À droite, l'école et ses élèves normaux, comme tout le monde.À gauche, le centre de redressement pour jeunes dangereux.Maintenant réunis, pour le pire.
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Hey I just met you, and this is crazy~ [Pv Raven ♥]

Alysse
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Lun 16 Jan - 22:04
Alysse
Alysse S. Herart
Ancien membre


La musique d'un violon sonne près de mon oreille et j'ai un mal fou à comprendre que non, il n'y a pas de violons dans une course de poules. J'ouvre une paupière avec difficulté, puis la deuxième suit tendis que j'attrape mon smartphone pour éteindre mon réveil. Je me tourne pour me mettre sur le dos et laisse tomber mon bras sur mon visage. Je n'ai presque pas dormi de la nuit tellement j'angoisse à l'idée de faire mon premier cours. Je tourne la tête et regarde ma table basse avec empilé dessus une bonne dizaine de bouquins, chacun remplis de post-it en guise de marque page. Je souris, une boule au ventre venant trouver  logis en moi. Malgré tout, je suis vraiment pressée de commencer. Je me lève, laissant la fraîcheur de mon loft embrasser ma peau à moitié nue. Passant les bras au dessus de ma tête, je m'étire avant de me diriger vers mon comptoir pour allumer ma cafetière, préalablement préparée la veille.

Le bruit de l'eau crachotant pour atteindre le filtre me fait doucement sourire. Je ne suis pas une accros au café, mais j'aime déraisonnablement ça. Je prend une chemise blanche et un pull noir en cachemire attrapant ensuite un jean un peu « boyfriend ». Je pose le tout sur le rebord de mon lavabo avant d'enlever mon t-shirt Iron Maiden et ma culotte puis rentre sous la douche. Sans plus de pression, j'allume l'eau la laissant s'écraser contre moi. Quand mon cumulus décide de me donner de l'eau chaude, je frissonne. Lorsque je suis moi même à température, je coupe l'eau  et attrape ma bouteille de Lynx avant de m'en badigeonner le corps et les cheveux et de frotter. Une fois la mousse me recouvrant, je rallume puis me rince. Je décide de rester encore quelques minutes sous la douche, mais fini par me convaincre à sortir. Je m'enroule dans une épaisse serviette en coton blanche avant de m'essuyer, puis de m'habiller. Je prend alors la direction de la cuisine pour me servir mon café, que je bois en regardant passer les gens en bas de mon immeuble. Un coup d'oeil envers mon four m'indique que je dois me dépêcher et je fini ma tasse, la posant nonchalamment dans l'évier avant d'aller faire un dernier tour à la salle de bain.  Je me brosse rapidement les dents et me maquille sobrement, avant d'aller chercher une veste et enfiler un bonnet. Je soulève la lanière de mon sac avant de le passer en bandoulière et de quitter mon loft. Je ferme la porte à clef et sors dans la rue, marchant d'un pas vif vers l'arrêt de bus. Le vent frais Londonien a au moins le pouvoir de réveiller les morts. Je serre ma veste autour de moi mais par chance, le bus ne tarde pas trop avant d'arriver et je m'engouffre dedans, passant ma carte devant le lecteur. Le « bip » retenti et je m'assois sur le siège juste derrière le conducteur, serrant nerveusement mon sac contre moi. Le trajet jusqu'à l'Institution est un peu long à mon goût, mais je ne me lasse pas de regarder le paysage qui défile sous mes yeux. Voir cette si belle ville se réveiller est toujours impressionnant.

Je rentre dans la salle des profs quelques minutes avant le début de la réunion. Je m'apprête à aller à la machine à café lorsque je sens une main sur mon épaule. Je me retourne avec surprise et remarque une femme qui semble me faire les gros yeux. Elle me regarde de haut avant de m'indiquer que c'est interdit aux élèves et en plus je ne porte pas d'uniforme, quelle honte ! Je rougis jusqu'aux oreilles et mordille nerveusement la boule de mon labret. Je m'éclaircie la voix et lui enlève doucement sa main :
« Je ne suis pas une élève je suis la nouvelle professeur d'Anglais. » On ne peut pas dire que le regard surpris de la femme me fait plaisir, mais au moins, elle semble me croire. Je n'ai pas le temps pour un café et finalement, je me retrouve à assister à la réunion comme ça. Je tire les bas de mon pull tandis que les autres profs parlent des élèves en difficultés, des derniers potins, et aussi de deux ou trois trucs administratifs. Et là la cloche sonne. Bon très bien, je peux le faire.

