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Je ne suis pas fou [PV Emilie]

Jaden
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Jeu 21 Déc - 22:33
Jaden
Jaden Fawkes
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Je ne suis pas fou

ft. Emilie
Skies


Pour changer, aujourd’hui je stressais. J’étais en plein stress, mais cette fois pas pour une raison ridicule. J’allais rencontrer le psychologue qui me suivrait, normalement, pendant toute ma scolarité. Je n’avais aucune envie d’y aller, vraiment aucune. S’il y avait bien une chose qui m’agaçait, c’était de devoir me dévoiler, et ensuite qu’on me prenne pour un fou. Je ne suis pas fou.
Pourtant, je devais y aller, je n’avais pas le choix. Et puis, peut-être que ce psychologue allait pouvoir résoudre mon problème de diction…

Je marchais lentement, comme si je pouvais repousser l’heure du rendez-vous au maximum, vers le couloir du rez de chaussé, là où se trouvait les cabinets. J’y parvins sans même me perdre, ce qui me valu un petit sourire de contentement. Il fallait bien que je me félicite, vu que personne ne le faisait pour moi. Je ne voulais pas passer pour un petit malheureux, mais c’était vrai. Mes parents ne s’étaient pas vraiment occupés de moi, donc les compliments n’étaient pas au rendez-vous. Seul Sara m’en faisait. Mais maintenant que nous sommes séparés, je n’en ai plus.

J’arrivai dans le couloir, où les noms des docteurs étaient inscrits sur les portes. Je regardais le petit bout de papier sur lequel j’avais écrit le nom de mon psychologue. Je cherchai donc le nom « Skies » sur les portes. Je parvins apparemment au bureau que je cherchais. Mon docteur s’appelait Emilie. Ah. Mon psychologue était donc UNE psychologue. Peu m’importait, de toute manière j’étais autant mal à l’aise avec les femmes qu’avec les hommes.

Entendant des voix à l’intérieur de la salle, je pris la décision d’attendre devant. On viendrait sans doute me chercher. Et puis c’était une raison de plus pour repousser l’échéance.
Je m’adossai au mur, et mis les mains dans mes poches. Je n’avais pas assez dormi, et je commençai à avoir les paupières qui se fermaient d’elles-mêmes. Je les laissai faire. Quitte à attendre, autant que ce soit productif.

Je percevais des sons comme des grognements ou des grincements venant de mon cerveau. C’était assez dérangeant. Un souffle tiède me sortit de ma gêne, et je sursautai en voyant la personne qui se trouvait devant moi.

« Coucou mon chéri ! Comment tu vas ? »

Sara se tenait debout, et me regardait comme si elle avait toujours été là. Je ne pus m’empêcher de sourire de toutes mes dents. Quelque chose m’intriguait tout de même. Ma vision semblait floue. C’était comme si Sara avait des problèmes de réseau, comme une télévision qui ne capte pas bien… Et puis, quand elle parlait, l’écho était phénoménal.
Et alors ? Elle était là, c’était le principal.

« J’ai peur… J’ai pas envie… pas envie d’y aller. » dis-je en lui montrant la porte du cabinet du menton.

Elle me sourit et me prit dans ses bras. Le contact était comme irréel. Je plongeai ma tête dans son cou, comme un enfant.

« Sara… Pourquoi tu ne viens pas me voir plus souvent… Pourquoi quand tu me parles… dans ma… ma tête, tu es si… méchante ? » Je posais la question qui me taraudait depuis maintenant pas mal de temps.

« Tu n’as qu’à arrêter de prendre tes médicaments, et je reviendrai pour toujours avec toi. Et tu te trompes, je ne suis pas méchante, j’essaie de te faire entendre raison. N’écoute pas ce que les autres te disent. Ils ne savent rien. » me répondit-elle d’une voix douce.

Mes sourcils se froncèrent à l’entente de ses explications. Quel était le rapport entre elle et les médicaments ? Je ne comprenais pas. J’allais lui demander plus de précisions, quand j’entendis la porte du cabinet s’ouvrir. Je tournai la tête vers la personne qui se présentait dans l’encadrement de la porte, puis me retournai vers ma sœur. Ne la voyant pas, je la cherchai des yeux dans le couloir, en vain. Plus aucune trace d’elle. Elle avait complètement disparue.



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Emilie Skies
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Ven 22 Déc - 19:41
La jeune femme était assise devant le bureau, le dossier de son patient posé juste devant-elle. Autour d'elle s'étendait une pièce épeurée, simple mais surtout très austère. Il y avait là une volonté visible de neutralité. Mais ce décor ne semblait pas répondre à ce message. Il donnait une impression d’hôpital, d'un endroit où on n'était pas normal, où on allait ouvrir ton cerveau en deux pour t'enfoncer dans le crane à quel point tu n'es pas bien comme tu es. Elle comptait bien faire quelque chose par rapport à ça mais le mieux était de rester pour l'instant discrète.

