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Emelia Loxand [terminé]

Emélia
Invité
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Lun 6 Mar - 12:03
Emélia
Emélia Loxand
Ancien membre
Loxand Emélia
Surnom(s) : L'adolescente ne supporte pas les surnoms. Les gens qui ont osé lui en donner un ont amèrement regretté de l'avoir fait.
Âge : 15 ans
Date de naissance : Le 11 octobre 2001.

Lieu de naissance : Birmingham
Nationalité : Elle est anglaise.
Orientation sexuelle : Homosexuelle. Elle n’aime pas les hommes, elle les tolère. Tout simplement.

Classe : Elève en deuxième année.
Groupe : Forge
Raison : Emélia a été envoyée ici pour être remise sur le droit chemin. A 15 ans, elle est coupable d’avoir commis trois meurtres sur trois adultes, les trois hommes qui lui ont fait du mal. Elle a été jugée et doit passer 4 ans en maison de redressement, d'où sa présence ici.
Caractère

C’est un fait que personne ne contredira : tu n’aimes pas être entourée. Même avec les meilleures intentions du monde, tu ne laisses personne pénétrer dans ton intimité. Et n’importe quelle personne d’un peu réfléchi ne voudrait pas d’une psychopathe dans son entourage. Tu ne le sais que trop bien.

Bien sûr, tu n’as pas toujours été ainsi. Avant, tu étais une petite fille naïve, qui pensait qu’un jour tes parents t’aimeraient quand même. Tu étais une vraiment petite fée du logis, te démenant pour leur faire plaisir et pour leur éviter toute excuse pour s’énerver.  Hélas, tes efforts n’ont rien fait du tout et tout espoir a été vain. Ton père t’a laissé tomber pour aller aux États-Unis, et ta mère était trop occupée à baiser toute la journée pour s’occuper de toi. En bref, tu étais une adorable gamine qui ne méritait pas d’avoir des parents aussi indignes.

Bon, il faut savoir aussi que tu aimais déjà être tranquille à l’époque. Pas de façon aussi exagérée qu’aujourd’hui, puisque tu allais à l’école, tu jouais dehors. Bref, tu étais quelqu’un de sociable mais pas suffisamment pour te faire de bons amis. Le changement s’est opéré, tu avais à peine 8 ans. Et non seulement tu as plongé la tête la première dans la folie, mais tu as aussi découvert que la vie n’était qu’un enchaînement merdique d’évènements qui n’apportait que le malheur. Tu étais trop jeune pour apprendre la dure réalité, mais personne ne t’a laissé le choix.
Mais passons.

Après l’incident qui a fait ce que tu es aujourd’hui, le besoin d’être seule est devenu une obsession. Non seulement tu ne supportais plus d’avoir quelqu’un dans la même pièce que toi, mais en plus on ne pouvait plus te toucher. Pas même te frôler. Si par malheur on venait à te toucher, tu faisais une crise d’hystérie, te rendant dangereuse et totalement hors de contrôle. Tu hurlais à t’en déchirer les cordes vocales, tu mordais ou griffais la personne qui essayait de t’empêcher de bouger. Lors de ces moments de folie, tu pouvais même entendre des voix te murmurant des atrocités à faire envers la ou les personnes qui se trouvaient dans la même pièce que toi, ce qui a été la cause principale ta surveillance. Pour que tu te tiennes tranquille, il fallait absolument soit te donner du chocolat, ce qui te détendais aussitôt, soit te droguer. La solution du chocolat n’a été trouvé qu’une fois à IRS, lors d’un repas en compagnie de ton psychologue.

Aujourd’hui, tu es toujours ainsi, avec un petit peu plus de self-control. Tu ne supportes toujours pas que l’on te touche sans ta permission, tu es toujours aussi peu sociable et tu restes quelqu’un de très solitaire. Cependant, un petit rien peut vite te faire basculer de nouveau et c’est pour cela que tu as été envoyé à Forge. Pour qu’on te surveille TRÈS attentivement.

