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Je veux dormir, pourquoi ça bip? [PV Kô Shimoda]

Camiel Valenz
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Ven 10 Fév - 15:58
Camiel entra dans la buanderie du dortoir, un sac en tissu emplit de vêtement sale à la main. C’était fatigant, d’attendre comme ça, debout. Il y avait une odeur d’humidité qui plainait dans l’air, comme si l’eau de pluie s’infiltrait dans les murs à chaque jour d’orage, et qu’ils mettaient plusieurs semaines avant de sécher complètement. Il aimait beaucoup cette odeur, celle de la cave, lorsqu’il habitait encore en France.

S’approchant d’un pas timide de l’une de ces machines blanches, il observa, interrogatif, les différents boutons qui l’ornaient. Il appuya doucement sur le couvercle et la machine à lavée s’ouvrit, tel la caverne d’Alibaba. Le jeune homme sourit, puis, un par un, la machine engloutit les habits rangés dans le sac de tissu blanc. Puis il ferma la machine à lavée, tourna un ou deux boutons, puis appuya sur un autre, avant que la machine se mît en marche.

« Ça devrait aller comme ça. »

Camiel recula de quelques pas, souriant. Maintenant, il n’avait plus qu’à attendre. Trente secondes, une minute, une minute trente… C’était fatigant, d’attendre comme ça, debout. Se frottant un œil, il s’assit au sol, à côté de son sac en tissu, puis s’adossa à un sèche-linge. De là où il était, il pouvait entendre les douces vibrations de la machine à lavée en marche. C’était toujours la même musique, la même mélodie. C’était assommant, endormant, et le jeune homme, le regard perdu dans le vide, ne tarda pas à somnoler.

À moitié conscient de ce qu’il l’entourait, Camiel frissonna. Complètement refroidit part son immobilisme et le manque de chauffage de la pièce, il reprit connaissance brutalement, aidé par le son assourdissant qu’émettait la machine à lavé. Pourquoi ne pouvait-il pas s’endormir tranquillement ? Le garçon bailla, se tapota les joues pour bien se réveiller, puis s’étira. Il devait s’occuper de ses vêtements sales, il n’avait pas le temps de rêver.

Camiel éternua.

L’élève de deuxième année transvasa les vêtements mouillés de la machine à lavée au sèche-linge. À nouveau, avec lenteur, il effectua quelques réglages par le biais de boutons. Puis, à nouveau, un doux ronronnement atteignit ses oreilles et il esquissa un sourire.

« Enfin, je vais pouvoir dormir un moment de plus » marmonna Camiel.

Camiel s’assit à nouveau, les vibrations du sèche-linge dans son dos. Rapidement, il ferma les yeux et plongea dans le monde des rêves, un sourire satisfait au visage. Les minutes passèrent une à une, sans réellement qu’il en ait conscience, trop profondément endormi, et le sèche-linge bipa à son tour. Pourtant, Camiel ne s’en rendit pas compte. Il aimait trop rêver pour revenir au monde réel aussi rapidement.
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Kô Shimoda
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Ven 10 Fév - 19:56
Cela faisait déjà deux heures que je n'avais pas bougé de ma chambre, j'avais commencé par étudier puis j'avais fini par regarder l'horloge mural du dortoir, je fixais  le trotteur depuis déjà une bonne  vingtaine de minutes. L'aiguille prenait soixante secondes pour faire le tour d'une toute petite horloge "que est ce que tu peux être lente…." Je voulais sortir, je détesté rester là à ne rien faire,  

-Bon on va allez s'acheter un bon bubble tea et flâner au soleil j'ai assez étudié ! 

