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Pour la rentrée 2018, Indarë organise une semaine d'Intégration pour les nouveau élèves et les moins nouveaux.

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À deux c'est mieux ? Pas vraiment, non

Connor
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Mer 27 Déc - 11:59
Connor
Qu'est-ce que j'aimais encore moins que les cours, au lycée ? Le sport. Déjà, parce que la narcolepsie c'est pas la maladie la plus adaptée du monde avec de longs efforts, même si les cours de sport ici avaient le mérite de ne durer qu'une heure, et parce que j'avais toujours été nul à ça. Nul en sport collectif parce que chaque année, la moitié de mes camarades de classe avaient trouvé une raison de se moquer de moi, nul en travail individuel parce que je réfléchissais trop, et de manière générale pas en très bonne forme physique à force de m'endormir partout, ou de ne pas dormir la nuit.

Cours de sport donc, dans ma nouvelle école. L'IRS, le programme Potion, parce que ma phobie scolaire leur avait semblé assez important pour mériter des soins. J'avais servi ce mensonge pour échapper à quelque chose de bien plus douloureux, alors même si j'avais protesté au début, je m'y étais habitué. Ce n'était pas si différent d'une école normale, en dehors des bracelets à la chevilles de certains élèves et des barreaux aux fenêtres des dortoirs. On avait les mêmes cours chiant, et les mêmes contraintes qui allaient avec comme, par exemple, travailler en groupe.

J'étais arrivé au cours de sport en traînant les pieds et, de ce que je me rappelle, toi aussi. C'est peut-être parce qu'on était les deux élèves les plus démotivés du groupe, ou peut-être qu'il avait juste trouvé amusant de nous mettre en équipe parce qu'on avait tous les deux des couleurs de cheveux atypiques, toujours est-il que je me suis retrouvé avec toi comme binôme. A l'entendre, il avait même bien l'intention de garder les binômes comme ils étaient pour chaque activité qui impliquait deux personnes : le badminton, le tennis, le ping-pong, l'escalade, etc. Il avait sûrement envie de créer des amitiés entre les "pauvres jeunes fragiles". Je détestais cette idée. Mais bon, ce jour-là, c'était badminton, ça voulait dire équipe, et ça voulait dire communication. Tout ce que j'aime, en somme.

Tu avais l'air aussi motivée que moi. Dans un sens, on formait plus ou moins une bonne équipe, mais certainement pas une équipe gagnante. Je pris la raquette des mains du prof avec un geste sec, avec dédain, la seule marque d'insolence que je m'autoriserais pour tout ce cours, juste pour lui faire comprendre à quelle point je détestais ses méthodes. Puis je soupirai, jetant un œil aux élèves volontaires (comprendre : masochistes) qui luttaient pour installer les filets dans le gymnase, et je tournais la tête vers toi pour une question cruciale : "Euh... tu sais y jouer, toi ?" Parce qu'il était bien gentil, le prof, mais je n'avais jamais pratiqué ce sport de ma vie. Ce n'était pas typiquement celui que les profs nous présentaient en premier, aux Etats-Unis.


Dernière édition par Connor E. Rudenstein le Sam 28 Juil - 2:42, édité 1 fois
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Hannah Wayne
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Dim 14 Jan - 15:29


À deux c'est mieux? Pas vraiment non.

Feat. Connor E. Rudenstein


Le sport hein...? J'en avais eu des cours... Plein. Souvent forcés. Dans le meilleur des cas, je me retrouvais avec quelqu'un qui ne parlait pas, avec qui nous mimions de jouer. Je n'étais pas une sportive. Ou plutôt... Je n'étais plus. À l'époque où j'étais encore considérée comme une élève modèle, j'avais des notes plutôt... passables en sport. Je n'avais jamais été une grande adoratrice. Bien que le badminton soit connu et populaire en Australie, j'admettais sans effort avoir du mal à m'y intéresser. Qu'y avait-il d'amusant à frapper dans un volant avec une raquette au design... Incertain?

Je connaissais vaguement les règles sans pour autant m'être porté sur la chose. On devait marquer 21 points pour gagner une manche... un "set". Et sur trois sets – en compétition tout du moins – on devait en gagner deux. Quelle absurdité...