Sur le coin de la table blanche était posée une bouilloire colorée vivement contenant de l'eau chaude. Il reposait également quelques tasses et une boite orange contenant divers sachets et quelques sucres. Certains diront que ce bureau n'était point un salon de thé mais la jeune femme s'en fichait pas mal, elle avait sa méthode et personne n'avait le droit de la remettre en cause. Elle voulait rendre à l'aise et briser ce lien medecin/patient qui pouvait faire reculer de nombreux élèves ne pouvant voir que de l'hypocrisie.

L'adulte passa devant une glace symétrique et formelle. Elle se regarda quelques instants et se posa la question de si elle était semblait compétente avec ses joues d'enfants, sa peau blanche, ses taches de rousseurs et sa cicatrice. Pour contrebalancer avec cette sensation, elle posa sur le bout de son petit nez fin de grandes lunettes rondes qui mettaient en valeur ses yeux vairons. Elle portait une tenue très colorée qui changeait de l'habituel jupe crayon et de la chemisette blanche, un archétype même de la psychologue. Deux trois fois, elle s'entraîna à sourire, voulant faire bonne figure. Cette demoiselle alla alors se diriger vers la porte grande et froide.

Elle vit au travers de la porte la silhouette d'un jeune homme fin aux cheveux noirs dont des cernes contournaient ses yeux légèrement typés asiatiques. C'était Jaden Fawkes, un enfant aux tendances schizophrènes et de nature angoissé. La psychologue avait apprit par coeur son dossier pour qu'elle n'ai pas à le lire devant lui tentant toujours de briser au mieux sa fonction. Elle eu un rapide sourire et s'avança dans le couloir qui était encore plus froid que son bureau.

-Bonjour.


Elle avait un visage lumineux, presque enjoué, heureuse dans sa nouvelle fonction.

-Entrez je vous pris.

Emilie l'entraina dans le bureau et ferma doucement la porte derrière lui. Au fond de la pièce se trouvait un sorte de canapé en cuire qui faisait face à un fauteuil de la même matière. Elle grogna, elle n'aimait vraiment pas le mobilier d'ici. Elle regarda son patient et eu un léger rire presque gêné.

-Alors, vous choisissez. Soit on se place dans le coin là-bas et vous vous placez sur le fauteuil, soit on met deux chaises l'une en face de l'autres.
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Jaden
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Lun 25 Déc - 23:29
Jaden
Jaden Fawkes
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Je ne suis pas fou

ft. Emilie
Skies


La femme qui sortit de la pièce avait l'air gentille et agréable. Cela n'empêchait pourtant pas mon angoisse de persister. Qu'elle soit agréable était un plus, mais je n'avais tout de même absolument pas l'envie d'assister à cette séance.
Je répondis à son salut par un faible sourire. C'était toujours plus efficace que de bégayer un bonjour décevant.
Je rentrai dans la pièce qu'elle me présentait, d'un pas incertain. Les murs étaient blancs, sans trop de décoration. Il ne manquait plus que l'odeur, et on se serai cru dans un hôpital. Je ne savais pas si les directeurs avaient pour ambition de faire fuir tous les élèves qui avaient besoin de voir un psychologue, mais en tout cas ils étaient sur la bonne voie.

Je me retournai vers la femme quand elle s'adressa à moi. Elle me proposait de choisir entre un fauteuil moelleux et une chaise rigide et inconfortable. Le choix était vite fait. Et puis, s'assoir chacun sur une chaise en se faisant face me paraissait très angoissant.

« Je préférerai le... le fauteuil. S'il vous plaît. » lui répondis-je en me touchant les doigts nerveusement.

Après quelques instants, je m'assis sur le fauteuil en cuir. Je ne savais pas quoi dire et je rongeais mes ongles en regardant tout autour de moi. Mes yeux se posaient quelques fois sur la porte d'entrée, comme si j'attendais que Sara apparaisse dans la pièce pour m'accompagner dans cette galère.

« Je viendrai pas. Tu es seul, mais dis lui la vérité. »

Comme d'habitude je décidai d'écouter les conseils de ma sœur, qui me les chuchotait à l'intérieur de mon cerveau.

« Je dois vous dire... J'ai pas... J'ai pas envie de... d'être là... » Je me grattai le crâne en évitant le regard de la psychologue, tout en espérant qu'elle ne le prenne pas mal.
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Emilie Skies
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Mar 26 Déc - 12:54
Elle le regarda d'un œil lointain s'installer dans le canapé en cuir. Elle se sentait à vrai dire un peu perdue face à la situation. Elle était encore jeune et assez inexpérimentée et avait un peu peur de devoir faire face à des situations qui seraient difficiles à maîtriser. Entre sa crainte d'être trop faible physiquement et sa tendance à être facilement violente, il ne faudrait pas qu'elle perde elle-même la tête. Emilie alla alors vers son bureau et attrapa alors un calepin de plusieurs couleurs avec un crayon en fin de vie. Elle s'approcha du fauteuil, le regarda quelques secondes avant de s'asseoir alors que la peau morte de l'assise se mit à doucement crisser.

