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Une lettre dans ton casier [avec Lua]

Gordon Sherman
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Sam 25 Fév - 0:06


J’ouvre mon casier. Une petite lettre y est déposée, comme si c’était encore la Saint Valentin. Etrange… je me demande ce que ça fait là. Est-ce que ça m’est vraiment dédié ? Après tout, je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit ces jours-ci qu’on me lance une lettre de menace, alors… quoi ? De la pub ? Une lettre venue de l’au-delà ? Bon, dans le doute, je préfère l’ouvrir. Au moins, je serais fixé.

L’écriture ne me dit rien. D’autant plus étrange… mais un coup d’œil au bas du message m’amène rapidement à connaitre l’identité de mon mystérieux correspondant. Lua… le bon point, c’est que le message a peu de chances de s’autodétruire après la lecture, mais le mauvais point, c’est que… la dernière fois que j’ai communiqué avec elle, c’était justement par cette même technique. Pour la Saint-Valentin. Pour l’inviter. Et… et depuis, plus rien.

Je regarde donc ce qu’elle a à me dire. Apparemment, elle n’a pas répondu à mon invitation parce qu’elle ne l’avait pas vue… c’est vrai ce mensonge ? Pourquoi pas, après tout. Au final, j’aurai passé une nuit sympathique quand même. Avec un homme. Dit comme ça… enfin bref. Elle s’excuse, elle veut qu’on se retrouve en ville pour en discuter… et bien ! Etrange, surprenant, inattendu ! Après ce violent rejet silencieux par l’absence – peut-être pire qu’un véritable « non » – elle souhaite que nous nous retrouvions. Bon… je n’ai rien à perdre, si ?




Bon. Nous y voilà… elle m’a demandé de la retrouver hors de l’institut. Quand j’y réfléchis, c’est la première fois que je sors, depuis que je suis arrivé. Je n’avais pas spécialement visité la ville de Londres… c’est un endroit sympathique. Les habitants ont l’air assez ouverts, les rues sont larges, on s’y sent bien et en sécurité. Je me promène dans les rues, à la recherche du point de rendez-vous proposé par Lua ; après tout, je ne compte pas lui poser un lapin. Je sais ce que ça fait, ce n’est pas très agréable…

Je la vois de loin, debout devant l’endroit où elle nous a demandé de nous retrouver. Enfin, je suppose : je suis sur le même trottoir qu’elle, je ne peux pas voir l’enseigne du bâtiment. Mais bon, vu qu’elle se tient debout à attendre, il y a peu de chances qu’elle soit devant la poste… Meh ! Allons-y, de toute façon, on va bien voir comment ça se passera !

« Lua ! Heeeeeey ! »

J’ai crié pour attirer son attention, avant de me mettre à courir vers elle. Pourquoi ? Parce que je suis content de la voir ! Oui, parce que, j’ai peut-être eu l’air d’être en colère contre elle, mais, pas tant que ça, au final. Après tout, peut-être que son excuse tient la route ! Et, de toute façon, je l’avais invité à aller sur le toit ce soir-là, mais je n’étais pas vraiment sérieux. C’était plus pour devenir son ami qu’autre chose, alors, oui, la déception de la solitude est forte, mais est-ce que j’ai le cœur brisé, est-ce que je veux me venger ? Non, pas du tout ! Au contraire, je suis absolument ravi qu’elle ait accepté de me rencontrer aujourd’hui, finalement !

Mais ma course est violemment arrêtée lorsqu’une personne assise en terrasse recule un peu sa chaise, faisant que mon pied s’accroche dans le pied de la chaise. Rencontre de pieds, mais moi, je rencontre le sol et m’étale misérablement. Après avoir lâché un « argh » tout à fait honnête, je me relève et repart en trombe, les yeux à moitié fermés à cause de la poussière qui s’est élevée lors de ma chute. Malheureusement, un poteau sauvage a choisi de se mettre au milieu de ma route, et voilà, encore une fois je retrouve le sol, ainsi qu’une violente douleur au visage. Bon, ça suffit ! Cette fois, je me concentre ! Je me relève difficilement et m’approche plus lentement de Lua. J’ai un peu mal, mais bon… je m’en remettrais et ooooooooooh. Où est Lua ? Je pensais m’approcher d’elle, mais en fait je… c’est pas là d’où je viens, devant moi ?

Je me retourne. Lua est devant moi. Je me suis juste relevé dans le mauvais sens, en fait… Je me dirige vers elle, me sentant extrêmement stupide, d’un coup. C’est bon, j’ai réussi, je suis devant elle, ouais, bravo ! C’est gagné ! J’ai réussi ! Et bien, cette rencontre inespérée ne se passe absolument pas comme je l’avais imaginée, finalement…

« Ha… salut Lua ! Tu… tu vas bien ? »



Merci Raven :D :D :D

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J'AI DIT...:
 