Cependant, malgré ce que j'en pensais, je n'étais pas foncièrement mauvaise. Je n'étais pas bonne non plus. Passable. Non. C'était faux. Si je m'y mettais sérieusement, je pouvais me démarquer. Le soucis venait du fait que je n'en avais pas envie. Déjà parce que le badminton ne valait pas le tennis. Ensuite... Parce que je ne faisais des efforts que pour Alix. Mais maintenant qu'il est partit et qu'il ne veut plus de moi... Pourquoi ferais-je encore le moindre effort?

Comme à mon habitude, j'étais dans le fond de la foule lorsque nous sommes entrés dans les vestiaires. J'avais été l'une des premières à m'être déshabillée. Je ne voulais pas spécialement me montrer alors je faisais au plus rapide pour me changer. J'étais – ce jour-là - une des dernières à sortir. L'une de mes camarades m'avait interpellé avant que je n'ai pu changer mon soutien-gorge pour une brassière. Trois? Peut-être quatre mains claquèrent brusquement dans mon dos. Je réprimais la douleur. C'était ainsi depuis que j'avais approché cette école. Et Alix. Qu'il le sache ou non, il a une certaine quote auprès de la gente féminine. Et le fait qu'il m'ait choisit était inacceptable. Paraît-il. Normalement, Médée m'aide dans ces cas-là. Aujourd'hui, ce n'était que quelques claquements, bien trop ponctuels pour qu'elle ait eu le temps de réagir... J'avais ravalé la douleur de mon dos chaud, recouvrant ma peau de ma tenue, attachant mes cheveux en queue de cheval haute. Certains professeurs n'aimaient pas ma coupe de cheveux. Soit on me demandait de mettre une barrette pour voir mon regard, soit – comme en sport – on me demandait d'attacher ma tignasse.

Je m'étais tenue à l'écart. Plus que d'habitude. Je ne voulais juste pas être là. J'avais envisagé milles et un scénarios pour esquiver le cours. J'aurais préféré être malade plutôt que là...

Hannah! Tu seras avec Connor.



J'avais évité de rouler des yeux, fermant brièvement les paupières pour me recentrer. Une heure. Ça allait le faire. Je n'avais pas le choix. Ça allait aller. Lorsque je retrouvis une vision, j'ai pu voir un jeune aux cheveux courts, bleutés. Je me demandais si c'était naturel. Le professeur parlait sans que je ne prête attention à ses propos. Les yeux noisettes m'observaient. Et, je ne sais pas si ce sont les lumières de l'endroit ou la position qu'il avait, mais il me semblait que ses prunelles scintillaient dorés.

Rapidement, les autres camarades se dispercèrent pour préparer le terrain alors que j'observais le regard méprisant du jeune homme. J'aimais cette lueur. C'était... Rassurant. De voir que je n'étais pas la seule à être exclue.

Euh... tu sais y jouer, toi ?



Mon visage se hocha lentement alors que j'attrapais la raquette de ma main droite. Je soupirais faiblement, relevant la mèche qui menaçait de cacher mon regard.

Ouais. On va se poser sur les terrains. Un de chaque côté. Je vais te lancer le volant... Hum...



Je me laissais aller chercher l'objet en question pour le lui montrer. Je le dirigeais tête en bas pour lui expliquer la façon de le lancer. Je trouvais ça... Stupide. Le jeu. Le sport. Les règles... Tout me semblait si... inutiles. Je continuais quand même de lui expliquer grossièrement les "règles". Mon regard l'observait avec mon air neutre, presque trop lasse d'être juste présente...

Et on va se coltiner une heure à faire semblant qu'on s'amuse... ou pas... Enfin. Une heure passera vite.



Je me laissais lui sourire. Parce qu'après tout, on avait l'air d'être dans la même galère lui et moi...

Courage, Connor! Essayons de rester invisible.



Je n'avais ni le courage, ni l'envie de me dresser devant le professeur. Je n'avais pas envie d'attirer l'attention. Mais entre sa chevelure nuit et la mienne prairie... ça allait être compliqué.

