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Entre la pluie, la glace et l'alpaca [ft.Celes F. Cavendish]

Oz Wald
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Sam 13 Jan - 17:30
" Je t’en prie ! Vas-y !"

Silence, pas de réponse.

" Seulement une fois, rien qu’une dernière fois ! "


Si bien amusé alors que son compagnon continua de tirer de sa cape, il se retint tout de même de répondre, se contentant que de croisière les bras, restant immobile-

" Je te demanderais plus rien après ça ! promis !"

…Puis finissant par craquer alors que l’enfant devant lui finit par s’accrocher à l’une de ses jambes tel un koala, un rire grave -un rire fou- le secouant de fond en comble alors qu’il s’immergea dans son rôle habituel.

" MOUHAHAHA ! Tu l’auras voulu petit aventurier imprudent…. Admire-donc à nouveau ma force- Et vole dans les cieux !!! "

Et ainsi sur ces mots l’excentrique et étrange héros dénommé Alpacaman se saisit du garçon, l’élevant d’un coup  dans les airs puis le faisant tournoyer quelques instants avant de le déposer parterre, tous deux s’esclaffant à l’union. Qui aurait-dit qu’une simple sortie pour prendre l’air se transformerait en une belle partie de jeux ? Décidément, Oz était bien content d’avoir décidé de visiter Hyde Park en ce jour malgré les gros nuages sombres surplombant sa tête.

Qu’étaient quelques risques de pluie face à une chance de s’amuser après tout ?

Tentant de rattraper son souffle après avoir roulé une énième fois dans l'herbe, le jeune homme sourit une dernière fois sous son masque alors que la mère de son admirateur finit enfin par le rappeler, tous deux se levant puis échangeant un high five avec lui avant de séparer dans la bonne humeur… le plus âgé se retrouvant bientôt seul à voir le paysage.  Peut-être qu’il ferait mieux de rentrer lui aussi, déjà malgré son costume le couvrant il pouvait sentir le vent se lever après tout- puis étais-ce une goutte d'eau ce qu’il venait de voir tomber ? Mince.

Mais Oz ne chercha pas à prendre puis ouvrir le parapluie qu’il avait emporté avec lui, son attention venant se poser non loin de là sur un arbre…  ou plutôt sur les vêtements de femme venant de se réfugier sous le feuillage de ce dernier. Un kimono ? À Londres ? À croire qu’il était tombé sur quelqu’un de fortuné, qui d’autre qu’un riche -ou un excentrique- portait des vêtements aussi chers et… mmm… particuliers ?

Quoique bon, ce n’était pas comme s’il était le mieux placé pour juger l’apparence de qui que ce soit, haha.

D’ailleurs, maintenant qu'Oz avait finit par s’approcher peu à peu sans se rendre compte, il avait remarqué les coûteux habits de la demoiselle étaient faits en soie…. s’ils venaient à être mouillés par la pluie, ou encore à toucher le contenu d’une flaque, le tissu viendrait à être ruiné.

…Puis l’arbre ne viendrait pas à la protéger longtemps. Fallait faire quelque chose peut-être ?...

Il sortit du sac en bandoulière qu’il portait son parapluie puis le regarda longuement, silencieux. Cela ne se faisait pas de faire attendre une dame mais… mais...



La légère pluie commença à s’intensifier d’avantage. Lâchant un profond soupir désemparé, Oz prit sa faible volontés à deux mains, des sueurs froides lui parcourant le dos alors qu’il fit le pas lourd en trop, celui qui dévoilerait sa présence à la jeune femme-

Puis prit la pose, ses deux mains venant se poser sur ses hanches avec fermeté, sa cape flotant dans le vent, une voix grave et rebondissante comme nulle autre prenant le dessus sur toute autre dans le parc.

" Ne craignez plus rien gente et aimable dame !!! "

Moment de suspense, pause existentielle. S’était-elle tournée en sa direction ? Le pauvre Oz n’en savait trop rien derrière son masque, ayant à ce point fermé les yeux sous la honte. Allait-elle hurler ? Appeler la police ? Aucune idée, mais alors qu’il brandit à l’aveuglette son cher parapluie, le pauvre garçon espérait juste qu’elle accepte son bon geste sans poser de problèmes.

