jeune femme faisait partie des personnes qui cherchaient une explication à tout, de son point de vue. Si cela pouvait paraître normal, pour le jeune garçon d'une dizaine d'année en plein apprentissage, cela ne l'était plus pour le jeune adulte qui avait le pouvoir de vivre comme il l'entendait. "Il n'y a personne qui ne soit venu avec toi, ici?" Lui demanda-t-il rapidement? Trouver une explication était un poison, on était là parce qu'on en avait ressenti l'envie à un moment où un autre, on ne se retrouvait que rarement à un endroit par hasard. Enfin, du point de vue de l'ébène.

L'Adore passa sa main dans ses cheveux, se recoiffant rapidement tant dis qu'il tirait une dernière bouffée de nicotine, faisant valser sa clope un peu plus loin en la coinçant entre son majeur et son pouce; l'immature liberté se contenta d'observer le déferlement qui avait lieu devant lui. Une seule question. "Pourquoi moi?" Se demanda-t-il, lorsque la jolie blondinette se mit à rire toute seule, avant de l'assaillir. La classe à l'anglaise se releva, zyeutant l'entrée de la boite rapidement, avant de se rhabiller correctement.

"Viens, on se casse." L'ébène ne sembla pas réagir, ainsi à contre-jour du lampadaire le plus proche, celui-ci ne put jeter un œil plus aguerri au visage de la demoiselle. Pourtant, une chose semblait lui inspirer confiance et, comme à son habitude, il accordait une importance très particulière à ce que lui chantonnait son être intérieur.
Pourtant? Ce changement comportemental brutale attira son attention; la suivre, d'accord, mais ne rien faire de dangereux. Comme on dit, ça n'arrive qu'aux autres, mais pas toujours. Cette phrase, il l'avait dit pendant bien assez longtemps avant de se rendre compte que, non, cela n'arrivait pas qu'aux autres.

"T'inquiètes pour mes potes, ils me connaissent." Lui glissa-t-il, mystérieusement. "Ils me connaissent.", qu'est-ce que cela voulait dire? Un sourire orna assez rapidement son visage tandis qu'il proposait son bras à la blondinette. Peut-être qu'un trop plein d'alcool allait l'empêcher de marcher droit, ou un truc comme ça. Et puis, ses genoux, tout ça... En fait, juste sa façon d'être, il le faisait souvent dans des cas comme ça. Ce n'était pas lui qui supportait la masse inapte d'une fille trop bourrée pour marcher, mais elle qui se tenait à lui, de la façon dont elle voulait, pour ne pas tomber.

Et si elle tombait? Il rentrait chez lui, partant du principe que cela n'apporterait rien de bon à aucun d'eux.
"Et où souhaites-tu aller?" Lui dit-il tout en jetant un coup d’œil à sa montre, 2:27, très peu de solution à une telle heure. Au pire... Le jeune homme se dit que continuer tout droit les amèneraient certainement à une autre soirée, peut-être un peu plus calme que celle-ci.



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Nylia J. Swann
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Dim 23 Avr - 12:37
Nylia ne savait pas vraiment ce qu’elle faisait. Elle ne savait pas dans quelle aventure elle s’embarquait, ni avec qui. Elle ne connaissait pas non plus la destination qu’elle désirait. De toute façon, elle ne connaissait plus rien. Nylia venait comme de… Naître ! Oui, c’est ça, elle était réduite à l’impuissance d’un nouveau-né dans les bras de sa mère. Sauf que là, maman n’était pas là. Et d’ailleurs, papa non plus ! ll n’y avait que la blondinette, et Issou.

Jeune homme qui d’ailleurs, lui plaisait de plus en plus, mais pas d’une manière malsaine ! Ce qui lui plaisait, c’est que lui aussi paraissait avoir son grain de folie à lui, et elle aimait ça. Imaginez si elle était tombée sur un mec trop sage ? La rencontre aurait été beaucoup moins intéressante. Mais bon, en même temps, vu où elle s’était retrouvée (à savoir à une soirée dans un entrepôt désaffecté), elle n’était pas prête de croiser quelqu’un de « trop sage ». Pour le coup, Nylia aurait aimé connaître davantage Londres pour situer le quartier où les deux ados se trouvaient. A vrai dire, ce n’était pas ça le problème ; si elle avait été dans son état normal, elle aurait pu se localiser. Mais là…

« Il n’y a personne qui ne soit venu avec toi, ici ? »

La blondinette avait hoché la tête de gauche à droite en guise de réponse. Issou ne semblait pas ressentir grand-chose, et pourtant cela ne le rendait pas triste, ou perdu, ou désespéré. Au contraire, il paraissait même bizarrement sage, d’une certaine façon. Pourtant, c’était bien ce qui effrayait la jeune fille par excellence ; le néant des sentiments. Le vide. Son interlocuteur, lui, semblait avoir apprivoisé ce gouffre avec maîtrise et calme. Cependant, quelque chose clochait, mais Nylia ne put le saisir. Elle ne put pas vraiment comprendre l’état d’esprit d’Issou ; après tout, elle venait de le rencontrer, donc l’inverse aurait presque été inquiétant.

« T’inquiète pour mes potes, ils me connaissent. »

Cette affirmation eut le don d’arracher un sourire immédiat à la demoiselle. Elle eut le même effet sur Issou qui proposa son bras à Nylia. Ce geste intrigua la blondinette… Que croyait-il, au juste ? Qu’elle ne pouvait pas marcher ? Elle manquait de force, certes, mais n’était pas soûle au point de tituber. D’ailleurs, elle s’était toujours refusée un tel état : elle avait été le témoin de l’impact d’un trop-plein d’alcool sur quelques adultes, notamment ses parents, et c’était une des pires scènes de sa vie, sans aucun doute. Elle se rapprocha donc du brun avant de saisir le bras qu’il venait de lui proposer et de le remettre à sa place, le long du corps de son interlocuteur.

« No offense man, commença-t-elle en riant, mais je n’ai pas encore assez d’alcool dans le sang pour que ton bras me soit indispensable. Après, il est vrai que je manque de force, mais t’inquiète, je peux marcher à tes côtés sans pour autant être un fardeau. Ceci dit, merci, je n’hésiterai pas à me reposer sur toi si j’en ai besoin à un moment ou un autre. »

La Nylia que tout le monde connaissait refaisait doucement surface. C’était une Nylia plus fière, plus rayonnante, plus heureuse ? Non, quand même pas à ce point-là. Alors certes, si la blondinette était un soleil, il venait de se lever et sa lumière ainsi que sa chaleur étaient encore faibles, mais ce n’était qu’une question de temps.

« Et où souhaites-tu aller ? » s’interrogea Issou en vérifiant l’heure sur sa montre.

Bonne question. Nylia avait profité du coup d’œil du brun sur sa montre pour également prendre conscience de l’heure : 2 :27. La blondinette soupira ; ce n’était vraiment pas glorieux, cette sortie nocturne, mais au point où ils en étaient, ils avaient tout intérêt à finir ce qui avait été commencé. Et quand Issou rentrerait chez lui, elle ferait de même. Euh… Si elle se souvenait du chemin.

« Où tu veux. Je ne sais absolument pas où on est, et tu sembles quand même moins paumé que moi. Je te fais confiance, Issou. Au moins pour ce soir ! Eclat de rire. Je t’embête hein ? Désolée. Ironiquement, je ne suis pas vraiment d’humeur à être trop sérieuse, là. »

Et elle fit quelque pas en avant, faussement sûre d’elle, avant de se retourner attendant que le brun la suive. Vu dans quel état il venait de la voir, la blondinette se devait de se rattraper. Pour lui, mais surtout pour elle, au final. Quelque part, elle voulait le marquer. Même si elle ne le reverrait peut-être plus jamais ensuite, Nylia voulait qu’Issou se souvienne d’elle.

« Alors, dis-moi, tu fais quoi dans la vie ? » demanda-t-elle en souriant.