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Dernière édition par Hannah Wayne le Lun 12 Fév - 15:03, édité 1 fois
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Connor
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Lun 5 Fév - 0:38
Connor
Le point positif du jour, c'est que tu semblais mieux t'y connaître que moi. Vu le filet et les raquettes, je n'avais que la supposition basique que ça devait ressembler un peu au tennis, à savoir passer des choses d'un côté de l'autre, mais les raquettes étaient bizarres et je ne voyais de balle nulle part. Un de chaque côté, ça, c'était facile à appréhender. Le volant... c'était quoi, ça ?

Je te regardai t'éloigner pour aller récupérer un étrange objet à mi-chemin entre la balle et... et quoi, le parapluie ? Ouais, ça ressemblait à une balle coupée en deux et collée à un parapluie. Ils ne savent plus quoi inventer... Mais en tout cas, ça avait le mérite de ne pas être trop compliqué, une espèce de mélange entre du beach-volley et du tennis qui, à mes yeux, commençait déjà à avoir plus sa place sur une plage que dans un gymnase scolaire. Avec des règles qui semblaient avoir été piochées au hasard dans un chapeau magique. On allait devoir jouer à ça pendant une heure, et je voyais dans ton regard le parfait reflet de ce que devait être le mien : un ennui profond.

"Au moins on bouge, ça passera un peu plus vite que de rester planté sur une chaise." Je n'en étais pas vraiment sûr, mais j'avais envie d'essayer de partager ton "optimisme". Le mot était un milliard de fois trop fort, mais quitte à souffrir ensemble, autant essayer de trouver un minimum de bons côtés. Certaines écoles avaient des cours de sport de deux heures, après tout. Deux heures de ça... rien que de l'imaginer, j'avais juste envie de me rouler en boule dans un coin pour me rendormir.
En fait j'avais dit une absurdité. Une heure de sport était bien pire qu'une heure de cours. En cours, les autres élèves ne pouvaient pas constamment jeter des regards sur mon travail pour voir à quel point j'étais mauvais, alors qu'en sport j'étais sous le feu des projecteurs. Comme tu le dis si bien "essayons de rester invisible", mais je n'avais jamais été doué pour ça. Quelque chose en moi devait attirer l'attention des requins et des vipères, parce qu'ils me tournaient toujours autour à l’affût du moindre signe de faiblesse. Ou alors j'étais parano, c'était possible aussi. Enfin... restait juste à espérer que cette heure s'écoule vite pour que je puisse retourner me noyer dans mes complexes.

Je te laissai faire le premier service pour avoir une idée un peu plus claire de la façon de tirer. Ça ne faisait que me conforter dans l'idée que c'était un sport idiot, mais j'essayai tant bien que mal de taper dans le volant. Premier tir... Je tapai trop tôt, ou trop tard, ou pas de la bonne manière, toujours est-il que le filet de ma raquette percuta la partie parapluie au lieu de la partie balle et se coinça dans le volant. Je le détachai avec un soupir. "Je sens que ce sport me tape déjà sur les nerfs. Il y a vraiment des gens que ça amuse ?" lançai-je à ton attention, pas trop fort pour éviter d'attirer celle du prof. Ça me fatiguait déjà bien assez de devoir pratiquer cette parodie sportive pendant une heure, je me passerais très bien de la sanction disciplinaire si le prof était dans un mauvais jour.
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Hannah Wayne
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Mar 20 Fév - 13:05


À deux c'est mieux? Pas vraiment non.

Feat. Connor E. Rudenstein


Au moins on bouge, ça passera un peu plus vite que de rester planté sur une chaise.

 

Je lui étais reconnaissante de son aide même si ses propos ne trouvaient pas d'echo en moi. Les cours sur une chaise offrait la possibilité de réfléchir, de penser, d'imaginer. Nous n'avions l'obligation que d'être "présent". Personne ne disait que nous devions mentalement l'être. Après tout, peu importe qui ou quelle situation, personne ne peut enfermer un esprit.

T'es sûre de ça?



J'entendis un ricanement. Effectivement. Avec Médée... je ne pouvais pas dire que mon "esprit" était libre. J'avais trouvé le moyen de complètement m'enfermer.

Ok. Un point pour toi, je suis stupide.


Ça je le savais déjà!



