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Les retards cachent toujours une raison [PV Gordon]

Daryl Hudderson
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Mar 28 Fév - 22:22



Les retards cachent toujours une raison

Ft Gordon


Il était 18h passées ! Les cours étaient terminés, pour le plaisir de beaucoup ! Nombre d'élèves purent enfin retrouver le confort discutable de leur chambre d'internat. D'autres quant à eux traînèrent encore à l'école, comme Daryl. Dans l'attente du commencement d'une tâche déjà planifiée, son esprit rêvassait à la permanence du rez-de-chaussée. Les yeux collés aux vitrage, ils admiraient l'étincelante gaieté d'une Londres bercée par un cortège stellaire. Après plusieurs minutes de slience, le gentleman sortit de sa poche une montre à gousset au coloris doré. Depuis son arrivée à Indare, elle était sujet à de nombreuses railleries de la part de ses camarades de classes. Jugé "vieillotte" et "dépassée", elle ne faisait guère le poids face à l'avènement de la technologie. Cette raison n'avait finalement pas suffi à ce que Daryl décide de s'abandonner à la décadence du mobile : les smartphones. Objet de collection, qui plus est donné par sa gentille mère, il ne comptait absolument s'en séparer.
Grâce à un mécanisme fluide et millimétré par un petit bouton cylindrique, le couverture s'ouvrit et montra des aiguilles finement travaillées, pointant une heure bien précise dans le cadran :

- 18h15... retard, retard ! soupira-t-il amèrement.

Posté dans une salle de permanence de vide depuis maintenant une heure, il attendait celui qui était censé venir à sa rencontre. Trois jours auparavant, après un cours très instructif le gentleman avait été sollicité par un professeur. Visiblement dans le besoin, celui-ci lui avait formulé une requête peu anodine : donner un petit cours de rattrapage à un élève, ma foi spécial. Bien que surpris par la demande, le gentleman accepta humblement la demande, toujours prêt à aider ceux dans la nécessité. Avant que ce dernier ne le quitte, le jeune homme posa :

- Pourquoi me demander une telle requête ? D'autres élèves dans cette classe possèdent de bien meilleures compétences que les miennes !
- Comme je t'ai dit, c'est un élève... assez spécial et quelque chose me dit que tu arriveras à le comprendre ! se contenta t-il de lancer, énigmatique.

Pour nourrir davantage le mystère, il ne lui indiqua ni la ou les matières à enseigner, ni même le nom de l'élève censé être éduqué. Daryl patientait donc devant la fenêtre, attendant que le fameux individu spécial daigne bien se montrer. De cette manière, il évacuait partiellement une rage qui devenait grandissante. Attendre; ce n'est pas quelque chose qui le dégoûtait franchement. Mais attendre un retardataire, c'était probablement sa plus grande hantise et notre phénomène avait fait fortiche aujourd'hui. Plus de quinze minutes de retard ! Je serais peut-être très vulgaire dans ce qui va suivre, mais on pourrait pour sûr clamer que l'énergumène était littéralement en train de violer les principes de bienséances... pierre angulaire de TOUTE l'éducation de Daryl.
Le gentleman espérait du fond du coeur que le traînard avait une raison valable et SURTOUT sérieuse. Qu'il avait dû accomplir un acte héroïque par exemple ou qu'une maladie le paralysait dans son lit ! Dans le cas contraire... ne soyons pas défaitistes !

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Gordon Sherman
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Mer 1 Mar - 17:14
Les retards cachent toujours une raison

Misirlou – Dick Dale
Avec Darryl !

Cette journée aurait vraiment pu être agréable. Vraiment, tout s’était bien passé, pour l’instant ; je veux dire, je ne m’étais pas fait jeter de cours, je n’avais pas croisé Tina, bref, il ne m’était rien arrivé de fâcheux. Pourtant… j’avais cette terrible impression que quelque chose de mauvais allait m’arriver. Toute ma journée a été placée sous le signe de la tension, une frayeur constante que le ciel me tombe sur la tête. Alors, forcément, la journée n’avait pas été la meilleure possible.

La dernière sonnerie de la journée sonne enfin. Libération ! Je vais pouvoir aller me terrer quelque part en attendant que ce sentiment d’oppression disparaisse. La plupart des gens se seraient cachés dans leur chambre, tentant d’appeler le soir au plus vite pour réussir à oublier toute cette journée pesante, mais pas moi. Je sens que c’est une mauvaise idée. Le sort peut m’attendre au détour d’un couloir, et s’il m’y attend, ce sera sûrement sur mon trajet habituel. Il ne me reste qu’une chose à faire : me réfugier dans la musique.

Je file donc vers la salle de musique de l’IRS, persuadé qu’elle sera vide, pour contrer l’univers autant que possible. Je ne parle à personne, et m’enferme au milieu des instruments. Je sens mon cœur battre à toute allure, et je ne sais même pas pourquoi. C’est comme si quelqu’un me regardait constamment, sans que je sache où il pouvait bien se cacher… je tente de jouer un peu de musique pour me calmer. Globalement, ça m’aide toujours à me protéger des problèmes de la vie. Avec un peu de chance, cette fois, cela me permettra de me calmer et d’éloigner les mauvais esprits. Mais… je joue, je joue, et la musique s’accélère sans que je puisse rien y faire. Mon corps ne m’obéit plus totalement, et je sens mes doigts taper de plus en plus vite sur la guitare, le piano, la trompette ou n’importe quel instrument que je tente de prendre pour me calmer.

Rien n’y fait…

Peu importe ce que j’essaye, je n’arrive pas à ralentir ! Je me mets à la batterie. L’avantage de cet instrument, c’est qu’il permet de s’épuiser, mais aussi empêche d’aller très vite. C’est vrai, il y a une limite à ce que le corps humain peut faire, surtout lorsqu’on n’a pas subi un entraînement intensif de percussionniste. Je peux aller vite, mais tout de même. Mais là encore, j’accélère, j’accélère, sans perdre de précision pour autant. C’est un sentiment très étrange ; comme si mon corps tout entier allait à une vitesse différente du reste du monde, comme si j’allais plus vite que les autres. Les sons du kit m’entourent avec leur force, leur violence contrôlée, leurs explosions précises.

C’est probablement pour ça que je n’ai pas entendu l’élève qui est entré dans la salle… je le vois du coin de l’œil, d’un coup. Surpris, j’arrête immédiatement de jouer et pose une main sur mes cymbales pour les empêcher de vibrer, ramenant le silence dans la pièce. Je dois probablement avoir l’air fou de terreur, parce qu’il me regarde comme si j’avais vu un mort.