Physique

Yeux : bleu - vert.
Cheveux : A la base, ils sont blonds. Maintenant, ils sont comme la couleur de ses yeux.
Taille : 167 cm.
Poids : 51 kg.
Corpulence : Mince. Et contrairement à ce que l'on voit, elle est plutôt musclée. Mais ça ne s’est pas fait chez elle, mais plutôt durant son séjour ici.
Vêtements et/ou style : Elle aime beaucoup le style « scolaire ». C’est-à-dire le style chemise et jupe. Elle est d’ailleurs contente de voir que l’uniforme de l’établissement reste dans ses goûts. Vous ne la verrez jamais en pantalon (ou très rarement, lorsqu’elle n’a pas le choix en fait). Ses couleurs préférées ? Le noir, le gris et le blanc, le bleu et le vert.
Signe distinctif : A part la couleur de ses cheveux? Non.
Autre chose ? Elle aime beaucoup le chocolat... beaucoup. Beaucoup trop même.


Histoire



Je vais être très clair sur le fait de vous raconter ma vie : si je n’ai pas envie de vous donner des détails sur certains passages de mon existence, vous ne me forcerez pas à les divulguer. Vous pourrez me dire que c’est important pour mieux me comprendre, mais moi je m’en fiche. Je n’ai pas envie qu’on me comprenne, juste qu’on me foute la paix. Et j’ai accepté uniquement parce que vos « sbires » n’ont pas eu de cesse que de m’emmerder avec leurs questions à la con. Soyez content que je ne vous saute pas à la gorge pour me venger. Ce n’est pas l’envie qui me manque, croyez-moi. Mais je vais rester sage, vos camisoles me dépriment trop, je n’ai pas envie d’en porter une de nouveau.
Si vous avez compris, éloignez-vous un peu, vous êtes dans mon espace vital là. Voilà, c’est mieux. Je vais pouvoir commencer.

Vous devez savoir que je ne sais pas grand-chose de mes parents. Ils ne me parlaient que très peu, et de ce que j’ai pu constater, je suis plutôt contente de ne pas en savoir plus.
Mon père était bel homme, mais trop fainéant pour bien s’occuper de lui. En plus, et je m’en souviens encore très bien, il puait toujours l’alcool. Dès qu’il rentrait du boulot, cette odeur horrible venait agresser mes narines d’enfant. Ma mère ne disait jamais rien, trop shootée pour se rendre compte de quoi que ce soit. Elle m’oubliait souvent, et j’ai vite appris à me débrouiller toute seule. Faire à manger, le ménage, la lessive, je les maîtrisais à l’âge de 5 ans. Et quand j’avais terminé tout ce que j’avais à faire, je m’enfermais dans ma chambre, me posais dans un coin et j’attendais que le temps passe. Une grosse peluche en forme d’ours me tenait compagnie, et c’était mon seul ami. Un ami imaginaire, certes, mais au moins lui ne me gueulait pas dessus quand je disais quelque chose.
Vous savez, malgré toute la haine, le dégoût et la rancœur que mes parents éprouvaient pour moi, je les aimais quand même. J’étais prête à tout pour leur faire plaisir, et même si la plupart du temps j’étais ignorée ou engueulée, il arrivait parfois qu’ils me disent simplement merci. Ça me rendait tellement heureuse que je continuais à faire des efforts, dans l’espoir d’être un jour aimée. Hélas, le cauchemar allait commencer, et de la pire de toutes les manières possible.

