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Rencontre soit-disant thérapeutique [Kô Shimoda]

Hiro Hunt
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Sam 11 Fév - 11:52
Rencontre soit-disant thérapeutique

ft.

Foutu rendez-vous. Ça doit bien faire trente minutes que je glande, avachie dans ce canapé à ne rien faire si ce n’est attendre gentiment l’arrivée de quelqu’un que je ne connais même pas. Je saisis mon téléphone, jette un œil à l’heure qu’il affiche puis laisse mon bras retombait lourdement sur le côté. Peut-être qu’il ne viendra pas et j’en aurais sûrement fait de même si seulement l’organisateur de cette rencontre n’avait pas « insisté ». Je pousse un soupir puis enfonce ma main dans ma poche pour en sortir un bout de papier qui, en plus de son pliage très peu soigné, avait désormais un aspect froissé ainsi que des bouts cornus. Dépliant ce dernier, je déchiffrai de nouveau son contenue dans l’espoir d’y perdre une ou deux minutes qui semblaient à présent interminables.


Monsieur Hunt,


J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai pris des initiatives toutes particulières vis-à-vis de votre traitement. Lors d’une tout d’abord insignifiante conversation atours d’un café, j’ai appris de l’un de mes collègues (dont le nom vous sera inconnu) qu’il a lui aussi un nouveau patient à sa charge. A l’écouter, ce dénommé Kô doit être un cas des plus formidable à étudier. Je suppose que, actuellement, vous vous demandais en quoi cela vous concerne et c’est justement ce que je vais éclaircir dans les instructions qui suivent. Mon but premier avec vous et de parvenir à vous éveiller à la socialisation et figurais vous que le patient que j’ai abordé plus tôt et un vrai moulin à parole à en croire les dires de son psychiatre. Nous avons donc pris la décision, mon collège et moi, d’organiser une rencontre dans un cadre purement professionnel. Je vous demanderais donc d’être coopérant et d’accepter ce rendez-vous sans quoi j’aurais besoin de resserrer nos rencontres, j’aurais trop peur de vous voir céder à la facilité en renonçant à faire des efforts d’intégration, vous comprenais n’est-ce pas ? Vous êtes donc fortement invité à vous rendre à la salle commune cette après-midi à 16h30 pour y rencontrer votre, je l’espère, nouvel ami. Cordialement.
( PS : vous reconnaîtrais ce dernier assez facilement, il aurait un visage assez… chargé d’accessoire.)


Ce message était si plein d’amertume que j’aurais voulu être face à lui lorsqu’il l’a rédigé, voir son regard malicieux parcourir ses propres mots dont il devait être si fière, une fierté cruelle née des droits qu’il avait sur nous mais qu’il maniait si habillement qu’elle était tout au plus piquante voir frustrante. Je reproduisis calmement les plis bâclés pour redonner à la lettre sa forme plus compacte puis la posa négligemment sur le fauteuil en poussant un soupir.

La salle est assez remplit. Certains élèves discutes devant la télévisons diffusant des clips à la mode tandis que d’autre joue bruyamment sur les ordinateurs subissant douloureusement l’humeur des plus mauvais perdant qui martèlent énergiquement le clavier probablement pour lui faire cracher des insultes. Je les ai tous dévisager au moins une fois et je suis presque certain que la personne que je cherche n’est pas là. Je me laisse alors glissé encore davantage dans le canapé comme-ci j’étais sur le point d’entamer une fusion avec ce dernier. Mon regard divague dans l’espace sans aucune trajectoire stratégique mais il faut dire qu’être allonger, la joue collée au divan, ça n’offre un champ de vision, ni large, ni vraiment intéressant… Je  crois que je m’ennuie profondément. Allez, fait un effort, ramène-toi suppliai-je intérieurement sans vraiment faire attention au regard à la fois surpris et désapprobateur de mes camarades qui doivent probablement se dire que je ne devrais pas me laisser choir de cette façon.

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Kô Shimoda
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Dim 12 Fév - 10:24
Je venais de recevoir un message de mon psy pour la huitième fois de la journée, « N'OUBLIE PAS TON RENDEZ !  ET NE SOIS PAS EN RETARD !» J'avais arrêté  de répondre depuis le cinquième. Tout avait commencé il y a une semaine environ alors que j'étais en rendez vous habituel avec mon psy, j'étais assis et je dessinais de super dessin de moi  assassinant mon père je m'étais particulièrement appliqué et j'étais fier de mon travail. Mon psychiatre qui buvait un café en me regardant attentivement faire mon œuvre me coupa alors dans mon élan.

-Dis moi Kô je voulais te demander quelque chose , la dernière fois je discutais avec mon collègue et on a parlait de son patient.


Je levais la tête vers lui curieusement, c'était la première fois qu'il me racontait sa vie et je dois avouer que je m'étais toujours demandé ce qu'il pouvait faire de ses journées mise à part s'occuper d'autres malades. Je venais d'avoir ma réponse il parlait avec ses collègues de nous.

- Il s'avère que mon collègue aurait prit en charge un jeune de ton age, d'ailleurs tu dois le connaître il est dans ta classe mais il est atteint d'insensibilité et en plus de ça il est apathique, tu ne dois pas vraiment comprendre mais en gros le jeune homme ne ressent que très peu voir aucune émotion.

Il avala une gorgée de café et le posa juste devant mes mains qui pouvaient sentir la chaleur du gobelet, puis me le psy ce leva un grand sourire sadique au lèvre.