Des fois, je me disais que si je laissais Médée avoir le contrôle tout le temps était la meilleure de mes options. Et lorsque j'imaginais Alix avec elle... C'était beau rester mon corps, ça me dérangeait. Ceci étant, on pouvait noter aussi que lorsque je pensais à Alix, le pincement de mon coeur ne faisait que s'intensifier.

Par réflexe, je faisais tourner la raquette entre mes doigts, pour m'habituer au poids de cet objet. Après tout, j'allais le garder en main toute une heure... Et mon regard observa les séries de filets déposés et les globes occulaires fixant notre duo. J'avais joué vaguement avec les pointes de ma queue de cheval et avais tenté de faire un "beau" service pour que mon partenaire comprenne un peu plus le "jeu" qu'était le badminton. Même si je doutais que des gens puissent s'amuser à taper dans une sorte de mini-parachute.

J'avais regardé le volant s'élever puis redescendre, se coinçant dans les fils de sa raquette, lorsqu'il tenta de la renvoyer. Au moins il l'avait touché.

Je sens que ce sport me tape déjà sur les nerfs. Il y a vraiment des gens que ça amuse ?



J'eus envie de lui répondre qu'au moins il découvrait. Personnelement, ce sport me gonflait avant même que le cours n'ait commencé... J'avais haussé des épaules en traversant le "terrain" que nous avions. Je m'étais placée à ses côtés, mimant une des positions basiques pour rattraper ce foutu parachute. Et c'est à mi-voix que j'ai laissé Médée me prêter son intonation, sarcastique et joueuse, pour rétorquer:

Certains prennent plaisir dans des choses bizarres. Ceux qui aiment – trop – les enfants. Ceux qui aiment avoir mal ou faire mal. Ceux qui cumulent plus de perversité que de qualités.



Mon corps leva son bras pour reproduire le geste alors que le prof se rapprochait de nous. Je levais les yeux au ciel.

Essaie en cloche, c'est plus simple paraît-il. Certains ignorent le blanc du volant et l'imaginent en balle. Ça peut t'aider.



Les pas emportèrent l'adulte un peu plus loin, sa voix rauque résonnant pour réprimander deux dindes gloussants dans un coin.

Qui te dit que notre "sensei" n'aime pas être une petite soumise lorsque les cours sont finis?



Médée allait et venait. Elle était semi-là. Comme si elle guettait le moment parfait pour venir. J'ignorais si Connor me connaissait. Peut-être pas, il avait l'air d'être dans le même cas que moi... Mais l'idée de lui expliquer Médée m'ennuyer. Au mieux il me traiterait de menteuse. Il valait mieux se taire...

Moi je veux bien me taire... Mais c'pas moi le soucis...


Je suis pas sûre de vouloir me taire ♫


Justement...




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Connor
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Mer 14 Mar - 16:17
Connor
Cette parodie de balle persistait à s'accrocher, et j'avais l'impression d'être le plus grand abruti du monde tandis que j'essayais hyper maladroitement de la retirer de ma raquette. Quelle idée, aussi, d'accrocher un truc pareil, ils ne pouvaient pas se contenter d'une balle, justement ? Heureusement, j'avais réussi à le détacher complètement avant que tu n'arrives à mon niveau, ce qui m'épargnait une occasion supplémentaire d'être ridicule. J'en avais déjà assez dans une journée.

Quelque chose dans ta première remarque me tira un frisson. Ce n'était pas ta voix (j'y étais habitué, le sarcasme était l'arme préféré d'Infi pour repousser ceux qui lui tapaient sur les nerfs, une arme que j'avais en vain essayé de maîtriser) ni l'espèce de changement d'attitude léger que j'avais perçu, justement parce qu'un ton joueur avait remplacé celui, blasé, d'un peu plus tôt. Non, c'était simplement... le contenu de tes paroles, leur sens. Ce que ça pouvait faire remonter à la surface, dans ma tête et dans mes souvenirs. Faire mal, cumuler les perversités. Je frottai mon cou par réflexe, comme si la marque de ses lèvres pouvait être encore visible. Oui, je connaissais... ce genre de personne. "Je vois de quel genre tu parle, le monde se porterait mieux sans eux". Et moi aussi. Je chassai les souvenirs à l'approche du prof, rentrant dans ton jeu pour donner l'illusion que l'on ne faisait que discuter de sport, et je me permis un petit sourire en l'entendant crier sur quelqu'un d'autre que moi. Pour une fois, ça me faisait des vacances.