C’était incroyable. Il n’aurait pas été étonnant que le brun se demande s’il venait de rencontrer deux personnes au lieu d’une seule. Depuis maintenant plusieurs minutes, Nylia n’avait fait que sourire et manifester le fait qu’elle était vivante, alors qu’un peu plus tôt, elle était presque sur le point de se tirer une balle. Tant pis ; l’important désormais était qu’elle allait doucement mieux (même si demain, il se pouvait qu’elle se retrouve dans la même état)…



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Issou Adore
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Lun 24 Avr - 20:51
"Je te fais confiance, Issou. Au moins pour ce soir !"

L'ébène passa sa main dans ses cheveux avant de coincer une nouvelle cigarette entre ses lèvres; loin d'en fumer autant en temps normal, l'élévation de l'alcoolémie de celui-ci avait certainement provoqué cette montée d'addiction au tabagisme. Sa montre en cuire le gênant, il la desserra rapidement d'un cran avant de finalement réagir aux dires de la blonde en enfonçant sa main droite dans sa poche tout en haussant les épaules. "Ainsi soit-il." S'entendit-il penser, comme s'il l'eut dit à voix haute. Ainsi la jeune femme avait eu un si brusque revirement de comportement, puisqu'il avait à présent vu au moins trois personnalités différentes, en l'espace d'une dizaine de minutes, seulement.

Cela ne le gêna pas outre mesure, loin d'être un quelconque être paranoïaque, plus il lui adressait la parole, plus celle-ci semblait, peu à peu, remettre sa tête "en place" dirait-il machinalement. "Au plaisir." Lui répondit-il avec un espèce d'hochement de tête dans sa direction tout en lui adressant un petit sourire. Joueur, comme à son habitude, celui-ci n'allait pas se gêner pour taquiner celle qui était devenu douce.

"Qui l'est, à presque 3:00 du matin?" Rétorqua-t-il, sans se douter l'espace d'une seconde que, sans lui, celle-ci n'aurait certainement pas recouvert aussi rapidement une telle joie de vivre. L'Anglais reprit sa route, ignorant le faux départ de la douce, peu à peu, il reprenait ses vieilles habitudes. Faussement sociale, Issou se démarquait par son franc parlé, celui-ci avait rarement peur du rejet, cela grâce à son ignorance de celui-ci. Il partait du principe que quiconque le rejetant n'était pas une personne qu'il aurait dû côtoyé, mettant ça sur le compte d'un quelconque destin ou dieu qui régirait, un peu plus haut, la direction de leurs pas. Quand à ses pas, ceux-ci prirent naturellement une direction hasardeuse, loin de s'occuper des ruelles à sa droite ou à sa gauche, celui-ci se contentait de tracer tout droit.

"Faux." Se dit-il comme pour lui-même. "Ces entrepôts me sont inconnus, je n'ai jamais fait l'effort d'apprendre à me diriger ici." Lui répondit-il tacitement. "Tout ce que j'en sais, c'est que contrairement aux premières apparences, il y a ici autant de bon gars que de mauvais." Finit-il, tout en remettant sa cigarette entre ses lèvres tant dis qu'il rejetait une bonne dose de CO2 et de substance cancérigène.
Néanmoins, la jolie blonde ne s'arrêta pas là, son tempérament semblait avoir loupée une case entre la "déprime" et une espèce de "sociabilité" ravageuse. Cela lui retira un sourire. "Je viens de retaper ma troisième année d'université, j'suis à Londre dans un espèce d'endroit où, étrangement et comme ces entrepôts, les uniformes ne dévoilent pas forcément les personnes." Puis, après avoir réfléchis quelque seconde, comme s'il s'attendait à devoir présenter cela à une personne ne s'y connaissant pas. "Tu vois l'université à côté d'un centre de redressement où il y a eu un accident? Ça a occupé les informations pendant des mois et des mois... Bah, je suis la-bas." Poursuit-il, sans pour autant dévoiler la couleur de son uniforme.

Pourquoi? Peut-être qu'il la laissait s'intéresser sur sa teneur, comment était-il pour elle, à première vue? Noir et intense, avec un vécu tout aussi vaste? Ou platonique, comme on pourrait juger à tord, tel un étudiant tout à fait normal? Son calme ou une quelconque prestance, peut-être l'once de peur qu'elle a ressenti tantôt allait-elle la rediriger vers une fausse impression?
L'ébène se raccrochait plus aux élèves issus du centre de redressement, instable, tout comme lui. Celui-ci aurait très facilement pu virer en potion, devant se traiter vis à vis de son inconscience du risque.

Son sourire s'agrandit petit à petit, ainsi alcoolisé, il n'avait plus qu'une envie. Un tremblement lui prit rapidement les membres, qu'est-ce qu'il aurait donné pour posséder actuellement un moyen de locomotion? Heureusement qu'il n'y en avait pas, d'ailleurs. "Et toi?" Rajouta-t-il, autant par politesse que par intérêt, tant dis qu'il la fixe. Les pas du jeune ténébreux les avaient, tout compte fait, rapidement mené à un espèce d'endroit éclairé miteusement. "L'Irlandais de Jade." Lut-il rapidement.

Cela piqua directement dans sa curiosité, comment était-ce inside?
"Ça me chante bien, pas toi?" La taquina-t-il gentiement. "Allez, viens... Au fait!" Commença-t-il. "Si tu me dérangeais, je ne serai pas là, j'aime perdre mon temps, mais pas avec les mauvaises personnes." La gratifia-t-il d'un sourire. Peut-être un peu sec, peut-être pas, mais au moins la stricte vérité.

L'ébène pénétra dans le bar sans attendre, se dirigeant vers le comptoir. "Bonsoir, un whisky et..." S'arrêta-t-il, observant avec stupeur le vide qui lui faisait place. Le bar était éclairé, les télés marchaient et la musique allait de bon train d'un fond sonore agréable, mais pas une trace du barman. Ce qui était, pour dire, problématique. Il se retourna, prêt à proposer un plan de secours à la blonde quand il aperçut une tête verte toute vêtue d'une barbe rousse qui arrivait à grand pas vers eux. "En fait, donne moi ton nom." Lui glissa-t-il avec un sourire, captant son attention, sachant très bien que la voix certainement raque de l'assaillant irlandais qui allait certainement la prendre de court la ferait grimper au rideau.


Dernière édition par Issou Adore le Mar 2 Mai - 17:00, édité 1 fois
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Nylia J. Swann
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Lun 1 Mai - 22:01
La blondinette soupira alors qu’Issou se rallumait une cigarette. Elle ne pouvait vraiment pas supporter cette odeur… Pas en tant que telle, mais surtout parce qu’elle empêchait Nylia de respirer. Heureusement, l’étudiante ne l’avait pas blessé en refusant de prendre son bras. Elle en avait eu très peur. L’anglaise trouvait celui qu’elle venait de rencontrer charmant et étrangement gentil à la fois – elle ne voulait pas tout gâcher. Qui sait, ces deux-là pourraient peut-être devenir amis ?

C’est ce que la blonde espérait. Elle ne savait que trop bien que toute action avait sa conséquence, mais au fond d’elle, l’espoir que cette soirée se transforme rapidement en anecdote marrante était toujours présent. Elle ne pouvait pas y faire grand-chose ; Nylia était une demoiselle d’espoir, peut-être même d’Espoir. Et si la première image qu’elle avait donnée à Issou était loin d’être fameuse, elle se dévouerait, ce soir-là, à modifier cette perception qu’il avait sûrement d’elle. Bien que fatiguée, l’étudiante avait plus d’un tour dans son sac. La jolie blonde était loin d’être faible, et elle détestait par-dessus tout qu’on insinue que c’était le cas. Et surtout, dès lors, elle était prête à tout pour prouver le contraire.

Qui l'est, à presque 3:00 du matin ?

