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Pour la rentrée 2018, Indarë organise une semaine d'Intégration pour les nouveau élèves et les moins nouveaux.

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Donnes-moi un nouveau souffle [PV. Ada]

Ailis Neil
ISS |:| Quatrième année
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Né(e) le : 03/02/2001
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Dim 22 Juil - 23:20
[petit flashback ] Le lendemain après l'épisode "concert":



Elle avait fait une connerie. Pas le genre de connerie qu'elle allait vraiment regretter. Pas du tout même. Etre aller à un concert avec Mathieu, avoir bu, avoir ressentit un peu le sentiment de liberté et surtout avoir retrouvé un bout de la véritable Ailis... Cela avait été si jouissif.... Non, elle ne pouvait vraiment pas sentir mal vis à vis de son acte. Elle ne s'était jamais sentit aussi bien. Mais les conséquences... C'était encore autre chose. Elle savait clairement que ça n'allait pas vraiment passer comme une lettre à la poste. Elle n'avait pas prévenu Joshua, elle lui avait volé de l'argents pour payer sa place et encore heureusement qu'il ne l'avait pas vu saoule et qu'elle était accompagnée par un garçon. Car là où cet homme à des pensées arriérées c'est aussi quand il croit que l'amitié n'est pas possible entre deux genres différents. Bref, elle avait toutes les options pour être sévèrement punis. Il faut dire qu'elle craignait pas mal ce moment. Ce qui fit que le soir du concert, elle préféra utiliser le reste d'argents qu'elle avait pour dormir une nuit dans un hôtel un peu miteux. Ce n'était pas une fugue. Elle savait juste que si elle rentrait après, elle ne ressortirait plus avant longtemps. La rouquine l'avait deviné simplement en lisant le nombre de messages qu'elle avait reçu de sa part. Son protecteur lui avait déjà cité toute la sentence qu'elle allait avoir. Sachant qu'on allait certainement lui retirer son téléphone, il fallait qu'elle prévienne Ada.

Ada c'était une jeune fille qu'elle avait rencontré au cour de l'année dernière. C'était un petit peu une admiration qu'elle portait envers quelqu'un de plus extravaguant qu'elle, quelqu'un osait. En comparaison, Ailis était une pauvre jeune fille coincée, menteuse et hypocrite pour ne pas se faire d'ennemis. En fait, la jeune femme, alors qu'elle était dans sa période où elle ne voulait plus trop écouter Joshua, avait proposé d'aller voir un film à cette fille. Mais pas de n'importe quel manière: sur un bateau. Cela avait l'air franchement bien et la jeune femme était vraiment en recherche de nouvelles sensations en ce moment.

Sauf que si elle ne pouvait plus sortir, elle ne risquait pas de pouvoir y aller. Et bien sûr, elle n'allait pas fuguer au risque d'avoir la police au cul et que sa situation empire d'avantage. Non, elle allait accepter le châtiment. Ailis ne devait donc pas rentrer ce soir, sinon elle ne pourrait pas prévenir. Et si elle faisait la morte, autant que Ada ne pense pas qu'elle le soit vraiment.

Cette nuit, elle envoya un SMS à Joshua pour lui dire qu'elle rentrerait demain et puis donna en même temps rendez-vous à son amie en fin de mâtiné.

Elle séchait les cours d'été mais tant pis, de toute façon, elle n'allait pas y retourner en étant puni. La demoiselle lui avait alors donné rendez-vous dans un petit parc. C'était encore dans la mâtiné, il faisait déjà chaud et les cigales n'arrêtaient pas. C'était plus calme en Ireland. La rouquine était donc sur un petit muré, avec les habits de la veille. Vu qu'elle allait être enfermée pendant des jours dans peu de temps, elle s'était prise un granité à la menthe (rappelons-le, son gout préférée) et l'attendait d'un air calme. Pour une futur prisonnière, la jeune femme semblait être plutôt sereine finalement. Elle regarda le ciel, quelques nuages, pas plus. Devant la rouquine, un groupe d'enfant s'amusait devant le regard semis-distrait de parents qui discutaient ensemble, riant, parlant de la soirée d'hier si ses oreilles étaient assez bonnes.

Quand elle vu Ada, un léger sourire se dessina sur son visage, elle lui fit un signe comme salutation. Quand la jeune femme fut assez proche, elle lui proposa d'un geste de main, et en communiquant surtout par le regard, si elle voulait quelques gorgées de sa boisson et selon son choix, elle la posa et prit son téléphone sur l'application bloc-note pour écrire:

"J'espère que c'est pas trop tôt pour toi."

Après tout, certaines personnes se levaient assez tard même s'il devait être aux alentours de onze heure. Elle l'écouta puis décida d'en venir aux faits:

"Je ne pourrais pas venir pour le film, je suis vraiment désolée, j'ai un repas de famille assez important et il vaut mieux que j'y participe"

Mensonge. Mais elle n'allait pas dire qu'on allait la retenir prisonnière. Cela reviendrait à expliquer sa délicate situation. De toute façon, qu'est-ce que ça changeait qu'elle dise la vérité ou pas ? Au moins, elle savait qu'elle ne viendrait pas. Bref, elle ne pouvait pas rester trop longtemps non plus, Joshua devait être à cran et ça commençait à légèrement l'inquiéter. Elle effaça puis écrit:

"Bref, je dois y aller, j'ai des trucs à faire, encore désolé"

Et une Ailis sauvage qui prend la fuite, une.


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Ada
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Ven 27 Juil - 17:17
Ada
Ada Reinhardt
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L’avantage quand on n’a plus aucun ami, c’est que ça laisse du temps pour être studieuse…

Les vacances ne passaient pas rapidement pour Ada, mais cela avait au moins le mérite de lui permettre de rester concentrée sur l’essentiel : la guitare. Pratiquement dans un an jour pour jour, elle aurait dix-huit ans, et elle avait la ferme intention d’être suffisamment compétente dans son domaine de prédilection à sa majorité pour devenir financièrement indépendante et enfin vivre comme elle l’entendrait sans que personne n’ait rien à y redire.
Aujourd’hui devait faire office de jour off au milieu de ces exercices intensifs. Une personne, une jeune fille elle aussi, avait proposé pour le plus grand bonheur de Ada, de l’accompagner pour une séance des Movies On The Rivers. Où un film serait diffusé sur un grand écran sur le pont supérieur d’un bateau qui voguerait le long de la Tamise pendant toute la durée de la projection.

Ailis. Finalement la personnification du seul rayon de soleil qui filtrait depuis le trou noir qu’était la vie sociale de Ada ces derniers temps. Sollicitée par cette dernière pour un rendez-vous de dernière minute dans un parc, Ada garait sa moto puis partait à la rencontre de son amie. Elle la trouva facilement, et fut accueillie par un signe de bienvenue qui ne manqua pas de lui faire esquisser un sourire bienveillant. Ailis lui proposa spontanément un peu de son granité à la menthe. N’étant pas le genre à refuser quelque chose de gratuit, Ada profita de l’offre pour taper franchement dans la boisson de son amie, en tâchant de ne pas trop abuser toutefois, tandis que Ailis écrivait quelque chose sur son Smartphone. Ada penchait légèrement la tête pour lire les quelques lignes ; Ailis prenait la délicate attention de lui demander si l’heure n’était pas trop matinale pour elle. C’est officiel, Ada trouvait la rouquine adorable comme tout. Elle la rassurait quant à sa première question avant que cette dernière ne se remette à pianoter :

« Je ne pourrais pas venir pour le film, je suis vraiment désolée, j'ai un repas de famille assez important et il vaut mieux que j'y participe. »

La nouvelle tombait comme un coup de marteau sur sa tête. Elle qui se faisait une joie à l’idée de chasser un peu ses idées noires au profit d’une soirée en bonne compagnie. Et même pour annoncer ça, Ailis avait quand même eu l’honnêteté de venir le faire en face de Ada plutôt que par sms, la guitariste ne serait même pas fâchée un tout petit peu contre elle après ça… N’ayant pas encore décroché un mot suite à cette nouvelle, l’attention de Ada fut bientôt accaparée par un nouveau texte sur le bloc note du téléphone d’Ailis :

« Bref, je dois y aller, j'ai des trucs à faire, encore désolée. »

Ainsi s’estompait la bonne humeur de Ada avec la disparition au détour d’un croisement de la chevelure flamboyante. Elle restait immobile encore un instant, puis préférait rentrer chez elle pour faire le point.

***

Elle réfléchit, allongée sur son lit.

