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[Flashback!] Bienvenue chez les fous! [avec Michael et Camiel]

Gordon Sherman
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Jeu 23 Fév - 22:04


L’administration m’a informé que j’allais avoir des colocataires. Jusque-là, ma chambre était vide, et je m’y sentais un peu seul, mais au moins, je ne risquais pas de déranger qui que ce soit. Enfin bref, maintenant que je sais que je vais me faire de nouveaux amis avec qui je vais passer du temps tous les jours dans notre chambre, je suis tout excité. La journée passe, lentement, longuement, sans fin, sans vouloir me laisser atteindre le moment que je ne peux pourtant pas attendre.

Quand, enfin, la cloche de la dernière heure sonne. Libération ! Je range mes affaires tel un tourbillon humain avant de foncer jusqu’à ma chambre comme l’aurait fait l’ennemi juré du Coyote. J’entre : tout est prêt. C’est assez rangé, assez propre, tout va bien en soi. Deux tiers de la chambre sont encore parfaitement vierges de présence humaine, attendant uniquement l’arrivée de mes colocataires.

Mais le temps passe, et ils ne sont pas là.

Bon, d’accord, ça fait juste une minute ! Deux minutes. Trois minutes. Quatre. Cinq. Dix minutes… aaaaaargh ! J’aurai dû me douter qu’ils n’arriveraient pas immédiatement, c’était parfaitement logique. Mais je suis tellement excité de les rencontrer, alors voilà, c’est forcément très énervant de devoir attendre là à rien faire, espérant toutes les dix mesures que la porte s’ouvre et fasse un break dans la mélodie qui me tourne dans la tête.

Pour passer le temps, je détaille un peu ce que j’ai fait de cet endroit. La partie que je me suis octroyé en arrivant représente parfaitement qui je suis, je pense. Le mur au-dessus de mon lit est couvert de partitions griffonnées, de posters de groupes et d’affiches de concerts. Une guitare acoustique, une guitare électrique, une basse, un Cajon, un glockenspiel, un pad, un petit clavier, un mélodica, des micros en pagaille et d’autres instruments sont empilés ou exposés, plus ou moins en équilibre, plus ou moins bien rangés, mais prêts à être utilisés. Vraiment… je n’ai pas pu me décider à me séparer des instruments basiques, ceux dont je ne pouvais absolument pas me séparer, et surtout, ceux qui rentraient dans ma chambre sans la transformer en studio. Le choix avait été difficile, mais maintenant, j’ai tout ce qui me faut, et je ne me sens pas lésé lorsque l’inspiration vient à moi et que je dois m’exprimer. Même s’il y a, quand même, un gros tas d’instruments complètement hétéroclites formant une étrange réunion, certains cachés sous mon lit, certains posés sur d’autres, certains présentés comme s’ils étaient absolument divins.

Distraitement, je tapote quelques notes sur mon glockenspiel en continuant d’observer la chambre. J’ai un bureau de disponible, et lui aussi croule sous les partitions et les cahiers à portées qui définissent mon quotidien. J’y ai aussi posé mes cours, un peu n’importe comment, sachant très bien que je n’ai aucune intention de les relire – sauf si je compte les transcrire en chansons, et dans ces cas-là, je m’y mets avec beaucoup d’ardeur et de concentration. C’est presque le seul moyen que j’ai de réviser à d’avoir des notes suffisantes pour rester dans le programme Exchange.

Le reste de la chambre est assez simple. Après tout, je n’y avais pas touché depuis que j’étais arrivé ici, sachant très bien que je ne resterais pas seul bien longtemps. Et aujourd’hui est bien le jour où je vais avoir des camarades pour discuter tous les soirs ! Je me demande bien comment ils seront. Je suis sûr qu’ils aimeront la musique, après tout, tout le monde aime la musique (sauf Tina… brrr), mais est-ce qu’ils en joueront ? Peut-être qu’on pourra se faire des petites soirées en chantant un peu tous les trois, peut-être qu’ils savent jouer de la guitare, peut-être qu’ils voudront apprendre à en jouer si ce n’est pas le cas ! Dans tous les cas, je suis sûr qu’ils seront vraiment cool et qu’on s’entendra super bien.