« Gordy… ça va ? Je t’ai cherché toute la journée ! Apparemment, tu as rendez-vous à dix-huit heure en perm avec un autre élève… »

Dix-huit heure ? Je jette un œil à l’horloge. Dix-sept heure cinquante-cinq… Après une exclamation de surprise, je m’empare de mon sac et cours aussi vite que je le peux hors de l’IRS. J’ai fui le contact avec les autres depuis ce matin, tentant de me cacher ou de me dépêcher d’aller d’un cours à l’autre pour éviter toute rencontre fâcheuse, et voilà ce que ça m’a coûté… Moi qui fuyais le sort, il s’était déjà abattu sur moi ! Je vais être en retard, c’est sûr et certain. Les permanences de l’ISS sont aux rez-de-chaussée, mais aller de l’IRS à l’ISS est déjà assez long comme ça. En courant à toute vitesse, je peux peut-être y être pour dix-huit heure deux… honnêtement, je ne sais pas.

Je tourne à un angle, effectuant un dérapage pour perdre le moins de temps possible, et me retrouve face à un spectacle pour le moins inattendu. Deux élèves se tiennent face à un troisième, de toute évidence en train de le martyriser. Il a les larmes aux yeux, et eux un sourire malsain. On est encore du côté des IRS, j’imagine que ce genre de choses arrive… Je n’ai pas vraiment le temps de m’arrêter pour l’aider, alors, pas le choix. Je vais devoir jouer aux héros sans perdre une seconde.

Dans un cri de guerre inégalé, je sprinte vers les assaillants avant de leur rentrer dedans de toutes mes forces, les renversant au sol, l’un sur l’autre. Je me relève immédiatement, les laissant dans leur surprise et permettant à celui que je suppose être un Potion de s’échapper. Ma course reprend, mais je ne suis plus seul : deux brutes enragées mes suivent en hurlant toutes sortes d’injures. Je suis obligé de faire des détours pour tenter de les perdre, je ne veux pas qu’ils m’attrapent au passage entre l’IRS et l’ISS. Et j’aurai très bien pu les perdre, si je n’avais pas croisé sa route.

Tina.

C’est vrai qu’elle est en IRS… Elle est simplement là, au milieu du couloir, sans vraiment d’activité apparemment. Je m’écrase au sol en la voyant, mes jambes ne répondant plus malgré ma course effrénée. Je glisse sur quelques mètres avant de me coller à un mur, mon regard fixé sur elle. Au final, le destin l’aura placée sur ma route… encore une fois. Les deux brutes arrivent, cette fois c’est sûr, je suis fini. Je vais être en retard…

Contre toute attente, ils stoppent net à la vue de 4’33. L’un d’eux me voit contre le mur, me lance une petite menace, puis ils font demi-tour, visiblement peu rassurés. Je ne me fais pas prier, cette aubaine ne se présentera pas plusieurs fois. La fuite de mes ennemis me redonne le courage de me lever, et je quitte l’IRS aussi vite que possible, mettant autant de distance que je peux entre Tina et moi. Me revoilà enfin dans mon école ; je ne dois pas avoir tant de retard que ça, du moins, je l’espère. J’y suis presque, tout va bien ! Du moins… j’y aurai été, si je n’avais pas croisé quelques-uns de mes camarades de classe dans la cour.

« Gordy, tu tombes bien ! C’est quoi le plus important, en musique ? Avoir de la technique pure ou de faire des sons qui rendent bien ? »

Argh ! Je suis forcé de m’arrêter. Je me lance dans un discours vantant les valeurs de l’un et les mérites de l’autre, soulignant bien que les deux sont importants, chacun dans leur domaine, et que le mieux et d’avoir un peu de chaque plutôt que beaucoup d’un seul et aucun de l’autre. Je m’étale en explications en déblatérant à toute vitesse, encore oppressé inconsciemment par mon rendez-vous. Mon rendez-vous ! Je m’excuse avant de quitter les autres élèves et de partir en courant vers le bâtiment. Enfin ! Cette fois, j’y suis ! Je vois la porte de la salle !

Mais un professeur m’arrête dans mon élan. « Ah, monsieur Sherman, parfait ! Pouvez-vous emmener ces feuilles jusqu’à la salle des profs ? Merci beaucoup ! » Ho non… Me voilà avec un tas de copies dans les mains. Plus le choix ; je marche vite vers la salle des profs. Je ne cours plus, en effet : avec un tas de copies pareil sur les bras, je ne peux pas prendre le risque de tomber. J’ai la responsabilité de les emmener dans le bon ordre et en parfait état jusqu’aux bureaux des professeurs. Voilà, cette fois, c’est fait… Je peux enfin aller à mon rendez-vous.

Mais cette petite marche m’a coupé dans mon élan, et reprendre la course m’essouffle extrêmement vite. J’arrive enfin à destination, après un périple sans fin. Il n’y a qu’un seul élève dans la salle – ça m’arrange, c’est sûrement lui. Je clopine vers lui, un terrible point de côté m’empêchant de marcher droit désormais.

« Ah… ah… c’est toi que… je devais… rencontrer ? »

Je me pose un instant pour reprendre mon souffle. Après quelques secondes, j’arrive enfin à respirer à peu près normalement.

« Fiou ! Désolé du retard, c’est… un peu compliqué à expliquer. Je suis Gordy, et toi ? »

D’ailleurs… je suis en retard pour quoi ? Je ne sais même pas ce que je viens faire là. Je n’ai pas pris le temps de demander à l’émissaire qui me demandait de venir ici, ni pour quelle raison. J’espère qu’il pourra un peu plus m’informer sur les évènements – ceci dit, vu son regard, il n’a pas vraiment l’air ravi de me voir ici. Faites que ce ne soit pas le sort qui s’acharne à nouveau sur moi…
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Daryl Hudderson
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Ven 3 Mar - 23:45



Les retards cachent toujours une raison

Ft Gordon


La porte s'ouvrit brutalement et produisit un infect brouhaha. L'individu responsable du bruit déboula dans la permanence, complètement essoufflé. Il n'y avait pas besoin d'être devin pour comprendre. S'il est possible que vous n'ayez pas compris la situation, Daryl lui l'avait parfaitement compris. Il semblait même près à dégainer ses poings pour les encadrer dans sa face, mais l'état piteux de l'individu l'empêcha d'agir. En effet, l'imbécile clopinait vers lui douloureusement. Probablement un point de côté. Probablement, le spécimen dont le professeur lui avait récemment parler également. Il ne semblait pas blessé, mais sa mine n'était franchement pas athlétique. S'il devait donner le statut de mort ou vivant à cette personne, Daryl aurait beaucoup de doutes, vu sa marche bancale.