Franchement, à savoir comment il arrivait à tenir son rôle habituel de façon tout aussi impeccable et loufoque qu’a son habitude. Le timide comédien était bien sur le point de fuir en courant après tout.

" Rejouissez-vous et acclamez les cieux- Car Alpacaman est venu à votre rescousse !"
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Celes F. Cavendish
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Ven 26 Jan - 11:15
Code:
Les pensées de Celes sont représentées en italique.
Elle s'exprime en #99ccff et en gras.

Entre la pluie, la glace et l'alpaca
Ft. Alpacaman

Cette situation devient de plus en plus pesante, lourde à supporter …
Pourtant, je n’ai d’autre choix que de me murer dans un long et douloureux silence.


Les nuits qu’elle passait devenaient de plus en plus épouvantables, non pas à cause de voisins bruyants mais plutôt par des cauchemars qui apparaissaient dès lors que Celes tombait dans les bras de Morphée. Mais celui qu’elle avait eu cette nuit était bien plus intense que ceux qu’elle faisait habituellement de par ces nombreux détails qui ravivaient de multiples souvenirs douloureux : des images qui était à la limite du réel où elle voyait son oncle Ronald lui susurrer un certain nombre d’insultes avant d’abuser d’elle de la façon la plus ignoble possible. Bien qu’elle ne subît plus les gestes obscènes de son oncle depuis son départ du domicile parental, elle se sentait toujours autant souillée par ses actes odieux et immoraux qui se manifestaient de plus en plus violement dans le sommeil de la jeune artiste.

L’amour qu’il me porte est toxique …
Mais en l’acceptant dans ma vie et en mettant mon ressentiment de côté, ma situation ne deviendrait-elle pas plus simple ?
Suis-je réellement capable d’aller à l’encontre de mes propres principes ?


De ce fait, l’attente d’un nouvel entrainement lui était tout bonnement impossible. Elle ne se voyait pas restée cloitrée dans cet immense appartement, seule et à ruminer bêtement sur les erreurs du passé dont elle avait été la principale victime. Et même si le temps n’était pas vraiment idéal pour sortir, la grisaille ne pouvait en aucun cas entacher encore plus l’humeur maussade de la jeune femme. Décidée mais surtout déterminée à aller mieux, Celes prit rapidement son téléphone professionnel afin d’annoncer sa petite sortie au parc à sa conductrice Laureen, qui fût assez étonnée par le côté anarchique de sa petite protégée, ayant l’habitude de tout planifier à l’avance.

L’heure étant fixée, il ne manquait plus à Celes de choisir sa tenue pour la journée. Malgré la multitude de tenues dans sa garde-robe, son choix s’arrêta vite fait sur style de vêtement qu’elle affectionnait tout particulièrement : les kimonos, mais pas n’importe lequel non plus : celui que portait sa mère étant plus jeune. Malgré son style un peu tape à l’œil, l’odeur que dégageait ce kimono lui permettait d’être bien plus sereine, la douceur de la soie qui lui rappelant la tendresse qu’elle avait pu recevoir lorsque que ses deux parents l’entouraient de leurs bras protecteurs. Cet arôme si familier et pourtant horriblement lointain réchauffait son cœur meurtri. Et tant qu’elle se sentait bien, le regard des autres lui importait peu.

Il était enfin l’heure de partir. Et après un bref appel annonçant l’arrivée de Laureen, Celes prit rapidement le strict nécessaire pour la journée : sac à main, équipement pour le patinage, puisqu’elle ne comptait pas revenir chez elle, et un parapluie ou cas le temps se gâterait un peu plus. Arrivée en bas de l’immeuble, elle salua rapidement Laureen avant d’entrer tranquillement dans la limousine.

« Madame, avant que nous partions, souhaitez-vous une escorte pour votre balade ? »

« Non merci, Laureen. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire dans ce lieu si paisible et puis … ils ne feront qu’attirer le regard indiscret de certaines personnes ».

« Très bien, tel est votre décision Madame. Mais entre nous, un kimono est tout aussi tape à l’œil que deux hommes en costume cravate ».