Premier cours, premier jour. Première classe de ma carrière et que des sales mômes endormis ou qui passent leur temps à se disputer. Clairement, j'avais déjà envie d'abandonner. Je soupire en rangeant mes affaires et e, changeant de salle, je me demande si le second Institut n'aurait pas été plus facile pour moi. Je remets mon sourire de façade en approchant de la salle des deuxième années et rentre. Ils ont l'air plus calmes mais aussi plus agressifs. Je respire un grand coup et entre dans la salle en souriant.
« Bonjour à tous asseyez vous s'il vous plaît. »
Je me tourne vers le tableau, attrapant un feutre et essaie de cacher du mieux que je peux aux élèves le fait que je doive me mettre sur la pointe des pieds et écris mon nom au tableau.
« Alysse Herart, je suis votre nouvelle prof d 'anglais. Je sais que cela peut vous parraitre rasoir, surtout en milieux d'année, mais j'espère quoi nous nous entendrons tous bien. » Je leur souris nerveusement. Ils ont l'air d'avoir déjà décroché. Je soupire et me tourne vers mon sac pour attraper des polycopiés. Je leur distribue à tous. « C'est un questionnaire de personnalité banal, mais j'ai besoin de vous connaître. Essayez de le remplir avec soin. » Je souris et regarde les élèves ronchonner en prenant leurs stylos. Jusqu'à ce que la porte s'ouvre avec fracas.
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Raven
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Mer 18 Jan - 10:55
Raven
Raven L. Lentz
Ancien membre



"Nice to meet you", ahah. No !

Qu'ils aillent tous se faire foutre. Voilà ma pensée matinale alors que je sortais du bureau d'un surveillant. Non, j'avais pas fais de connerie, je réglais juste un problème d'absence. Ouais, j'avais été exclu trois jour de l'école... Pourquoi? Je sais plus. Je crois que j'avais enfermé un élève dans son casier pendant presque une journée, c'était le concierge le soir ou la femme de ménage qui a entendu des cris... Sinon, je sais pas combien de temps il serait resté. Haha! Quel con. Bah trois jours à rester à résidence n'était pas chers payés pour avoir vu la tronche que l'élève avait tiré. Surtout qu'ils n'avaient pas de preuve que c'était moi, alors je ne comprenais pas pourquoi il l'avait cru sur paroles (oh je sais que vous vous voyez très bien pourquoi!). Donc voilà, j'avais pu quitter ma résidence ce matin... J'avais pu rejoindre la cafétéria où j'avais mangé tranquillement - pour une fois - avec mes écouteurs dans les oreilles, isolée du monde. Ouais, j'avais poussé mes camarades, ouais j'avais encore gratté toute la file, ouais j'avais pris plus de petit Nutella individuel qu'autorisé, ouais j'avais... Ouais. J'avais encore foutu la merde. Mais bon, j'avais tapé personne, c'était au moins un bon point, non?

Je traînais des pieds, mon sac juste sur une épaule, mon uniforme encore mal boutonné, j'étais franchement pas motivée. J'avais toujours la possibilité d'aller chez Alex, me tordre de douleur ou pretextant que j'ai mal pour qu'il me dise de me reposer. Haha, il m'enverrait chié oui ! Il savait très bien que ce n'était pas mon genre, et même, il me grillerait en deux secondes. Ouais ouais, j'avais déjà essayé une ou deux fois je crois. Il m'avait juste explosé de rire au nez, me tendant un verre d'eau: "t'as mal à la tête, prends ça et retourne en cours!". Pfff... Saloperie d'infirmier à deux balles. Je sais pas comment il était entré, mais il était vraiment pas cool... Il soignait les élèves et les renvoyait directement en cours, pourquoi n'avait-il pas de coeur à nous proposer de nosu reposer et au pire sécher qu'une petite heure de cours? Surement parce qu'il y aurait des abus et ça serait injustifié... Pf. Qu'est ce qu'on s'en fou... C'est que des cours.

