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"Mets ta muselière Raven et chantons!" [PV Amaryllis & Gordon]

Raven
Invité
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Sam 11 Fév - 16:17
Raven
Raven L. Lentz
Ancien membre




Unravel.

Pourquoi j'avais encore dis ça...? Arrg. Quand est-ce que j'allais apprendre à fermer ma gueule? Soupirant et claquant la porte, je sortais d'une réunion avec Mme Niard... Vous savez pas qui c'est cette harpie? Ma contrôleuse judiciaire... Ou plutôt comme elle se prétend "Assistante Sociale"... Ouais. Elle était plutôt cool, mais je n'aimais pas sa tête, une vieille de 50 ans environ, les cheveux presques blancs avec de grosses lunettes rouges, limite en forme de cible avec marqué: "Frappez ici"... Je vous jure, et que dire de son tailleur tiré à quatre épingles? Je ne peux simplement pas la supporter, elle restait là, à tapoter ses feuilles avec son stylo et à m'observer, faisant la liste de ce qui s'était passé les dernières semaines. Mais aujourd'hui, c'était plus en raison de mon absence chez mon psychologue, j'avais loupé les deux dernières séances... Je devais avoir un suivi psychologique une fois par mois voir deux fois... Sérieusement, comme si j'avais que ça à foutre. Mais bon, le point positif, si on voulait, c'est qu'elle avait réussi à avoir une autorisation de sortie de territoire pour le voyage scolaire au Japon. Franchement, ça allait surement être cool ! Nan, j'étais vraiment contente, pour une fois qu'un truc me motivait dans cette prison camouflée en école.

Mais là, j'avais un autre truc qui me blasé déjà: mon rendez-vous avec Amaryllis. Ouais. Je devais la rejoindre en salle de musique, tout comme on se "l'était promis" (c.f Rencontre inopinée) et j'avais plutôt intérêt à tenir cette promesse. Après tout, Arai était au courant aussi et je savais qu'elle me tomberait dessus si jamais elle apprenait que je n'y étais pas allée... Je la voyais déjà avec son air moqueur: "Alors, tu fuis devant cette petite?" ou encore à se craquer les doigts, prête à m'en coller une: "Tu fuis tes engagements? Tu veux que je te rappelle le droit chemin?"... Haha. Non, je n'avais pas peur d'elle, c'était simplement que je ne pourrais jamais lui faire de mal, je préfère encore me faire du mal à moi même plutôt que de la toucher... Et elle en profitait cette salop... Hum. Elle avait de la chance que je l'aimais. Puis, ça faisait longtemps que je n'avais pas chanté, et j'aimais bien la façon de jouer de Sangsue.

Je marchais donc en direction du bâtiment scolaire, on était dimanche, j'entendais des élèves hystériques parler que dans 9 jours c'était la St Valentin... Burk, laissez moi vomir. Qu'est ce qu'il trouvait génial à cette fête? Sérieusement... En plus, il y avait un stand de la St Valentin dans les dortoirs, un tirage de numéro. C'était vraiment débile ce truc, je ne sais même pas ce qui m'avait prit de me laisser tenter par Sangsue et de prendre un numéro. Pfff, la plaie. Je poussais la porte avec force, me précipitant presque au 2e étage, je n'avais pas envie de perdre du temps, heureusement que le dimanche les couloirs étaient vides... Il ne fallait pas qu'on me voit avec Sangsue. Ca serait la honte de traîner avec une andouille pareille... Nan mais vous rigolez? Elle était vraiment chiante, c'était un pot de colle, elle était niaise, elle était tellement... Innocente que s'en était presque lamentable, elle s'accrochait à des choses utopistes, elle vivait trop dans son monde de bisounours. Et pourtant quand je repense à ce que j'avais vu sur le toit (c.f Vue sur un avenir nuageux)... Elle n'avait pas l'air d'être dans un monde si "rose"... Enfin bref, je n'avais pas à me mêler de ça...

