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Au plus près des étoiles. [avec Alix!]

Gordon
Invité
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Mer 22 Fév - 23:35
Gordon
Gordon Sherman
Ancien membre



Retrouves-moi ce soir au plus près des étoiles, quand la nuit nous aura recouverts de son voile.

Voilà les mots que j’ai écrits à Lua, et que j’ai déposés dans son casier plus tôt dans la journée. Une invitation à venir me rejoindre sur le toit de l’institut à la nuit tombée, en l’honneur de cette Saint-Valentin – et, surtout, du petit événement organisé pour faire en sorte que nous envoyions et recevions des lettres d’amour. Pour se sentir moins seul, peut-être ? En réalité, ça ne changeait pas grand-chose.

Je ne connais pas beaucoup la jeune fille. Je l’ai rencontré une seule autre fois, la nuit là aussi, mais cette fois bien plus près du sol. Tomber sur son nom il y a quelques jours m’avait fait bien rigoler, et j’avais décidé de lui faire une lettre qui pourrait lui faire plaisir. Après tout, c’était juste une espèce de petite blague, un genre de jeu : il n’y a rien de bien sérieux. J’espère quand même qu’elle aura pris mon invitation au sérieux. Parce que, pour être tout à fait honnête, je commence à avoir vraiment froid.

Cela doit faire une heure que je suis sur le toit, maintenant. Enfin… ça fait surtout une heure que je suis seul sur le toit. Je n’ai pas vu Lua de la journée, donc il est tout à fait possible qu’elle n’ait pas lu la lettre, ou simplement qu’elle ne compte pas venir. Et bien… si c’est le cas, c’est grandiose. Me faire rejeter aussi misérablement, sans même avoir véritablement demandé un rendez-vous ? Je pense que c’est un échec encore plus cuisant que si j’étais sincère dans ma lettre. A dire vrai, je voulais uniquement passer un peu de temps avec elle et apprendre à la connaitre, puisqu’elle m’a l’air d’être très sympathique, et qu’elle aussi était musicienne – chanteuse pour être précis. Mais bon… le silence total, sur ce toit.

Y arriver, déjà, n’avait pas été facile. J’avais fini d’écrire mon poème quelque jours avant de devoir lui remettre, je savais donc déjà que je devrais arriver dans cette partie interdite du lycée. Pourquoi ne pas avoir changé la fin de ma lettre, dans ce cas ? Parce que c’est poétique. On ne questionne pas l’art. Je devais me débrouiller pour faire comme mon âme d’artiste me l’ordonnait.

J’ai donc profité de tout mon temps libre pour tenter d’atteindre le haut du bâtiment.

La tentative de lancer une corde pour ensuite la grimper s’est avérée être un échec. Je n’ai absolument pas assez de force pour faire s’envoler une corde aussi haut, apparemment, et de toute façon, en y réfléchissant, la grimper n’aurait pas été pratique non plus. J’ai donc tenté de trouver une échelle à la bonne taille, mais il m’aurait fallu un camion de pompier pour atteindre la hauteur désirée, et ce n’était pas des plus discrets. Refusant l’éventualité d’acheter un trébuchet ou une catapulte, je pensais aux deux seules possibilités restantes.

Malheureusement, je fus incapable de trouver les clés du toit, je savais donc que la porte me resterait terriblement fermée. Une seule possibilité n’était alors pas cochée : utiliser la science. L’un de mes points forts, en cours, c’est la physique. Après tout, qu’est-ce que la musique, sinon un mélange d’inexplicable et de concret pur ? Je dois donc être capable de comprendre la nature spirituelle, magique de mon art, mais aussi sa réalité concrète. D’où la physique. Mais je m’y suis pris un goût plutôt prononcé, et les techniques à employer dans différentes situations ne m’ont pas échappées.

C’est pour cette raison que, muni d’un repérage des lieux bien ancré dans ma mémoire et d’un levier adéquat, je me suis rendu ce soir-là jusqu’au toit, les yeux fermés, guettant l’approche de surveillants aux sons.

Bref… maintenant, je suis là. Il fait froid, il fait nuit, je suis seul. Pour être honnête ? Je m’ennuis. Mais Quelque chose en moi m’empêche de partir. Malgré tous ces problèmes, je me sens bien, sur ce toit. Comme si j’y étais libre. Capable de tout, libre de tout faire, ouvert à toutes les possibilités. Comme si ce simple toit était un infini de possibles, peut-être même un véritable exutoire. Le silence n’est pas pesant, mais il invite à être brisé.

Mes instincts me hurlent de le faire. Et je fais comme eux. Un cri, entre l’homme et l’animal, proche du loup autant que du singe, mélange de rage, de solitude, de joie, d’étonnement, de petitesse et d’immensité. C’est un cri absolu, total, impossible à arrêter, un cri déchirant le vide et l’immobilité qui m’entourait jusque-là. Le ciel tout entier me répond sans bouger, sans faire un bruit, simplement en étant là, au-dessus de moi. Le monde entier, l’univers prend note de mon cri, tient compte de son existence. Tout cela est arrivé. J’existe. Je suis peut-être seul, sur ce toit, mais au moins, je ne suis pas venu pour rien.

D’après les fameuses lois de la physique, même un bruit très fort provenant de ma position ne devrait pas être entendu depuis les dortoirs – sauf, peut-être, si quelqu’un écoutait à sa fenêtre ou se promenait dans les couloirs, à proximité de l’accès au toit… j’espère juste que si quelqu’un entend, ce ne sera pas un cerbère de l’administration.
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Alix Scarønson
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Dim 26 Fév - 13:13

14 Février
2017
Au plus près des étoiles

Gordon Sherman

Est-ce que c'était cliché de dire qu'il n'aimait pas la saint-valentin ? En fait, c'est surtout qu'il n'aimait pas cette saint-valentin. Les précédentes, il s'en fichait un peu, celle de l'année dernière était même plutôt cool vu qu'il l'avait passée sur le toit des dortoirs avec Hannah, mais cette année... il n'avait rien de spécial à faire. Parfois il songeait qu'ils auraient dû attendre après la saint-valentin pour se séparer, ça leur aurait au moins fait un autre souvenir commun cool. Mais ce n'était pas comme s'il pouvait y faire grand chose, maintenant.
Il n'avait pas envie de dormir, ni de passer du temps avec ses colocs. Il avait envie de remonter sur ce toit comme si elle allait être là alors qu'il savait très bien qu'elle était en résidence surveillée et qu'elle n'avait pas le droit d'entrer dans les dortoirs seule.

Au pire, que risquait-il ? Il était un Exchange, maintenant, son couvre-feu est un peu plus tard et il n'aurait qu'à dire qu'il avait oublié l'heure exacte, même si ce n'était pas vraiment crédible vu que ça faisait plus de six mois qu'il la connaissait, l'heure. Et puis de toute façon s'il se fais choper sur le toit, couvre-feu ou pas, il allait se faire incendier. Mais on ne l''enverrait pas chez un psy et ça, c'était cool.
Direction le toit, donc. En plus il avait réussi à planquer quelques canettes de soda et deux ou trois bières sous son lit donc il aurait au moins quelque chose à "faire". Dommage qu'il n'ait pas pris des gâteaux en plus, la dernière fois qu'il était sorti en ville.