Je me souviens qu’à l’époque, mes parents étaient séparés. Je vivais avec ma mère, mon père me considérant comme une « chose inutile et encombrante », il avait refusé de me prendre avec lui.
Je suis donc restée avec ma mère qui avait bien du mal à boucler les fins de mois. On a déménagé après le départ de mon père, dans un plus petit appartement, tout miteux, qui puait le moisi et le tabac froid. Il y avait des fissures sur les murs, le plafond, le parquet grinçait de façon agaçante et parfois, on pouvait croiser un cafard ou deux dans la cuisine. M’enfin, il valait mieux ça qu’être dehors, c’est ce qu’avait dit ma mère quand on a emménagé là-dedans.
Pour s’en sortir de façon correcte, maman avait trouvé trois boulots : deux en journée, et un la nuit. Vendeuse en boulangerie et serveuse dans un petit bar miteux la journée, et la nuit, elle faisait la pute. Et ouais, ma mère vendait son corps pour qu’on s’en sorte. Le pire, selon moi, c’est qu’elle aimait tellement ça se faire baiser toutes les nuits pour du pognon qu’elle quitta son job de serveuse pour mieux gérer ses moments de repos. Il lui arrivait même de ramener des mecs à la maison. J’étais jeune, mais je peux vous dire une chose : ça me dégoûtait. L’entendre elle et son partenaire crier comme des dératés, ça me donnait envie de me réfugier dans un endroit où je n’entendrais plus rien d’autre que moi.
Et puis un jour, j’ai entendu ma mère dire à son partenaire du moment qu’elle m’apprendrait peut-être les ficelles du métier pour pouvoir gagner encore plus d’argent. Le gars avait ri, et était parti sans rien dire mais moi, ce jour-là, j’avais été choqué. Vous vous rendez compte de ce que ma mère voulait ? Que je devienne, comme elle, une pute ? A 6 ans ? Sans déconner. Rien que de m’en souvenir, ça m’énerve. N’empêche que je peux vous dire que cette idée ne l’a pas quitté d’une semelle. Elle demandait conseil à ses partenaires, demandant même parfois s’ils ne pouvaient pas devenir des « cobayes » pour que je puisse m’entraîner. A l’époque, je ne comprenais pas trop ce qu’elle faisait exactement, mais je me souviens très bien que je n’avais pas du tout envie d’essayer. C’est à partir de ce moment-là, de cette idée horrible que le cauchemar commença.

Au bout d’un certain temps, ma mère a fini par ramener toute la journée des hommes à la maison. Je les voyais défiler, les uns après les autres, l’air satisfait lorsqu’ils sortaient de chez nous. Vous savez, avec tout ce qu’elle gagnait, on avait pu déménager dans une petite maison sympa en dehors de la ville. Elle disait que là-bas on serait tranquille. ELLE serait tranquille. Moi je me sentais bien seule. Bon, certes je n’avais aucun ami. Cela ne me dérangeait pas du tout, je n’aimais pas être entourée. Mais bizarrement, dans cette maison, j’avais eu soudainement besoin d’avoir quelqu’un avec qui discuter. Hélas, les hommes que maman ramenait n’avaient pas le temps de discuter avec une gamine de dix ans. Alors je me suis inventée un ami imaginaire : Marcus. Je l’avais imaginé blond, les yeux verts et le teint légèrement plus blanc que moi. Et quand j’étais tranquille dans ma chambre, je « discutais » avec lui. C’était amusant, mais je me disais que je passerais pour une dingue si j’en parlais à maman. Bref. Elle ne le sut jamais. De toute manière elle était trop occupée à s’envoyer en l’air tout le temps pour venir s’enquérir de mon bien-être.
Un jour, elle ramena trois personnes avec elle. Trois hommes bien sûr. Je n’étais pas surprise, cela lui arrivait régulièrement. Mais cette fois, quelque chose avait changé. Il y avait avec elle deux adultes, d’une quarantaine d’années, et un plus jeune, pas plus de 20 ans. Je me souviens avoir demandé à maman pourquoi il y avait quelqu’un de plus jeune dans le lot.
« Pour faire parler les petites filles stupides, et tu vois, ça marche impeccable ! »
Elle s’était contentée de me servir ça comme explication avant de partir dans sa chambre, une bouteille de cognac à la main et trois verres.
Le cauchemar démarra aussitôt la nuit tombée.

J’étais dans ma chambre, à regarder le plafond où était installée plein d’étoiles phosphorescentes – une petite fantaisie de ma mère pour que ça m’occupe l’esprit. Je réfléchissais à ce que j’allais faire le lendemain pour faire passer le temps quand soudain, j’ai entendu quelque chose tomber lourdement au sol. Je ne me suis pas inquiétée, ma mère était plutôt fougueuse au lit donc j’avais l’habitude de ce genre de bruit. Sauf que quelques instants plus tard, ma porte de chambre s’ouvrit doucement. Surprise, j’ai fermé les yeux pour faire croire que je dormais. Maman ne faisait jamais ça, elle savait très bien que je n’aimais pas qu’on pénètre dans ma chambre. Par curiosité cependant, j’ai tendu l’oreille pour savoir ce qu’elle me voulait. Et puis d’un coup, j’ai senti l’odeur de l’alcool mélangé à quelque chose que je ne connaissais pas. Mon cœur s’est soudainement mis à battre plus rapidement. J’avais un mauvais pressentiment. Quand j’ai senti que ma couverture commençait doucement à glisser sur mon corps, la panique est montée d’un coup. Rien que de m’en souvenir…