Elle observa son patient et reprit son léger sourire. Celui-ci s'étendit lorsqu'elle l'entendit parler, elle aimait cette franchise. Elle hocha la tête en le regardant.

-C'est compréhensible, surtout si on vous oblige à prendre ces rendez-vous.

Comment un homme pouvait avoir envie de parler, de raconter sa vie, ses tourments, ses problèmes si on l'obligeait ? Surtout face à une personne totalement inconnue qui n'étais là que pour faire un futur rapport et analyser chaque mot qu'il allait dire. C'est pour cela qu'Emilie ne chercha pas à lui faire développer sa phrase jusqu'à à en trouver quoi que ce soit, ce n'était pas ce qui l’intéressait et elle ne voulait pas devenir un sorte de charognard à l’affût du moindre terme pouvant dévoiler un indice sur la vie de ce pauvre homme.

-Ne vous inquiétez pas, on va seulement discuter et s'il y a des choses que vous ne voulez pas dire, ne dites rien, je ne vais vous obliger. Ça n'aurait aucun sens.

Et puis, ce n'était que la première séance, son but était seulement de le comprendre un peu et de voir son comportement et ses problèmes. Lire quelques mots sur un dossier était bien mais cela ne remplaçait pas le contact humain. Elle ouvrit le cahier et elle replaça ses lunettes sur le bout de son nez. Elle lui sourit et commença alors à parler.

-Alors, et si tu commençais par te présenter ?

Ses yeux doux glissèrent sur l'expression du jeune homme.

-Tu n'as qu'à me parler de toi, ce que tu aimes, ce que tu n’apprécies pas, tout ce qui te passe par la tête.
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Jaden
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Jeu 28 Déc - 13:21
Jaden
Jaden Fawkes
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Je ne suis pas fou

ft. Emilie
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J'étais amplement d’accord avec elle. Ce genre de rendez-vous ne devrait jamais être pris sous obligation. Cela devait venir de soi-même et là, il pourrait devenir productif et efficace. Je sentais que je sortirai de cette pièce tout à l’heure en n’ayant rien pu en tirer, parce que je n’avais pas envie d’être ici.
Ma jambe tremblait et bougeait toute seule, montrant ma nervosité.  

La jeune femme me rassura en disant qu’elle ne m’obligerait à rien. Je souris de soulagement. Peut-être qu’elle m’amènerait à parler de Sara, mais je ne voulais pas pour l’instant. Je ne voulais pas être jugé. Mes parents m’avaient renié, laissé seul ici à cause de cela. C’avait été quelque chose de terrible pour moi et jamais je ne voulais revivre cela.
Elle me proposa de me présenter. Je levai un sourcil, perplexe. Elle savait qui j’étais, non ? Je pouvais distinguer d’ici que le dossier qu’elle avait sur ses genoux portait mon nom. Peu importait… De toute manière, je voulais sortir d’ici, alors autant en finir rapidement.

« Je m’appelle Jaden Fawkes… et j’ai… j’ai 15 ans. Je suis en 1°A dans cette… école de… de fou parce que… j’en suis apparemment un. »

Je finis ma phrase en fronçant les sourcils, dissimulant la colère que je m’efforçai de garder pour moi depuis longtemps maintenant.
Je devais parler de moi et de tout ce qui me passait par la tête… Je n’aimais pas ça, il fallait que je lui dise qu’elle allait s’ennuyer. Je ne suis pas vraiment quelqu’un d’intéressant après tout.

« J’aime pas parler… parler de moi. Déjà j’ai du mal à m’ex… m’exprimer, et puis ma vie est pas… intéressante. » Je baissai les yeux, en regardant mes doigts se tordre.

De toute façon, il fallait que je le fasse, elle allait me le redemander. Même si elle disait ne m’obliger à rien, il fallait bien que je me force, sinon on n’arriverait à rien.
Je ne savais même pas par quoi commencer. Qu’est-ce que j’aimais ? Je réfléchis rapidement.

« Je… j’aime dessiner… ça me détend. Quand je suis angoissé, c’est-à-dire tout… tout le temps… je dessine et ça… va mieux après… un peu… » Je jetai un coup d’œil à la jeune femme, histoire de voir ses réactions. « J’aime pas… être ici, et parler… Je me trouve… ri… ridicule, j’ai toujours l’impression de… de gêner les autres, comme s’ils voulaient pas de moi. Je suis souvent seul… parce que je veux pas embêter… Ils fuient quand je parle parce que… ils me prennent pour un… un gamin qui sait… sait pas parler… Mais j’étais pas comme ça avant… avant je parlais bien… je crois… »