Elle n’avait pas tort … Pourtant, il y avait une grosse différence entre une femme portant un vêtement traditionnel japonais et deux hommes surveillants minutieusement celle-ci. Elle passerait sans doute pour une touriste, du moins, pour ceux qui ne la connaissait pas. Mais peu importe, elle ne désirait que quelques heures pour elle sans se soucier des obligations qu’elle devait respecter scrupuleusement. Après cette courte mise au point ce trajet qui se passa sans encombre, Celes pouvait enfin profiter de l’ambiance apaisée du parc londonien. Sac en main, elle salua une dernière fois Laureen avant de se diriger paisiblement vers ce lieu sans se rendre compte qu’elle oublia le plus important.

Malgré le mauvais temps, son esprit s’était radicalement apaisé et ce, dès qu’elle avait mis les pieds dans ce lieu paisible. Cette sensation de pouvoir agir sans la contrainte lui faisait énormément de bien. Mais le destin, qui semblait très capricieux aujourd’hui, lâcha subitement quelques gouttes de pluie sur le visage de la jeune Celes. Ce fût comme un déclic pour la jeune femme … elle avait tout pris sauf ce fameux parapluie qu’elle avait laissé à l’arrière de la limousine. S’agissait-il d’une punition ? Elle n’en savait rien … Si elle restait plantée bêtement au milieu du parc, elle risquerait de finir totalement trempée. Elle se dirigea donc rapidement vers l’arbre le plus proche afin de s’y abriter temporairement.

A ce stade-là, elle n’avait que d’autre choix que d’appeler Laureen. La pluie s’intensifiait de plus en plus et l’arbre risquait de ne plus être suffisant pour la protéger elle et sa précieuse tenue. Mais à peine avait-elle allumé son téléphone que son regard fût, pendant quelque instant, différent, restant totalement abasourdie par une voix masculine qui l’appelait et qui lui faisait repenser à cet homme, à cet odieux personnage qui rendait chacune de ses nuits impossibles. Cependant elle faisait faute route, l’intensité de leur voix était totalement opposée mais sa phobie des hommes l’avait quelque peu induite en erreur. Son bon sens avait aussitôt repris le dessus. Elle prit donc un grand bol d’air avant de se retourner vers celui qui l’avait interpellé quelques secondes plutôt.

Elle s’attendait à voir le visage d’un homme, mais ce fût tout autre chose qui apparut devant elle : un homme déguisé en Alpaca. Bien que surprise, Celes essaya tant bien que mal de rester neutre face à l’excentricité de cet inconnu, même si, honnêtement, elle n’était pas la mieux placée pour juger l’aspect esthétique de celui-ci. A première vue, il n’était pas venu pour causer du tort à la jeune demoiselle mais plutôt pour lui rendre service. Du moins, c’est qu’elle avait supposé en le voyant brandir son parapluie dans sa direction. Mais ne s’agissait-il pas d’une ruse pour se rapprocher d’elle pour mieux lui faire du mal ? Elle craignait fortement ce scénario et son cœur se mit à battre à tout rompre… Sans cette situation elle n’avait d’autre choix de trouver les mots suffisamment poignants pour le faire déguerpir, sans pour autant tomber dans cette facilité qu’était l’agressivité.

Tout comme lui, sa gentillesse n’est qu’un subterfuge pour mieux m’atteindre …
Je ne le permettrai pas. Pas cette fois-ci.

« Vous avez une bien étrange façon de vous adresser à une inconnue ». Dit-elle d’une voix ferme, ne voulant en aucun cas montrer le moindre signe de faiblesse. « Je vais être clair avec vous, je n’ai nullement envie d’être aidé par … » elle hésita quelque instant, son regard devenant de plus en plus stoïque : « … à une personne qui se cache derrière un masque et qui ose souiller l'image des véritables héros de cette ville ». Elle soupira, laissant quelques secondes de répit à son interlocuteur avant de reprendre de plus belle : « Et si j’étais vous je garderais le parapluie … il serait bien dommage que votre accoutrement finisse totalement imbibé par cette pluie qui s’apprête à être de plus en plus violente ».