Je longeais les mur pour être sur qu'il n'y ait personne, j'ouvrais avec lenteur la salle de musique, moi qui suis habituée à faire des entrées fracassantes... Il n'y avait personne. Tant mieux! J'entrais tranquillement... Cette salle était tellement géniale quand elle était vide sans aucuns autres élèves. J'ouvrais une espèce de réserve là où la prof rangeait certains instruments, j'avais vu qu'il y avait un ampli et une guitare électrique... Ca allait être génial. Bon, je savais plus ou moins jouer, même si je n'étais pas une pro... Je brancher le tout, avant de faire quelques notes... Je me mordais la lèvre, les vibrations occasionnées et les petits grésillements. Ca m'avait manqué. J'augmentais doucement le son, avant de prendre place comme si j'étais sur scène... Fermant les yeux, je commençais alors à chanter et doucement mes doigts s'agitaient sur la mélodie d'Unraval...

"Je suis rongé, je suis déchiré, dans cette réalité...
Tu sembles t'émerveiller dans ce monde incensé..."

"Avancer dans ce monde est devenu irrespirable...
Je deviens transparent et indiscernable..."


Au fur et à mesure j'augmentais le son sans m'arrêter de chanter, bientôt la guitare recouvrait ma voix, mais je poussais de plus en plus, me laissant totalement aller... Oubliant presque que je n'étais que dans une école, je fermais les yeux, totalement à fond, portée par la musique, mes paroles... Cette chanson était idéale pour me défouler, j'aurais pu pousser un peu plus avec des musiques plus hard, mais celle là me correspondait plutôt bien.

"La froideur de cette solitude se propage indéfiniment...
Rappelant la chaleur de ces souvenirs me traversant,
Paralysant, me pétrifiant... En apathie, léthargie...
Je ne suis que prisonnier ici !"


Même si je sais que c'est une chanson pour un manga, et que ce n'est pas vraiment la même définition des mots, je trouve qu'ils s'appliquent à ce que j'ai pu vivre. Donc, ça devait être pour ça que je l'aime bien...

Je terminais doucement, laissant ma voix légèrement cassée sur la fin s'arrêter doucement, les dernières paroles dirigées vers Arai avant de sursauter en voyant la chevelure rose d'Amarylis... Tss. Elle venait tout gâcher celle là!
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Amaryllis Hanazumi
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Sam 11 Fév - 20:29

Mets ta muselière Raven..



Ecoute mon cœur s'il te plaît..
Aujourd'hui nous étions Dimanche. La plupart des gens voyaient ce jour comme une occasion de se reposer ou de vaquer à des occupations peu productives mais ce n'était pas mon cas. En effet pour ma part je considérais ce jour comme le plus important de la semaine. C'était le jour de mes répétitions avec Raven. Nous avions déjà eu l'occasion d'en faire une première il y'a de cela une semaine et cette dernière était des plus productives. Raven s'accordait de mieux en mieux à ma manière de jouer, au point que notre version de White Album devenait des plus honorables, cependant je tenais à avancer sur autre chose aujourd'hui. C'est donc avec un grand enthousiasme que je m'étais levée le matin. Je m'étais ainsi prestement préparée le matin même avant de me vêtir d'un débardeur blanc surmontée d'un pull noir avant de mettre une jupe froissée assortie à mon pull. L'attente avait été quasi insurmontable tandis que je travaillais la partition que j'avais commencée à composer pour ma camarade; mon esprit vagabondait entre les problèmes que j'avais pu soulevé chez l'IRS grâce à l'aide de son amie maid ainsi que mes propres pensées sur la demoiselle. Elle m'avait sauvée par deux fois et je ne parvenais pas à comprendre d'où me venait cette fascination particulière pour Raven. Je soupirais alors, regardant ma montre. L'heure s'approchait et je sentais une boule se nouer dans mon ventre. J'allais lui présenter ma mélodie en espérant que cette dernière l'atteigne.

Il ne fallut que très peu de temps pour que je rejoigne la salle de musique. J'entendis en me rapprochant la voix de Raven qui laissait s'exprimer ses travers et sentiments les plus profonds. Voilà à quoi aspirait ma chanson. Voilà ce que je désirais. Je voulais la libérer, non pas pour la joie et les grâces d'être une sauveuse mais plutôt pour voir enfin la Raven qui sommeillait au fond de son cœur. J'entrais sans mot dire et je compris de suite que mon arrivée soudaine dérangeait ma camarade. Je tentais de dissiper celà de suite.

-"Bonjour Raven...tiens..."

Certes je me montrais un peu froide comparée à l'accoutumée mais je ressentais une gêne sans nom à lui offrir une mélodie si loin de son ton et de son rythme habituel mais je l'avais vraiment écrit avec tout mon engagement, engagement qui m'avait animé comme aucun mot ne le décrirait, au point que nuit et jour se confondaient tandis que mon sommeil s'amenuisait. Je l'avais écrite comme si ma vie en dépendait. Je me mis en place au piano avant même que ma camarade n'aie le temps de réagir.