Dernière édition par Gordon Sherman le Dim 12 Mar - 20:01, édité 1 fois
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Lua F. Anew
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Dim 26 Fév - 23:56
Une lettre dans ton casier.
Lorsque les excuses virent en facepalm et chanson.
ANEW Lua F.
&
SHERMAN Gordon
Un joli stylo à la main, du papier rose pâle, Lua était lancée dans une lettre d'invitation. Un rendez-vous ? Est-ce qu'on pouvait appeler ça comme ça ? Pas vraiment, elle souhaitait juste présenter ses excuses directement à la personne concernée et pour cela il fallait donner un lieu afin qu'ils puissent se rencontrer. Notre jeune fille avait reçu une lettre pour la Saint-Valentin qu'elle avait ouvert un petit peu tard et donc n'avait pas pu y répondre favorable et honnêtement, elle n'aurait peut-être pas dit oui ; tout simplement parce qu'elle s'y prend très mal avec les hommes et qu'ils ont le don de la mettre mal à l'aise. Le fait qu'elle pouvait refuser n'était pas si grave, ce qui l'avait menée à cette invitation était plutôt son absence de réponse... Elle avait posé un lapin à quelqu'un, pour la première fois de sa vie ! Et elle n'en était pas fière, loin de là, c'était un sentiment de malaise, de culpabilité mélangé à de la tristesse pour l'autre personne qui dominait ses pensées habituelles.

Gordon. Le nom de la personne qui lui avait envoyé une lettre et qui était maintenant le destinataire de celle de notre jeune idole. De ce qu'elle savait, c'était une troisième année et il était dans la même section et classe qu'elle, ils avaient la musique en commun et elle avait pu le deviner en lisant la lettre. C'était beau, poétique et très bien écrit et ça l'avait énormément touchée au point où elle en avait les joues toutes rouges. En soit la lettre lui avait fait énormément plaisir, l'invitation était juste le problème qu'elle n'avait pas su résoudre. Pourquoi n'était-elle pas allée à son casier ce jour-là ? Elle espérait seulement qu'il n'allait pas être super en colère et complètement la rejeter - elle ne survivrait sûrement pas à ça d'ailleurs...

Une lettre terminée, une Lua élancée vers les casiers pour faire au plus vite et ne pas se faire repérer - bah oui c'est gênant quand même, timidité oblige - et le travail était fait ! Elle n'avait plus qu'à retourner dans sa chambre se préparer et prier pour que son invité lise et pointe le bout de son nez au rendez-vous.

                                                   ♪

Toute chantante, la muse fouillait dans ses placards, mettant une montagne de vêtements à même le sol ; choix difficile, que faire ? Pas un style trop je m'en foutiste c'était quand même important et elle tenait à être un minimum présentable pour rencontrer Gordon ; opter pour une tenue féminine ? Pourquoi pas, elle espérait seulement que ça n'allait pas trop faire rendez-vous galant, bien qu'elle soit habituellement habillée de façon mignonne et qu'il lui fallait un peu de temps pour se pomponner un peu. Une bonne heure était passée... Qu'est ce que ça peut être difficile une fille ! D'autant plus qu'elle se disait que le jour où elle voudrait sortir voir son amoureux - inshallah - elle allait mettre le double voire le triple de ce temps. Mais là n'est pas le sujet !

(La grande flemme de décrire ♥ Petit clic):
 

Elle était ready, un dernier coup d'oeil dans le miroir, le sac attrapé au vol et les chaussures à talons mises, départ imminent ! Hampstead, les rues larges peuplées de nombreux restaurants et pubs, elle avait eu l'embarras du choix pour le lieu de rendez-vous et elle s'était décidée sur un restaurant/salon de thé qui faisait karaoké ; enfin, on pouvait demander à chanter et c'était pour elle le meilleur choix car elle savait que Gordon appréciait autant la musique qu'elle et puis... C'était une partie importante pour ses excuses. Lua était maintenant postée devant le bâtiment pour attendre son invité, montre à la main, elle avait de l'avance tout simplement et peut-être un peu d'anxiété par rapport à la possibilité qu'il lui pose un lapin, ce qui était justifié mais bon...

Une voix criant son prénom, des bruits de pas rapides signifiant que quelqu'un courait, l'attention de Lua avait été attirée et elle se tourna assez rapidement un peu surprise pour prendre connaissance de la personne qui l'avait interpellé. Un blond, énergique, tout de suite associé à Gordon. Il était venu, elle était un peu sous le choc à vrai dire, elle s'attendait à ce qu'il la laisse seule mais il avait fait l'effort de venir et avait l'air très enthousiaste en plus de ça ! Ça lui faisait plaisir, énormément et elle ne pouvait pas s'empêcher d'afficher un petit sourire, elle était contente de le voir. Alors qu'elle s'apprêtait à s'avancer un peu plus vers lui pour l'accueillir - à distance raisonnable, on oublie pas la phobie - Gordon avait disparu. Il était où ?