Non, j'étais vraiment pas pressé d'être à tout à l'heure, en même temps, j'allais devoir passer mon entre vue avec ma conseillère judiciaire, alors forcément que je n'étais pas motivée! Même si ces derniers temps les réunions étaient de plus en plus cours, je sais pas ce qu'elle griffonnait sur son cahier, mais je sens que cette prochaine réunion n'allait pas être des plus... Calme. Il y avait l'histoire avec Amaryllis, mes excès de colère, le problème à la cafétéria. Ouais. J'allais douillé ce mois-ci... Et que dire en plus de mes résultats scolaires... Même s'ils étaient en haussent comparé à l'année dernière... Et j'avais quand même remonté! Puis bien... De 28 points entre décembre 2015 et décembre 2016... Pas mal hein ! Donc voilà. Mais bon, je ricanais d'avance, je savais qu'on allait pas me féliciter pour cela, de toute façon, il ne voyait que les côtés négatifs. Toujours... Enfin bon.

Traînant dans les couloirs, j'avais une excuse pour ne pas avoir été à ma première heure, héhé ! Mais maintenant, je devais aller en Anglais. Raah, j'aimais pas cette prof d'anglais, elle était soûlante. Puis, je me souvenais qu'ils avaient parler d'une nouvelle prof qui entrait aujourd'hui en service. Une nouvelle prof en milieu d'année... Mouais. J'espère qu'elle est bien au moins! J'avais déjà eu du mal avec l'ancienne, me tapant des notes de merde alors que j'étais bien plus forte que ça en anglais... Mais cette salope m'excluait toujours de cours parce que je disais des insultes ! Si elle est même pas capable de me laisser m'exprimer, comment voulez vous que je progresse? D'accord, mes copies étaient truffés de trucs violents ou glauques, mes dissertations ou mes écriture libres étaient des plus vulgaires... Mais bon. C'était comme ça que je m'exprimais... Je soupirais. Sérieusement... J'avais pas envie d'y aller. Si c'était pour qu'elle prenne peur comme l'autre et au premier devoir m'envoyer chez le psy, c'était non merci. Rien que pour ça, je ralentissais encore.

Je m'arrêtais même à la p'tite cafet au distributeur, prenant un chocolat chaud et une barre de chocolat. Je buvais et manger. Les couloirs étaient déjà vide malgré le changement de cours... J'étais en retard? Je sortais mon téléphone. Effectivement, de dix minutes. Ca va! J'avais encore cinq minutes devant moi. Ouais... J'étais comme ça. Rien à faire. Elle allait peut-être m'exclure de cours, et c'était tant mieux. Même si les langues restaient mes meilleurs atouts, je n'allais pas me forcer...

Quinze minute et trente trois seconde quand mon pied s'abattait sur la porte, l'ouvrant dans un grand fracas. Bien sûr, pourquoi faire une entrée discrète? Je fixais la prof qui sans doute allait me regarder aussi... Sans vraiment attendre ses paroles, je m'avançais dans le fond de la classe, une place seule, vide, je m'asseyais. Je regardais la personne à côté, un peu trop proche à mon goût. Serrant la mâchoire je donnais un grand coup de pied dans sa chaise pour la pousser un peu plus loin, il me fallait ma zone de confort. Je sentais un frisson me parcourir, je commençais à m'énerver.
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Alysse
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Sam 21 Jan - 14:59
Alysse
Alysse S. Herart
Ancien membre