Comme je n'avais pas ouvert mes cahiers je n'avais rien à ranger, je jeta donc mon cartable au bout de la pièce avant de me lever. Mes pieds écrasés un vieux tas de linge que j'avais entassé depuis quels que jours déjà … Je n'avais jamais était le laver d'ailleurs, je n'avais pas trop le choix je devais annuler mes plans et laver ce linge avant que je sois obliger de me balader nu dans l'école.  J'avais des vieux plastics que j'avais gardé du coup je glissa tout mon linge dedans puis je me lança à la recherche de la buanderie. J'avais encore du mal à me repérer dans le bâtiment, ici il y avait des élèves en plus et il me semble qu'il venait d'une autre école du coup la moitié des têtes du bâtiment ne me revenait pas et la plupart du temps ils n'osaient pas trop venir parler avec moi, les seuls qui me parlaient non stop c'était les satanés voix dans ma tête. Tout le monde vaguait à ses occupations, j'entendais les gens discuter et rigoler, après quinze minutes de recherche j’arrivai enfin à la fameuse salle, la porte était entrouverte et le bruit de machines en route était audible. Sans plus attendre je me glissais dans la pièce humide et un peu plus froide que  celles de l'étage. Je claqua alors la porte de la salle avant de me retourner et de voir un élève assoupies au bord  d'un sèche linge, mon corps eu comme  une décharge électrique devant ce visage enfantin et innocent. J'avais déjà eu l'occasion de voir beaucoup de gens mais c'était la première fois que je connaissais une telle sensation, il avait l'air bien endormis et le bruit de la porte l'avais à peine fait bouger.


Je ne voulais pas le réveiller j'avais donc adopter une petite marche sur la pointe des pieds, Je m'étais arrêté devant ce visage si fin et pale, je le regardais un instant je ne comprenais pas trop ce qui m'arriver, mais je me sentais presque guérie un instant. Je n'entendais plus les machines, ni les gouttes d'eau qui tomber sur le sol et même les voix dans ma tête avaient disparut. Tous ce que je pouvais entendre c’était le sons de son souffle, pendant un instant tous avait disparut. Je posa mes sacs plastiques rapidement voulant m'approcher de son visage. Il est si pur et si doux, cela faisait longtemps que je n'avais pas vus un visage aussi mignon,  ce qui était sur c'est que ce n'était pas forge, je ne l'avais jamais croisé avant. Bon… Il était hors de question que je le lais de nous perturber. Je fixai alors l'entrée de la pièce puis avant de débrancher une des machines à laver pour la pousser devant la porte, je me servis de deux fers à repasser pour ligoter les bras et ses jambes de ma victime avec les prises. Je savais que je risquais de le réveiller à tout moment et je ne savais pas si c'était la meilleure façon de rencontrer quels qu'un mais peu importe j'avais besoin de le connaître, de l’entendre, les médicaments que les docteurs n'était pas aussi efficace que lui pour faire disparaître mes voix . Pourquoi avait-il un tel effet sur moi ? Tellement de question et si peu de réponse. Alors que je finissais de vérifier les attaches je m’arrêta sur son visage, Je le regarda quels que secondes avant de rester bloquer dessus … LA BOUCHE ! Si je ne lui empêche pas de parler il risque de crier, je courus vers mes sacs…Je ne pouvais pas lui mettre mon linge sale dans la bouche. Le bruit de la machine à laver attira alors mon attention, le linge qui devait être le siens tournaient à toute vitesse dans la machine, si j’appuyais sur les boutons je risquais de le réveiller. Sans perdre une seconde de plus je tira alors sur la machine pour essayer d'ouvrir la porte, je ne pouvais pas me permettre de la casser. Je souffla,  et tourna les yeux vers un sac petit sac en tissus blanc qui devait appartenir à l'autre élève, je sentis  le jeune garçon bouger derrière moi j'attrapai alors vite le sac avant de lui glisser dans bouche, le tenant de toute mes forces. Il allait ce réveiller c'était sur.

- Salut, alors surtout ne panique pas tout va bien je ne vais rien te faire de mal.

J'aimais beaucoup le voir attacher, je ne savais pas vraiment pourquoi mais il était encore plus mignon comme ça, j'allais avoir du mal à le rassurer  avec ce genre de réflexion mais quand je le tenais il avait l'air encore plus fragile je secouais alors plusieurs fois la tête pour m’empêcher de partir dans mes pensés malsaines.

-Ecoute, Sois tu coopères, on discute tranquillement et je t'enlèves ça de la bouche sois tu te débats et dans se cas là je…. Je….  Bah on reste comme ça et on attend que le temps passer et on tu espères que quels qu'un vienne t'aider… Mais bon ça va être long… Du coup il faut mieux discuter entre temps tu vois… Hoche la tête si tu veux coopérer.

Bon ok, ce n'était pas top mais je ne voulais pas lui faire peur, je voulais juste apprendre à le connaître et discuter avec lui.