Il attendit un peu pour être sûr qu'Angie ne traînait pas du côté de sa chambre (quand leurs dortoirs avaient cramé, les gars de l'ISS avaient dû halluciner de voir qu'il y avait une surveillante aussi assidue de l'autre côté, c'était impossible d'échapper à cette fille), puis il se glissa dans les couloirs en essayant d'empêcher ce fichu sac plastique de faire "shriii" et les canettes/bouteilles dedans de faire "clung". Oui il aurait pu faire plus discret pour sortir et non il n'y avait pas pensé. Tant pis, il ferait avec, il allait pas faire demi-tour pour retourner dans sa chambre maintenant.

Peut-être était-ce le hasard, la grosse coïncidence ou un destin un peu blagueur mais il ouvrit la porte du toit au moment exact où quelqu'un, là-haut, se mettait à hurler. Vu qu'il avait l'air ni terrifié, ni en train de souffrir atrocement, il eut le réflexe de fermer vite la porte pour ne pas se faire choper plutôt que de se précipiter vers lui pour voir s'il allait bien. Parce que mine de rien, s'il avait laissé ouvert et qu'un surveillant était passé un peu trop près au même moment, ils étaient cuits tous les deux. Quelle idée de crier comme ça aussi.

-Eh beh... Je sais pas ce qui t'arrive, mais au moins t'as du souffle.

Un petit sourire avant de s'approcher avec son sac plastique sous le bras et de s'asseoir à côté de lui. Il avait bien envie de crier aussi, tiens. C'était contagieux son truc. Ça devait être le côté libérateur ou le fait qu'il ait l'air tellement zen.

- Tu veux boire quelque chose ?

Ô compagnon d'infortune et de solitude.
© Alix
paroles en #9E1A12




Dernière édition par Alix Scarønson le Mar 14 Mar - 13:52, édité 1 fois
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Gordon
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Dim 26 Fév - 21:32
Gordon
Gordon Sherman
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Rooftops (A Liberation Broadcast) – Lost Prophets

« Eh beh... Je sais pas ce qui t'arrive, mais au moins t'as du souffle. »

Je sursaute lorsque j’entends cette voix. Il n’y avait personne sur le toit quand je suis arrivé, pourtant, si ? Je me retourne pour vérifier. Un élève s’approche de moi, comme s’il avait emprunté la même porte que moi. C’est doublement rassurant : non seulement ce n’est pas un professeur qui me faisait une petite blague avant de me jeter par-dessus bord, mais en plus, il n’était pas là avant moi. Autrement dit, je ne suis pas fou. C’est un bon point.

Encore mieux, il m’approche tranquillement, un air sympathique dessinant son visage à la lumière de la lune. Dans cette situation, je n’ai pas grand-chose d’autre à faire que de lui sourire aussi. De toute façon, je suis plutôt content que quelqu’un soit monté sur le toit : ç’aurait été une longue nuit si j’étais resté seul ici à crier comme un imbécile. Ceci dit, ça faisait plutôt du bien. Je me sens proche du reste du monde, de chaque petite parcelle de la réalité. La musique que j’entends actuellement m’a poussé à crier, et comme d’habitude, l’écouter était une bonne idée. Peut-être que je devrais crier avec ce gars.

« Tu veux boire quelque chose ? »

Il s’installe à côté de moi, je remarque qu’il a amené un petit sac avec lui. Il vient souvent ici, ou il est toujours aussi préparé que ça ? En tout cas, ce n’est pas de refus. J’ai vraiment crié fort, et sans faire attention, je me suis un peu fait mal à la gorge. Enfin, tout le monde a déjà crié dans sa vie, pas vrai ? Et bien, voilà. Je m’assois à mon tour, face au vide, uniquement séparé d’une chute très probablement mortelle par un grillage – certainement très solide. Mais je me rends compte que je ne sais pas du tout ce qu’il a à boire… une solution miracle s’offre donc à moi.

« Je veux bien, oui ! Donne-moi la même chose que toi. »

Et hop, c’est gagné, je me rapproche de lui tout en évitant de le faire passer pour un distributeur automatique qui doit déplier le menu. Enfin… s’il n’est pas un distributeur automatique, alors, qu’est-ce qu’il peut bien faire ici ? Je prends ce qu’il me tend sans vraiment y faire attention, occupé à le détailler. Il a l’air plus jeune que moi, mais il a une certaine maturité qui me donne l’impression qu’il sait des choses que des adultes ignorent. C’est sûr, il y a une raison pour laquelle il est sur ce toit.

« Je suis Gordy, et toi ? Je suis là parce que j’avais invité une fille à venir, mais… bref, peu importe. Toi, qu’est-ce que tu viens faire ici ? C’est pas vraiment le meilleur truc à faire un soir de Saint-Valentin, si ? »

C’est vrai, après tout. C’est tout de même étrange qu’il se retrouve ici, non ? Oui, bon, je ne suis pas le mieux placé pour dire ça, mais tout de même… Il n’a pas l’air d’être spécialement romantique et d’être prêt à prendre le risque d’aller sur le toit pour inviter une fille – même si, encore une fois, je n’ai probablement pas vraiment ce style-là non plus – et, au contraire, il semble plutôt être le genre de personne qui n’aurait rien à faire seul à la Saint-Valentin. Après, ce n’est que mon humble avis ; mais ce dont je suis sûr, c’est que lui aussi, à l’intérieur, à quelque chose à crier. Ça se voit dans ses regards, dans ses mouvements, dans son sourire. Ça se voit dans la façon dont il vibre.

S’il est venu ici, c’est peut-être simplement pour crier.
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Alix Scarønson
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Mar 14 Mar - 14:23

14 Février
2017
Au plus près des étoiles

Gordon Sherman

Il l'avait fait sursauter. Ça le surprenait à peine, en fait. Forcément, quand on est trop occupé à hurler, comment entendre le bruit d'une porte qui s'ouvre et qui se referme ? Mais il n'avait pas l'air mécontent d'avoir de la compagnie – tant mieux, se faire virer aurait été la dernière chose dont Alix avait besoin, là tout de suite.

Et ils se retrouvaient tous les deux assis sur un toit comme deux paumés qui n'avaient rien à faire de leur existence. Dormir ? Il était encore bien trop tôt. Retourner dans sa chambre ? Kô et Jun n'étaient pas vraiment le genre de colocs avec qui il aurait passé une soirée "fun", du moins de son point de vue. Alix appuya sa tête contre les grilles. Elles étaient là pour les empêcher de sauter. Peut-être pour empêcher les profs de sauter ? Après tout, c'étaient les seuls à avoir accès au toit, normalement.

- Je veux bien, oui ! Donne-moi la même chose que toi.