Quant à ce que tu dis ensuite... Mon cerveau déclencha un blocage automatique, comme une désactivation temporaire de mes représentations visuelles pour m'empêcher d'imaginer. Je devais être parfait, irréprochable, normal surtout, mais je savais que s'il me prenait l'idée de me faire une image mentale de ta plaisanterie sur le prof, je n'aurais aucun moyen de conserver un air neutre, aucun moyen de retenir les sueurs froides que ça aurait provoqué. Non, une personne normale ne réagissait pas ainsi à une blague. J'essayais plutôt de sourire, de trouver ça amusant sans me mettre à rire comme un idiot non plus, rester relatif au niveau d'humour. La plupart du temps, ça marchait, j'arrivais presque à me convaincre que l'idée était drôle. Heureusement que ce genre de blague restait rare, malgré tout, on a fait moins traumatisant. "Si on commence à s'imaginer ce que vivent les gens dès qu'on ne regarde plus..."

Était-ce hypocrite de ma part ? Totalement. J'étais le premier à changer radicalement d'attitude loin du regard des autres par peur de leurs commentaires, mais je n'estimais pas avoir de secret honteux à cacher...  ou presque. Combien de ces élèves autour de nous feignaient la perfection ? Combien de profs ? Ça aurait été vertigineux de tous les compter, de s'intéresser à tous leurs secrets. J'étais le premier à détester qu'on s'intéresse de trop près aux miens.

Comme le prof commençait à revenir dans notre direction, je te le signalai d'un geste de la tête pour qu'on puisse, au moins, faire semblant d'être impliqués dans cette activité sportive démotivante. J'étais prêt à retenter une seconde fois de lancer ce truc, peut-être d'imiter le service que tu venais de faire, même si mon talent en la matière était extrêmement limité. Et moins les deux nanas avaient-elles arrêté de glousser, ce que me faisait une impression de moquerie en moins sur le dos.
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Hannah Wayne
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Sam 31 Mar - 15:57


À deux c'est mieux? Pas vraiment non.

Feat. Connor E. Rudenstein


Je le vis se frotter le cou. C'était une douleur? Ou peut-être pour cacher un frisson... Je n'arrive pas à interprêter son geste. J'avais hausser un sourcil alors qu'il me disait que le monde se porterait mieux sans eux. J'étais... à la fois d'accord et non. J'aurais sûrement mieux vécu sans eux. Mais ils étaient utiles à la société. Et puis... Et puis on était tous différents. Certains pensent que je suis la folle du bahut. Alors si moi j'étais la tarée de certains... Peut-être que les tarés pour moi étaient plus sains d'esprit que ce que je pensais...

J'allais devoir y réfléchir.



Cependant... Cependant sa réaction, son sourire effaça le peu de douceur que j'avais. Médée avait un humour... bien à elle. Mais là... Sa réaction ne me plut pas.

Si on commence à s'imaginer ce que vivent les gens dès qu'on ne regarde plus...



C'était vraiment ça qu'il ressentait? Mes sourcils se froncèrent alors que le professeur revint vers nous. Quelque chose ne me plaisait pas. Le cours ou peut-être son expression. Je ne savais pas trop. Mais... C'était faux. Sa réaction n'allait pas. Il y avait un décalage entre ses gestes, sa voix, ses mots. Ce n'était... C'était une sorte de mensonge.

J'avais hoché la tête suite aux conseils de notre professeur, conseils que je n'avais pas écouté, me rapprochant de mon camarade.

J'ai dû dire quelque chose qui ne t'a pas plu. Désolée. Mais tu ne devrais pas faire semblant. Ça ne te va pas. Et c'est trop proche du mensonge.



Pendant un instant, je pus réentendre ma voix prévenant Alix de faire attention, qu'il allait exploser avec ce comportement. C'était un peu la même chose ici. Il n'était pas à l'aise, soit, je comprenais parfaitement. Mais... Mais ce n'était pas une raison pour mentir. Même si, objectivement, je n'étais pas la mieux placé pour ça. Je ne mentais pas. Je détournais la vérité. Encore une tare à ajouter à la liste de mes défauts. Remarquez que je devenais douée dans ce domaine.

