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N'y a t'il vraiment que le bruit qui soit un problème ?

Hiro Hunt
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Dim 5 Fév - 22:57

N'y a t'il vraiment que le bruit qui soit un problème ?

ft.



Comme d’habitude, c’est une journée vide d’intérêt qui se profilait depuis mon réveil. Ce lever pour suivre les mêmes cours pour obtenir les mêmes réflexions qui aboutiront sur le même résultat : rien d’intéressant. J’étais toujours là mais de façon presque abstraite, c’était à peine si je faisais acte de présence, du moins si l’on considère que ce statut se réduit à être assis dans une salle et vivant. Les cours du matin ont justement cette douce spécificité d’avoir lieu au moment le moins adéquate de la journée mais je pense les avoir déjà bien assez blâmé par le passé, inutile de s’acharner vainement à les désapprouver, la situation est strictement établie ainsi alors je suppose que je n’ai rien à redire.

Malgré tout, je devais relever le niveau de cette journée si je ne voulais pas la terminer dans un état comateux et ça tombe bien car c’était l’heure de déjeuner. J’allais devoir affronter l’habituel file d’attente engendrée par l’indécision de deux trois étudiants affamés mais pourtant sélectifs, comme-ci leurs décisions avaient une quelconque importance, dans tous les cas tu vas le manger ton sandwich non ? Jambon ou poulet tu vas le consommer alors qu’est-ce que ça peut faire si tu ne sais pas lequel te fait le plus envie?  Un sandwich reste un sandwich alors si tu aimes le poulet ET le jambon où est le problème ?! Ma dernière exclamation intérieure m’avait tiré de mes pensées comme pour m’en coller l’absurdité au visage. Mes réflexions pré-déjeunées étaient généralement incroyablement inintéressantes mais elle avait le mérite de me maintenir éveillé. J’avais d’ailleurs continué à détailler longuement chaque commande en espérant y oublier l’interminable attente ce qui, il faut l’admettre, n’était pas très fructueux puisque plus j’observais, plus je réalisais que le temps perdu pour sélectionner un repas était ahurissant.

J’avais finalement réussi à commander et à m’emparer du matériel nécessaire pour déjeuner plus ou moins proprement. Mon élan d’activité s'était d'ailleurs poursuivit par une traversé de la pièce jusqu'au micro-onde étrangement déserté. J’appuyai mollement sur le bouton qui ouvrit la porte dans un son sec provoquait par le mécanisme nerveux de l’appareil. Pour une raison qui m’échappe encore j’avais perçu cette ouverture instantanée comme une invitation à enfreindre les saintes règles de la vie domestique. Le micro-onde gisait là, la porte presque complètement ouverte dévoilant un intérieur luisant et impeccable. J’ai tout d’abord jetais mon plat à l’intérieur comme le veut l’usage traditionnel d’un tel appareil puis les deux couverts empruntés à l’établissement un peu plus tôt. Cependant mon regard sur l’appareil restait sceptique, deux malheureux couverts… ce n’était pas suffisant. J’avais alors saisi mon sac duquel je sortie toute une série d’objet abandonné au fond de ce dernier depuis bien trop longtemps. C'est de cette masse que j'était parvenu à extirper des ciseaux, des trombones ainsi que des piles que j’avais balancés fissa dans l’engin. Je refermai alors la porte dans un mouvement plus vif que le précèdent, régla l’appareil sur sa puissance maximal ainsi que sur une durée de quatre minutes puis je m’installa sur une table se trouvant en face à une distance de deux ou trois mètres de l’objet à présent dangereux. La réaction ne se fit d’ailleurs pas attendre puisque un grésillement plutôt grave accompagné de quelques étincelles surgir de l’appareil qui continuait de tourner lentement vers sa propre mort.



Dernière édition par Hiro Hunt le Lun 20 Fév - 15:31, édité 1 fois
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Gordon Sherman
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Lun 6 Fév - 15:52


Il fait vraiment, vraiment noir. Etrange. Et puis, le sol est dur… quel drôle de réveil. Je tente de me lever et me cogne. A contretemps. Quelle honte ! D’ailleurs, qu’est-ce que c’est que cette chanson ? Je ne me souviens pas l’avoir déjà entendu auparavant, mais… bon sang, c’est le feu ! J’ai envie de faire n’importe quoi, de briser les règles, de faire de la musique comme personne n’en a jamais fait avant ! Plein d’énergie, je me lève à nouveau, et me cogne à nouveau. Au moins, cette fois, j’ai réussi à le faire au bon moment…

Je sors de sous le lit. Aucun souvenir de comment je suis arrivé là… j’ai sûrement dû bouger pendant la nuit. Après tout, pourquoi pas ? Me réveiller sur un lit, c’est trop normal pour la journée qui s’annonce. Je m’habille vite fait et m’empare des deux objets qui vont me permettre de révolutionner tout ce que j’avais pu faire jusqu’ici : un petit ampli dont je passe la sangle autour de mon épaule afin de pouvoir le transporter avec moi, et un pad que j’avais acheté avant de quitter l’Australie.