AAAAAAAAAH ! Ça fait TREIZE minutes que ma journée est finie, que je suis dans cette chambre, et que je suis seul ! Bon. Relativisons… en soi, ça va, ce n’est pas très long. Forcément, ils ont sûrement des papiers à remplir, peut-être qu’ils se sont perdus ? Bah, j’en sais rien… J’attrape ma basse et commence à jouer sur la chanson que je peux entendre, mais que je sais que personne d’autre ne ressent. J’ai déjà remarqué ça il y a longtemps.

L’avantage de la basse, c’est que ça ne gêne pas les chambres d’à côté, tant qu’on ne met pas l’ampli. Par contre, quand on passe dans le couloir… ça, c’est sûr que ça s’entend. Mais je pense que je me débrouille assez bien pour que mes quelques notes bien graves ne fassent pas frémir de dégoût ceux qui passent devant ma chambre.

Soudain, la porte s’ouvre derrière moi. Dans mon élan de bassiste, je me suis mis dos à l’entrée, oubliant presque mon attente insoutenable. Je me retourne immédiatement, affichant le grand sourire qui montre à quel point je suis ravi d’avoir enfin des colocataires.

La seule question est : à quoi ressembleront-ils ?



Merci Raven :D :D :D

Mais quel membre actif!:
 

J'ai dit, mais quel membre actif!:
 

J'AI DIT...:
 
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Michael Crane
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Jeu 2 Mar - 13:33


     
Bienvenue chez les fous
     
Avec Gordon, Camiel et Michael

Ça y est, Michael allait découvrir sa nouvelle école. Ça faisait longtemps qu'il n'était pas allé dans ce genre d'endroits... Plein de gens. Brr. Mais il se rappelait ce que les médecins et la directrice ont dit -très jolie la dame, mais il ne savait pas pourquoi elle lui faisait un peu peur. Surement la figure d'autorité.- Ses pertes de mémoire, cet ange gardien mystérieux, se retrouver n'importe où et perdu...Tout ça était dans sa tête. Littéralement. Il y avait d'autres personnes dans sa tête, au moins deux. De toutes les nouveautés récentes, c'était sans nul doute la plus perturbante, car cela signifiait que son protecteur -Caleb c'est ça ?- vivait en lui depuis ses 8 ans... Depuis.... Il ne voulait plus y penser.

Il fallait qu'il tourne son regard vers l'avenir. Bon d'accord, il ne supportait pas qu'on le touche, il avait un homme adulte très agressif et une petite fille dans la tête, tels des colocataires mentaux, mais ça ne pouvais pas être si terrible que ça pas vrai ? En plus, la directrice lui avait proposé d'installer une caméra sur lui pour pouvoir savoir ce qu'ils faisaient les uns les autres. C'était fort pratique à son avis, il l'avait installé sur sa cravate d'uniforme. Maintenant il devait avancer, il devait montrer qu'il voulait vivre 'normalement'. Et pour ça venait la première épreuve du feu : une colocation. Pas mentale hélas cette fois. Une vraie, avec d'autres gars, qui allaient être dans SON espace personnel, et qui pourrait même...Glps, vouloir chahuter. Avant d'entrer dans le bâtiment il s'autorisa une cigarette pour se détendre. Pense positif. Si tu les préviens, il ne se passera rien pas vrai ? Il suffit juste de leur dire. Dire qu'il est complétement chtarbé. En premier. Comme un pansement qu'on arrache, au moins ça sera fait.

Il écrase la cigarette sous son pied, prends sa valise et monte. Quatrième étage qu'on lui a dit. Il a même une petite clé avec le numéro de la chambre dessus.... Ouais ça fait vraiment longtemps qu'il n'était revenu à la société. Mais il n'avait plus le choix désormais. Sa main gauche, tenant sa valise à roulettes, était normale, mais sa main droite était parcouru de spasmes. Il venait pourtant de fumer, mais déjà il sentant le manque monter. Après une marche bien courte dans le couloir qui lui sembla être une éternité il trouva sa chambre... 2 autres personnes allait désormais vivre avec lui. Il se demanda s'ils étaient fou eux aussi. S'ils étaient déjà là. Ce qu'ils aimaient. Si Caleb allait les apprécier. Comment Cosette allait faire dans une chambre de garçons. Il tenta d'ouvrir avec la clé, mais c'était déjà ouvert. Quelqu'un devait déjà être là. Alors il poussa la porte...