Le bruit des volants frappés se fit entendre, comme un long signal nous obligeant à reprendre le cours. Je soupirais, observant l'horloge qui passa lentement à la minute d'après. Dieu que c'était long. Encore cinquante minutes? Mais qu'est-ce qu'on allait foutre pendant tout ce temps...?

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Connor
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Mar 24 Avr - 18:55
Connor
Avais-je dérapé quelque part ? On dit que certaines personnes peuvent voir à travers les masques, mais je n'en avais jamais rencontré jusqu'ici. Tout le monde se prêtait à mon jeu de prétendue normalité, à ma perfection silencieuse, exempte de faiblesses et de défauts trop exacerbés. Peut-être parce qu'ils ne voulaient pas les voir, ou parce que je leur apparaissait assez fade, assez dépourvu d'excentricité, pour ne pas attirer leur attention. Et quand je le faisais, j'attendais silencieusement qu'ils aient fini de rire et de commenter avant de corriger la part de moi qu'ils avaient entraperçu, jusqu'à devenir assez neutre pour qu'on m'oublie. Mais tu ne réagis pas comme eux. Pour une raison qui m'échappait, quelque chose t'avait fait tiquer. Était-ce ma phrase ? Peut-être aurait-il été plus naturel d'avoir l'air mal à l'aise, de laisser filtrer un fragment de ce défaut qui me collait à la peau, mon malaise face aux blagues qui concernaient d'un peu trop près des relations de soumissions, ou des relations entre hommes. Mais ta phrase m'avait touché personnellement, tu avais mis le doigts sur la vérité sans me blesser pour autant, une combinaison assez rare pour que je la note. "Désolé, c'est une sale habitude qui me colle à la peau..." Faire semblant ? Mentir ? Les deux. Quand on est jugé en permanence comme je l'avais été dans ma famille et comme je l'étais toujours, lisser le moindre de ses défauts devient une habitude.

J'aurais pu l'exprimer un peu plus, mais ça n'avait jamais été mon fort, de dire ce que j'avais sur le cœur, et je ne me voyais de toute manière pas le faire en cours de sport, et encore moins avec autant d'oreilles indiscrètes à proximité. Et même si tu semblais être un fille capable d'emporter tous les secrets du monde, un peu comme moi, je ne te connaissais pas depuis assez longtemps pour que la confiance soit suffisante. Je me contentais donc de cette explication, ces semi-excuses, qui te donnaient raison sans apporter plus de détails, et j'essayais de suivre le mouvement du reste de la classe en prenant le volant dans ma main pour essayer de trouver comment le lancer.

Alors que j'avais trouvé un angle à peu près viable pour que ma raquette ne s'enfonce pas une nouvelle fois dans la partie filet et que je m'apprêtais à le projeter dans les airs pour le frapper et tenter de faire un service potable histoire que le prof ne vienne pas nous donner un cour particulier, je vis un volant qui ne m'appartenait pas du coin de l’œil, une demi-seconde avant qu'il ne te frappe à la mâchoire. Heureusement que ce n'était pas une balle plus dure, mais je grimaçai quand même à l'idée du choc. A quelques mètres de moi, sur le filet voisin, une des deux filles qui gloussaient tout à l'heure, une brunette aux yeux verts, fit un signe dans ta direction. "Oups je suis désolée, Hannah. Je t'ai pas fait mal, au moins ? Je t'avais pas vue, je t'ai prise pour un poteau." Puisqu'on parlait de mots qui sonnaient faux, c'étaient les excuses les plus ironiques du monde, effet accentué par le léger rire qu'elle émit avant que son amie n'avance dans ta direction pour récupérer le volant. Avec toute la nonchalance du monde.
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Hannah Wayne
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Ven 11 Mai - 22:22


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Désolé, c'est une sale habitude qui me colle à la peau...



Hum. Mille et une questions naissaient de cette simple phrase. "Comment en est-il venu à développer cette habitude?" en tête. Je n'avais pas trouvé ce qui sonnait faux chez lui. Enfin non... Il n'était pas faux... Mais... trop... Rhaaaaa Je ne trouvais plus le terme adéquat.