Celes essayait tant bien que mal de se retenir mais elle se sentait de plus en plus oppressée par cet homme dont l’apparence était totalement imperceptible. Mais ce mal-être ne devait en aucun cas être visible par qui que ce soit au risque d’être vu comme une victime potentielle. Celes espérait donc que son discours fût suffisamment convaincant pour donner l’idée, à cet excentrique personnage, de fuir avant que la pluie ne devienne de plus en plus abondante. Mais rien ne pouvait lui laisser penser qu’il était réceptif à ses remarques … il était malheureusement impossible pour elle de connaitre les expressions d’un homme se dissimulant derrière un costume.

Va-t’en …
Je n’ai besoin d’aucune aide …
Va-t’en !
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Oz Wald
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Mer 31 Jan - 10:52
Un coup droit dans dans la face, un crochet dans le estomac, puis un revers sur le coeur, combo ! Oh sacre-bleu, ce que quelques mots fermes et bien visés pouvaient frapper fort, depuis quand tenter de faire une bonne action auprès d’une dame était payé par une session de boxe orale ? A croire qu’il avait appuyé sur le mauvais bouton lors de son introduction s’il prenait compte du ton sec de son interlocutrice, peut-être qu'il aurait mieux valu que de partir avant que la situation s’empire… 

Mais pouvait-il se permettre de faire marche-arrière maintenant qu’il était allé aussi loin ? Non, fallait pas, si bien insister serait sûrement mal vu, le jeune homme n’avait pas réuni toute sa volonté en cet instant que pour se faire chasser au moindre obstacle !

Ainsi, ouvrant donc enfin les yeux derrière son masque, Oz prit une inspiration étranglée alors que son regard anxieux se posa sur la femme; une surprise l’attendant alors qu’il ne vit pas le mépris tant attendu se refléter dans son visage, ni encore même la colère mais… euh, rien en faite. Étais-ce un bon signe ? Non, ça ne l’était pas réalisa-t-il alors qu’il vit ces épaules tendues, cette raideur palpable dans sa posture qui hurlait le malaise-

Rigidité qui eut le don de changer instantanément sa peur par de le souçi, l'envie d'aider une personne troublée prenant le dessus. 

" Hé, cela serait bien dommage n’est-ce pas ? "

Il s’avança alors d’un pas, un seul, approchant la jeune d’assez près que pour être capable de la toucher s’il venait à se pencher un peu et tendre le bras, parfaitement conscient du risque accru de rejet grâce ce geste pouvant être interprété comme invahisant... mais confiant, car il croyait dur comme du fer qu’il pouvait renverser la situation en un instant, certain de son succès même-

Car même si mademoiselle semblait instruite dans l’art de la parole, il n’était sûrement pas moins doué qu’elle aux joutes verbales.

" Mais à croire que ce fabuleux personnage s’en moque, car il serait bien plus dommage pour lui que ce soit vous celle à rentrer les vêtements trempés."

L’étrange homme déguisé d’alpaca avait lâché son propos d’une légèreté déconcertante, sa voix bruyante et pleine de gaité réduite à un bas, agréable et tendre son. Oui, si bien le manque d’expression qu'entraînait son masque était un désavantage à l’heure présente, Oz savait comment montrer- comment convaincre à quelqu’un de sa profonde sincérité. Ses deux parents auraient certainement été fiers de leur aîné à cet instant...

Hélas, là ou ce duo de profiteurs ne chercherait qu’à manipuler pour leur propre gain, leur fils ne voulait que rassurer une dame en détresse. N'étais-ce pas ainsi que devrait agir tout homme ?

" Acceptez-donc ce cadeau miss ! Les intempéries ne sauront pas fléchir mon indomptable courage lors de mon admirable retour dans ma base… Un alpaca digne de ce nom ne craint point quelques goutes après tout !"


Et le jeune Wald finit sa petite tirade du rire gras habituel à Alpacaman, certes contrôlé pour pas sembler trop étrange... mais pas moins enjoué alors qu’à nouveau, il tendit son parapluie vers la femme aux cheveux argentés, d’un geste plus lent cette fois-ci. Accepterait-elle son offre ? Il l’espérait, mais il y aurait pas de prêt vu que la gente dame ne semblait pas disposée à accepter sa présence de si tôt, dès qu’elle disais oui il partirait de son côté, laissant son ombrelle à ses soins.