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Camiel Valenz
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Sam 11 Fév - 18:23
Camiel dormait profondément, un petit sourire aux lèvres. Cette fois-ci, il était un chevalier, un héros sur les champs de bataille. Il grimpait les remparts à l’aide d’une échelle, entrait dans l’enceinte du château-fort et avec son épée magique, éliminait ses opposants. Vainqueur de nombreux combats, il était au service du roi de France qui se querellait depuis quelque temps déjà avec le roi d’Angleterre. Jamais il n’avait perdu, et ce fut pourquoi il fut mandé pour le siège d’un fort dont les Anglais en avaient pris la possession depuis trop longtemps au goût du roi de France.

Comme à son habitude, le chevalier fut le premier à arriver sur les remparts. En tête des troupes, il avait le don de donner du courage aux soldats, montrant l’exemple d’un chevalier sans peur et sans reproche, fidèle au roi. Vêtu d’une armure blanche, il se battait avec acharnement, convaincu que la volonté de son roi était celle à suivre. Les pierres, les flèchent, et même le feu, tout dirigé en son encontre, ne le firent pas tomber. C’était le chevalier le plus craint par l’ennemi anglais, non sans tort : rien ne l’empêchait d’avancer.

Seulement, les Anglais avaient eux aussi leurs héros. Tout de noir vêtu, il s’avança vers le chevalier blanc, prêt à en découdre. Le chevalier blanc vacilla et se releva. Le chevalier noir fut blessé, mais continua le combat. Le chevalier blanc tomba, mais ne put se redresser. C’était noir contre blanc, et le noir avait gagné la bataille. Le chevalier noir était plus fort que le blanc. Lui, connu pour son invincibilité n’était finalement pas inébranlable : le chevalier noir était plus fort que lui.
Le chevalier blanc sombra dans l’inconscience.

Le chevalier blanc fut emprisonné dans l’un des cachots du fort, une pièce froide et humide toute l'année. Beaucoup de personnes avaient péri ici, incapable de supporter la rudesse de vie des lieux. Attaché aux mains, puis aux pieds, le chevalier fut brutalement réveillé. Il papillonna des yeux, et ouvrit la bouche pour crier de terreur. Cri qui ne put être entendu, puisque que du tissu fut immédiatement inséré dans la cavité buccale. Devant lui, le terrible chevalier noir en armure.

Camiel eut peur : le chevalier noir avait inventé un supplice, juste pour le plaisir de le voir souffrir.

Puis, ce dernier, parla. L’armure volatilité, pour laisser place à un visage couvert d’un pair de yeux marron et des cheveux blonds. Il devait soit coopérer et entamer une discussion avec le chevalier noir, soit ne pas coopérer et attendre, sans réel espoir, qu’une personne vienne le délivrer.
Camiel choisis la première option et hocha la tête.

Il regarda autour de lui, il était à la buanderie, pas dans un cachot. Autour de lui, ce n’était pas des menottes, mais des files des prises des fers à repassé. Le ronronnement du sèche-linge avait stoppé. Camiel soupira, bien que son rêve eût tourné au cauchemar, il aurait aimé le continuer pour connaitre la suite de l’aventure du chevalier blanc.
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Kô Shimoda
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Dim 12 Fév - 18:00
Le jeune homme avait l'air d'avoir le réveille difficile. Cependant, sans défense, il avait doucement hoché la tête pour accepter notre accord. Me voila rassuré, cela allait être beaucoup plus facile de discuter avec lui. J'avais hésité longtemps avant de retirer le tissus qu'il avait dans la bouche, mais ses yeux noisettes et son regard d'enfant m’empêchais de le retenir. Je retirais le sac qui avait était roulé en boule, je sentis un nouveau frisson, il était aussi mignon les yeux ouvert que quand il dormait. Il avait du mal à émerger et je me demandais si il savait vraiment ou il était.

- Bon on pourrait peut être commencer par les présentations… Je m'appelle Kô et je suis un forge en troisième année, il me semble ne jamais t'avoir vu auparavant donc je suppose que tu n'es pas un forge ? Dis moi qui est tu et d’où viens tu ? A propos des de tes bras et tes jambes, je les détacherais si tu es sage.

Mon regard ne pouvais pas se décoller de lui, son corps avait l'air fragile et fin, cela donnait envie de le protéger. Je le renifla plusieurs fois dans le cou, il sentait très bon et  je n'étais pas prêt d'oublier cette odeur. Je le souleva,pour le poser sur une des machines qu'ils y avaient autour de nous. Je vérifia une nouvelle fois ses attaches pour êtres sur qu'elles n'avaient pas bougés, tout avait bien l'air solide, il fallait dire qu'il ne se débattait pas trop pour le moment.