Ce matin, j’ai quelques heures de cours, mais aussi du temps pour bosser ma musique. Je profite du temps en classe pour enregistrer tous les bruits que je peux sans faire attention à ce que raconte le prof. Pas le temps, après tout : je suis en mission. Mon objectif est clair : je dois trouver le moyen de faire la musique la plus spéciale et le plus cool possible, perdre quelques heures de cours dans le processus me semble être un sacrifice tout à fait acceptable. Mes heures de musique, je les passe sur un ordinateur, dans un headbang constant, installant des sons sur mon pad pour le reste de la journée. Toutes sortes de sons, de bruits, de trucs que j’ai enregistrés ou que je trouve sur le net. Après avoir rempli mon launchpad, je commence à le tester pour être sûr de réussir de pouvoir utiliser toutes les possibilités à fond. La batterie, les percus, les basses, les sons industriels, les bruits des stylos qui tombent, les portes qui grincent, les couinements de dubstep absolument innommables… c’est parfait.

L’heure du déjeuner arrive, et je me rends compte que je n’ai pas mangé, ce matin. Je commence vraiment à daller, alors je me dirige vers la cantine, m’arrêtant tous les dix pas pour sortir mes sons aux côté du moindre bruit qui se présente – les oiseaux qui chantent, un élève qui tousse, le grattement rapide d’un stylo sur une feuille – jusqu’à me rendre compte que je n’ai rien à faire dans le réfectoire des ISS. Après tout, aujourd’hui, je dois trouver les moyens les moins conventionnels possibles pour arriver à mon objectif, et qu’y a-t-il de moins conventionnel que les IRS ? Je danse donc vers leur cantine en amenant à la vie la chanson qui a tourné dans mon esprit depuis ce matin, suivi de quelques fans de dubstep formant une foule de hooligans autour de moi. Ma chanson se termine lorsque j’arrive à destination. Les amateurs de bruits m’applaudissent et se dispersent, sans oser entrer dans le repère des démons. Tous des ISS, on dirait… mais j’ai pas peur. Mon regard est déterminé. C’est ici que je trouverais ce qu’il me faut, je le sais.

Des regards se tournent dans ma direction dès que je pénètre le territoire ennemi. Les IRS savent que j’ai tous les droits d’être ici, du point de vue de l’administration ; mais, entre nous, la tension monte immédiatement. On se demande ce que fait ce type ici, et surtout pourquoi je porte un ampli en bandoulière. J’écoute attentivement, prêt à jouer dès que j’entendrais le son qui me manquait. J’écoute la cantine. Des couverts s’entrechoquent. Des verres se posent. Des rires. Des cris. Des mastications. Des coups. Des crissements de chaise. Et…


…le bruit que je cherchais.

Je le sais immédiatement. Je le sens, je sais où il est, et je me dirige immédiatement vers lui. Un type est assis devant un micro-onde en train d’exploser à moitié. Les bruits qu’il produit sont… indescriptibles. Des grésillements métalliques et énergétiques, des crachotements, tout cela de façon à la fois irrégulière et parfaitement bien calée. J’entends le tempo que les lois de l’univers ont appliqué aux bouts de métal jetés dans la pauvre machine. Sans plus attendre, je m’installe à côté du supposé responsable de cet anarchie ordonnée. Quelques réglages sur ma machine, et je commence à suivre les hurlements industriels. Un étrange dubstep commence à se faire entendre dans la cantine. Je ne fais pas attention à mon environnement, je suis entièrement concentré sur les mouvements de mes doigts sur la machine, pour que je réussisse à former la chanson que j’avais cherché à faire depuis que je m’étais cogné la tête sur les lattes de mon lit ce matin.

Un coup d’œil sur le micro-onde m’informe du temps qui reste avant que la rhapsodie explosive ne prenne fin. J’entends aussi des cris autour de moi : les personnes installées dans la cantine doivent réagir à ce qu’ils entendent. Cela ne fait qu’ajouter une dimension à la soudure de sons qui forment mon chant. Encore quinze secondes. J’entame une outro endiablée, à laquelle le métal chauffé répond par des explosions encore plus douloureuses. Cinq secondes. Je monte l’intensité pour un final inégalé. Les cris des élèves se font plus forts, eux aussi. C’est glorieux. Le temps arrive à sa fin : j’accompagne le « ding » du micro-onde et les dernières explosions du métal d’un assemblage de notes sèches, amenant la musique à sa fin dans une coupure abrupte.

Des applaudissements se font entendre, ainsi que des cris admiratifs. Je ne fais pas attention au reste du monde plus que ça : quelque chose de bien plus important se trouve à côté de moi. Le type qui m’a permis d’arriver à ça.

« C’est toi qui faisait ces bruits avec le micro-onde ? Tu crois que tu pourrais les refaire ? »

Je le regarde d’un air admiratif. Je ne sais pas qui est ce gars, mais il a débloqué ma journée et mon instinct créatif. De mon point de vue, aujourd’hui, le vrai artiste, c’est lui.


HRP: un launchpad / pad c'est ça:
Spoiler:
 



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Hiro Hunt
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Jeu 9 Fév - 10:37

N'y a t'il vraiment que le bruit qui soit un problème ?