Mieux valait pour lui que de perdre sa protection que pour elle de perdre sa belle robe en soie non ?

Sous son masque, alors que les premières mèches de cheveux trempés se collèrent à son visage, Oz sourit malgré lui tandis qu’il attendit patiemment une réponse. Il avait tout son temps, puis en attendant, il pouvait au moins protéger l’inconnue du vent froid et porteur de pluie qui soufflait contre son dos.


Alpacaman divague dans ses délires en #483D8B, d'un ton grave et rebondisant

Oz bégaie parfois de sa vraie voix en #4682B4
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Celes F. Cavendish
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Lun 5 Fév - 17:49
Entre la pluie, la glace et l'alpaca
Ft. Alpacaman

Pourquoi fait-il ça …
N’étais-je pas suffisamment claire ?


Il n’était pas affecté par ce qu’elle venait de dire. Les mots qu’elle avait employés n’étaient donc pas suffisamment poignants pour le faire fuir. Qu’allait-elle faire maintenant ? Devait-elle s’en aller malgré la pluie ou accepter gentiment ce précieux parapluie qui n’attendait qu’elle ? Non, elle ne pouvait pas, il lui était impossible de revenir sur sa décision au risque que sa fierté en prenne un véritable coup. Il y avait une autre raison : sa peur des hommes l’empêchait de croire en celui qui semblait pourtant si honnête.

Mais elle avait eu raison de se méfier. Il avait profité de ce moment d’inattention pour pouvoir mieux l’approcher. Et instinctivement, elle recula de quelques pas, comme pour indiquer la limite qu’il devait avoir entre les deux.

Pourtant, les mots qu’il venait d’employer semblait tellement sincères. Et plus il justifiait son geste, plus elle avait envie de croire à la sincérité de cet homme ... du moins pour l'intérêt de son kimono. Mais l’image qu’elle avait d’eux faisait qu’elle ne pouvait s’empêcher de mettre à nouveau cette barrière qui lui permettait, tant bien que mal, de se protéger de ces individus qu’elle considérait comme dangereux et peu digne de confiance. Et dans la situation où rien ne lui serait arrivé, la jeune patineuse aurait sans doute accepté immédiatement ce présent salvateur.

« Mes paroles ne semblent pas avoir eu le moindre impact sur vous … » dit-elle d’une voix ferme, ne voulant en aucun cas montrer le moindre signe de faiblesse, malgré la peur qui prenait pas à pas le dessus : « … Ou mes mots sont-ils bien trop complexes pour quelqu’un de votre envergure ? » ses mots devenaient de plus en plus amers, signifiant que les souvenirs douloureux de la jeune demoiselle avaient pris totalement le dessus sur le peu de lucidité qui lui restait : « En tout cas, n’insistez plus … il est préférable que cette discussion se termine de cette façon. » dit-elle, peu consciente de la stupidité par laquelle elle réagissait.

Ne suis-je pas allée un peu trop loin ?
Mais, tout comme lui, il ne cesse de me pousser vers mes derniers retranchements.
Alors … quelle est ce sentiment étrange qui me traverse ?


Elle y était allée sans doute un peu fort … et un sentiment étrange, qui ressemblait sensiblement à de la culpabilité, s’était installé en elle comme pour l’avertir du comportement inadéquat qu’elle venait d’avoir face à son interlocuteur. Ce sentiment s’intensifiait également par le sacrifice qu’elle allait devoir faire pour pouvoir rapidement clore cette discussion qui semblait sans fin : elle devait renoncer à l’idée de protéger le kimono auquel elle y tenait tant afin de fuir cette situation qui devenait tout bonnement impossible et sans issu. Mais le traumatisme dont elle était victime faisait qu’il lui arrivait parfois de réagir en total inéquation avec ce qu’elle était au fond d’elle : une femme mature et raisonnable.

« Sachez-le … » Elle prit une grande respiration, à nouveau peu consciente des mots qu’elle employait : « Je préfère encore finir totalement trempée, plutôt que d’accepter quoique ce soit venant de vous. » sa voix gardant ce côté déplaisant qui faisait en quelque sorte office de protection face à cet inconnu.