Alix prit un moment pour réfléchir. Il ne savait pas vraiment du quoi il avait envie, vu qu'il avait fourré à l'arrache toutes ses boissons dans le premier sac qui passait. Finalement, il sortit une bière pour lui, et une bière et un coca pour son compagnon d'infortune. Histoire de ne pas avoir l'air d'un gars qui le forçaient à boire de l'alcool ou qui l'en privait s'il en voulait. Il ne l'avait jamais vu, il ne savait même pas quel âge il pouvait bien avoir ni dans quelle école il était. Il avait croisé tellement de gens des deux écoles qu'il n'était même plus capable de dire "il a une tête de Forge" ou quoi que ce soit. Il avait assez d'expérience pour savoir que la tête ne voulait rien dire.
Par exemple, qui l'aurait imaginé en Potion ? Avec le cliché qui disait qu'ils étaient tous dépressif, il était loin d'y correspondre. Comme quoi.

- Je suis Gordy, et toi ? Je suis là parce que j’avais invité une fille à venir, mais… bref, peu importe. Toi, qu’est-ce que tu viens faire ici ? C’est pas vraiment le meilleur truc à faire un soir de Saint-Valentin, si ?

Alix haussa les épaules. La Saint-Valentin n'était qu'un soir comme les autres, maintenant. Il l'avait déjà passé avec une cliente trop seule, puis avec Hannah. Le passer seul, ou avec un parfait inconnu qui hurlait dans la nuit, n'était qu'une autre façon de laisser le temps couler.

- Alix. Et je sais pas, je m'ennuyais, sans doute. J'ai rien de spécial à faire, ce soir. Faut croire qu'il y a pas assez de distraction dans ma chambre.

Célibataire depuis un mois et totalement blasé.
Ce n'était pas qu'elle lui manquait. Ni qu'elle ne lui manquait pas. Il avait peut-être fait ça par nostalgie, qui sait. Il se contenta de boire un peu dans sa bière avec un léger sourire. Il ne s'attendait pas à trouver quelqu'un, là-haut, mais il était content de ne pas se retrouver à boire seul. Mine de rien, s'il lui arrivait un truc, il pouvait au moins compter sur quelqu'un.

- Désolé que tu te sois pris un râteau, dit-il en tendant sa bouteille pour trinquer.

En dehors du fait qu'il venait de hurler à plein poumons, Gordy n'avait pas l'air spécialement triste, en fin de compte. Peut-être un simple petit coup de foudre qui l'avait conduit à tenter sa chance, peut-être la même semi-tristesse teintée d'indifférence que lui.
© Alix
paroles en #9E1A12


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Gordon
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Mer 15 Mar - 19:11
Gordon
Gordon Sherman
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Au plus près des étoiles.


Rooftops (A Liberation Broadcast) – Lostprophets
Feat Alix!

Sans faire attention, j’ai attrapé la bière qu’il avait sorti de son sac. Maintenant que je regarde, il avait aussi sorti un coca, mais bon, vu qu’il s’était pris une bière pour lui, c’est tant mieux : j’ai pas l’air coincé ou quoi que ce soit. Et puis, là encore, ça nous rapproche sans vraiment le faire, ce qui n’est pas plus mal ; au fond, peut-être même qu’une bière est exactement ce qu’il me faut. Enfin, pas que je veuille boire pour oublier ou quoi que ce soit ! Mais peut-être qu’une soirée entre hommes à boire une chopine (bon, d’accord, elles sont en bouteilles mais l’idée est là) est bien ce dont j’ai  besoin pour passer un bon moment sans trop me poser de questions.

« Alix. Et je sais pas, je m'ennuyais, sans doute. J'ai rien de spécial à faire, ce soir. Faut croire qu'il y a pas assez de distraction dans ma chambre. »

Alix. Ça sonne presque exactement comme « Alex », il faut faire attention pour pas se tromper ! Heureusement, je garde toujours mon sens du son à l’affut, et je suis persuadé qu’il ne s’est pas trompé de nom. Il s’appelle bien Alix, ça ne fait aucun doute. Mais quel est son vrai nom ? Quelle fréquence le fait vibrer, au point qu’il se confonde avec la musique qu’il émet alors ? Honnêtement, j’ai du mal à le déterminer. Je viens à peine de le rencontrer, et j’ai déjà l’impression que je suis en face de quelqu’un de complexe. Un véritable challenge.

La suite de sa phrase semble confirmer mes premières impressions. « Pas assez de distraction dans sa chambre » ? Peut-être que, en effet, il n’a pas l’habitude de passer la Saint-Valentin tout seul. Ou n’importe quel soir, d’ailleurs. Enfin, vu qu’on est en dortoirs, ça voudrait dire qu’il est homo, et là encore, difficile à dire. Peut-être que je devrais lui poser la question. Lui parler à cœur ouvert. C’est un peu pour là que je suis venu sur ce toit, au bout milieu de la nuit, non ?

« Désolé que tu te sois pris un râteau. »

Mmh… est-ce qu’on peut vraiment qualifier ça de râteau ? Il tend sa bouteille pour trinquer avec moi. Etant donné que j’ai envoyé cette lettre uniquement pour le jeu organisé pour la Saint-Valentin, je ne pense pas qu’on puisse dire que c’est un râteau, plus comme si un ami m’avait posé un lapin en somme. Je lève ma bière et la fait tinter contre celle de mon compagnon solitaire. Bon, je ne nie pas que Lua est une fille charmante, avec une voix de rêve et de toute évidence très sympathique, mais de là à vouloir sortir avec elle… Je porte la bouteille à mes lèvres et boit une première gorgée. Honnêtement, je ne sais pas : je ne me suis pas encore posé la question, mais je n’en suis jamais venu à me la poser ; même si, actuellement, la situation est un peu particulière.

« Bah, tu sais, c’est pas vraiment un râteau. Je sais pas si t’en a entendu parler, mais il y avait ce petit événement organisé par des élèves pour qu’on s’envoie des lettres d’amour à la Saint-Valentin, alors j’ai voulu jouer le jeu jusqu’au bout, mais apparemment ma Valentine de fortune n’a pas vraiment pris tout ça au sérieux. »

Je rebois un coup en laissant un peu de silence planer. C’est bien connu : chaque silence est aussi important que les notes. Imaginez une musique consistant d’une note qui ne s’arrêterait pas avant la fin de la chanson : ce serait insupportable ! Bref. De temps en temps, il faut laisser la conversation se reposer, surtout quand on est assis sur un toit en pleine nuit à boire une bière. Ce n’est pas le moment de se presser ; mieux vaut prendre les choses au rythme qui fait glisser les étoiles d’un côté à l’autre de l’horizon.