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Alors que le spectacle pyrotechnique approché de son apogée, j’avais senti un poids s’ajouter de l’autre côté de la table. Je percevais à peine la personne qui était venue assister au massacre de ce modeste appareil électrique qui produisait des grésillements semblables à des cris de lamentations provoqués par une douleur évidemment inexistante. Cependant, à en juger par sa taille, la vague forme présente depuis peu à mes côtés était probablement un élève, élève qui se manifesta vite puisqu’il semblait prêt à se montrer en spectacle. Bien que durant un premier, mon intérêt tout entier c’était vu capté par l’explosion partielle de la machine qui me faisait presque oublié cette soudaine arrivée, j’entendis alors le faible bourdonnement d’un ampli puis un son beaucoup plus dur, plus affirmé, un son qui, de par sa nature, ne pouvait provenir que d’un  pad. Il allait vraiment nous composer un petit morceau là et maintenant quitte à camoufler celui qui m’intéressait ? Un second son s’était fait entendre, annonciateur du véritable commencement de sa création. Cependant, contrairement à mes aprioris, les sons du métal bouillant ne s’en sont pas vu dissimulés mais plutôt … sublimé ? Pris dans un ensemble musical qu’ils n’avaient nullement réclamés mais qui leurs conféraient la légitimité d’être de la musique. C’était bruyant mais cette orgie sonore parvenez à créer une harmonie indiscutable entre chaque son qui la composait. D’autant plus que la tonalité finale était tout à fait digne d’intérêt puisqu’elle s’apparentait à une sorte de dubstep alternatif, un « style musical » qui maintient particulièrement bien mon attention pourtant restreinte envers les arts musicaux.

La musique continuait alors que le micro-onde, lui, commençait à achever sa propre représentation. Des cris admiratifs commençaient à émaner du fond du réfectoire, l’intensité du beat montait, ça devenait trop bruyant pour moi qui voulait simplement voir l’appareil s’éventrer dans une explosion plus ou moins impressionnante. Le morceau s’achève dans un grand fracas plus qu’honorable suivi d’une ovation. Le micro-onde était mort dans l’indifférence la plus total, je n’avais même pas pu observer dignement son dernier soupir tellement le vacarme autour était important, un glorieux vacarme certes, mais malheureusement impossible à ignorer.
J’étais resté longtemps inerte, les yeux rivés sur l’appareil brulé par les étincelles et dans lequel persistait une faible flamme dont le volume ne cessez de décroitre. Cependant, il y avait ce sentiment d’oppression, d’observation soutenue et cela juste à côté de moi, j’apercevais un visage orienté dans ma direction, signe indiscutable que le nouveau venu allait me demander quelque chose, je ne voulais pourtant pas parler, préférant regarder les reste de ce merveilleux outil mort plus utilement qu'il ne l'aurait du.

« C’est toi qui faisait ces bruits avec le micro-onde ? Tu crois que tu pourrais les refaire ? »

Qui d’autre ça aurait pu être ? Je lançai un regard transversal à l’élève dont le visage ne m’était aucunement familier. Un nouveau aussi sociable chez les IRS s’étaient plutôt rare et à en voir la mine déterminer qu’il m’accordait, j’ai rapidement compris qu’il n’en avait clairement pas terminé avec moi. C’était bizarre, de voir une telle expression vis-à-vis de mon propre individu alors que je venais de détérioré le matériel scolaire, je crois d’ailleurs que mon visage m’avait trahi quelques secondes à ce moment, laissant paraître des traits propres à la surprise sur ce dernier. Je détourna de nouveau mon attention sur l’outil à présent complètement éteint puis saisit de nouveau mon sac pour en sortir quelque chose.

« Oui et non puisque comme tu peux le voir, le micro-onde ne sera probablement pas capable de jouer un second round. »

J’ouvris la boite de cookie fraîchement saisit dans un geste toujours aussi lent, plongea ma main dans son contenu pour en sortir un biscuit puis la tendit à mon voisin sans détourner le regard.

« Pourquoi tu es ici ? »

Grignotant le biscuit dans mon autre main et toujours occupé à détailler mon plat à présent immangeable, j’avais pris la décision de poursuivre notre conversation, histoire de ne pas le dégoûter dès les premiers instants d’un bahut que je ne connaissais probablement pas mieux que lui.

« Enfaîte, bon son mec, tu as appris ça où ? ».

Je ne sais pas si je m’en souciais vraiment mais j’avais besoin que cette conversation se poursuive, besoin de comprendre le pourquoi du comment et je pense que la seule option qui s’offrait à moi, c’était qu’il me l’explique de vive voix durant une discussion, chose que je ne maîtrisais absolument pas.


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Gordon Sherman
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Jeu 9 Fév - 23:38


L’IRS me regarde un instant, comme surpris que je lui pose une telle question. On devait probablement lui demander de ne pas le refaire, la plupart du temps, plutôt que de se débrouiller pour reproduire des sons similaires. C’est vrai qu’il vient juste de faire exploser un micro-onde,  alors, ça se comprend.