La chambre était assez lumineuse. Il y avait les trois lits, les deux tiers de la pièce étaient assez sobre. Vides même. Quant au dernier tiers... Ici nous avons un passionné de musique messieurs. Affiches et posters de groupe, instruments sur, à côté et peut-être même sous le lit... Ouah. Michael était impressionné par autant de passion dans un domaine. Son regard borgne se baissa enfin sur le colocataire. Il l'avait volontairement ignoré en premier, essayant de se calmer avec le décor avant d'être avec la personne.

...Bah il était pas monstrueux. Il avait même l'air assez gentil. Il était assis, mais même là il avait l'air de faire la même taille que le rouquin. Peut-être un peu plus petit ? Dur a dire. Mais il avait un grand sourire amical. Il avait l'air gentil après tout. Michael rendit timidement le sourire et entra enfin, se mettant sur le lit en face, le plus près de la porte. On ne sait jamais quand on a besoin de fuir, de partir prendre l'air. Une fois assis il prit une grande inspiration, nerveux :

-Hem...Euh bah...B-bonjour. Moi c'est Michael, Michael Crane... Euh... J'arrive d-directement en Deuxième année... Et...Bah voilà quoi...

Il réfléchit un peu en regardant le dernier espace vide.

-On est q-que deux au final ?....Oh et euh..je... Je supporte pas qu'on me touche. Genre pas du tout.... Alors  évite s'il te plait... De me toucher quoi.

Avoir l'air d'un weirdo : ça c'est fait. Problème numéro un réglé. Plus qu'à parler des autres.
     
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Camiel Valenz
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Sam 11 Mar - 23:52
Dans quelle chambre l’administration d’Indraë l’avait-il placé ? 400 ? 402 ? Camiel ne s’en souvenait plus. Pourtant, il n’avait cessé de se répéter le numéro de la chambre, l’étage, ainsi que le lieu du dortoir pour en pas oublier ces informations importantes. Sans résultat, il avait fini par oublier le numéro de sa chambre. Ce n’était guère étonnant, il avait énormément de mal avec les chiffres, à sa grande tristesse. Et encore, si ce n’était que les chiffres. Il ne savait même pas où se situait le dortoir. Tête en l’air comme il était de temps en temps, il avait malencontreusement oublié de demander comment on pouvait bien y aller.

Malgré cela, par un malheureux hasard, après avoir traversé de domaine d’Indraë de long en large et de travers, il trouva le dortoir. En effet, tel un aventurier, il s’était amusé à explorer Indraë, traversant la jungle qu’était la foule, la rivière qu’était la cantine, et les plaines qu’étaient les différentes annexes de l’école. Cela dédramatisait les choses et il s’en félicitait, car en réalité, il avait la trouille. Se mordant les lèvres, serrant entre ses mains moites son sac de cours, son violoncelle sur le dos, il regardait la porte de bâtiment avec appréhension. C’était la première fois de sa vie qu’il devrait dormir en dehors de la maison, sans qu’il ait ses parents juste à côté. C’était quelque chose de totalement nouveau et s’il devait être franc avec lui-même, il dirait qu’il stressait.

Entrant finalement dans le dortoir, il remarqua avec déception qu’il n’y avait pas d’accueil. Il soupira. Il espérait simplement que son nom serait marqué sur la porte, comme on le faisait à l’hôpital. Camiel se dirigea vers les escaliers, montant une à une les marches. Le premier et deuxième étage était réservé aux filles, comme le marquait les pancartes (ou plutôt le rappelait, mais Camiel avait également oublié cette information), le troisième et le quatrième aux garçons. Persuadé d’être placé au quatrième, il prit le couloir correspondant.