- Vous avez tous les deux besoin de sociabiliser et c'est pour cela que mon collègue et moi avons prévus une petite rencontre la semaine prochaine, j'ai pensé que cela te ferait plaisir. Ce serait un bon travail pour toi comme pour lui.

Je hocha la tête pour lui donner mon consentement, depuis ce jour là mon psy ne me parlait que de ça et me répéter sans arrêt l'heure du rendez vous. Je me demandais comment quel qu'un pouvait vivre sans émotion, il devait ressembler à un corps vide, ce serait marrent. Le dernier rendez vous avant la rencontre, mon psy m'avait donné une petite liste de chose que je ne devais pas faire afin de ne pas le mettre mal à l'aise :

-Ne pas le renifler
- Ne pas lui parler de ton crime
- Ne pas lui dire ce que les voix dans ta tête te disent
- Ne pas lui parler des médicaments que tu prend
- Ne pas le lécher
-Ne pas t’énerver
Ps : NE SOIS PAS EN RETARD !

J'avais l'impression que mon psy me prenait vraiment pour un débile parfois, je savais très bien comment parler avec des gens ! Je lisais le papier avant de le jeter devant le psy.

- J'ai pas besoin de ça ! Je vais me débrouiller tout seul.

Mon psy soufflait fort quand il voulait me faire comprendre que mon comportement n'étais pas correcte et c'est ce qu'il avait fait. Je souffla à mon tour ce qui le fît légèrement sourire.

- C'est bien que tu veuilles te débrouiller seul, je compte sur toi.

Ce fût enfin le grand jour et c'était sûrement pour ça que mon psy me harcelait de message, j'avais était acheté du bubble tea pour le forge que j'allais rencontrer, comme je ne savais pas ce qu'il aimait j'avais pris chocolat comme moi. C'était mon préféré, j'adorais les tapioca au fond de la boisson et des que je n'allais pas bien c'était mon seul remède, cette boisson m'avait sauvé plusieurs fois de la dépression, peut être qu'elle réveillerais aussi des émotions chez l'autre forge. C'était difficile de se retenir de la boire jusque à l'école, je devais regarder ailleurs pour essayer d'oublier les boissons dans mes mains. Après un long trajet à pied et tramways, j'arrivais enfin à l'école. La grosse Horloge indiquait l'heure, c'est la que je vus que j'avais trente minutes de retards.

- MERDE !

Je commença à courir pour atteindre le bâtiment des chambres, on avait rendez vous dans la salle commune de celle ci. j'avais bousculé au passage une élèves des potions qui avait malheureusement fait tomber tous ses cahiers mais je n'avais pas le temps de l'aider à  les ramasser. Je courrais à toute vitesse  vers le fameux point de rencontre, je passa même pas dessus la grille tel un ninja alors que la grande porte était ouverte juste à coté. Mes bubble tea avait était vraiment secoués mais j'étais enfin rentré dans le bâtiment, j'avais du m’arrêter de courir pour chercher le fameux élèves avec qui j'avais rendez vous. Tout le monde regardaient bizarrement le canapé c'est alors que j'aperçus le fameux Hiro qui était justement dessus, dans une position tout à fait.. étrange.. On aurait dit qu'il voulait fusionnait avec le canapé. Tout ce que je savais sur lui c'était qu'il ne ressentais aucune émotion et pourtant il avait l'air de ressentir beaucoup de chose pour se canapé, bon après j'avais déjà vu des gens amoureux de leurs peluches alors pourquoi pas un canapé… Je ne devais pas le juger, il paraissait que l'amour ne s'expliquait pas.

-Excuse moi de te déranger dans tes ébats avec ce canapé mais je suis Kô, tu dois être Hiro ?

Il avait des yeux vert et des cheveux rose pale, il n'avait pas l'air d'un tueur au contraire il avait plutôt l'air d'une victime, seul son regard avait l'air assez complexe entre le blasé et le fatigué.

- Tien je t'ai ramené un bubble tea, il est au chocolat c'est super bon.

Je lui tendais le bubble tea et en profita  alors pour m’asseoir sur le canapé en espérant qu'il ne me fasse pas une crise de jalousie.

- C'est donc toi aussi ton psy qui ta envoyé, on va devoir faire connaissance alors, j'ai oublié de demander mais tu sais combien de temps on va être obliger de rester ici ? Tu as commis un crime ? C'était quoi ? Tu aimes la police ? Moi je ne les aimes pas vraiment … BOIS TON BUBBLE TEA !


Je n'ai absolument pas peur de courir dans les ténèbres.
Mon âme les a parcouru sans jamais s'arrêter..



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Hiro Hunt
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Dim 12 Fév - 23:08
Rencontre soit-disant thérapeutique

ft.


"Excuse moi de te déranger dans tes ébats avec ce canapé mais je suis Kô, tu dois être Hiro ?"

Hein ? Je lève les yeux pour voir qui s’adresse à moi aussi familièrement mais je ne distingue malheureusement que des jambes qui n’ont dû se positionnées près de moi que depuis peu. Je me redresse, adoptant de nouveau une position assise tout de même plus raisonnable mais surtout plus respectueuse envers mon interlocuteur. Distinguant mieux son visage, je peux voir que ce dernier est couvert de piercing en tout genre, je suppose que c’est ce que mon psy entendait par « chargé d’accessoire». De toute façon, la manière dont il se présente à moi est bien trop soudaine pour que ce soit pour autre chose que ce fameux rendez-vous. Je le regarde en silence depuis quelques secondes, essayant de faire l’impasse sur l’expression dérangeante qu’il venait d’employer. Je suppose que c’est de la taquinerie bien que je me demande de quel droit il s’accorde autant de familiarité envers moi. Je ne lui reproche cependant pas, je suis simplement surpris par la liberté qu'il s'offre, même face à un inconnu.
Je prends lentement une grande inspiration, me préparent à me présenter plus ou moins conventionnellement. Je déteste ressortir les mêmes phrases toutes claquées du style « Bonjour, je suis Hiro Hunt, ravi de faire ta connaissance », même mon psy consent sur l’idée que c’est un peu bizarre, cependant, il affirme que le problème vient plus de mon manque d’entrain que de la phrase en elle-même. Alors je fais sagement ce qu’il me dit en attendant qu’il comprenne qu’il faut changer de technique d’approche. Mais alors que j’allais prononcer le B du bonjour, mon interlocuteur me colla un gobelet assez large près du visage qui m’interrompit instantanément dans mon élan.