« Enfin voilà ! Je suis content de t’avoir croisé, au moins je ne perds pas ma soirée. Et, je veux pas trop m’avancer, mais même si tu me dis que t’étais juste en train de t’ennuyer, t’as pas l’air extrêmement détendu… Je dis pas que c’est à cause de la date, mais en tout cas, t’as l’air un peu renfermé, comme si un truc te pesait sur les épaules. T’as pas besoin de me le dire, si tu veux pas… tu peux juste le crier. »

Depuis que je suis en train de boire avec lui, je sens bien qu’il y a quelque chose en lui qui n’a rien à faire là. On est tous un peu pris par quelque chose, et souvent, les gens ne prennent pas le temps de le sortir, de s’ouvrir et de tout relâcher, de libérer tout ce qui a été laissé au fond de leur esprit. Je n’ai aucune idée de la façon dont il réagira, mais Alix m’a vu crier : peut-être que l’idée de pouvoir le faire aussi lui semblera attrayante, qui sait.
© Bell



Un code absolument magnifique n'est-il pas
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Alix Scarønson
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Dim 19 Mar - 1:38

14 Février
2017
Au plus près des étoiles

Gordon Sherman

Il avait pris la bière, finalement. Alix rangea distraitement la canette de coca et lui ouvrit sa bouteille, avant de se perdre légèrement dans ses pensées. Il avait l'étrange impression que son camarade de toit pouvait lire dans sa tête, ce qui était stupide. Sans doute se demandait-il ce qui l'avait vraiment amené sur ce toit, vu que l'ennui était la raison la plus passe-partout du monde. Est-ce que quelqu'un qui s'ennuie enfreindrait volontairement le règlement de l'école pour aller sur le toit.
Lui, oui, et il espérait qu'il n'était pas le seul à faire ce genre de chose par ennui.

- Bah, tu sais, c’est pas vraiment un râteau. Je sais pas si t’en a entendu parler, mais il y avait ce petit événement organisé par des élèves pour qu’on s’envoie des lettres d’amour à la Saint-Valentin, alors j’ai voulu jouer le jeu jusqu’au bout, mais apparemment ma Valentine de fortune n’a pas vraiment pris tout ça au sérieux.

Oui, il avait vu passer cette histoire d'événement mystérieux. Rikissa y avait sûrement participé, mais lui n'était pas un grand fan des mystères et des trucs secrets. Alors le but était d'envoyer une lettre d'amour à un autre élève ? Il avait un peu de peine pour celui qui avait reçu celle de sa sœur jumelle : elle partait souvent dans des délires mystiques qu'il avait du mal à suivre, et il n'osait même pas imaginer à quoi pouvait ressembler une déclaration d'amour écrite de sa main. "Tu es comme un feu-follet dans les ténèbres ?" Ouais, sûrement un truc comme ça.
Il ne répondit pas. Il n'avait rien de particulier à dire après ça. Tant mieux pour lui si ce n'était qu'un jeu et rien de sérieux, parce que se prendre un râteau le soir de la Saint-Valentin, quand on est vraiment amoureux, ça devait pas être super agréable.

- Enfin voilà ! Je suis content de t’avoir croisé, au moins je ne perds pas ma soirée.

Alix hocha la tête. C'est vrai que boire tout seul sur le toit l'aurait sûrement soûlé très vite, peut-être même littéralement. Là il pouvait au moins discuter un peu. Au moins un point positif à être sorti de sa chambre.

- Et, je veux pas trop m’avancer, mais même si tu me dis que t’étais juste en train de t’ennuyer, t’as pas l’air extrêmement détendu… Je dis pas que c’est à cause de la date, mais en tout cas, t’as l’air un peu renfermé, comme si un truc te pesait sur les épaules. T’as pas besoin de me le dire, si tu veux pas… tu peux juste le crier.

Un truc qui lui pesait ? Peut-être. Sa rupture avec Hannah n'était plus si récente, en un mois il aurait dû s'en remettre bien mieux que ça. Mais c'était peut-être le fait que ça ne se soit pas terminé brutalement comme un coup de poing direct. Ça aurait été plus simple si ça avait été un truc aussi con qu'une tromperie ou un désaccord impossible à résoudre. Mais non, c'était une rupture lente qu'ils s'étaient imposée, et c'était épuisant. À imaginer, à revivre, à oublier. Au diable les procédures douces, il aurait préféré qu'il se quittent sur des insultes, c'était plus facile d'oublier un ennemi.
Il n'avait même rien à hurler. C'était frustrant.

- J'imagine que j'espérais voir quelqu'un. Sans vouloir te vexer, pas toi, même si je suis aussi content de t'avoir croisé.

Il but une autre gorgée de bière et poussa un soupir, faisant tourner la bouteille au bout de ses doigts. Raconter sa vie à un inconnu n'était pas dans sa nature – il préférait écouter celle des autres.

- Je crois qu'on est tous les deux venus là pour voir une fille qui est restée bien au chaud dans son lit. La différence c'est que moi je lui avait pas donné rendez-vous.

Et que de toute façon, même s'il l'avait fait, elle ne serait pas venue. Il avait une part d'espoir qu'ils puissent redevenir amis après cette histoire, mais pas si vite et, surtout, pas le soir de la saint-valentin. Ça aurait été trop ambigu, trop plein de souvenirs qui n'allaient pas avec le nouvel état des choses.  
© Alix
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Gordon
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Sam 25 Mar - 15:09
Gordon
Gordon Sherman
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Rooftops (A Liberation Broadcast) – Lostprophets
Feat Alix !

« J'imagine que j'espérais voir quelqu'un. Sans vouloir te vexer, pas toi, même si je suis aussi content de t'avoir croisé. »

Hm… ça ne me vexe pas, bien sûr, mais je me sens un peu mal pour lui. Le ton qu’il a utilisé transmet un genre de vide intérieur, de tristesse, de lassitude. Comme si tout lui était véritablement pesant, que la personne qu’il voulait voir l’avait blessé, d’une manière ou d’une autre. Mais il a l’air résigné. Aucune colère, aucun stress, aucun hurlement enfoui. Au contraire, s’il criait, j’ai peur que ce soit silencieux. S’il y arrivait, pourtant, peut-être que ça pourrait le redémarrer. Réactiver son feu intérieur, qui remplirait ce vide qui est là, dans son esprit.

« Je crois qu'on est tous les deux venus là pour voir une fille qui est restée bien au chaud dans son lit. La différence c'est que moi je lui avais pas donné rendez-vous. »

« C’est peut-être plus triste encore pour toi, alors… je suis désolé d’entendre ça. J’espère que ça se passera bien de ton côté. »

Je pose une main sur son épaule comme le ferait un ami proche, ou un parfait inconnu. C’est peut-être encore plus significatif qu’on vienne de se rencontrer, c’est peut-être encore plus fort. Je ne le connais presque pas, mais je suis sympathique à sa cause. Je me relève et bois un peu de bière pour suivre mon nouveau camarade. Alix… ce type a sûrement beaucoup de choses à raconter. Je sais pas pourquoi, mais déjà, je l’aime bien. C’est peut-être parce qu’il est complexe. Je vois la façon dont il vibre, mais j’ai du mal à mettre une chanson dessus ; je sais que quelque chose lui correspond. Mais de là à savoir quoi… j’hésite sincèrement. Je ne suis pas sûr de moi. Ça n’arrive pas souvent, mais ce coup-là, c’est vraiment difficile à savoir. Encore plus intéressant, donc !