L’adolescente s’arrêta, prise d’une effroyable crise d’angoisse. Il lui fallut une bonne heure pour se calmer, puis elle revint, le teint livide, s’asseoir près son interlocuteur pour continuer son récit. Non sans lui avoir avant jeté un regard plus que glacial, lui coupant quelques secondes le souffle. Il se tassa sur sa chaise avant de la laisser continuer, le teint aussi livide qu’elle à présent.

Je vais vous passer les détails, vous avez compris ce qui s’est passé. Sachez simplement que cette nuit-là, j’ai perdu le peu d’innocence qui me restait. On me l’avait volé de façon si cruelle, sans raison aucune ! Ces hommes voulaient juste s’amuser un peu et après avoir commis l’irréparable, ils étaient partis, me laissant là, tremblante et agonisante. Ma mère ne m’a découverte que beaucoup plus tard, midi était largement passé. Elle avait trop bu et s’était endormie. Quelle conne. A cause d’elle, j’avais subi d’horribles choses ! Je lui en voulais tellement ! Quand elle m’a vu, allongée par terre, le corps entièrement nu, les bleus et le sang sur l’entrejambe, elle a pali et a appelé une ambulance. Les gens autour de moi n’arrêtaient pas de me poser des questions, mais j’étais dans un état second, « sous le choc » avaient dit les médecins. En même temps, à ma place ils auraient été comment hein ! Se faire violer à l’âge de 8 ans, c’est vrai que c’est rien, bordel de merde !

Emélia s’était levée, furieuse, et avait frappé de toutes ses forces sur la table qui la séparait de son interlocuteur. Trop effrayé pour bouger, il se contenta de la regarder, le plus impassible possible. Lui montrer de la compassion ne ferait que l’énerver lui avait-on dit. Il attendit qu’elle se calme. L’adolescente reposa ses fesses sur la chaise et continua doucement.

Bref, après quelques jours où chacun me laissa tranquille, ce sont les flics qui se sont ramenés. Maman avait porté plainte, ils avaient besoin de connaître les faits dans sa totalité. Je suis devenue totalement hystérique. Il fallut deux infirmières pour me tenir sur le lit, plus le médecin pour me donner un calmant. Personne ne se rendait compte qu’en moi quelque chose avait été brisé, plus encore que mon innocence. Il y avait comme un creux en moi, une partie de moi qui manquait à l’appel. J’ai quand même réussi, après une dizaine d’essais, à raconter ce qui m’était arrivé. Je peux vous dire que j’ai été surprise par les réactions de toutes les personnes ayant entendu l’histoire. Certains étaient scandalisés, d’autres semblaient sceptiques. Tous connaissaient la réputation de ma mère et quelques personnes me mettaient dans le panier qu’elle : pour beaucoup j’étais considérée comme une pute. A 8 ans à peine bordel ! Vous imaginez, vous, la douleur ? D’être jugée ainsi par des inconnus qui n’étaient pas là quand toute cette merde s’est produite ? A l’intérieur de moi, ça bouillonnait. Je voulais qu’on me foute la paix, encore plus que d’habitude. Dès que quelqu’un essayait de me toucher, j’hurlais à la mort comme une tarée. Je ne supportais vraiment plus le contact humain. Ils me dégoûtaient tous. Même ma mère. A part portée plainte, elle n’avait rien fait de plus. « Il faut laisser faire les flics, c’est leur boulot » qu’elle m’avait dit. Ouais. Sauf que ces connards n’ont rien eu. Ces merdes n’avaient même pas eu une petite peine de prison. J’étais furieuse. Vraiment. La justice n’avait rien fait pour moi, jeune victime de viol.
Je me suis totalement isolée du monde. Pour moi, plus rien n’existait. Ni ma mère, ni les gens de l’hôpital, ni le psychologue qui me suivait à l’époque. Je ne parlais pas, je refusais d’être touchée, je voulais simplement être seule dans mon petit monde de solitude. J’ai eu gain de cause.