Mon regard se concentra sur lui. Je l'avais sur le bout de la langue... J'allais retrouvé ce fichu mot! J'en oubliais le cours et mes camarades, me concentrant sur lui. Jusqu'à le voir reculer avec le volant dans la main. Quelque chose n'allait pas avec lui. Mais quoi? Il paraissait trop...

J'essayais inconsciemment de régler le puzzle que j'avais en tête. Je voulais comprendre, savoir. Anticiper. Je voulais ... peut-être être comprise. Je ne savais pas trop ce que je voulais. J'en attendais sûrement trop de la part des gens. Sûrement si je ne parlais pas. Je me sentis soupirer alors que mon visage se crispant sous la douleur aigüe et brève qui me sortit de mes pensées. Ma main se releva par réflexe, attrapant l'objet, mon regard se tournant vers la demoiselle. Une longue chevelure brune ondulée, des yeux émeraudes... Je l'avais déjà vu. Je n'avais aucune information sur elle... Mais à son regard, elle "me connaissait".

Oups je suis désolée, Hannah. Je t'ai pas fait mal, au moins ? Je t'avais pas vue, je t'ai prise pour un poteau.



Mon corps se redressa, mon visage souriant. Elle voulait jouer sur ce terrain... Jouons. Je levais doucement une main vers la seconde.

Pas besoin de te déplacer je vais lui rendre. Elle n'a pas l'air d'avoir une bonne vue. De là à confondre une adolescente en blanc et noir avec un poteau complètement blanc...



J'eus un de ces petits soupirs orgueilleux que je détestais tant. Et, rien que pour voir ses jolis traits se déformer de colère... J'en étais assez satisfaite. Mon sourire se maintenu jusqu'à sentir mon poignet s'abaisser. Le volant partit comme un démon, effleurant la brune. J'avais loupé mon coup. Mais ça... Je devais être la seule à le savoir. Ma main se leva, mon visage n'affichant qu'une douceur forcée.

De rien!



Je me retournais vers l'azuré, mon visage reprenant son air neutre, mes traits contrariés. Je passais ma langue entre mes dents et ma joue, fronçant des sourcils quelques secondes. Je soupirais avant de lui sourire plus doucement. D'un sourire qui s'excusait de mon comportement, qui s'excusait de ce qu'il avait pu voir. Mon corps frissonna alors que je me redressais faiblement, hochant doucement la tête lorsque j'eus repris ma position nonchalante par défaut. Je lui remontrais le geste pour l'aider, ignorant les deux demoiselles. Avec un peu de chances, elles ne feraient rien de plus... Sinon... Boarf, c'était une question d'habitu... Oh. OH!

Mon regard sembla scintiller. J'avais trouvé! Ce jeune homme était bien trop parfait, trop lisse, Monsieur-tout-le-monde. C'était ça qui me dérangeait. Il s'était intégré quand je m'étais exclue. C'était ça mon inconfort ... Je comprenais mieux... et ma réflexion dut se lire sur mes traits. Rapidement, je baissais mon visage, le détournant par réflexe, fermant les yeux. Je devais rester calme et invisible. Ça va aller. J'ai trouvé ce qui clochait chez mon partenaire de sport. Mon souffle s'expira par deux fois. Lentement. Calmement. Et je redevenais parfaitement stoïque.

Tu peux lancer le volant?




Excuses:
 
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Connor
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Mer 30 Mai - 12:21
Connor
Ma réponse ne sembla pas te convenir. Pas que j'aie perçus du jugement dans ta réaction, non, mais il y avait quelque chose dans ton regard, comme une forme de perplexité. Comme si tu essayais de percer quelque chose dans mon esprit. C'était dérangeant. Pas autant que les moqueries ou les commentaires désobligeants auxquels j'étais habitué, mais l'idée qu'on puisse vouloir voir derrière ma façade ou, pire, qu'on y parvienne... Je ne préférais même pas l'imaginer. Il y avait trop de défauts sous cette carapace, trop d'imperfections, trop de secrets que je préférais garder enfermés. Plus l'image que je renvoyais aux gens s'éloignait de mes faiblesses, mieux je me portais.