-"Voyons tout d'abord si cela te plaît.."

Je commençais alors à laisser mes doigts s'en aller, fermant les yeux pour mieux laisser ma première mélodie s'exprimer. Je sentais ma nervosité s'amenuire à force que j’enchaînais les notes avec parfois un peu de maladresse. A vrai dire,j'avais l'impression de replonger 8 ans auparavant, alors que je donnais mon premier récital. Je me souvenais de tous ces visages braquaient sur la petite fille fragile que j'étais alors, du stress qui envahissait chaque partie de mon être alors que je tentais de magnifier mon art et désormais je ressentais la même chose devant un seul petit visage. Un visage si froid et si attentif. Un visage pour laquelle j'avais composée cette musique. Une mélodie sur la peur d'être seule, sur la nostalgie, sur la peur d'oublier jusqu'à tout de quelqu'un. Tout ce que je ne désirais jamais vivre. Je laissais les dernières notes de ma création se perdre dans le silence avant de relever la tête pour fixer Raven dans les yeux comme un appel à l'aide. Je me sentais perdue tout d'un coup, comme si cette mélodie réveillait une grande blessure que j'avais subi mais que cette dernière avait disparue dans les méandres de ma mémoire. Je tentais de sauver la face en bredouillant.

-"C'est pas la chanson que j'avais composée pour toi...je ne l'ai pas encore terminée mais j'ai composé ça il y'a de celà quelques jours...j'ai des paroles prédéfinis si tu veux aussi..."





Always all alone


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Finally found my true will:
 


Je parle en #cc66ff.
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Dim 12 Fév - 1:08

Oui ça dure 12 minutes, et oui c’est un mec tout seul à la guitare

Un dimanche bien sympathique que voilà ! Comme tous mes jours de repos, prêt à toute éventualité, je ne suis pas sorti sans bien me préparer. Chemise blanche, veston crème, jean, et une guitare électro-acoustique sur le dos. Prêt à passer une bonne journée, à laisser l’inspiration m’attraper et me secouer dans tous les sens. C’est pour cette raison que je me suis installé, en tailleurs, sous un arbre dans la cour.

Bon, je dois admettre que ce n’était pas la meilleure idée que j’ai eu dans ma vie.

Il fait terriblement froid. Si je reste ici trop longtemps, je vais probablement mourir, mais bon – c’est l’occasion de tester mes limites. C’est toujours quand on visite de nouveaux territoires que notre esprit explose dans une avalanche d’idées incongrues et, parfois, absolument magnifiques. Peut-être que le froid qui me gèle les doigts va m’amener à une nouvelle idée de chanson, ou peut-être que je vais simplement trouver une nouvelle manière de jouer avec mon incroyable incapacité à utiliser mes extrémités correctement.

Je ferme les yeux et souffle une expiration que je devine formée d’un beau nuage humide. Il fait vraiment très froid. Je concentre toute mon énergie à me réchauffer, focalisé sur mes fonctions vitales. Je m’accroche à la vie de toutes mes forces, je m’accroche à tout ce que je suis pour ne pas disparaitre. Je sens la chaleur dans mon torse, dans mon ventre, mais le froid dans le reste de mon corps. Une sensation à la fois terrifiante, douloureuse, et étrangement agréable. « Doulheureuse », peut-être ? Un mot intéressant. C’était peut-être ça que j’étais venu chercher sous cet arbre.

Je suis sorti de ma rêverie par les bruits d’une guitare qui gagnent en intensité. Ils viennent de l’intérieur d’un bâtiment, mais de là à savoir d’où, la question reste sans réponse. Je me lève et commence sans plus tarder à me frotter les mains pour réactiver mes capacités à jouer de la musique. La musique avec les doigts gelés, ça attendra un autre jour – pour l’instant, je dois faire me tenir prêt à retrouver l’auteur de ces notes. Je continue à me concentrer et me rend finalement compte qu’il s’agit d’une femme : les voix ne mentent pas. J’écoute avant de comprendre que le son provient de la salle de musique des IRS. Enfin, il provient de ces environs-là, alors logiquement, cette fille ne sort pas des sons pareils avec les pinceaux des salles d’à côté.

