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Affronter ses peurs, ça rend plus fort ? [PV Daryl Jones]

Maël Mellis
ISS |:| Troisième année
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Jeu 28 Déc - 22:42


Please... don't hurt me...

Cela faisait trois jours... déjà trois jours qu'il y avait eu cet "incident" à la bibliothèque... et trois jours que j'avais prétendu abriter un virus pour éviter de croiser la cause de mon mal-être, étant dans la même classe que cet individu...

J'allais sur mon quatrième jour d'absence... passant complètement outre le fait que je rate des cours, qu'ils soient importants ou non... Pour une fois, je m'intéressais à ma condition et la faisais passer comme ultime priorité. Cela me faisait d'ailleurs tout drôle de quelque peu me prendre en main... mais en attendant, cela ne réglait pas le problème nommé Daryl...

C'est bien beau de jouer le thug en usant d'un mensonge pour éviter de se taper des journées de souffrances, mais cela n'avait comme effet que de repousser ce qui était dérangeant. Je ne peux pas me faire passer pour malade durant toute l'année sans qu'un médecin ne vienne m’ausculter... et seules les maladies très graves, qui demandent un traitement lourd et long et/ou qui nécessitent parfois l'hospitalisation, me permettraient de partir d'ici à tout jamais et d'être enfin libéré.

Cependant, j'étais loin de remplir toutes les conditions, ma santé se portait à merveille, ne manifestant aucune anomalie particulière, ni inquiétante.

Assis au fond de mon lit, en t-shirt et boxer, j'étais pensif... Toutes les images avec Daryl me revenaient en tête et me donnaient de drôles de frissons, un peu comme un mélange d'effroi et d'envie. J'avoue que les plusieurs baisers et sortes de câlins qu'il m'avait offert avaient été agréables, mais les menaces et les violences physiques rendaient le tableau beaucoup moins rose et féerique.

Au-dessus de ma couverture, les jambes à l'air, je posais ma tête sur ses dernières, soupirant. Mais qu'est-ce que je fabrique ? C'est une torture ces interminables journées passées totalement seul, à visionner encore et encore les mêmes scènes qui me rappellent des moments intenses en émotions qui sont bien trop complexes à gérer... du moins, dans mon état actuel... c'est-à-dire celui d'une poupée de porcelaine entièrement brisée...

On m'avait tout pris, mes rêves, mes espoirs, mes passions et mes envies. Ensuite, on m'avait... rien que d'y penser, je bouillonnais intérieurement... On m'avait violemment arraché le cœur afin de le broyer d'une poigne sans failles et une fois que tout le sang avait giclé au sol, on m'avait laissé tomber à même sur le carrelage dur, m'abandonnant en mille éclats s'éparpillant un peu partout autour de l'impact qui avait été... foudroyant...

Désormais, je tenais plus ou moins debout, mais bien trop de parties essentielles avaient été réduites en cendres et/ou jetées aux ordures. Il me manquait une jambe, la moitié d'un visage tout comme quelques phalanges qui s'étaient détachées après la chute.

Depuis, c'est la méfiance aux commandes. La peur, la lâcheté, l'envie de fuir... et il reste tout de même des personnes assez stupides pour prendre un marteau afin de, chaque jour, émettre des petits coups qui font s’effondrer d'autres parties tout aussi délicates que le cristal.

Je vous avoue que j'ai arrêté de cesser de trouver une réponse à la question de savoir quel plaisir peuvent-ils éprouver en voyant et en faisant souffrir une personne déjà à terre... parce que je n'en ai plus le courage... et encore moins la force...

Aujourd'hui, je tente en vain de garder le sourire accroché aux lèvres tant bien que mal... même si se sont souvent les pleurs qui affichent un accès prioritaire sur la voie des émotions.

Soudain, je me mis à me secouer la tête, voulant chasser mon horrible passé hanté qui me déstabilisait et me bloquait plus le passage qu'autre chose. Revenons à Daryl, car c'est lui qui avait, ces trois derniers jours, occupé une très grande place dans mon esprit marqué par ses paroles et ses actes.

En pensant à lui, je levais la main sur laquelle il restait encore des traces grisonnantes incarnant son numéro de téléphone que je n'avais pas encore enregistré dans mon portable. Je me tâtais... mais n'avais pas trop le choix que de l'appeler si je ne voulais pas réellement perdre l'usage de mes jambes comme la métaphore précédemment employée avec l'histoire de la poupée me représentant l'expliquait clairement !

Je pris mon smartphone qui attendait sagement sur la table de chevet située juste à côté de mon lit et déverrouillai l'écran. Mon doigt se dirigea vers la sélection "contacts" et se mis à enregistrer celui qui me faisait trembler de n'importe quelle façon et dans tous les sens du terme.

Au moment d'appuyer sur le téléphone vert, je me résignai à le faire, verrouillant l'écran pour remplacer mon fond d'écran coloré par le noir le plus profond qui puisse exister... imitant un vide que je ne côtoyais que trop souvent...

Presque brutalement, je jetais la nouvelle technologie au pied du lit, me couchant sur mon côté. Il fallait que je dorme... que je me repose, que je me calme et que je pense à autre chose. Ce gars ne va tout de même pas venir éternellement habiter mes pensées, hein ? Enfin... j'espère...

Délicatement, je succombais aux délices que m'offrait Morphée en me dorlotant dans ses onctueux bras. Alors que mon rêve s'annonçait idyllique, une présence néfaste vint rapidement le transformer en cauchemar. Je me retrouvais en tête-à-tête avec Daryl. Mon corps était trop lourd, j'étais immobilisé par une force invisible et lui il... il profitait de moi... exactement comme à la bibliothèque, mais... en plus puissant... en plus... en plus intime... il... il...

Semblable à une projection, je vacillais en avant tout en me réveillant, toussant, ayant perdu mon souffle. Je me touchais le crâne... il était brûlant. Suis-je réellement en train de tomber malade ?

Mon visage perlait de sueur, jamais je n'avais été dans un état pareil même en ayant vécu les sommeils les plus profonds qu'ils soient ! Je me positionnais à nouveau en posture assise, me tenant quelque peu à la tête du lit. Et... mon ventre était humide... précisément sur mon boxer... j-je... Je me suis fait pipi dessus ? J'ai eu peur à ce point-là ?