Un repas de famille ? Mais… Je pensais que la majorité de sa famille serait en Irlande ? Et quand bien même elle viendrait, un repas de famille, ça se prévoit un minimum. Elle n’aurait pas réservé de places pour le film, où elle m’aurait prévenu plus tôt, non ? Peut-être que je me fais juste des idées…

Et si c’était moi qui étais à remettre en cause? Est-ce que j’ai dit ou fait quelque chose de déplacé par rapport au fait qu’elle est muette ? Est-ce que finalement, elle ne veut pas qu’on traîne ensemble ? Je ne vois pas qui aurait pu lui raconter des ragots sur moi ni dans quel but… Et puis ce truc du repas de famille, j’arrive pas à y croire…


Elle saisissait son téléphone :

SMS de Ada à Ailis:
 

Le reste de la journée, Ada essayait tant bien que mal de se recentrer sur ses compos et ses exercices, mais le cœur n’y était pas. Un peu plus tard en milieu d’après-midi, Ailis n’avait toujours pas donné signe de vie suite au premier sms de Ada. Plutôt pour n’avoir aucun regret que pour la harceler, Ada relançait Ailis :

SMS de Ada à Ailis:
 

Elle soupirait en jetant son portable sur son oreiller. Quel résultat pensait-elle obtenir avec ce message ? Puis vint finalement se profiler le crépuscule de cette journée, et Ailis n’avait rien répondu. Il y avait quelque chose d’illogique, d’incohérent dans tout ça, mais Ada ne savait pas mettre le doigt dessus. Un simple « Non, non, t’inquiètes, on se fait ça une prochaine fois sans faute. », aurait suffit à mettre un point final à tous ses doutes, mais ce prétexte, ce silence…

Puisqu’elle n’allait rien faire de sa soirée, Ada décidait de se rassurer une fois pour toute en s’autorisant un tour en moto où elle ferait un crochet par le domicile des Neil pour savoir de quoi il retournait. Elle ne comptait même pas aller jusqu’à espionner la famille, simplement faire taire les soupçons qui la tourmentaient en devinant de loin une quelconque activité dans le logement des Neil ou en voyant des véhicules stationnés devant. Elle se mit en route pour le quartier où vivait Ailis, et arriva rapidement à destination ; malheureusement pour elle, la scène qui l’accueillit, et qui devait balayer toutes ses craintes, ne fit que porter ces dernières à leur paroxysme.

La rue était pratiquement vide de véhicules, deux ou trois pièces à peine semblaient éclairées chez les Neil. Ada levait les yeux et dirigeait maintenant son regard en direction de la chambre de son amie, d’où émanait une lumière tamisée.

« Qu’est-ce que tu ne me dis pas, Lili ? »

Elle culpabilisait déjà affreusement alors qu’elle prenait conscience que sa curiosité mal placée l’avait amenée aux portes du domicile de son amie. Une frasque de plus ne pèserait pas beaucoup plus lourd dans la balance, puisqu’elle s’en voulait déjà d’être allée jusqu’ici, elle convenait de jeter rapidement un œil à travers la fenêtre de la chambre de Ailis, puis de lui ficher définitivement la paix pour la soirée. Se risquant à une infiltration d’une discrétion relative jusqu’à la fenêtre, elle entreprenait de regarder brièvement ce qui se passait dans la chambre. Ailis s’y trouvait, mais quelque chose n’allait pas. Ada en était certaine à présent, étant donné l’expression du visage qu’elle pouvait lire chez Ailis, elle n’était probablement pas cloîtrée sagement dans sa chambre de gaieté de cœur.

Tant pis pour la subtilité, elle avait voulu venir ici en connaissance de cause, Ada en assumerait les conséquences. Elle toquait deux fois aux carreaux de la fenêtre pour attirer l’attention de la jeune fille, et prononçait à voix basse :

« Ailis ! Qu’est-ce tu fous ? »
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Ailis Neil
ISS |:| Quatrième année
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Sam 28 Juil - 0:17
Elle s'en voulait un peu d'avoir à faire ça mais même dire qu'elle allait certainement être séquestrée pour cause de punition n'aurait pas été une bonne idée. Quand on dit une partie de la vérité, c'est souvent comme une suite de dominos. On est amené à en dire plus, toujours un peu plus pour au final montrer comme la situation est délicate. Certes c'est pas comme si elle se faisait battre, mais parler du fait qu'elle ai un protecteur oppressant lui lançant des regards parfois suspects pourrait amener à parler de la raison de sa présence,  pourquoi être partit aussi de loin de ses parents, dans un autre pays pour aller seulement en ISS ? C'est suspect et ça n'a aucun sens puisque la plupart vont en IRS. Et cela reviendrait à dire que c'est une tactique pour qu'elle soit prit en charge si un jour il se passe quelque chose, tout ça pour montrer que son mutisme n'est pas vraiment de naissance. Surtout que c'était illégal. Sa famille a quand même falsifié des documents médicaux... Bref, elle voulait pas que les gens sachent...

En rentrant, elle s'attendait à une grosse engueulade mais pour Ailis, ce fut bien pire. Il l'attendait, assis sur une table et quand elle vit les bouteilles d'alcool, elle jura intérieurement. Il boit quand il est inquiet maintenant ? C'était pas pour l'arranger. La jeune femme se planta devant lui d'un air un peu coupable, comme si elle regrettait. Ce qui était évidement faux. Mais en cas de conflit, il vaux mieux toujours se mettre dans la cause du plus fort. Joshua tourna sa tête vers la demoiselle et râla.

-Tu te fous de ma gueule...?

Sa voix était vaseuse. Elle aurait dû rentrer plus tard. Pas maintenant. Elle avait envie de faire demie-tour. La demoiselle se sentit un peu paniquer. Elle commença alors à lui répondre en langage des signes:

"Je suis désolée, je ne..."
-Putain arrête de bouger les mains, tu crois vraiment que j'ai la tête à décrypter ce que tu dis maintenant ?
Dit-il froidement en se levant.

Il s'avança vers elle alors que la demoiselle reculait à petits pas. Elle aurait dû fuguer pour de bon, ne plus jamais rentrer. Allez plus que 9 mois avant sa majorité...Après elle pourra partir. S'il la laisse faire.

-Tu...Disparais sans nouvelle toute une nuit...Tu me voles de l'argent et tu reviens comme une fleur ?! C'est quoi ton problème merde ?! Pourquoi tu fais des trucs comme ça ?!

Qu'est-ce qu'elle pouvait vraiment répondre ? Qu'elle était totalement insensible et antipathique à son inquiétude ? Qu'elle s'excusait seulement pour éviter les problèmes ? Elle recula encore un peu jusqu'à heurter le mur. Son cœur loupa un battement. Ses mains commencèrent de nouveau à signer quelque chose:

"Joshua, je suis vraiment déso..."
-Mais arrête putain !


Il lui attrapa les mains pour qu'elle cesse de les gesticuler. Ailis serra les dents, il l'empêchait de communiquer, c'était horrible de faire ça à une muette. Elle ne pouvait plus rien faire à ce stade là. La demoiselle se sentit totalement crispée, qu'il la lâche merde ! Elle aurait dû rester avec Ada. Au moins elle se sentait bien et calme avec elle... Ici c'était une angoisse perpétuelle. Surtout depuis qu'elle faisait autant de conneries en fait... Elle voulait voir le vrai visage de Joshua mais n'assumait jamais les conséquences. Il eu quelques secondes éternelles de silence puis il répondit plus calmement:

-Tu vas rester dans ta chambre jusqu'à ce que je t'autorise à sortir. Si tu me désobéis, je peux rapporter ton comportement à tes parents pour qu'il te place dans un endroit pire que ça. Donc tu y restes. Et tant pis pour les cours. Et donne moi ton téléphone.