- Ah… ah… c’est toi que… je devais… rencontrer ?

Encore fatigué par tout ce qui semblait lui être arrivé, le nouvel individu tenta calmement de reprendre son souffle. Avec sa plus grande générosité, le gentleman n'intervint pas. Ce serait presque injuste d'accabler un pauvre inconscient exténuée, d'où sa décision d'attendre qu'il ait complètement récupéré :

- Fiou ! Désolé du retard, c’est… un peu compliqué à expliquer. Je suis Gordy, et toi ?

Le lynchage pouvait à présent commencer et ce n'était pas cette amicalité d'ignare qui allait sauver le jeune homme. Par une simple analyse visuelle, Daryl supposa, peut-être prématurément, qu'il avait affaire à un abruti fini. L'argument principal qui orientait sa supposition était sa coupe blonde explosive et peu entretenue. Un véritable hooligan ! Avec ce retard, les preuves ne jouaient pas en sa faveur et il était sur le point de subir le courroux d'un adorateur de la bienséance :

- Il semble que vos parents ne vous ont pas bien éduqués ! La première chose à faire lorsqu'on arrive en retard est de s'excuser pour le préjudice causé. Voilà plus de quinze minutes que vous devriez être ici pour recevoir vos cours spéciaux ! J'attends des explications et elles ont intérêt à tenir la route !

Daryl ne criait pas spécialement fort. Sa voix se voulait juste glaçante, avec des intonations méprisantes. Qui plus est, le gentleman faisait craquer ses doigts entre eux derrière sa paire de gants, signe d'une méchante envie de dérouillé. Vu son corps chétif déjà achevé, il n'y aura même pas de combat. Juste une pure correction et mon dieu, qu'il en avait envie !
Ses pas étaient lents, mais résonnaient d'une manière effrayante contre le sol. Il se rapprochait calmement vers lui, le regardant sévèrement. Plus grand que lui, il s'arrêta lorsque moins d'un mètre le sépara de sa potentielle victime, baissant alors sa tête vers elle. Son sourire inexistant muni à ses yeux acérés, on pouvait penser à une confrontation entre un loup et une pauvre brebis égaré... du moins, c'est comme ça que moi, votre humble narrateur voyait la scène :

- J'attends ! Qu'avez-vous à me dire pour vous justifier ? souffla-t-il sur le ton de la menace.

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Gordon Sherman
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Dim 5 Mar - 12:50
Les retards cachent toujours une raison

Misirlou – Dick Dale
Avec Darryl !

« Il semble que vos parents ne vous ont pas bien éduqués ! La première chose à faire lorsqu'on arrive en retard est de s'excuser pour le préjudice causé. Voilà plus de quinze minutes que vous devriez être ici pour recevoir vos cours spéciaux ! J'attends des explications et elles ont intérêt à tenir la route ! »

…oh…. Au final, j’ai eu raison toute la journée. Une terrible menace plane sur ma tête depuis que je me suis réveillé, et j’ai la désagréable impression que je viens de tomber nez à nez avec mon destin. Déjà, parce qu’il me parle comme si je n’étais qu’un infect insecte insignifiant qui l’aurait offensé en se posant sur son rosbif, mais aussi parce qu’il me vouvoie. Il me vouvoie ! Enfin, c’est quand même surprenant ! On doit avoir quasiment le même âge, et c’est la première fois que je rencontre un élève qui vouvoie un autre élève. Même lorsqu’on ne se connait pas, enfin, je veux dire… j’ai l’habitude de tutoyer les inconnus aussi, mais bon, c’est peut-être mon éducation musicale ?

Mais le pire. Le pire. C’est qu’il n’a pas répondu à ma question. Et il me parle de bonnes manières ? Je sais même pas comment il s’appelle, et pourtant je lui ai demandé ! AAAAAAAAAH ! C’est quand même terrible, ça ! Enfin bref. J’imagine qu’il est trop en colère pour avoir seulement remarqué que j’ai tenté de m’excuser de mon retard, et que je lui ai demandé son prénom… j’imagine que ça se comprend. Après tout, je suis vraiment, vraiment en retard.

Je suppose que beaucoup de gens se seraient offensé que leur éducation soit remise en cause, mais pas moi. Après tout, il n’a pas vraiment tort : mes parents ne m’ont pas vraiment élevés pour que je sois un exemple dans la bonne société. Déjà, parce que ma mère est morte quand j’étais encore jeune, et ensuite, parce que mon père n’est pas spécialement un modèle d’intérêt humain. Mais je suis quand même assez surpris : c’est probablement la première fois que j’entends quelqu’un se plaindre de ma façon d’agir. Enfin… à part peut-être les profs.

Le juge ténébreux s’avance vers moi, très doucement, en faisant craquer ses doigts, le regard glacial et pénétrant. J’imagine que ça doit être absolument terrifiant dans le silence, mais, je ne suis pas dans le silence. Misirlou résonne toujours tout autour de moi, je n’entends que ça, et le voir avancer aussi doucement alors que tout semble aller à une vitesse folle dans mon esprit, c’est insupportable. Au final, ça me met peut-être encore plus mal à l’aise que si je n’entendais pas la musique…

Il s’arrête à un pas de moi, visiblement envieux de me jeter par la fenêtre pour m’apprendre qu’il est dangereux de le contrarier. Mais, même en étant mal à l’aise, je n’ai pas spécialement peur. J’ai l’impression d’être Flash devant un pauvre être humain, comme si tous ses mouvements allaient au ralenti. C’est évident qu’il est plus fort que moi, et dans des circonstances normales, il me mettrait probablement au tapis en quelques secondes, mais peut-être pas aujourd’hui. Mes mouvements sont rapides de base, mais avec une musique de fuite endiablée me guidant, je n’ai que peu de chances de prendre un coup. J’espère tout de même qu’il ne va pas vouloir me frapper parce que je suis en retard…

« J'attends ! Qu'avez-vous à me dire pour vous justifier ? »

Bon… je pense que je n’ai pas le choix. « C’est un peu compliqué à expliquer » m’avait semblé suffire à expliquer mon retard sans entrer dans les détails, mais peut-être qu’il est aussi amoureux des potins que de la ponctualité ? Enfin, je ne vais pas le blâmer. Avoir un musicien qui se décale et qui traine les temps, c’est insupportable.