Nylia ne put se retenir de sourire, encore une fois. La jeune fille souriait souvent, tout le temps, presque un peu trop. C’était trop beau pour être vrai. Certaines personnes, en la rencontrant, se demandaient si des personnes aussi heureuses pouvaient vraiment exister. Puis ils étaient forcés de reconnaître que oui, car la blondinette ne faiblissait pas.

Elle se sentit bien nulle lorsque sa rencontre nocturne lui apprit qu’il ne connaissait pas grand-chose au quartier, lui non plus. Involontairement, elle avait insinué que c’était un habitué de ces lieux, ce qui n’était pas du tout dans ses intentions. En plus, malfamé ou pas, de nuit, le quartier n’était pas vraiment beau à voir et terrorisait la jeune fille ; une chose était sûre, elle ne remettrait plus jamais les pieds ici, à moins qu’elle y soit obligée. Elle réprima une larme en pensant à comment elle était arrivée jusqu’ici. En effet, il valait mieux pour tout le monde qu’elle ne pense plus à ça. Et puis, comme on dit, si c’était vraiment important, la réponse viendrait d’elle-même.

Je viens de retaper ma troisième année d'université, j'suis à Londres dans un espèce d'endroit où, étrangement et comme ces entrepôts, les uniformes ne dévoilent pas forcément les personnes. Tu vois l'université à côté d'un centre de redressement où il y a eu un accident ? Ça a occupé les informations pendant des mois et des mois... Bah, je suis là-bas.

Nylia se retient de réagir au quart de tour. Cet établissement dont Issou parlait, c’était l’Institution Indarë, elle en était certaine. Cette nouvelle information fit s’enflammer la curiosité de la blondinette ; de quel programme faisait partie le jeune homme ? Elle tenta d’émettre des hypothèses, mais son cerveau était comme englué. Sûrement la fatigue… De plus, dans la pénombre, il lui était impossible de distinguer un quelconque uniforme ; sans compter qu’on pouvait être un jour de fin de semaine. Elle n’en savait rien, et intérieurement, cette ignorance l’ennuyait de plus en plus, malgré qu’elle soit bien décidée à le cacher.

Et toi ?

C’était inattendu, et Nylia dirigea son regard vers le visage du jeune homme. Ses yeux, auparavant, étaient plaqués au sol, pendant que les deux individus marchaient. Cette fois, elle tenta de trouver dans son esprit une réponse, et dut faire face à un sacré blocage. Une réponse, elle en avait une. La vérité. Mais voulait-elle vraiment la dire à voix haute ? Sûrement pas, et même à voix basse, le résultat serait le même. Elle resta figée pendant quelques secondes, utilisant comme prétexte ce « euh… » bien trop connu. Elle décida de ne pas mentir.

Je suis le programme Potion et si tu es bien scolarisé à Indarë, comme je le pense, tu dois savoir ce que ça veut dire… Je suis en Quatrième Année. Mais bref ! Au cas où tu ne l’avais pas remarqué, je suis plus que normale.finit-elle en laissant s’échapper un petit rire, amusée par sa propre ironie.

Et elle reprit sa marche. Encore une fois, Nylia était plutôt fière de comment elle avait réussi à gérer le dialogue depuis le début de cette rencontre… Jusque-là, elle n’avait pas trop fait de gaffe, hormis celle d’exister. Mais ça, c’était une erreur permanente. La blondinette fut forcée d’abandonner ses pensées lugubres lorsque les deux individus arrivèrent devant un établissement du nom de « L’Irlandais de Jade ». Appellation assez banale mais aussi conviviale, qui ne repoussa pas la jeune fille.

Ça me chante bien, pas toi ?
- Siii !

C’était sincère, au moins. Puis elle ne pouvait pas le faire attendre pour une réponse à chaque fois, non plus. De son côté, le jeune homme qualifia indirectement Nylia de bonne personne, ce qui eut pour effet de la faire rougir très légèrement, ce qu’il ne remarqua sans doute pas dû à l’obscurité. C’est donc avec de l’entrain que la jolie blonde aux yeux azur pénétra dans le bar en compagnie d’Issou, qui commença à donner sa commande… Dans le vide.

L’étudiante retint son rire de passer le seuil de ses lèvres et s’adonna à l’observation de l’intérieur de cet endroit. Il est vrai que c’était plutôt glauque, au premier abord. Il n’était visiblement pas fermé, mais l’absence de barman semait un doute dans l’esprit des jeunes gens. Ce doute fit se retourner Issou vers la blondinette, qui eut à peine le temps d’ouvrir la bouche que le barman tant convoité fit son apparition. Ah non : le brun semblait décidé à prendre la parole.

En fait, donne-moi ton nom.lui glissa-t-il avec un sourire, plus charmant que jamais.

Alors que la jolie blonde regardait le barman s’approcher d’elle et d’Issou à grands pas, elle rendit son sourire à Issou qui avait immédiatement su capter son attention. Elle le connaissait à peine, mais elle se devait d’admettre qu’il était… Unique, disons. L’’anglaise appréciait ce regard, visiblement bien à lui puisqu’elle ne l’avait jamais observé ailleurs. Ou bien était-ce qu’il lui paraissait différent, pour une raison inconnue ?

Nylia. Nylia Jill Swann. Nyny, si tu préfères. Ou weirdo.se permit-elle de proposer, un sourire légèrement joueur aux lèvres.

Le fait qu’Issou avait pris les devants ne déplaisait pas à la jeune fille, mais il était temps qu’elle prouve qu’elle n’était pas qu’une suiveuse et qu’elle n’était pas intimidée par tout et n’importe quoi. A vrai dire, elle l’était, mais ce soir, c’était différent. Sans que Nylia ait pu l’expliquer, rien ne semblait vraiment pouvoir l’arrêter.

Bonsoir. Un whisky et un Iced Tea, s’il vous plait.Répéta-t-elle, complétant la commande.

L’étudiante fut amusée en voyant le style du barman – c’était un vrai irlandais, pas de doute là-dessus. Sans attendre, la blondinette s’installa sur un tabouret au bar et invita le jeune homme à s’asseoir à son tour.

Tu ne m’en voudras pas d’avoir parlé à ta place, j’espère.

Comme si c’était sa place. Nylia lui tira la langue et prit directement une gorgée de son Iced Tea frais que le barman avait mis peu de temps à apporter. C’était stupide, trivial, mais à ce moment-là, l’Anglaise se sentit renaître. Qu’est-ce que ça faisait du bien, une boisson fraîche, quand on avait passé une soirée catastrophique…

Alors, dis-moi tout. Je veux tout savoir ! Qui était Issou avant qu’une de ses soirées soit gâchée par la rencontre de la blonde paumée que je suis ?demanda-t-elle en souriant.

Grâce à la lumière du bar, elle pouvait enfin mieux distinguer le jeune homme. Elle l’avait perçu depuis un bon moment déjà, mais ce n’était que maintenant qu’elle le réalisait vraiment : il était beau. Très beau, même. Ou peut-être était-il affreusement moche, mais ce n’était pas le cas puisque la beauté est un concept subjectif. Ne dit-on pas que la beauté se trouve dans les yeux de celui qui regarde, après tout ?



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Issou Adore
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Mar 2 Mai - 19:56
La nonchalance élégante de l'Anglais commençait à contrastait avec la fraîcheur de la blonde. “Nylia. Nylia Jill Swann. Nyny, si tu préfères. Ou weirdo.