Je ne peux pas m'empêcher de sursauter tandis qu'une jeune femme aux cheveux roses s'engage dans la salle. Un long frisson me parcours, et je n'ai même pas le temps de dire quoi que ce soit qu'elle se dirige vers le fond de la classe, frappant à moitié l'élève à coté d'elle. Je reste figée quelques seconde. Non, je dois me ressaisir et vite, les élèves ne doivent pas remarquer que cela me perturbe. Ne pas montrer ses faiblesses aux élèves. Je fixe la jeune fille et palis. Tous les collègues ont parlés d'elle ce matin. Je n'ai même pas besoin de lui demander qui elle est, je le sais. Raven Lentz. Elle est connue ici pour être une des élèves les plus difficiles, les plus violentes aussi. Et avec selon mes collègues masculins, un sacré problème d’hyper-sexualité. Je soupire et m'approche d'elle, ignorant la boule de stress qui commence à me déchirer le ventre. Je me mets à sa hauteur et lui souris. « Ms Lentz n'est -ce pas ? » Ma voix est calme. « Je suis ravie de constater que vous faites honneur à votre réputation, cependant, j'aimerai que vous vous canalisiez un peu. » Je lui montre la porte un peu bancale. « Cette porte ne vous avait rien fait il me semble. De plus, lorsque l'on arrive en retard on s'excuse. Je vous fais confiance pour recommencer proprement la prochaine fois. » Je lui souris et tourne les talons pour retourner à mon bureau prendre les questionnaires de personnalité et les distribuer. Je ne compte pas laisser les élèves me dominer, et je compte vraiment les accompagner du mieux que je peux jusqu'à la fin de l'année.  Je veux bien croire que ce ne sera pas facile avec tous, mon regard sur porte sur la retardataire, mais je veux vraiment réussir à faire quelque chose d'eux. Peut-être qu'en leur faisant étudier le théâtre je pourrai les canaliser un minimum. Me faudra-t-il l'accord des directeurs ? Nan, je dois quand même pouvoir être libre de leur faire cours comme je l'entends.

Je passe parmi eux pour récupérer les questionnaires lorsqu'ils ont fini. Je m'assoie ensuite sur mon bureau face à eux et les regarde. Beaucoup ont une attitude nonchalante qui me déplaît un peu, mais je ne peux pas les empêcher de ne pas aimer les cours. Je mordille nerveusement mon labret avant de poser une simple question :
« Très bien , pouvez-vous me dire où vous en étiez sur le programme ? »
Silence. Aucun d'eux ne semble vouloir prendre part. Génial, je vais donc pouvoir voir si le chantage marche en effet correctement sur les élèves.
« Personne ? Bon, eh bien sortez une feuille, je vais vous faire une interro pour évaluer votre niveau. » Fière de voir que les protestations vont de bon train, je finis enfin par voir une main se lever pour me donner la réponse.
« Eh bien, grace à votre camarade, vous évitez ce que je pense aurait pu être un désastre dans votre moyenne. Vous n'avez vraiment étudié qu'une œuvre depuis septembre ? Je comprends mieux pourquoi mal collègue s'est faite… » Je mords ma lèvre avec gêne. Merde, j'allais dire virée. « ...faire un arrêt maladie. » Je ne suis clairement pas crédible et j'en ai conscience. Je prends une énième liste dans mon sac et les regarde avant de commencer à la lire. Que des noms d'oeuvres, passant par tous les genres, tous les styles, tous les siècles.
« Je vous laisse choisir dans le calme celle que vous voulez étudier par la suite. Nous en avons fini avec Wuthering Heights [Hrp : Les Haut de hurlevent pour ton info ]. C'est une lecture apparemment difficile, et je veux bien vous croire, peu captivante. Même si il faut avouer que pour l'époque, Emily Brontë était reconnue comme une très grande auteur.  Mais je pense qu'il est temps de faire de la place à la nouvelle génération, c'est à dire vous. » Je leur souris pendant qu'ils décident dans le calme approximatif quel sera le prochain livre étudié. Mes yeux se portent d'eux même sur la délinquante retardataire. Je me demande bien à quoi elle peut penser. Elle ne semble pas des masses emballée par la littérature, pourtant, je suis presque sure qu'elle serait douée dans la grandeur nature de certaines œuvres. J'espère vraiment à faire démentir cette mauvaise image qui lui colle à la peau, je ne veux pas qu'elle soit la délinquante que tout le monde voit, sans chercher à la comprendre. Je prends sa fiche complétée pour la lire, tandis qu'ils se décident à me donner le titre de la suite des cours.
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Raven
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Mer 25 Jan - 15:36
Raven
Raven L. Lentz
Ancien membre



"Listen to me!"