"Tien je t'ai ramené un bubble tea, il est au chocolat c'est super bon."

Pourquoi il m’a ramené une boisson ? Je ne le connais même pas ce type, ça lui importait tant que ça de bien faire ? Je suppose que son psy a dû le briefer avec insistance pour qu’il en vienne à penser à de petites attentions de ce genre, ou alors peut-être qu’il lui a fait les mêmes menaces que le mien et que ce dénommé Kô en a carrément peur. Sans m’en demander plus, l’autre étudiant s’est assis tranquillement à côté de moi. je n’ai pas envie de remettre en cause son éducation alors je vais continuer à accuser son manque de gêne comme facteur de son d’impolitesse. Après tout je m’en fous un peu qu’il soit impolie je ne lui ai même pas encore dit bonjour donc je ne suis probablement pas le mieux placé. Je tends la main pour saisir la boisson qui est toujours à ma portée mais une nouvelle interaction brutale de mon interlocuteur me stop une nouvelle fois dans mon action, il aime donc parler à ce point ?

"C'est donc toi aussi ton psy qui ta envoyé, on va devoir faire connaissance alors, j'ai oublié de demander mais tu sais combien de temps on va être obliger de rester ici ? Tu as commis un crime ? C'était quoi ? Tu aimes la police ? Moi je ne les aimes pas vraiment … BOIS TON BUBBLE TEA !"

Je crois n’avoir saisi et compris que la moitié de ce qu’il vient de dire. Il est tendu à quel point pour avoir un tel débit ? Et pourquoi il crie ? J’allais le prendre son bubble tea. Je repense plus lentement à tout ce qui vient d’être dit : il est là suite à la demande de son psy : ok, il est déjà souler d’être ici : ok, il veut savoir pourquoi je suis ici et si j’aime la… police ? C’est important ça ? J’aperçois du coin de l’œil le clignotement répétitif de son bracelet électronique, hum…  c’est donc un forge aussi et pas un potion. Je relève les yeux puis constate qu'il me dévisage, impatient de me voir goûter ce cadeau dont il a l'air particulièrement fier. Je pense que je peux enfin intervenir :

« Bonjour je suis Hiro Hunt, ravi de faire ta connaissance. »

Hum…. Il n’est pas un peu tard là ? Mais la faute à qui ? Il est parti beaucoup trop vite ! En plus je suis toujours aussi peu crédible. Je détourne le regard un peu gêné et saisis le gobelet qu’il tend dans ma direction depuis beaucoup trop longtemps maintenant. J’ai intérêt à surenchérir rapidement car sinon il va surement me fixer avec encore plus d’insistance dans les minutes qui viennent. Je lance un « merci » plat tout en retirant l’opercule de la boisson avant d’entamer une réponse que je sais déjà bien trop longue.

« Je pense qu’il n’y a pas d'horaire précis, ça s’achèvera quand j’aurais assez d’information sur toi à lui rapporter pour lui prouver qu’on a bien dialogué, du moins, je l’espère. Oui j’ai commis un crime si ça t’intéresse et si tu veux étoffer ton dossier pour ton psy sache que c’était un meurtre. Ah ! et je n’ai rien contre la police, je pense qu’ils font leur travail, c’est tout… Les juges, eux, par contre, sont un peu con par moment.»

Je regarde l'intérieur de mon gobelet assez perplexe, pourquoi il y a des trucs solides au fond ? Je vais attendre encore peu quitte à ignorer l’ordre qu’il vient de me hurler, il finira surement pas se décourager de me voir y goûter. Bon, je suppose que si je veux que cette entrevue avance je vais devoir moi aussi poser un certain nombre de question :

« Et toi, pourquoi on t’a envoyé ici ?  Et pourquoi tu détestes tant les flics ? »

Je me tourne dans sa direction afin de pouvoir m’installer en tailleur tout en lui faisant face, gardant soigneusement mon « bubble tea » entre mes deux mains de peur de le renverser sous son regard impuissant, je ne veux pas le frustrer plus qu'il ne l'est déjà. D’ailleurs, plutôt que de détailler silencieusement son visage en espérant y trouvait une réponse, je pourrais directement lui poser la question :

« Tu es toujours aussi nerveux ? Je veux dire… tu es stressé la tout de suite ou c’est naturel ? »

Si mon psy était là il m’aurait surement attaqué avec son habituel « Quel tact Hiro. », mais après tout, mon voisin n’avait pas l’air d’en avoir beaucoup non plus alors je doute que ce soit le genre de chose qui le dérange. Je le fixe d’un air désabusé attendant une réponse de sa part, je me demande d’ailleurs si ce n’est pas naïf, ne devrai-je pas plutôt m’attendre à un nouveau déluge de question ?