- Très bien tu seras mieux installé ici, je vais t'expliquer quelques trucs. Déjà sache que je ne te veux aucun mal, tout du moins pour le moment. Au contraire, je te propose un truc, un pacte si tu préfère. Tu te donne à moi et en échange je te promet de te protéger. Il me semble que c'est un bon deal. Tu pourras dormir sans avoir peur qu'il t'arrive quelque chose, car je te surveillerais.

Tout était à mon avantage dans ce pacte, plus j'allais rester avec lui moins j'allais entendre mes voix alors il fallait bien trouver une excuse pour le garder prêt de moi et pour ça il fallait qu'il accepte coûte que coûte !

- Tu pourrais très bien refuser mais si j'étais toi je ne le ferrais pas… Tout simplement car tu ne seras jamais à l’abri d'une attaque surprise ! Par quelqu'un de mal attentionné.

Je plaqua alors ma victime en le couchant sur la machine un sourire un peu sadique aux lèvres.

- Puis vu la facilité avec la quel je t'ai attrapé tu devrais te méfier des gens ici, ils sont beaucoup plus fort et moins gentils. Il te faut quelqu'un comme moi !  Puis tout ce que tu devras faire en échange c'est restait prêt de moi ! C'est une bonne idée non ?

Alors que je fixais de nouveau le jeune homme en attendant une réponse je sentis la machine se relancer de nouveau, l'appareil faisait un drôle de bruit et les vibrations faisait trembler mon futur ami qui glissait petit à petit, je le retena alors contre la machine. Il était vraiment mignon mon rêveur.


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Camiel Valenz
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Mar 14 Fév - 18:55
Camiel reprenait contact avec le monde réel. Les sèche-linges, les machines à lavées, ses vêtements toujours dans le sèche-linge, tout cela lui revenait en mémoires à sa plus grande tristesse. Il aurait tant aimé continuer de rêver, de connaître la suite de l’histoire. Qu’allait faire le chevalier noir au chevalier blanc ? Pourquoi le chevalier noir avait pris l’apparence de ce jeune homme, aux mœurs quelque peu étranges ? Était-il le chevalier noir ? Que faisait-il ici ? Pourquoi l’avoir attaché et bâillonné, comme le chevalier noir ? Camiel était complètement perdu, essayant de trouver un lien entre son rêve et la réalité des évènements pour imaginer la suite de l’histoire du chevalier blanc.

Le jeune homme décida alors de lui retirer ce tissu de la bouche, à son plus grand soulagement. Il s’appelait Kô, était en troisième année en section forge. C’était donc une personne dangereuse pour les autres, peut être un ancien criminel, bien que l’idée n’enchantât guère Camiel. En quoi Kô devait-il être dangereux ? Le chevalier noir n’était pas un danger alors ? Ce dernier avait une certaine noblesse. Kô devait forcément avoir quelque chose de lumineux en lui, comme Camiel avait surement une part plus sombre caché dans son cœur.

« Effectivement. Je suis en deuxième année dans la section Tradition. Je me nomme Camiel, enchanté de te rencontrer, Kô le chevalier noir. »

Qui était Camiel ? D’où venait-il ? Voilà des questions qu’il ne fallait pas poser à Camiel. Il était tant de personnes imaginaires, mais une seule personne en réalité. Il avait joué, dans ses rêves, un remix de cendrillon, le chevalier sans peur et sans reproche, Perceval, et tant d’autres personnages… Mais par-dessus tout cela, il était-ce que le destin avait voulu qu’il soit. Il était-ce que le destin avait choisi pour lui et ces multiples personnages en faisaient partie parce qu’ils lui permettaient d’être ce qu’il n’était pas, ce qu’il rêvé d’être.

« Je suis le chevalier blanc, de France… Enfin, dernièrement, j’étais le chevalier blanc. Une autre fois, j’étais devenu un magicien. »
Répondit Camiel avec sourire.