Les yeux dirigés vers le sol à une certaine distance, une personne assise sur une chaise un peu reculée et un Gordon étalé par terre. What ? C'était arrivé rapidement, et elle n'avait presque pas eu le temps de réagir, seul un "argh" bien sonore l'avait fait réagir et sur le coup elle avait tendu la main vers l'accidenté. Comme si une seule chute ne suffisait pas, le grand blond, relevé et déterminé à la rejoindre fut arrêté par un poteau - décidément ils étaient destinés à ne pas se rencontrer. Encore le sol. Ça devait faire mal... Elle s'était beaucoup inquiété sur le coup mais lorsqu'elle le vit se relever dans la mauvaise direction elle n'avait pu s'empêcher de porter une main à son visage, non, que dis-je, elle s'était réellement donné une grande tape sur le visage, presque au ralenti, une magnifique facepalm qui traduisait le "mais quel boulet" qui était passé dans sa tête à ce moment là.  Elle ne savait même pas si elle devait rire ou pleurer et était restée comme ça jusqu'à ce qu'il arrive ENFIN à destination et qu'il lui demande si tout va bien.

« Si moi je vais bien... Oui... Mais... Mais et toi ? Tu saignes du nez ! »

Elle avait prit un air catastrophé et lui avait donné un mouchoir pour qu'il essuie tout ça. Doux jésus, comment c'était possible de tomber autant de fois de façon aussi spectaculaire ? Elle en restait sur le cul, c'était bien la première fois que quelqu'un avait réussi à lui faire faire un facepalm aussi impressionnant, elle était plutôt du genre à juste rigoler ou soupirer. L'inquiétude était revenue sur son visage et elle invita Gordon à rentrer dans le salon de thé pour qu'ils s'installent, elle devait absolument faire passer ce malaise sinon elle allait avoir du mal à s'excuser...

Une petite table pour deux, un menu, un chocolat viennois ainsi qu'une fraisier choisi par notre demoiselle et elle quitta sa chaise, se dirigeant vers la personne qui s'occupait du karaoké. C'était rapide, une action improbable, surprise impossible à deviner qui avait sûrement dû perturber un Gordon, à peine assis, une Lua déjà debout devant un micro.

« Je... Je ne suis pas douée avec les mots en général, alors... Je voulais m'excuser pour ne pas m'être présentée sur le toit ce soir là, j'ai lu la lettre un peu tard et je n'ai pas eu le courage de te répondre pour te le dire. Peut-être parce que je suis mal à l'aise avec les hommes ou simplement parce que j'avais peur que tu ne te fâches et t'en prennes à moi, c'est lâche, je sais. Je suis désolée.  »

Elle avait beaucoup parlé et certainement trop, elle ne savait pas comment ça allait être pris et elle n'osait pas regarder son invité dans les yeux, un petit peu agitée et embarrassée, elle avait pris en main le micro et prit une grande inspiration.

« En remerciement pour ta lettre magnifiquement écrite. Une petite chanson, ce n'est pas grand chose mais c'est plus facile pour m'exprimer... The town where the stars fall, à Gordon. »

L'ambiance avait changé, elle était concentrée. Le titre était un petit clin d'oeil à la fin de la lettre que lui avait donné Gordon. Son âme d'idole s'était réveillée - limite à en faire oublier qu'elle ne fait qu'1m53 et que l'on ne la voit pas beaucoup - et elle était totalement imprégnée par la musique, elle devenait la musique et sa voix transmettrait ses émotions beaucoup plus facilement et intensément que si elle avait tout simplement parlé.




   
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Gordon Sherman
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Lun 27 Fév - 20:10

Plaisirs Solitaires – Madame Kay

« Si moi je vais bien... Oui... Mais... Mais et toi ? Tu saignes du nez ! »

Ah bon ? Ah… oui… c’est exact. Je commence à sentir le liquide couler vers ma bouche. Jusque-là, je n’avais pas fait attention… et bien. J’ai vraiment fait fort, comme première impression ! Heureusement que ma lettre n’était pas sérieuse à ce point là, parce que sinon, ç’aurait été carrément fini. Lua, gentiment, me tend un mouchoir ; je m’en sers pour essuyer mon visage se teintant alors de rouge. C’est plutôt gênant, j’ai l’impression que mon nez est en train de grossir, et une odeur métallique remplit mes narines à chaque respiration.

Je me rends compte que je n’ai jamais donné de surnom à Lua. Enfin… c’est une façon de voir les choses. Je ne donne pas de surnoms à mes connaissances par volonté ou par choix ; c’est simplement la façon qu’ils ont de vibrer qui me ramène vers une musique existante. Personne ne vibre de la même manière, et personne ne vibre exactement comme une chanson qui existe réellement, mais leur résonnance me ramène plus ou moins à une chanson, la plupart du temps. Malgré que j’ai vraiment apprécié cette nuit passée avec la jeune fille, dans la cafétéria, à combattre les démons de la terrible Tina, et que je l’ai invitée à en passer une autre en ma compagnie, je n’ai toujours pas accordé sa vibration avec une œuvre musicale. Aujourd’hui sera sûrement l’occasion d’arriver à cela.

Elle m’invite à entrer dans le bâtiment. Une fois à l’intérieur, je me rends compte que c’est un salon de thé – oui, je ne m’étais pas renseigné au préalable sur la nature de notre sortie. Au moins, maintenant, je suis fixé, je sais où nous sommes. On s’installe à une petite table avant de regarder les menus. Mmh… Tout à l’air incroyablement délicieux. C’est le problème de ce genre d’établissements, on a envie de manger absolument tout. Je me décide à honorer mes amis les anglais en goûtant un thé, après tout, ça ne peut pas être si terrible que ça ! Je commande le thé le plus populaire du salon au serveur, ne sachant pas vers quoi me diriger. Tous les gâteaux donnent envie, alors je fais la même chose, espérant que les clients anglais n’aient pas d’étranges papilles gustatives.