A peine avait-elle finit sa phrase, qu’elle tourna rapidement les talons, motivée à cesser cette discussion malgré la pluie abondante qui risquait sans doute de la rendre souffrante. Elle savait bien que cette décision n’était pas la plus censée et pourtant, elle continuait comme possédée par cette peur qui la faisait réagir d’une façon bien étrange. Mais elle était bien consciente que cette situation était en partie la conséquence de sa négligence … Pourquoi n’avait-elle pas pris ce parapluie qui se trouvait paisiblement dans la banquette de sa limousine ? Le destin ne s’acharnait-il pas un peu trop sur elle ? Elle n’en savait trop rien … A force de réfléchir, elle ne se rendit pas compte de la réelle gravité de ses actes : cheveux, vêtement, visage, tout était imbibé par cette pluie qui ne cessait de s’intensifier au fil de ses pas. Elle aurait pu tout simplement utiliser son téléphone pour appeler celle qui l’accompagnait constamment lors de ses déplacements mais son esprit était bien trop perturbé pour réfléchir intelligemment. L’insistance de son interlocuteur ne lui avait pas facilité la tâche, bien que cette excuse ne soit pas réellement valable.

Mon cœur bat à tout rompre …
Est-ce la crainte d’être à nouveau victime ou la culpabilité d’avoir été inamicale ?
Les deux peut être ?
Que dois-je faire pour calmer ses palpitations incessantes ?
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Oz Wald
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Mar 6 Fév - 16:58
Il ne s’attendait vraiment pas à ça.

Voila tout ce que pu penser Oz alors qu’il vit avec horreur la femme partir en courant, son coeur se glaçant dans sa poitrine. Avait-il mal fait à nouveau ? Il avait pourtant tenté d’être doux, se montrer accueillant… S’était-elle sentie si agressée que pour le fuir comme à un vulgaire brigand ? Ses manières aurait-elles paru pauvres à ce point ? Peut-être qu’il n’aurait pas du l’approcher de si près au final, les choses s’auraient mieux fini ainsi. Mais si ce n’était pas son attitude, ne serais-ce pas sa simple apparence qui l’avait effrayée ? Oh, pour horrible qu’était l’idée, cela avait du sens. Qui aurait pas peur en voyant un gros fou couvert de laine synthétique lui arriver dessus en hurlant n’importe quoi, évidement qu’elle n’avait pas pris ses avances d'un bon oeil-

Et cela dès le début, dés le commencement, car ce qui parait au dehors compte toujours plus de ce qu’il y a au dedans.  

Ses mains tremblaient un peu plus à présent alors qu’il chercha encore à calmer son angoisse, cette dernière n’étant à présent plus causée par son manque d’assurance malheureusement. Vraiment, il le savait bien qu’il fallait pas qu’il songe à ça, pas maintenant, mais c’était plus fort que lui alors que sa vieille amertume prit forme; un haineux frisson de dégout lui parcourant le dos, sa gorge se nouant.

Tous jugeaient, personne cherchait à comprendre.

Devait-il enfin laisser la femme tranquille ?

Silence. Focalisant le regard au loin, Oz repéra l’inconnue continuer à courir, sachant que bientôt elle viendrait à disparaitre de sa vision. Pourquoi la rattraper à présent ? La mademoiselle avait très clairement laissé comprendre son refus de toute aide- C’était stupide que de venir à la suivre et continuer à bêtement insister… puis insister sur quoi d’abord ? Sa robe était déjà complètement ruinée grace à toute cette pluie ! Même chercher à s'excuser jouerait sûrement pas, elle le chasserait durement, évidant quoi !

Mais alors pourquoi ressentait-il encore le besoin de l’atteindre ?

Il fit un pas de l’avant, s’arrêtant ensuite un instant, vexé par sa propre idiotie. Il ne connaissait même pas cette femme bon sang !-

Mais la voila dehors, seule, au beau milieu d’un mini-déluge...

Il était déjà entrain de courir à sa rencontre avant même de se rendre compte, super.