Durant les 4 années qui ont suivi cet incident, je ne suis quasiment pas sortie de chez moi. Vous pouvez me dire que c’est stupide, que j’aurais dû aller de l’avant mais c’était impossible. Est-ce que vous pouvez vous imaginez quelques secondes ce que toute cette merde à causer à une gamine de 8 ans ? Il n’y a pas que les dégâts physiques. Il y a le mental qui a été touché aussi. Je n’étais déjà pas très sociable comme gamine, trop solitaire et parfois un peu bizarre puisque je parlais toute seule ou à un ami imaginaire. Alors quand on est victime d’atrocités comme ce que j’ai vécu, on ne peut plus rattraper quoi que ce soit. Mon cœur de petite fille  n’existait plus, on m’avait pris sans vergogne mon innocence et on ne m’avait pas rendu justice. Ça peut rendre dingue n’importe qui. Enfin, je ne pense pas être si folle que ça, mais passons.

Pendant toutes ces années, je n’ai cessé de vouloir me venger. Chaque nuit depuis l’incident, je revis mon viol, encore et encore. Ça ne s’arrête jamais. Aujourd’hui encore, après ce que j’ai fait, il m’arrive de faire ce cauchemar de nouveau. Mais au réveil, je ne me sens plus aussi en colère qu’avant. Pourquoi ? Attendez, je vais vous l’expliquer, alors patientez encore un peu. Merci.
Donc, pour reprendre, j’avais envie de me venger. De la plus horrible des façons qui soit. Dans ma tête, mon imagination bouillonnait littéralement et je pouvais presque apercevoir ce que j’allais faire subir à ces gros connards. Toutes ces années de solitude, je me suis confectionnée le plan parfait pour assouvir ce désir de donner justice moi-même. Et vous savez quoi ? Rien ni personne ne pouvait m’arrêter. Ma mère ? Elle continuait de faire venir des hommes à la maison, comme si mon viol n’avait été qu’un petit contretemps. J’ai été naïve de croire qu’elle m’aimait ne serait-ce qu’un tout petit peu. La différence, c’était que trois verrous empêchaient n’importe qui d’entrer dans ma chambre. Ils étaient installés à l’intérieur, pour que je puisse me mettre moi-même en sécurité. Bref.

Rien ni personne ne pouvait m’arrêter… Hélas, si. Plusieurs choses même. A commencé par mon âge de l’époque : j’avais douze ans ! Qu’est-ce qu’une gamine de 12 ans pouvait bien faire à des adultes ? Que dalle. Nada. Rien du tout. De plus, je ne pouvais demander à personne l’adresse de ces cons, ça serait trop louche. Oh, je ne m’inquiétais pas de ma réputation, ça faisait longtemps que je savais que la bonté, la compréhension et la solidarité ça n’existait plus.
Alors j’ai ruminé ma rancœur, ma haine durant encore deux ans. Je sortais un peu, juste pour pouvoir prendre l’air. Vous savez, je devenais folle, enfermée dans cette chambre. J’entendais des voix dans ma tête, j’avais même l’impression que quelqu’un était caché dans un recoin sombre de ma chambre, à m’observer comme le ferait un voyeur pervers et bien dégueulasse. Quand je me suis rendue compte que ça continuait en dehors de ma chambre, j’ai essayé d’aller dehors et là, Ô miracle, je n’entendais plus rien. Je me suis mise à sortir tout le temps, sans que ma mère ne se rende compte de quoi que ce soit.
C’est quand j’ai commencé à me sentir mieux que tout a dérapé.

Je me souviens, c’était il y a un peu plus d’un an. Ma mère, qui ne venait jamais bavarder avec moi, avait eu la soudaine envie de parler un peu. Un peu surprise et surtout sceptique, j’avais refusé la discussion. Pendant des jours, elle insistait à frapper à ma porte. Je ne sortais plus et les petites voix dans ma tête ont fini par revenir, plus fortes et horribles que jamais. Je ne vous dirais pas ce qu’elles me disaient, vous auriez peur de moi après. Pour être enfin tranquille et retrouver mon petit monde de solitude, j’ai accepté de discuter avec mère. Mauvaise décision.