« Hum… et bien, je me suis senti mal à l’aise toute la journée alors j’ai voulu me cacher pour être en sécurité mais au final quelqu’un était en train de me chercher du coup il ne m’a trouvé qu’à dix-sept heure cinquante-cinq et j’étais dans la salle de musique des IRS donc j’ai couru pour essayer d’arriver à l’heure mais j’ai croisé un damoiseau en détresse alors je me la suis jouée football américain sur les deux zigotos mais au final ils m’ont poursuivi alors j’ai dû faire le tour du bâtiment pour les semer et ils m’auraient eus si je n’avais pas croisé la mort en personne dont j’ai aussi dû fuir la présence terrifiante et je pensais vraiment que j’allais enfin pouvoir me diriger directement vers toi sauf que j’ai dû prendre part à un débat de la plus haute importance qui relevait d’une question vitale à la compréhension du monde pour mes camarades de classe et quand je me suis rendu compte que j’allais être en retard je me suis dépêché mais un professeur m’a demandé de l’aide donc j’ai dû traverser tout le bâtiment ISS et puis je suis arrivé et voilà. »

Je reprends mon souffle dans une grande inspiration. Je viens de parler à une vitesse absolument ahurissante, emporté par le sentiment d’oppression de la chanson de Dick Dale. J’espère vraiment que mon explication va le satisfaire, après tout, j’ai dit la vérité. Et qu’est-ce que je fais là, d’ailleurs ? L’une de ses paroles me revient à l’esprit.

« Tu as dit que j’étais là pour des cours spéciaux, c’est ça ? »

Dans le meilleur des cas, il me répond et commence à me faire travailler. Dans le pire des cas, il me frappe et mon nez se remet à saigner, mais bon, ça commence à devenir une habitude… Quoi qu’il en soit, je serais fixé.
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Daryl Hudderson
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Lun 6 Mar - 23:03



Les retards cachent toujours une raison

Ft Gordon


Daryl était mordu d'une impatience terrifiante. Il tenait à savoir les raisons sûrement médiocres de Gordy. Ô combien, le gentleman s'attendait à entendre que l'imbécile s'était bêtement assoupi sur son lit, oubliant qu'il était attendu par un modeste étudiant. Aussitôt les vérités crachées, il se serait projeté sur sa pauvre brebis et lui aurait fait vivre un calvaire si ignoble qu'il vaudra mieux le censurer.
Une petite lueur consciente et réfléchie lui rappela toujours que son camarade pouvait avoir une raison tout à fait valable et dans ce cas, le gentleman serait ici en tort. Toutefois, cette possibilité ne semblait pas faire le poids face au viol métaphorique des principes de bienséances. Enfin, le suspect passa aux aveux :

- Hum… et bien, je me suis senti mal à l’aise toute la journée alors j’ai voulu me cacher pour être en sécurité mais au final quelqu'un était en train de me chercher du coup il ne m’a trouvé qu’à dix-sept heures cinquante-cinq et j’étais dans la salle de musique des IRS donc j’ai couru pour essayer d’arriver à l’heure mais j’ai croisé un damoiseau en détresse alors je me la suis jouée football américain sur les deux zigotos, mais au final ils m’ont poursuivi alors j’ai dû faire le tour du bâtiment pour les semer et ils m’auraient eus si je n’avais pas croisé la mort en personne dont j’ai aussi dû fuir la présence terrifiante et je pensais vraiment que j’allais enfin pouvoir me diriger directement vers toi sauf que j’ai dû prendre part à un débat de la plus haute importance qui relevait d’une question vitale à la compréhension du monde pour mes camarades de classe et quand je me suis rendu compte que j’allais être en retard je me suis dépêché mais un professeur m’a demandé de l’aide donc j’ai dû traverser tout le bâtiment ISS et puis je suis arrivé et voilà.

Que cette explication fut longue et ennuyeuse, mais le gentleman s'efforça de l'écouter. Ses sens bien que brouillés par une colère dévorante, se plièrent à ses interminables révélations. C'était certes la première fois qu'il rencontrait Gordy, mais il se laissa convaincre par ses dires perpétuels. Sûrement avait-il été découragé par son interminable plaidoirie. Pour autant, entendre le blondinet affirmer qu'il avait brutalement protégé un damoiseau le rendit quelque peu perplexe. Il ne semblait pas avoir la carrure pour s'autoproclamer défenseur des démunis, mais ses mimiques effrontées lui firent croire qu'un acte aussi téméraire ne lui aurait pas été impossible.
Ce dialogue se finit plus vite qu'il le crut. L'auteur de son monologue en eut même le souffle coupé. Finalement, grâce à ces longues paroles éclairs, il avait plus ou moins calmé les ardeurs meurtrières d'un gentleman soupirant :

- Soit ! Vos explications m'ont l'air valables ! se calma t-il. Il posa sa main contre son front comme essayant de vaincre une migraine invisible.

Il laissa sa main glisser contre sa taille et sembla commencer à s'installer sur la table. Bien entendu, avant qu'il ne décide de s'asseoir, il invita d'un signe de main amical son interlocuteur à se diriger au même endroit que lui. Le blondinet ne vit cependant pas, son geste distingué, perdu dans une réflexion qu'il espérait méritante. Il n'y avait rien d'instructif à être ignoré de la sorte par un retardataire, peu importe la véracité de son justificatif. Donc, il attendit quelques secondes avant que Gordy ne questionne sur un point crucial :

- Tu as dit que j’étais là pour des cours spéciaux, c’est ça ?
poussa t-il intrigué.

Cherchait-il sérieusement à réveiller une nouvelle fois, les démons sommeillant en Daryl ? Les pensées du gentleman se voilèrent la face, lorsqu'il comprit que l'élève sujet au cours... n'était même pas au courant qu'il devait en effectuer un, maintenant avec lui. Pour ne pas se laisser prendre d'une fureur noire, il soupira, longtemps, très longtemps et tenta de relativiser en montrant un sourire peu convaincant :

- Il me semble, oui ! L'un de vos professeurs m'a sollicité afin de vous dispenser quelques cours, donc je vous invite à vous asseoir à l'endroit ici présent pour commencer sans plus tarder.