Q-Quelle heure était-il ? En roulant légèrement sur le côté pour prendre mon téléphone, je sentis une matière plus visqueuse qu'humide s'écraser sur mon bas-ventre. L'air dégoûté, je... j-je me mis lentement sur le genoux, ouvrant avec une même lenteur ce qui me servait de bas de pyjama. Il y avait là quelques résidus blanchâtres qui n'avaient définitivement rien à voir avec de l'urine. En réfléchissant un peu, je compris que je venais... que je venais tout simplement d'avoir connu ma première émission de sperme... et ça me... je ne vais pas mentir, ça me dégoûtait... pas mal...

Il fallait que je nettoie tout ça, au plus vite, je ne supportais pas cette sensation détestable ! Tout en me munissant d'un autre boxer, je me dirigeais dans la salle de bain afin de rapidement me faire une toilette avant de me résigner à prendre une douche complète.

Sous l'eau, je pensais à ce qui venait de se produire... Jamais je n'avais eu affaire à ceci... c'était nouveau et plus que perturbant ! Daryl... Daryl... Daryl... toujours lui, je ne peux pas un peu penser à autre chose, merde ?! Il revenait sans cesse... Comment est-ce possible ?

Une fois ma douche terminée, je me dirigeais à nouveau vers mon lit, prenant par la même occasion mon téléphone en main. Le profil de Daryl sous les yeux, j'hésitais... longuement... me triturant l'esprit à savoir si je devais céder à la peur ou non... Valait-il mieux se soumettre ou se révolter ?

Roh et puis zut, je tiens trop à la vie... peut-être qu'il finira par me laisser tranquille et se trouvera une autre cible à embêter si je fais tout ce qu'il dit !

L'oreille collée à l'écran tactile, j'attendais... priant pour qu'il ne décroche pas... la gorge serrée et l'estomac noué. J'avais froid et mes jambes tremblaient. J'étais plus qu’apeuré, j'étais terrorisé par un seul garçon tout ça parce qu'il faisait peut-être dix centimètres de plus que moi... et qu'il était fort... et plus baraqué... bon, ok, c'était normal de stresser !

J'entendis une voix, il avait décroché. Durant un instant, je ne disais rien du tout... hésitant... puis je réussis à ressembler le peu de courage que je pouvais conserver et laissais retentir ma voix fluette.

- S-Salut... c'est... c'est moi... Je t'appelle, comme prévu...

Qu'est-ce que vous vouliez que je dise d'autre ? Soit j'avais peur, soit je n'avais pas envie de "collaborer". Nous n'étions pas amis et nous ne le serons certainement jamais parce que, tout simplement, nous étions trop différents pour pouvoir nous comprendre... L'idée qu'il abusait de ma fragilité me restait en travers de la gorge et pourtant... l'espoir qu'il puisse un jour être gentil se faufilait parmi les informations que mon cerveau tentait tant bien que mal de trier.

Je déglutis... manquant presque de pleurer. Clairement, je perdais considérablement mes moyens, c'était fou. Une main devant la bouche, j'essayais de rapidement me reprendre, car il le fallait... il le fallait...

- N-Nous devons nous voir, d'accord, mais où ? Tout sauf la bibliothèque... dis-je en murmurant doucement la dernière partie.

Oui, évitons dès à présent cet endroit qui restera à jamais gravé dans ma mémoire pour le meilleur... et surtout pour le pire... Sans réellement réfléchir, je balançais l'idée du gymnase puisque je souhaitais avant tout éviter que des gens me voient accompagné de Daryl... surtout si c'était pour qu'il m'humilie devant toute l'école. En général, les cours d'éducation physique ne se déroulaient pas si tardivement dans la journée.

- A... A-Allons au gymnase... ?! J-Je... j-je... je sais que tu aimes le sport... d-donc...

J'étais complètement en panique derrière mon téléphone, mais faisais néanmoins un effort afin de garder la tête haute... à ma manière...
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Dernière édition par Maël Mellis le Ven 29 Déc - 22:19, édité 3 fois
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Daryl
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Ven 29 Déc - 12:36
Daryl
Daryl Jones
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Voilà bientôt quatre jours que Daryl n'avait pas croisé sa petite chose. Contre toute attente il n'était pas en colère, s'il n'était pas en cours c'est qu'il était surement malade. Le prédateur était certes autoritaire et violent mais il n'était pas injuste. Bien entendu puisqu'il était le premier de la classe, les professeurs lui avaient demandé de récupérer les devoirs et cours de Maël. D'un côté tant mieux cela lui ferait une bonne raison de lui tomber encore dessus et de savoir ce qu'il avait pour être absent sans qu'il s'imagine des choses...des choses vraiessurement, ce petit con de Maël hantait son esprit, il avait constamment envie de le plaquer dans un placard pour l'embrasser.
Bref les cours venaient de se finir et Daryl décida d'aller étudier dans sa chambre, Sébastien était surement avec sa cinglée de muette et Jaden...il se sauverait surement en le voyant.

Lorsqu'il entra dans la chambre il fut soulagé de voir que personne n'était là. Il mit ses écouteurs, lança sa musique et il ouvrit ses cours pour bosser. Au bout d'une bonne heure, sa musique se coupa pour que la sonnerie de son téléphone prenne la place. Par réflexe Daryl jeta un œil sur son téléphone pour voir qui osait le déranger. Il ne connaissait pas le numéro et il ne pensait pas à Maël pour le coup. Il décrocha d'un geste fluide

"Allo?"

Sa voix était ferme et lointaine, un petit sourire s'afficha sur son visage quand il reconnut la voix fluette de Maël.

- S-salut... c'est... c'est moi... Je t'appelle, comme prévu...
Daryl ne répondit pas attendant la suite qui ne tarda pas àvenir.

- N-Nous devons nous voir, d'accord, mais où ? Tout sauf la bibliothèque...

Il semblait encore plus nerveux que d'habitude, quelque part même s'il ne le dirait jamais, il était fière de sa petite chose, il avait réussi à trouver le courage de l'appeler. Tentait-il de s'accrocher à la corde que Daryl lui avait jetée?