Et il sentait qu’il avait encore oublié quelque chose. Il avait son violoncelle, son sac, son doudou, ses partitions, ses livres, ses… Vêtements ! Il avait oublié sa valise ! Comment avait-il pu laisser passer quelque chose d’aussi important ! Il y avait son oreiller dedans ! Son oreiller ! L’une des choses les plus primordiales pour dormir dans un lit. Camiel n’avait pas pour habitude pour faire des chichis, surtout pour dormir, mais impossible pour lui de dormir dans un lit sans son oreiller. Il avait bien essayé, une fois, chez ses grands-parents, mais qu’est-ce qu’il avait mal dormi ! « Aaaaah ! Où c’est passé ! » Une fois n’est pas coutume, Camiel cria, catastrophé. Il ne l’avait pas laissé chez ses parents tout de même ? Il fit alors brusquement demi-tour, dévalant les escaliers à toute vitesse, ouvrant avec violence la porte du bâtiment, pour trouver sa valise rouge carmin juste devant lui. Il en fut tout de suite soulagé. Il pourrait dormir sur ses deux oreilles ce soir.

Camiel fit alors le chemin inverse, plus lentement parce qu’il était essoufflé, sa précieuse valise à la main. De nouveau au quatrième étage, il remarqua qu’une porte était ouverte. Était-elle déjà ouverte lorsqu’il était passé pour la première fois ? Il ne savait plus et ne s’en préoccupa pas plus que ça. Il s’approcha de la porte, y lut « 401 », puis sourit. C’était peut-être sa chambre, celle qu’il allait partager avec deux autres élèves s’il se souvenait bien. Si ce n’était pas elle, alors c’était une des chambres voisines. Ce n’était pas si compliqué que cela, finalement. Peut-être qu’il a eu tort de redouter ce moment.

Il regarda donc plus en détail la chambre. Il y avait déjà deux personnes : un roux assit sur un lit près de la porte, un blond à son opposé. C’était une chambre très sobre, sans fioriture, sauf du côté du seul lit qui semblait occupé. De ce côté-là, il y avait une pagaille instrumentale comme il n’en avait jamais vu auparavant. Micros, guitare, basse, clavier… Comment autant d’instrument pouvait-il être si mal rangé ? Si mal disposer ? Camiel les plaignait. « Ils doivent souffrir, on ne traite pas ainsi des instruments. C’est comme s’il y avait une guitare dans une pièce et qu’un étranger y joue sans le consentement de son propriétaire. Ça ne se fait pas. » Dit-il à voix basse, voulant se faire discret tout en informant le propriétaire de ces instruments de son indignation. Si jamais l’un de ces instruments se cassait suite à un quelconque incident, cela pouvait coûter une petite fortune. Il n’aimait pas ça. Il faudrait les ranger convenablement.

Obnubilé par ce capharnaüm d’objets musicaux divers, qu’il regardait avec tristesse, il s’en approcha inconsciemment, lâchant sa valise. Il n’avait jamais pu voir de si nombreux d’instruments (enfin, il en déduisait que c’était bien des instruments pour certains), bien qu’il reconnaisse facilement la guitare électrique, la guitare acoustique, le clavier, le glockenspiel et la basse. Il avait plus du mal à saisir à quoi pouvait bien servir cette espèce de caisse de bois. Il y avait également cet étrange clavier avec une embouchure sur le côté. « Certains sont étranges, ils ne doivent pas être classiques. » Il n’y avait pas ce genre d’instrument dans son conservatoire lorsqu’il était encore en France. Tout ce qu’il connaissait réellement en matière de musique s’apparentait à la musique classique.

Camiel pencha alors sa tête à sa gauche, serra sa main dans le vide comme pour prendre l’anse de sa valise. N’attrapant rien, il regarda à ses pieds. Rien. Pas l’ombre de sa valise carmine. Il resta immobile quelques instants, figé par une peur soudaine, puis se dirigea en courant vers la sortie de la chambre. « Mon oreiller ! Ma valise ! » Il ne pouvait pas encore l’avoir laissé quelque part ! Pourquoi des singes s’étaient amusé à lui subtiliser sa valise aujourd’hui ? C’était à y rien comprendre !