La réflexion n’est vraiment pas facile. Après tout, il est carrément sympathique, mais il y a un genre de mélancolie en lui… c’est quand même assez opposé. Pendant mes quelques secondes de réflexion, dans le silence qu’offre l’endroit le plus près des étoiles, je sens l’âme musicale de mon nouvel ami prendre une forme de plus en plus dessinée. Plus de doute, cette fois. Je me mets à chanter doucement, les yeux vers le ciel nocturne, et pour une fois sans instrument pour m’accompagner. Seul, dans l’immensité de notre hauteur.

« Distant future
Fading memories
Shouting vultures
Blury sceneries

Voices in my head
I think I’m losing it
No more cards to play
I think it’s time to pay… »

Je m’arrête au milieu de ma légère interprétation de Black Widow et bois une nouvelle gorgée, laissant le silence envahir à nouveau le toit et se poser délicatement sur nos épaules, comme une fine couche de plomb au poids agréable. J’inspire profondément avant d’oser le briser à nouveau, forçant le voile de métal à s’envoler à la façon d’une poussière sur laquelle j’aurai soufflé.

« Je suis probablement pas le mieux placé pour te demander ça, mais tu es en IRS ? Je ne sais pas vraiment qui oserait monter sur le toit juste par ennui, ou pour croiser quelqu’un qui n’a aucune chance de venir, à part une personne qui n’a pas beaucoup d’estime pour les règles… enfin, après tout, je suis là moi aussi. Je suis en Exchange musique personnellement ! »

Sa réponse m’intéresse réellement. Je n’ai pas l’habitude de demander aux autres dans quel programme ils sont, je sais généralement par leur uniforme dans quelle école ils sont, mais je n’y prête que rarement attention. Je ne pense pas à catégoriser les gens, on est tous uniques, et je sais bien que le programme ne veut pas tout dire, généralement : il y a des gens insupportables chez les ISS, et d’autres extrêmement sympathiques en IRS qui se sont retrouvés là un peu par malchance, si j’ose dire. Mais, sans vraiment que je sache pourquoi, cette info m’intéresse en ce qui concerne Alix. Il pourrait aussi bien être dans une école que l’autre, autant en Forge qu’en Potion, autant en Exchange qu’en Tradition. Alors, forcément, je me pose des questions ! C’est peut-être parce que je cherche à savoir où le trouver une fois cette nuit terminée ; après tout, on ne porte pas nos uniformes. Pourquoi les garder alors que, de toute façon, on brise déjà le règlement ? De mon côté, une fois n’est pas coutume, j’ai mis un pull à capuche, histoire de ne pas avoir froid. Bref, l’important, c’est que je ne sais pas du tout où Black Widow s’est retrouvé.

En soi, ce sera toujours une petite info de gagnée.
© Bell



HRP: désolé du temps de réponse! Et aussi, je suis navré si la chanson ne te plait pas, honnêtement j'y ai énormément réfléchi mais j'ai pas réussi à trouver quelque chose qui me satisfaisait pleinement... du coup, j'ai pris celle-là, c'est celle qui allait le mieux je trouve. Bref, voilà! ^^'
Et je précise que mon gage obtenu sur Ind'Happy n'est pas concerné par ce début de chanson (d'amour pourtant), parce que je ne l'ai pas chantée entière!
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Alix Scarønson
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Mar 28 Mar - 2:22

14 Février
2017
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Gordon Sherman

- C’est peut-être plus triste encore pour toi, alors… je suis désolé d’entendre ça. J’espère que ça se passera bien de ton côté.

Bah, ça ne le dérangeait pas tant que ça. Un peu, sans doute, il était venu plus par nostalgie qu'avec un réel espoir. En grimpant ici il savait très bien qu'il n'y trouverait personne – bon, d'un certain point de vue, il avait eu tort – et il n'avait pas eu de grosses attentes alors il ne pouvait pas vraiment être déçu. Alix retourna un léger sourire à son camarade de toit quand il posa une main réconfortante sur son épaule. Ce n'était pas la meilleure soirée du monde pour jouer le jeu de la déprime.

- Eh, au final celui qui s'est fait poser un lapin c'est toi, moi je suis juste un crétin nostalgique.

Pas de soupir, cette fois. Le silence qui s'était installé après sa réponse ne souffrait pas d'interruption, pour le moment. Il regarda le ciel sans nuage en se demandant comment c'était seulement possible de voir autant d'étoiles en plein milieu de l'hiver. L'entendre chanter le surprit, pour être honnête, mais il n'osa pas vraiment l'interrompre.
Surtout en prêtant un peu attention aux paroles.
C'était sans doute une coïncidence, mais elle lui tira un sourire. Des cartes. C'était l'histoire de sa vie en quatre bout de phrase – à part que sa mémoire se portait plutôt bien jusque là.

Il n'osa pas interrompre le silence qui suivit, sirotant sa bière sans faire de bruit.

- Je suis probablement pas le mieux placé pour te demander ça, mais tu es en IRS ? Je ne sais pas vraiment qui oserait monter sur le toit juste par ennui, ou pour croiser quelqu’un qui n’a aucune chance de venir, à part une personne qui n’a pas beaucoup d’estime pour les règles… enfin, après tout, je suis là moi aussi. Je suis en Exchange musique personnellement !
- J'y étais. En Potion... une longue histoire.  

Très longue. Il savait quel genre de cliché collait à la peau des élèves de Potion. Dépressif, suicidaire éventuellement. Il n'était ni l'un ni l'autre, même si le voir sur un toit au milieu de la nuit pouvait donner l'effet inverse. C'étaient des cartes qui l'avaient amené là, finalement. Il avait eu du mal à convaincre les gens qui avaient connaissance de son "programme" d'origine qu'il n'était pas là parce qu'il se détruisait volontairement, mais juste parce que les gens avaient considéré qu'il devait être soigné.
Même s'il se demandait parfois pourquoi.

- Je suis en Exchange aussi, en fait. En chimie. On est loin d'être du même domaine, du coup.

Ça commençait à faire pas mal de points communs. Deux Exchange, venus sur le toit pour une fille qui n'y avait pas mis les pieds, tous les deux planqués sous une capuche. Bon évidemment, entre la musique et la chimie le "point commun" se cassait la gueule assez vite mais bon.

- Mais j'avoue que m'embêter pour une règle comme "ne pas monter sur le toit" alors que je peux enfin me promener partout sans qu'on fouille mon sac, ça faisait pas partie de mes projets ce soir.

C'était une des raisons qui l'avait poussé à mentir pour sortir de l'IRS le plus vite possible : l'interdiction de posséder, de toucher même, de l'argent et le fait qu'on le fouillait à chaque fois qu'il sortait ou entrait des dortoirs ou des cours. En fait de ce point de vue, il réalisa qu'il donnait peut-être l'impression de faire partie de ce groupe de Potion qui se faisait fouiller son sac pour être sûr qu'il n'y cachait pas de lames de rasoir pour se couper les veines entre deux cours – comme si quelqu'un ici allait tenter de faire ça.
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Gordon
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Jeu 30 Mar - 16:04
Gordon
Gordon Sherman
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« J'y étais. En Potion... une longue histoire. »

Potion ? Étrange. En disant IRS, je pensais plutôt aux Forges, c’est déjà plus leur genre à eux de briser les règles. Mais bon, moi-même je suis là, et je suis censé représenter l’élite d’Indarë, alors je pense que ça ne sert à rien d’avoir des préjugés sur les programmes de l’institution. J’aimerais bien lui demander pourquoi il y était, mais il a pas l’air très chaud pour en parler. Enfin, je ne le connais pas plus que ça, mais quand quelqu’un dit « c’est une longue histoire », l’histoire est rarement longue… elle est juste compliquée.