Weirdo? Réellement? Son regard d'ébène ne détailla pas plus longtemps le visage de la blondinette, ne souhaitant pas se faire insistant, mais en l'heure plus qu'avancée, Issou aurait peut-être dû s'intéresser un peu plus franchement à la demoiselle qui l'accompagnait. Taquin. C'est le synonyme le plus amène de décrire le sourire qui, petit à petit, s'installer entre son nez fin et son teint crémeux. Un vrai surnom? Les autres façons de l'appeler n'étaient pas banales, possédant des racines plus ou moins affectives en fonction, mais celui-ci n'avait rien à faire dans le lot. Qu'était-ce? Attisé, sa curiosité le brûlait, la question semblait n'être plus qu'à deux doigts de passer les barrières, mais cela montrait immédiatement un intérêt certain; ce qu'il ne souhaitait pas. Que cela soit pour ne pas lui faire peur, pour conserver cet intérêt pour plus tard? Qu'importe en soit, mais il avait envie de savoir.
La perche était à peine camouflée, l'ébène avait envie et en même temps pas envie de tomber dans cet espèce de "piège". Mais, semblait plus tenté de lui renvoyer la perche.

Bonsoir. Un whisky et un Iced Tea, s’il vous plait.” Ah oui, c'est vrai. Une nouvelle fois, il semblait avoir accorder trop d'importance à sa compagnie et pas assez à la personne devant l'abreuver. Mais la blondinette, décidément, ne cessait de l'impressionner. "Exactement." Valida-t-il d'un petit mouvement de tête en accordant une petite risette à l'Irlandais. "Vu le nom du bar, j'espère que vous m'en servirez un dont je me souviendrais!" En réalité, l'Anglais ne buvait pas le Whisky juste pour faire monter son alcoolémie, il aimait réellement cet alcool. Que cela soit sa noblesse, sa couleur ambrée qu'il trouvait magnifique ou cet arôme qu'il trouvait chez ses préférés. Son alcool de tout les soirs, en soit.
Néanmoins, loin de lui l'envie de passer pour un alcoolique, c'est pourquoi, il s'imposa une limite à ne pas dépasser pour sa prochaine commande. Ce verre allait devoir lui tenir une bonne trentaine de minutes, minimum. Et si c'était moins? Soit... La soirée était très loin de ses attentes, soit elle était, au contraire, bien au-dessus de celle-ci.

"Pas le moins du monde! Je pense que même le barman a trouvé ça rafraîchissant."  Voilà bien une phrase à prendre comme elle le souhaitait, mais c'est vrai que l'actuelle Nylia qu'il avait en face de lui était bien différente de celle qu'il avait "ramassé" dans la rue. A vrai dire, celle-ci possédait une fraîcheur et une espèce de joie de vivre difficile à croire.
Un masque? Qu'importe pour l'ébène; il part du principe qu'un masque tombe toujours un jours et qu'une personne qui le revêt à forcément ses raisons. Toujours est-il qu'Issou a vu pas mal de personnalité, depuis qu'il a pris plaisir à discuter avec elle, c'est bien loin de l'inquiéter, néanmoins.
Il se rendit compte qu'il ne l'avait pas quitté du regard lorsqu'elle le tira de ses pensées, s'armant d'un geste d'une gaminerie sans nom qu'il fit mine de ne pas retenir en appuyant sa tête contre sa paume tout en détournant son regard.

"Qui je suis..." Puis il commença à réfléchir, marmonnant un bref "merci" lorsque le barman lui ramena son Whisky, les compliments viendront après l'essai. Puis il l'observa, passant sa main dans ses cheveux avant d'enfoncer ses mains dans ses poches, affichant une mine légèrement boudeuse. "Question compliquée, tu sais?"
En soit, il serait tenté de se présenter, par une brève histoire -vrai ou fausse- traçant les quelques grandes lignes de sa vie. Son accident, comment il a foutu la vie de ses meilleurs amis en l'air, comment il a abandonné son rêve. Mais se présenter par ses erreurs, n'était-ce pas une mauvaise idée? C'est pas comme si ses quelques mauvaises décisions en faisait quelqu'un à abattre, si?

Bien que son visage n'en témoigne pas, qu'une espèce d'assurance figeait ses traits, comme à son habitude. Néanmoins, ça cogitait là-haut. L'alcool et les questions poussées de la jeune femme, qu'étonnamment il n'avait pas envie de rejeter, le forçait à trouver des réponses. Il était persuadé qu'elle accepterait même la plus nulle de toute, mais n'avait-il pas évolué? Passer cette étape remplit de mensonge et de fausse modestie?

Se décharger d'une réalité, voilà ce à quoi il aspirait. Cracher enfin à quelqu'un la stricte vérité. Derrière les barreaux? Ou au moins, revêtir l'uniforme bleue teinté de rouge? Il ne méritait rien d'autre. Pourtant, admettre une partie de la vérité n'était pas suffisant. Le jeune homme se déchargea en se brûlant la gorge d'un liquide ambrée, prit calmement en maintenant toujours une espèce d'impartialité. Mais une fois la gorgée avalée, le regard d'Issou se détourna pour enfin la fixer. Elle l'avait fait réfléchir un peu trop; c'était dangereux. "On va dire que mon uniforme est teinté de rouge." Lui glissa-t-il, tranquillement. Car oui, sa cravate était rouge, il était toujours d'un bon appareil. Mais derrière tout ça?
Migrant tantôt entre Potion, tantôt entre Forge, tantôt entre Exchange. "J'étais un Exchange l'année dernière, suite à plusieurs problèmes personnels, j'ai décidé de stopper ma carrière pour suivre des cours normaux. J'ai donc redoublé ma troisième année; bonne nouvelle, on est tous les deux majeurs." Rigola-t-il doucement tout en lui glissant un clin d’œil, dénudé de tout intérêt salace.

Puis, il continua, tout en faisant tournoyer le liquide dans son verre. "Et, je n'estime pas, à l'heure actuelle, que ma soirée est gâchée par une blonde paumée..." Finit-il. Prêt à endosser la responsabilité de ses dires, mais bon.

Ah oui... Il conclut rapidement sa phrase précédent, non sans un sourire ironique devant l'injustice qu'il avait en fasse de lui. Une jeune femme qui semblait si douce se trouvait vêtu de l'uniforme IRS. Alors que lui. "Ah. Je suis le programme Tradition, pour ma part." Loin de lui l'idée de l'avouer ce soir-là, à voix haute, mais s'il y avait bien une chose qui l'avait toujours fait cédé, c'était les yeux bleus. Et il ne se dérangea pas une seconde de plus pour s'empêcher d'y tremper ses orbes ténébreuses. "Premièrement, pourquoi Weirdo?" Commença-t-il, mût d'un intérêt certain. Apprendre à connaître les personnes étaient pour lui d'un intérêt certain, il aimait ça, rencontrer du monde, discuter. Cela faisait parti, pour lui, de la vie; vivre, c'était se sociabiliser, rencontrer; des potes, des amis, des frères voire plus encore..

Et pour finir. "A toi, dis moi tout."
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Nylia J. Swann
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Mer 3 Mai - 16:59
Pas le moins du monde! Je pense que même le barman a trouvé ça rafraîchissant.

La remarque avait fait sourire la jeune fille. Apparemment, Issou était un abonné des compliments indirects… Ou alors, c’était Nylia qui se faisait des films dans sa tête, ce qui était largement plausible. En tout cas, elle voulait profiter du moment present sans se poser trop de questions. Après tout, qu’aurait-elle pu demander de plus ? Elle avait de la bonne compagnie et un Iced Tea frais à disposition.

Même si la jeune Swann avait cru comprendre que le brun la complimentait, elle lui lançait un sourire franc sans dire “merci”, de peur que ce ne soit en fait qu’une simple remarque et qu’elle se soit emballée pour rien… Pour qui passerait-elle, alors ? Une gamine prétentieuse, sûrement, et c’était loin d’être dans ses intentions.

Question compliquée, tu sais?
- Oh que oui… mais surtout très intéressante !continua la jeune fille.

Issou venait de s’embarquer dans un jeu dont il ne connaissait pas les règles. Ou peut-être que si… ? En tout cas, ce soir, l’espièglerie ainsi que le côté joueur de Nylia étaient tous les deux arrivés à leur paroxysme. Sans qu’elle ne puisse l’expliquer, elle avait envie de taquiner le jeune homme, de l’embêter. Gentiment, bien sûr.