Il la lâcha et la demoiselle s'empressa de rentrer dans sa pièce en posant son portable sur la table. Elle se jeta sur son lit. Elle pleura.


~~~

Passer toute la journée dans sa chambre n'avait pas été la meilleure chose de sa vie. Elle s'ennuyait. Ailis avait l'impression de savoir ce que les prisonniers ressentaient. Dire qu'elle aurait dû voir un film avec son amie, directement sur l'eau...  Cela n'aurait pu être que bien, elle se sentait bien avec elle après tout. La rouquine tournait donc en rond depuis des heures et n’espéraient qu'une chose: que cette punition ne reste pas trop longtemps.

C'était le crépuscule, la chambre de la jeune femme se teintait doucement d'une belle couleur orange. C'était une pièce banale. Cela se voyait qu'elle n'était pas là depuis longtemps et qu'elle ne comptait pas rester. Les murs étaient restés vides, aucune décoration. Seul le bureau était en bordel avec différentes feuilles, crayons qui montraient le travail qu'elle donnait pour ses études. Ce bureau se trouvait à côté de la fenêtre et dans le coin opposé, le lit simple et un ventilateur tournant depuis un bon moment déjà. La demoiselle alla prendre une douche dans la petite salle de bain rattaché à la pièce et sortit entourée seulement d'une serviette avant s'allonger, fixant le plafond.

Deux toquements. Ailis sursauta et se releva d'un coup. Cela venait de la fenêtre. Ada ? Elle fut tellement surprise qu'elle ne remarqua même pas sur le coup que sa serviette était tombée jusqu'à son ventre, montrant sa poitrine. Elle rougit et la replaça de sorte à la cacher et se leva en maintenant la serviette d'une main. Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Elle dormait ? Mais elle était censée être à un repas de famille ! La demoiselle resta comme ça sans rien dire en l'observant, n'y croyant qu'à moitié à vrai dire. Finalement Ailis fouilla dans son placard, mit une sorte de robe de pyjama par dessus la serviette et quand elle fut placée, elle la retira pour mettre la serviette sur le lit. La demoiselle, embarrassée, surprise et paniquée se dirigea vers la fenêtre pour l'ouvrir avec un peu de difficulté.

Vu le regard interrogateur qu'elle faisait, elle n'avait pas besoins d'écrire quoi que ce soit pour se faire comprendre. Ah, si seulement tout le monde pouvait comprendre le langage des signes. Cependant, si Ada venait à parler maintenant, elle lui ferait le signe "chut" pour montrer avec sa main que Joshua n'était pas loin et qu'il ne devait pas savoir qu'il y avait quelqu'un. La rouquine lui fit signe de rentrer et alla attraper son ardoise à défaut de ne pas avoir son téléphone. Et maintenant ? Elle savait qu'elle lui avait mentit. Si elle mentait une seconde fois trop violemment, elle pourrait s'énerver. La jeune femme écrit:

"Je suis désolé, je pouvais pas sortir car j'ai fais une bêtise hier et j'ai interdiction de partir. Mais tu peux pas rester là."

Elle minimisait au maximum, c'était plus convaincant et elle ne voyait pas ce qu'elle allait rétorquer à ça.


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Ada
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Dim 29 Juil - 22:01
Ada
Ada Reinhardt
Ancien membre
Aussitôt qu’elle vit le sursaut engendré chez Ailis par son geste, Ada releva les mains bien en évidence par réflexe comme pour signifier ses intentions amicales et ses excuses pour avoir surpris son amie à moitié nue et à son domicile. Même si elle détourna le regard une fraction de seconde après avoir remarqué que la serviette de bain de la jeune fille n’avait pas complètement suivi son mouvement spasmodique, Ada ne put éviter de passer son regard sur la poitrine alors mise en évidence de Ailis. Tandis que cette dernière se reprenait et partait enfiler un vêtement, Ada ne pouvait s’empêcher de complexer en comparant ce qu’elle avait vu à sa propre morphologie. Bien que quelque peu chagrinée par la comparaison qui opérait inévitablement dans sa tête, le temps n’était pas aux larmoiements sur sa petite poitrine. Ailis ouvrait la fenêtre, dans une expression qui donnait l’impression que la jeune fille était en proie à une tornade de sentiments très forts et contradictoires.

En toute logique, Ada prit l’extrême précaution de rentrer sans faire le moindre bruit suspect, et ne savait que trop bien l’importance de ne pas élever la voix quoi qu’il puisse advenir dans les minutes à suivre. Ne serait-ce qu’un infime chuchotement, provenant de la chambre d’une muette, aurait tôt fait de donner l’alerte générale, peu importe qui se trouverait dans la maison à ce moment-là. Aillis partait maintenant chercher autre chose sur son bureau avec hâte, toutefois, Ada voulait prendre les devant :

« Ailis, avant toute chose, je veux que tu saches : je ne t’en veux absolument pas. Pour quoi que ce soit. Et vu mon comportement de ce soir, si tu me dis que tu ne veux plus du tout qu’on soit amies, je comprendrais parfaitement, et… »

Mais Ailis glissait prestement son ardoise sous le nez de Ada, qui s’interrompait pour lire :

« Je suis désolée, je pouvais pas sortir car j'ai fait une bêtise hier et j'ai interdiction de partir. Mais tu peux pas rester là. »

« Ok. Je comprends, et je veux pas t’attirer d’ennuis. Mais mets-toi à ma place, je me demande quelle « bêtise » justifie qu’on dise à ses amis qu’on a un repas de famille au lieu de « J’ai fait « ÇA » donc je suis privée de sortie ce soir », tu comprends ? »

Il était important pour Ada de ne pas accabler Ailis sous un flot de questions gênantes ou incessantes, elle voulait lui laisser le temps de s’exprimer et choisir soigneusement ses mots. Il est des problèmes personnels qu’il est trop douloureux de révéler, Ada ne voulait pas faire craquer Ailis pour satisfaire égoïstement sa curiosité. Mais sans gratter un peu plus la surface du problème, il lui était impossible de déterminer si Ailis avait besoin d’une aide qu’elle n’oserait jamais demander, ou si Ada s’employait déjà malgré elle à forcer Ailis à lui révéler qu’elle avait quelques cadavres dans le placard…

« Attends mais… Maintenant que je te regarde, t’as passé l’après-midi à pleurer ou quoi ? »

Elle dégageait une mèche de cheveux derrière laquelle son amie essayait tant bien que mal de disparaître, et discernait un regard éreinté et fatigué d’avoir tant pleuré. L’image de la jolie rousse tourmentée par le chagrin et dont le visage accusait une tristesse qui seyait si mal à ce profil d’ordinaire si enjoué contaminait Ada. Son expression se muait instantanément en un mélange de consternation et de compassion :

« Mon dieu, Ailis, t’as les yeux si rouges, t’as l’air exténuée… »

Elle baisait tendrement son front, puis enlaçait cette dernière dans ses bras. Elle fermait les yeux et s’autorisait, du bout des lèvres :

« Mais quel genre de supplice on te fait subir ici, Lili… »

Le temps restait figé ainsi un court instant, puis un détail venait frapper Ada, comme une révélation. Elle lançait en rouvrant les yeux :

« C’est ce mec… »

Saisissant Ailis par les épaules, elle remettait brusquement juste assez de distance entre elles deux pour pouvoir de nouveau croiser son regard avec celui de la rouquine :

« C’est ce type qui rôde autour de toi H24. C’est ça, pas vrai ? J’ai raison ? »

Ailis semblait réticente à l’idée de s’étendre sur le sujet.

« Depuis le temps qu’on se fréquente, tu crois vraiment que c’était possible de ne pas le remarquer ? Je vous ai déjà surpris plusieurs fois en train de vous engueuler quand il vient te chercher au bahut. Et ça, c’est que dalle… Tu fais jamais aucune sortie sous des prétextes bidons alors que t’es hyper ouverte avec les gens. Impossible aussi de pas remarquer toutes les fois où tu laisses sonner et vibrer ton téléphone en prenant cet air anéanti comme si tu savais pertinemment qui appelait et que tu n’en pouvais plus de supporter ça. »

Ailis gigotait nerveusement pour se défaire de l’emprise imposée par Ada, qui s’efforçait toujours de contenir cette dernière en la tenant fermement par les épaules pour qu’elle ne fuît pas. Ailis ne voulait pas renvoyer son regard à Ada, qui fit claquer ses doigts devant elle pour sommer à Aillis de soutenir la conversation qu’elle essayait d’avoir avec elle :

« Hey, c’est ici que ça se passe. »

De sa main gauche, Ada venait saisir la mâchoire inférieure de la jeune fille, et l’orientait vers elle de façon à suggérer instamment à Aillis de ne plus essayer de se défiler vainement.

« Je l’ai déjà vu te tirer violemment par le bras pour te ramener je ne sais où que tu le veuilles ou non. Je vois aussi que certains jours, tu ne peux simplement rien avaler au réfectoire, et ça me fait chier de l’admettre, mais j’en connais un rayon sur le sujet, donc tu me la feras pas à moi. »

Ada se haïssait intérieurement, Ailis devait être à deux doigts de devenir hystérique à cause de son interrogatoire forcé. Même si dans l’absolu, Ada ne faisait qu’exposer des secrets de Polichinelle, mettre ainsi Ailis devant le fait accompli et la brusquer pour susciter une réaction en elle affectait significativement Ada, mais jamais autant que cela devait être éprouvant pour son amie.

« Ailis, je comprends rien à ce qui t’arrive, mais même toi tu dois bien te rendre compte que ta situation actuelle est en train de te tuer à petit feu. C’est quoi l’idée ? Garder tout ça pour toi jusqu’à ce que tu n’en puisses plus et que tu fasses une connerie ? »

Ada voulait pleurer, mais il ne fallait pas. Qu’importe si Ailis ne voulait plus jamais la voir après ça. Pour lui venir en aide, peu lui importait de se sacrifier si cela impliquait pour Ada d’incarner ce qui correspondait à ses yeux à la définition de ce qu’est une véritable amie : une personne qui lui dirait ce qu’elle devait entendre, et pas ce qu’elle voulait entendre.