« Je suis en Exchange aussi, en fait. En chimie. On est loin d'être du même domaine, du coup. »

Exchange chimie ? Je crois que c’est bien la première fois que je rencontre un Echange qui n’est pas artiste. Jusque-là, j’avais pas fait le lien, mais c’est vrai que beaucoup de personnes ont un domaine d’étude supplémentaires axés sur une passion extrascolaire, et pas sur quelque chose que tout le monde apprends déjà en cours – du moins, en partie. Du coup, un chimiste… rien à voir avec l’art. Enfin, peut-être bien qu’il peut faire des trucs jolis avec différents produits. Je pense que je ne m’y connais pas assez pour pouvoir en parler, de toute façon.

« Mais j'avoue que m'embêter pour une règle comme "ne pas monter sur le toit" alors que je peux enfin me promener partout sans qu'on fouille mon sac, ça faisait pas partie de mes projets ce soir. »

« Ah, c’est vrai que ça doit te changer de plus vivre comme un prisonnier… »

J’avais jamais pensé à cette partie de la vie des IRS. Ils sont tout le temps surveillés, limités ; ça doit pas être facile à vivre. Moi, je peux aller où je veux, quand je veux, dans leur bâtiment ou dans le mien, sortir d’Indarë à leur que je veux… eux sont emprisonnés. Quitter l’IRS pour se retrouver en Exchange a dû être un changement radical pour Alix. J’espère que je me retrouverais jamais en Forge ou Potion, même si je ne vois pas vraiment de raisons pour ça : ce serait la fin de ma vie de musicien. La fin de ma vie, quoi.

Je plonge une main dans le grillage qui entoure le toit et ma laisse pendre un arrière, le bras tendu pour ne pas m’écraser au sol. Les yeux perdus au loin, vers les lumières de la ville qui rivalisent avec celles du ciel, je porte à nouveau ma bouteille à ma bouche et bois à nouveau la bière offerte par Black Widow.

« Tu penses que tu changeras quelque chose dans le monde, avec ta science ? Que tu amélioreras la vie des autres ? C’est un peu ce que j’essaye de faire en faisant de la musique. C’est pas grand-chose, mais c’est tout ce que je sais faire. J’ai l’impression que toi, tu pourrais tout faire. Le monde entier pourrais te remercier un jour. »

A côté de moi, en train de boire une bière sur un toit, à attendre une fille qui ne viendra jamais, il y a peut-être un type dont on se souviendra dans des millénaires. Il va peut-être trouver un remède à toutes les maladies, faire une potion qui peut faire voler les hommes, résoudre la faim dans le monde. Peut-être que je passe un moment avec le prochain grand génie de l’humanité ; après tout, on dit souvent que les grands hommes sont torturés. Lui était en Potion, peut-être qu’il est ce genre de personne ?

Je me demande ce qu’il restera de moi, dans mille ans. Probablement rien. Au final, ça ne me fait pas vraiment d’effet. Je suis assez content de me dire que je pourrais disparaître, être oublié. Ça veut dire que je laisserais la place à de nouveau musiciens, plus doués, plus créatifs, plus originaux peut-être. On se souvient encore des grands musiciens, même vieux de plusieurs centaines d’années, comme Mozart ou Beethoven. Mais on a aucune trace des musiciens les plus anciens. C’était probablement des génies qui ont inventé la musique, les premiers instruments, en Afrique ou en Europe. Pourtant, personne ne parle d’eux. Est-ce qu’on parlera toujours de Chopin, dans cinq cent ans ? Est-ce qu’on écoutera toujours de la musique ?

Les yeux plongé dans l’urbanité céleste, je souris doucement. Si la musique disparait, je n’ai pas beaucoup d’espoir pour l’humanité. Des hommes sans art, ce n’est pas grand-chose. Même focalisé sur la science, j’espère qu’Alix en a conscience – assez pour que ses inventions puissent aider l’humanité, et faire autant de bien qu’une chanson ou un tableau le peuvent.
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Alix Scarønson
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Lun 3 Avr - 1:03

14 Février
2017
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Gordon Sherman

Il ne s'y attendait probablement pas. Alix était conscient qu'il n'avait pas une tête de Potion. D'après les clichés qui circulaient – dans une école comme dans l'autre d'ailleurs – les Potion étaient des gens dépressifs, tristes ou suicidaires, bref pas le genre qui va arriver ici en souriant et en balançant des blagues (même si blague était un grand mot, sans doute). Probablement pas le genre qui va grimper sur le toit seulement pour boire des bières ou du soda, non plus.

- Ah, c’est vrai que ça doit te changer de plus vivre comme un prisonnier…

Prisonnier était un grand mot. Bien sûr, il avait eu les séances psy obligatoires, les fouilles de son sac, l'interdiction de posséder de l'argent, mais il pouvait aller et venir sans trop de difficultés, il s'était fait pas mal d'amis, une copine, et il avait réussi à tromper son monde pour continuer à jouer malgré tout ça. La preuve qu'on ne l'avait pas si bien surveillé que ça, finalement. Il n'était pas en Forge non plus, comparé aux conditions de Raven, d'Hannah ou d'Eigan, il s'en était plutôt bien sorti. On ne lui avait pas interdit de faire de la chimie et d'autres sciences, non plus, ce qui était quand même un gros, gros point positif.
Même si les commentaires de certains profs avaient été légèrement moins positifs.

- Je ne vivais pas vraiment comme un prisonnier, répondit-il en haussant les épaules. Ils fouillaient juste mes affaires pour vérifier que je ne traînais pas ce genre de choses.

Il tira une carte de sa manche pour la faire tourner entre ses doigts, un vieux tic dont il s'était franchement mal débarrassé (toutes ses cartes étaient passées par là). Il en profita pour faire le seul tour de magie qu'il connaissait, avant de continuer de jouer avec sans s'en apercevoir, comme si elle avait plus ou moins cessé d'exister. À vrai dire, il ne s'en rendait plus vraiment compte. Il avait sorti sa carte consciemment, mais le reste, c'était juste elle qui vivait sa vie toute seule.

- Tu penses que tu changeras quelque chose dans le monde, avec ta science ? Que tu amélioreras la vie des autres ? C’est un peu ce que j’essaye de faire en faisant de la musique. C’est pas grand-chose, mais c’est tout ce que je sais faire. J’ai l’impression que toi, tu pourrais tout faire. Le monde entier pourrais te remercier un jour.
- Peut-être bien... Faudra sûrement que je grandisse un peu avant, j'imagine.

