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Je ne suis pas fou [PV Emilie]

Jaden Fawkes
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Jeu 21 Déc - 22:33
Je ne suis pas fou

ft. Emilie
Skies


Pour changer, aujourd’hui je stressais. J’étais en plein stress, mais cette fois pas pour une raison ridicule. J’allais rencontrer le psychologue qui me suivrait, normalement, pendant toute ma scolarité. Je n’avais aucune envie d’y aller, vraiment aucune. S’il y avait bien une chose qui m’agaçait, c’était de devoir me dévoiler, et ensuite qu’on me prenne pour un fou. Je ne suis pas fou.
Pourtant, je devais y aller, je n’avais pas le choix. Et puis, peut-être que ce psychologue allait pouvoir résoudre mon problème de diction…

Je marchais lentement, comme si je pouvais repousser l’heure du rendez-vous au maximum, vers le couloir du rez de chaussé, là où se trouvait les cabinets. J’y parvins sans même me perdre, ce qui me valu un petit sourire de contentement. Il fallait bien que je me félicite, vu que personne ne le faisait pour moi. Je ne voulais pas passer pour un petit malheureux, mais c’était vrai. Mes parents ne s’étaient pas vraiment occupés de moi, donc les compliments n’étaient pas au rendez-vous. Seul Sara m’en faisait. Mais maintenant que nous sommes séparés, je n’en ai plus.

J’arrivai dans le couloir, où les noms des docteurs étaient inscrits sur les portes. Je regardais le petit bout de papier sur lequel j’avais écrit le nom de mon psychologue. Je cherchai donc le nom « Skies » sur les portes. Je parvins apparemment au bureau que je cherchais. Mon docteur s’appelait Emilie. Ah. Mon psychologue était donc UNE psychologue. Peu m’importait, de toute manière j’étais autant mal à l’aise avec les femmes qu’avec les hommes.

Entendant des voix à l’intérieur de la salle, je pris la décision d’attendre devant. On viendrait sans doute me chercher. Et puis c’était une raison de plus pour repousser l’échéance.
Je m’adossai au mur, et mis les mains dans mes poches. Je n’avais pas assez dormi, et je commençai à avoir les paupières qui se fermaient d’elles-mêmes. Je les laissai faire. Quitte à attendre, autant que ce soit productif.

Je percevais des sons comme des grognements ou des grincements venant de mon cerveau. C’était assez dérangeant. Un souffle tiède me sortit de ma gêne, et je sursautai en voyant la personne qui se trouvait devant moi.

« Coucou mon chéri ! Comment tu vas ? »

Sara se tenait debout, et me regardait comme si elle avait toujours été là. Je ne pus m’empêcher de sourire de toutes mes dents. Quelque chose m’intriguait tout de même. Ma vision semblait floue. C’était comme si Sara avait des problèmes de réseau, comme une télévision qui ne capte pas bien… Et puis, quand elle parlait, l’écho était phénoménal.
Et alors ? Elle était là, c’était le principal.

« J’ai peur… J’ai pas envie… pas envie d’y aller. » dis-je en lui montrant la porte du cabinet du menton.

Elle me sourit et me prit dans ses bras. Le contact était comme irréel. Je plongeai ma tête dans son cou, comme un enfant.

« Sara… Pourquoi tu ne viens pas me voir plus souvent… Pourquoi quand tu me parles… dans ma… ma tête, tu es si… méchante ? » Je posais la question qui me taraudait depuis maintenant pas mal de temps.

« Tu n’as qu’à arrêter de prendre tes médicaments, et je reviendrai pour toujours avec toi. Et tu te trompes, je ne suis pas méchante, j’essaie de te faire entendre raison. N’écoute pas ce que les autres te disent. Ils ne savent rien. » me répondit-elle d’une voix douce.

Mes sourcils se froncèrent à l’entente de ses explications. Quel était le rapport entre elle et les médicaments ? Je ne comprenais pas. J’allais lui demander plus de précisions, quand j’entendis la porte du cabinet s’ouvrir. Je tournai la tête vers la personne qui se présentait dans l’encadrement de la porte, puis me retournai vers ma sœur. Ne la voyant pas, je la cherchai des yeux dans le couloir, en vain. Plus aucune trace d’elle. Elle avait complètement disparue.



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Emilie Skies
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Ven 22 Déc - 19:41
La jeune femme était assise devant le bureau, le dossier de son patient posé juste devant-elle. Autour d'elle s'étendait une pièce épeurée, simple mais surtout très austère. Il y avait là une volonté visible de neutralité. Mais ce décor ne semblait pas répondre à ce message. Il donnait une impression d’hôpital, d'un endroit où on n'était pas normal, où on allait ouvrir ton cerveau en deux pour t'enfoncer dans le crane à quel point tu n'es pas bien comme tu es. Elle comptait bien faire quelque chose par rapport à ça mais le mieux était de rester pour l'instant discrète.