Dans sa précipitation, il ne remarqua évidemment pas que sa valise était juste à l’entrée de la chambre, et une violente collision eue lieu. La valise, heureusement toujours fermée, fit quelques pas sur le côté, et Camiel tomba au sol la tête la première dans un grand « boum ». Pendant quelques minutes, il n’eut aucun bruit, avant que Camiel ne se relève, quelque peu flageolant. Il s’assit alors sur la valise carmine, respirant calmement, essayant de se remettre du choc le plus rapidement possible avant de poser son violoncelle au sol. Il ouvrit l’étui, vérifia que rien n’était abîmé bien qu’il ait atterri sur le ventre, puis ferma l’étui, délivré d’un poids qui pesait malgré lui sur ses épaules. Son violoncelle n’avait rien, il pourrait toujours en jouer.

À la limite du couloir et de la chambre 401, Camiel se tourna vers les deux autres. Il leur sourit, un peu gêné. « Désolé d’être entré comme ça dans la chambre. Je suis Camiel. Si je ne me suis pas trompé de numéro, il y a un lit qui est gardé pour moi, normalement. » Il se stoppa un court moment, voulant se faire le plus petit possible. « Je suis désolé pour tout ce vacarme, je crois que la journée de cours m’a épuisé plus que la normale. » A ces mots, il baissa les yeux.
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Gordon Sherman
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Dim 12 Mar - 13:09
Bienvenue chez les fous !


Welcome To My World – Nerf Herder
Feat my roomies !

Mon premier colocataire entre dans ma chambre. Mon premier colocataire ! Yeah ! Il a l’air plutôt sympa, même s’il a pas l’air d’être super à l’aise. Me souriant timidement, il va s’installer en face de moi, sur l’un des deux lits encore libres. Honnêtement, il a l’air plutôt nerveux, mais quand j’y pense, je lui suis un peu aussi, à ma façon, non ? Après tout, c’est la première fois que je suis en colocation ! C’est sûrement la première fois pour lui aussi, mais je suis certain que ça va être vraiment sympa !

« Hem...Euh bah...B-bonjour. Moi c'est Michael, Michael Crane... Euh... J'arrive d-directement en Deuxième année... Et...Bah voilà quoi... »

Michael ! Et bien voilà. Mon premier colocataire s’appelle Michael. Ça peut paraître stupide, dit comme ça, mais je trouve ça vraiment génial de me dire que je connais le nom du type avec qui je vais passer le reste de ma scolarité à Indarë. Un peu comme si on s’était rapprochés, tout à coup… il faut que je lui dise mon nom aussi, d’ailleurs ! Mais, au vu de son air un peu perdu, je pense qu’il est en train de réfléchir, et il n’est probablement pas le genre de personne que l’on peut brusquer comme ça. Je préfère attendre qu’il se retourne vers moi pour me présenter.

« On est q-que deux au final ?....Oh et euh..je... Je supporte pas qu'on me touche. Genre pas du tout.... Alors  évite s'il te plait... De me toucher quoi. »

« Ho, et bien… d’accord, pas de problème, j’essaierais de faire attention ! Tu es en IRS, je suppose, du coup ? Je m’appelle Gordon Sherman, mais appelle-moi Gordy ! Je suis arrivé il y a pas longtemps aussi, je suis en troisième année Exchange ! Et normalement, le troisième devait arriver aujourd’hui aussi… il est peut-être un peu en retard, je pense ! »

On ne peut pas le toucher ? C’est un peu étrange, mais après tout, pourquoi pas. Il faudra que je garde ça à l’esprit, même si je ne suis pas le mec le plus tactile du monde. Enfin… ça m’arrive quand même assez souvent d’entrer en contact avec d’autres personnes, maintenant que j’y pense… j’espère que je ne ferais rien qui pourra le contrarier ! Après tout, je préfère largement avoir une bonne relation avec mes nouveaux colocataires !