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Kô Shimoda
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Lun 27 Fév - 16:54
Le jeune homme c'était mit en tailleurs face à moi, je n'aimais pas trop cette position je la trouvé particulièrement désagréable mais peut importe il allait enfin goûté son bubble tea. Il attrapa son gobelet et me remercia avant de déchirer le papier sur la boisson …..mais …..mais… Il vient de retirer l’opercule ?! Mes yeux fixaient la boisson surpris, j'avais la bouche grande ouverte MAIS QUEL CRIME ! IL A OUVERT LE BUBBLE TEA ! J'avais l'impression de voir le délicieux bubble tea partir avec le papier plastique. Je comprenais enfin pourquoi il était en forge ! Il était monstrueux ! Je regardais alors mon interlocuteur qui me posait des questions, Il me demandait si j'étais nerveux  « Que est ce que ? J'ai l'air nerveux ?! Comment ne pas l'être face à ce qu'il venait de faire. » Je sentais la chaleur monté d'un coup « Calme toi, le psy à dit de rester calme » me disais-je, déjà transpirant.


- Et bien, je ne suis pas stressé je vais très très bien, C'est important de ne pas stresser quand tu es schizophrène.


Je détournais alors les yeux, mordant intérieurement ma langue pour éviter de m’énerver. « L’exercice de la respiration c'est quoi déjà ? Ah oui je dois ne plus respirer pour me calmer je crois… » Je coupa mon souffle quelques secondes pour me calmer avant de reprendre une grande inspiration, comprenant que cela n'avait aucun effet mise à part celui de me tuer. C'est alors que je me rendu compte que j'avais loupé une question que Hiro m'avait posé pour me demander comment j'avais atterrie là et pourquoi je n'aimais pas la police. La réponse me semblait évidente mais son soudain intérêt pour moi, m’intrigua un peu. 


- Ah….et … j'ai tué des gens à coup de couteau, c'était drôle au début mais cela à vite changé quand la sécurité m'a attrapé, j'ai même pas pus assister à la fin du concert dans le quel c'est arrivé, ils ont préféré toute suite ramasser les cadavres. Je trouve pourtant que les cadavres ont un certains charme, après tout à Halloween ils décorent bien leurs maison avec des cranes. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas le faire moi aussi, bref ce n'est pas le soucis… Je me suis retrouvé la à cause des meurtres et pas parce que je veux décorer ma chambre avec des cranes. En ce qui s'agit de la police je leurs reproche d'avoir gâché ma vie entière et aussi de m'avoir électrocuté, de m'avoir volé et d'être stupide !


J'avais était trop loin dans mes explications, je repris mon souffle l'histoire de ne pas m'étouffer. Perdu dans mes pensés je repensais alors à ce fameux bubble tea qu'il tenait encore dans ses mains. Je ne pouvais pas laisser cette boisson ouverte, c'était une infamie, ainsi sans réfléchir je donna un coup dans la boisson qui vola et s'écrasa contre une élève qui passait à coté, certaines perles de tapioca c'était mélangé à ses cheveux et le liquide coulait le long de son visage, c'était l'élève que j'avais bousculé tout à l'heure sans le faire exprès . Elle avait criée sur le coup et cela avait fait retourner tous les élèves aux alentour qui regardaient la scène choqués, en tout cas elle avait l'air beaucoup plus appétissante comme ça. C'était dommage de gacher un bon bubble tea, mais voyons le bon coté des choses au moins je n'avais plus à supporter cette boisson ouverte. Je fixai alors Hiro qui avait vu toute la scène


- C'est à cause de toi si ce bubble tea à était gâchée, la prochaine fois bois le correctement et transperce l'opercule sinon c'est moi qui te transpercerais….


Je souriais alors à mon compagnon de classe avant de sortir des feuilles roulé et écrasé dans ma poche.


-Je ne sais pas si toi aussi tu as eu ce papier, mon psy ma demandé de te le faire signer comme quoi la rencontre avait eu lieu


Il était écrit en gros en plein milieu de la fiche «  NE SOIS PAS EN RETARD » . Super, comme je n'avais pas prévus d'effaceur j'étais bloqué. Je regardait la fiche d'un regard blasé, puis je lécha mon doigt et commença a frotter la feuille, la tache s'étala forment une grosse tache bleu que j'avais du coup aussi sur le doigt et la langue, je frottais plus fort mais finissais par déchirer le papier. Je soupira et demanda à Hiro de bien vouloir signé sur le coté.


- Signe ici, Tant pis. Alors on doit discuter je crois et je dois … Euh… Bah je n'en sais rien enfaîte. Tu veux faire quoi ?… Je ne t'ai pas demandé tu as fais quoi comme meurtre ?


Les gens qui c'étaient regroupé autour avait fini par s'éloigner même la fille que j'avais arrosé qui était sûrement du partie se plaindre de mon comportement à la direction. Je me posa sur le dossiers du fauteuil regardant le forge de haut.


- Je ne sais pas comment tu fais pour t’asseoir en tailleur, c'est chiant comme position, au faite tes cheveux c'est naturel ou tu as acheté une couleur rose fragile ?



Je devrais peut être le laisser de répondre avant de reposer des questions, je souriais de nouveau attendant une réponse.


Je n'ai absolument pas peur de courir dans les ténèbres.
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Hiro Hunt
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Ven 3 Mar - 14:18
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Le visage de mon interlocuteur ainsi que la totalité de ses muscles se crispent soudainement. Il a une expression inquiétante à la vue de ma boisson fraîchement ouverte ce qui me met d’une certaine façon assez mal à l’aise. Bien que rentré dans ce qui semblerait être une transe colérique, je comprends à la couleur rouge de ses joues dans lesquels doivent probablement afflué une grande quantité de sang ainsi qu’à la texture moite de son front que le jeune forge contient une violente émotion à l’intérieur de son être, je me demande s’il ne va pas en vomir.
 