Ce n’était pas du tout agréable d’exposer tout cela oralement. C’était comme si je me rendais vraiment compte des choses, comme si elles devenaient réalité. Et c’était assez douloureux. J’étais en train de me rendre compte que finalement, ce que je n’aimais pas, c’était moi-même.
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Emilie Skies
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Ven 19 Jan - 19:14
Il semblait septique lorsqu'elle lui demanda de se présenter. Elle comprit assez rapidement où se situait l'incompréhension. Les dossiers qui étaient sur la table notifiaient bien qu'elle connaissait l'identité du jeune homme. Et cela était quelque part logique dans une école qu'on fournisse aux membres du personnels qui en ont besoins, quelques renseignements. Mais dans tous les cas, il y avait une grande différence entre les lettres à l'encre noir sur un papier et la voix d'une véritable personne qui expliquait comme elle voyait la situation. L'objectivité et la subjectivité étaient deux mondes bien différents. Bien souvent, on mettait en avant une vision neutre des choses puisque celle-ci semblait universel à tout homme en dehors de la situation. Mais l'objectivité était tout aussi importante. Et puis, à partir du moment où on est capable d'émotions, qu'on a été éduqué pour voir le monde d'une certaine manière, peut-on vraiment parler de neutralité ? Existe-t-elle vraiment ? Certainement pas.

Et visiblement, ce jeune adolescent aux cheveux noirs, le corps écrasé contre le cuir du canapé avait une très mauvaise image de lui-même. Elle se figea un peu à cette expression "la folie". Là encore, cette folie, n'était-ce pas seulement un comportement sortant des conventions sociales ? Cela amenait l'incompréhension, l'incapacité de ne pouvoir le contrôler et donc le rejet. Et elle, son rôle était de ramener les brebis égarées dans le troupeau pour leur bonheur et le bonheur des autres. Tout cela sonnait comme de l'hypocrisie.

Apparemment, il n'aimait pas parler de lui et en général ne semblait pas du tout s'aimer. Elle nota cependant sa passion qui était le dessin. Cela pourrait bien être utile. Sans rien dire, elle le laissa parler, notant de temps à autre deux-trois mots sur les feuilles blanches de son carnet. Elle les entourait et les hiérarchisait au fur et à mesure que son développement avançait. Au bout d'une temps, la rouquine reprit alors la parole dans ce léger sourire qui se voulait toujours rassurant, pour mettre une ambiance calme en ce lieu.

-Tu n'es pas fou.

Elle le regarda. Elle ne devrait pas dire cela, elle était censée faire parler et non prendre part dans cette discutions en tant que véritable interlocutrice. Mais de toute façon, de base, il ne semblait pas vouloir être ici. Si quelqu'un venait de son propre chef, il était plus facile de le faire parler. Là ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Alors on dit ce qui fait plaisir au psychologue et qu'importe le fond ou la forme. Et personne n'en sort en aillant apprit quelque chose de supplémentaire.

-Sache qu'un comportement différent d'un autre n'est pas facteur de la folie. Ecoute pas si on t'as dis ça. Ce ne sont que des bêtises. La folie ça ne veut rien dire.

En attendant il continuait à avoir ses tendances schizophrénique et elle allait bien savoir comment tout cela à pu arriver et pourquoi. Elle se frotta la tête et sourit calmement avant de s'étirer un peu la nuque.

-Le dessin est une belle activité, c'est bien d'avoir une fibre artistique. J'ai jamais su moi (elle rigola doucement). Tu aimes dessiner quoi exactement ? Enfin, pas forcement les sujets. Mais des portraits ? Des paysages ? Tu utilises quelles techniques ?

Elle ne faisait pas semblant de s'y intéresser en plus de cette technique pour qu'il puisse se détendre. Parler d'une activité qui passionne permettait de détendre un peu le tout. Ecouter la vie d'un gosse, s'était bien mais elle pensait que la psychologie ne restait que sur des modes d'actions/conséquences. Exemple typique: une mère est violente, donc une fille va commencer à le devenir aussi. Mais la vie ne se résumait pas qu'aux problèmes mais aussi à tous les éléments extérieurs qui constituaient le tableau. Et puis, comme elle avait pu le dire, il ne voulait pas être là. Donc deux possibilités s'offrait à lui si elle faisait une séance "normale": Il se ferme et ne dit rien ou parle et tourne autour des choses pour faire plaisir à la madame psy.



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Jaden
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Mer 24 Jan - 0:54
Jaden
Jaden Fawkes
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Je ne suis pas fou

ft. Emilie
Skies


La phrase que je me répétais sans cesse, encore et encore du plus profond de mon être résonna dans la pièce. Comme si elle entendait mes pensées, la jeune femme murmura calmement « Tu n’es pas fou. »
J’en fus tout d’abord bouche bée. Personne ne me l’avait vraiment annoncé comme ceci, avec cette aisance et cette certitude. Je posai mes yeux sur elle, elle me regardait également. Je me sentais un peu plus léger, comme si un poids dans mon estomac s’était envolé. C’est fou comment une si petite phrase peut avoir un si grand effet. Je baissai les yeux et souris. Un vrai sourire, que je n’avais même pas commandé. Un sourire naturel qui s’était formé de lui-même sur mes lèvres.