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Ailis Neil
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Lun 30 Juil - 19:39
La demoiselle avait vraiment du mal à s'en rendre bien compte. Ada ici ? Elle venait pour l'engueuler de lui avoir mentit ? La prochaine fois, elle fermera ses volets si maintenant les gens venaient à aller directement à son domicile...

Avant même que la rouquine ne puisse attraper son ardoise, son amie commença à lui parler, lui disant qu'elle ne lui en voulait absolument pas et que si elle voulait couper tout contact à cause de ça, elle comprendrait. Ailis la regarda, pourquoi elle lui disait ça ? Elle avait du mal comprendre. Enfin bref, dans tous les cas, elle ne pouvait pas rester ici, Joshua pouvait l'entendre et venant de la chambre d'une muette, c'était pas la chose la plus logique. Ada lui répliqua alors qu'elle ne voulait pas lui attirer des ennuies mais qu'il fallait essayer de comprendre son incompréhension. La rouquine ne savait pas vraiment quoi dire. Elle était fatiguée, elle avait du mal à réfléchir et la venue subite de cette jeune fille venait de lui chambouler le cerveau. Dans tous les cas, elle devait lui faire comprendre qu'elle ne devait pas rester.

Trop tard, elle commença à lui demander si elle avait pleuré. Ailis ne pensait pas avoir encore les yeux rouges...Fais chier. Elle aurait voulu reculer mais son ami libéra son visage d'un de ses mèches pour embrasser son front et l'enlacer. La rouquine se tendit un peu, pas toujours très habituée à ce genre de contact et pas mal à cran pour profiter normalement de ce moment. La demoiselle commençait à stresser vraiment par rapport à son protecteur. Malheureusement, la descente aux enfers ne faisait que commencer. Son amie commença à craindre ce qu'elle subissait ici et quand elle dit "c'est ce mec" en lui attrapant les épaules, Ailis commença vraiment à craindre la suite. Elle paniquait intérieurement. Maintenu ainsi, elle ne pouvait même pas répliquer. Elle observait son visage d'un air surprit. Comment elle pouvait se douter que Joshua...La réponse ne se fit pas attendre. La jolie demoiselle eu le droit à l’énumération entière de ce qui avait pu se passer. Et bien qu'elle avait toujours justifié ça du mieux qu'elle pouvait, là, elle ne pouvait plus rien dire puisque tout ces éléments mis bout à bout semblaient former une preuve irréfutable.

Fuir. Elle voulait fuir. Mais même quand elle détourna son regard, la brune alla lui chercher le visage pour l'obliger à la regarder. Une panique interne montait, sa gorge se serrait doucement. Qu'elle arrête ! Qu'elle arrête de dire ça ! Elle voulait la pousser, lui mettre la main devant la bouche, lui crier dessus même si elle en était dans l'incapacité... Mais elle ne pouvait que rester à l'écouter, ne pouvant rien faire d'autre.

Et elle continuait à l’assommer de mots et son corps se tendait à chaque preuve que les choses n'allaient pas spécialement bien pour elle. Et la rouquine, sans même s'en rendre compte, sentit des larmes couler le long de ses joues alors que son visage devenait un peu plus rouge. Avant même qu'elle n'eu le temps de terminer sa phrase, elle tenta de repousser Ada de ses deux mains. Elle devait la faire partir. Elle avait envie de craquer elle ne le voulait pas. Et puis... Son amie n'était pas forcement des plus discrètes...

Alors qu'elle commençait à craquer, Ailis ouvra la bouche. Pendant un instant, alors que ses idées n'étaient pas en place, elle cru vraiment qu'elle allait pouvoir parler comme avant. Mais sa bouche imita un cri alors que ses lèvres avaient mimé "Tais-toi". Mais aucun son ne sortit. Elle posa une main sur sa propre gorge qui venait de la brûler rien qu'en forçant comme ça pour rien. Ses larmes furent un peu plus violentes à cause de cette frustration de ne pouvoir rien dire. En somme, un muet de naissance n'aurait pas eu le réflexe de vouloir crier s'il ne le pouvait pas. Mais Ailis ne l'était pas contrairement à ce que tout le monde pensait.

Son visage rouge, sa respiration plus forte, elle entendit d'un coup une voix qui la figea:

-Ailis, bordel c'est quoi cette voix ?!


Elle sursauta et regarda Ada d'un air paniqué. La jeune femme inspecta en quelques secondes la chambres. Elle regarda le lit, puis l'ordinateur allumé. La rouquine alla alors d'un coup pousser son amie jusqu'en dessous de son lit, lui faisant comprendre qu'elle devait absolument se cacher. Puis la rouquine se leva et se mit devant son pc portable qui était ouvert sur un site banal. L'homme rentra, Ailis se retourna, les yeux encore pleins de larmes. Le protecteur observa la chambre puis s'avança.

-C'était quoi ces bruits ?

La rouquine utilisa alors à nouveau le langages des signes:

"Je regardais une vidéo sur mon pc pour le travail"

Il fonça les sourcils en voyant ses yeux humides et soupira. Elle pleurait à cause de la punition ? Il s'assit sur le lit et se frotta un peu les yeux d'un air fatigué.

-Arrêtes de faire cette gueule. C'est ta faute... Je sais pas si tu cherches à me rendre fou mais va falloir que tu te calmes. D'ailleurs tu vas me passer ton pc aussi, une punition est une punition, pas de divertissement.

Ailis ferma l'ordinateur et se leva pour le lui donner. La jeune femme était loin d'être tranquille selon ce qu'il disait alors que son amie était coincé là dessous...

-J'ai accepté ce poste pour une gamine qui avait besoins d'aide si elle avait besoins d'être prise en charge...Pas pour une ado qui veut défier l'autorité.


Merde, qu'il la ferme ! La rouquine eu des sueurs froides, tout allait de travers. Elle avait besoins de s'enfuir loin de tout le monde. Elle ne savait même plus quoi répondre tant qu'il y avait tant de paramètres qui se bousculaient dans sa tête. Joshua se leva et s'approcha d'elle alors que l'étudiante fut encore plus stoïque qu'avant. Il l'observa de sa hauteur de son air neutre. Il avait l'air tellement plus fort qu'elle.

-Tu vas rester dans cette pièce un moment et peut-être que tu auras comprendra d'accord...? C'est pas dans mon intérêt que tu partes d'ici et ce n'est pas dans le tient. Et plus tu feras n'importe quoi, et plus ce sera difficile à vivre pour toi comme pour moi ok ?

La rouquine recula un peu jusqu'à rencontrer un mur. Et il continua d'avancer, replaçant une mèche de ses cheveux roux, lui faisant ce regard qu'elle ne comprenait pas et qui était toujours très dérangeant pour elle . La demoiselle hocha la tête et Joshua sourit avant de sortir avec le PC en main.

Le coeur de la jeune fille battait à mourir, elle avait eu vraiment peur sur le coup mais malgré ce qu'il avait dit, sa langue ne s'était pas trop délié. Cependant, tout ça n'était pas encore finit. Ailis ressuya ses yeux, elle devait se calmer, elle ressentait trop de panique. La jeune femme se dirigea vers son bureau ouvra les tiroirs, sortant une boite de médicament: des calmants. Ce n'était pas souvent qu'elle en prenait mais Joshua lui avait donné cela le jour où elle avait une petite crise de panique à cause d'une pression trop forte qu'il lui avait donné. La demoiselle ouvrit alors et en sortit quelques uns sans regarder la quantité très sérieusement et se dirigea vers la très petite salle de bain reliée à la chambre pour avoir de l'eau. C'était beaucoup trop pour elle.


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Ada
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Mar 7 Aoû - 14:35
Ada
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S’il était flagrant que le plaidoyer adressé à Ailis l’affectait assurément, Ada aurait été bien incapable de dire s’il s’opérait chez la jeune fille une prise de conscience bénéfique ou si elle était inconsciemment en train de la torturer psychologiquement. Ada fut profondément meurtrie de voir que ses mots eurent pour conséquence d’amener aux larmes la rouquine. Mais Ailis ne se sentirait-elle pas mieux en sachant qu’au moins une personne était de son côté ? Qu’au moins une personne était soucieuse de son bonheur à elle ?

C’est tout l’inverse qui se produisit… Une fois son procès terminé, Ada se vit rejetée par Ailis. Elle l’avait faite craquée, elle était allée trop loin, et c’en était trop pour cette dernière. Ada resta pétrifiée sur place lorsqu’elle décela deux mots sur les lèvres de son amie, qui s’époumona dans un silence de mort :

« Tais-toi »



Le silence qui suit l’échec…

Aucun son n’avait été émis, et pourtant, ces deux mots firent plus de bruit qu’une bombe dans sa tête. Tout son être avait tremblé comme si elle prenait soudainement conscience que toutes ses remontrances avaient été autant de poignards qu’elle était venue planter dans le cœur de celle qu’elle ne souhaiter pourtant que secourir. Ada plaçait sa main devant sa bouche, dégoûtée d’elle-même, alors que le remords, dans la douleur pulsatile qu’il instiguait dans son cœur, se matérialisait déjà en naissant au niveau de ses yeux pour venir couler le long de ses joues.

Comme désormais absente, Ada n’était plus capable de rien entreprendre pendant les quelques secondes qui suivirent. C’était sans compter sur une voix colérique en provenance de la maison, qui accéléra les choses :

« Ailis, bordel c'est quoi cette voix ?! »

Ada n’opposa aucune résistante quand Ailis la jeta en grande hâte sous son lit. Tout juste encore assez lucide pour appréhender l’importance de ne faire aucun bruit pendant l’orage qui se préparait, Ada s’employait à étouffer ses sanglots en couvrant sa bouche et son nez avec ses vêtements. Bien qu’elle ne parvenait plus à réunir ses pensées, Ada reconnut toutefois formellement la voix de l’homme qu’elle soupçonnait de pourrir la vie à Ailis. S’en suivit quelques mots entre la jeune fille et cette personne qu’elle n’eut d’autre choix que d’entendre malgré elle :