« Oui et non puisque comme tu peux le voir, le micro-onde ne sera probablement pas capable de jouer un second round. »

Je jette un œil à la machine. C’est vrai qu’elle n’a pas l’air en très bon état… Je pourrais me sentir mal pour l’administration – en temps normal, j’aurai sûrement empêché le micro-onde de finir dans cet état, même – mais ma musique résonne encore en moi, mes idées et les possibilités tournant devant mes yeux, dans mes veines, autour de ma tête. Je sens que la musique que j’essaye d’obtenir aujourd’hui ne peut se faire que par le biais de la destruction. Et, étrangement, ça ne me pose absolument aucun problème. Je pourrais brûler tout le bâtiment si c’est ce qui devait produire le son que je cherche.

Mon nouvel ami se saisit d’une boîte dans son sac dont il sort un cookie qu’il commence à manger tranquillement. Il regarde en face de lui, vers les restes carbonisés de ce qui avait dû être autrefois un repas. D’un geste nonchalant digne de l’idée que la plupart des ISS doivent se faire des terribles délinquants IRS, il me tend la boîte. Ravi de ce geste inattendu de compassion, j’attrape l’un des gâteaux et le goûte sans plus tarder. Les voir m’a rappelé que j’étais venu dans cette cantine pour manger, à la base… haha… la dalle est forte en moi. Heureusement, le cookie est vraiment bon. Je me demande bien où il a pu le trouver.

« Pourquoi tu es ici ? Enfaîte, bon son mec, tu as appris ça où ? »

« Je suis ici parce que je sentais que je trouverais de l’inspi pour ma musique, et apparemment, mes tripes m’ont bien guidées ! Et puis, j’ai jamais vraiment appris à utiliser ce pad… on peut dire que j’ai juste entendu les sons, et que j’ai tenté de les reproduire. »

C’est pas faux, après tout. J’entends les sons dans ma tête, ils m’obnubilent, je veux les faire sortir et permettre à tout le monde de les entendre. J’entends les sons autour de moi et je ne veux pas être le seul à sentir leurs vibrations dans mes oreilles. Il faut que je les rende réels. Alors, pour le pad, et bien… je l’ai juste pris, et j’ai testé. C’est pratique, on peut avoir plein d’instruments dans la poche avec – même si, bien sûr, c’est pas aussi bon que les vrais.

« Donc ça t’as plu ? Tant mieux ! Si tu pouvais refaire ce genre de sons pour que je puisse les enregistrer, après, je pourrais faire une vraie musique avec, ça gérerait un max ! »

C’est une proposition qu’il ne peut pas refuser. Après tout, il a l’air de vraiment apprécier les explosions dans les micro-ondes, et ce n’est pas comme si je lui demandais l’impossible. Surtout s’il aime le genre de musique que je sors aujourd’hui ! Dans ce cas-là, il n’aura aucune raison de refuser. Je prends une deuxième bouchée du cookie et commence à jouer de ma main libre une musique de fond pour installer une ambiance un peu plus tendue. Mon regard est celui d’un mafieux en plein deal, prêt à signer l’accord du siècle d’une poignée de main. Bien sûr, TNT n’en sais rien, occupé à observer d’un air fasciné son micro-onde, mais moi, je le sais. Je sais que, s’il tourne son regard vers moi, il comprendra que je suis prêt à lui acheter une dizaine de micro-ondes pour qu’il les fasse exploser, jusqu’à ce qu’on trouve le micro-onde qui explosera exactement de la manière dont doit exploser un micro-onde.

La musique continue à rendre l’atmosphère de plus en plus tendue. Le son est assez fort pour qu’une partie de la salle l’entende, et l’attention était déjà portée sur nous : plus je joue, plus la vibration se transmet parmi les élèves. Quelques dizaines de personnes autour de nous attendent le dénouement de ce pacte qu’ils ne peuvent pas entendre, simplement tenus en haleine par nos regards, nos échanges de cookies et cette musique. Ils vibrent tous à la même fréquence, je peux les sentir aussi tendus qu’un démineur devant le fil rouge et le fil vert.

Il ne reste plus qu’à attendre la réponse de TNT.



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Hiro Hunt
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Sam 11 Fév - 15:55

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C’est sans retenue que mon voisin s’empara d’un biscuit qu’il dégusta aussitôt, il devait vraiment être naïf ou alors complètement affamé pour prendre aussi aisément la nourriture d’un inconnu et d’un criminel qui plus est. Il avait tout de même l’air de l’apprécier et à peine avait-il fini de mâcher sa première bouchée qu’il reprit la parole afin de répondre à mes questions :

« Je suis ici parce que je sentais que je trouverais de l’inspi pour ma musique, et apparemment, mes tripes m’ont bien guidées ! Et puis, j’ai jamais vraiment appris à utiliser ce pad… on peut dire que j’ai juste entendu les sons, et que j’ai tenté de les reproduire. »