Puis, avec surprise, Kô vint se nicher dans son cou, frottant son nez sur sa peau. Inconsciemment, Camiel frissonna. Pourquoi faisait-il cela ? Même ses parents ne l’avaient pas éteint depuis sa petite enfance. Voulait-il un câlin ? Dans ce cas-là, ce serait avec joie : Camiel avait toujours aimé les câlins, c’était même la raison d’être de son précieux doudou qu’il avait apporté à Indraë. Et, alors qu’il s’apprêtait à le cajoler, les liens qui l’emprisonnaient l’en empêchèrent. Quand est-ce que ces menottes faites avec les moyens du bord disparaîtront ? Il ne pouvait même pas câliner quelqu’un qui en avait besoin !


Kô souleva alors Camiel, l’installant sur une machine de la buanderie. Apparemment, Kô voulait passer un contrat avec lui. Si Camiel se donnait au chevalier noir, et ce dernier le protégerait. Se donner ? Comment cela se donner ? Que voulait dire Kô ? Quelles sont ses intentions ? Pour le jeune Camiel, c’était clair, net, et précis. Tout ce qu’il pouvait donner de lui-même, c’était l’entrée dans le monde des songes, celui qu’il chérissait tant. De plus, le chevalier noir insistait, donnant de multiples arguments. Oui, peut être que Kô pourra comprendre le monde imaginaire. Camiel l’espérait fortement.


« Je peux me défendre seul, après tout, je suis le chevalier blanc, aujourd’hui. Et puis, je suis persuadé qu’au fond, tout le monde est gentil. Mais si tu y tiens tant, tu peux toujours venir là-bas avec moi, dans le monde imaginaire. Tu sais ce que c’est, n’est-ce pas ? C’est ma part du contrat, n’est-ce pas ? Tu veux pouvoir rejouer des personnages là-bas, non ? Aujourd’hui, j’étais le chevalier blanc et tu étais le chevalier noir. À ton avis, quels personnages seras-tu demain, si tu retournes au monde imaginaire ? »
Pendant qu'il disait ces mots, on pouvait voir le sourie de Camiel s'élargir un peu plus.

Sans crier gare, la machine sur laquelle était assise Camiel se mit en marche, le faisant glissé petit à petit de son siège improvisé. Rapidement rattrapé par Kô, il soupira de soulagement. Il n’avait pas envie de se blesser pour une chute qu’il aurait pu éviter.

« Dis, ce ne serait pas plus pratique si tu m’enlèves mes liens ? Je me ferrais mal et ce n’est pas ton souhait, non ? Dans le contrat, tu disais vouloir me protéger. »

Camiel s’interrompra un moment, avant de continuer dans un murmure.

« À ton avis, quels personnages seras-tu demain, si tu retournes au monde imaginaire ? »
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Kô Shimoda
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Lun 27 Fév - 8:46
J'avais du mal à comprendre ce que voulais mon petit protégé, il me parlait de chevalier blanc et noir, puis de rêve. Il avait presque refusé le contrat et me proposer de venir avec lui dans le monde imaginaire, le monde imaginaire ? Mais que est ce que c'est que ça ? Je n'avais jamais entendu parler de ce pays, c'était ou ? Je n'avais pas le temps de réfléchir, le garçonnet me lança une nouvelle requête, il me demandait de le détacher afin de ne pas se blesser. Comme quoi si je voulais le protéger je devais le libérer.

-Oh ! N'essayes pas de me rouler ! Je sais très bien que tu vas essayer de t'enfuir !

Ses yeux et son regard semblait sincère mais j'avais du mal à comprendre ce qu'il voulait. En tout cas il ne manquait pas de culot, refuser un contrat et me demander de le détacher, c'était osé. Je soupira un peu, sentant que j'avais peut être était un poile agressif, je voulais apprendre à le connaître et ce n'était pas en criant sur lui que tout allait s'arranger et qu'il allait accepter mon contrat. J'étais perturbé, je stressais mais c'était un drôle de stress, pas celui que j'avais habituellement quand les voix me parlaient, celui ci était différant peut être du au fait que ma proposition venait d'être rejeté. Je détourna les yeux quelques seconde tenant toujours mon otage contre la machine pour pas qu'il ne vienne à glisser. Je fixais un de murs humides de la pièce quel que instant cherchant une réponse à mes questions avant de me retourner de nouveau vers ce fameux Camiel. Ses poignées étaient légèrement rouge sûrement du aux files que j'avais trop serré, je m'en voulais un peu après tout  il avait raison, si je voulais le protéger je devais commencer par ne pas moi même le blesser. Je regarda ses petites mains attachés presque attiré par celles ci, il osait me dire qu'il n'avait pas besoin de moi pour le protéger mais pourtant il avait l'air si fragile. C'était un chevalier blanc qui croyait en la gentillesse de tout le monde, alors que là je lui prouvais le contraire.  De toute manière il ne pourrait pas faire grand-chose face à moi, il n'était pas armé en tout cas il n'en donnait pas l'impression, la porte était bloqué  et même si il voulait la débloqué, j'aurais largement le temps de le rattraper.