- Et bien, je ne suis pas stressé je vais très très bien, C'est important de ne pas stresser quand tu es schizophrène.

Pourquoi il est aussi dérangeant ? J’ai l’impression d’avoir fait quelque chose de terriblement déplacer et vu l’insistance de son regard sur mon gobelet toujours plein, c’est ce « bubble tea » qui est la source de tous ses maux. Il détourne soudainement le regard comme pour contredire ma réflexion intérieure mais il ne semble pas pour autant en démordre avec les tourments qui l’assiégeaient depuis plusieurs longues minutes maintenant.

« Kô tu es sûr que … »

Il prend soudainement une violente inspiration qui m’interrompt aussitôt, j’attends, l’intensité de la couleur de son visage monte crescendo, je crois même qu’il est en train de s’étouffer. Il rouvre enfin la bouche pour expirer bruyamment et reprendre une expression un peu plus détendue avant de recommencer à me raconter sa vie. J’écoute attentivement même si je suis toujours perplexe vis-à-vis de ce qui vient de ce passé, d’autant plus que je suis un peu perdu dans la masse d’information qu’il vient de me livrer. Ses propos sont décousus, incohérent les uns avec les autres et tout simplement surprenant. Alors il avait eu de la satisfaction à tuer quelqu’un ? Même si on m’a toujours fait comprendre qu’il n’y avait que les fous qui pouvaient être heureux de donner la mort, j’étais particulièrement intrigué parce que venais de dire l’étudiant hystérique. Les sentiments de joie et d’amusement sont, paraît-il, extrêmement gratifiant à vivre et pourtant, un homicides collectif est, en plus d’être mortels pour quelque un, un évènement traumatique pour n’importe qu’elle personne y aillant assisté pour le peu quelles soit normalement constitué psychologiquement. Comment un tel événement pouvait-il être si paradoxal dans l’esprit des uns et des autres ? Comment tu vivais réellement ça Kô ?

J’étais si préoccupé par ma réflexions que j’en eus presque ignoré la confession de mon interlocuteur concernant son affection pour les cadavres. On se connait depuis à peine quinze minutes et il me dévoile déjà ses penchants nécrophiles ? Il reprend son souffle, puis, compulsivement, éjecte ma boisson plusieurs mètres plus loin, sur l’uniforme d’une IRS apparemment insatisfaite de ce cadeau inopiné à en juger par ses cris. Je regarde mes mains à présent vide puis le visage de Kô qui m’apparaît très satisfait de son interaction brutale avec mon gobelet.

- C'est à cause de toi si ce bubble tea à était gâchée, la prochaine fois bois le correctement et transperce l'opercule sinon c'est moi qui te transpercerais….

Il me menace de mort car j’ai retiré un opercule ? Qu’est-ce que ça change qu’il soit enlevé ou percé ? C’est interdit ou c’est blasphème de boire un bubble tea de cette façon? Je reste inerte, je trouve le spectacle ridicule mais il n’en est pas pour autant désolant. J’aurais voulu goûter son cadeau finalement. Le jeune forge me souris alors tout en extirpent son poing de sa poche, il en sort un papier dans un sale état : froissé, corné et déchiré par endroit. Il me demande si j’en ai un semblable et je ne peux m’empêcher de lui adresser un regard blasé.

« Si tu l’as depuis tout ce temps, pourquoi tu m’as demandé comment achever cette entretien ? »

Toujours bien en avance sur moi, je le vois frotter énergiquement son doigt contre le pauvre bout de papier sur quelque lettre qui se dilue dans sa salive pour finalement ne former qu’une grosse tache d’encre grisâtre. Il vient d’essayer d’effacer du stylo bic ? Intrigué par une telle initiative, je le regarde reprendre son geste frénétique avec plus d’insistance, je sais déjà qu’il est dans l’échec mais je n’ai pas envie de le stopper dans son initiative pour le moins stupide, je veux voir sa réaction quand le papier cèdera. Bingo, la feuille s’arrache mais presque sans bruit en raison de sa nouvelle texture  pâteuse, c’est dégelasse. Je relève les yeux et vois le dénommé Kô m’interpeller, ce qu’il m’a dit ? Je serai incapable de le répéter tant j’étais focalisé sur la tâche qui gesticulait avec sa langue. Je regarde sa bouche avec beaucoup trop d’insistance mais de toute façon, il finira surement par sentir le goût de l’encre dans sa bouche. Il me tend le bout de papier que je regarde brièvement, la phrase qu’il m’a articulée plus tôt devait concerner ce vieux machin mais impossible de me souvenir de ce qu’il a pu dire durant ma phase d’absence. Cependant, il m’a dit plus tôt que son psy voulait que je lui signe un papier même si je ne suis pas sûr qu’il veille réellement récupérer un truc dans cet état. Je le vois s’asseoir sur le dossier du fauteuil, abandonnant sa feuille sous mon regard impuissant.

- Je ne sais pas comment tu fais pour t’asseoir en tailleur, c'est chiant comme position, au faite tes cheveux c'est naturel ou tu as acheté une couleur rose fragile ?