« Ecoutes, Emélia. Toi et moi on ne s’aime pas. C’est un fait, on ne se le cache pas. Alors j’ai pris une décision te concernant. » Elle m’avait regardé droit dans les yeux, les mains posées sur la table. « J’ai décidé de t’envoyer dans une école un peu spéciale. Ils acceptent les personnes comme toi, qui ont des soucis de comportement, et les recadrent pour les remettre sur le droit chemin. » Moi j’étais là, debout dans l’encadrement de la porte. Abasourdie par ses paroles. Elle m’envoyait loin de chez moi ? Parce que j’étais une louve solitaire ? Nan, il devait y avoir autre chose. « Je sais, ça paraît soudain mais c’est un ami qui m’en a parlé. Quand je lui ai parlé de ton comportement de ces derniers temps… » Quoi ? Elle m’entendait parler toute seule et pas à un seul moment elle ne s’est demandée pourquoi ? Je me souviens que j’étais en colère. Très en colère. Je me souviens être entrée dans une colère noire et d’avoir jeté tout ce que je trouvais sur sa sale gueule de pute droguée et alcoolique. Je me souviens aussi que quand le mec qu’elle devait voir dans la journée avait essayé de me calmer, je me suis sentie de nouveau violer et j’ai hurlé de toutes mes forces avant de soudainement m’effondrer sur le carrelage froid de la cuisine, la tête la première.

Quand je me suis réveillée, j’étais dans ma chambre. Ma mère avait appelé un médecin qui attendait que j’ouvre les yeux pour m’ausculter. Il n’a pas eu le temps de me toucher. Il s’est pris mon poing dans la tronche, et le nez en sang, était parti pour aller porter plainte. Quelques jours plus tard, les autorités décidèrent de m’emmener à IRS. C’est là que… j’ai commis l’irréparable selon mon psychologue.

C’était une belle journée d’été, mais pour moi tout était horrible, sans couleur et sans odeur. Ma mère m’avait trahi, on m’envoyait loin de chez moi, et tout un tas d’autres choses me pesaient sur le cœur. Je me souviens que les flics qui me précédaient avaient les yeux rivés sur moi, ainsi que tous les habitants de la ville. Ils me regardaient tous comme si j’étais une pestiférée qui méritait bien ce qui lui arrivait. Personne ne comprenait ma douleur, ni ma détresse. Personne ne voyait que j’avais peur, que j’étais triste et blessée. Non. Les gens ne voyaient qu’une gamine qui avait mal tourné, et que ça ne pouvait en être autrement à cause de ma mère.
A quelques mètres de la voiture, elle était là, à éviter mon regard plein de haine. Les petites voix dans ma tête me murmuraient qu’elle ne méritait pas de vivre, tout comme les connards qui m’avaient fait du mal. Une pulsion, folle et meurtrière, menaçait de s’emparer de mon âme perdue et disloquée. Et lorsque j’ai aperçu les trois hommes qui m’avaient violé, j’ai laissé tomber le self-control. Avec une rapidité qui me surprenait, j’ai attrapé le flingue du premier flic à porter de main, j’ai enlevé le cran de sécurité et j’ai visé ces enfoirés. Vous imaginez la suite ? Trois morts le jour de mon départ pour IRS, tous tués d’une balle. Deux dans la poitrine et l’autre dans la tête.
Après cet incident, il a été décidé de toujours m’envoyer à IRS, à condition d’être sous surveillance 24h/24 et d’être suivie par un psychologue expérimenté.

Aujourd’hui, ça fait plus d’un an que je suis là. Il n’y a pas eu beaucoup de changement. Je me contrôle un peu plus en ce qui concerne les crises d’hystéries lorsque je suis touchée, mais il y aura fallu que je fasse du mal à six infirmières pour me calmer un peu. Et pas mal de chocolat aussi. J’ai découvert que ça faisait autant d’effets qu’un calmant. Et je n’ai toujours pas d’amis. Je n’en veux pas, vous le savez bien. Je veux qu’on me foute la paix. Hein ? Les voix ? Il n’y a que quand je deviens hystérique que je les entends, sinon tout va bien.