C’est vraiment le micro-onde qui l’a inspiré ? Comme quoi l’art était bien un concept qui m’échappait sous tous ses aspects. Je n’aurais même d’ailleurs jamais cru qu’on pouvait sortir une telle harmonie uniquement au feeling, jouer de la musique ce n’était pas censé s’apprendre ? De toute façon, qui étais-je pour remettre en cause sa parole ? Il était bien plus calé que moi à ce sujet et, étonnement, j’accordai une confiance probablement infondé à ses propos t’en j’étais à la fois subjugué et intrigué par le discours qu’il tenait. Cependant, la réponse obtenue n’était pas vraiment celle que j’attendais, j’étais apparemment toujours aussi peu douée pour communiquer mais il n’était pas encore temps de renoncer à cet échange. Mais alors que j’allais résoudre ce malentendu, le nouveau m’interrompue, par inadvertance j’imagine, pour continuer son discours avec éloquence :

« Donc ça t’as plu ? Tant mieux ! Si tu pouvais refaire ce genre de sons pour que je puisse les enregistrer, après, je pourrais faire une vraie musique avec, ça gérerait un max ! »

Il était définitivement plus qu’excité par ce qui venait de se passer, jamais je n’avais vu quelqu’un d’aussi enthousiaste depuis que je suis ici. Il était comme complètement obsédé par sa musique et il aurait surement était impossible de le détourner de son objectif à savoir, enregistré ce si désiré bruit de micro-onde. J’avais poussé un soupir avant de l’entendre tapoter de nouveau sur pad dans un rythme cette fois-ci, beaucoup plus lent et ambiant que le précédent. Il fait quoi au juste ? Il fait monter la pression ? J’avais de nouveau détourné le regard dans sa direction espérant comprendre plus clairement où il voulait en venir et c’est seulement là que j’ai réalisé à quel point l’intégralité de son être était déterminé à faire sauter des trucs. J’avais alors esquissé un sourire en coin devant l’expression tendue de son visage, il y avait une telle passion pour la musique qui l’animait que j’en étais presque admiratif mais sur le moment, j’étais surtout amusé par ses efforts pour donner un aspect symbolique à sa requête. Je sens un regard se poser sur nous, puis deux, bientôt ce fut la moitié du réfectoire qui nous zieutait en attendant une réponse de ma part. Malheureusement pour moi, il avait un don pour attirer l’attention et j’avais intérêt à m’exprimer rapidement car je sentais que lui comme sa troupe de spectateur s’impatientait d’obtenir un mot de ma personne. Je crois n’avoir jamais eu l’occasion de prendre une telle décision pour autrui par le passé ce qui n’était pas plus mal puisque, plus il jouait, plus je comprenais à quel point un simple « non » pourrait briser son inspiration passagère. Je l’avais regardé silencieusement dans les yeux un moment, intrigué de voir jusqu’à quel point il était capable de supporter sa propre tension qui ne m’affectait malencontreusement pas. C’était d’ailleurs le moment idéal pour reprendre ce que j’avais voulu dire un peu plus tôt :

« Je pense m’être mal exprimé, je voulais dire : Qu’a tu fais pour te retrouver chez les IRS ? Mais es-tu au moins un IRS ? »

Même si ça peut paraître un peu cruel pour mes pauvres camarades qui n’attendaient que de voir comment s’achèverais cette altercation des plus tendues, j’ai continué d’esquiver le fameux dénouement final en cumulant des réflexions dont-ils se seraient probablement passés volontiers.

« Tu es certains de ce que tu veux faire ? Je doute que l’administration te voit d’un bon œil après avoir volontairement dégradé du matériel assez coûteux. »

J’attendis encore un peu, me tournant cette fois si complètement vers mon interlocuteur et détaillant soigneusement chaque trait faciaux affecté par l’impatience. J'ai finalement concédé à accepté le fait que je l'avait suffisamment testé comme ça.

« Si tu es sûr que c’est ce que tu veux alors trouvons un micro-onde. D’ailleurs, il va falloir choper deux trois trucs métalliques si tu veux avoir une chance de reproduire le même son car j’ai déjà balancé tout ce qu’il me restait dans le premier. On pourrait commençais par ce « servir » dans la cuisine. »

J’avais dit tout ça d’une traite sur le ton légèrement provocateur, j’étais curieux de savoir si sa réputation auprès du corps enseignant lui importait plus que d’achever sa musique et de voir tout ce qu’il était capable de faire juste pour obtenir ce son qu’il désirait tant.


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Gordon Sherman
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Sam 11 Fév - 23:23


Les temps se comptent par centaines maintenant, et le temps lui-même semble s’allonger. Tous nos spectateurs accentuent le crescendo de tension qui emplit maintenant la salle. TNT semble bien s’amuser, du moins c’est ce que je peux traduire de l’expression de son visage. Il a l’air plutôt calme, étrangement – qui aurait cru qu’une personne à l’apparence aussi douce pouvait être en réalité un adepte d’explosions, et assez sadique pour garder son calme sous autant de pression et d’impatience de la part d’autres êtres humains ?