La voix du jeune homme résonna de nouveau à la grande joie de Daryl

- A...... À-Allons au gymnase... ?! J-Je... j-je... je sais que tu aimes le sport... d -donc.

Je vous le donne en mille Daryl va sortir sa blague à deux francs

- Alors tu te dis que tu allais en faire avec moi?

Se doutant que les joues de la petite chose étaient déjà rouge écarlate. Daryl ricana un peu et lui dit d'une voix plus posée et moins agressive.

"Ok... de toute façon je devais aller m'entrainer à la salle de musculation après mes devoirs. Rendez-vous dans deux heures"

Dans deux heures pour Maël mais dans une heure pour Daryl, il comptait bien s'entrainer avant de le voir, il était hors de question de louper une séance de musculation, son coach lui tomberait dessus s'il perdait en performances.
Daryl prépara donc son sac de sport et il prit aussi son sac à dos pour y mettre les cours de Maël dedans.

Lorsqu'il fut au gymnase, il ne perdit pas de temps, après un rapide tour au vestiaire, il profita du départ des derniers sportifs pour prendre possession de la salle de musculation, il se débarrassa de son t shirt pour être plus à l'aise et vêtu de son short de l'institut.

À l'heure du rendez-vous avec Maël, Daryl était allongé sur un banc de musculation entrain de soulever ses poids. Son corps ruisselait de perle de sueur et ses muscles légèrement dessinés au niveau du ventre et des bras gonflait et se dégonflait à chaque mouvement.

Daryl n'était musclé comme le bodybuilder ou comme Sébastien, il était surtout svelte et légèrement musclé, après tout il était coureur et n'avait besoin que de ses jambes et son torse.

Lorsqu'il sentit une présence, il tourna la tête vers celle-ciet fixa d'un regard calme et posé

"Salut petite chose"
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Maël Mellis
ISS |:| Troisième année
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Ven 29 Déc - 22:20


Please... don't hurt me...

Contrairement à ce que je m'attendais en ayant littéralement fuit les cours, bien que Daryl ne le sache pas pour le moment, il était plutôt calme... bon comme toujours un peu froid et distant, mais aucune agressivité n'était remarquée dans sa voix ou dans ses paroles, ce qui restait tout de même soulageant !

Au tout début, il m'avait laissé m'exprimer sans m'interrompre, faisant ainsi naître un petit stress lorsque cela faisait presque plusieurs minutes qu'il ne répondait pas. Ensuite, je pus l'entendre... pour me lâcher une petite réflexion/blague que je ne trouvais pas réellement drôle. C'était bourré de sous-entendus qui me mettaient mal à l'aise, ce à quoi je ne sus répondre que par des bégaiements sans la moindre formation d'un unique mot. Juste des sons.

"Tu allais en faire avec moi"... Mais quel culot de me sortir ça tout en ricanant sadiquement comme il savait le faire. Décidément, c'était vraiment un connard ! Je ne trouvais pas ça très marrant de proposer, comme ça, sans le moindre respect, des envies de baise simplement parce que je suis gay. Oui, qu'on ne se le cache pas, ça se remarque à dix kilomètres donc il avait dû le comprendre, mais pour qui me prenait-il, au juste ? Une prostituée ? Un objet qu'on utilise uniquement pour se faire plaisir ? J'étais écœuré, mais une censure posée par le "maître" m'empêchait de pleinement m'exprimer. Cependant, je répondis froidement, bien que mon visage brûlait de rougeurs, de gêne et de colère.

- Non, je ne suis pas sportif. Si je te propose ça, c'est simplement parce que je dois t'appeler. Ne vas pas t'imaginer des choses qui n'arriveront jamais.

Impensable... Des ailes venaient de grandir dans le creux de mes omoplates, certainement dû au fait que j'étais au téléphone et non en face de lui. Maintenant que j'y pense, je venais peut-être de gâcher toutes mes chances de passer un moment sans représailles, mais ce qui est fait est fait. On va dire que je lui exprimais simplement mes pensées, il n'allait pas pouvoir m'en vouloir pour une affirmation franche, n'est-ce pas ? Enfin... le connaissait un minimum...

Daryl m'annonça que c'était "ok" pour le lieu de rendez-vous, lui ayant de toute façon besoin de s'entraîner à la salle de musculation. Intérieurement, je jubilais, il allait être trop occupé à essayer de faire son champion en faisant des exercices qu'il n'allait pas être capable de saisir une opportunité pour m'embêter comme il l'avait déjà fait tout au long de l'année. Et même, avec un peu de chance, sa séance sportive le fatiguera tellement qu'il ira vite au lit pour se reposer, me foutant la paix !

Nous devions nous retrouver dans deux heures au hall de sport, ce qui me laissait dès à présent un peu de temps pour me préparer mentalement et surtout m'habiller... parce que ce n'est pas en m'y rendant en pyjama que je garantirai une grande sécurité !

Le bruit signalant que la conversation téléphonique s'était arrêté retentit, me laissant seul, l'appareil toujours collé à l'oreille. Je le laissais lentement glisser de celle-ci ainsi que de mes doigts, le visage neutre, presque tristounet.

Dans quoi m'étais-je embarqué ? C'est comme si des siècles plus tard, je venais de prendre conscience de la réalité... Pourquoi lui ai-je donné ce qu'il voulait ? Pourquoi suis-je tant soumis à ce type ? Comment ai-je pu croire, l'espace d'une mini seconde, que ce rendez-vous serait le dernier ?! En fait... en l'ayant rappelé, je lui avais donné exactement ce que moi je tenais absolument à éviter... J-Je... J'étais réellement devenu... s-sa... sa chose...

Je soupirais... fortement... et je relâchais par la même occasion la pression du coup de fil que je venais de passer. A nouveau couché sur mon lit et toujours vêtu d'un unique boxer ainsi que d'un t-shirt, je fixais le plafond, déglutissant, mes pupilles imitant le mouvement d'une horloge, en moins rapide.