« Merci… » lâchai-je quasi inaudiblement.

Elle tenta de m’expliquer certains faits qu’elle pouvait trouver évidents. Ils ne l’étaient pas pour moi, mais j’essayais tant bien que mal de les intégrer à ma philosophie. Etre différent ne veut pas dire être fou… Oui, certes… Mais quand on te reproche ou quand on te fait remarquer presque tous les jours que tu es bizarre, étrange et dingue, ce genre de phrase perd tout son sens. Je suis différent des autres, je suis normal à ma façon, mais ceci me rend « bizarre » et comme la plupart des personnes ne réfléchissent pas à ce qu’ils disent, seul le terme « fou » leur vient à l’esprit. Et c’est blessant. Cela ne devrait pas m’atteindre, mais je suis faible, et je fais malheureusement beaucoup trop attention à ces remarques.
En plus de tout cela, une certaine personne féminine un peu trop présente à mon goût ne me facilitait pas la tâche. Parfois gentille et douce, parfois cinglante et blessante, elle était totalement imprévisible. Le genre de personnalité qui peut passer du « je t’aime » au « je vais tellement te faire mal que tu vas me supplier » en dix secondes chronos.

Il me sembla que le fait que je lui dise que j’aimais quelque chose, lui fit plaisir. Tant mieux. Je ne savais pas si elle ne faisait que son job de psychologue ou si elle s’intéressait vraiment au dessin, mais en tout cas elle me posa pas mal de questions là-dessus. Peut-être était-ce une manière de me mettre à l’aise ? Qui sait… Cela marchait plutôt bien. C’était assez agréable de parler de choses que j’aime. Même si j’étais toujours aussi nerveux, je me sentais mieux. La conversation était moins gênante et plus agréable.

« Je fais un peu de tout… Des portraits… Des animaux… des… des paysages moins. Je préfère quand il y a du… mouvement. Je veux voir les traits… bouger, être en vie sur mon carnet. » Je commençai à me détendre au fur et à mesure que je m’imaginais en train de griffonner sur mon calepin. « Un arbre sera moins… moins intéressant que… qu’un chat qui joue… vous voyez ? »

Chacun avait sa propre vision, j’avais la mienne, et je savais qu’elle était plutôt originale. J’en avais déjà discuté avec une autre personne passionnée de dessin, qui ne reproduisait quasiment que des natures mortes. Sa vision des choses tenait la route aussi.

« Je dessine prin… principalement au crayon de papier. J’ai déjà… essayé la peinture mais… mais ce n’est pas pour moi j’ai… l’impression. Je colore pratiquement jamais… juste noir et blanc c’est… vous voulez voir ? »

Je sortis mon carnet de dessin de mon sac, et lui tendit timidement. J’avais parfois de l’appréhension à exposer mes dessins comme cela mais bon… Là ça allait plutôt bien.
Dans ce carnet, la rousse pouvait y trouver quelques croquis non terminés de visages, de corps en mouvement, et des dessins achevés de plusieurs portraits, et de quelques animaux, réels ou tirés de mon imagination. Une même jeune femme revenait souvent dans mes dessins, c’était Sara.
Sentant mon malaise revenir pendant que mon travail était exposé à nu, je me tortillai sur le fauteuil.

« Vous voulez… que je vous dessine ? Je peux parler… en même temps. »

Ce serait d’autant plus simple pour elle que pour moi.
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Emilie Skies
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Mer 24 Jan - 20:49
Il venait de sourire. Mais un sourire sincère qui lui notifia qu'il avait certainement apprécié le fait qu'elle avait dit qu'il n'était pas fou. Elle se demanda combien de fois ce pauvre garçon avait du entendre ça ou qu'on l'ai insinué d'une manière ou d'une autre. On le disait, on le répétait mais les mots restaient destructeurs, ils détruisaient la confiance en soit, ils te façonnent, mais jamais de la bonne façon. Les mots étaient des armes insupportable et terriblement dangereux. Surtout lors de l'adolescence. On t'apprend à rentrer bien droit dans une société et tu ne dois pas être différent des autres. Sinon, on te le fait comprendre et un seul regard suffit pour cela.

Le monde tournait seulement autour d'un mot d'ordre: L'ordre. L'ordre est important et essentiel pour que personne ne panique à bord de vaisseau. On essaye donc de faire en sorte que tout le monde agisse à peu près de la même manière, pour ne pas chavirer les moeurs. Mais lorsqu'on s'écarte un peu de la voix, on t’emmène dans un institut pour que tu ne gènes pas la société. Sois comme tout le monde ou part.