Je suppose que sa première réflexion n’était pas une question, comment aurais-je pu contredire un tel fait, s’il trouve ça chiant ça ne concerne que lui et je me demande même comment il en est venu à s’interroger sur les raisons de ma position. Je plisse les yeux lorsqu’il achève enfin sa phrase, mes cheveux étaient réellement devenus le sujet de la conversation ? La réponse était évidente alors n’était-ce là qu’une manière de me lancer une pique mesquine pour me qualifier de « fragile » ? Non, il a le regard trop vide, trop abrutie pour être simplement méchant alors je vais faire l’effort de répondre :

« Tu es au courant que ta question est stupide ? Comme-ci on naissait avec les cheveux roses… Mais toi, Pourquoi tu t’es percé le visage de cette façon ? c’est pour renforcer ton côté « méchant forge rebelle » ?»

Malgré moi, tout reste apathique dans ce que je fais, voix monotone, expression faciale toujours aussi statique bien que j'aurais voulu balancé ça avec panache et ironie, j’ai l’impression d’être un spectre à côté de toute l’énergie qu’il dégage. Je veux prendre une initiative, aussi insignifiante soit-elle. Je veux avoir une raison de mener cette conversation sans queue ni tête et je suppose que l’amélioration de mon "comportement" avec autrui peut en être. Je regarde son Bubble tea avec détermination et tend ma main dans sa direction :

« Donne-le-moi »


La politesse n’avait jamais eu sa place depuis le début de cette conversation alors je pense qu’il est inutile de l’invoquer à présent. Cependant, en repensant à la crise d’apnée qu’il m’a faite un peu plus tôt, je me demande si il est vraiment nécessaire de lui faire prendre autant de "risque" simplement pour satisfaire mon soudain et égoïste désir d'exister durant quelques secondes. Mais alors que mon esprit retracé simultanément les événements aillant eu lieu un peu plus tôt comme pour leurs trouver une explication, une phrase qu’avait bafouillé Kô me revint à l’esprit comme-ci elle était la réponse absolu à toutes mes interrogations depuis que j’ai fait sa rencontre : « C’est important de ne pas stresser quand on est schizophrène. » Il n’est pas juste stupide, il est stupide ET malade. Je lève les yeux vers le haut puisque son visage se trouvait à présent bien plus haut que le mien.

« Tu les entends là tout de suite ? »

Il a toujours ce regard abrutit alors je pense que je vais devoir reformuler tout ça :

« La ou les voix que tu entends, elles te parlent actuellement ? »

Je le regarde d’une façon toujours aussi détaché malgré cette involontaire confession, certains appelleraient ça du mépris, d’autre de l’antipathie mais le résultat reste le même, de toute façon le jeune forge ne doit même pas y prêter attention. Dans tous les cas, je réalise à présent que cette conversation, bien que tournant en duo pour moi, ce déroule peut-être en en trio pour mon interlocuteur.


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Kô Shimoda
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Lun 20 Mar - 11:27
Voilà quel que instant que je discutais avec mon nouvel ami, il avait fini par plisser les yeux avant de me répondre.


« Tu es au courant que ta question est stupide ? Comme-ci on naissait avec les cheveux roses… Mais toi, Pourquoi tu t’es percé le visage de cette façon ? c’est pour renforcer ton côté « méchant forge rebelle » ?»


Je resta un instant bouche bée, il venait de dire que j'étais stupide ? Je regardais autour de moi me demandant si c'était vraiment à moi qu'il parlait, une question ne peut être stupide une question n'a pas de cerveau, ou alors elles sont toutes stupide. Je réfléchissais quelques secondes puis fini pas répondre à sa question.


- Mes piercings… Quand j'étais plus jeune je me perçais le visage à chaque fois que j'avais envie de tuer mon père, ne me demande pas pourquoi, j'étais jeune. Puis ça va encore si je m'étais teint les cheveux en roses personne ne m'aurait respecté.


J'allais boire une gorgé de mon bubble tea en prenant soins de bien percer l'opercule devant ses yeux mais avant que j'ai le temps de glisser la paille dans la bouche, le jeune homme fragile tendit la main en m'ordonnant de lui donner. Je le fixa un instant, mes yeux s'écarquillèrent, le fragile venait de me donner un ordre ? Je le regardai pendant un moment sans vraiment réagir, je n'entendais plus rien mise à part les voix dans ma tête qui me disait que j'étais un bon un rien et que personne ne me respectait, mais ce soudaine ordre que m'avait donné mon interlocuteur venait de me paralyser je ne pensais plus. Non, je ne contenait pas ma colère, je n'avais jamais aimé les ordres mais celui ci était si soudain que je n'avais même pas eu le temps de calculer.


« Tu les entends là tout de suite ? »



Mes yeux restaient bloqué sur lui vide de sens sans vraiment réagir, je n'arrivais pas à me sortir cette ordre de la tête et je l'entendais à peine.



« La ou les voix que tu entends, elles te parlent actuellement ? »





Je, ou est ce que j'étais déjà ? Depuis combien de temps je n'avais pas reçus d'ordre aussi ferme ? Mon cerveaux avait complètement disjoncter. C'est vrai que quand j'étais à l'asile les médecins et les surveillants avait pour habitude d'être stricte mais jamais ils n'avaient osés me parler comme ça… J'étais totalement perdu, pourquoi mon psy avait décidé que je devais le rencontrer ? J’essayai de retrouver mes esprits devant le troisième année qui attendait une réponse. Puis un fin sourire viens alors se dessiner sur mon visage, avant de pousser un petit rire légèrement sadique, sans vraiment le vouloir je tira alors mon camarade de classe contre le dossier du fauteuil le bloquant avec mes jambes contre celui-ci.