Alors que l’Adore semblait plonger dans une profonde reflexion, Nylia observait d’avantage l’intérieur du bar… Just kidding. Elle le regardait lui, en fait, mais de manière assez discrète, dirigeant son regard tantôt sur son visage, tantôt sur son Iced Tea. La blondinette avait cette habitude de fixer les gens, et elle savait que cela ennuyait certains. Pourtant, cette activité était innocente ; si elle le faisait, c’était parce qu’elle adorait passer son temps à regarder les gens. Elle ne les jugeait pas, elle ne les jaugeait pas non plus… Non, c’était une passion un peu loufoque qu’elle-même n’expliquait pas.

On va dire que mon uniforme est teinté de rouge.

Nylia hocha doucement la tête en guise de “oui”, avant de realiser ce qu’il venait de dire. Qu’avait-il pu vouloir dire par “teinté” ? En tout cas, il ne mentait pas – maintenant qu’ils se trouvaient dans un lieu lumineux, la blondinette pouvait clairement distinguer la cravate de l’uniforme de l’Indarë Reformatory School. Elle rigola en se disant que pourtant, ce genre de phrases faisait très élève de Forge. “Teinté de rouge”… L’étudiante voulut réfléchir advantage sur ce sujet, mais elle s’auto-censura en se disant qu’elle allait sûrement trop loin. Et puis en plus, elle n’aurait jamais osé lui demander ce qu’il voulait dire par là.

J'étais un Exchange l'année dernière, suite à plusieurs problèmes personnels, j'ai décidé de stopper ma carrière pour suivre des cours normaux. J'ai donc redoublé ma troisième année; bonne nouvelle, on est tous les deux majeurs.Finit-il sur un petit clin d’oeil.

La blondinette éclata de rire et voulut réagir alors que son interlocuteur poursuivit en faisant tourner ce qu’il restait de whisky dans son verre.

Et, je n'estime pas, à l'heure actuelle, que ma soirée est gâchée par une blonde paumée...

Une nouvelle fois, Nylia sourit de manière assez séductrice en guise de remerciement. Ce comportement séducteur, elle ne le contrôlait pas vraiment ; elle était comme ça, et cela rendait le petit jeu plus intéressant, après tout. Elle pivota sur son tabouret jusqu’à ce que ses lèvres soient proches de l’oreille droite d’Issou.

Dommage, tu y étais presque… je suis née le 28 juin 1999, Issou.lui chuchota-t-elle avant de se replacer correctement sur son tabouret et de prendre une gorgée d’Iced Tea.

Bon évidemment, il ne pouvait pas comprendre s’il ne connaissait pas la date, mais visiblement, il n’y avait pas à s’inquiéter pour ça. Au final, il avait fini par appeler un chat un chat. En d’autres mots, il avait fini par dire clairement qu’il suivait le programme Tradition.

« C’est marrant, je te trouve loin d’être traditionnel… » lança-t-elle en laissant s’échapper son petit rire cristallin.

Nylia s’amusait, et ce petit jeu la divertissait plus que prévu. Malgré elle cependant, elle était rentrée dans le jeu d’Issou, en suggérant des compliments indirects… Mais bon, il fallait avouer que c’était bien plus intéressant de cette manière-là. Si lui était indirect, alors elle le serait aussi. Œil pour œil, dent pour dent. Alors qu’elle s’attelait à le regarder encore et toujours, Issou décida de pimenter les règles.

Premièrement, pourquoi Weirdo?

Nylia tiqua. A force de faire la maline, elle avait oublié que lui aussi avait le droit de poser des questions. Celle-là eut pour effet de la déstabiliser mais il était hors de question de flancher !

A toi. Dis-moi tout.
- Oula…” commença la jeune fille.

Alors là, ça devenait vraiment compliqué. Comment pouvait-elle se décrire ? C’était un exercice qu’elle avait toujours trouvé difficile et c’était toujours le cas. Pourtant, elle se devait de répondre. Nylia se refusa de mentir ; la jolie blonde était honnête, et apparemment, Issou avait décidé de l’être aussi : raison de plus pour dire la vérité. Elle passa la  main dans sa chevelure dorée et se lança.

Nylia Jill Swann, née le 28 juin 1999, blonde aux yeux bleus, 1 mètre 53, environ 53 kilos… Et pour tout le reste, c’est plus compliqué de me décrire, parce que je considère qu’un être humain évolue en permanence. Et puis c’est mieux si tu apprends à me connaître plus en détail par toi-même, non ?proposa-t-elle en tirant la langue.

Tout en finesse. Et hop, on prend une gorgée d’Iced Tea. Ca fait du bien, et la blondinette n’a pas fini de jouer. Elle ne pouvait pas se dévoiler tout de suite, après tout. Il aurait pris peur, et même si ça n’avait pas été le cas, elle ne voulait pas l’embêter avec toutes ces histoires. Du simple, du vrai, de l’authentique, voilà ce qu’elle voulait comme rencontre, et c'est ce qu'elle était en train de vivre en compagnie d'Issou.



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Issou Adore
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Mer 3 Mai - 20:18


Dommage, tu y étais presque… je suis née le 28 juin 1999, Issou.

L'Adore accueillit le clin d’œil d'un léger sourire, avant de s’aplatir contre le dossier du petit tabouret; se perdant pendant quelques secondes dans la mollesse de celui-ci. La situation était plaisante, d'un calme olympien, un jeu se déroulait actuellement, dominé par l'un ou l'autre en fonction des minutes; malheureusement pour elle, Issou était loin d'être une personne constante. Comme il l'eut montré de nombreuses fois par le passé, pour lui la tempête n'était jamais loin, drogué de l'endorphine, de l'adrénaline, celui-ci se satisfaisait rarement des situations douces qu'il avait du mal à apprécier à leurs justes valeurs.
Pourtant? Actuellement, face aux bouclettes dorées de Nylia, celui-ci ne semblait pas voire le temps passé. Les heures passaient, celle-ci pointée doucement vers les quatre coups. Finalement, d'un soupire, celui-ci se laissa aller. "Quel dommage, tu sais que c'est pas bien d'outrepasser les lois? Les boites, c'est pas avant les dix-huits." Clama-t-il pendant son instant moralisateur. Combien de fois? Combien de fois respectait-il la loi par jour? Tant qu'il n'était pas sur un engin motorisé, il faut croire. Les boites, les fêtes, les filles, tout ça avait été préconisé précocement; pourquoi? Dieu savait à quel point c'était easy à comprendre. Lui et ses rivaux risquaient leurs vies sur la piste, un mauvais angle, un imprévu, tout cela arrivait malheureusement assez vite. Les championnats moins côtés ne possédaient pas les fonds des grandes équipes et ne protégeaient, ainsi, pas suffisamment leurs pilotes.

Mais c'était ça, et particulièrement ça, qui avait forgé leurs comportements à tous. Combien en avait-il vu vomir avant le début des courses, juste avant d'enfiler leurs casques? Le sourire d'Issou se fit nostalgique, l'espace d'un instant, lui n'avait jamais rien craint. Partant du principe que la peur était le danger; et rien d'autre que la peur.

Pourtant, ses songes furent rapidement stoppé. "C’est marrant, je te trouve loin d’être traditionnel…" Ces mots firent frémir le dos de l'ébène, qui plongea instinctivement son regard sombre dans l'azur de Nylia. Et bien quoi? Les rênes avaient-ils vraiment changé de main?
Au-delà des règles, celle-ci se permettait de complimenter l'ébène après seulement quelques temps de connaissance. Une avance? Une phrase perdue n'induisant rien d'autre? Issou se perdit dans les pensées qui, habituellement, étaient celles des autres. Les rôles s'inversaient et il comprit à quel point c'était perturbant, mais conclut sur le fait que c'était bon signe. Il accueillit donc cela de son plus beau sourire, ne quittant plus les yeux de sa douceur d'un soir. Cette franchise n'était-elle pas seulement le fruit d'une alcoolémie poussée? "Rien à faire." Conclut-il rapidement. Elle lui plaisait ainsi, inutile de se demander comment elle sera demain.