« J'ai accepté ce poste pour une gamine qui avait besoins d'aide si elle avait besoins d'être prise en charge...Pas pour une ado qui veut défier l'autorité. »

Ada n’en pouvait plus. Elle aurait souhaité pouvoir disparaître, qu’on l’oublie sous ce lit. Encore une information qui ne la concernait pas du tout, et qu’elle ne pourrait jamais feindre de ne pas avoir entendu. Cet enfoiré… Autant admettre franchement qu’il n’était qu’un sale con refusant de s’impliquer dans son travail et avide de faire de l’argent facilement surtout sans se tuer à la tâche. Plus affligeant encore, de quel droit Ada était-elle venue s’immiscer dans la vie privée de quelqu’un sans son consentement ? À quel point fallait-il être imbu de sa propre personne pour s’improviser sauveur de quelqu’un dont on ignore tout de la situation personnelle ? Quel genre d’« amie » ferait ça ? Tout ce qu’elle avait réussi à faire, c’était à mettre Ailis dans une merde encore plus profonde que celle dans laquelle elle était avant qu’elle ne s’en mêle. Elle étouffait sous ce lit, elle voulait fondre en larmes, évacuer, il fallait que cet homme sorte immédiatement.

Aussitôt la porte de la chambre claquée par ce dernier, et le bruit de ses pas suffisamment lointain pour être à nouveau inaudible de l’autre côté du mur, Ada sortit de sous le lit pour voir Aillis se saisir d’une boîte de médicaments d’où elle extirpait une petite poignée de pilules. De quoi s’agissait-il ? Qu’est-ce qu’elle avait en tête ? Elle prenait à présent la direction de la salle de bain. Désormais trop consciente que le moindre bruit serait synonyme de catastrophe, Ada pianotait rapidement quelque chose sur son smartphone et se jetait aux genoux de Ailis, en brandissant en pleurs son portable vers elle, tenant de l’autre main le poignet plein de gélules pour l’immobiliser temporairement. Elle arborait le message écrit sur son téléphone directement sous les yeux de la rouquine tandis qu’elle martelait la fonction copier-coller de son appareil pour accentuer sa volonté de souligner les remords qui l’accablaient à Ailis :

Ada écrit :
 

Elle capitulait, se laissant choir sur le sol de la salle de bain. Inconsolable et éplorée, elle laissait son portable tomber un peu plus loin, se recroquevillait dans un coin de la pièce pour pleurer à chaudes larmes. Elle avait tout fait de travers une fois de plus. Pourquoi alors qu’elle était pleine de bonnes intentions, fallait-il systématiquement qu’elle détruise tout ce à quoi elle touche ? Elle mourait de honte, essayant d’asphyxier ses gémissements dans ses vêtements déjà imbibés de liquide lacrymal. L’idée même que Ailis puisse être en train de la regarder ainsi la faisait se consumer intérieurement d’un sentiment de culpabilité insoutenable. Elle se trouvait pathétique. La tragédie à laquelle elle venait de fortement contribuer avait quelque chose de grotesque et de paradoxale. Ada, la grande gueule, était réduite au silence par la force des choses et par l’insolence de son égoïsme. Et injustement, Ailis, victime muette de toute cette absurdité, était incapable de hurler au monde sa volonté qu’on la laisse respirer…
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Ailis Neil
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Mar 7 Aoû - 22:37
Elle avait vraiment eu peur qu'il ne découvre que son amie était là. Cela ajouté à tout son stresse qu'Ada avait fait monté, cette pression, cette impression de ne pas pouvoir respirer, de ne pouvoir rien dire...C'était une frustration de ne pouvoir rien dire, de ne pouvoir se faire comprendre dans ce genre de moment. Mais vu comment Ada l'avait regardé quand elle avait mimé cette phrase, la jeune femme avait vraisemblablement comprit. Ce qui, malgré le fait qu'elle déteste ce genre de sensation, avait été étrange. C'était comme si elle avait vraiment dit quelque chose, et qu'on l'avait comprit.

Finalement, après le départ de Joshua, la rouquine se mit devant la glace, avec les pilules qui étaient censées la calmer. Pas sûr que cela fonctionne et habituellement, elle n'aimait pas les prendre mais dans cette situation, se reprendre lui semblait déjà essentiel. Plus elle attirait la pitié sur elle et puis Ada voudrait l'aider. Elle avait toujours fait de son mieux pour se montrer dans une situation normale à cause de cette histoire de falsification. La jeune femme regarda alors les comprimés puis d'un coup, sentit quelqu'un lui attraper le poignée. Sous le mouvement, les deux cachets tombèrent au sol et la demoiselle pu voir le visage de son amie, les larmes aux yeux, visiblement très bouleversée par ce qui venait de se passer. Elle était à genoux, lui montrant son téléphone comme si elle ne voulait faire aucun bruit. Ce visage déformé par les larmes, ses hoquetements...Tout cela lui fit ressentir un violent pincement au cœur. Ce n'était pas souvent qu'elle avait pu voir dans sa vie une personne dans cet état là. Elle ne savait pas quoi dire, elle ne comprenait à vrai dire pas pourquoi elle se mettait dans des états pareils. Était-ce parce qu'elle lui avait demandé de la fermer ? Sur son téléphone, elle la suppliait de lui pardonner. Puis, l'appareil tomba sur le sol alors que celle qui pleurait se recroquevilla contre le mur.

La rouquine était loin d'être habituée à savoir comme agir. Elle lui faisait énormément de peine...Mais d'un côté, la contradiction était qu'elle aussi venait de se retrouver dans une situation forte déplaisante, les rôles s'inversaient injustement. De toute façon, elle ne voulait pas se faire plaindre. La demoiselle retourna alors dans sa chambre pour prendre une boite de mouchoir puis revint dans la petite salle de bain. Elle s'assit doucement à côté d'elle et lui tendit la boite d'un air de nouveau assez calme. Ailis avait toujours été bonne menteuse. Et si elle voulait montrer du calme dans ce genre de moment alors qu'en elle, c'était tout le contraire, elle pouvait très facilement le faire. La demoiselle l'observa alors du coin de l'oeil d'un air un peu triste puis se pencha pour récupérer son téléphone. Elle nota sur le bloc note avant de lui montrer:

"C'est ma faute, j'aurais pas dû te mentir sur ce faux diner"


Oui, que sur ce faux dîner bien sûr. Le reste des mensonges, elle ne regrettait  pas vu que ça lui paraissait vital. Mais bon, au moins maintenant elle savait que Josh n'était pas vraiment son frère et certainement, elle aurait préféré ne pas savoir comment cette histoire était compliquée. La demoiselle enchaîna sur l'appareil de la brune:

"Et je vais bien sûr pas couper contact avec toi pour ça Ada"

Finalement elle se mit en face d'elle, posant ses bras croisés sur les genoux de son amie pour poser son menton dessus et la regarder quelques secondes, attendant qu'elle se calme doucement. Ailis n'avait même plus envie de pleurer, voir son amie faisait qu'elle se disait qu'elle n'avait pas le droit de se mettre dans cet état là maintenant. La jeune femme l'observa alors et quand son amie pu se calmer au moins un petit peu, elle écrit à nouveau.

" Ada, t'es une des meilleurs choses qui me soient arrivée, t'as pas à t'en faire, je suppose que je ne pouvais pas cacher des choses toute ma vie sans que ce soit vu"

Un fin sourire triste se plaça sur ses lèvres alors qu'elle avait encore les yeux bien rouges. Finalement elle laissa encore passé du temps, un temps finalement assez précieux et calmant, elle faisait intérieurement le point sur ce qu'elle savait maintenant et ce qu'elle ne savait pas. Elle devait encore dissimuler certaines choses après tout. Quand le calme se fit, finalement, Ailis décida d’éclaircir deux trois choses pour elle. Elle note:

"Joshua est pas vraiment mon frère. Il a été embauché par mes parents comme tuteur légal quand je suis entré à Indare l'année dernière."


Elle n'en dit pas plus, c'était certainement suffisant et vu l'état de Ada, elle n'allait pas l'harceler pour en savoir plus.


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Ada
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Ven 10 Aoû - 17:50
Ada
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Ada ne sortit à nouveau sa tête de ses vêtements que lorsqu’elle qu’elle sentit Aillis s’asseoir à côté d’elle sur le sol de la pièce. Si elle ne parvenait pas à discerner distinctement cette dernière à cause des larmes qui floutaient sa vision, elle identifia une boîte de mouchoirs que lui tendait Aillis. Elle s’empressait d’en saisir trois qui furent rapidement imbibés au point de pouvoir être considérés comme totalement rentabilisés. Seuls rompaient le silence désormais omniprésent dans la pièce les hoquets et reniflement sporadiques lancés par Ada qui observait du coin de l’œil son amie écrire sur le téléphone qu’elle venait de ramasser par terre. Se concentrer sur la lecture de son message contribuait déjà un tant soit peu à calmer ses nerfs :

« C'est ma faute, j'aurais pas dû te mentir sur ce faux diner »

Toujours sans un bruit, Ada lui adressait un signe de la main pour lui signifier qu’il n’y avait rien à excuser ; elle restait convaincue que tous les torts étaient siens dans cette histoire.

« Et je vais bien sûr pas couper contact avec toi pour ça Ada »

Ada laissait faire son amie qui prenait appui sur ses genoux, elle trouvait ce geste très touchant. Elle aurait voulu prendre Aillis dans ses bras en une occasion pareille, puis elle convint que cela eut été abuser un peu de la situation et un peu immature. Déjà de nouveau un peu plus maîtresse de ses pensées, elle préférait agir avec pondération, reprenant son téléphone un instant pour tapoter quelques mots :