- Tu sais ce que me dises mes voix en ce moment ? Elle me demande de te tuer….. Ce serait dommage de devoir en arriver là quand même, tu comprendrais que je n'ai pas forcément envie de retourner en prison. Si j'étais toi j'éviterais donc de me donner des ordres car tu vois c'est assez désagréable à entendre et sa à le don de me mettre hors de moi…


Réalisant que j'avais était un peu violent je relâcha la pression afin de libérer le jeune homme. Je cracha alors sur la paille de ma boisson avant de lui donner.




- Tu as de la chance, je suis dans un bon jour alors je te le donne.


Je tapota sur sa tête, avant de glisser du dossiers jusque sur le fauteuil pour me relever.


- Bois le du coup, je n'ai pas acheté des bubble tea pour rien et n'oublie pas de signer la feuille. Je voudrais la ranger pour ne pas la perdre.


Je me posais alors sur la table base à coter de la fameuse feuille, je n'avais même pas pris de stylo. Je regardais le jeune homme avant de reprendre normalement.


-Sinon tu es ici depuis longtemps ? Tu aimes faire quoi la journée ? Tu en as pour combien de temps ? Tu as des amis ici ?


Je ne savais pas si cela valait le coup de lui poser des questions il n'avaient pas beaucoup de réaction mais vu que mon psy m'a demandé de faire connaissance c'était l'occasion puis si il était bon en cours il aurait peut être pus faire mes devoirs à ma place.


- Tu es bon en cours ? Tu as participé au bal ? Tu veux sortir manger un truc ?


Je n'ai absolument pas peur de courir dans les ténèbres.
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Hiro Hunt
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Jeu 6 Avr - 21:47
Rencontre soit-disant thérapeutique

ft.

Son regard se vide davantage, affichant à présent des yeux ronds, éberlué par ma main tendue dans sa direction. Mes paroles sont soldées d’un long silence, je doute même qu’il ait vraiment écouté un mot de ce que j’ai dit. Je m’apprêtais à renoncer à la moindre réaction de sa part lorsque son visage c’est enfin défigé pour laisser apparaître un sourire des plus malsain couplé d’un rire presque .. fou ? Fixé sur son expression dérangée, je sens à peine la jambe venant se placer sur moi avant que cette dernière me placarde soudainement contre le dos du fauteuil. Brièvement paralysie par cet acte soudain, j’entends néanmoins le forge répondre cruellement  à la question que je pensais perdu  dans le néant depuis son absence passagère :

- Tu sais ce que me dises mes voix en ce moment ? Elle me demande de te tuer….. Ce serait dommage de devoir en arriver là quand même, tu comprendrais que je n'ai pas forcément envie de retourner en prison. Si j'étais toi j'éviterais donc de me donner des ordres car tu vois c'est assez désagréable à entendre et sa à le don de me mettre hors de moi…

Ah, l’égo criminel, certainement la seule chose à laquelle les « monstres sociaux » peuvent encore se rattacher et comment leur en vouloir ? À force d’être confiné dans un rôle ont fini par lui accorder raison non ? Bon, au moins j’ai maintenant compris que ses tendances meurtrières ne sont pas exclusives à son père, j’ignore si ça doit me rassurer ou non mais dans tous les cas, ça a dissous un certain nombre de spéculation que je commençais à vaguement à construire autour de sa relation avec ce dernier. J’admets également que sa prononciation sordide du verbe « tuer » éveille un je-ne-sais-quoi en moi, comme-ci il venait de briser une règle, une restriction de langage qu’on nous impose depuis trop longtemps. Je divague mais j’en oublie le plus important, il m’a tout de même menacer de mort… bizarrement et pourtant logiquement, c’est une déclaration qui ne m’affecte pas et qui a certainement perdu encore plus de son impact depuis mon arrivée dans le programme forge, beaucoup trop de mes camarades de classe sont des adeptes du meurtre mais très peu assume aussi clairement leur tendances morbides, j’ai du réellement le blesser simplement pour un bubble tea. Je sens la pression se dissiper et j’ai l’impression d’être libéré d’une interminable minute de menace bien trop sincère pour ne pas être prise au sérieux.
Une inspiration bruyante suivi d’un bruit très distinctif me fait comprendre que le dénommé Ko a craché sur la paille traversant son gobelet pour une raison qui m’échappe encore. Il tend la boisson dans ma direction, l’air satisfait de voir sa bave recouvrir le bout de plastique qui était destiné à atterrir dans une bouche et ici, la mienne.

- Tu as de la chance, je suis dans un bon jour alors je te le donne.

Je saisis la boisson sans comprendre davantage les raisons qui l’on poussait à cracher sur mon nouveau cadeau, peut-être est-ce un acte significatif pour lui. Dans tous les cas ce n’est pas le genre de choses qui parvient à me dissuadé de consommer de la nourriture. J’allais enfin prendre une gorgée quand je sentie la main de mon locuteur se poser plus ou moins violemment sur ma tête à plusieurs reprises. C’est bizarre car j’ai toujours considéré cette action comme une démonstration d’affection, c’était ce que faisait mon père par le passé quand j’avais l’occasion de lui parler. Autant dire que c’est une action que je n’envisageais pas de la part de l’IRS et encore moins après les menaces qu’il venait de faire. Je reste bloqué par l’incompréhension tandis que le forge redescend à mon niveau. C’est quoi le problème avec lui ? Il m’apprécie ou il me veut du mal ?
Toujours aussi vivement, Kô attire de nouveau mon attention sur le morceau de papier certainement pour me faire comprendre qu’il ne compte pas en démordre avec celui-ci. Je goûte enfin la boisson qui occupait mes mains depuis un moment pour finalement réaliser que ce n’était rien de plus que du thé parfumé au chocolat. J’admets être un peu déçu, je m’attendais à plus en voyant l’amour passionnel qu’il livrait à cette sainte boisson depuis le début de notre entretien. Mais alors qu’il avait déjà mis fin à sa phrase depuis un moment et que j’étais encore un train d'analyser celle-ci, l’une de ses déclarations m’arrache un toussotement dû à rire étouffé par ma boisson. "Je voudrais la ranger pour ne pas la perdre". Ah, car ça serait un problème ? Vraiment ?