A peine notre commande effectuée que Lua quitte la table pour s’écarter un petit peu. Je la regarde s’éloigner, surpris, sans savoir quoi faire. Je me rends alors compte qu’une petite scène est installée contre l’un des murs, avec un unique micro posé dessus. Pas d’instruments, donc pas de groupe, j’imagine ? La jeune fille se place devant, prête à s’exprimer. Je lui fait un grand sourire, les yeux pétillants d’excitation, ravi de l’entendre véritablement chanter pour la première fois. J’en suis ravi, et de toute façon, j’adore les karaokés, c’est vraiment quelque chose d’amusant et de libérateur. Elle a vraiment de bonnes idées de sortie !

« Je... Je ne suis pas douée avec les mots en général, alors... Je voulais m'excuser pour ne pas m'être présentée sur le toit ce soir là, j'ai lu la lettre un peu tard et je n'ai pas eu le courage de te répondre pour te le dire. Peut-être parce que je suis mal à l'aise avec les hommes ou simplement parce que j'avais peur que tu ne te fâches et t'en prennes à moi, c'est lâche, je sais. Je suis désolée.  »

Mon sourire s’amenuise un peu. Pas que je sois moins content, non, pas du tout ! C’est juste la forme de mon émotion qui change. Je suis vraiment touché de ses mots, elle dit la vérité, ça se sent. Pour une fille aussi timide qu’elle, ça a dû être extrêmement dur de dire ça en public, même si la salle n’était pas remplie à ras bord. Le fait qu’elle parle de lâcheté immédiatement après rend le tout assez ironique, au final ; après tout, elle fait preuve d’un véritable courage en ce moment même. Son manque d’expérience avec « les hommes » me fait presque rire. Est-ce qu’elle pense que je sors avec des filles à tour de bras ? Si elle savait que j’ai passé plus de temps en compagnie d’instruments qu’avec des êtres humains, et que ma vie amoureuse est comparable au talent de Lil’ Wayne, peut-être serait-elle venue sur le toit, ce soir-là.

Peut-être.

« En remerciement pour ta lettre magnifiquement écrite. Une petite chanson, ce n'est pas grand chose mais c'est plus facile pour m'exprimer... The town where the stars fall, à Gordon. »

The Town Where The Stars Fall, c’est ça ? Bien joué, honnêtement, c’est bien trouvé. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce qu’elle me chante une chanson d’excuse ! C’est vraiment gentil de sa part… Lua change. Je le vois, littéralement, directement, toute sa personnalité se modifie, comme si elle devenait quelqu’un d’autre… je me demande dans quelles circonstances elle a appris la musique. Est-ce qu’elle se sent toujours elle-même une fois sur scène ? Ou, à l’inverse, a-t-elle l’impression d’être quelqu’un d’autre lorsqu’elle est loin des planches ?

En tout cas, sa voix est formidable. Douce et forte à la fois, et sa chanson aussi avait été extrêmement bien choisie. Je dois avoir l’air d’un petit garçon le soir de Noël, je la regarde, enchanté, sans dire un mot, plein des émotions qu’elle transmet. Elle a raison ; la musique, cela permet véritablement de m’exprimer. J’espère que j’aurai l’occasion de jouer pour supporter sa voix, un jour.

Je ne comprends pas un traitre mot de japonais, je l’avoue. Mais les quelques passages en anglais sont assez beaux pour palier à cela – et, de toute façon, j’aurai pu l’écouter chanter des onomatopées toute la journée, avec une voix pareille. La chanson était extrêmement agréable à écouter.

Dès la fin de la chanson, je l’applaudis avec énormément d’enthousiasme. Toute la salle semble ravie, d’ailleurs ; ce n’est pas surprenant. Lua a vraiment fait impression, elle est extrêmement douée. Pas étonnant qu’elle soit chez les Exchange ! Il faudra que je lui demande comment elle en est venue à chanter. J’aperçois un mouvement un peu plus loin dans la salle. Un homme se lève, comme s’il allait chanter une chanson à la suite de la jeune femme. Je lui jette un regard dense, extrêmement pesant, et il semble arrêté dans sa course. Il croise ma vision mortelle et se rassoit immédiatement.


Je me lève à sa place. Le temps que j’arrive jusqu’au responsable du karaoké, Lua est descendue de la scène et retourne vers notre table. C’est absolument incroyable, ils ont vraiment toutes les chansons possibles et imaginables ; et c’est tant mieux. Je choisis celle qui convient à l’occasion. J’aurai bien chanté une chanson en français ou en espagnol, histoire de lui faire le même coup qu’elle avec le japonais, mais bon, ce n’est pas ce qui doit se faire maintenant.