Voilà, c’est un peu près tout. J’espère que vous êtes content maintenant. Oh, avant de partir, filez-moi le chocolat qu’il y a dans votre petit sac isotherme. Comment je sais que c’est ça ? L’instinct, monsieur. L’instinct.


Vous lui tendez le chocolat bien frais qui était resté dans le sac tout au long de l’histoire. La demoiselle tend la main, sans férocité aucune et croque un morceau. Vous sentez que ça lui fait plaisir et lorsqu’elle vous sourit tout en vous remerciant pour cette délicate attention, vous êtes surpris. Malgré toutes les souffrances qu’elle a subies, elle arrive encore à sourire aussi innocemment. Vous vous dites que peut-être, elle pourra remonter la pente. Après quelques mots vous vous éclipsez et allez écrire votre rapport.


Un peu de vous

Prénom/Pseudo : Delphine ou Dydylili
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Tu nous viens d'où ? : Top-site.
Un commentaire ? : ça faisait longtemps que je n'étais pas venue sur un forum de type institution. ça m'avait manqué en fait! Donc me voilà ♥ Et joli design, j'aime beaucoup! Et sympa le contexte, j'ai accroché direct ;) c'est mon côté psychopathe qui est tout content \PAN/



Dernière édition par Emélia Loxand le Jeu 23 Mar - 11:55, édité 3 fois
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Tina Claw
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Lun 6 Mar - 12:44
Bienvenuue ! J'adore ton vava il est archi cool :pyroli:

Ton perso a l'air sympa aussi, bon en tout cas, courage pour ta fichen!


♥:
 
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Gordon Sherman
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Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Australien
Commentaires/Citations : F7DA19 est ma couleur! Venez danser avec moi!
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Lun 6 Mar - 18:42
Bienvenue très chère!
Qu'est-ce que vous avez tous avec les persos de Vocaloids? x)
Bref, comme l'a dit la sympathique (lol) Tina, bon courage pour ta fiche! ^^



Merci Raven :D :D :D

Mais quel membre actif!:
 

J'ai dit, mais quel membre actif!:
 

J'AI DIT...:
 
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Emélia
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Lun 6 Mar - 21:08
Emélia
Emélia Loxand
Ancien membre
Hihi merci beaucoup :)

Bah, j'ai toujours aimé les vocaloids alors quand j'ai vu que Miku n'était pas prise... j'lui ai sauté dessus en mode "t'es à moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii" ♥

Je devrais avoir terminé la fiche dans la semaine ;)
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Nylia J. Swann
Absence longue durée
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Messages : 575
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Situation amoureuse : Coeur à prendre ~
Nationalité : Anglaise.
Commentaires/Citations : Madness is Genius ~
Nylia vous parle en #0099FF !
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Lun 6 Mar - 21:46
Welcome jeune délinquante 8D
Bon courage pour ta fiche ! *-*



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Emélia
Invité
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Sam 18 Mar - 7:45
Emélia
Emélia Loxand
Ancien membre
Merci!

Je m'excuse du retard, mon pc est parti en réparation et je ne l'ai récupéré que hier. Je termine donc la fiche d'ici quelques jours.

Vraiment désolé du retard >.<' en plus je viens de voir le forum spin off donc trop envie d'être validée ici pour que je puisse aller là-bas après ;) (moi? charmée? naaaaaaaaaaaaaan.... ♥)
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Logan
Invité
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Sam 18 Mar - 10:50
Logan
Logan O'Connor
Ancien membre
Bienvenue à toi ! Bonne chance pour la suite de ta fiche :)
Ton personnage a vraiment l'air intéressant. J'ai hâte de savoir ce qui l'a rendue "folle" :D

Quoi qu'il en soit, j'essaierai toujours d'avoir du chocolat dans mes poches x)
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Emélia
Invité
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Mer 22 Mar - 21:59
Emélia
Emélia Loxand
Ancien membre
ET VOILA C'EST FINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ♥

Pfiou, ça a été galère, mais maintenant c'est terminé et j'espère que ça vous plaira ;)

EDIT ▬ Merci Logan, j'espère que tu ne seras pas déçu ;)