Franchement, ce qu’il fit était comme chercher une aiguille au milieu d’une bote de foin, et Oz ne sut jamais vraiment pendant combien de temps il couru dans l'immense parc avant de la retrouver à nouveau. Tout ce dont son esprit torturé se souviendrait de cet instant, cela serait une détermination sans queue ni tête, une envie irrationnelle que retrouver la trace de cette femme étrange à l’air raffiné et aux mots qui faisaient bien mal. Qu’avait-il vu en elle pour le rendre si zélé ? À nouveau, que des questions sans réponse…

Qui sait, peut-être juste qu’un vieux coeur brisé était capable d’en reconnaitre un autre, mystère.

" Ah…. ah…. ah…."

La voila enfin à une dizaine de mètres, de dos au pauvre garçon essoufflé, trempée jusqu’aux os tout comme lui, ses cheveux d’argent et sa robe luxueuse à présent aplatis contre son corps... semblant la rendre plus mince, plus fragile alors qu’il approcha d’un pas lourd et tremblant, plié en deux, arrivant à peine à contrôler comme il fallait chaque respiration, l’air chaud coincé sous son masque étant bien trop usé pour son propre bien, étouffant-

Le jeune Wald ignora cela puis tendit le bras, couvrant enfin la femme de glace de son parapluie ouvert.

" P-paniquez-pas... vous…vous n’avez pas… à accepter mon aide !"


Il dit ça de sa vraie voix, tendre, intentionnée et brisée de par le manque d’oxygène, atteignant un timbre rauque qui n’annonçait rien de bon. Diantre, ses poumons étaient en feu-

" Un alpaca passait juste par là en faisant du jogging puis-" Inspirer, expirer. Que voulait-il dire déjà ? Il avait mal à la tête. " ...puis il tendit sans raison son parapluie dans le vide… " Sa vision se troubla. " ..une femme ...se ...retrouvant par coincidence en dessous !" finit-il en parlant rapidement, sa respiration profonde et étranglée semblant tout simplement malsaine à présent- Oz allait bientôt s’évanouir s’il faisait pas quelque chose." Donc… donc…"

Il leva la tête d’un coup, réunissant toutes ses forces alors qu’il se força à chercher son regard du sien, même si elle le verrait pas.

"…Pardon si je vous ai fait peur gente dame. Copains ?"

Puis il s’effondra à genoux sur la boue, une toux ignoble le prenant alors qu’il vint d’une main finalement soulever un instant son masque sans pour autant montrer son visage, inspirant profondément-

Son autre main tendue vers le ciel tenant toujours, tant bien que mal, un parapluie tremblant en l'air.


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Jeu 8 Fév - 23:05
Entre la pluie, la glace et l'alpaca
Ft. Alpacaman

Je me sens mal, si mal …
Que dois-je faire pour apaiser mes maux ?


Elle continua sa route, toujours plus essoufflée à chacun de ses pas, ses jambes la guidant au grès du vent sans réel destination. Elle avait pourtant espéré que cette sortie improvisée lui aurait permis de se détendre un peu avant l’arrivée de son entrainement. Mais pour son plus grand désarroi, l’état dans lequel elle était à son réveil s’était dégradée au lieu de s’améliorer.  Son cœur déjà bien meurtri avait dû à nouveau supporter une nouvelle blessure causée par le comportement odieux qu’elle avait eu face à cet individu dont la sincérité était toujours mise en doute par le traumatisme qu’elle avait vécue. Bien qu’elle en fût maintenant consciente de ses actes, elle ne pouvait plus faire machine arrière. Elle s’était pourtant promis d’éviter le plus possible de faire du mal autour d’elle. Mais elle avait failli à sa tâche en perdant le contrôle de ses émotions.

J’ai cette drôle d’impression d’être suivie …
S’agit-il encore de cet excentrique personnage ou bien de …
Non, impossible … Il ne peut pas savoir où je suis !