Et puis il y eut cette fille. Je n'arrivais pas à me rappeler de son nom, mais ce n'était pas la première fois que je la voyais faire un truc de ce style. Depuis septembre, une bonne partie des élèves de notre classe s'étaient retrouvés en difficulté avec elle. Ce n'était pas encore mon cas, et j'espérais vraiment passer entre les mailles du filet en lissant un peu plus la surface, mais je pouvais sentir que je n'y échapperais pas. Cela dit, pour le moment, tu semblais être la cible de son comportement insupportable.

Je ne saurais dire ce que cette situation m'inspira. Un semblant d'admiration ? Oui, en partie. J'avais toujours eu du mal avec la répartie – une réplique mal calculée ou mal placée, c'était un risque accru que la personne en face frappe où ça fait mal, alors j'avais toujours préféré rester en retrait et jouer les indifférents. Ça marchait avec la plupart des gens ; quand ils cherchaient à se battre ou à humilier quelqu'un, l'absence de réaction les faisait très rapidement lâcher prise.

Toi, tu n'eus pas ce genre de réflexion. Tu te contenta de lui renvoyer son volant en lui rendant la monnaie de sa pièce côté réplique, et je perçus une sérieuse colère dans la crispation de ses poings et de sa mâchoire. Qui disparut aussitôt, chassé par un air serein lorsqu'elle ramassa son volant.
Amusant, j'aurais probablement fait pareil à sa place. Ça ne m'enchantais pas de me trouver des points communs avec une fille comme elle, mais il fallait voir la vérité en face : cette réaction, cette attitude, témoignait d'un besoin de contrôle. Plus ou moins violent que le mien ? Je n'en sais rien, je détournai mon attention d'elle sitôt le problème réglé. Les petits tyrans scolaires, si on leur prêtait trop d'attention, on devenait leur cible. Et je préférai m'en passer. Un "qu'est-ce que tu regardes, toi ?" aurait signé le début de mes problèmes.

En tout cas, ce petit incident semblait n'être qu'un test. Ou un petit mouvement isolé. J'espérais juste que ce n'était pas un simple échantillon d'un harcèlement constant de sa part, mais tu n'avais pas l'air de souffrir. Et je sais, ça paraît idiot de la part d'un type comme moi qui a l'air de tout sauf de ce qu'il est de juger sur les apparences, mais je ne pouvais pas faire autrement.
Alors que tu essayais de m'expliquer à nouveau ce mouvement que j'espérais réussir à assimiler avant que le prof ne se repointe dans notre direction, je perçus une expression indéchiffrable sur ton visage. Comme si tu étais... satisfaite ? Non, c'était autre chose. Un mélange de cette satisfaction et... d'autre chose. Une forme de réflexion. Comme si tu venais de trouver quelque chose auquel tu avais réfléchi pendant longtemps. Un frisson courut sur ma peau mais je n'en laissai rien paraître, concentrant tout mes gestes et toute mon attention sur le sport.  Tu ne pouvais pas avoir vu à travers ma façade. Personne ne pouvait.
Mais je n'en étais pas si sûr.

Je hochais la tête à ta demande, ravi que le sujet reste le plus neutre possible. Même sans maîtriser le sport, je pouvais sans problème parler du sport. Essayer de me concentrer dessus. Hm. Au moins, j'avais réussi un service. C'était un progrès. Maintenant... maintenant il fallait la renvoyer. C'est ça, me concentrer sur le volant, la raquette, le terrain. Pas sur la possibilité d'une fissure quelque part dans ma bulle de perfection normalisée.

Dire que j'y arrivais aurait été un mot un peu fort, mais on put au moins faire quelques échanges sans que le volant ne tombe systématiquement quand il arrivait à mon niveau. Ça aurait peut-être dû me faire plaisir, mais ça ne changerait pas grand chose à ma vie, de savoir jouer au badminton. Je grimaçai en voyant le prof s'avancer vers nous. Je pensais que réussir à faire voler son stupide truc nous permettrai au moins de lui échapper, mais visiblement ça n'avait pas suffi. "Ca vous dirait pas de bouger un peu plus, vous deux ?"
Décidément, j'allais vite avoir une dent contre ce prof. Il fallait courir dans tous les sens pour qu'il ait l'impression qu'on faisait du sport ?
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