« Bonjour à tous ! Je suis le fameux Gordon, si on peut dire ça comme ça… Lua, ta chanson était magnifique ; et je sais quel morceau te correspond, maintenant. Voici donc Back To You de Bryan Adams, la fréquence à laquelle tu vibres à mes yeux. »





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Lua F. Anew
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Lun 13 Mar - 15:43
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Pourquoi était-elle si différente quand elle chantait ? Elle ne le savait pas vraiment elle-même, c'était simplement... Comme ça. Peut-être est-ce parce qu'on lui a légèrement forcé la main pour devenir une idole ? Pourtant elle avait toujours aimé la musique bien que sa timidité l'empêchait de chanter à gorge déployée devant tout le monde, elle se contentait donc de sa grande sœur ou de sa mère. La timidité, oui, c'était certainement ce qui causait ce grand changement sur scène, si elle restait elle-même elle ne pourrait certainement pas chanter, danser et porter des vêtements aussi flashys et légers qui laissaient presque apparaître ses sous-vêtements lors de pirouettes intégrant ses chorégraphies sur scène. Est-ce son métier, son changement de personnalité la dérangeaient ? Pas vraiment, elle se sentait capable de beaucoup de choses une fois lancée et prenait énormément de plaisir à chanter, elle restait la Lua que tout le monde connaissait. Ses sentiments ne changeaient pas, elle était simplement entourée d'une aura différente.

Ses prestations passaient toujours bien trop rapidement à son goût, elle redevenait une simple jeune fille discrète - talentueuse, certes - une fois descendue de scène. En soit, ce n'était pas si mal que ça mais le monde redevenait beaucoup trop silencieux à son goût, elle ne pouvait pas imaginer un monde sans musique, sans voix pour exprimer des sentiments cachés. Et puis même, qu'est ce qu'elle aurait fait de sa vie si elle n'était pas devenue chanteuse ? Une simple Lua parmi d'autres, la "petite soeur", cet être qui n'aurait rien apporté au père de famille ? Elle n'avait jamais réellement pu considérer ce genre de choses, tout était arrivé bien trop rapidement et la seule chose qui pouvait la faire réfléchir sur sa condition c'était son kidnapping. Le talent c'est bien, ça apporte énormément de choses plaisantes mais pour elle, ça avait été comme une malédiction, était-ce simplement la personne qui était complètement tarée ? Le pays ? Impossible à déterminer, elle avait simplement fuit pour ne pas trop y réfléchir. Beaucoup de choses lui manquaient, mais sa vie actuelle n'était pas plus mal, elle pouvait faire ce qu'il lui plaît et être en quelque sorte "protégée".

Beaucoup de réflexion en si peu de temps de chanson. Lua donnait-elle réellement cette impression de brusque changement ? Ou était-ce léger, presque imperceptible ? On la complimentait juste, elle ne savait pas quoi penser. Le principal c'était qu'elle s'amuse non ? Certainement. Trop de questions pour ce petit corps et elle n'était pas là pour ça. Ce qui la fit sortir de sa "transe" étaient les applaudissements du petit public et notamment ceux de Gordon, à qui cette chanson d'excuse était destinée. Immédiatement gênée, elle s'incline simplement, les joues en feu ; dur dur le retour à la réalité, il fallait redevenir sa petite personne habituelle.

Alors qu'elle se préparait à descendre pour rejoindre la table, elle remarque Gordon lancer un regard extrêmement pesant à quelqu'un. Elle se tourna vers le bruit de chaise, une personne semblait vouloir chanter à sa suite, mais elle fut très vite résignée à se rasseoir après avoir subis ce regard maléfique lourd de sens. Ses yeux se reposèrent sur Gordon, un petit rire cristallin s'échappant ; incroyable, vraiment. Il était incroyable. Elle le trouvait très naturel et c'était un petit vent de fraîcheur qui la détendait, si elle pouvait être aussi expressive et spontanée... C'est avec un sourire aux lèvres qu'elle retourne s'asseoir, laissant la place au grand blond. Il avait l'air décidé à chanter et cela ravit notre petite idole, au moins l'idée de sortie avait l'air de lui plaire et elle pourrait apprécier pleinement sa prestation.

Lua attendait alors patiemment, l'écoutant parler et rougissant à vue d’œil au compliment, elle ne pouvait plus se cacher derrière son masque de grande chanteuse maintenant. L'embarras pouvait désormais se lire sur son visage. Une chanson qui lui correspondait ? La jeune fille ne savait pas réellement si elle méritait ça, elle était différente sur scène et en réalité. Elle se pensait fausse mais ses sentiments passaient par la musique et ces pensées contradictoires la perturbaient. Mais ce n'était pas le moment de se prendre la tête, si c'était réellement la fréquence à laquelle elle vibrait alors il n'y avait pas de raison de ne pas le croire et de se prendre la tête.