"Moi non plus, je ne te trouve pas traditionnelle et n'en déplaise ce que tu penses à tord de toi-même..." Il répéta le geste de Nylia, se trouvant cette fois-ci bien plus proche. Il posa sa main sur l'avant-bras de la blonde tout en finissant. "Non, Nyny, ta présence n'est pas une tare. Disons même qu'elle est plaisante." Le compliment cette fois-ci n'était pas caché, ses prémices, néanmoins, l'étaient. Plaisante comme une amie? Comme quelqu'un pouvant devenir, petit à petit, plus? Il se remit à sa place et finit son verre, jaugeant sa montre du regard et finit par appeler le barman tout en se remettant à sa place. "Vous me ramenez un verre d'eau, s'il vous plait?"

Outrée. C'est l'expression la plus amène de décrire Issou. "Tu te fous de moi." Suivit-il la présentation de la blonde. Puis grimaça, il s'était fait prendre à son propre jeu. L'ébène passa sa main dans ses cheveux, remuant un peu sa tignasse puis admit sa défaite. "Bien joué, mais je ne te pensais pas malicieuse à ce point." Sa question était mal orientée, il faut. Puis, il finit par. "C'est en effet, intéressant d'apprendre à te connaître petit à petit. J'ai répondu à ta question, c'est donc à moi." Conclut-il, sa main toujours dans ses cheveux, tout en la toisant narquoisement. A son tour, maintenant? La réponse à une question induit une question, c'est bien ça?

"Dit moi, Nyny, ton plat préféré? Lieu de vacance ou pays du monde préféré et... Sport ou pas? Artiste préféré?" Quatre question, elle n'était pas obligé de répondre à toutes, mais cela lui permettra de poser à son tour ses questions. L'utilisation d'un joker induisait que lui-même pouvait en utiliser un; pourquoi s'intéresser ainsi à elle? Issou pensait que c'était par les détails que l'on apprenait à connaître un tout. Son regard quitta finalement la beauté de l'azur des yeux de Nylia, les baissant jusqu'à l'avant-bras de la demoiselle, se rendant compte que sa deuxième main n'avait pas rompu contact depuis qu'il s'était approché d'elle un peu plus tôt. Le remarquait-elle? Finalement, taquin, il la fixa avec son plus beau sourire, attendant sa réponse.

C'est le barman, qui rompit son manège, quand il lui rapporta son verre. Celui-ci ne semblait pas vouloir fermer, il n'avait pas de nouvel de ses compagnons. Pensait-elle au moins à comment elle allait rentrer chez elle? Etait-elle vraiment venu seul? Loin d'y penser à mal, l'Adore commençait à croire qu'il allait devoir la ramener jusqu'à chez elle. Il espérait une chose, qu'elle n'habite pas à l'autre bout du pays.
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Nylia J. Swann
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Dim 7 Mai - 17:16
La jeune fille adorait par desuus-tout ce petit jeu ; mais à trop faire le malin, on tombe dans le ravin, et elle n’allait pas tarder à s’en rendre compte en compagnie d’Issou.

Quel dommage, tu sais que c’est pas bien d’outrepasser les lois ? Les boîtes, c’est pas avant les dix-huits.
- F*ck les lois.

Et elle afficha un sourire. Un sourire qui était unique. Un sourire qui lui était propre. C’était un sourire qui voulait tout dire, et rien à la fois. C’était le sourire le plus mystérieux du monde. C’était le sourire de Nylia Jill Swann. Le pire, c’est qu’elle ne s’en rendait même pas compte. Elle ignorait totalement à quel point elle pouvait être séduisante, ou jolie, ou tout ce que voulez… Elle se voyait comme une fille paumée et chiante, que tout le monde rêvait secrètement de buter.

Issou aussi avait un beau sourire. Sourire qu’il n’avait pas manqué d’afficher lorsque la blondinette l’avait complimenté ; il avait compris. Elle aussi. Ils s’étaient compris sans rien se dire. Ils communiquaient de façon très particulière, mais au moins, ça fonctionnait. L’adolescente frémit lorsqu’Issou se rapprocha à son tour d’elle, après lui avoir retourné le compliment disant qu’elle n’était pas traditionnelle. “Ce que tu penses à tort de toi-même…” Elle ne put s’empêcher de détourner le regard.

C’était ce qu’on lui avait répété toute sa vie. Et pourtant, elle se détestait. Elle se détestait au plus haut point, au final. C’était la conclusion qu’elle tirait de toutes ses experiences. La blondinette était bien trop dure avec elle-même, mais quelque part, c’était aussi ce qui lui permettait d’être aussi gentille avec les autres. C’est simple, Nylia aimait autrui, même si elle ne le connaissait pas. Pour elle, n’importe quel être humain était, d’une façon ou d’une autre meilleur qu’elle.

Non, Nyny, ta présence n’est pas une tare. Disons même qu’elle est plaisante.

Il avait sa main posée sur l’avant-bras de la demoiselle, ce qui avait le don de la déstabiliser un peu, sans l’empêcher de lui adresser un sourire. De plus, ce compliment tout de suite plus direct attira le regard de la blondinette vers les yeux du jeune homme. Cet instant de proximité ne dura pas bien longtemps. Issou se remit à sa place de lui-même avant de finir son verre. La jeune Swann avait également fini son Iced Tea, mais elle était bien trop concentrée sur le petit jeu pour penser à reprendre à boire.

Tu te fous de moi. Rire de la jeune fille et grimace du jeune homme. Bien joué, mais je ne te pensais pas malicieuse à ce point. C’est en effet intéressant d’apprendre à te connaître petit à petit. J’ai répondu à ta question, c’est donc à moi.

Goutte de sueur. En quelques secondes, Issou venait de récupérer la balle. Après tout, il avait raison. C’était à lui de l’interroger. “Malicieuse”… A ce mot, Nyny sourit. En effet, elle l’était, et ça l’amusait plus que n’importe quoi d’autre. Et lorsque le regret osait frapper à la porte de son esprit, elle l’envoyait balader en lui disant… “You only live once.

Dis-moi, Nyny, ton plat préféré ? Lieu de vacances ou pays du monde préféré et… Sport ou pas ? Artiste préféré ?

Des questions à priori assez futiles. Mais Nylia repensa au fait qu’Issou pensait avoir repris le contrôle du jeu que les deux amis venaient d’instaurer ; puis elle se lança. Elle n’avait pas dit son dernier mot. Elle passa sa jambe droite au-dessus de la gauche, les croisant, avant de se rapprocher de nouveau d’Issou, leurs visages étant séparés de plusieurs centimètres. Distance loin d’être anodine, sans pour autant être dangereuse.

Alors… Plat préféré : ta peau, lieu de vacances préféré : tes bras, je ne pratique que l'acte sexuel, et mon artiste préféré… Toi, of course.

Puis elle se remit correctement à sa place avant d’éclater de rire. Elle n’en croyait pas ses oreilles ; avait-elle vraiment poussé la blague jusqu’à ce point ? Puis, l’inquiétude. Le regret. Et si Issou le prenait mal et sortait en courant ? Tant pis. Peu importe. Le fait étant qu’elle était folle, le jeune homme avait deux choix : l’accepter comme elle était, ou foutre le camp. Dans tous les cas, Nylia était ravie de l’avoir rencontré. Elle se hâta néanmoins de lui fournir une autre réponse.

Je te taquine, Ichou. Et oui, j’ai décidé de t’appeler comme ça ! Plus sérieusement, j’adore les pâtes, même si c’est bête à dire. L’Angleterre me correspond très bien et je suis passionnée de tennis. Quant à mon artiste préféré… Il y en a plein, disons simplement que l’art est quelque chose qui me manquerait si il n’existait pas.