Oh viii du chocolaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaat :D
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Martel Ed'Ruecus
PNJ |:| Directrice
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Féminin
Messages : 528
Né(e) le : 12/09/1981
Date d'inscription : 12/11/2016
Age : 36
Niveau d'études/Métier : Directrice d'Indarë
Situation amoureuse : Veuve
Nationalité : Britannique (origine Allemande)
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Jeu 23 Mar - 1:06
Je n'ai qu'une question avant de te valider : Emélia n'a pas eu de procès ? Elle a quand même tué trois personnes de sang-froid. A son âge, la condamnation maximale que j'ai trouvée (vu qu'elle a des circonstances atténuantes avec la situation de sa mère) c'est 4 ans en centre de redressement puis une liberté conditionnelle de 4 à 6 ans. Sachant qu'Indarë est un centre de redressement, ça l'enverrait dans tous les cas en Forge.

Je veux juste savoir si elle a été envoyé ici suite à un jugement ou si elle n'a pas encore eu de procès (et dans ce cas, sache juste qu'elle devra en avoir un avant la fin de l'année scolaire, dans ce cas Indarë serait un genre de détention provisoire en attendant le jugement). Tu pourras le faire en rp si besoin ou juste le mentionner quelque part, comme dans son dossier scolaire.

En dehors de ça tout est ok avec ta fiche. Et, tristement, vu quelques commentaires que j'ai vus récemment, je suis sûre que des gens capables de juger qu'une gamine de huit ans est une pute parce que sa mère l'est doivent exister, quelque part u.u
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Emélia
Invité
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Jeu 23 Mar - 9:22
Emélia
Emélia Loxand
Ancien membre
Arf, j'ai tellement speedé pour terminé dans les temps que j'ai zappé de mentionner son jugement. Effectivement, elle a été jugée et comme sa mère voulait déjà l'envoyer à IRS, ça tombait plutôt bien. Elle a donc été envoyé ici après son jugement. Tu veux que j'édite pour l'ajouter ou ça ira?

Tristement, je pense aussi que ça doit exister quelque part... m'enfin, je suis quand même contente que ce personnage soit validé (enfin quasiment) parce que j'avais un peu peur d'être allée trop loin XD (nan mais dans ma tête c'était encore pire, j'ai été soft sur ce coup XD)
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Martel Ed'Ruecus
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Jeu 23 Mar - 11:16
Ça ira, c'était juste pour être sûre. Rajoute-le juste dans "raison", éventuellement. Tu pourras le mettre dans ton dossier scolaire aussi.
Ceci étant réglé :

Bienvenue dans le programme de réinsertion Forge, chère élève.
Vous êtes officiellement admis dans notre établissement pour purger votre peine et essayer de surmonter votre traumatisme.

Voici les règles spécifiques qui s'appliquent à ton personnage, en plus du règlement de l'école :
- Interdiction d'être laissé à proximité d'arme ou d'objet pouvant être utilisé comme telle.
- Obligation de rendez-vous deux fois par semaine avec un psychologue de l'établissement.
- Au vu de ses réactions à la proximité des autres, Emélia ne doit pas être laissée seule avec un camarade de classe et doit être surveillée pendant les travaux de groupe
- Autorisation exceptionnelle de manger du chocolat pendant les cours sur recommandation psychiatrique
- Emélia sera placée en résidence surveillée. Si son comportement s'améliore, un placement en dortoir sera envisageable pour l'année prochaine.


Voici les liens qui te seront utiles pour tes premiers pas sur le forum :
Listings, pour les classes, les chambres et l'avatar
Suivi psychologique et dossier scolaire, pour tenir compte des notes, éventuelles punitions, soins et autres choses affectant le parcours scolaire de ton personnage (et pour mettre tes bulletins de note de première année si tu as envie)
Demandes de rp (faut bien commencer)
Friendships & Adventures, pour répertorier tes rps et tes relations
Internet & sms, si tu veux créer un compte S'Peach ou un téléphone
N'oublie d'ajouter le lien vers ta présentation à ton profil et de le remplir avec les informations de ton personnage

J'espère que tu te plairas dans notre école et que nous saurons t'aider à surtmonter ton traumatisme et à te réintégrer dans notre société,
Martel Ed'Ruecus, directrice de l'IRS
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