Les yeux fermés pour que ses oreilles puissent être pleinement à l'écoute, elle écoutait. Attentive, concentrée, appréciant chaque note, chaque son qui sortait de la bouche de son invité. A ce moment là, elle était transportée, son imaginaire était en alerte et elle pouvait voir une voie lactée pleine d'étoiles aux douces lueurs. Si jamais elle connaissait la chanson elle aurait sûrement chantonné sans s'en rendre compte. Encore une fois, elle trouva ce moment incroyablement court et la réalité lui piqua les yeux, ou était-ce des larmes ? Pourquoi elle pleurait même ? C'était stupide. Un petit coup de manche et hop ! Ni vu ni connu ! Prise d'adrénaline, elle se leva immédiatement de sa chaise pour lui faire une ovation, la salle entière semblait d'accord avec elle. Magnifique prestation, c'était indéniable. Elle reconnaissait bien là un camarade d'Exchange. L'idée de chanter avec lui lui avait parcouru l'esprit, si il pouvait un jour l'accompagner, même juste pour le temps d'une seule chanson ce serait un moment inoubliable. Quelque chose de gravé.

Les mains qui se collaient et se décollaient pour l'applaudir, avec un peu moins d'énergie cette fois, ses yeux brillaient, elle sortait un nombre incalculable de "Bravo" à la seconde. Lua attendait impatiemment qu'il revienne pour le féliciter directement  -et manger bien sûr, parce que voilà-. Une fois le jeune homme descendu de scène encore sous certains applaudissement -Bah ouais mon gars t'as fait impression, à quand le concert ?- elle se réinstalla à table, les commandes arrivées et la petite cuillère en main pour dévorer le gâteau. Une petite bouchée et elle se lança, enthousiasmée.

« Waw ! Je pense que je n'ai même pas les mots. La seule chose qui me viendrait c'est : Digne d'un Exchange. Ça m'a énormément touchée, sans trop savoir pourquoi. Merci ! »

Un merci sincère, ça l'avait particulièrement motivée et donnée envie de chanter encore plus, de partager ses ressentis, ses pensées sur la musique. Elle sentait que ses excuses avaient été acceptées et donc n'avait plus la peur et le malaise qui l'empêchaient presque de respirer au début. Notre petite chanteuse culpabilisait seulement encore plus de ne pas lui avoir répondu, qu'est ce qu'elle avait été stupide de ne pas vérifier son casier un peu plus tôt franchement. Elle devait arrêter d'y penser, c'était passé et elle se rattraperait de toute façon, ce karaoké étant une partie intégrante de ses excuses. Alors qu'elle enlevait délicatement la chantilly de son chocolat, elle se disait qu'elle avait énormément de questions à poser et essayait de faire le tri pour ne pas le bombarder.

« Je te propose ça maintenant, mais tu peux y réfléchir. Ça te dirait de m'accompagner, un jour ? T'es un excellent musicien, chanteur et ça me ferait vraiment plaisir de pouvoir partager un peu ! J'aimerai bien être aussi talentueuse, j'ai juste ma voix ! »

Et c'était déjà bien, pensait-elle. Elle n'était pas super douée avec les instruments, n'étant pas super coordonnée au niveau de ses mains tout ça. Et puis, elle était juste mignonne. Une idole quoi. A part chanter, danser et prendre des photos, elle n'avait pas réellement l'occasion de faire d'un instrument, à son plus grand désarroi. Pourquoi cela devait lui prendre autant de temps ? Elle était partie, enfin. Stupide contrat. Stupide manager. Oui, elle s'énervait toute seule et ça s'était certainement lu sur son visage. Réalisation, petit sursaut, elle reprit la parole pour tenter de faire oublier sa montée de colère.

« Comment est-ce que tu arrives à définir la fréquence des personnes ? J'avais déjà entendu parler de ton "don" particulier mais autant demandé au principal intéressé. J'ai déjà du mal à trouver une chanson qui correspond à quelqu'un... T'es vraiment impressionnant. »

Naturel, sans pression, sorti tout droit de ses pensées. Elle parlait certainement trop et c'était bien possible qu'il la trouve bizarre et n'ai pas envie de lui répondre. Mais c'était dit, les questions étaient posées. Elle n'attendait pas de réelle réponse car elle se disait que ce n'était certainement pas quelque chose d'explicable, ça devait venir des oreilles, du coeur, un feeling quoi. Et ce sentiment de "tu parles trop" ne la lâchait pas, elle se contenta donc de manger son gâteau assez lentement pour éviter de l'ouvrir encore et de dire une belle connerie, on ne sait jamais. Elle se trouvait particulièrement lourde ces temps-ci.




   
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Gordon Sherman
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Lun 13 Mar - 23:00
Une lettre dans ton casier


Plaisirs Solitaires – Madame Kay
Feat Lua !

La chanson se termine, et comme dans le live dont elle est extraite, la foule applaudit et fait bruyamment part de son enthousiasme. Je ne m’attendais certainement pas à une telle réaction, surtout en passant après Lua, qui est incroyablement talentueuse. Bon, c’est un karaoké, les gens qui viennent ici ne sont pas des hauts lettrés de la musique, et je suis persuadé que le choix de la chanson implique presque plus que la prestation elle-même. Autrement dit : une chanson japonaise a forcément moins de chances d’être acclamée qu’une chanson anglaise, dont tout le monde pourrait au moins partiellement saisir le sens.