Au moins, elle s’était un peu rattrapée. Ou pas. De toute façon, maintenant, c’était fait. Ou plutôt dit, et elle ne pouvait plus rien y faire. Elle espérait quand même qu’il ne soit pas trop choqué… Pour combler le blanc quelques instants, elle se permit de recommander un Iced Tea. Il fallait qu’elle boive un truc maintenant, ce n’était plus possible autrement. Elle passa sa main dans ses cheveux et offrit un sourire sincère à l’ébène.

Es-tu heureux, Ichou ?

Question compliquée mais intéressante.



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Issou Adore
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Lun 8 Mai - 15:38
Alors… Plat préféré : ta peau, lieu de vacances préféré : tes bras, je ne pratique que l'acte sexuel, et mon artiste préféré… Toi, of course.

Les joues de l'ébène se teintèrent de rouge pendant quelques secondes et son regard, ne pouvant caché la surprise suivant les paroles de la blonde, ne quitta pas l'azurée de celui de Nylia. A peine le jeune homme s'était éloignée de sa douceur d'une soirée, que celle-ci comblait à nouveau l'espace les séparant pour lui souffler ces aveux.
Puis, le rire cristallin de Nylia le rassura et le fit, progressivement, se détendre jusqu'à se défaire de ce visage de trois mètres de long. Une blague, bien sûr... L'espace de quelques instants, Issou se trouva non loin d'être le plus débile des hommes qu'il dût exister sur cette planète.

Il lui glissa, l'espace de quelques secondes, un regard tendre. Aussi bizarre que cela puisse paraître, depuis qu'ils étaient entrés dans ce bar, la jeune femme semblait libéré et elle n'en paraissait, petit à petit, que plus belle. C'était un croyance intime pour lui, le regard des autres, l'importance qu'on leur accordait était un attache au conformisme. On ne vivait plus comme on le souhaitait, mais comme les autres le voulaient. L'ébène se battait constamment contre ça, mais de son côté, c'était facile. Issou avait déjà acquis une sorte d'indépendance, à 18 ans, c'était quelque chose dont peu de jeunes pouvaient se vanter.
En vérité? Il pourrait quasiment vivre de manière correcte sans plus jamais travailler.

Alors que l'Adore allait se faire une joie de répondre; sa douce lui fit l'honneur de répondre réellement. “Je te taquine, Ichou. Et oui, j’ai décidé de t’appeler comme ça ! Plus sérieusement, j’adore les pâtes, même si c’est bête à dire. L’Angleterre me correspond très bien et je suis passionnée de tennis. Quant à mon artiste préféré… Il y en a plein, disons simplement que l’art est quelque chose qui me manquerait si il n’existait pas.

Et il tiqua à nouveau, que se passait-il? Pourquoi avait-elle ainsi décidé de le taquiner alors que normalement c'est lui qui avait ce rôle. La jeune femme n'avait pas cessé de le surprendre depuis qu'il avait eu la chance de lui adresse la parole, un peu plus tôt, à l'entrée de la boite. Puis il se laissa simplement aller. "Ca va pas être possible, désolé. L'Angleterre, il fait tout le temps moche. Les pâtes, je te rejoins tout à fait et quand au tennis, on va dire que je préfère les sports mécaniques."

Puis, Issou passa ses mains dans ses cheveux et lui accorda un doux sourire. "Après, la première version m'allait tout aussi bien. Mais tu sais qu'une activité sportive régulière est bon pour la santé?" Dit-il avec charme, faisant directement référence au fait que sa seule activité sportive serait le -coït-. Puis, sa dernière question, comme il s'y attendait, celle-ci était aussi philosophique qu'une autre. Autant l'ébène se tâtait à poser des questions aussi poussée chez sa compagne, comme les raisons de son appartenance au module Potion ou ce genre de chose, que celle-ci semblait penser que le fait qu'il soit "traditionnel" voulait dire qu'il n'avait rien à cacher.

"De manière général? Je répondrais que tant qu'on me maintient enfermé en cours ou où que ce soit d'autres, non." Dit-il, sans vouloir faire parler de lui ou ce genre de chose. "Mais une fois libre, bien entendu!" Conclut-il rapidement. Cela faisait simplement référence à sa façon de vivre, l'école n'était pas fait pour lui, il s'y faisait chier. La pression parentale du fait de son avenir lui prenait la tête et le forçait à réfléchir de manière plus que normalement. Néanmoins, certains moments lui ôtaient sa mauvaise manie à réfléchir sur tout et l'obligeait à simplement vivre. Et là, oui, il était heureux. "Actuellement, on peut dire que je suis heureux, oui." Conclut-il rapidement tout en lui glissant un petit clin d’œil.

Il répondit à son sourire sincère et lui posa la question qui, pour lui, allait certainement avoir une part importante si une relation plus poussée -quelle qu'elle soit- devait naître. "Qu'est-ce que la Liberté pour toi?"





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Nylia J. Swann
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Lun 8 Mai - 19:06
Au fur et à mesure que les minutes passaient, Nylia se sentait de plus en plus observée. Pour cause, les regards des quelques personnes encore installées dans le bar semblaient intéressées par ce qui était en train de se passer entre les deux jeunes individus. Ceci dit, la jeune fille était plus paranoïaque qu’autre chose ; certes, les gens les regardaient parfois, mais ne les fixaient pas. Cela n’empêcha pas Nylia de se sentir soudain insecure. Alors qu’elle commençait doucement à paniquer, son regard croisa celui d’Issou, qui étonnament, la regardait… Tendrement ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’était le cas. Sa respiration se calma lorsqu’il lui adressa la parole. C’était presque magique ; mais Nylia savait que toutes ces conneries, c’était du grand n’importe quoi.

Ca va pas être possible, désolé. L'Angleterre, il fait tout le temps moche. Les pâtes, je te rejoins tout à fait et quand au tennis, on va dire que je préfère les sports mécaniques.

Et voilà. En quelque propos, il avait descendu toute la réponse de la blondinette. Elle se mit à rire d’un air de “Evidemment, c’était prévisible.” Bon, il avait seulement donné son accord pour les pâtes. D’un autre côté, l’étudiante n’avait besoin de l’approbation d’Issou et sa réponse ne lui fit que comprendre qu’il était bien décidé à jouer encore un peu.

Après, la première version m'allait tout aussi bien. Mais tu sais qu'une activité sportive régulière est bonne pour la santé?

Nylia ne put que répondre au doux sourire d’Issou par un de ses plus beaux sourires. A quoi jouaient-ils, au juste ? Où cela allait-il les mener ? Sûrement nul part, mais la blondinette s’en fichait. L’important, c’était le contenu de la partie, pas le résultat. De plus, il avait pris soin de prendre un ton charmeur, ce qui avait eu pour effet de surprendre la jeune fille. Jusqu’où était-il prêt à aller, pour le jeu ? Quelles étaient ses limites ?

De manière générale ? Je répondrais que tant qu'on me maintient enfermé en cours ou où que ce soit d'autre, non. Mais une fois libre, bien entendu !

Evidemment. Cette réponse ne surprit pas la blondinette ; elle commençait doucement à cerner le personage qu’était Issou et sans qu’elle ne veuille vraiment l’avouer, il lui plaisait de plus en plus. Mais peu importe, cela n’avait pas grande importance pour le moment. De toute façon, quelles étaient les chances qu’il soit intéressé, de son côté ? “Nulles”, pensa intérieurement Nylia, tout à fait normalement.

Actuellement, on peut dire que je suis heureux, oui.

Ces propos interpellèrent la blondinette dont le regard se plongea de nouveau dans celui de l’ébène. Elle aussi, elle était heureuse, à cet instant. Elle l’était moins par rapport aux causes de sa présence initiale dans ce quartier, mais après tout, elle avait rencontré un charmant jeune homme avec qui elle pouvait discuter de manière plus qu’amusante. Cela lui suffisait, pour l’instant.