Elle s’arrêta net, la respiration forte qui venait de son dos l’inquiétait. Elle hésita d’ailleurs à se retourner, très apeurée à l’idée de se retrouver face à son véritable persécuteur qui venait à nouveau troubler son esprit alors qu’elle se retrouvait seule face à l’intempérie qui s’abattait violement sur elle. Pourquoi pensait-elle à lui dans ce genre de situation ? Son cœur s’affolait de plus en plus à l’idée de le revoir et ce sans la moindre protection aux alentours. Mais la jeune patineuse prit rapidement conscience qu’elle s’était trompée, son jugement ayant à nouveau été influencé par ses craintes, en voyant ce parapluie qui ne lui était pas inconnu. Il était subitement apparu en haut de sa chevelure argentée afin de la protéger bien qu’il n’eût plus aucune utilité aux vues de l’état dans lequel s’était retrouvé Celes à cause de son obstination. Malgré tout elle restait incapable de lui faire face à cause de ce trop plein d’émotions qui était à deux doigts de la faire craquer. Il semblait insister à nouveau mais la jeune demoiselle n’arrivait pas à comprendre les mots qu’il prononçait, son esprit était bien trop perturbé pour saisir quoique ce soit. Pourtant quelque chose clochait, l’intonation de sa voix semblait bien différente, moins joviale que celle qu’elle avait eu l’occasion d’entendre lors de leur premier mot.  Quelque peu attisée par ce changement soudain de voix, elle prit donc son courage à deux mains, malgré le manque de coopération de ses jambes à faire volte-face, afin de se montrer devant cet homme qu’elle avait tant malmené quelque temps plus tôt. Alors que ces yeux s’étaient enfin posés sur lui, le choc fût terrible quand quelques secondes après, elle le vit tomber à genoux, la chute étant suivie par une toux repoussante qui avait eu son effet sur le cœur déjà souffrant de la demoiselle, et plus elle le voyait s’obstiner à tenir ce parapluie, plus ce sentiment de mal-être s’intensifiait pour la femme ingrate qu’elle était.

Je ne voulais pas en arriver là …
Non, ce n’était pas mon but !


Celes mit un certain temps à réagir, secouée par la scène à laquelle elle assistait. Malgré les paroles amères qu’elle avait employées, il s’était obstiné à vouloir l’aider d’un geste totalement insensé mais pourtant honorable. Mais cette expérience lui avait servi de leçon et cette douleur qu’elle ressentait au plus profond d’elle, dès lors qu’elle posait ses yeux bleutés sur l’état miséreux de cet homme dont le doute sur sa sincérité n’était plus permis, lui faisait comprendre qu’elle devait à son tour lui apporter son aide. Et même si elle ne voyait pas son visage, elle sentait bien qu’il ne jouait pas la comédie. Il avait réussi à la faire changer d’avis mais à quel prix ?

Malgré que son visage ne soit pas visible …
J’arrive à ressentir la douleur qu’il le fait tant souffrir.


« Reprenez votre souffle … » dit-elle d’une voix douce afin d’apaiser son interlocuteur malgré la peur qui l’envahissait continuellement. « Je crois que je vous ai causé énormément de tort. », dit-elle, étant très peinée par l’état dans lequel s’était retrouvé celui qui lui faisait face. « Votre parapluie est suffisamment grand pour protéger deux têtes mais pour l’instant elle protégera la vôtre … » A peine avait-elle dit ses mots, qu’elle prit timidement le parapluie des mains du pauvre homme le couvrant maintenant à son tour, consciente d’être l’une des causes de sa souffrance. « Même si honnêtement, je suis loin de l’avoir mérité après tout ce que j’ai pu vous dire … » dit-elle tristement alors que quelques larmes se mirent à couler sur son visage, cachées par la pluie qui ne cessait de s’abattre sur eux : « Prenez-le temps qu’il faut pour vous ressaisir, je ne m’enfuirai plus. » Ses mains tremblaient d’inquiétude mais elle était bien décidée à le protéger à son tour, du moins le temps qu’il reprenne ses esprits.

Je me sens coupable, terriblement coupable.
Je ne vaux pas mieux que cet homme qui rend ma vie impossible …


Elle ne regrettait absolument pas ce qu’elle venait de faire. Pourtant, le poids de la culpabilité, qu’elle portait difficilement, était tenace et ne semblait pas vouloir s’en aller de sitôt. Que pouvait-elle faire de plus ? Lui proposer de boire une délicieuse boisson chaude en sa compagnie pour se réchauffer de ce temps qui semblait résolu à rester désastreux ? Mais allait-il la suivre après tout ce qu’il avait dû endurer pour que la jeune demoiselle se daigne enfin à accepter son aide ?

Je vis constamment avec un sentiment de malaise …
Alors, un autre de plus ne devrait pas m’achever.
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