Emilie gratta alors quelques autres mots sur le blanc du papier puis l'écoute parler. Le dessin était visiblement un sujet qui le passionnait. C'était une bonne chose, cela permettait de se concentrer là-dessus au lieu de passer plusieurs séances à trouver un intérêt de vivre pour l'élève. Et puis la rouquine admirait toujours cette fibre artistique chez les uns ou les autres. Cela semblait être quelque chose de sacré et d'intouchable à manipuler avec tellement de précautions...Un grand trésor. Elle hocha la tête à son "vous voyez", elle pouvait à peu près comprendre et puis, d'une certaine manière, lorsqu'une personne parle avec cette passion au fond du coeur, cette joie semble facilement se transmettre. Il lui dit alors qu'il dessinait principalement au crayon et il lui proposa de lui montrer.

-Avec plaisir !

Il lui tendit un carnet qu'elle attrapa avec la plus grande délicatesse qu'elle pu. Comme si c'était une bombe, qu'à tout moment, comme du verre, les feuilles pouvaient se briser et s'envoler, s'éparpillant au loin. Elle ouvrit le bloc et elle regarda en souriant calmement. Tout ceci était merveilleusement beau et puis l'idée qu'il acceptait de lui montrer cela était déjà un petit avancement vers une plus grande libération. Elle remarqua cependant que la même jeune femme revenait souvent. Elle ne fit aucune remarque, il était hors de question qu'il redevienne nerveux suite à une question amenée trop vite et sans pincette. Lorsqu'elle eu terminée, elle le luit tendit à nouveau et articula avec une pointe d'admiration:

-C'est magnifique, tu peux être fier de toi !

Ce qui était bien que la rouquine c'est qu'elle avait le compliment facile. Il n'était pas difficile pour elle de dire de belles choses pour autrui en restant totalement sincère. Ce n'était pas des mots faux mais seulement sa pensée que tout le monde devait être valorisé et que le moindre jolie mot qui te traverse l'esprit envers quelqu'un doit être dit. Pourquoi le garder pour soit si ça peut faire plaisir ? Tant que ce n'est pas de l'hypocrisie.

La jeune homme aux cheveux bruns lui proposa alors de la dessiner. La demande lui fit plaisir et son côté humain criait qu'elle voulait. Son côté psychologue prit quelques secondes supplémentaires avant de se dire que c'était une bonne idée, ça le détendrait et ça réduirait cette distance un peu lourde de professeur / élève.

-Ouai pourquoi pas ? J'accepte !

La rouquine s'enfonça un peu dans le fauteuil. Il allait s'amuser tient avec ses cheveux. Que dit-elle, sa crinière ! La demoiselle eu une petite réflexion de ce qu'elle devait dire à présent. Le sujet de l'art avait permit de le calmer et le rendre plus à l'aise. Elle savait qu'il avait l'impression que ce qu'il disait était inutile et ridicule. Le problème était qu'elle ne voulait pas parler directement des sujets qui fâches. Mais rester à la surface des choses n'allaient certainement pas aider non plus. Il fallait y aller en douceur et activer une sorte de transition vers la parole libérée. Elle décida de continuer à parler de son activité tout en incluant le social.

-Ça ne te plairais pas de faire un club de dessin ? C'est peut-être pas évident avec le monde et le regard mais le partage d'une même passion, il n'y a rien de plus beau !


Elle lui sourit gentiment et ferma son calepin qu'elle posa à côté, elle écrirait plus tard, là elle n'avait pas envie de piéger chacun de ses mots pour les bloquer entre deux feuilles.

-Et ça permet de améliorer aussi par le conseil de sa propre personne et des autres.



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Jaden
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Lun 5 Fév - 23:09
Jaden
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Elle était très douce et gentille avec moi. Elle avait pris délicatement mon carnet pour regarder mon travail.
Je ne savais pas s’il s’agissait seulement de gentillesse et de politesse, mais la jeune femme me félicita.
J’haussai les épaules sans pouvoir m’empêcher de rougir. Comme tout le monde, dès que je finissais un dessin, je n’étais pas fier de moi. On n’arrive jamais à rendre réel ce que l’on imagine. On est toujours déçu de ce que l’on fait. Enfin… C’est vrai pour la plupart des artistes.
En tout cas, ce n’était pas ce que disait ma psy.

Après m’avoir rendu mon calepin, elle accepta d’être mon modèle. Je lui souris. J’étais content, j’aimais bien faire des portraits quand la personne était en face de moi.
Je m’installai mieux sur le canapé : les pieds ramenés sur l’assise et les genoux presque contre la poitrine. Cela pouvait paraître très inconfortable comme position, mais je me sentais beaucoup plus à mon aise comme ceci.

Je posai mon crayon sur la feuille blanche et commençai à tracer quelques traits, assez vagues et flous pour le moment. Mes yeux naviguaient entre son visage et la feuille. Première étape, les formes.

La jeune femme repris finalement la parole. Elle me proposa de faire parti d’un club de dessin. Un petit temps après sa question, j’haussai les épaules.