Qu'est-ce que la Liberté pour toi?

Elle le fixa avec insistance avant de se retourner vers le nouvel Iced Tea que lui avait apporté le barman quelques temps plus tôt. La jeune Swann prit son temps pour en siroter une nouvelle gorgée et garda son regard perdu dans le vide avant de se rediriger vers son interlocuteur. Elle avait eu besoin de quelques instants pour construire sa réponse.

Etre soi-même en toutes circonstances, commença-t-elle en fixant Issou dans les yeux. De ce fait, je pense que peu de personnes peuvent être réellement Libres. On ne peut être soi-même qu’avec les gens en qui on a confiance, et qu’on aime. Du moins, c’est ce que je pense…

Son coeur recommençait à battre plus fort. C’était son avis sincère qu’elle était en train de donner, et la possibilité qu’Issou la descende complètement l’effrayait un peu, même si elle doutait qu’il le fasse. Elle réfléchit, fixant le liquide cuivré dans son verre, avant de reprendre, le regardant avec sérieux.

C’est pour ça que j’admire les gens Libres. Parce que personnellement, je sais que je ne le suis pas. Si je l’avais été, je ne me serais pas rattrapée après ma blague de toute à l’heure. Mais j’avais trop peur que tu te casses en courant, j’avoue… Après tout, la dernière fois que j’ai été moi-même, on m’a envoyée suivre le programme Potion. Donc bon…

Nylia avait soudainement l’air attristé. Normal, les pensées de sa tentative de suicide lui revenaient en tête, même si pour elle, ce n’était pas une réelle tentative de suicide. Elle voulait simplement tester ses limites… Etait-ce si difficile à concevoir ? Elle s’éclaircit la gorge avant de prendre une gorgée d’Iced Tea et de se reconcentrer sur Issou. Nylia fut prise par l’envie de pimenter un peu le jeu…

A moi ! Comment me trouves-tu, Issou ?s’interrogea-t-elle avant de tirer la langue.

La jeune fille était définitivement en train de chatouiller les limites, d’ailleurs. Autant les siennes, que celles d’Issou, que celles de ce jeu. Ceci dit, elle le faisait parce qu’elle se sentait en confiance. Nylia se permit de faire une dernière remarque en lançant un regard charmeur à Issou.

Je me sens Libre avec toi.

Puis elle détourna le regard, légèrement gênée. Pourtant, elle était sincère ; c’était le plus important…



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Issou Adore
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Mar 9 Mai - 23:38
"Être soi-même en toute circonstance." L'Adore roula des yeux, affichant un taquin sourire à sa douceur d'un soir. Gratinée, dorée? Peut-être bien, se mit-il à penser tant dis qu'il se construisait une dalle d'enfer. Pour celle-ci, la Liberté induisait immédiatement sa liaison avec les autres, c'était donc à partir de là qu'elle commençait à se sentir enchaîner. L'ébène leva la main, quémandant le barman, tout en lui demandant poliment de lui remettre un Whisky après sa pause "Eau" de la soirée.
L'Irlandais le lui ramena rapidement, lui demandant l'addition; peut-être doutait-il des capacités du cravaté rouge à payer? Loin de lui l'idée de se sentir vexé d'une façon ou d'une autre par ce geste, il le comprenait. Ces lieux restaient mal famés et même si la plupart des commerces du coin jouissait d'une pseudo-protection de quelques groupes, cela induisait forcément quelques passes droit pour les dits protecteur.

L'Adore toisa l'addition et sortit sans plus de soucis son porte-monnaie, se déboursant des quelques livres sans se soucier du prix; payant par la même occasion la consommation de la blonde. L'ébène ne pouvait s'en empêcher, tenter de comprendre les gens, c'était vraiment l'une des choses qu'il adorait faire. C'est pourquoi, il ne tarda pas à enchérir sur l'un des points qui, en son sens, faisait d'une personne quelqu'un... Ou personne.
"J'aurai dû hésiter à payer, pour ne pas que tu saches que j'ai de l'argent, cela parce que je n'ai pas envie que tu penses à tord que je suis un enfant pourri-gâté qui va passer plus que nécessaire dans des consommations." Lui dit-il, un sourire taquin au visage.

Bien sûr, qu'elle a peut-être émis une hypothèse, néanmoins, même si la cravate et la chemise de l'école ne pouvait donner d'indication; cela se respirait chez celui qui s'estimait gentleman. Issou pouvait aussi se permettre d'être libre parce qu'il ne devait rien à personne et que, quoi qu'il arrive, il avait de quoi amortir. Cela n'était pas forcément le cas de tous.
L'Adore lui accorda un petit clin d'oeil. "Je ne suis pas pourri-gâté de ma famille ou d'une quelconque autre personne." Lui glissa-t-il; se justifiant à tord. Il n'avait rien à cacher, mais le simple fait de donner une raison était en soit un motif de manque de confiance. Il agissait comme elle pour tenter de lui faire comprendre quelque chose; en soit, l'ébène s'était attaché assez rapidement à la blonde. "Simplement de moi." Ajouta-t-il, pour lui même.

Lorsqu'elle baissa les yeux, Issou ne se retint pas, posant doucement sa main sur le haut de la tête de Nylia. "Aucune raison que je m'en aille, ne t'inquiètes pas." Lui dit-il tout en caressant ses cheveux pendant quelques secondes; après ça, il appuya son poing contre sa joue, la fixant désormais un peu plus. "Je ne comprends pas vraiment pourquoi, après, je peux te dire qu'entre Tradition, Potion et Exchange, pour moi... Il n'y a qu'un pas." Lui glissa-t-il avec un sourire; il le pensait vraiment.
Lui-même ne méritait certainement pas autant que Tradition et devrait plus se trouver chez les enfermés. Cela l'aurait rendu fou. Son argent y était certainement pour quelque chose, ceci dit. Songeur, il se mit à penser à ça sans quitter les yeux azurés de Nylia du regard. C'est d'ailleurs celle-ci qui le ramena sur terre.

Dans premier temps, elle lui cloua le bec; Issou ne sut plus où se mettre. Néanmoins, sa dernière remarque ne put que l'obliger à l'observer toujours avec cette tendresse qu'elle lui obligeait à avoir depuis le début de la soirée. Cette espèce d'innocence était vraiment agréable à regarder. Une nouvelle fois, sa main alla cette fois-ci chatouillé le menton de la blonde, tant dis qu'il l'obligea: "Regarde moi." Avec un sourire toujours aussi taquin. Car c'était lui, joueur, toujours... Certainement qu'il ignorait que cela pouvait faire du mal, que l'implication était souvent autre que celle d'un simple jeu.

Mais c'était sa "philosophie".
"Je pense que tu accordes trop d'importance à ce que tu m'as dit avant. Tu te sens libre avec moi et tu m'apparais vraiment... comment dire... rayonnante. Et je ne pense pas que cela soit une raison pour être Potion."
En réalité, il s'exprimait simplement en fonction de ce qu'il pensait, sans penser plus que ça aux mots qu'il venait de dire. Si cela ne plaisait pas, il s'excusait et tous repartaient du bon pied. Puis il la couva à nouveau du regard. "Mais tu vois, je pense que tu n'as juste pas les bonnes personnes à tes côtés." Lui expliqua-t-il rapidement.

Cela provenait de sa propre expérience, une fois que les personnes dites "de confiance" sont entrés dans la vie; c'était plus vraiment possible de ne pas être soi-même. Cela, du point de vue d'Issou, puisque l'on en venait à ne plus que s'intéresser à l'avis des dits "gens".
L'Adore toisa rapidement l'extérieur, une envie de Nicotine grimpant en flèche avec sa nouvelle consommation d'alcool. "Et toi... Que penses-tu de..." "Moi." Ajouta-t-il pour lui-même avec un sourire. Trop prévisible. "Comment tu m'imagines, ailleurs, dans la vie de tous les jours?" Lui demande-t-il, curieux?
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