« Je pense m’être mal exprimé, je voulais dire : Qu’a tu fais pour te retrouver chez les IRS ? Mais es-tu au moins un IRS ? »

Mais quel genre de démon est-ce là ? Une chanson d’AC/DC lui convient parfaitement. Je peux presque voir les cornes pointer sur son crâne. Et puis, il est vraiment aussi fermé que ça ? Il a pas remarqué la couleur de ma cravate ? Bien sûr que je suis pas un IRS ! Ceci dit, les personnes les plus proches, qui peuvent nous entendre, commence à chuchoter, à se poser des questions. Ils se demandent sûrement ce qu’un type comme moi peut bien faire ici…

« Tu es certain de ce que tu veux faire ? Je doute que l’administration te voit d’un bon œil après avoir volontairement dégradé du matériel assez coûteux. »

Ho, comme c’est mignon ! Un délinquant qui s’en fait pour le matériel de l’institut ! Enfin. D’un côté, il n’a pas tort ; le micro-onde a complètement explosé, on peut le faire remplacer direct vu ce qu’il en reste. En temps normal, je n’aurai jamais accepté ce genre de choses – mais la musique résonne encore dans ma tête, accompagnée des hurlements électriques de la machine moribonde. Je n’ai pas le choix. De toute façon, avec l’argent que rapportera cette chanson, je pourrais leur payer une dizaine de micro-ondes ; il suffira simplement que j’envoie le résultat à mon père. C’est beau, la musique.

[color=#FF9999« Si tu es sûr que c’est ce que tu veux alors trouvons un micro-onde. D’ailleurs, il va falloir choper deux trois trucs métalliques si tu veux avoir une chance de reproduire le même son car j’ai déjà balancé tout ce qu’il me restait dans le premier. On pourrait commencer par se « servir » dans la cuisine. »[/color]

TNT semble me lancer un défi. Comme s’il espérait que je me dégonfle. Que je ne mène pas l’action jusqu’au bout. Il n’a pas l’air de comprendre ce que ça veut dire, d’être musicien, et ce dont on est capable pour réussir à atteindre notre but. Je termine la montée de tension d’une note sèche et me lève avant de le regarder dans les yeux, d’un air plus déterminé que jamais. D’une voix théâtrale, je lui annonce ma volonté.

« Tu as raison. Je ne suis pas un IRS, je suis un ISS, en programme Exchange. Et la musique guide mes pas : c’est pour cette raison que je n’ai pas peur de faire ce qui doit être fait. »

J’enlève la sangle de mon ampli de mon épaule et le pose sur la table, à côté de TNT.

« Je suis Gordy. Ravi de faire ta connaissance, maître des bombes. »

Sans attendre de réponse de sa part, je pars en direction de la queue qui se fait de plus en plus courte. Les cuisines se trouvent juste derrière, et après une courte analyse, il me semble extrêmement simple d’y accéder. Je passe derrière le comptoir ; les élèves semblent très surpris, la plupart des employés ne me voient pas. Un ou  deux jettent un œil à ma cravate et estiment que j’ai tous les droits d’être ici. Je me fais enfin aborder par quelqu’un, mais j’ai eu le temps de préparer ma réponse.

« Monsieur Ed’Ruecus m’envoie. »

Sans plus préciser le contexte, je me contente de sourire et de continuer mon chemin. La réputation du directeur joue en ma faveur, et personne ne me demande plus ce que je fous au milieu de la cuisine. J’embarque quelques couverts dans mes poches, couteaux, fourchettes, cuillères, j’en ai presque vingt en tout, j’espère que ça suffira à mon nouvel ami. Je repasse donc par le même chemin, sous les yeux médusés des IRS qui se demandent probablement si, chez les ISS, nous prenons le thé avec le directeur tous les jours à quatre heures tapantes.

Je dépose tout mon attirail sur la table, à côté de mon pad, et, sans un mot, adopte une marche rapide vers la cantine des ISS. Un coup d’œil global m’avait informé de la présence d’un micro-onde unique chez les IRS, autrement dit, il va me falloir en voler un ailleurs. En chemin, je me rend compte que je n’ai pas de micro pour enregistrer la mort de la machine – je me mets donc à courir à toute vitesse vers une salle de musique, prend un micro pour instruments et disparait aussitôt sous le regard incompréhensif de quelques élèves en train de s’entrainer. Je le cache dans ma poche, entre dans le réfectoire des ISS, débranche le micro-onde qui est, par chance, inutilisé, m’en empare et commence à fuir aussi vite. Par chance, aucun adulte ne semble m’avoir vu, et même si plusieurs élèves ont dû se poser des questions sur ma santé mentale, il semble pour l’instant que je n’ai rien à craindre.

Arrivé devant TNT, après quelques minutes de course, et face à l’œil admiratif de quelques délinquants, je branche le nouveau micro-onde à côté de son frère décédé, bien décidé à lui faire subir le même sort. J’installe le micro de façon à obtenir la meilleure prise de son et me tourne vers le maître des explosions.

« A ton tour, maintenant. Fais marcher ta magie. »



Merci Raven :D :D :D

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Hiro Hunt
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Dim 12 Fév - 17:42

N'y a t'il vraiment que le bruit qui soit un problème ?

ft.



La dernière note scella définitivement l’engagement du jeune élève qui avait rompu subitement toute la tension. Il se leva aussitôt et me lança un regard passionné suivis d’une tirade digne des plus grands acteurs et à la réflexion faite, il devait probablement avoir de bonnes notes en théâtre.