Sur le coin de la table blanche était posée une bouilloire colorée vivement contenant de l'eau chaude. Il reposait également quelques tasses et une boite orange contenant divers sachets et quelques sucres. Certains diront que ce bureau n'était point un salon de thé mais la jeune femme s'en fichait pas mal, elle avait sa méthode et personne n'avait le droit de la remettre en cause. Elle voulait rendre à l'aise et briser ce lien medecin/patient qui pouvait faire reculer de nombreux élèves ne pouvant voir que de l'hypocrisie.

L'adulte passa devant une glace symétrique et formelle. Elle se regarda quelques instants et se posa la question de si elle était semblait compétente avec ses joues d'enfants, sa peau blanche, ses taches de rousseurs et sa cicatrice. Pour contrebalancer avec cette sensation, elle posa sur le bout de son petit nez fin de grandes lunettes rondes qui mettaient en valeur ses yeux vairons. Elle portait une tenue très colorée qui changeait de l'habituel jupe crayon et de la chemisette blanche, un archétype même de la psychologue. Deux trois fois, elle s'entraîna à sourire, voulant faire bonne figure. Cette demoiselle alla alors se diriger vers la porte grande et froide.

Elle vit au travers de la porte la silhouette d'un jeune homme fin aux cheveux noirs dont des cernes contournaient ses yeux légèrement typés asiatiques. C'était Jaden Fawkes, un enfant aux tendances schizophrènes et de nature angoissé. La psychologue avait apprit par coeur son dossier pour qu'elle n'ai pas à le lire devant lui tentant toujours de briser au mieux sa fonction. Elle eu un rapide sourire et s'avança dans le couloir qui était encore plus froid que son bureau.

-Bonjour.


Elle avait un visage lumineux, presque enjoué, heureuse dans sa nouvelle fonction.

-Entrez je vous pris.

Emilie l'entraina dans le bureau et ferma doucement la porte derrière lui. Au fond de la pièce se trouvait un sorte de canapé en cuire qui faisait face à un fauteuil de la même matière. Elle grogna, elle n'aimait vraiment pas le mobilier d'ici. Elle regarda son patient et eu un léger rire presque gêné.

-Alors, vous choisissez. Soit on se place dans le coin là-bas et vous vous placez sur le fauteuil, soit on met deux chaises l'une en face de l'autres.
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Jaden Fawkes
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Lun 25 Déc - 23:29
Je ne suis pas fou

ft. Emilie
Skies


La femme qui sortit de la pièce avait l'air gentille et agréable. Cela n'empêchait pourtant pas mon angoisse de persister. Qu'elle soit agréable était un plus, mais je n'avais tout de même absolument pas l'envie d'assister à cette séance.
Je répondis à son salut par un faible sourire. C'était toujours plus efficace que de bégayer un bonjour décevant.
Je rentrai dans la pièce qu'elle me présentait, d'un pas incertain. Les murs étaient blancs, sans trop de décoration. Il ne manquait plus que l'odeur, et on se serai cru dans un hôpital. Je ne savais pas si les directeurs avaient pour ambition de faire fuir tous les élèves qui avaient besoin de voir un psychologue, mais en tout cas ils étaient sur la bonne voie.

Je me retournai vers la femme quand elle s'adressa à moi. Elle me proposait de choisir entre un fauteuil moelleux et une chaise rigide et inconfortable. Le choix était vite fait. Et puis, s'assoir chacun sur une chaise en se faisant face me paraissait très angoissant.

« Je préférerai le... le fauteuil. S'il vous plaît. » lui répondis-je en me touchant les doigts nerveusement.

Après quelques instants, je m'assis sur le fauteuil en cuir. Je ne savais pas quoi dire et je rongeais mes ongles en regardant tout autour de moi. Mes yeux se posaient quelques fois sur la porte d'entrée, comme si j'attendais que Sara apparaisse dans la pièce pour m'accompagner dans cette galère.

« Je viendrai pas. Tu es seul, mais dis lui la vérité. »

Comme d'habitude je décidai d'écouter les conseils de ma sœur, qui me les chuchotait à l'intérieur de mon cerveau.

« Je dois vous dire... J'ai pas... J'ai pas envie de... d'être là... » Je me grattai le crâne en évitant le regard de la psychologue, tout en espérant qu'elle ne le prenne pas mal.