Ce silence... était parfait... surtout pour se détendre avant un événement angoissant comme celui que j'allais vivre. Je stagnais là, complètement dépourvu d'énergie... enfin, surtout de mouvements. Frottant soudainement le bout de mon petit nez en trompette avec le dos de ma main, j'étais en train de vivre, sans pleinement le savoir, une mise en place d'une infime partie du puzzle de l'incompréhension.

Ce garçon, Daryl, ne quittait plus mes pensées... pour deux raisons. L'une d'elle était l'expérience traumatisante dont j'avais été acteur, et surtout victime, à ses côtés. Souvent, quand quelque chose ou quelqu'un vous heurte, que ce soit positivement ou négativement, ça survit parmi nos souvenirs à un tel point que l'on pourrait presque le revivre mentalement. Le fait qu'il m'ait frappé et obligé de garder un contact avec lui est une cause de son éternelle présence dans ma tête.

L'autre, était plus complexe à aborder, à interpréter, mais pourtant bien là. L'air de rien, cet élève demeurait l'un des premiers qui portait un intérêt certain pour ma personne et... quand même... ça mettait du baume au cœur... Maintenant était-ce sincère... ? Voilà la véritable question. Jusqu'à présent, il n'a été qu'empli d'actes déroutants qui pouvaient, au fond, n'être que du foutage de gueule. C'est précisément ce que je redoutais. Se dire qu'au final, personne dans ce monde impitoyable ne pourrait détenir de bonnes intentions à mon égard, ce qui me remplirait définitivement d'un chagrin interminable, c'est certain.

Je me sentais impuissant... toute force quittait mon corps, me laissant rouler sur mon côté afin que je puisse me lamenter sur ma pitoyable existence. Au moins, les larmes me soulageaient d'un poids lourd qui demeurait très difficile à quotidiennement porter en soi. Qu'on ne s'y trompe pas, je ne suis pas ce genre de personne qui se plaint dans la facilité. Je souffre réellement et ne trouve tout simplement plus aucun échappatoire à ça... les portes s'étant consécutivement fermées une à une.

Et aussi, les gens... qui peuvent initialement être une source de bonheur, de tranquillité, de repos et d'aide, ne m'ont, jusqu'à présent, que démontré leurs côtés atrocement mauvais. L'homme, dans sa généralité est-il profondément et naturellement mauvais ? Dans le cas présent, j'aurai tendance à dire que oui... mais ce n'est que mon pauvre avis de pré-adulte endolori par les dures épreuves de la vie.

Je soufflais à nouveau, prenant mon courage à deux mains pour me préparer, remarquant à l'heure que m'indiquait mon téléphone que le temps était passé plus rapidement que prévu. Etant en plein hiver et soi-disant malade, j'optais pour une tenue très chargée pour ce qui s'agissait du haut.

Un t-shirt à courtes et à longues manches plus que basiques avaient été choisi pour former les deux premières couches et un pull en laine bien épais pour ce qui était de la troisième. Le pantalon était un simple slim gris et je portais des chaussures en toile. Autour de mon cou, j'avais mis une écharpe tout aussi épaisse, la faisant monter jusqu'à mon nez, simulant une fin de maladie.

Je mis mon téléphone dans ma poche, ainsi qu'un peu de parfum comme je le faisais en temps normal et étais prêt à me mettre en route direction le gymnase, là où m'attendait Daryl.

Anxieux, je descendais les escaliers, une boule à l'estomac tout comme dans la gorge. Plus l'espace se réduisait entre la destination et moi et plus je sentais la panique monter en moi. D'abord, je commençais à avoir chaud, puis mes jambes tremblaient, puis j'avais très froid aux mains.

Timidement, je passais par les vestiaires des garçons et finis par arriver dans la salle de musculation. De loin, je pouvais déjà entendre les bruits métalliques des engins qui étaient en action, sachant pertinemment que c'était lui...

Alors que je m'approchais en ayant comme intention de signaler ma présence, il tourna rapidement la tête de mon côté, me saluant en me prenant, par la même occasion, de court. Le souffle coupé, mes bras me tenant moi-même le ventre et le visage tourné, je répondis, timide.

- H-Hey... Voilà, je suis venu, comme tu l'avais demandé...

Le ton employé était assez distant puisque je ne voulais montrer aucune joie spécifique, ni la réelle peur qui m'habitait actuellement. Ses muscles étaient saillants vu qu'ils étaient exploités, la sueur les rendant brillants. Oui, j'avais regardé, je l'avoue, mais il faut avouer que son corps n'était pas si mal ! Non, cela ne signifie rien, d'ailleurs, j'avais tourné la tête exprès pour montrer que ça n'était pas du tout ça qui irait attiser en moi un quelconque intérêt !

La situation était fort embarrassante. Nous étions là, lui à s'entraîner et moi à attendre je ne sais quoi. Le seul point positif c'était qu'il était loin de moi et vu "l'état de son corps", dégoulinant de transpiration, cela signifiait sûrement qu'il s'était mis à la fonte depuis quelques temps. Peut-être que mon souhait de fatigue allait se réaliser ?!

En bougeant un peu dans la salle, je tentais de trouver un sujet avant qu'il ne lance la conversation qui risquerait sans aucun doute de tourner autour de nous deux et l'idée des cours que j'avais manqué me vint rapidement.

- Tiens... j'ai raté beaucoup de choses, ces derniers jours ?

Toujours froid et distant, je lui avais posé cette question, voulant me convaincre qu'il ne m'intimidait plus.
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Daryl
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Dim 31 Déc - 13:40
Daryl
Daryl Jones
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Allongé sur son banc de musculation Daryl fixait la silhouette ronde de l'étudiant emmitouflé dans une grosse couche de vêtement qui s'approchait. Il croisait ses bras au niveau du ventre et semblait pas en forme. Daryl avait donc eu raison en disant qu'il était malade, ce qui expliquait pourquoi il ne l'avait pas appelé avant?
En tout cas la petite chose avait appelé, cela voulait dire que l'exercice de terreur que Daryl employait sur lui fonctionnait, il allait falloir maintenant passer à la seconde étapes et le déstabiliser.

Le sportif posa sa barre de poids au-dessus de sa tête et en contractant ses abdos il se releva pour s'assoir sur le banc. Il passa une serviette derrière sa nuque et fixa sa proie.