Un bruit me fit tourner la tête. Un autre élève se tenait dans l’embrasure de la porte – mon second colocataire, probablement ! Lui non plus n’a pas l’air d’être très extraverti, mais je vois déjà qu’il porte un étui d’instrument sur le dos, et du coup, forcément, je l’apprécie déjà. Après tout, il est musicien ! J’espère qu’il acceptera qu’on joue un peu ensemble. Au vu de la forme et de la taille de l’étui, je pense que c’est un violoncelle, ou quelque chose du style – difficile à dire tant qu’il le garde derrière lui. En tout cas, ce n’est pas assez gros pour être une contrebasse, c’est sûr. Il joue probablement du classique, avec ce genre d’instruments… enfin, on ne sait jamais. On peut mettre n’importe quel instrument dans n’importe quel style ! Je connais des metalleux qui utilisent des violons, j’ai déjà vu de la contrebasse dans le pop… aussi bien, il est fan de Jazz et c’est juste un original. Si c’est le cas, tant mieux : on pourra sûrement partir sur un Free Jazz. Sinon, et bien, je connais quand même les grands morceaux du classique, et on pourra toujours se faire ça !

Son regard s’est posé sur mes instruments. Est-ce que, lui aussi, a envie de jouer avec moi ? Hum… ses yeux expriment une tristesse un peu trop pesante pour être dans l’optique de se caler une petite impro avec son nouveau coloc…

« Ils doivent souffrir, on ne traite pas ainsi des instruments. C’est comme s’il y avait une guitare dans une pièce et qu’un étranger y joue sans le consentement de son propriétaire. Ça ne se fait pas. »

Il n’a fait que chuchoter ces paroles, mais bon, j’ai l’oreille plutôt fine quand même. Assez surpris, je regarde à nouveau mes instruments. Ah… il n’a pas vraiment tort. Certains ne sont pas rangés dans leurs housses et leurs étuis, d’autres sont posés en un équilibre un peu bancal… Bon, je ne suis pas le plus doué au niveau rangement, mais c’est vrai que c’est un peu honteux, ce que j’ai fait là. En soi, tant que personne ne touche à rien, il n’y a aucun risque pour mes instruments, mais il suffit que l’un d’entre nous fasse un faux mouvement, et… bon, maintenant que je ne vis plus seul, je vais devoir faire plus attention à la façon dont je traite mes outils. Mais en même temps, il faut l’avouer, je n’ai pas énormément de place ! Les chambres ne sont pas immenses, et je n’ai colonisé qu’une petite parcelle, pour leur laisser la zone de leur lit et la « zone commune » au centre libres de toute influence musicale.

Il va falloir se la jouer Tetris.

« Ah… tu as raison, ce n’est pas grandiose… je vais arranger ça ! »

Je commence à chercher les housses, étuis et autres stands disséminés un peu partout dans mon bordel. Je fais pas mal de bruit en bougeant tous mes instruments et en les installant un peu mieux – au moins, maintenant, si une chose est posée sur une autre, ce n’est pas un guitare sur un ukulélé, mais une housse sur un étui. Parfois lui-même posé sur un autre étui. Mais qu’est-ce que j’y peux ! Si peu de place, et tant d’instruments… ce n’est pas facile. Je fais aussi bien que possible, et au final, ma parcelle de la chambre ressemble à un grenier rempli de malles et de sacs non-identifiés, avec quelques instruments exposés sur leurs stands – deux-trois guitares et basses, un clavier, une caisse remplie de petits instruments rigolos…

Ça m’a pris quelques minutes, mais au moins, je me sens carrément bien maintenant. Mon nouvel ami n’avait pas tort : c’était vraiment la honte. Là, ça va mieux ! J’espère que ça lui aura fait plaisir que j’ai réussi à tout ranger comme je pouvais, même si maintenant je galérerais encore plus pour attraper l’un de mes instruments… Heureusement que je n’ai que ça à installer près de moi.

Je me retourne vers le dernier arrivé. J’étais tellement concentré dans mon travail que je n’ai pas fait attention à ce qu’il faisait et… oh. Il est par terre. Avant que je ne puisse réagir, il commence à se relever, vérifie que son instrument est en bon état – ce qui me permet de confirmer que c’est bien un violoncelle – et se retourne vers nous Michael et moi avec un demi-sourire, un peu gêné.