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Emilie Skies
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Mar 26 Déc - 12:54
Elle le regarda d'un œil lointain s'installer dans le canapé en cuir. Elle se sentait à vrai dire un peu perdue face à la situation. Elle était encore jeune et assez inexpérimentée et avait un peu peur de devoir faire face à des situations qui seraient difficiles à maîtriser. Entre sa crainte d'être trop faible physiquement et sa tendance à être facilement violente, il ne faudrait pas qu'elle perde elle-même la tête. Emilie alla alors vers son bureau et attrapa alors un calepin de plusieurs couleurs avec un crayon en fin de vie. Elle s'approcha du fauteuil, le regarda quelques secondes avant de s'asseoir alors que la peau morte de l'assise se mit à doucement crisser.

Elle observa son patient et reprit son léger sourire. Celui-ci s'étendit lorsqu'elle l'entendit parler, elle aimait cette franchise. Elle hocha la tête en le regardant.

-C'est compréhensible, surtout si on vous oblige à prendre ces rendez-vous.

Comment un homme pouvait avoir envie de parler, de raconter sa vie, ses tourments, ses problèmes si on l'obligeait ? Surtout face à une personne totalement inconnue qui n'étais là que pour faire un futur rapport et analyser chaque mot qu'il allait dire. C'est pour cela qu'Emilie ne chercha pas à lui faire développer sa phrase jusqu'à à en trouver quoi que ce soit, ce n'était pas ce qui l’intéressait et elle ne voulait pas devenir un sorte de charognard à l’affût du moindre terme pouvant dévoiler un indice sur la vie de ce pauvre homme.

-Ne vous inquiétez pas, on va seulement discuter et s'il y a des choses que vous ne voulez pas dire, ne dites rien, je ne vais vous obliger. Ça n'aurait aucun sens.

Et puis, ce n'était que la première séance, son but était seulement de le comprendre un peu et de voir son comportement et ses problèmes. Lire quelques mots sur un dossier était bien mais cela ne remplaçait pas le contact humain. Elle ouvrit le cahier et elle replaça ses lunettes sur le bout de son nez. Elle lui sourit et commença alors à parler.

-Alors, et si tu commençais par te présenter ?

Ses yeux doux glissèrent sur l'expression du jeune homme.

-Tu n'as qu'à me parler de toi, ce que tu aimes, ce que tu n’apprécies pas, tout ce qui te passe par la tête.
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Jaden Fawkes
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Jeu 28 Déc - 13:21
Je ne suis pas fou

ft. Emilie
Skies


J'étais amplement d’accord avec elle. Ce genre de rendez-vous ne devrait jamais être pris sous obligation. Cela devait venir de soi-même et là, il pourrait devenir productif et efficace. Je sentais que je sortirai de cette pièce tout à l’heure en n’ayant rien pu en tirer, parce que je n’avais pas envie d’être ici.
Ma jambe tremblait et bougeait toute seule, montrant ma nervosité.  

La jeune femme me rassura en disant qu’elle ne m’obligerait à rien. Je souris de soulagement. Peut-être qu’elle m’amènerait à parler de Sara, mais je ne voulais pas pour l’instant. Je ne voulais pas être jugé. Mes parents m’avaient renié, laissé seul ici à cause de cela. C’avait été quelque chose de terrible pour moi et jamais je ne voulais revivre cela.
Elle me proposa de me présenter. Je levai un sourcil, perplexe. Elle savait qui j’étais, non ? Je pouvais distinguer d’ici que le dossier qu’elle avait sur ses genoux portait mon nom. Peu importait… De toute manière, je voulais sortir d’ici, alors autant en finir rapidement.

« Je m’appelle Jaden Fawkes… et j’ai… j’ai 15 ans. Je suis en 1°A dans cette… école de… de fou parce que… j’en suis apparemment un. »

Je finis ma phrase en fronçant les sourcils, dissimulant la colère que je m’efforçai de garder pour moi depuis longtemps maintenant.
Je devais parler de moi et de tout ce qui me passait par la tête… Je n’aimais pas ça, il fallait que je lui dise qu’elle allait s’ennuyer. Je ne suis pas vraiment quelqu’un d’intéressant après tout.

« J’aime pas parler… parler de moi. Déjà j’ai du mal à m’ex… m’exprimer, et puis ma vie est pas… intéressante. » Je baissai les yeux, en regardant mes doigts se tordre.

De toute façon, il fallait que je le fasse, elle allait me le redemander. Même si elle disait ne m’obliger à rien, il fallait bien que je me force, sinon on n’arriverait à rien.
Je ne savais même pas par quoi commencer. Qu’est-ce que j’aimais ? Je réfléchis rapidement.