Daryl avait remarqué le coup d'œil discret sur son corps ce qui faisait rire intérieurement le jeune homme. Il continuait de le fixer de son regard neutre et quand Maël parla des cours, un sourire démonique s'afficha sur le visage de l'athlète. Il lui répondit alors sans le lâcher des yeux, comme s'il allait le dévorer.

"Oui...et je te rassure tes devoirs et tes cours m'ont été confiés par les profs"

Il se leva dévoila la totalité de son torse, son jogging tombait sur ses hanches laissant deviner un morceau de son bassin, la frontière du tissu se stoppait à la moitié du V que formait le bas de son torse. Il avança vers Maël en s'essuyant le torse et le visage avec sa serviette. Il se stoppa à moins de deux mètres de sa proie et il ajouta d'une voix calme et neutre.

"Je te les donnerais, ils sont dans mon vestiaire, fermé par un cadenas"

Il lui fit un clin d'œil et s'approcha d'un mètre en le fixant, son sourire carnassier avec disparaître pour un sourire plus neutre. Il prit le pan de son pull et tira un peu dessus en murmurant.

"Pour les avoirs...tu vas devoir survivre à une heure de sport avec moi"

Se doutait qu'il s'imaginerait toutes sortes d'idiotie comme voir Daryl le plaquer sur un tatami pour abuser de lui, ou bien un lavage d'amygdale sur le banc de musculation, il décida de s'expliquer un peu plus.

"Je vais t'initier à la boxe..."

Il colla son doigt sur la bouche de Maël au cas où il voudrait parler et continuait de lui expliquer.

"Je veux que tu sois ma petite chose...et vu que tu ne veux pas l'être, il va au moins falloir que tu apprennes à te battre si tu veux me repousser..."

Il lui fit un clin d'œil et s'éloigna en souriant. Il lui tourna le dos en lui demanda de retirer sa stupide couche de vêtement au niveau du haut du corps en affirmant qu'il faisait suffisamment chaud ici. Il se dirigea vers un sac de frappe noir et rouge suspendu au plafond dans un coin de la salle, et d'un geste rapide et contrôlé il frappa avec son tibia en contractant bien ses muscles dans une position quasi professionnelle. Il tourna ensuite le visage en direction de Maël et lui dit en souriant.

"Allez dépêches-toi et viens ici ça te fera pas de mal et on va y aller doucement pour la première fois...profite tu vas avoir le droit en fin de séance de me frapper avec les gants si tu bosses suffisamment bien"
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Maël Mellis
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Dim 31 Déc - 19:22


Please... don't hurt me...

Le "beau gosse" populaire de l'école continuait ses tractions, voulant certainement se donner en spectacle. Ayant quelque peu appris à le connaître, je suis certain qu'il brûlait d'envie de se pavaner, à montrer ses muscles, laissant penser que j'allais me retrouver avec la bouche béante, à le mater tout en bavant, mais il pouvait se mettre le doigt dans l’œil !

Ou alors, il espérait me mettre mal à l'aise... Bien qu'il réussisse tout de même à instaurer ce sentiment, je tentais, tant bien que mal, à ne laisser paraître aucune émotion de la sorte. Il fallait que j'apprenne à me maîtriser et à prendre sur moi !

Quand j'y pense, je ne sais même plus ce que je fais là... en tête-à-tête avec lui... Ah oui, c'est vrai, j'y avais été obligé si je voulais tenir à la vie ! Je tournais un peu en rond dans la pièce, le regardant d'un air inquiet lorsqu'il s'était mis en position assise, la serviette posée dans la nuque, le corps trempé, à me fixer d'une drôle de manière. On dirait qu'il... qu'il me prenait pour son repas et il ne manquait plus qu'un coup de langue sur ses lèvres afin d'en confirmer mes pensées.

Je ne tournais que très légèrement la tête, un sourire anxieux aux lèvres, comme pour lui demander ce qu'il avait à me regarder de cette façon. Sans que je n'eus à utiliser la voix, il m'annonça qu'il avait récupéré tout ce que j'avais raté durant ces quatre jours d'absence.

D'un côté, j'étais soulagé, car je n'avais pas à courir après tous les professeurs pour recevoir tout ce qu'il y avait à faire, mais d'un autre côté, je me disais... Pourquoi c'est à lui qu'on confie ce job... ? Sérieusement, tout ce qui me concerne se rattache automatiquement à lui ! Bientôt ça sera le travail en duo ? Ou alors, d'autres activités scolaires ensemble ? Et peut-être qu'une chouette inspiration pourrait résulter sur la cohabitation de la chambre lors d'un voyage scolaire, tant qu'ils y sont ?!

La seule et unique chose que je rêvais de faire, là sur le moment-même, c'était de m'attribuer des claques. Mais bon, ne le prenons peut-être pas ainsi, il va simplement me donner mes travaux et ça s'arrête là ! Inutile de paniquer ou de s'énerver pour si peu, bien que ce garçon me laisse la fâcheuse impression de tout manigancer pour seul but de me pourrir la vie...

Le grand gaillard se leva, me faisant ressentir des frissons rien que par cette action. C'était comme si tous mes sens s'étaient mis en alerte, cherchant à savoir s'il y avait du danger ou non. Il faut aussi se dire que Daryl restait, selon mon corps et moi, une menace potentielle, sérieuse et durable.

Rien qu'en faisant ça, j'avais déjà la peur grandissante qui s'élevait de mes pieds à ma tête. En plus, il s'avançait vers moi, me dévoilant par la même occasion une image assez sexy. Oui, bon d'accord, je le trouve beau et alors ? Ne me dites pas qu'il n'est pas normal de craquer devant un torse bien dessiné et un jogging assez abaissé que pour apercevoir les contours de la forme du célèbre V !

Bref, revenons à la situation présente ! Tout en s'essuyant, il s'approchait dangereusement de moi qui étais complètement paralysé par la peur, l'angoisse. Et s'il allait à nouveau me frapper ? Et si c'était la fin ? En fait, il avait accepté cette proposition, car il préparait ses muscles pour pouvoir frapper plus fort, c'est ça ? Je vais mourir, je vais perdre mes jambes ? Et il est déjà trop tard pour faire marche arrière !!