Éducation oblige, il resta debout tant que son élève d'un soir ne posa pas ses fesses sur la chaise préparée à cet effet. Ceci fait, il s'assit à son tour, de telles sortes à pouvoir surveiller son interlocuteur dans les yeux. Empli d'une maturité peut-être hâtive, il joignit ses mains comme le faisait ces grands cadres charismatiques et les posa sur le bureau. Très sérieux, dans le travail qu'il souhaitait réaliser avec le jeune homme, il en oublia presque des choses essentielles :

- Mais, je ne me suis pas encore présenté ! Daryl Hudderson en Quatrième Année à l'ISS, un plaisir de vous rencontrer ! Quelques questions me taraude l'esprit comme... Il se stoppa net et effaça le timbre jovial qu'il n'avait pris que pour les présentations. Par hasard, pouvez-vous me dire le moment où vous avez appris que vous étiez censé avoir cours en ma compagnie ? Et puis... vous ne savez absolument pas quel cours doit être divulgué ce soir, non ? annonca t-il tranchant dans ses mots et dans sa voix.

Il ne voulait pas se voiler la face, juste confirmer que ce cours serait plus une corvée qu'autre chose...

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Gordon Sherman
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Jeu 9 Mar - 15:34
Les retards cachent toujours une raison

Misirlou – Dick Dale
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L’étrange personnage soupire longuement, très longuement. J’ai l’impression que son expiration est véritablement sans fin, en comparaison avec la vitesse de la mélodie que je peux entendre. Apparemment, il tente d’extérioriser sa colère autant qu’il le peut… je ne sais pas si ça doit me rassurer ou, au contraire me faire encore plus peur. Je penche plutôt pour la peur vu le sourire qu’il tente de me présenter.

« Il me semble, oui ! L’un de vos professeurs m’a sollicité afin de vous dispenser quelques cours, donc je vous invite à vous asseoir à l’endroit ici présent pour commencer sans plus tarder. »

Mmh… donc, apparemment, je dois avoir « quelques cours » ? J’espérais sincèrement qu’il me donnerait plus d’indices sur ma présence ici, mais apparemment, lui non plus n’a aucune idée de la teneur du cours que je dois recevoir. Encore une fois, ça ne me rassure pas beaucoup…

Bref, je m’assois là où il me l’indique, tandis qu’il attend que je le fasse. D’après tout ce que j’ai pu voir, il est vraiment très maniéré, si j’ose dire, je me demande même s’il est vraiment élève ici. S’il a encore un esprit libre, d’adolescent, de lycéen, d’enfant même. Il a carrément l’air d’un adulte trop sérieux. Là encore, ça ne me met pas en confiance : même chez les adultes, j’ai l’habitude de voir une certaine part de joie de vivre, un éclat de folie, souvent on peut voir ce genre de choses, mais lui ressemble presque à un robot, à un mur même. C’est assez étrange, comme sensation : ce n’est pas comme 4’33, mais ça ne ressemble à personne d’autre parmi les gens que je connais. Ça me fait penser à une gamme, simple, pure et dure, sans plus de profondeur ou de musicalité. Il y a la vie et les possibilités, mais… c’est beaucoup trop rigide.

Il pose ses mains sur le bureau dans un mouvement très professionnel, comme s’il était là pour m’embaucher dans son entreprise. C’est plutôt étrange de voir ça dans ce contexte, et surtout chez un élève. Son regard aussi était très pro, trop pro, carré, rigide. Je me demande s’il ne serait pas mieux dans un costard-cravate, derrière un bureau, plutôt que dans un uniforme d’étudiant.

« Mais, je ne me suis pas encore présenté ! Daryl Hudderson en Quatrième Année à l’ISS, un plaisir de vous rencontrer ! Quelques questions me taraudent l’esprit comme… »

Ah ! Et bien, au moins, il a un nom maintenant, cet homme-gamme. Et aussi ravi que je suis que de pouvoir l’appeler par son prénom, j’ai aussi l’étrange impression qu’il préférerait que je l’appelle « Monsieur Hudderson », ce qui n’est pas vraiment pour me mettre à l’aise. D’ailleurs, la pause qu’il marque est oppressante, elle aussi : le sentiment de danger qui me serre la poitrine depuis le début de la journée s’empare à nouveau de moi, plus fort, impitoyable. Je sais que j’ai dit qu’il n’est pas comme Tina, mais… honnêtement, il est vraiment très proche d’elle dans l’effet qu’il me fait. J’ai peur de la mort, face à lui. Même si dans son cas, j’ai peur qu’il me tue. Parce que son expression faciale a perdu toute amabilité pour retrouver son air glacial et son regard brûlant d’une rage intériorisée.

« Par hasard, pouvez-vous me dire le moment où vous avez appris que vous étiez censé avoir cours en ma compagnie ? Et puis… vous ne savez absolument pas quel cours doit être divulgué ce soir, non ? »

J’avale difficilement ma salive, la gorge serrée par la pression. Peu importe ma réponse, j’ai vraiment l’impression qu’il ne va pas être ravi.

« Comme je te l’ai dit, à dix-sept heure cinquante-cinq… un de mes camarades m’a dit que je devais rencontrer quelqu’un cinq minutes après, d’où ma course… j’aurai été à l’heure, si je l’avais su plus tôt ! Mais, du coup, il n’a pas eu l’occasion de me dire quel cours tu devais me donner… Désolé. »

Je me sens mal pour lui, il a vraiment pas l’air ravi de devoir passer cette soirée avec moi. Ça fait plaisir, merci… mais je le comprends en même temps, il doit sûrement se dire que je ne suis qu’un imbécile, vu comment il se tient, et vu comment il parle. Je n’ai pas envie de dire qu’il a un balai dans le cul, mais si je devais poursuivre sur cette métaphore, je partirais plutôt sur un objet plus grand.

Comme la tour de Pise.

« Au fait… tu comptes vraiment me vouvoyer ? C’est un peu gênant quand même, tu crois pas ? »

Je pense sérieusement que ça ne sert pas à grand-chose, mais bon, je ne perds rien à essayer, pas vrai ? Au moins, on ne dira pas que je n’ai rien fait pour arranger la situation. Après tout, la tension s’approche déjà dangereusement de son paroxysme – au sens où mon cœur ne résistera pas beaucoup plus longtemps. Si on pouvait se rapprocher un peu l’un de l’autre, peut-être que ça arrangerait les choses… non ?
© Bell



HRP: Pardon pour le temps de réponse, j'avais pas vu que tu m'avais répondu en fait... ^^'



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Daryl Hudderson
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Mer 15 Mar - 16:13



Les retards cachent toujours une raison

Ft Gordon



L'amertume de l'imprévu imprégnait toujours le visage du gentleman. De nature à prévoir constamment causes et conséquences, il n'appréciait pas spécialement avoir affaire à une équation qu'il n'avait tout simplement pas envisagé. Le pattern s'appliquait d'autant plus lorsqu'elle se rapportait à de tierces personnes retardataires et exclue de toute galanterie. Gordy n'avait pas non plus donné une bonne image de lui avec sa blondeur ébouriffée et sa prestance simplette. Les principes de vie bienséants et le jugement personnel de Daryl accaparaient donc le pauvre élève de reproches, certes discutables pour certains.