« Ms Lentz n'est -ce pas ? Je suis ravie de constater que vous faites honneur à votre réputation, cependant, j'aimerai que vous vous canalisiez un peu. »

Je ne sais pas pourquoi, mais je la fusillais du regard. Comment ça je faisais honneur à ma réputation? Nan mais elle était sérieuse? Et après que la directrice viennent me dire que les profs sont totalement détachés de notre condition. Vous voyez, même elle, elle me fout une étiquette d'entrée de jeu. "Ma réputation"... Nan mais sérieusement. Je serrais la mâchoire en la regardant... Sa porte, elle allait pouvoir se la mettre là où je pense, et exprès, la prochaine fois je donnerais un coup plus puissant. En plus, c'est quoi ce sourire? Je me mords la lèvre nerveusement pour me calmer... Elle distribua des questionnaire, il fallait qu'on y réponde? Mais elle croyait que j'avais envie d'y répondre?

Je parcourais du regard la feuille. Nom, prénom, âge... Que des banalités, ils avaient pas lu nos dossier scolaire ou quoi? Ils savaient très bien qui on était... Dans quel but ? Nous connaître un peu mieux? Avouez, quel prof fait réellement attention, est-ce qu'ils les lisaient réellement? Si on mettait "Pratique SM", comment nous jugerait-il? J'étouffais un rire. Je venais d'en avoir une idée... Finalement. Ca allait être amusant.
"Nom: Miss Vatefaire
Prénom: Keskeçatefé?
Age: Trop grande pour t'écouter"

Je continuais, sur la partie "famille", je prenais un stylo rouge pour écrire: "Inexistante". C'est vrai, c'est ce qu'ils étaient pour moi: plus rien. J'étais loin d'eux, ils étaient contents. Ils étaient loin, j'étais contente. Voilà, ça se résumé à ça. Après tout, j'avais bien essayé de tuer mon beau père et mon "petit frère", non? Cette crotte sur patte qui ne fait que chouiner pour rien... Il m'exaspère. De toute façon, les petits ne servent à rien à part faire chier, empêcher de vivre, couter de l'argent... En plus c'est des larves sur pattes, ils font que bouffer, chier dans leur couche, pleurer, pleurer et encore pleurer... Il rigole comme des débiles. Non, je déteste ces petites choses.

Qu'est ce que j'allais pouvoir mettre dans Hobby? Ah je sais: "Frapper, insulter, fumer, boire, baiser. Pratiquer le SM, je suis aussi douée en soumise qu'en dominatrice, même si avec certaines personnes je préfère jouer la soumise. J'adore qu'on m'enfonce des bi** dans le c**, mais encore quand on me traire de petite chie***, ou de salo** !"... Je ne sais pas pourquoi, je me retenais de rire face à mon écrit. Bien sûr, je faisais exprès de tout remplir en français, histoire de l'emmerde un peu. Allez, faisons un effort: "I like to be fucked".
Je savais que j'allais pouvoir écrire d'autre chose que la prof trouverait dégueulasse... Pourquoi pas accompagner le tout d'un petit dessin? La seule chose que je dessinais à la perfection: un fuck. Ouais, j'avais rajouté ça, je sens que j'allais me faire convoqué, mais bon, c'était elle qui l'avait demandé, non? Elle ne pouvait pas me blâmer.
Je continuais donc à remplir son questionnaire de merde, au moins, je me penchais dessus, elle ne pouvait pas râler. J'aurais très bien pu le rendre blanc... Même si j'écrivais des conneries!