Dans un élan de panique, je mis un pied en arrière, presque prêt à placer mes bras en position de défense devant mon visage, mais à la place de la violence, il y eut sa voix... calme... sans intonation qui pouvait laisser croire à une envie de méchanceté ou de provocation... En réalité, il me disait simplement que tout ce qu'il avait reçu des cours se trouvait dans son vestiaire et qu'il comptait me les donner.

Les joues rouges, en voyant la distance se réduire et en comprenant qu'il n'était peut-être pas si monstrueux que ça, je lui offris un sourire fortement gêné, passant une mèche chocolat derrière mon oreille, le fuyant du regard après avoir assisté à son clin d’œil charmeur.

Pourquoi était-il si près ? Je commençais à avoir chaud, très chaud... vu les couches que je m'étais enfilé, aussi... et la situation qui prenait soudainement une drôle de tournure, je restais méfiant. Il fallait toujours rester sur ses gardes, surtout avec Daryl à ses côtés. Sa main s'était glissée sur mon pull, tirant légèrement dessus, mais assez pour me faire déglutir de panique.

Effectivement, j'avais parlé trop vite ! Il était réellement sadique. Sachant que je n'étais pas sportif et que je détestais le sport, vu que nous sommes dans la même classe, il me proposait de "survivre", rien que ce mot disait tout... Il me proposait donc de survivre à une heure entière en faisant du sport avec lui. Comme si je n'avais pas déjà assez des heures imposées par l'école en sa compagnie... il fallait maintenant que j'en fasse en-dehors des cours ? Toujours avec lui ? Hors de question ! Et en plus de la boxe ?! Ha... il peut rêver !

Je voulus prendre la parole, mais voyant que j'allais l'interrompre il colla son doigt chaud sur mes lèvres, m'empêchant totalement de m'exprimer. Il conclut sa proposition en revenant encore sur notre relation et sur le fait qu'il voulait que je sois sa chose. Devant lui, je ne réagissais que par des mouvements de sourcils, de bouche ou de yeux, mais intérieurement j'avais réellement et sincèrement envie de l'envoyer balader...

Il n'arrêtait pas de m'appeler "petite chose" ce qui était très dénigrant et agaçant... mais comme d'habitude, je n'osais rien dire, continuellement soumis par les sentiments que côtoient les froussards dans mon genre...

Le fixant toujours, je le vis m'envoyer un autre clin d’œil que j'essayais d'ignorer au possible, remarquant son petit sourire sournois... certainement satisfait de la pression qu'il effectuait sur mon petit être... pfff... ridicule... Ah, si seulement je détenais le courage de lui faire fermer son clapet et de lui stopper l'envie de sourire, tiens, je me sentirai libre comme l'air ! Qu'est-ce qu'il pouvait m'énerver... et ce qui était encore plus enrageant c'était de se dire qu'il était tout de même assez séduisant pour réussir à me mettre dans tous mes états...

Daryl était, cette fois-ci, dos à moi, et il s'avançait vers un sac situé dans un coin de la pièce, mais avant de commencer, il me demanda de retirer une partie du haut, le superflu, donc en gros que je me retrouve en t-shirt à courtes manches, prétextant une chaleur suffisante dans la pièce.

Les yeux écarquillés, je fis semblant de tousser en remontant mon écharpe jusque sur mon petit nez, jouant le malade.

- Non, je ne suis pas tout à fait rétabli... je ne préfère pas me découvrir, ni même m'essayer à ce sport. Le médecin a dit que j'étais trop faible et qu'il fallait que je me repose.

Oui, j'avais menti, mais que voulez-vous ? Parfois ça sert ! Et la situation était trop délicate... Je n'avais pas eu d'autres choix si j'espérais avoir la possibilité de m'échapper de quelque chose que je ne voulais pas faire sans subir les conséquences du "maître".

Le frapper à la fin de la séance... oui... un bon coup comme il m'en avait donné un... le rêve... qui ne se réalisera jamais... Cela ne faisait qu'affirmer ma soumission... Tout ce que j'imaginais demeurait impossible à la réalisation... j'étais trop faible... trop apeuré...

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Daryl
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Dim 31 Déc - 20:35
Daryl
Daryl Jones
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Vous avez déjà remarqué cette sensation quand on vous ignore? Alors admirez. Durant la première phase, Daryl a persécuté Maël, il a montré qu'il était occupé par cette petite chose, il s'est intéressé à lui H 24 durant plus de trois mois et là d'un coup après lui avoir bien rappelé qu'il sera sa petite chose, il va se montrer distant, à votre avis combien de temps va tenir Maël avait de ressentir ce manque qu'on ressent quand quelqu'un nous ignore alors qu'on aimerait le contraire?

Maël expliqua à Daryl qu'il était encore malade et qu'il ne pouvait pas se déshabiller, il était aussi bien trop faible pour faire du sport. Daryl ne bougea pas et le fixa d'un regard neutre, impossible de savoir ce qu'il ressentait, à quoi il pensait. Il plongea sa main dans sa poche de jogging, puis il lança en cuillère avec son bras une clef qui tomba juste entre les pieds de Maël. Sur un ton neutre, sans gentillesse, mais sans méchanceté non plus il dit.

"Ok. Casier 48 dans le vestiaire, prend le sac en bandoulière noir, tous tes cours sont dedans avec une feuille où j'ai pris la peine d'écrire tes devoirs"

Sans un mot de plus et sans un regard supplémentaire, il se reconcentra sur le sac de frappe, mais cette fois il n'était pas de coté...mais dos à Maël. Il adoptait la phase d'ignorance, il comptait bien ignorer totalement la petite chose, jusqu'à ce qu'il ressente ce manque que cherchait le prédateur.
Un bruit de scratch résonna, il venait d'enfiler sa paire de gan et avec énergie il martela le sac en se défoulant de tout son être, il n'entendrait même plus Maël si celui-ci lui parlait.