Devant le regard sévère de Daryl, il n'y avait rien d'anormal à ce que Gordy hésite et ressasse maintes fois les profondeurs de son esprit avant de s'élancer. Pour le gentleman, ce triste spectacle nouait son cœur d'une lourde pitié. Il n'avait jamais imaginé que ce cours serait une balade joyeuse et tranquille où son élève l'écoute, les yeux écarquillés. En fait, il serait plus juste de dire qu'il ne s'attendait pas vraiment à ce que l'avant-cours tourne en un regrettable lynchage.
Bien que calmé par le précédent monologue du blondinet, Daryl dégageait encore une fureur effrayante. La pression qui régnait dans la permanence se voulait toujours pesante et je ne saurais imaginer les frissons que ressentiraient un premier année rejoignant par hasard cette pièce. Affecté par ce lourd silence, Gordy avala durement sa salive devant le porte-parole de la bienséance et trouva la force de répondre à la question :

- Comme je te l’ai dit, à dix-sept heure cinquante-cinq… un de mes camarades m’a dit que je devais rencontrer quelqu’un cinq minutes après, d’où ma course… j’aurai été à l’heure, si je l’avais su plus tôt ! Mais, du coup, il n’a pas eu l’occasion de me dire quel cours tu devais me donner… Désolé.

Là encore les prévisions de Daryl avaient été broyées. Gordy n'y était pas allé de main morte en révélant cette sordide vérité, vérité qui scotcha net le gentleman sur sa chaise. Celui-ci était en totale hallucination. Ses lèvres forçant un sourire compatissant, expirèrent un air glacial dans toute la pièce. Choc et rage bataillaient dans son esprit et les pulsions meurtrières ne tardèrent pas à gagner le duel les opposant.
Cette réponse était bien malheureuse pour le blondinet, lui qui avait précédemment réussi à apaiser les poings de Daryl. L'élève avait certainement dû réaliser qu'il venait de lancer plusieurs bidons d'huile sur une flammèche. Le souffle du gentleman s'intensifia soudain et il ne tarda pas à ressembler à celui d'un buffle colérique. Il devait se calmer et il le savait pertinemment. Serviteur de la bienséance, les entraves qui le liaient à ce principe l'empêchèrent s'abandonner à une violente décadence. Péniblement, il se ressaisit, se contentant d'un grand soupir quand une question fusa :

- Au fait… tu comptes vraiment me vouvoyer ? C’est un peu gênant quand même, tu crois pas ?

La question lui parut innocente sur le coup. En général et c'était un fait avéré à Indare, beaucoup avaient l'habitude de se moquer de ses manières appliquées en imitant un minable simulacre de la Sainte Politesse. D'autres proféraient leurs moqueries dans son dos, comme intimidé par la prestance aristocratique du jeune homme. Daryl ne portait pas de grande estime pour ce genre de vermine et la plupart du temps, il les laissait susurrer leurs couardes suppositions.
Il s'étonna donc de constater qu'un élève placé bas dans son échelle d'estime puisse naturellement poser cette question pseudo-intimidante. Inconsciemment son visage s'adoucit et retrouva des couleurs plus gaies. Pour autant, sa rage ne s'était pas évaporée et restait enfouie en lui, dans l'attente d'une explosion finale. Ses mains quittèrent donc leurs postures jointes et commencèrent à se mouvoir expressément.

- Gênant ? Et depuis quand est-ce honteux de montrer un profond respect envers son interlocuteur, quel qu'il soit ? Moi Daryl Hudderson ai juré allégeance aux principes de bienséances ! Je me dois donc de les appliquer avec la plus grande rigueur qui soit !

La question de Gordy avait quelque peu détendu l'atmosphère dans la permanence. La contre-attaque de Daryl s'en voulait respectueuse et ne semblait pas dégager de fureur superflue. Dans son allure aristocratique, ses paroles pouvaient toutefois émettre une arrogance innocente amplifiée notamment par ce regard sérieux et sûr de lui. Quoi que ce fut les émotions qu'il dégageait à cet instant, l'essentiel à retenir était une tranquillité provisoirement revenue en lui.



HRP: Bah là, c'est moi qui m'excuse d'avoir trainassé xD ! Désolé de l'attente !
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Gordon Sherman
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Ven 17 Mar - 8:54
Les retards cachent toujours une raison

Misirlou – Dick Dale
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L’air de dragon enragé de Daryl s’estompa pour laisser la place à un visage plus doux. Au final, ce n’est pas spécialement rassurant, je ne sais pas vraiment si ce mec compte me tabasser ou pas, au final… au moins, s’il me disait les choses clairement, je serais fixé, mais là, aucun moyen de savoir ! Je me demande bien de quelle manière il décide s’il est content ou en colère. C’est peut-être un peu aléatoire, qui sait. J’ai quand même l’impression que je devrais éviter de lui poser la question…

« Gênant ? Et depuis quand est-ce honteux de montrer un profond respect envers son interlocuteur, quel qu'il soit ? Moi Daryl Hudderson ai juré allégeance aux principes de bienséances ! Je me dois donc de les appliquer avec la plus grande rigueur qui soit ! »

D’accord… et bien, j’imagine que ce n’est pas une mauvaise chose. Enfin, je veux dire, il est poli, en tout cas, c’est déjà ça ! Peut-être que ça l’aide dans la vie de parler comme ça ? Honnêtement, aucune idée. De mon point de vue, ça semble assez étrange, la façon dont il s’adresse à moi met vraiment de la distance entre nous, j’ai un peu l’impression qu’il pourrait me mépriser comme un insecte si mes actions ne lui plaisaient pas. J’ai vraiment pas l’habitude de ce genre d’attitude, ça me semble un peu étrange, très inhabituel en tout cas, mais bon. Je suppose que je vais devoir faire avec.