« Je sais pas si c’est pour moi ce… genre de truc vous savez. » Dis-je sans arrêter mon activité. « Je vais parfois dans… dans la salle de dessin pour… Mais je travaille dans mon coin. Parfois y a des gens… »

Le partage d’une même passion… C’est vrai que c’est très intéressant. Sara aimait beaucoup dessiner elle aussi. C’est d’ailleurs elle qui me donnait des conseils et c’est un peu grâce à elle que j’ai autant progressé en si peu de temps.

« Je partageais beaucoup avec Sara. Elle est comme moi… toujours collée à son carnet de dessin… J’ai appris beaucoup… de choses grâce à elle. Mais… On me l’a enlevée alors… » J’haussai les épaules une deuxième fois, le regard triste.

« Pleure pas frangin je suis là, toujours. » Sa voix mélodieuse était toujours là pour me réconforter. Je souris faiblement.

Heureusement que j’avais décidé de dessiner, là maintenant. Cela me calmait, je serai sans doute retombé dans une crise d’angoisse… Encore une.

Deuxième étape, les premiers détails, les contours. Je posai mon crayon, près à dessiner. Mes yeux se posèrent sur la jeune femme. Un petit rire s’échappa de mes lèvres. Et bien, je n’avais pas choisi la demoiselle la plus facile à dessiner.

« J’aime bien vos cheveux. On dirait qu’ils… qu’ils sont vivants. »

Je ne mettais que très rarement de la couleur dans mes dessins, mais là je ne pouvais passer à côté de cette couleur si vive.
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Emilie Skies
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Dim 11 Fév - 19:23
Elle laissa passer un peu le temps quand il lui dit qu'il ne pensait pas qu'aller dans un club état fait pour lui. D'un coté, c'était certainement son aspect timide et très peur sûr de lui qui parlait. La solitude était quelque chose de très agréable certes mais lorsque ça touchait toute une vie, on en perdait notre propre définition. On ne vit qu'à travers le regard l'autre. Si l'autre ne te voit pas, t'ignore, tu n'existes pas. D'un coté, c'est logique. Imaginons, il existe une couleur. Une couleur que personne n'a jamais vu, dont on ne connait nullement la teinte. Qu'on ne peut même pas imaginer puisqu'elle dépasse notre imagination. Donc, elle n'existe pas. Parce que personne ne l'a vu. On a beau dire que la créativité n'a pas de limite. Et bien elle en a une. Elle a les limites que ce qu'on connait. Et on aura beau dire qu'on peut imaginer des choses extraordinaires, que personne n'a jamais pensé, ce ne sera qu'une fusion d'éléments connus qui créé quelque chose de nouveau.

Enfin bref, il commença à parler de Sara. Sara était apparemment cette sœur jumelle qu'il s'était créé. C'était en quelque sorte triste et fascinant de voir tout ce que le cerveau pouvait faire sans qu'on n'en comprenne forcement les raisons. Mais que voulait-il dire par "on me l'a enlevé ?". Elle réfléchit quelques secondes puis se dit qu'il devait faire référence à son traitement qui devait marcher d'une certaine manière. Cela lui faisait alors penser à une question: Si cela rend un homme heureux, sans déranger autrui, pourquoi ne pas le laisser alors ? Si la folie, comme on le dit, rend heureux, peut-on la laisser ? C'était quelque chose à creuser.

Elle ne répondit rien sur le coup, le regardant un moment alors que son calepin se trouvait à ses côtés, fermé. Il lui dit alors qu'il aimait bien ses cheveux, qu'ils semblaient vivant. La rouquine le regarda puis rigola gentiment en cachant celui-ci derrière sa main. Il ne dura pas longtemps puis elle fit bouger une mèche rousse entre deux doigts et la regarda:

-Ils le sont. C'est une société. Ces cheveux sont un groupe avec un roi...Des servants...Un peuple.


Elle sourit doucement et croisa sa jambe, faisant bouger les plis de sa robe.

-Ils cherchent à se rebeller. C'est dangereux que de les entretenir.

La psychologue rigola encore un petit peu sans aucune moquerie. Ou alors une moquerie de soit-même. De sa propre apparence. Emilie pensa alors qu'elle devrait peut-être revenir à l'histoire de Sara, essayer d'en savoir un peu plus mais en y allant en douceur. La séance devait durer une heure et vu l'envie de Jaden d'être là, elle ne comptait pas le retenir comme elle pouvait parfois le faire. Elle repartit alors encore un peu sur le sujet du dessin.

-En tout cas, tu devrais y réfléchir sur cette idée de partage de passion. Parfois c'est juste un bon vent frais.

Elle s’éclaircit la voix en la raclant, et eu quelques petites réflexions avant de reprendre:

-Donc tu dis que c'est Sara qui t'as appris le dessin. C'était sa passion à elle aussi ? Elle faisait comme toi dans le style ?



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Jaden
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Dim 18 Fév - 18:30
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Elle me répondit qu’effectivement, ses cheveux possédaient leur propre volonté. Cela ne me surpris pas, vu comment ils se tenaient, indomptables, ils avaient forcément une âme.

