AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  


Votez pour le forum

~ Étendez l'expérience ~

 :: West London :: Kensington :: Centre commercial Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

On est en retard ! [Pv Jenifer Rodríguez]

Aller à la page : 1, 2  Suivant
Davian Dupont
En vacances |:| En Angleterre
avatar
Messages : 103
Né(e) le : 24/06/2002
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 16
Niveau d'études/Métier : Première/ Nettoyeur (secrètement)
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Réfugié apatride
Commentaires/Citations : "Regardez où vous posez les pieds, avant de mettre le premier pas" - Davian
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t916-fiche-de-davian-dupont-fini http://indare-division.forumactif.com/t981-pnjs-de-davian-dupont

Dim 19 Nov - 10:56
Thème du Rp:
 

« Davian ! C’est l’heure de se réveiller ! On est en retard ! Hurla un grand homme au crâne dégarni. »

Me réveillant à peine de mon lourd sommeil et regardant rapidement d’un coup d’œil le réveil situé sur le bureau de ma chambre, je sursautais rapidement lorsque je vis l’heure qui s’affichait :

« Putain ! Il est dix heures du matin ! Hurlais-je avec une voix grave. »

« Habille-toi vite et bouffe ce putain truc emballé en chemin ! S’exclama mon père Jean. »

Apparence de Jean:
 

M’habillant le plus rapidement possible avec l’uniforme du lycée tout en tenant l’emballage avec les dents, Jean qui était pratiquement torse nu et qui portait seulement un jean continua d’hurler dans tout l’appartement :

« Putain, je suis en retard pour le boulot ! »

« Et moi pour le lycée ! Ajoutais-je à haute voix. »

« Oh ! Vous allez la fermer ! Hurla la voisine qui se situait au-dessus de l’appartement. »

« Ta gueule pétasse ! On ne t’a pas demandé ton avis ! Lança mon père d’une voix colérique. »

Sortant de l’appartement avec l’uniforme du lycée, Jean me rejoignit très rapidement. Fermant la porte de l’appartement à double clé, nous descendîmes d’un pas accéléré les escaliers de l’immeuble. Bousculant légèrement un vieux retraité qui lança en arabe :

« Connard ! »

Répondant rapidement :

« Désolé ! »

Nous continuâmes toujours d’accélérer à travers les escaliers du bâtiment pour finalement à l’extérieur. Parfait ! Nous voilà dehors ! Traversant la place de la cité et le rues de Chombham Road, nous finîmes par trouver la petite voiture rouge de Jean garé dans une rue situé à quelques dizaines de mètre de l’immeuble. Embarquant rapidement à l’intérieur, Jean eut le réflexe rapide d’allumer les moteurs, avant d’accélérer d’un coup pour quitter la place et gagner la route.  

Mangeant en même temps l’intérieur de l’emballage, avant de mettre ma ceinture de sécurité. D’une voix grave et lancé, je demandais à mon père qui roulait au-dessus de la vitesse autorisé dans les quartiers de Statford :

« Qu’est-ce que tu as branlé ?! »

« Désolé ! Ce putain de réveil est tombé en panne ce soir ! »

« T’aurais pu utiliser ton portable ! Ajoutais-je toujours avec la même intonation. »

Grillant les feux rouges et esquivant les voitures qui passaient, Jean continua toujours de la même lancé :

« Il n’avait plus de batterie ! »

« Pourquoi, tu ne l’as pas chargé ?! »

« J’y ai pas pensé ! »

« T’es con ou quoi ?! »

« Ecoute, je n’avais pas … »

Entendant le klaxonne d’un camion, Jean eut le rapide réflexe de dériver vers la gauche pour l’esquiver. D’une voix inquiète, je dis d’une voix grave :

« Bon ! On est peut-être en retard ! Mais, ce n’est pas la fin des temps ! On ne va pas crever ! »

« Désolé, j’ai des documents importants à rendre à Gordon ! Déclara Jean toujours avec la même intonation de voix. »

« Bordel ! Cela ne peut pas attendre ?! »

« J’aimerais bien, mais ce con déteste les retard et on risque d’être privé d’un mois de salaire juste pour ce retard ! »

Continuant de rouler et arrivant dans le centre de Londres qui commençait à être de plus en plus dense, Jean qui commença à ralentir m’annonça :

« Bon ! Gamin ! Tu aimes les raccourcis ?! »

Tournant ma tête avec un air blasé, je répondis tout simplement :

« Oh non, non, non ! »

Tournant immédiatement à droite vers une ruelle trop étroite de la gauche, je dis avec une voix plus grave et colérique :

« Bordel ! Tu veux qu’on crève ou quoi ?! Ça fait combien de fois, on frôle la mort ?! »

Avançant le long de la ruelle qui était pratiquement vide et trop étroite pour le véhicule, je commençais à attendre gisements de ferrailles montrant que la voiture frôlait et embrassait les murs en béton des bâtiments. Alors que je tentais de garder mon calme, je commençais à apercevoir une lumière. Souriant à l’idée de sortir d’ici, mon sourire d’espoir fut remplacé par un rictus perplexe. M’exclamant d’une voix sérieuse :

« Non, mais t’es sérieux ! »

« Oh, si ! Déclara Jean avec une voix ferme. »

Continuant de relouer, le véhicule se lança en direction d’un long escalier très large. Bordel ! Je n’arrêtais pas de sursauter dans le véhicule. Putain ! Je comprends l’importance de la ceinture de sécurité, surtout si c’est papa qui conduit ! Arrivé au bout d’une minute, nous arrivâmes finalement à nouveau sur une route, une route qui était complètement déserte. Après quelques embouchures, nous arrivâmes finalement à Kensington, (le lieu de rendez-vous où devait aller Jean).