Il avait beau jouer les idiots de temps en temps, il savait bien que son utilisation de la chimie pour faire des mauvaises blagues ne le mèneraient à rien plus tard. Mais contrairement à sa jumelle, il ne pensait pas beaucoup à l'avenir. Rikissa était une rêveuse qui passait plus de temps dans des mondes parallèles ou dans des plans d'avenir impossibles que dans le présent, alors que lui avait déjà du mal à s'imaginer à quoi ressemblerait le lendemain sans prendre en compte toutes les variables possibles. Alors s'imaginer un avenir aussi lointain.

- Je sais que je pourrais fabriquer des choses utiles, mais pour l'instant c'est plus une passion. Un... jeu.

Avec un peu de volonté – et d'aide, il ne se leurrait pas là-dessus non plus – qui sait ce qu'il pourrait créer. Des médicaments révolutionnaires en travaillant avec la médecine, des parfums plus durables ou enivrants que ceux qu'il avait vendu à la sauvette, une nouvelle forme de technologie... Il n'en savait rien. Peut-être qu'il passerait juste sa vie à fabriquer des blagues pour le magasin de farces et attrapes du coin ou qu'il finirait engagé par les services secrets pour créer des tranquillisants ou des sérums de vérité.
L'idée le fit rire tout seul pendant quelques secondes. Entre ses antécédents et ses origines pas 100% anglaises, il doutait que les services secrets aient l'idée de l'appeler un jour.

- De nous deux, je dirais que tu es celui qui a l'effet le plus concret sur les autres, pour le moment.

À moins que déclencher l'alarme incendie de l'école à cause de produits fumigènes soit considéré comme un effet sur les autres. Il leur aurait au moins permis de sécher un cours.
© Alix
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Gordon
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Ven 7 Avr - 10:01
Gordon
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Tout en m’affirmant que sa vie n’était pas vraiment une vie d’emprisonnement, Alix sort une carte de sa manche avant de commencer à jouer avec, un peu comme le font les batteurs avec leurs baguettes. Soudain, en un quart de temps, la carte qu’il tient dans sa main se transforme en une autre ! Je souris, surpris de voir qu’il est un peu magicien. En tout cas, c’est vraiment bien joué, et vraiment cool. La chanson qui lui correspond lui va encore mieux que ce que je pouvais penser, au final ; tant mieux, je suppose.

« Peut-être bien... Faudra sûrement que je grandisse un peu avant, j'imagine. Je sais que je pourrais fabriquer des choses utiles, mais pour l'instant c'est plus une passion. Un... jeu. De nous deux, je dirais que tu es celui qui a l'effet le plus concret sur les autres, pour le moment. »

Mmh… il n’est pas spécialement enthousiaste par rapport à ses propres capacités scientifiques, j’ai l’impression. Globalement, même s’il est très sympathique et qu’il a l’air du genre à pouvoir faire des trucs carrément dingues, je ne pense pas qu’il montre ses émotions au grand jour aussi facilement.  Peut-être que c’est en lien avec le fait qu’il ait été en Potion ? Aucune idée, honnêtement.

« T’as pas forcément besoin de grandir, tu sais… enfin, je pense qu’on peut très bien s’en sortir en restant comme on est, et rendre les choses plus fun. Tout le monde veut du fun, et pourtant, personne ose jamais s’éclater. »

C’est vrai que le monde des adultes a l’air froid et formel, des fois, mais vu comment j’ai été élevé, j’ai aussi vu qu’il pouvait être détendu de ouf, qu’on pouvait rencontrer des adultes prêts à déconner à n’importe quelle heure de la journée ! Pour Black Widow, peut-être bien qu’il y a moyen qu’il continue à s’éclater à faire de la science, mais d’une façon qui fera plaisir à tout le monde. S’il peut trouver le remède du cancer, c’est sûr que ce serait génial, mais si sa vocation est d’améliorer la vie des gens en créant le lit le plus moelleux du monde ou une pastille qui fait péter des arc-en-ciel, alors c’est tout aussi bien !

« J’ai peut-être un impact plus concret sur la vie des gens, pour l’instant, mais toi, avec une seule invention, ton influence resterait super longtemps. Moi, une chanson, c’est l’histoire de quelques minutes ! Enfin, de toute façon, l’important c’est pas uniquement ce que ça apporte aux autres. Perso, je fais de la musique parce que j’adore ça, alors tant que tu kiffes la chimie, je pense que ça sera toujours bénéfique. »

Je reprends une gorgée de bière en souriant à l’horizon ténébreux. A partir de maintenant, on peut absolument tout faire. Tout nous est possible. J’ai l’impression qu’Indarë est vraiment un endroit parfait pour devenir qui on est – même si ça implique de briser quelques règles et de se promener sur le toit en pleine nuit. Ici, on peut être chimiste ou musicien, et rien ne nous barre la route. J’ai carrément l’impression qu’on peut tous s’entraider pour devenir encore meilleurs que ce qu’on est déjà. Tournant mon visage vers le ciel, je pousse un « WOUUUUUUUUUUHOUUUUUUUU !!! » libérateur, plein de joie et d’énergie. Je me retourne vers Alix, le sourire aux lèvres.

« On est libres, ici, mec. Libres. »

On est des Exchange, lui et moi. On a trouvé ce qu’on est. Avec ce qu’on sait faire, on pourrait crever le ciel qui surplombe et nous envoler, jusqu’au plus près des étoiles.
© Bell

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Alix Scarønson
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Dim 9 Avr - 0:20

14 Février
2017
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Gordon Sherman

- T’as pas forcément besoin de grandir, tu sais… enfin, je pense qu’on peut très bien s’en sortir en restant comme on est, et rendre les choses plus fun. Tout le monde veut du fun, et pourtant, personne ose jamais s’éclater.
- Haha, t'as raison. Les gens s'ennuient trop. Comme si le monde réel était trop rasoir.

Il sourit en se redressant légèrement pour cesser de s'appuyer contre les grilles. Il n'avait jamais compris l'intérêt de passer sa vie à se perdre dans des livres, des films ou des jeux. Bien sûr, ça lui arrivait de temps en temps de regarder un film, généralement avec des amis, mais le monde qui les entourait avait tellement de choses à offrir. Pourquoi regarder quelque chose qui n'arriverait jamais plutôt que de le faire lui-même ? À une époque, il avait promis à Rikissa qu'il créerait le sérum de super-soldat qu'elle avait vu dans Captain America, pour qu'il existe dans le monde réel.
Bon, la seule réaction qu'elle avait eue ç'avait été de rire et de dire qu'il existait déjà, mais c'était Rikissa, il ne s'attendait jamais vraiment à autre chose de sa part.

- Qui sait, peut-être que tu deviendras un musicien légendaire dont on parlera encore dans plusieurs siècles et que je n'inventerai rien de plus que des produits bizarres pour le magasin de blagues du coin.

Il disait ça avec le sourire. Il n'avait pas vraiment d'ambition gravé dan sa tête. On lui avait demandé ce qu'il voulait faire une fois libéré de son carcan psychiatrique, il avait prononcé le mot "chimie" et il avait suffi d'un œil à ses résultats pour que tout le monde admette que la science était son rayon. Même s'il faisait des expériences bizarres une fois sur deux. Sans doute l'avait-on imaginé devenir un grand chimiste, que ce soit pour la médecine ou pour d'autres domaines.
Lui, il voulait juste faire ce qui l'éclatait dans la vie. Et ce qui l'éclatait, c'était de créer des mélanges sans toujours savoir sur quoi ça allait déboucher, de faire exploser des trucs parfois, de faire des blagues aussi souvent.