Je reviens vers ma camarade, qui est allée jusqu’à se lever pour m’applaudir. Je ne suis pas vraiment le genre de mec à être gêné, au contraire, je suis plutôt celui qui suit tout le monde dans les délires inattendus sans se soucier des réactions, mais pour le coup, je me sens un peu rougir. Tout de suite, on pourrait croire que je suis ravi parce que « la fille à qui j’ai envoyé une lettre à la Saint-Valentin » est impressionnée… mais ce n’est pas ça. Enfin, si, déjà, ça c’est pas mal, mais ce n’est pas le plus important : une chanteuse largement plus douée que moi m’applaudit, de toute évidence ravie par ma performance. C’est un véritable accomplissement, et j’en suis tout de suite très fier : une fille qui a un niveau professionnel trouve que je suis bon. Je ne suis pas venu pour rien, c’est déjà un bon point… La différence entre nous deux est certaine : d’accord, je suis naturel en musique, mais moi je chante sous la douche, dans les couloirs ou en jouant d’un instrument. Ce n’est pas ma spécialisation : si Lua est en Exchange chant, il y a tout de même une raison. Au niveau technique, j’ai une centaine d’année de retard sur elle.

Une fois assis en face d’elle, je remarque que nos commandes sont arrivées. Je passe un moment à observer l’étrange gâteau qui trône face à moi, sans parvenir à en déterminer la nature. Voyant que Back To You entame sa part de gâteau, je me décide à faire de même pour comprendre quel mystère se trouve dans mon assiette. J’en goût un morceau, un peu sceptique quant à sa couleur, sa forme, ses composants… Déjà, la texture est étrange, mais le goût l’est aussi. La couche blanche est extrêmement sucrée, plus encore que je ne m’y attendais, mais ce qui me choque le plus, c’est le gâteau en lui-même. Alors, les légendes disent vrai… voici donc le gâteau dont on m’avait parlé en Australie. Voici donc le carrot cake. Ce n’est pas vraiment mauvais, mais honnêtement, c’est particulier. Moi qui espérais que les anglais aient une certaine bienséance culinaire, me voilà servi. Peut-être qu’ils aiment ça parce qu’il boive du thé en même temps ? Autant tester. Je commence à boire alors que Lua prend la parole.

« Waw ! Je pense que je n'ai même pas les mots. La seule chose qui me viendrait c'est : Digne d'un Exchange. Ça m'a énormément touchée, sans trop savoir pourquoi. Merci ! »

« Ah… merci… »

Et bien, quelle répartie. Ça envoie du lourd, et pour le coup, c’est moyennement digne d’un Exchange… Bon, il y a plusieurs raisons pour ma réponse moyennement expressive. Déjà, le thé – c’est assez surprenant, je n’en n’avais jamais bu auparavant, mais malheureusement pour moi, ça n’exalte pas le goût du carrot cake jusqu’à le transformer en un monument de la pâtisserie. Ensuite, bien sûr, le fait que je me sente étrangement gêné depuis que je suis descendu de scène, et que je ne sais plus exactement comment me conduire face à Back To You. Bon, déjà, me rendre compte que j’ai l’air d’un imbécile va peut-être m’empêcher de l’être par la suite. Mais surtout, ce qui m’empêche de lui répondre correctement, c’est une étrange sensation.

Quelqu’un me fixe avec insistance.

Je tourne le regard vers dans la direction d’où je sens venir le regard, pour me rendre compte qu’il ne s’agit de nulle autre que ma victime de tout à l’heure. Il a l’air de me demander la permission pour pouvoir se lever… ah… J’y suis peut-être allé un peu fort avec lui. Bon, il fallait que le message passe, mais de là à ce qu’il ait peur de chanter sans mon accord, c’est tout de même un peu… m’enfin. Pourquoi pas. Je lui envoie un regard approbateur accompagné d’un imperceptible mouvement de menton. Impossible que Lua l’ait détecté : déjà, parce qu’elle tourne le dos à l’inconnu, et donc qu’elle ne peut pas prendre conscience de toute la scène, mais aussi parce que les femmes n’ont pas tendance à communiquer avec le menton – chose pourtant parfaitement naturelle chez les hommes. Bref, même si elle remarque mon mouvement, elle pensera très probablement que c’est un genre de tic nerveux où je ne sais quoi.

Je replace mon attention sur la jeune femme. Elle a l’air d’être en train de réfléchir, alors je n’ose pas l’interrompre pour mieux la remercier, préférant la laisser s’exprimer.

« Je te propose ça maintenant, mais tu peux y réfléchir. Ça te dirait de m'accompagner, un jour ? T'es un excellent musicien, chanteur et ça me ferait vraiment plaisir de pouvoir partager un peu ! J'aimerai bien être aussi talentueuse, j'ai juste ma voix ! »

« Sérieusement ? Bien sûr que ça me dirait ! Tu es une bien meilleure chanteuse que moi, et puis, si je fais de la musique, ce n’est pas pour le faire tout seul dans mon coin... t’as raison, autant en faire ensemble ! Et puis, si jouer d’un instrument t’intéresse, je peux toujours tenter de t’apprendre quelques petits trucs à la guitare ou au piano, ou à ce que tu veux en fait… »

Je n’ose pas vraiment continuer plus loin. Back To You a l’air d’être perdue dans ses pensées, et pas vraiment de la meilleure façon qui soit. Je ne sais pas si elle m’a seulement entendu, mais en tout cas, une légère moue colérique est apparue sur son visage, un genre de frustration mal contenu. Un peu mal à l’aise, j’enfourne un morceau de carrot cake dans ma bouche, mâchant l’étrange gâteau en me demandant bien comment les britanniques en sont arrivés à ce genre de résultat en étant fier d’eux. Bon, plus j’en mange, plus je trouve ça acceptable, voire agréable, mais tout de même. Quelle drôle d’idée que d’avoir mis une carotte dans un gâteau.