-Bon écoute moi, je veux bien te détacher mais n'essaye pas de t'échapper, tu ne pourras pas sortir d'ici temps que nous n'aurons pas finaliser le contrat.... N'essayes pas non plus de te débattre.

Je n'avais d'autre choix que de bloquer le jeune homme à l'aide de mon basin afin de lui éviter de glisser de la machine en route, je profita alors de mes mains libres pour  détacher les siennes, puis ses pieds avant de le porter pour le descendre de l'appareil.

-Tu es libre, j'ai donc respecté ma partie du contrat à toi de me prouver que je peux te faire confiance.

Il n'avait rien à me prouvé, après tout il n'a jamais dit que je pouvais lui faire confiance mais au fond de moi j'avais espoir que celui ci joue le jeux. Je lui laissa quel que instant reprendre ses esprits.

-  Bon au niveau du contrat j'ai pas trop compris. Tu veux te sauver de l'école avec moi ? Dans le monde imaginaire ? Je suis un chevalier noir ? Explique moi, c'est ou ? C'est quoi ? Le monde imaginaire.

Le sourire que Camiel avait quand il parlait du monde imaginaire était impressionnant, je ne savais pas ou c'était mais cela devait vraiment être un endroit ou il aimait allait, un peu comme j'aimais être dans la cours je suppose. Après réflexion, il n'avait pas plus beau cadeau que celui de me demander de le suivre dans son endroit préféré, tout ce que je voulais c'était passer le plus de temps possible avec lui.

- Je te suivrai ou que tu ailles Camiel.


Je lui souriais légèrement répondant au sourire enthousiaste qu'il avait quand il parlait de son monde, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu quel qu'un d'aussi joyeux. Cela me changeait des forges qui étaient beaucoup plus dur et froid, chez nous on avait très bien comprit que l'humanité ne nous ferrais pas de cadeau, on était des taches aux yeux de la société et des monstres pour le reste du monde et on ne comptait sur personne pour nous sauver.  Je serais toujours traité comme un chien et ce bracelet à ma cheville en était la preuve, sans cachets et sans  psychologues je n'étais bon que à tuer. Mais dans les yeux  de Camiel c'était différant, il avait encore cette lueur espoir, cette gentillesse que je ne voulais pas voir disparaître, peut être que j'avais du mal à le comprendre mais j'avais envie de croire en lui. Je regardais alors mon protégé dans les yeux, j'étais prêt à le suivre qu'importe la bêtises et qu'importe le risque, temps que je voyais son sourire et cette innocence, rien ne pouvais m’atteindre.


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Camiel Valenz
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Ven 10 Mar - 20:37
Kô ne semblait pas croire Camiel, et sans vraiment en comprendre les raisons, cela le décevait. Pourquoi s’enfuirait-il ? Pourquoi mentirait-il ? Cela n’avait pas d’intégrer, du moins, à cet instant précis. Le plus âgé était plutôt de bonne compagnie, pourquoi partirait-il en courant vers d’autres horizons pour se soustraire de la présence de Kô ? Et puis, il n’avait pas vraiment la tête à réfléchir pour s’éloigner du Forge avec diplomatie. Déjà, son imagination s’affolait, connectant des idées entre elles pour créer une nouvelle histoire, une nouvelle page, pour une aventure imaginaire connue de lui seul. Tout ce qu’il voulait, comme à tous moment de la journée, c’était rêver, aller au pays des songes, pour vivre une histoire qui n’était qu’à ses prémices ; car c’était dans ce monde créé de toute pièce où l’impossible devenait possible et où toutes ses folies devenaient réalisables. Il l’aimait beaucoup et si cela ne tenait qu’à lui, il y resterait bien pour bien plus longtemps que quelques malheureuses heures. Il soupira ; dans la vie, beaucoup de choses n’étaient qu’utopie.
« Tu l’as dit, ce n’est pas dans mon intérêt de détaler comme un lapin : tu me rattraperais facilement. »
Kô avait le regard fuyant, comme hésitant. Fuyait-il ? Non, il faisait ce que Camiel n’avait pas le courage de faire : réfléchir. Un petit silence s’installa dans la salle, un silence que le jeune étudient de deuxième année n’avait pas la force de rompre. Pourquoi le faire ? Il n’avait rien à dire, rien à ajouter. C’était Kô qui contrôlait la situation, suivant ses choix, la suite des évènements pourrait changer de tout au tout. Pas un bruit de pas, pas un mot, seulement le ronronnement d’une machine à lavée, ou bien d’un sèche-linge. Camiel, lui, imaginait la suite des évènements du rêve dont il s’était tiré, quelques minutes avant. Il y avait, là, devant le chevalier blanc, séparé par des barreaux de fer, le chevalier noir. Il contemplait, avec un sourire légèrement moqueur son rival des champs de bataille. Avoir réussi à le capturait le réjouissait.