« Tu dois me trouver nulle à chier comme copine… Sous prétexte de vouloir t’aider, je viens m’incruster dans ta vie privée sans ton accord, je te fous dans la merde et au final, c’est toi qui me consoles… »

La réponse ne se fit pas attendre :

« Ada, t'es une des meilleurs choses qui me soient arrivée, t'as pas à t'en faire, je suppose que je ne pouvais pas cacher des choses toute ma vie sans que ce soit vu »

Est-ce qu’elle lui disait simplement ce qu’elle voulait entendre ? Est-ce que c’était sincère ? En tout cas, ces précieux mots qui lui faisaient tant de bien, laissaient un goût de bonne réponse dans le cœur de Ada, qui avait repris son souffle, et parvenait déjà à raisonner avec un peu plus de discernement. Les deux laissaient le calme revenir naturellement dans la pièce, sans doute était-il bénéfique et nécessaire pour les deux organismes ayant déjà bien assez souffert en un laps de temps si court. Après un instant, Ailis prit l’initiative d’apporter quelques précisions sur sa situation à Ada, elle rajoutait :

« Joshua est pas vraiment mon frère. Il a été embauché par mes parents comme tuteur légal quand je suis entré à Indare l'année dernière. »

Ada lui faisait signe de la main pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à se sentir obligée de lui en dire plus. À présent, ce qu’elle désirait plus qu’autre chose, c’était de se griller une clope et de se trouver un alcool fort. Toujours sur son smartphone, elle notifiait simplement à Ailis :

« Je peux te promettre de m’occuper de mes fesses à partir de maintenant si tu veux rester discrète sur ta situation personnelle. Mais je voudrais juste que tu saches que, si je ne t’obligerais jamais à m’en dire plus que tu ne le souhaites, je veux vraiment que tu prennes conscience que je préfère me prendre cent « occupe-toi de ton cul » honnêtes, plutôt qu’un seul pieux mensonge censé satisfaire plus ou moins tout le monde… »

Puisqu’elle en avait déjà assez fait à son goût, elle convenait de laisser Ailis seule décisionnaire quant à la suite des évènements, elle concluait :

« Si tu me dis que la situation telle qu’elle est actuellement te convient, et qu’il n’y a rien que je puisse faire, j’imagine que tu vas me dire qu’il serait préférable que je parte, à présent ? »
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Ailis Neil
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Sam 11 Aoû - 13:04
Ailis ne se sentait pas vraiment bien. C'était une grosse angoisse au fond d'elle qu'Ada soit au courant, qu'elle n'ai pas réussi à cacher ce qu'elle voulait cacher. Et si cela devenait systématique ? Est-ce qu'elle avait fait une erreur qui pourrait faire que cela pourrait recommencer ? Son cerveau avait du mal à réfléchir, il surchauffait et sa réflexion en ce moment était plus sur comment paraître calme et sereine alors qu'elle ne l'était pas vraiment. La rouquine continuait donc à fixer son amie d'un air neutre, fatiguée. Elle lui écrit un enchaînement de mots pour tenter vaguement de la rassurer, pour qu'elle cesse de se mettre dans un tel état. Elle lui faisait de la peine, elle ne voulait pas la laisser comme cela. Finalement, Ada lui répondit au milieu de son monologue écrit. Elle se décrivit comme une amie "nulle à chier" disant qu'elle venait dans sa vie privé pour lui attirer des ennuis. La rouquine soupira doucement en lisant sur le téléphone. C'est pour ça qu'elle ne voulait pas, il y a quelques mois, s'attacher aux les personnes qu'elle connaissait. Elle aurait préféré attendre d'avoir sa majorité, de quitter cette situation de merde. Et pour son mutisme... Elle n'en savait rien, peut-être que quelque chose aurait changé un jour ou l'autre.

Ailis termina alors en lui donnant quelques indications rapides sur Joshua avant de laisser son amie s'exprimer.

« Je peux te promettre de m’occuper de mes fesses à partir de maintenant si tu veux rester discrète sur ta situation personnelle. Mais je voudrais juste que tu saches que, si je ne t’obligerais jamais à m’en dire plus que tu ne le souhaites, je veux vraiment que tu prennes conscience que je préfère me prendre cent « occupe-toi de ton cul » honnêtes, plutôt qu’un seul pieux mensonge censé satisfaire plus ou moins tout le monde… »

La demoiselle lu le message puis détourna un peu le regard. Elle n'avait pas apprit à être honnête. Pour elle, le mensonge était certainement le meilleur moyen pour se protéger. Donc elle ne pouvait pas lui dire qu'elle lui dira toujours la vérité à partir de maintenant. C'était quelque chose qui était devenu quotidien, le fait de ne rien dire ou d'inventer des histoires stupides pour se trouver certains alibis. Ada termina alors en lui disant que si sa situation lui était satisfaisante, elle n'avait rien à dire. Elle ajouta qu'il était peut-être préférable maintenant qu'elle parte. Un sourire peu habituel marqua les lèvres d'Ailis. Un sourire cynique. Comme si cette situation était satisfaisante ! Comme si le fait d'être enfermée était quelque chose qu'elle aimait. Comme si les regards lourds de sous-entendus était une source de joie pour elle. Elle ne désirait qu'une seule chose, partir loin de cet endroit. Elle voulait juste une fois, un jour, péter un plomb, hurler qu'elle en pouvait plus, qu'elle en avait marre.

Mais encore une fois, elle était beaucoup trop lucide pour se plaindre de quoi que ce soit. Elle hocha seulement la tête et réfléchit. Elle avait vraiment envie de rester là ? Bien sûr que non. Mais elle pourrait peut-être sortir ? Ailis ne savait pas trop, elle ne voulait pas camper dans cette pièce, elle était proche du burn out avec ces conneries. D'un geste assez calme, elle reprit le téléphone de son amie et nota:

"J'ai pas envie de rester là..."


Elle soupira en lui montrant cette phrase. Cela faisait bien deux mois qu'elle faisait de la merde. Certes, elle avait commencé à arrêter de manger mais cette période, sauf stress fort, s'était arrêtée pour qu'elle commence à rentrer dans une volonté de rebellion. Ce qui expliquait l'argent volé, la sortie improvisée d'hier, l'intrusion avec Mathieu dans les coulisses des artistes...Elle voulait faire péter un plomb à Joshua pour découvrir sa vraie nature. Elle voulait le pousser à bout mais aussi se sentir libre.

" Je suis punie car je suis allée hier à un concert en douce avec Mathieu et j'ai pris l'argent à Joshua sans rien dire"

Ada devait au moins voir qui il était, après tout il était dans la classe. La jeune femme avait un air pensif. Elle se frotta le nez. Un léger sourire nostalgique prit sur ses lèvres. Elle observa le plafond puis nota à nouveau:

" C'était bien, je me suis sentie libre et un peu saoul aussi."


Elle lui laissa le téléphone et se releva doucement et fit un signe à son amie de la suivre. La jeune femme soupira, ouvrit son placard, sortit des vêtements simples et se changea dos à elle pour mettre des choses plus adaptées à l’extérieur. Finalement elle choisit de mettre une veste grande et la capuche qui va avec et attrapa son petit sac à dos. N'ayant plus son téléphone, elle chercha son ardoise et nota dessus:

" On le fait ce ciné ?"

De toute façon, qu'importe si elle ne voulait pas, si elle se disait que ça allait lui apporter des ennuies, elle sortirait dans tous les cas. Sa situation, elle la détestait. Elle fit une forme de corps sur le lit avec des coussins, mit une couverture dessus dans l'espoir de duper Joshua. Elle s'assit sur la fenêtre puis sauta, atterrissant sur ses jambes qui tremblèrent un peu. Hors de question de ne plus vivre.


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Ada
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Dim 12 Aoû - 23:17
Ada
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Ada put constater la mine contrariée que fit Aillis lorsqu’elle évoqua par écrit qu’elle préférait pour la suite de leur relation que cette dernière lui fasse plutôt part de peu d’informations honnêtes plutôt que de la détériorer à l’aide de petits mensonges systématiques pour préserver ce qu’elle ne voulait pas dévoiler sur sa vie privée. Si Ada comprenait parfaitement que Ailis puisse avoir le besoin de garder certaines choses pour elle, elle préférait ne pas tergiverser tout de suite sur cette question qui la taraudait : comment pourrait-elle accorder pleinement sa confiance à Aillis, si elle devait envisager l’éventualité de toujours devoir douter, filtrer les échanges et les informations que cette dernière lui communiqueraient ? Mais le moment était mal choisi pour commencer à devenir paranoïaque, elle avait laissé à Aillis le soin de choisir la façon dont elle souhaitait que cette soirée se termine, elle regardait cette dernière tapoter rapidement sur le téléphone avant de lui tendre sa réponse :

« J'ai pas envie de rester là... »

Ada attendait ses directives avec attention, elle ferait tout ce que lui demanderait Ailis. Mais il fallait que la décision vienne d’elle et uniquement d’elle. Ada ne voulait pas inciter son amie à faire une bêtise supplémentaire qui lui attirerait des ennuis, dernière chose dont elle semblait avoir besoin en ce moment…

« Je suis punie car je suis allée hier à un concert en douce avec Mathieu et j'ai pris l'argent à Joshua sans rien dire »

Impossible pour Ada de ne pas esquisser un sourire à la lecture de ces quelques lignes. Elle ne se doutait pas que la rouquine était le genre de personne à piquer de l’argent en douce à son geôlier pour faire le mur et aller à un concert, mais cette découverte lui plaisait. Elle relisait en réfléchissant : « Avec Mathieu » ?