Je commence alors à courir vers la salle de musique, avalant les marches des escaliers aussi vite que je le pouvais. Au même moment, la musique s’arrêtait – peu importe. Je sais où je vais maintenant, plus de raison d’hésiter. Je trouverais la personne qui jouait ainsi et je lui montrerais ma guitare. Pour jouer. De la guitare.

Me voilà enfin arrivé au bon étage. Encore un couloir à traverser, et je serais exactement là où je dois être. Ma course ne s’arrête pas, je cours vers la salle et grmblblblblbl. Je m’écrase par terre, le visage contre le sol, et glisse sur une cinquantaine de centimètres.

Ma chute n’a rien d’accidentel. Une nouvelle musique a commencé, au piano cette fois. D’une beauté sans pareil. Des doigts divins caressent les touches que je devine si proches de moi, et si loin à la fois. Les émotions m’envahissent, je me retrouve incapable de bouger. Je ne fais plus qu’un avec l’univers, et en l’occurrence, avec le sol. La mélodie se développe sans attendre, guidée par le toucher d’un être au-delà des limites de l’imagination. Les sons sont merveilleux, ils guident tout mon esprit dans une danse doulheureuse me faisant sentir des émotions de tous bords, de tous horizons. Un véritable bonheur m’emplit, uniquement pour être détruit par la violence froide du morceau. Quelques erreurs ponctuent sa réalisation : mais ça ne le rend que plus agréable encore. Chaque maladresse sublime l’inventivité et le niveau de l’œuvre, appuyant les émotions qui traversent jusqu’au musicien qui la joue, et qui, dans le cas précis, l’a composé. C’est certain : je sens en moi qu’une telle réalisation ne peut venir que de l’auteur de cette pièce d’exception. Je vibre au contact du son, me laissant transporter au-delà du monde, au-delà du temps, par les doigts terriblement humains, mais incroyablement doués de l’être qui tape sur les touches du piano. Dans une délicatesse infinie, les sons s’arrêtent, laissant place à un silence de douleur, et vide, de manque, d’incompréhension. Un silence insupportable.

Je reprends mes esprits et sors ma guitare de sa cage avant de m’approcher de la salle. Juste avant de me rendre visible, j’entame quelques accords doux, assez rapides mais pas enjoués, autant adaptés que possible à la situation que je suppose dans cette pièce. J’entre, prêt à voir quel genre de personne est assez pure pour émettre de tels sons. Ma musique ne s’arrête pas – le temps, si. Une fille de mon âge est assise devant le piano. Alors, je ne suis pas le seul élève à apprécier la musique à ce point-là ? Le vide qui s’était créé dans mon cœur commence à se reboucher. Je tourne la tête vers une autre élève, qui a l’air beaucoup moins sympathique. Elle l’est probablement, mais c’est son expression qui m’inquiète un petit peu.

Qu’importe. Les deux femmes présentes dans cette pièce sont des musiciennes, des bonnes musiciennes, des êtres humains passionnés par l’art même de la vie, l’art de modeler le son jusqu’à faire vibrer le cœur, l’esprit, l’âme de chaque personne sur terre, de chaque animal, de chaque plante, et même des pierres. L’art de communiquer avec l’univers entier. L’art des émotions, de l’amour, de la haine, de la solitude et de l’amitié, l’art du toucher, du contact, des vibrations. La musique.

Dans un dernier accord lâché délicatement sur mes cordes, je les regarde avec une expression d’appartenance reflétant ma joie infinie d’avoir trouvé des êtres partageant ma passion.

« Vous jouez incroyablement bien. Je suis Gordy, ravi de vous rencontrer. »



HRP : Raven, tu as carte blanche pour me frapper, je viens de me manger un sol en plein visage alors je suis pas à ça près o/
Ha, et Ama… pour l’éloge que tu m’avais demandé, je pense qu’on est bons, là, non ? x) Je te retire de ma signature par la même occasion, considérant ma dette comme lavée ^^



Merci Raven :D :D :D

Mais quel membre actif!:
 

J'ai dit, mais quel membre actif!:
 

J'AI DIT...:
 
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Raven
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Jeu 16 Fév - 12:20
Raven
Raven L. Lentz
Ancien membre




Sangsue à la rescousse!