« Tu as raison. Je ne suis pas un IRS, je suis un ISS, en programme Exchange. Et la musique guide mes pas : c’est pour cette raison que je n’ai pas peur de faire ce qui doit être fait. »

Un ISS dans notre partie du lycée ? Je pensais qu’ils étaient tous froussard. A vrai dire, jusqu’à aujourd’hui, je n’avais jamais eu l’occasion de communiquer avec l’un d’entre eux puisque même lorsque que je ne faisais que passé devant la grille qui nous séparait, ils prenaient soin de détourner le regard et de focaliser leur attention sur autre chose, s’éloignant même parfois de ladite grille de plusieurs mètres. Pouvait-on leur en vouloir pour autant ? Nous sommes, pour la moitié, des forges, des dangers pour autrui, il était donc plutôt normal que ces derniers gardent leur distance avec nous et pourtant il y avait ce type, debout là, qui avait posé son matériel à côté de moi tout en poursuivant son discours :

« Je suis Gordy. Ravi de faire ta connaissance, maître des bombes. »

Il s’en fout, il est ravi. Tellement ravi qu’il prend la liberté de me donner une appellation plutôt flatteuse il faut l’admettre, comment ne pourrait-je pas tiré ne serait-ce qu’un peu de satisfaction lorsque l’on m’interpelle avec le mot « maître » ? Le domaine importe peu, c’est la reconnaissance soudaine marqué par le titre de « maitre de » qui apporte son lot de satisfaction.
Il avait filé aussitôt dans la direction de la cuisine toujours aussi fier et déterminé sans même me laisser le temps de prononcer ne serait-ce qu’un mot, il est obligé de toujours se précipiter de cette façon ? Ce départ soudain ne m’empêcha cependant pas de suivre des yeux son trajet pour le moins surprenant puisqu’il s’était glissé sans retenue derrière le comptoir sous le regard ahurit de mes camarades. Un employé avait fini par le remarquait puis l'avait détaillé de haut en bas. Tiens, c’est vrai que son uniforme et dominés par des tons rouges, il a de la chance, c’est plus jolie que le bleu qu’on m’avait imposé. A bien y réfléchir, c’est vrai que tous les ISS que j’avais aperçu jusqu’à présent abordaient cette couleur rouge et je n’avais bizarrement jamais pris le temps d’apporter des explications à ce soudain changement de couleur. J’ai toujours été persuadé que c’était par pure fantaisie mais apparemment ça servait aussi à signaler un certains lots de privilège qui leur était accordé puisque l'ISS passa presque aussitôt. Il lui avait tout de même dit quelque chose d’apparemment indiscutable puisque, à peine avait-il fini d’articuler sa phrase que l’employé, impuissant, lui concéda le droit de passage. Il était ensuite revenu déposer son butin sur la table sans dire un mot puis il dissparu cette fois-ci complètement de mon champ de vision en quittant le réfectoire à toute vitesse.

Je regarda les couvert assez admiratif, le tas de métal que venais de m’offrir le dénommé Gordy était particulièrement intéressant, bien plus dense que le premier, avec ça, le micro-onde ne survivrait pas plus d’une minute. Je m’était emparé d’un couteau pour jouer avec l’extrémité pointue de ce dernier en attendant le retour du musicien hyperactif. D’ailleurs il était revenu après seulement quelques minutes, un nouveau micro-onde dans les bras qu’il posa rapidement à côté des restes du premier. Puis c’est au tour d’un micro d’être installé soigneusement face à la machine encore intacte. Je le regardai avec attention, il ne cessait de me surprendre depuis qu’il était ici et je commençais à me demander si ça place était vraiment de l’autre côté de la grille. Les exchanges sont probablement les entités les plus intéressantes de ce lycée.

« A ton tour, maintenant. Fais marcher ta magie. »

Il utilise toujours des expressions de ce type ? Les lois de la physiques et de la chimies sont magiques pour lui ? Je reposai les yeux sur le mont de métal qui était toujours à ma portée. Avec ça, je pouvais faire une réaction bien plus intéressante que la première, bien plus colossale. Ce n’est pas ce qu’il m’a demandé mais de toute façon je ne pourrais jamais lui offrir le même spectacle, les explosions ne sont jamais strictement les mêmes. Cependant, je pouvais lui offrir bien mieux. Je m’étais levé, saisissant une première poignée de couvert que j’avais jeté dans l’appareil suivi d’une seconde. Je repris ensuite le couteau que j’avais extirpé de la masse un peu plus tôt et qui n’était à présent plus rien d’autre que le dernier couvert a devoir rentré dans le ventre de la bête. Je l’avais posé triomphalement sur ses confrères avant de refermer la porte de l’appareil avec plus de violence que d’habitude. Je m’étais ensuite retourné vers l’exchange aux aguets pour reprendre correctement la conversation à laquelle il ne m’avait pas laissé le temps de participé quelques minutes plus tôt.