Concentré sur son sac, Daryl repensait à la fois où on lui avait appris le décès de son copain, lorsque la rage l'emplissait, il allait toujours sur ce sac pour se défouler un bon coup, il avait besoin de ça s'il ne voulait pas partir en dépression, la frontière entre son école et la classe des potions n'était pas loin, il savait que s'il se laissait englober par la haine et la déprime, il ferait une connerie et finirait chez les fous. Hors de question qu'il devienne comme ses deux colocs, il ne voulait pas devenir ce genre d'ado dépressif qui pleure dans le bureau d'un psy car tous les malheurs du monde lui tombaient dessus.
Ne sachant pas trop s'il était seul ou non, il décocha un violent coup, bien plus fort que les autres dans le sac accompagné d'un cri de rage. Quelques larmes perlaient sur son visage se mélangeant à la sueur, il était impossible de voir qu'il pleurait, il avait qu'il pouvait lâcher ses larmes sans que cela se voie. Il était malin et il en profitait bien. Il s'essuya le visage d'un revers de bras, les larmes avec, puis il murmura tout bas.
"Abrutis...pourquoi tu m'as abandonné Tristan?"
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Maël Mellis
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Lun 1 Jan - 1:20


Please... don't hurt me...

Je ne m'attendais pas trop à ce retournement de situation. Moi qui croyais qu'il allait se retourner et limite m'embrocher dans le mûr, il fouilla, tout de même l'air furieux et froid, dans sa poche de jogging afin d'en sortir une clé, celle de son casier.

Tel un malpropre il ne me la jeta même pas au visage, non, ça ne serait pas assez irrespectueux pour lui, mais bien au sol. Il me prenait réellement pour un moins que rien à faire ce genre de geste. Je veux bien que je ne mettais peut-être pas assez d'entrain dans ce que lui voulait que je fasse, mais de là à faire ça.

Je me sentais véritablement blessé... au plus profond de mon âme... Mais sans rien dire, sans broncher, sans même le faire savoir, je m'abaissais afin de me saisir de ce petit objet métallique, partant discrètement vers les vestiaires, laissant Daryl seul.

Que s'était-il passé, au juste, pour qu'il change drastiquement de comportement ? Tout en y réfléchissant, je m'avançais dans les couloirs qui donnaient sur les casiers, d'un pas las... trop concentré à essayer de trouver des réponses à mes questions.

Cependant, plus j'y pensais et plus j'étais fou de rage, car ce petit prétentieux, cette brute, avait enfoncé, au milieu de mon dos, un poignard qui faisait très très mal... m'octroyant une douleur vive dont on ne peut se débarrasser... Lui qui avait porté tant d'intérêt à ma petite personne ignorait soudainement tout me concernant. En fait... il s'était clairement foutu de moi... il avait encore plus joué avec mes sentiments sans que je m'en aperçoive.

Je donnais un coup de pied dans le casier situé juste devant moi, faisant résonner un bruit dans le couloir dans lequel je me trouvais. La tête penchée vers l'avant et la main, servant d'appui, se tenant contre le numéro 48.

En fait... j-je... je tenais à lui... Comment cela avait pu se produire ? Moi qui le haïssais depuis le mois de septembre, avec tout ce qu'il m'avait fait subir, les moqueries, les violences physiques et verbales... Il m'avait tout de même fait connaître son enfer... et j'en avais souffert... et pourtant... le savoir devenu distant m'attristais encore plus...

Ma hantise était la situation présente... dépendre d'une personne qui finalement vous abandonne sans pitié. Était-ce fait exprès ou involontaire ? Je n'en ai aucune idée, mais ça faisait mal, très mal... Je me tenais le cœur qui battait avec grande intensité. Il venait se cogner contre ma poitrine et j'avais chaud... ma peau picotant par moments.

Je laissais tomber mon écharpe à même le sol, puis me mis, sous un air de panique, à rapidement retirer les deux premières couches du haut, c'est-à-dire mon pull et mon t-shirt à longues manches. Avec férocité, je jetais tout ça à terre, les larmes prêtent à couler le long de mes joues rosies par la montée en flèche de ma température corporelle.

Ma respiration était en pleine accélération et plus bruyante. Soudain, j'entendis un cri, comme celui d'un guerrier qui se jetait dans la foule ennemie. Ce bruit provenait certainement de Daryl et détenait, à en entendre la force, énormément de haine, de colère, une rage visiblement hors norme.

Un peu plus sûr de moi, je revins dans la salle de musculation. On avait l'impression qu'une autre personne habitait mon corps le temps d'un passage éphémère. Avec assurance, je m'étais repositionné là où j'étais juste avant de le laisser se déchaîner tout seul. Il était là, devant moi, dos à moi, armé de ses gants de boxe et presque avachi sur le sac qu'il avait visiblement martelé de coups de poings.

- Il faut qu'on parle. Parce que j'en ai plus que marre de cette situation !

Pour la première fois, ma voix était claire, audible sans le moindre problème et presque menaçante. Malgré la tentative de reprise de ma respiration, je demeurais essoufflé, mais je lui faisais quand même face parce qu'enfin je me sentais capable d'affronter mes peurs.

- Soit t'as de gros problèmes de personnalité, soit t'es un véritable enfoiré... Pourquoi m'as-tu tant que ça pris en grippe ? Pourquoi as-tu versé l’entièreté de ta frustration sur un petit agneau comme moi qui ne t'avais jamais rien demandé, ni même parlé, ni même regardé ? Pourquoi me fais-tu des avances alors qu'on ne se connaît même pas ? Et finalement, pourquoi me tournes-tu le dos alors que t'étais le premier à me chasser tel un véritable psychopathe ?!

Plus les questions s'accumulaient, plus ma voix montait haut en puissance et plus je m'approchais de lui. Je le fis, ne me demandez pas d'où me venait cette "force", tourner sur lui-même afin qu'il me fasse face et je pris sa tête entre mes mains tout en me positionnant sur la pointe des pieds afin de lui arriver un minimum près du visage.

- Réponds ! Expliques-moi !

Les doigts frigorifiés et tremblants sur ses joues, je redescendis dans les octaves et repris l'innocence et la douceur qui étaient mes principaux traits de caractère. L'air triste, je me laissais doucement retomber sur la plante de mes pieds, chuchotant près de son menton, les larmes coulant.