Il y avait un truc qui était quand même bien: la prof était vraiment mignonne. Et cette façon qu'elle a de jouer avec son labret, aussi nerveuse qu'elle soit, elle était vraiment super mignonne.

« Très bien , pouvez-vous me dire où vous en étiez sur le programme ? »

Le programme? Je ne sais même pas où on en était, et j'avais pas spécialement pour habitude de répondre en classe. Alors pourquoi j'aurais répondu à une question pareille.

« Personne ? Bon, eh bien sortez une feuille, je vais vous faire une interro pour évaluer votre niveau. »

Eh voilà. Typiquement la prof ultra chiante qui nous bombarde d'interro. A croire qu'ils s'ennuient à mourir les profs ! Ca leur plaît tant que ça d'avoir des copies à corriger le soir en rentrant chez eux? Hein? Il faut qu'on m'explique, parce que là, franchement... A croire qu'ils sont vraiment maso. Ils font déjà un boulot de merde, ils sont sous payés et en plus, ils donnent des contrôles comme ça, joyeusement pour avoir du boulot à la maison. Je soupirais silencieusement, ne la lâchant pas du regard. Putain, j'avais déjà envie de quitter ce cours.
Mais je crois qu'il n'y a rien de plus beau que des profs qui se clachent entre eux. Et c'est exactement ce qu'elle allait faire. Je me moquais intérieurement, parce qu'elle pensait vraiment qu'elle ferait mieux que l'autre? Elle était peut-être trop optimiste la p'tite nouvelle!

Elle s'était approchée pour prendre ma fiche. Je lui lançais un sourire moqueur, narquois. Presque pour me foutre de sa gueule, fière de mon boulot. Je soupirais ensuite, j'avais pas franchement envie d'étudier de la littérature. Je croisais les bras sur ma table pour coucher ma tête. J'allais attendre qu'ils choisissent ce qu'ils veulent. De toute façon, je m'en moquais un peu... Ca aurait plus intéressant d'étudier un film, une chanson ou un artiste qu'un putain de livre qu'on allait devoir lire. Ouais, c'était chiant. Et ça allait être chiant, donc autant ne pas m'impliquer d'avantage... !
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Alysse
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Mer 25 Jan - 19:29
Alysse
Alysse S. Herart
Ancien membre


Mon sourcil s'étire tandis que je regarde la fiche complétée de la jeune « Miss Vatefaire ». Elle semble être le genre d'élève à ne rien prendre au sérieux, cependant, mes études ne se limitent pas  à la littérature et j'ai bien évidemment étudié a langue de nos voisins. Il faut d'ailleurs reconnaître que la jeune fille dispose d'un vocabulaire riche et fleurit, mais elle a une syntaxe impeccable. Je ne peux pas m'empêcher de rire doucement, amusée. Je ne suis pas une sainte, j'ai moi aussi fais des expériences, même si je dois admettre être moins crue que la jeune femme.
Je lève la tête pour voir les lycéens parler avec enthousiasme de ce qu'ils aimeraient étudier. J'en profite pour me pencher à hauteur de Raven, pour lui chuchoter à l'oreille, seule partie non dissimulée dans ses bras :
« Honnêtement ta sexualité ne regarde que toi, mais si tu tiens vraiment à ce que je lise ton dossier et me fie à ce qu'il y a d'écrit dedans libre à toi. Tu viens de rater une chance de me prouver que tu n'es pas une délinquante. Ni même celle que tout le monde croit que tu es.» Je me relève et lui souris. Pourquoi elle a l'air autant en colère ? C'est comme si tout lui donnait envie d'exploser. Je tourne les talons et pose les copies sur mon bureau tandis que je me tourne à nouveau vers ma classe.