« J’imagine. » Lui dis-je en souriant. « Mais ça doit être… marrant. Les miens sont tout… » Je pris une de mes mèches de cheveux au niveau du front et louchai afin de la voir. « Ils sont carrément morts les miens… »

Je fis une petite moue puis finit par hausser les épaules. Après tout ce n’était que des cheveux.
Je repris mon dessin que j’avais laissé une petite minute. J’aimais beaucoup la dessiner, c’était comme un challenge. Que j’allais réussir, évidemment.

La jeune femme me dit qu’il fallait tout de même que je réfléchisse à aller parler à des personnes qui partageaient la même passion. Je ne savais pas… Je ne me sentirai pas du tout à ma place.

« Je suis pas… pas timide vous savez… Je vous l’ai dit tout à l’heure… J’ai juste l’impression de… de gêner les autres tout le temps. Alors je m’approche pas d’eux… » Je la regardai les yeux tristes. « Je sais que c’est stupide… J’y peux… rien, je suis comme ça… »

Ce qu’elle dit après me fit sursauter. Le fait d’entendre son nom prononcé par quelqu’un d’autre me faisait toujours cet effet. Et pourquoi parlait-elle d’elle ? J’avais craché le morceau… ?

« Oui abruti. Tu t’es plains de moi. Fais gaffe, parle pas de moi comme ça, c’est dangereux. Un jour je vais disparaître pour toujours et tu vas rien comprendre. » Dit-elle, en colère.

Merde… Je suis nul…
Je me grattai le crâne, anxieusement. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir dire maintenant… Comment j’allais me sortir de là… ?

« Je… je sais pas, je sais plus… Elle veut pas que je parle d’elle. » Murmurai-je.

« Il est con, mais il est con… Tu le fais exprès ou quoi ??? »

Je fermai les yeux en serrant les poings, laissant l’orage passer. Je rouvris les yeux lentement une fois le calme revenu. Je fis un sourire gêné à la jeune femme en face de moi, et repris mon dessin comme si de rien n’était. C’était la meilleure chose à faire dans ces circonstances.
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Emilie Skies
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Jeu 29 Mar - 21:09
Elle le regardait d'un air calme

-Je comprends tu sais. Mais tu sais, il est très peu probable que tu gênes les autres. Un philosophe, je crois Aristote, disait que l'homme est une être naturellement sociable. Je sais pas si on peut dire s'il a raison ou non, y'a toujours plein de contres exemples. Mais...

Elle laissa quelques secondes voler.

-Je pense que personne n'est inutile ou gêne tant qu'il est avec des personnes emphatiques et gentilles qui comprennent toute la subtilité de chaque être. Et crois moi, on a beau te montrer à la télé qu'il y a beaucoup de connar...Enfin d'idiots...Il y a autant de bonnes personnes. C'est juste qu'on ne les met pas en avant. Cela ne fait pas assez d'audimat.

Elle fit un petit clin d'oeil.

-Et je suis sûre que tu en fais partis.


Apparemment, le jeune homme en face d'elle ne semblait pas avoir vraiment envie de lui parler de cette soeur. Dans cette optique là, Emilie n'allait pas s'amuser à le forcer, insister ou bien même tenter de le manipuler pour qu'il crache le morceau. Elle partait du principe que si la personne ne voulait pas mais qu'elle parlait quand même, elle allait le regretter. La parole n'est pas toujours aussi libératrice qu'on voudrait le penser. Ou du moins elle ne l'est pas quand elle n'est pas volontaire. Alors, elle regarda cet adolescent se replonger dans son dessin comme une sorte de protection. Histoire certainement de créer un espace entre les deux interlocuteurs. Se formant comme une sorte de bulle entre eux.

D'un côté, elle était assez pressée de voir le dessin et comment il la voyait elle. Car à part de faire un portrait tel un miroir, l'avantage du dessin était qu'il représentait comment l'autre nous voyait. Le reflet, à notre époque, n'est même plus vraiment objectif car notre vision le déformera toujours pour lui donner l'aspect qu'on veut. Que ce soit remarquer des détails inutiles ou bien simplement se donner des défauts qui n'ont pas lieu d'être. C'était un peu la spécialité de son ancienne copine qui une fois lui avait marmonné qu'elle avait une narine plus grosse que l'autre. Qu'est-ce qu'elle s'était foutue d'elle à l'époque...

Donc elle gardait ce regard bienveillant et calme sur le jeune homme timide et mal dans sa peau.

-D'accord, on va respecter sa volonté alors.

La rouquine sourit doucement, bougeant le moins possible la tête pour ne point le déranger dans sa tâche. La jeune femme observa quelques instants la table basse silencieuse, semblant réfléchir puis reprit de sa voix calme, en ayant jeté un coup d'oeil à la pendule au mur.

-Tu aimerais faire quoi comme étude Jaden ?


C'était presque plus une question curieuse qu'une question de psychologue. Et puis, il fallait relancer la discussion, le mettre en confiance, tous ces stratagèmes un peu nul et répétés.



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