« Hum, c’est tout à ton honneur, mais je ne vais pas pouvoir te vouvoyer aussi… D’habitude, je ne vouvoie absolument personne, je dois me forcer avec les profs, mais c’est pas du tout dans mon éducation, peut-être parce que j’ai été élevé dans le monde de la musique, mais bon… enfin, ça ne veut pas dire que je ne te respecte pas ! Je tutoierais Phil Collins ou John Fogerty exactement pareil, tu vois ? »

Avec ça, j’espère qu’il aura compris ma position, et qu’il ne souhaitera plus me tuer à chacune de mes actions. Déjà que son attitude générale me met un peu mal à l’aise, c’est aussi bien qu’il ne s’énerve pas, en plus. Je veux dire, il a l’air tellement… tellement adulte ! Enfin, pas vraiment dans le bon sens du terme – de mon point de vue – parce qu’il semble déjà être un mec de quarante ans, formaté pendant plus de la moitié de sa vie à amadouer les actionnaires pour faire vivre son entreprise. Honnêtement, pour moi, c’est vraiment bizarre, déjà de vouloir faire ça dans la vie, mais encore plus de ressembler à ça quand on est encore au lycée. Enfin, comme je l’ai dit à Daryl, j’ai toujours vécu entouré de musiciens, alors forcément, ça change la vision des choses : on est tous un peu des gamins dans ce milieu-là.

« Du coup, tu veux commencer le cours ? Enfin, je te dis ça, mais je ne sais toujours pas de quel cours il s’agit… encore désolé pour ça, d’ailleurs. »

J’espère que ça ne va pas l’énerver à nouveau, mais c’est tout de même une question utile. On est quand même là pour faire quelque chose, et s’il est déjà énervé de devoir m’attendre, c’est probablement qu’il a mieux à faire. Si en plus on doit passer toute la soirée à discuter de qui vouvoie qui, je pense que j’ai peu de chances de quitter cette salle en un seul morceau – et si je pouvais éviter de me faire tabasser par un cadre de quarante ans coincé dans un corps de lycée, ça m’arrangerait un peu. Ce n’est que moyennement dans mon programme !
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Mar 21 Mar - 17:43



Les retards cachent toujours une raison

Ft Gordon


Daryl lisait un certain scepticisme dans les yeux de Gordy. Le langage du gentilhomme le décontenançait. Clairement, et sans avoir à lui demander, il pouvait déduire que le vouvoiement était un principe que le jeune blondinet n'appliquait quasiment jamais. L'ébouriffé devait certainement l'utiliser par obligation face à des professeurs ou devant des people. Pour le gentleman, le vouvoiement faisait partie des fondements indétrônables de son éducation. C'était non seulement une marque de respect pour ses interlocuteurs, mais également les signes d'un enseignement fort respectable. Comme pour la plupart des gens qu'il avait rencontré depuis son arrivée, un fossé désespérant semblait les séparer...

- Hum, c’est tout à ton honneur, mais je ne vais pas pouvoir te vouvoyer aussi… D’habitude, je ne vouvoie absolument personne, je dois me forcer avec les profs, mais c’est pas du tout dans mon éducation, peut-être parce que j’ai été élevé dans le monde de la musique, mais bon… enfin, ça ne veut pas dire que je ne te respecte pas ! Je tutoierais Phil Collins ou John Fogerty exactement pareil, tu vois ? avoua t-il honnêtement.

Le gentleman releva ses sourcils. Un symbole fugace, mais qui traduisait de manière significative une légère surprise. Ce monologue lui avait donné une information loin d'être inintéressante : le blondinet qui se trouvait en face était issu du milieu musical. Globalement, cette nouvelle rassura notre gentleman, toujours éméchée par les débuts désastreux de cette session. Comme lui Daryl était un grand fana de musique. Nombreux sont les morceaux qu'il était capable d'interpréter au piano et au violon. C'était certes un bon point à souligner pour entamer de possibles rapprochements, mais plusieurs mers séparait un Frédéric Chopin, d'un Phil Collins.

- Du coup, tu veux commencer le cours ? Enfin, je te dis ça, mais je ne sais toujours pas de quel cours il s’agit… encore désolé pour ça, d’ailleurs. S'interrogea la mèche blonde.

Les yeux de Daryl grossirent, attentifs à sa question. Elle était prévisible et tôt ou tard, elle serait venue jusqu'à ses oreilles. S'il était ici aujourd'hui, c'était bien pour cette raison. Un professeur l'avait sollicité pour structurer le cours d'un élève. Bien que tardivement, cet élève était arrivé à bon port et avait pris place sur une chaise. Il était donc grand temps de démarrer l'étude intensive. Sortant sa montre à gousset de son poche, il soupira lourdement, voyant les minutes gourmandes sur lesquelles il avait piétiné pour corriger les manières scélérates de ce môme. Le regard assombri, il rangea le compas à l'endroit où il l'avait pioché et lui annonça :

- Vous avez, ma foi raison mon cher Gordy ! Il est grand de débuter votre session d'études, mais avant de commencer quoi que ce soit, j'aimerais vous préciser quelque chose. Un autre silence. Pesant, glacial. Ses quelques secondes sans bruit de mouches volant sembla durer une éternité. Je n'attend de vous aucun vouvoiement respectueux à mon égard... En fait, je n'en attends de personne à Indare.

Sur cette touche innocente de mépris, il se réinstalla correctement sur sa chaise en reprenant une prestance formaliste. Il s'était relâché en entendant ses dernières questions, mais travail exige, Daryl se devait d'adopter une posture digne d'études sérieuses. Précautionneux, il avait déjà posé sur la table un petit bloc de feuilles blanches, quelques stylos et ainsi que des crayons colorés. Rien ne manquait sur cette table. Malgré la présence de fournitures sur la table, celles-ci n'encombrait en rien leur espace de travail. Les dispositions à une forte productivité étaient au verts... en théorie.

- Je vous en prie ! Vous n'avez pas vos affaires sur vous, j'imagine ! annonça t-il dans un ton professionnel habituel parsemé de fines lames irascibles. D'un geste manuel gracieux, il indiqua la pile de copies et les stylos dressés parallèlement entre eux.

Au programme de cette fin d'après-midi, dessin. S'il avait pu déduire peut-être promptement la matière à enseigner en se basant le prof sollicitant, le gentleman n'avait absolument aucune idée du travail en question, à promulguer. Le blondinet n'avait pas l'air de s'en douter, probablement trompé par l'amertume prononcée de Daryl. Celui-ci ne tarda finalement pas à expliquer le travail qui était attendu.