« Allez calmez vous, voyons voir ce que vous me proposez ? » je marque une pause et écoute certaines réponses, je les notes au fur et à mesure au tableau. « Bien, qu'avons nous là ? » je pose mon feutre et regarde le tableau, de trois quart face à eux. On m'avait bien répété de ne jamais leur tourner le dos complètement.
« Aucune œuvre de littérature classique ? Je suis déçue. De qui vient l'idée du Petit Prince ? » je regarde une fille lever la main, elle a l'air un peu stressée tandis que tous les regards convergent sur elle. « C'est une très bonne idée, mais c'est aussi une œuvre très politique, je doute que cela vous passionne tous, je vais donc l'éliminer. Mais sache que j'apprécie ta lecture. » Je lui souris et continue. « Harry Potter, Lord of the Rings… Des œuvres passionnantes mais trop longues pour une classe. Cependant, nous pourrons en étudier des passages si vous voulez. Ou même les inclure à un thème de l'année prochaine.» Je regarde le reste. Des films, certains violents, certains dégoulinant de sentiments. Une chanson attire alors mon regard. Un élève semble avoir très bon goût musical et je me mets à nouveau à mordre nerveusement dans mon labret. Ai-je vraiment le droit de leur enseigner sur un coup de coeur ? Boh, temps qu'ils étudient la littérature, je ne peux pas leur refuser ça. Je souris à nouveau, me tournant pleinement face à eux. « Très bien j'ai fais mon choix. Nous nous pencherons sur Sound of Silence. » Je souris et pars me mettre derrière le bureau, pour griffonner quelques notes dans mon agenda : Imprimer les paroles, faire des recherches sur le parolier, sur les environnements autour de la sortie de cette chanson etc. Je relève la tête, l'excitation dans les yeux. « D'accord, qui peut me dire qui étaient les premiers à avoir repris cette chanson, et me faire un résumé de l'histoire le temps que je me connecte au réseau ? » Je les regarde tous et les laisse décider à qui parlera le plus vite, tandis que je passe derrière la table avec le PC Prof posé dessus et me connecte. Avec joie, je constate que l'institut n'a pas de bloquant sur Youtube et je prépare alors la lecture de la version originale, attendant que quelqu'un réponde à ma question avant de lancer la lecture.
Je ne suis pas très difficile dans ma façon de noter les élèves, et je le suis encore moins dans ma façon d'enseigner. La musique est certainement le meilleur moyen de faire parler les plus timides, les plus introvertis, C'est aussi la meilleure arme pour canaliser les plus agressifs. La musique est un échappatoire pour tout le monde.
Je souris à nouveau, remarquant que Raven semble s’intéresser un peu. Je dose son degré d'intérêt par le fait qu'elle ne semble plus prétendre dormir. Je la fixe quelques instants, me mordant la lèvre. Il fallait reconnaître que malgré son manque cruel de délicatesse, la jeune femme était sacrément mignonne. Son air en colère me donnait presque envie de la protéger. Presque. Je secoue la tête et agite mes mèches blondes attachées vite fait avec un stylo après la réunion matinale avant de me concentrer sur une réponse.
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Raven
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Sam 28 Jan - 11:40
Raven
Raven L. Lentz
Ancien membre



"Sound of Rage!"

« Honnêtement ta sexualité ne regarde que toi, mais si tu tiens vraiment à ce que je lise ton dossier et me fie à ce qu'il y a d'écrit dedans libre à toi. Tu viens de rater une chance de me prouver que tu n'es pas une délinquante. Ni même celle que tout le monde croit que tu es.»

Je n'avais pu m'empêcher de laisser un sourire légèrement moqueur sur mes lèvres. Oh zut alors, c'est vrai que j'avais cette chance? Zut. Je m'en veux de l'avoir raté dis donc! Haha! Ironie bonjour. Je moquais complètement, de toute façon, elle nous voyait déjà comme ça, non? Je soupirais, un air totalement détaché. Je profitais qu'elle tourne les talons pour reluquer ses fesses, elle était vraiment mignonne, on ne pouvait pas lui enlever ça... Je l'imaginais très bien sur ce bureau, les jambes écartées avec ma tête... Hum. Ouais, c'est bon, j'étais bien partie pour fantasmer.