Un mot, une phrase, un geste.

Camiel n’entendit pas vraiment les paroles de Kô, mais il semblerait que celui-ci lui faisait suffisamment confiance pour ne pas s’échapper de la pièce. En effet, ce dernier s’attela à détacher les liens qui retenaient les poignets et les chevilles de son comparse, le collant presque à la machine où il l’avait posé. Camiel retenu une grimace, face à la position quelque peu désagréable à son humble avis. Il n’était pas quelqu’un de naturellement tactile, bien qu’il aimât beaucoup les câlins, - c’était, disait certains, l’exception qui confirmait la règle, exception qu’on pouvait remettre en question puisqu’il ne câliner plus ses parents depuis plusieurs années déjà. À cause de la gêne, peut-être. Car ses parents savaient comment en faire trop, et que cela pouvait rapidement être étouffant.

Camiel descendit de l’appareil dans les bras de Kô. Le pauvre garçon ne savait plus où se mettre, embarrassé. Ses joues se tintèrent de rouge et, n’osant pas bouger, de peur de vexer son camarade. Sa respiration s’était presque coupée. Les pieds-à-terre, il s’écarta de Kô de quelques pas, massant ses poignets rougis par les liens improvisés. Ses chevilles devraient être dans un état similaire, mais, bien qu’il semblât s’en préoccuper, c’était en réalité le dernier de ses soucis. Il s’en occupait plus pour le bon ordre des choses, pour les règles implicites imposées par la société qu’autre chose.

Puis Kô parla de contrat. Il ne comprenait pas, il se demandait ce que c’était, le monde imaginaire, son jardin secret. Les muscles de Camiel se tendirent légèrement, ses yeux noisette s’écarquillèrent de stupeur, avant qu’il ne serrât les dents. Il aurait juré que lui le connaissait, le monde des songes. Il avait pensé que lui le comprenait. Et il s’était trompé. Il avait voulu croire que Kô y était déjà allé consciemment, qu’il avait voulu y retourner, qu’il avait croisé Camiel là-bas, et qu’il l’avait retrouvé pour se rendre dans le monde imaginaire. Pourquoi faire un contrat alors ? Pourquoi tout ça ? Cela n’avait ni queue ni tête. Cela n’avait plus aucun sens.

Mais Kô voulait aller dans le monde imaginaire. Il voulait suivre Camiel. Et pour cela, l’adolescent toute son irritation avait disparu.
« Le monde imaginaire, c’est un monde que les autres ne voient pas parce qu’ils ne peuvent pas. C’est un semble de son, d’odeur, de vision, de texture, d’objet, crée par nous-même qu’on l’on perçoit sans que les autres ne le peuvent forcément. Il est extrêmement facile d’y accéder en dormant par le biais de rêve. »
Camiel balaya de sa main la salle.
« Tu vois, la porte ? Commença-t-il, tu vois les barreaux de la geôle où nous sommes ? Tu sens l’humidité de la pièce ? Demanda-t-il en pointant son nez, on doit être près des douves du château. Regarde ces câbles électriques ? Dit-il en montrant négligemment du doigt les liens qui l’avaient emprisonné un temps, ce sont les menottes que le chevalier noir à utiliser pour enfermer le chevalier blanc dans la prison avant de le libérer. »
Camiel affirmait tout cela avec un aplomb surprenant. Tant pis si Kô le prenait pour un fou, il verrait bien si ce dernier était capable de le suivre dans son univers.
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