Le gosier rempli de l’étrange produit, je suis surpris lorsque Lua reprend la parole, et reste à l’écouter avec les joues légèrement gonflées, à la façon d’un hamster. Excellent, j’ai l’air malin.

« Comment est-ce que tu arrives à définir la fréquence des personnes ? J'avais déjà entendu parler de ton "don" particulier mais autant demandé au principal intéressé. J'ai déjà du mal à trouver une chanson qui correspond à quelqu'un... T'es vraiment impressionnant. »

J’avale difficilement les restes de mon carrot cake, sans savoir comment réagir à cette question. J’ai rarement l’habitude de dire aux gens à quelle chanson ils correspondent, de peur de les blesser, qu’ils pensent que je les catégorise sans les connaitre en long, en large et en travers, alors ça m’étonne un petit peu qu’elle en ait entendu parler. Après tout, pourquoi pas ? Il m’est tout de même arrivé de le dire, ça a pu voyager jusqu’aux oreilles de ma nouvelle chanteuse. De là à dire la façon dont je le sais… Je la regarde un instant. Back To You. La chanson est ancrée en elle, elle colle à tout son être sans en être le moins du monde dissociable. Après tout, elle est musicienne, et au vu de sa fréquence, elle est sûrement compréhensive. Peut-être que je vais pouvoir en parler à quelqu’un sans qu’on me dise simplement que j’imagine des choses. Je suis peut-être le seul à les entendre, mais… ces musiques sont réelles.

« C’est assez étrange, mais, sans que je sache pourquoi, je peux entendre la musique de chaque chose… depuis que je suis petit, j’entends la musique de l’univers, celle qui fait vibrer le monde, et elle peut changer à tout moment ! Des fois, c’est une musique qui existe, des fois, elle n’est réelle que dans l’air, alors je l’écris, je trouve les sons, les mots pour la chanter, et j’en fais une chanson véritable. C’est comme ça que je trouve mon inspiration, comme ça que je suis devenu musicien, je n’ai pas vraiment le choix je pense, c’est presque un devoir pour moi ! Et, au fur et à mesure, je me suis rendu compte que chaque personne vibrait selon une certaine fréquence, qui correspond plus ou moins à une musique. Quand je la trouve, ça me permet de mieux cerner les autres – enfin pas toujours, c’est sûr. Ça peut prendre très longtemps, des heures, des jours, des semaines, parfois il suffit de quelques minutes, des fois, c’est absolument immédiat. Il suffit d’écouter attentivement, chaque mot, chaque mouvement, chaque action… enfin, en bref, je ne fais pas exprès. Ce n’est pas que j’ai trouvé une chanson qui te correspondait : c’est que tu es cette chanson. Depuis quelques jours, depuis quelques années, depuis que tu es née peut-être, dans tous les cas, maintenant, tu es Lua, et tu es Back To You. »

Je termine mon explication en la regardant droit dans les yeux. Je me suis jeté dans le vide, sans corde, sans garde-fou, sans filet en bas, rien. Je n’ai aucune idée de la façon dont elle va réagir – après tout, je comprends que les autres ne comprennent pas. Ils n’arrivent pas à l’entendre, alors ils ne me croient pas quand j’en parle. Mais est-ce simplement parce qu’on n’a pas de preuve d’une chose qu’elle n’existe pas ? Beaucoup croient en un dieu, et pourtant, ils ne l’ont jamais vu. Pourquoi ne pas croire mon histoire ? J’ai vite compris qu’en parler ne servait à rien, et ça fait des années que je n’ai pas dit ce genre de choses à voix haute. Ça me fait bizarre, autant d’une façon positive que dans une façon négative : j’ai peur que, à nouveau, je passe pour un menteur, se pensant supérieur au commun des mortels, choisi par l’univers… mais ce n’est rien de tout ça. Je pense simplement que c’est le hasard. Peut-être que d’autres personnes peuvent l’entendre, cette musique. Qui sait… peut-être que Lua l’a déjà entendue ?
© Bell



HRP : ah… pardon c’est long ^^’ Bref ce HRP n’est pas là pour ça, il est là pour te dire que si tu veux plus d’informations sur tout ce bordel, je t’invite à lire ma fiche, et en particulier l’histoire (qui n’est pas terriblement longue). Mais pour faire simple : suite à un traumatisme crânien, j’entends de la musique à la façon d’un schizo, donc heu… voilà. Forcément, dans le RP, j’ai l’air convaincu. Un fou, c’est persuadé d’être dans le vrai. x)



Merci Raven :D :D :D

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