- Moi tant que je peux passer ma vie avec des fioles entre les mains et des lunettes de protection vissées sur le crâne, tout sera parfait.

C'était probablement la même chose pour lui. S'il adorait la musique, Alix était prêt à parier qu'il ne pouvait pas vivre dans la perspective de ne plus avoir d'instrument entre les mains. Ils étaient pareils, finalement. Des passionnés qui brisent quelques règles de temps en temps, parce que pourquoi pas ?

- WOUUUUUUUUUUHOUUUUUUUU !!!

Un grand sourire étira les lèvres d'Alix après son grand cri de joie et sa déclaration. Il avait raison. Ils étaient probablement les élèves les plus libres de l'école. Il leva sa bouteille presque vide.

- À la liberté !

La liberté de grimper sur le toit en pleine nuit, de hurler à la lune, de crier sa joie face au monde et de boire des bières en étant légalement trop jeunes. Il termina sa bière en fixant son regard sur le ciel. Il ne s'attendait pas à passer une bonne soirée aujourd'hui. Comme quoi parfois, il avait tort.
© Alix
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Gordon
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Jeu 4 Mai - 7:49
Gordon
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« Haha, t'as raison. Les gens s'ennuient trop. Comme si le monde réel était trop rasoir. »

Je souris un peu face à sa réponse. Le monde réel, rasoir ? Honnêtement, ça n’a aucun sens. Si le monde réel était chiant, personne ne ferait rien ! Et pourtant on est là, on fait des trucs et on s’éclate. On bouge. On crée. On partage. Le monde entier est beau, magnifique même, et s’il ne nous suffit pas, et bah il suffit de le rendre meilleur, pas d’attendre que quelqu’un d’autre fasse ce qu’on veut à notre place…

« Qui sait, peut-être que tu deviendras un musicien légendaire dont on parlera encore dans plusieurs siècles et que je n'inventerai rien de plus que des produits bizarres pour le magasin de blagues du coin. Moi tant que je peux passer ma vie avec des fioles entre les mains et des lunettes de protection vissées sur le crâne, tout sera parfait. »

« Ouais… même si c’est le cas, c’est pas forcément une mauvaise chose. Tant que tu t’éclates, qu’importe que tu sois super connu ou juste un petit commerçant. Et puis, peut-être que tu changerais carrément la vie de certaines personnes avec tes « produits bizarres », mais que j’aurai juste l’air d’un idéal inatteignable dans ton exemple… Qu’importe comment les autres réagissent, au fond ! L’important c’est qu’on fasse ce qu’on kiffe ! »

Je lance mon cri de liberté au-dessus des élèves endormis, et Alix lève sa bouteille en souriant. « À la liberté ! » Ouais, à la liberté. Je bois le fond de bouteille qui a courageusement survécu depuis l’ouverture de la boisson. Je souffle machinalement sur le goulot pour en faire sortir le fameux son connu de tous les fêtards. Une pauvre note, pas spécialement mélodieuse, mais toujours aussi amusante…

« Bon… j’aurai adoré passer toute la nuit avec toi, mais je pense que je vais aller me coucher si je veux pas avoir l’air carrément mort demain ! Merci pour la bière, je t’inviterais la prochaine fois ! »

Avec un grand sourire et un signe de la main, je quitte Black Widow en me dirigeant vers la porte, écoutant un instant avant de m’aventurer dans les couloirs interdits en pleine nuit. J’ai toujours la bouteille à la main, il faudra que je me débrouille pour m’en débarrasser… bah, je la cacherais dans une housse pour la sortir d’Indarë. J’ai plus qu’à rentrer dans ma chambre sans réveiller mes colocs – enfin, je pense surtout à Michael, ce sera sûrement impossible de réveiller Camiel.

Bon, et bah, au final, c’était une bonne soirée. Pas du tout ce à quoi je m’attendais, pas du tout ce que j’avais prévu, mais honnêtement, c’était carrément bien. Alix est vraiment un type bien, ça c’est sûr, et j’espère qu’on aura l’occasion de faire d’autre conneries tous les deux une autre fois ! En tous cas, je suis content de voir que je suis pas le seul à penser de la façon dont je pense. Rester libre, faire ce qu’on aime, peu importe le résultat tant que ça nous a satisfait. Peu importe le résultat tant qu’on est vraiment heureux.

Tant qu’on a élevé notre esprit aussi haut qu’on peut.

Au plus près des étoiles.
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Aaaah, je ne savais plus quoi dire ;-;
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Alix Scarønson
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Dim 7 Mai - 0:14

14 Février
2017
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Gordon Sherman

Alix ne pouvait qu'être d'accord avec lui. L'essentiel dans la vie était de s'amuser. Il n'y avait rien de plus important, à part apprendre peut-être. Mais c'était quasiment des synonymes pour lui. Rien ne l'éclatait plus que de découvrir des choses inconnues, ou improbables, et d'en créer. Même le poker qui tenait la première place niveau passion ne créait pas autant d'enthousiasme dans sa tête.

- Bon… j’aurai adoré passer toute la nuit avec toi, mais je pense que je vais aller me coucher si je veux pas avoir l’air carrément mort demain ! Merci pour la bière, je t’inviterais la prochaine fois !

Toutes les bonnes soirées ont une fin. C'était une vérité assez triste, surtout ce soir où la solitude pouvait s'avérer pesante et ramener une nostalgie déplacée. Il n'avait pas envie de plonger dans ses souvenirs, mais il regarda quand même son compagnon du soir retourner à sa chambre avec un signe de la main. Une fois seul, il poussa un soupir. Il n'avait pas très envie de retourner dans sa chambre. Il observa sa bière vide un long moment. Il n'en avait pas d'autres dans son sac. Même s'il se connaissait assez bien pour savoir que noyer sa solitude dans l'alcool ne fonctionnait pas sur lui – en tout cas pas s'il voulait s'en sortir entier – il regrettait un peu de ne pas en avoir une de plus.

Après un regard en bas à travers les grilles, il se redressa et laissa sa bière tomber du haut du toit jusqu'au sol. C'était inutile et probablement stupide, mais le bruit du verre brisé attirerait peut-être les surveillants un peu plus loin. Il en doutait, vu que sa chambre était au troisième étage mais, honnêtement, c'était aussi un peu pour faire partir la dernière goutte d'énergie négative. Puis il s'étira et se dirigea vers la porte qui menait aux escaliers.

Est-ce que ses camarades de chambres dormaient déjà ? Sûrement. Il fit le moins de bruit possible pour ne pas risquer de les réveiller et se résolut à dormir. Demain, la nostalgie serait partie, comme d'habitude. Et puis il ne pouvait pas dire qu'il avait passé une mauvaise soirée.
© Alix
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[La conclusion en mousse, je sais .o.]


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