Je soupirais, détournant le regard, ça me gavais déjà. J'avais envie de partir... J'écoutais pas vraiment les résultats des recherches de mes camarades sur ce qu'ils avaient envie d'étudier. Une fois de plus ça allait être un truc de merde vu les Potions qu'on se tape, encore des films romantiques à deux balles, ou les même film du type "Harry Potter", c'est bon, il est chiant ce sorcier à deux balles, alors pourquoi l'étudier? Y avait d'autres films à la fin. Enfin, comme si "Le Petit Prince" était mieux... On était plus des enfants. Oui, j'avais jamais vraiment lu ce livre, mais c'était pour les gosses, non? Je sais que l'espèce de tube digestif qui porte le statut de "mon demi-frère" l'avait dans sa bibliothèque. Et voilà Harry Potter ou encore Lord of the Rings... Tellement vu et revus. Je soupirais, en plus j'aimais pas... Même si j'avoue que Gollum était vraiment excellent. J'allais brancher mes écouteurs et me coucher sur la table quand je redressais la tête, un peu plus attentive sur le sujet d'étude.

« Très bien j'ai fais mon choix. Nous nous pencherons sur Sound of Silence.»

Une de mes chansons préférées... Je restais silencieuse, regardant la prof faire. Ainsi qu'un mec qui répondit à sa question.

- C'est le groupe Disturbed qui a écrit la chanson !

Je serrais les dents. Mais qu'est ce qu'il racontait, je soupirais, la prof me regardait... Pourquoi elle me fixait comme ça? Et en plus, l'autre con continuait ses paroles. Je soupirais, le regard de la prof me pesait de plus en plus, même si elle était vraiment canon avec ses cheveux un peu décoiffés. Je me mordais les lèvres avant de regarder l'élève qui parlait,

- Arrête de raconter des conneries! C'est Simon & Garfunkel qui ont écrit la chanson en 1964 ! Ton groupe l'a juste reprit y a deux ans, et encore, c'est même pas les premier à l'avoir fait! Alors quand on connait pas une chanson, on se tait! balançais-je un peu énervée.

Toute la classe m'avait regardé, ça semblait les surprendre que je connaisse ça. Je soupirais avant de me renfermer sur moi même, restant à nouveau avachie sur ma chaise. Je crois que la musique était un des seuls sujets qui pouvaient m'intérésser... Surtout si c'était une chanson que j'aimais particulièrement. Pourquoi je l'aimais tellement? Elle était simple à comprendre et surtout elle me correspondait tellement bien. Une chanson sur la problématique de la communication avec les autres, rien que les premiers vers, "Hello darkness my old friend"... C'était toujours ce que je me suis dis, je n'avais que les ténèbres avec moi, cette obscurité étouffante. Cette douce vision de folie qui me prenait...

 
«Ten thousand people, maybe more
People talking without speaking,
People hearing without listening
»

Oui, cette impression de parler avec les autres, que ça soit mes parents, mes camarades, les aides sociales... Toutes ces personnes qui m'entendent sans m'écouter. S'il y avait un cri de désespoir, si je pouvais traduire mon mal être, je prendrais surement cette chanson.

 
«Fools, said I, you do not know,
Silence, like a cancer, grows
Hear my words that I might teach you,
Take my arms that I might reach you
But my words, like silent raindrops fell,
And echoed in the wells of silence
»

Cette envie de vouloir atteindre les gens, mais que nos mots finissent par ne former qu'un silence... Le pire de tout ça, ce sont les personnes qui vous disent qu'ils vous aiment et qui au final vous laissent sombrer. Mais vous savez lesquels sont les pires? Ceux qui vous donnent l'espoir qu'ils vous aiment, qu'ils seront toujours là pour vous et qu'ils finissent par partir... Piétinant votre cœur. Par peur, par envie, par manque de courage, par lassitude, parce que "ta vie de ne me regarde pas finalement", pourquoi es-tu rentré dedans alors? Ouais. Je crois que eux sont les pires... Et ca donne tout sauf envie de remonter la pente.  
Je soupirais, je m'étais emportée, et ça m'avait retournée, ça m'avait profondément donné envie de vomir, je me mordais la lèvre nerveusement, puis serrant mon stylo en main jusqu'à le briser. Tss... Fais chier.
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