« Enchanté Gordy, appelle moi Hiro »

Je lui esquissai un sourire sadique cette fois-ci parfaitement et repris sur un ton affirmé :

« Si le cracha de ce micro-onde te suffit pour me proclamer maître des bombes, je suis curieux de savoir de quel titre tu m’honorerais pour une véritable explosion mais en attendant, faisons déjà sauter cet engin. »

J’avais remis la puissance au maximum, annoncé un temps de deux minutes à l’appareil puis avait tiré instinctivement le musicien par le bras pour le forcer à se reculer de la machine qui allait probablement prendre feu dans peu de temps. Un premier grincement ce fit d'ailleurs rapidement entendre, admire Gordy avais-je pensé avec satisfaction en voyant les premières secondes décomptées par l'appareil s'écouler bruyamment.

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Gordon Sherman
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Dim 19 Fév - 16:09


TNT se saisit des couverts et prend un malin plaisir à les rentrer dans le micro-onde. Il semble vraiment être dans son élément avec tout ça. Avec un savoir-faire incroyable, il pose un dernier couteau en haut de la pile qu’il a fabriqué : je l’observe, fasciné par sa technique précise, sa connaissance des réactions si avancée qu’il choisit de positionner ce couteau à cet endroit. D’un geste digne des plus sauvages Forges qui nous entourent maintenant, à la recherche de sensations fortes probablement, il claque la porte de la machine avant de se tourner vers moi.

« Enchanté Gordy, appelle moi Hiro. Si le cracha de ce micro-onde te suffit pour me proclamer maître des bombes, je suis curieux de savoir de quel titre tu m’honorerais pour une véritable explosion mais en attendant, faisons déjà sauter cet engin. »

Une véritable explosion ? Ça pourrait être intéressant… il faudra que je lui en reparle une autre fois. Peut-être que je pourrais faire de supers effets avec des gros ka-boom, ou même avoir un concert qui en balance. Hiro aura peut-être envie de devenir ingénieur pyrotechnique, qui sait.

Avant que je puisse répondre, TNT active le micro-onde d’une main experte et me tire en arrière. C’est certainement bien plus dangereux qu’avec le premier : après tout, cette fois-ci, il a eu énormément de choses à mettre dedans. Je me demande si mon micro survivra à la mort de son cousin éloigné, mais je mise tous mes espoirs sur sa solidité et la volonté que j’ai en moi. Elle doit bien pouvoir affecter la résistance de l’outil de mon art.

Le son commence, encore plus puissant, encore plus beau, plus déchirant que celui que j’avais entendu il y a quelques minutes de cela. Mes mains frétillent d’impatience, j’ai une terrible envie de prendre mon pad pour jouer dessus, mais ça devra attendre. Pour l’instant, je dois laisser le micro prendre un son aussi clair que faire se peut. Quelques IRS amassés autour de nous font du bruit en voyant la machine crachoter, et je pense immédiatement à la qualité de mon enregistrement qui pourra être gâché par ces hooligans. Je me retourne et leur lance un regard d’une détermination et d’un sérieux sans borne. Ils doivent bien m’aimer, ou simplement comprendre que je ne suis pas là pour rigoler, parce qu’ils s’arrêtent immédiatement. Un silence religieux se fait, uniquement brisé par les voix lointaines des élèves n’ayant pas été alertés par nos actions, ainsi que par les hurlements de l’orgue infernal joué par mon nouveau camarade.

C’est probablement cet étrange silence qui a alerté les adultes. Des exclamations de surprise légèrement teintées de peur se font entendre derrière nous ; je me détache du spectacle pour apercevoir nos spectateurs commencer à nous lâcher, fuyant tous dans la même direction. De l’autre côté, un surveillant arrive, le regard noir et affolé à la fois, voyant les flammes qui se dégagent maintenant de la machine. Il arrive pour nous. Notre opération est menacée. Il ne reste qu’une seule chose à faire. Je me tourne vers Hiro et pose une main sur son épaule.

« Hiro, tu dois t’enfuir ! Je ne peux pas abandonner mon micro, mais rien ne te retiens ici. Tu n’as aucune raison de te faire avoir par les pions ! Cours avec tous les autres, ils ne sauront jamais que c’était toi ! Je dirais que j’ai fait sauter les micro-ondes, les preuves sont contre moi, cours ! »

Je ne trahirais pas TNT. Partenaires dans le crime, je sais que si je dois tomber, lui peut s’en sortir. Avec un peu de chance, ma punition ne sera pas trop lourde – après tout, la destruction de matériel peut entrer dans les limites de mon programme Exchange (du moins je l’espère), et je repaierais les machines immédiatement. Juste un coup de fil à passer à mon père, qui sera sûrement surpris de savoir que je peux faire de la musique avec pareils sons.

Je passe mon ampli en bandoulière, comme quand je suis arrivé, m’empare de mon pad et entame un thème de bataille. Un brouhaha s’est formé autour de nous avec l’arrivée de l’administration, un peu de musique ne changera plus grand-chose au boulot que je devrais faire pour obtenir un résultat passable en retravaillant l’enregistrement. Et il semble bien que, telle une pierre au milieu de cette marée sans fin d’IRS fuyards, je vais devoir faire face à la vague en récoltant toute sa puissance.


HRP : Bon et bien voilà Hiro, je pense que c’est la fin du RP, à moins que tu ne décides de rester à mes côtés pour combattre ce terrible surveillant, ce que je ne te conseille pas d’ailleurs x)



Merci Raven :D :D :D

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