- Sinon tu es ici depuis longtemps ? Tu aimes faire quoi la journée ? Tu en as pour combien de temps ? Tu as des amis ici ?

Décidément, me laisser cinq minutes de répit lui ferait du mal. J’attends patiemment qu’il ait fini son interrogatoire pour éviter tout risque de l’interrompre dans son élan, ce qu’il prendrait très certainement une nouvelle fois comme un manque de respect.

- Tu es bon en cours ? Tu as participé au bal ? Tu veux sortir manger un truc ?

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est bon vivant… ou très névrosé, dans tous les cas, je prends le temps de répondre à chacune de ses questions, on est là pour ça après tout.

« Non pas vraiment et puisque je suis en cours, je ne fais pas grand-chose de ma journée. Si tu parles du temps libre qu’il nous reste, et bien sache qu’il n’est pas très fructueux non plus, ça se résume généralement à dormir, manger et éventuellement étudier deux ou trois trucs. Ça serait un peu précipité de te dire pour combien de temps j’en ai car, si l’on s’en réfère à la loi, j’en ai seulement pour quelques années mais mon psy prend bien soin de me rappeler que mon état psychologique et plus important que ma peine. »

La fin de ma phrase sonne bien plus ironique qu’elle n’aurait dû l’être. Je sais très bien que les méthodes et intentions de mon psychologue sont vicieuses mais elles ont au moins le mérite d’être efficace. Bien que dans ce dernier cas de figure, je doute que cette rencontre soit des plus bénéfiques à mon « insertion sociale ». D'autant plus que, en parlant d'ami, je pense qu'il s'agit du seul élève qui a réussi à me tenir aussi longtemps dans une conversation depuis que je suis ici, la plupart renonce rapidement lorsqu’il réalise que ma compagnie n’est pas vraiment distrayante. Je dois certainement lui être reconnaissant pour ça et cela peu importe les raisons qui l’amène à insister de cette façon alors je continue mon interminable récit.

« Je n’irais pas jusqu’à « ami », j’ai des connaissances plus ou moins sympathiques, c’est tout. J’ai la moyenne, c’est déjà ça. Non je n’ai pas participé au bal mais je suppose que toi oui si tu me poses la question et oui, évidemment que j’ai envie de sortir manger un truc, j’ai toujours envie de sortir manger un truc mais je ne peux pas sortir manger un truc. »

Oui, c’est quelque chose qui me frustre qu'on m’empêche de manger ce que je veux quand je veux mais le règlement est malheureusement moins souple que m’a capacité à consommer un peu tout ce que l’on me propose. D’ailleurs, parler de manger me donne faim mais c’est une affaire que je réglerais plus tard. J’adresse de nouveau un regard à la feuille (ou du moins ce qu’il en reste) et poursuit mon monologue afin de faire comprendre à Kô que c’était bien de ce truc que j’allais lui parler à présent.

« Oublie ça, je doute que ton psy veuille récupérer tes échantillons salivaires avec ma signature, d’ailleurs ça te viens d’où ce délire de baver sur tous ? »

Sans vraiment attendre de réponse de sa part, je sors mon téléphone, ouvre rapidement l’application photo et enclenche la caméra frontal. Je me tourne dos au jeune forge (ce qui est surement l’une de mes décisions les plus irresponsables) pour qu’il fasse acte de présence sur le témoin de notre rencontre, je n’ai pas de papier baveux mais j’ai une photo et honnêtement, je pense que c’est mon psy qui sera le plus satisfait des deux. J’enclenche l’appareil sans prendre le temps d’essayer de simuler un sourire, après tout ce sera une belle façon de montrer à mon sympathique psychologue la reconnaissance que j’ai à lui exprimer pour cette formidable rencontre. Cependant, je n’ai même pas vérifié que le dénommé Kô regardait la caméra, peut importe aprèstout, vu son look, son psy le reconnaîtra assez facilement si le mien demande une certification de son identité.

« Et toi t’en est ou dans tes relations ? Je t’avoue que j’ai d’abord cru que tu étais le genre de personne à avoir des amis à n’en plus les compter mais je réalise maintenant, à t’entendre parler, que ce n’est surement pas le cas. »

C’est honnête, peut-être pas très agréable à entendre mais sincère. Le gargouillis de mon ventre particulièrement sonore me rappel à l’ordre, me demandant presque de reprendre une gorgée de mon bubble tea. Cependant, il me signal surtout que j'ai à présent une question, semblerait-il, essentiel à poser au schizophrène.

« Mais attend, ne me dit pas que tu as l’autorisation de sortir seul ? »

Il est évident qu’il n’a pas trouvé sa boisson dans l’établissement et que lorsqu’il m’invite à manger, il ne parle probablement pas d’un pique-nique dans la cour. Néanmoins, la conversation commence à devenir incompréhensible, il vient de me menacer de mort mais c’est moi qui n’ai pas le droit de sortir sous le prétexte du « potentiel danger »… car lui n’en est pas un peut-être ?


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