- J'ai été sollicité par votre professeur d'arts plastiques car il semble que, dernièrement vos notes en pâtissent ! C'est pourquoi vous êtes là et que je suis là pour vous expliquer le but de ce cours : Il s'arrêta net et sortit naturellement la première idée qui lui vint en tête. Dessiner une poubelle romantique ! Vous avez une heure et demi pour la réaliser !

Daryl resta de marbre face à la débilité de son propos absurde. Pour un gentleman et pour Daryl plus particulièrement, c'était facile de garder un faciès sage et imperturbable. S'il y avait bien une chose qu'il ne souhaitait pas révéler au pauvre Gordy, c'était que ce dessin n'était probablement pas la tâche qu'il devait faire...

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Gordon Sherman
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Ven 24 Mar - 18:17
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« Vous avez, ma foi raison mon cher Gordy ! Il est grand temps de débuter votre session d'études, mais avant de commencer quoi que ce soit, j'aimerais vous préciser quelque chose. Je n'attends de vous aucun vouvoiement respectueux à mon égard... En fait, je n'en attends de personne à Indare. »

Oh… et bien, d’accord ? Tant mieux, j’imagine. Je suppose que comme ça, je n’ai pas à me sentir mal à l’aise. Il peut s’adresser à moi comme il veut, alors, qu’importe j’imagine ! Je ne me gênerais plus pour le tutoyer. Enfin, je l’aurais fait de toute façon, mais cette fois je suis sûr que je ne vais pas essuyer un regard dédaigneux et enragé. Apparemment il n’espère pas être vouvoyé par qui que ce soit  dans l’Institution, mais ça me semble logique : il a dû être tutoyé par tout le monde en arrivant – possiblement par les profs, aussi, après tout j’en tutoie certains qui sont très sympathiques. Daryl a dû être surpris en arrivant s’il a été élevé dans une famille de vouvoyeurs…

« Je vous en prie ! Vous n'avez pas vos affaires sur vous, j'imagine ! »

Je regarde ce qu’il m’indique, posé sur la table : des feuilles, des stylos, des crayons… je n’avais même pas fait attention jusqu’ici tant j’étais focalisé sur l’homme-gamme, qui me faisait un peu peur, il faut l’avouer. Homme-gamme… ça me parait un peu bizarre qu’il ne soit que ça. Apparemment, il a plus de profondeur qu’une simple gamme. Il n’est pas une base malléable ni un exercice à répéter, il est humain, lui aussi. Ceci dit, sa fréquence est carrément classique : je pense que, quand je le vois, ce qui se dégage, ça doit être Für Elise. Un morceau apparemment calme, mais cachant un étrange malaise... comme une tension, au fond. Et, bien entendu, l'une des musiques classiques les plus classiques et classes qui soient.

« J'ai été sollicité par votre professeur d'arts plastiques car il semble que, dernièrement vos notes en pâtissent ! C'est pourquoi vous êtes là et que je suis là pour vous expliquer le but de ce cours : dessiner une poubelle romantique ! Vous avez une heure et demi pour la réaliser ! »

C’est vrai que je n’ai jamais été très bon en arts plastiques. Je sais écrire, je sais danser, je sais faire de la musique, mais tout ce qui est art visuel m’échappe complètement dans sa réalisation. Je peux apprécier les dessins, les peintures, les sculptures aussi bien que n’importe qui. J’aime tout ça ; mais réaliser une de ces œuvres… j’en suis bien incapable. Mes devoirs d’arts plastiques ne manquent donc pas trop d’originalité, mais j’ai une violente lacune dans la technique. Du coup, mes notes, en effet, ne sont pas glorieuses ; surtout quand on a des devoirs à faire de notre côté, parce que je ne prends quasiment pas de temps pour les réaliser.

« Tu es sûr que… ? Bah, après tout, d’accord. »

C’est quand même un peu étrange, non ? J’ai l’impression qu’il y a quelque chose qui cloche dans ce sujet, mais pourquoi pas après tout. C’est probablement le prof qui m’a donné ça à faire, alors ça a sûrement un intérêt quelque part ! Et puis, de toute façon, je ne suis pas la personne la plus calée en dessin… je ne sais pas, peut-être que c’est bien. Qu’importe, allons-y.

Je m’empare d’une feuille blanche et d’un crayon de papier et scanne rapidement la salle jusqu’à trouver une poubelle. Je l’observe un moment, empli de la volonté de la recopier sur ma feuille, me demandant encore comment je vais faire pour la rendre romantique. Mon crayon va entrer en contact avec la feuille – NON ! Une seconde. Je m’arrête en plein mouvement : et si ce n’était qu’un genre de test ? Un double sens ? Je réfléchis un moment. Peut-être que « une poubelle » peut désigner quelqu’un. Dans ce cas, le romantisme prendrait tout son sens…

Je me rends compte que ça fait quelques secondes que je reste sans bouger à observer la poubelle. Je jette un rapide regard à Daryl avant de commencer à dessiner sans plus penser à mes choix. La première chose qui me vient à l’esprit quand je tente d’invoquer une personne qui est aussi une poubelle, c’est un nazi. Après tout, tout le monde dit toujours qu’ils sont méchants, et la quasi-totalité des personnes s’accordent là-dessus. Forcément, c’est tellement ancré dans l’imaginaire collectif que ça arrive tout de suite dans ma tête. Je ne vais pas le nier, les nazis ne sont quand même pas des exemples de bonté… enfin bref, maintenant mon crayon a commencé à dessiner un corps d’homme en costume. Je lui rajoute un petit chapeau et un brassard sur le bras, et je tente de lui dessiner un bouquet de roses dans la main. Je m’empare de crayons de couleur, vert pour son costume, noir pour ses bottes, rouge pour son brassard et ses roses. Je reste une seconde à l’observer et lui dessine une petite moustache à la mode Hitler, au cas où ce n’est pas encore assez évident.

Je m’écarte un peu et observe ma poubelle romantique. Ça doit faire cinq, dix minutes peut-être que je dessine, et le résultat, bien qu’il ne soit pas grandiose, est tout de même à peu près compréhensible.
Le regard grave, je le tends à Daryl, prêt à recevoir son verdict.

« Voilà. »

J’espère qu’il ne sera pas trop déçu par mes capacités, et qu’il ne sera pas trop énervé par le fait que je n’ai absolument pas respecté le temps qu’il m’a donné.
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