* Mathieu… Mathieu… Ah ! « Matthew » *

Pour que le prénom soit écrit ainsi, Ada déduisit qu’il devait s’agir du français du même âge qu’elle qui était arrivé en cours d’année dernière. Revint alors à son esprit la couleur de cheveux singulière du jeune homme et un vague aperçu de sa silhouette. Ada crut se souvenir d’avoir entendu quelques personnes se plaindre du fait qu’il saoulait tout le monde avec son véganisme. Il fallut au moins tous ces petits détails farfelus pour qu’il lui revienne en mémoire. Puisqu’avec son emploi du temps de ministre, couplé à ses problèmes personnels, Ada ne connaissait pour ainsi dire personne à Indarë…

Ailis écrivit encore une dernière chose sur le téléphone avant de le rendre à Ada. D’après ce dernier message, elle avait passé un bon moment ce soir-là. Ailis commença à s’agiter dans la chambre, Ada la suivait silencieusement du regard. Elle changea de vêtements et attrapa son sac à dos comme si elle avait l’intention d’aller quelque part. Elle s’emparait de son ardoise pour y inscrire quelque chose avant de la tendre à Ada :

« On le fait ce ciné ? »

Grand sourire de la part de Ada à la lecture de ces quelques mots. Elle voulut par acquis de conscience taper un court message pour demander à Aillis si c’était bien ce qu’elle souhaitait, et si elle ne risquait pas trop gros en faisant le mur une nouvelle fois. Mais puisque cette dernière avait déjà enjambé la fenêtre, Ada haussa vaguement les épaules et prit cet acte pour une réponse convenable. De toute façon, à ce stade, elle avait l’esprit tranquille. Si Aillis avait déjà fait le mur avec Mathieu, cela lui donnait déjà un peu moins l’impression d’avoir mauvaise influence sur elle. Et puis, elle était venue en premier lieu pour témoigner à Aillis sa volonté de la soutenir si elle traversait une période difficile, cette soirée ferait office de cas concret, Joshua pouvait aller se faire foutre !

Elle scannait une dernière fois la chambre du regard pour s’assurer qu’aucun élément suspect pouvant compromettre Ailis ne persistait dans la pièce. Sans plus attendre, elle éteignait les lumières et rejoignait son amie puis sa moto. Elle était tellement excitée qu’elle ne pouvait réprimer un grand sourire qui illuminait son visage d’une motivation inébranlable fraîchement retrouvée.

« Tiens, j’ai qu’un casque, alors il vaut mieux que ce soit toi qui l’aies. De toute façon, moi ça m’emmerde plus qu’autre chose de le mettre quand je roule en ville. »

Dommage, s’il ne faisait pas déjà si sombre, elle aurait adoré sortir sa paire de Ray-ban Aviator (de contrefaçon, mais ça, personne n’avait à le savoir) pour le trajet. Rouler les cheveux au vent avec ses lunettes et son blazer en cuir Rev’it (tombé du camion) la faisait se sentir comme la bikeuse qu’elle espérait bien devenir plus tard. Elle rêvassait souvent en s’imaginant que si elle devenait célèbre, elle pourrait se payer son permis gros cube et la voire les motos de ses fantasmes les plus fous. Pour l’instant, les deux adolescentes ne risquaient pas de se tuer sur sa Rieju, qui même si elle était un peu trafiquée, ne risquait pas de leur permettre de prendre du cent kilomètre par heure en centre-ville. Peu importe, le gabarit de sa bécane permettait à Ada de se faufiler entre les voitures et de remonter les files d’attente à chaque feu tricolore. Elles arrivèrent rapidement au Pier d’où devait partir leur bateau.

« Parfait ! On y est arrivé à temps ! On a pas croisé les flics, et on a même de l’avance. J’ai carrément le temps pour une clope ! Ça a été pour toi, à l’arrière ? »
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Ailis Neil
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Mar 14 Aoû - 2:27
Elle recommençait à faire ses conneries, alors qu'en arrivant chez elle, elle s'était promit de ne plus le refaire. Mais avoir pour avoir goûté à la vraie vie une seule fois, qui aurait envie de retourner dans sa chambre, au dessus de ses cahiers de mathématique ? Elle devenait accro à cette sensation d'adrénaline, de danger, elle allait vers des choses qui n'allaient peut-être pas être toujours bénéfique pour elle. Comment va-t-elle savoir quand elle va dépasser les limites ? Quand elle va voler ? Elle serait tout à fait capable de rentrer dans un groupe d'adolescents dont les passe-temps favoris sont de brûler des voitures et de voler des biscuits dans les rayons du supermarché du coin. Sur ce point, Joshua avait raison, il la protégeait bien d'elle-même. Ailis n'avait eu cesse de se rebeller depuis quelques mois, allez savoir où cela allait s'arrêter...

La jeune femme sauta alors par la fenêtre. Elle réajusta sa capuche et se retourna pour regarder Ada descendre. La rouquine n'avait pas son téléphone et son ardoise n'allait pas vraiment être pratique pour communiquer quoi que ce soit avec ce noir. Mais qu'importe, elle avait déjà été bien plus en galère que ça. Surtout pendant les premiers mois qui suivirent son mutisme en fait. Il y a toujours un temps d'adaptation à tout.

Entendre la voix de son amie lui fit un peu de bien. Vivre dans un calme permanent n'avait jamais été forcement quelque chose de très réconfortant pour elle. La jeune femme lui passa alors le seul casque et pendant quelques secondes, la rouquine lui lança un regard un peu inquiet. Quoi de mieux que les yeux pour communiquer sans parler ? Elle ne voulait pas que son amie se fasse mal. Mais Ada semblait confiante et Ailis abandonna la bagarre sur la sécurité. Elle regarda l'engin et soupira intérieurement. Elle était déjà montée là-dessus avec Kaled et c'était pas la chose sur laquelle elle était la plus rassurée. Cela faisait un bruit agressif, ça bougeait trop, il n'y avait pas beaucoup de protection... Mais cette chasse à l'adrénaline fut plus forte que ses inquiétudes et la rouquine finit par accepter cette sentence.

Durant tous le trajet, Ailis se maintenu assez fortement sur sa camarade, enroulant ses bras autour de sa taille. En fait, elle avait carrément peur. Pour se cacher de la réalité, elle posa son crane contre son dos, fermant les yeux jusqu'à ce qu'elle signale le terminus. Peut-être un des rares moments où la muette avait été tactile d'elle-même envers quelqu'un.

Arrivée à destination, elles étaient apparemment arrivées à temps. Elle comprit qu'elle pu la lâcher au moment où son amie lui demanda si ça allait bien. Spontanément, elle se recula, retira le casque pour le lui donner et hocha la tête pour répondre à sa question, un peu rouge sur les bords. Elle se pressa pour descendre du moyen de locomotion et se frotta le crane avant de regarder autour d'elle, comme si le monde avait changé d'un seul coup. A vrai dire, elle n'avait pas du tout regardé le paysage durant le voyage. Elle tourna un peu sur elle même et une petite crainte commença à naître au fond d'elle. Si Joshua rentre, voit qu'elle est pas là, comprends que c'est lui qui a son téléphone, donc aucun moyen de contact, pourrait-il appeler la police ? En serait-il capable ? Elle voyait déjà sa tête placardée sur les murs des rues de Londres: "Mineur disparu".

La rouquine se pinça le doigts, elle ne devait pas penser à ça pour le moment. La jeune femme laissa alors le temps à Ada de fumer si elle le voulait, continuant à observer les yeux, logiquement, silencieusement. Elle observa son amie un moment d'un air assez calme jusqu'à ce qu'elles se décident d'aller sur le bateaU

Elles donnèrent alors les billet et la jeune femme s'avança sur le pont, visiblement émerveillée. Le bateau n'était pas encore partit, elle s'imaginait qu'elle pouvait se tenir au bord un moment. D'ailleurs, elles avaient de la chance, comparé à l'image sur le site officiel de l'entreprise, il n'y avait pas autant de monde. Serte, c'était toujours plus que la moitié de ce que le bateau pouvait contenir mais on pouvait voir tout de même encore pas mal de places libres, laissant le choix au gens de ne pas être trop proches de leur voisin. C'était peut-être à cause du film, commençant un peu à dater.

Ailis  regarda l'étendue d'eau, décidant qu'elle allait se placer proche de celle-ci. Elle n'avait jamais fait ça, monter sur un bateau. Si elle sautait dedans, les gens feraient quoi ? Il préviendrait la police ou la laisserait tranquille ? Bon celle-ci devait être pas mal sale mais quand même, qu'est-ce que ça donnait envie ! Un bain de minuit ! Voilà ce qu'elles devraient faire ! Dans un lac ! Il devait certainement y avoir des lacs proches de Londres la nuit. Cette idée d'un coup lui fut particulièrement séduisante, elle en parlerait plus tard à Ada. Il s'était passé beaucoup de choses, il fallait faire descendre la pression pour l'instant. Enfin, "façon de parler".

La rouquine finit alors par s'asseoir et serra un peu sa veste à cause d'un frisson. Elle jeta un oeil à son amie puis lui sourit doucement, ne pouvant pas communiquer grand chose dans sa situation.


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Ada
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Mer 22 Aoû - 16:47
Ada
Ada Reinhardt
Ancien membre
Ada avait senti Ailis quelque peu anxieuse durant le trajet. C’est du moins ce qu’elle avait déduit étant donné la façon dont cette dernière avait gardé les bras crispés autour d’elle. En prenant conscience de cela, Ada avait tâché de conduire aussi convenablement que possible (en tout cas, d’après sa définition de ce qu’est une façon de conduire « convenable »). L’objectif n’était vraiment pas de l’apeurer, d’autant plus que le trajet du retour se ferait lui aussi à moto. Elle espérait juste qu’après ça, elle n’aurait pas dégoûté Aillis de la moto ou refroidi cette dernière à l’idée de refaire une virée avec elle si cela impliquait potentiellement de reprendre ce genre de véhicule.