« Désolé d’être entré comme ça dans la chambre. Je suis Camiel. Si je ne me suis pas trompé de numéro, il y a un lit qui est gardé pour moi, normalement. Je suis désolé pour tout ce vacarme, je crois que la journée de cours m’a épuisé plus que la normale. »

Je jette un œil vers Michael. D’après ce que je sais de lui – c’est-à-dire pas grand-chose – il n’a certainement pas envie de répondre en premier. Autant que je prenne les devants, ça le soulagera peut-être de ne pas avoir à parler à nouveau… Camiel, lui non plus, n’a pas l’air extrêmement bavard. Après sa courte introduction, il a baissé les yeux, comme s’il était gêné par notre présence. Et bien ! J’espère qu’ils arriveront à se dérider pendant leur séjour ici, parce qu’en tout cas, je ne les laisserais pas tranquille, ce n’est pas du tout mon genre !

« Enchanté Camiel ! Je suis Gordy, et voici Michael. Tu ne t’es pas trompé du tout, le dernier lit est pour toi, tu es le bienvenue parmi nous ! Et ne t’en fais pas, c’est toujours un peu dur de s’habituer le premier jour, je comprends ta situation… tu veux un coup de main pour t’installer, du coup ? »

Autant me montrer amical dès le début, même si, en y repensant, il ne voudra peut-être pas me laisser l’aider à ranger ses affaires, vu la façon dont il a réagi en voyant comment j’avais organisé les miennes. Ha… plus qu’à espérer que notre trio réussira à bien s’entendre !
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Michael Crane
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Mer 22 Mar - 15:47


     
Bienvenue chez les fous
     
Avec Gordon, Camiel et Michael

Et bah voilà, il réponds gentimment. Pas d'insulte, de moquerie, de cris de terreur... Il le prends très bien. Même qu'il promet de faire attention, et devine qu'il fait partie de l'IRS. C'est si évident ? Surement. Mais Gordon -ou plutôt Gordy, comme il préfère se faire appeler- est un gars sympathique et ça c'est important à savoir. Il précise venir du programme Exchange. Mais Michael vient d'arriver, il est dans la confusion absolue... Non décidément, il n'a aucune idée de ce qu'est le programme Exchange. Mais il n'a pas encore le temps de demander que le troisième arrive.

Ce dernier chuchote quelque chose, et Michael qui le trouve trop près à son gout, décide de se reculer un peu, jusqu'au mur en fait. Ses mains tremblantes jouent avec une mèche de cheveux, il n'écoute pas la conversation entre le nouveau venu et Gordon. En fait il n'est arraché à son anxiété que lorsqu'il entends un grand BOUM, suivi d'un cri aigu. Oh, le cri, c'est lui-même en fait. Son regard vert et unique se pose sur le nouveau venu, étalé à terre. Gordon est debout, en train de ranger ses instruments. Apparemment lui non plus n'avait pas vu la scène. Au moins il a retrouvé leur attention pour se présenter du nom de Camiel. Gordon réponds d'office et se présente, ainsi que Mike. Voilà qui l'arrange. Il salue quand même timidement.

-Je...O-ouais bienvenue...Je propose pas de l'aide, je d-dois m'installer aussi...

Il attends qu'ils soient passés pour se lever du lit et ouvrir sa valise. Elle est assez volumineuse et pour cause... 3 gardes-robes. Oui, avant la rentrée ici, Michael avait eu une bonne semaine de préparation à commencer par se présenter avec "sois-mêmes" par écrit. Cosette avait 10 ans et écrivait atrocement mal, et Caleb avait un style plus carré, mais expeditif. Mais ils se connaissaient et chacun avait plus aller faire son propre shopping, histoire que tout le monde soit à l'aise. Dans sa partie de penderie, il commença donc par ses propres vêtements sombre et discret, puis les uniformes de Caleb -il doit avoir un amour de l'imprimé militaire ?- et enfin les tenues pop et colorées de Cosette. Il espère ne jamais avoir à se réveiller avec ça sur lui. Il y a même des jupes, oh mon dieu... Il range le tout avec les joues rouge, et installe des étiquettes pour chacun. Il n'ose pas se retourner ni regarder ses colocataires, trop stressé par leurs réactions. Néanmoins il demande pour tenter la discussion :

-Di-dis, Gordon, c'est quoi le Programme Exchange ? ... T-tu as dit que tu en fait p-partie alors...

Oui, au passage ça détourne l'attention loin de lui. Tout du moins il l'espère.
     
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