« Je… j’aime dessiner… ça me détend. Quand je suis angoissé, c’est-à-dire tout… tout le temps… je dessine et ça… va mieux après… un peu… » Je jetai un coup d’œil à la jeune femme, histoire de voir ses réactions. « J’aime pas… être ici, et parler… Je me trouve… ri… ridicule, j’ai toujours l’impression de… de gêner les autres, comme s’ils voulaient pas de moi. Je suis souvent seul… parce que je veux pas embêter… Ils fuient quand je parle parce que… ils me prennent pour un… un gamin qui sait… sait pas parler… Mais j’étais pas comme ça avant… avant je parlais bien… je crois… »

Ce n’était pas du tout agréable d’exposer tout cela oralement. C’était comme si je me rendais vraiment compte des choses, comme si elles devenaient réalité. Et c’était assez douloureux. J’étais en train de me rendre compte que finalement, ce que je n’aimais pas, c’était moi-même.



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Emilie Skies
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Ven 19 Jan - 19:14
Il semblait septique lorsqu'elle lui demanda de se présenter. Elle comprit assez rapidement où se situait l'incompréhension. Les dossiers qui étaient sur la table notifiaient bien qu'elle connaissait l'identité du jeune homme. Et cela était quelque part logique dans une école qu'on fournisse aux membres du personnels qui en ont besoins, quelques renseignements. Mais dans tous les cas, il y avait une grande différence entre les lettres à l'encre noir sur un papier et la voix d'une véritable personne qui expliquait comme elle voyait la situation. L'objectivité et la subjectivité étaient deux mondes bien différents. Bien souvent, on mettait en avant une vision neutre des choses puisque celle-ci semblait universel à tout homme en dehors de la situation. Mais l'objectivité était tout aussi importante. Et puis, à partir du moment où on est capable d'émotions, qu'on a été éduqué pour voir le monde d'une certaine manière, peut-on vraiment parler de neutralité ? Existe-t-elle vraiment ? Certainement pas.

Et visiblement, ce jeune adolescent aux cheveux noirs, le corps écrasé contre le cuir du canapé avait une très mauvaise image de lui-même. Elle se figea un peu à cette expression "la folie". Là encore, cette folie, n'était-ce pas seulement un comportement sortant des conventions sociales ? Cela amenait l'incompréhension, l'incapacité de ne pouvoir le contrôler et donc le rejet. Et elle, son rôle était de ramener les brebis égarées dans le troupeau pour leur bonheur et le bonheur des autres. Tout cela sonnait comme de l'hypocrisie.

Apparemment, il n'aimait pas parler de lui et en général ne semblait pas du tout s'aimer. Elle nota cependant sa passion qui était le dessin. Cela pourrait bien être utile. Sans rien dire, elle le laissa parler, notant de temps à autre deux-trois mots sur les feuilles blanches de son carnet. Elle les entourait et les hiérarchisait au fur et à mesure que son développement avançait. Au bout d'une temps, la rouquine reprit alors la parole dans ce léger sourire qui se voulait toujours rassurant, pour mettre une ambiance calme en ce lieu.

-Tu n'es pas fou.

Elle le regarda. Elle ne devrait pas dire cela, elle était censée faire parler et non prendre part dans cette discutions en tant que véritable interlocutrice. Mais de toute façon, de base, il ne semblait pas vouloir être ici. Si quelqu'un venait de son propre chef, il était plus facile de le faire parler. Là ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Alors on dit ce qui fait plaisir au psychologue et qu'importe le fond ou la forme. Et personne n'en sort en aillant apprit quelque chose de supplémentaire.

-Sache qu'un comportement différent d'un autre n'est pas facteur de la folie. Ecoute pas si on t'as dis ça. Ce ne sont que des bêtises. La folie ça ne veut rien dire.

En attendant il continuait à avoir ses tendances schizophrénique et elle allait bien savoir comment tout cela à pu arriver et pourquoi. Elle se frotta la tête et sourit calmement avant de s'étirer un peu la nuque.

-Le dessin est une belle activité, c'est bien d'avoir une fibre artistique. J'ai jamais su moi (elle rigola doucement). Tu aimes dessiner quoi exactement ? Enfin, pas forcement les sujets. Mais des portraits ? Des paysages ? Tu utilises quelles techniques ?

Elle ne faisait pas semblant de s'y intéresser en plus de cette technique pour qu'il puisse se détendre. Parler d'une activité qui passionne permettait de détendre un peu le tout. Ecouter la vie d'un gosse, s'était bien mais elle pensait que la psychologie ne restait que sur des modes d'actions/conséquences. Exemple typique: une mère est violente, donc une fille va commencer à le devenir aussi. Mais la vie ne se résumait pas qu'aux problèmes mais aussi à tous les éléments extérieurs qui constituaient le tableau. Et puis, comme elle avait pu le dire, il ne voulait pas être là. Donc deux possibilités s'offrait à lui si elle faisait une séance "normale": Il se ferme et ne dit rien ou parle et tourne autour des choses pour faire plaisir à la madame psy.



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