Il sembla tout de même à Ada que la rouquine ne fut pas malheureuse d’être arrivée au pier. Puisqu’elles avaient un peu d’avance, Ada s’autorisa sa première cigarette depuis le début de la soirée, et elle en avait grand besoin. D’un geste inconscient, mécanique, répété trop souvent, elle piochait dans son paquet de tabac la dose idéale qu’elle commençait à répartir de façon homogène sur la feuille à rouler. Agrémentant son œuvre d’un filtre qu’elle ajoutait à une extrémité, elle portait le tout à ses lèvres, humectait juste ce qu’il faut la surface adhésive de la feuille, et roulait sur lui-même le papier pour former un cylindre parfaitement régulier qu’elle ne tardait pas à allumer.

Alors qu’elle savourait son temps-mort toxique, elle ne put s’empêcher de remarquer l’inquiétude qui accablait le regard de Ailis. Ada se rapprochait et prononçait calmement :

« Lili, je crois savoir ce que tu as en tête. C’est légitime et sensé de penser aux conséquences de cet acte, mais on a fait le choix de venir ici. Puisqu’on va faire notre soirée comme on l’avait prévue, autant la savourer à fond et ne pas l’intoxiquer en se pourrissant la tête toute la soirée à penser à ce qui pourrait arriver, tu ne crois pas ? Tant qu’on ne sera pas rentrées chez toi, on ne saura pas s’il y a lieu de s’inquiéter ou pas vis-à-vis de lui. Je crois que dans l’immédiat, on devrait penser un peu à nous et profiter de notre petite virée, non ? »

Elle concluait sa phrase d’un sourire qui invitait Ailis à relâcher un peu la pression et à faire passer l’opportunité qu’elle avait de se faire du bien avant l’éventualité qu’on pourrait lui faire du mal. Sans plus attendre, Ada emboîtait le pas à Ailis alors qu’elles montaient sur le bateau. Aillis semblait déjà un peu plus détendue une fois à bord. Après avoir déambulé un peu sur le navire, elles prenaient place sur le pont principal. La vue magnifique présageait du bon moment qu’elles s’apprêtaient à passer. Ailis avait déjà pris place quand Ada vit cette dernière frissonner légèrement, sans doute en conséquence de la fraîcheur qui s’installait avec la tombée de la nuit. À l’arrière du pont principal, Ada remarquait quelques couvertures posées négligemment dans un coffre ouvert. Premier arrivé, premier servi, elle se saisit de deux couvertures qu’elle s’empressait d’amener avec elle lorsqu’elle rejoignait son amie. Elle tendit l’une des couvertures à Ailis alors qu’elle prenait place à côté d’elle.

Le film ne tarderait plus à commencer, et les gens prenaient place autour d’elles. Elles étaient bien placées puisqu’arrivées parmi les premiers spectateurs, et elles pourraient enfin se détendre comme il se doit pour la première fois depuis le début de cette soirée riche en émotions fortes. Comme si elle prenait soudainement conscience de quelque chose d’évident qu’elle aurait stupidement négligé trop longtemps, Ada se souvint que son amie n’avait plus de moyen pratique pour communiquer avec elle. Elle lui tendit son téléphone :

« Au fait, je me disais que tu voudrais peut-être l’avoir pendant la durée du film ? Au cas où tu voudrais qu’on communique discrètement pendant le visionnage. Tu peux le garder si tu veux. »

Emmitouflée dans sa couverture, Ada s’installait confortablement pour profiter du spectacle alors que le film commençait. De la poche intérieure de sa veste, elle sortit une flasque et en prit une petite gorgée qui lui arracha une discrète grimace. Il s’agissait d’eau-de-vie que lui avait donné son voisin du rez-de-chaussée un jour où il était de bonne humeur. Ada avait appris qu’il raffolait de ce genre d’alcool, et il avait suffi qu’elle fasse les yeux doux deux minutes auprès du vieux pervers en rigolant à ses blagues salaces pour que ce dernier consente à lui donne une bouteille du précieux nectar en échange de sa visite de courtoisie. Elle tendait la flasque à Aillis :

« Tiens, si tu veux te réchauffer un peu plus pendant le film. C’est du fait-maison, tu m’en diras des nouvelles. Tu peux garder la flasque le temps du film si tu veux. Moi, étant donné que je te ramène en moto après, je ne vais pas boire ce soir. »

Elle avait omis de préciser à Aillis qu’il s’agissait d’une gnôle artisanale avoisinant les 60°. Mais ça relevait du détail, l’attention de Ada était déjà accaparée par les premiers dialogues du film qui retentissaient depuis les enceintes pour s’évanouir plus loin sur la tamise.
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Ailis Neil
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Jeu 23 Aoû - 2:11
Ada venait de lui suggérer d'oublier un peu tous les futurs problèmes pour profiter de la soirée. Ailis essaya donc de garder cette idée en tête tout le long du voyage.

Il faisait franchement bon et la rouquine avait toujours bien aimé l'été. Enfin, surtout en Ireland. Il faisait plus frais et c'était un soulagement par rapport à l'hiver glacial. Ici, c'était plus lourd et long mais elle finissait par s'y faire. De toute façon, avait-elle le choix ? Quand l'année scolaire prochaine sera finit, elle fera tout pour rentrer chez elle et avoir une vie normale. Un vie normale ? Pourra-t-elle être un jour se juger normale avec son handicap ? Ailis ne le savait pas. En repensant à la soirée d'hier avec Mathieu, elle blêmit un peu... Elle avait beau essayer de se persuader qu'elle n'avait rien dit, que c'était une illusion, ça sonnait faux de sa tête. Pourquoi avoir réussi à parler maintenant ? Même pour marmonner un seul mot. C'était vraiment frustrant pour elle. Pouvait-elle parler à nouveau ? Elle avait essayé après mais ça rebloquait. Qu'est-ce qui faisait que ça marchait ou pas ? Et finalement, c'était peut-être mieux comme ça...

La rouquine soupira alors doucement quand elle s'assit pour se mettre face à l'écran. Elle remarqua de son amie venait de prendre deux couvertures qu'elle avait trouvé et en en passant une à Ailis qui sourit doucement en l'enroulant autour d'elle. C'était mieux ainsi. La jeune femme se positionna alors du mieux qu'elle pouvait puis entendit son amie lui proposer de prendre son téléphone si elle voulait communiquer un peu mieux. L'adolescente sourit et hocha la tête, prenant l'appareil pour le glisser dans sa poche. Il se passa encore un peu de temps avant qu'elle n'entende à nouveau Ada parler pour lui donner une flasque. La rouquine observa le conteneur en le faisant tourner entre ses mains. De l'alcool ? Elle en avait bu pour la première fois, était-ce raisonnable ? Elle laissa passer quelques secondes puis haussa les épaules, elle était en train de faire le mur. Elle était partit en moto pour voir un film de requin sur un bateau, ça n'avait pas de sens de parler de choses raisonnables maintenant...Elle ouvra alors, sentit. C'était bien plus fort que le truc sucré d'hier. Juste une impression ? Elle ne s'y connaissait pas après tout. La rouquine porta alors le bord à ses lèvres et bu deux gorgées avant de reculer la flasque de sa bouche. Elle toussa trois fois, elle ne s'y attendait pas vraiment. C'était super fort en fait pour elle ! Sa gorge commençait déjà à chauffer. La demoiselle jeta un oeil à Ada qui avait dû voir sa réaction puis eu un petit air gêné. Elle verrait tout à l'heure pendant le film. Pour l'instant ça lui avait suffit. Ailis posa alors le conteneur à côté d'elle.

Il fallait maintenant voir ce "movie". Ce qui avait de pratique avec l'adolescente c'est qu'elle était loin d'être peureuse malgré son air fragile. Donc même si elle n'avait jamais vu les dents de la mer, ça ne l'effrayait pas le moins de monde. Elle appréciait juste visualiser le suspense. Et puis, qu'importe le genre de film, elle avait tendance à s'assoupir devant. C'était berçant, et cela même si elle était en forme. Comme un somnifère. Donc, elle prit parfois une mini-gorgée de la boisson alcoolisée et à partir de la moitié du film, elle commença un peu à somnoler. Au départ, fermant seulement les yeux pendant de courts temps. Puis cela commença à se prolonger doucement jusqu'à ce que sa tête tombe désespérément sur l'épaule de sa camarade. Elle respirait doucement et assez sereinement. C'était sa manière à elle de profiter des films. Comme une masse, elle reposait en même temps ses fortes émotions, aidée un peu par le contenu de la flasque.

En fait, ce fut le générique de fin qui la réveilla. Oui, même s'il y avait eu des cris dans la salle, qu'Ada avait fait des bons de terreurs, rien ne pouvait lui faire ouvrir un oeil. Seule la dernière musique pu la ramener doucement à la réalité. La rouquine se redressa, se frotta la nuque endoloris et observa l'écran, satisfaite de son saut dans le temps. Ailis bailla un peu puis observa l'eau. Se réveiller et voir ça en premier, c'était juste magique. Elle sentait qu'elle devait être un poil saoul. De toute façon, c'était pas compliqué là. Finalement elle tourna la tête vers son amie et lui sourit gentiment. Elle serra un peu la couverture contre, elle aurait bien voulu l'emporter celle-là.

Cependant elle se rendit compte que la soirée allait se terminer. Elle ne voulait pas rentrer. Elle ne voulait plus rentrer. C'était trop froid chez elle. Et ici elle était bien. La rouquine prit alors le téléphone de son amie puis nota sur le bloc note:

" J'ai pas envie de rentrer Ada"

Peut-être que son amie avait peur de la maître dans de beaux draps mais qu'importe, elle voulait continuer à s'amuser. Joshua la mettait dans des états d'anxiété horrible.

" Allons à un lac, je veux nager. "


Elle avait toujours cette idée en tête.


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