Elle était bizarre ce matin, où était sa joie de vivre et son cassage de couille habituel? Elle avait presque l'air... Apeurée. Elle stressait de jouer avec moi? Je sais pas... Elle me colla une feuille dans les mains, je la regardais, c'était une partition... Les notes étaient écrites, des crochets, des phrases, la clé de sol et de fa. Je connaissais ça de nom et rapidement, je n'avais aucune base en solfège... Très rapide. Je fronçais les sourcils comme pour essayer de comprendre. Non, je ne savais pas lire les partitions, et alors? Je la rejoignais près du piano, la fixant... Ouais, elle avait vraiment l'air bizarre, je soupirais.

- Décoince ton cul, c'est que moi hein...

Je m'adossais à un mur et sans que je puisse dire un truc, elle commençait à appuyer sur ses touches. Les pressants fortement au départ avant de laisser ses doigts caresser les notes... Je fermais les yeux quelques instants pour me concentrer. C'était assez inhabituel comme rythme et assez aiguë... Est-ce que j'allais réussir à faire des notes justes? Je regardais la partition, comme si j'arrivais à la suivre, alors que pas du tout... J'avais plus le regard dans le vague qu'autre chose, me laissant porter par cette mélodie. Elle l'avait composé elle même? Eh bas put...naise... Je croisais ensuite les bras, continuant d'écouter. Je commençais presque à avoir des paroles dessus, je m'imaginais assez facilement le thème, les parolse, la façon de placer ma voix... Même si elle avait fait quelques fausses notes que même moi j'avais remarqué, très rapidement, c'était vraiment "parfait" à mes yeux. Et les compliments sont rares chez moi ! Je pense que c'était cette fragilité, les émotions qu'elle ressent qui me faisait autant voyager... Je la regardais. Comment cette petite chose arrivait à faire danser mon coeur? Je mordais ma lèvre. Comment cette gamine pouvait me faire frissonner? La musique s'arrêta, je reprenais mon air froid et détaché. J'étais presque agacée.

-"C'est pas la chanson que j'avais composée pour toi...je ne l'ai pas encore terminée mais j'ai composé ça il y'a de celà quelques jours...j'ai des paroles prédéfinis si tu veux aussi..."

Je pensais que c'était la fameuse chanson qu'elle m'avait parlé... Je haussais les épaules, même si je préférais écrire mes propres paroles, je pouvais bien voir ce qu'elle m'avait pondu comme texte. Je regardais alors derrière la partition, c'était là où elle les avait griffoné? Ok. Je les lisais. C'était niais... Mais ça serait beau. Je commençais à les lire à voix haute, normalement, avant de lui faire signe de recommencer, j'allais tester pour voir ce que les paroles donneraient au-dessus de sa musique... Même si les premiers essais allaient s'annoncer catastrophique, c'était totalement différent de ce que je faisais habituellement!  

- Si tu te moque, je te jure que je t'en colle une...

Mais alors qu'elle allait recommencé, c'était une guitare qui se faisait entendre... Une mélodie plutôt douce et des accords harmonieux, comme s'ils se superposaient sur la précédente mélodie. La porte s'ouvrait, je fronçais les sourcils, qui osait nous déranger?! J'avais pas envie qu'on me voit dans une salle de musique... Un garçon. Je ne le connaissais pas... Je serrais la mâchoire, broyant légèrement la feuille blanche. Il nous fixait, avec son air béa et sa guitare à la main...

« Vous jouez incroyablement bien. Je suis Gordy, ravi de vous rencontrer. »

Je froissais une bonne fois la feuille avant de m'avancer vers lui. La rage au ventre je l'attrapais par le col de son veston.

- Qu'est-ce que tu viens foutre ici toi?! Et qu'est ce que tu crois pouvoir faire en arrivant avec ta guitare?! Vas chier ailleurs! balançais-je en serrant la machoire.

Je détestais ça plus que tout. Je n'aimais pas qu'on m'interompe en plein chant, en pleine séance musicale, c'est comme si on venait me déranger dans mon intimité, dans mon cercle privé... Et lui, il venait de violer tout ça. Sans aucune gêne...
Je sentais alors un poids sur mon bras... Rah. Je l'avais oublié celle là, Sangsue à la rescousse. Je soupirais, balançant le garçon et poussant la jeune fille de mon bras, retournant au piano, chercher la feuille.

- T'as de la chance d'avoir une guitare qui te protège! Bref, je me casse!

C'était hors de question que je reste ici à chanter ou jouer avec un inconnu...
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