- Pourquoi est-ce que je t'aime... ?

Oui, en même temps qu'à moi, je venais d'avouer au bourgeois ce qu'intérieurement je ressentais pour lui. Bon, c'était certes précipité et mon esprit n'était pas encore en total accord avec mon cœur, mais pour une fois j'avais réussi à écouter les signaux que m'envoyait ce dernier. Vu que le simple fait qu'il me repousse me touche profondément... cela ne trompe pas... et il fallait que j'arrête de me voiler la face... sous peine de me flageller moi-même.

Mes mains descendirent de son visage à son cou, ensuite le long de son torse, mais je les retirais rapidement, ne voulant pas trop m'avancer sur de l'incertitude. Cela devait être beaucoup à encaisser en une fois, autant pour lui que pour moi. De l'ordre et surtout du temps étaient nécessaires, c'est pourquoi je me mis à doucement reculer, toujours face à lui, fixant le sol.

- Voilà... tu sais tout... ou plutôt, devrais-je dire.... tu as eu ce que tu voulais...

Et oui, Daryl l'avait bien prédit lors de leur petit entretien dans un des hall de la bibliothèque, l'autre jour... que j'allais lui appartenir... On peut dire que c'est chose quasi faite. Sans connaître toute ma vie, ni toute ma personnalité, il avait réussi en l'espace de 4-5 mois, à me rendre accro à lui... pour le meilleur ou pour le pire. Maintenant, j'espérais simplement que tout ceci n'était pas un jeu, car si je venais à découvrir que c'était un pari ou quelque chose dans le genre, je risquerais bien de m'effondrer pour finalement ne plus jamais me relever, c'est une certitude.


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Daryl
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Lun 1 Jan - 14:07
Daryl
Daryl Jones
Ancien membre

La disparition de Tristan l'avais tellement affecté que c'était dur pour lui de tout garder en lui , il avait besoin du sport pour évacuer et c'était surement pour ça qu'il était le meilleur en sport dans sa classe. La porte de la salle s'ouvris mais Daryl n'y prêtait pas attention , il était bien trop occupé avec ses démons. La voix de la petite chose résonna mais bizarrement elle semblait bien plus différente...comme ci il avait pris confiance en lui.

- Il faut qu'on parle. Parce que j'en ai plus que marre de cette situation !

Daryl murmura en restant dos à lui.

"Pas maintenant ..."

Mais Maël risquait pas de l'entendre, il avait limite soufflé cette phrase. La petite chose continua donc son monologue alors que Daryl tentait de contenir sa pulsion violente.

- Soit t'as de gros problèmes de personnalité, soit t'es un véritable enfoiré... Pourquoi m'as-tu tant que ça pris en grippe ? Pourquoi as-tu versé l’entièreté de ta frustration sur un petit agneau comme moi qui ne t'avais jamais rien demandé, ni même parlé, ni même regardé ? Pourquoi me fais-tu des avances alors qu'on ne se connaît même pas ? Et finalement, pourquoi me tournes-tu le dos alors que t'étais le premier à me chasser tel un véritable psychopathe ?!

"Ferme la...ferma la c'est pas le moment de me casser les pied"

Il murmurait tout bas alors que les paroles de Maël lui piquait le dos. Le visage de Tristan triste s'affichait devant lui, il le trahissait en s'intéressant à Maël, la petite chose lui avait tapé dans l'œil la première seconde où Daryl avait croisé son regard dans la salle de classe le jour de la rentrée. Rapidement sa colère était née, il voulais faire souffrir la petite chose car au fond de son cœur il avait peur d'être infidèle à son petit ami mort, il avait l'impression de le trahir  et que d'en haut son fantôme pleurait en le voyant craquer pour quelqu'un.
Les mains de Maël l'agrippaient et le retournaient d'un coup pour lui faire face, choqué Daryl ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortis. Les mains douces et frêle de Maël prirent son visage en entonnoir alors qu'il s'était hissé sur la pointe des pieds pour faire face à son visage,  il lui dit

- Réponds ! Expliques-moi !

Daryl n'y arrivait pas, il arrivait pas à tout dire, il faudrait qu'il explique la mort de Tristan, la blessure au fond de sa poitrine, il faudrait qu'ils s'ouvre et ça...il n'y arrivait pas. La dernière phrase acheva Daryl.

- Pourquoi est-ce que je t'aime... ?

Maël avait baissé dans les décibel mais aussi en se remettant sur la plante des pieds, laissa un Daryl choqué et bloqué. Les mains glacé du jeune homme descendirent sur son coups, puis son torse ce qui contracta les muscles du sportif. Il déglutit avec difficulté et ne réagissait toujours pas.
Le visage de Maël se baissa et il fixa le sol. Les poings de Daryl étaient serré dans les gants. Et alors que Maël ajouta.

- Voilà... tu sais tout... ou plutôt, devrais-je dire.... tu as eu ce que tu voulais...

Daryl retira ses gants pour libérer ses mains, ses poings étaient serré, si fort que ses mains devenait rouge et ses veines sortait. Sa colère ne demandait qu'a sortir, à exploser.
En quelques secondes, tout bascula, Daryl balaya les jambes de Maël afin de le faire tomber, mais pour éviter qu'il se blesse sur le tapis bleu, le sportif l'avait encerclé de ses bras. Il plaqua le corps de Maël au sol sans le blesser et se mit à califourchon sur ce corps frêle. Les poings du sportif se mire à cogner violement sur le tapis de chaque coté du visage de sa proie sans le toucher. Il hurla en le fixant le regard assassin.

"NON NON tu dois te soumettre, pas m'aimer, pas ça"

Des larmes coulaient le long des joues de Daryl, il continuais de marteler le tapis au point d'en faire des traces et de se bruler les phalange avec le tissus qui frottait. Il continua de hurler.

"Faut pas m'aimer!!!"

Puis sa voix se calme et ses coups aussi, la colère quitta son corps pour laisser la place à une voix torturée et tristes.

"Il est mort...je peut pas le trahir, je t'ai persécuté pour t'avoir sans que tu m'aimes...pour pas le trahir"
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