Roulant à une vitesse approximativement normale, je vis rapidement une place libre sur la gauche à l’embouchure d’un quartier. La pointant immédiatement du doigt, Jean se dirigea vers cette place pour garer son véhicule qui avait subi quelques dégâts lors de la traversée de la ruelle et des longs escaliers. Fermant les portes du véhicule et sortant de l’engin, je suivis Jean (qui portait une étrange valise depuis sa main gauche) d’un pas accéléré.

Courant à travers les quartiers et les rues de Kensington tout en esquivant les passants. À seulement quelques mètres, Jean vit au bout d’une rue l’agent G (ou Gordom) reconnaissable avec son visage carré, son regard ferme et son costard cravate noir. Continuant de courir, il hurla en secouant avec sa main droite en direction de G :

« Hey ! Désolé du retard ! »

Apparence de Gordom:
 

La seule réponse de la part de Gordom fut tout simplement un bref regard blasé.
Mais, alors que nous continuâmes de courir à travers la rue. Puis, c’est alors que sans faire réellement attention, Jean bouscula accidentellement une personne durant. N’ayant pas eu le temps de les voir, je les percutais également à mon tour.

Secouant ma tête et me relevant rapidement en voyant que diverses affaires étaient par terre, je déclarais à la personne bousculée :

« Désolé, désolé, je suis désolé. »




Thème du personnage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jenifer Rodríguez
Londres |:| Danseuse
avatar
Féminin
Messages : 98
Né(e) le : 31/10/1993
Date d'inscription : 07/11/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Danseuse - Masseuse
Situation amoureuse : Le néant
Nationalité : Argentine
Commentaires/Citations : Jenny papote en #6600ff
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t991-la-connerie-se-cultive-et-certains-ont-la-main-verte-finie#9751

Mar 21 Nov - 22:49
On est en retard !
Davian
Dupont
&
Jenifer
Rodríguez
Aujourd'hui, c'était journée boutique pour moi. Je pouvais bien en profiter, c'était mon jour de repos et j'avais plusieurs courses à faire. Nourriture, garde-robe à refaire, un peu de vaisselle pour remplacer tout ce que j'avais dû jeter et quelques trucs inutiles mais qu'on ne pouvait jamais s'empêcher d'acheter. Néanmoins, une chose à la fois. J'avais le temps, je n'allais pas me stresser pour tout prendre. Je commençai par les vêtements. Etant du genre indécise dans ce domaine, je savais que cela me prendrait la matinée. Le reste attendrait l'après-midi.

Je pris donc le temps de me lever, me doucher, m'habiller, de manger, bref de faire mon petit rituel du réveil. Vers neuf heures, je me rendis au centre commercial afin de commencer mes achats. Comme je m'y attendais, cela me prit du temps. En principe lorsque l'on sait ce que l'on cherche, ça prend vingt à trente minutes. Juste le temps de trouver son bonheur, d'essayer le vêtement, de payer et hop c'était fini. Chez moi, non. Je savais ce que je voulais mais comme d'habitude, une fois dans le magasin c'était le bordel. Je voulais de nouvelles robes, des jeans, des pulls, etc. Cependant en entrant dans le magasin, d'autre désirs s'ajoutaient à la liste et ceux-ci n'étaient pas forcément nécessaires.

Ce ne fut qu'aux alentours de dix heures que je ressortis enfin des boutiques avec mes sacs d'achat. Et je n'avais pas fini. J'allais encore me rendre dans d'autres boutiques. J'étais en route pour l'une d'elles lorsqu'un homme me bouscula. Je commençais à perdre l'équilibre mais je tenais encore le coup jusqu'à ce qu'une seconde personne nous percute. Cette fois, je finis le cul par terre avec les deux zigotos. Heureusement que je n'avais pas encore acheté les trucs fragiles. Ca m'aurait fait chier de devoir retourner en boutique pour les racheter. Je rassemblais mes sacs tout en écoutant les excuses du plus jeune des deux.

- Ce n'est pas grave, ça arrive.

Effectivement, cela pouvait arriver ce genre d'accident. Ce qui me surprenait le plus, c'était plutôt le fait que ce soit le plus jeune qui fasse des excuses alors que le plus vieux m'était rentré dedans en premier. Cependant il ne disait rien. Je me relevai après avoir rassemblé mes affaires ainsi que celles des deux inconnus et regardai les deux personnes en leur tendant ce qui leur appartenait.

- Vous avez perdu ceci.


Revenir en haut Aller en bas
Davian Dupont
En vacances |:| En Angleterre
avatar
Messages : 103
Né(e) le : 24/06/2002
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 16
Niveau d'études/Métier : Première/ Nettoyeur (secrètement)
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Réfugié apatride
Commentaires/Citations : "Regardez où vous posez les pieds, avant de mettre le premier pas" - Davian
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t916-fiche-de-davian-dupont-fini http://indare-division.forumactif.com/t981-pnjs-de-davian-dupont

Dim 26 Nov - 18:56
- Ce n'est pas grave, ça arrive, déclara la jeune femme.

Tel un pauvre chiot, je regardais dans tous les sens espérant de discerner quelque chose. En seulement quelques secondes, j’entendis à nouveau cette voix :

- Vous avez perdu ceci.

Cette voix qui venait de cette jeune femme. Voyant la mallette de la valise dans ses mains, je la récupérai rapidement en la remerciant d’une voix timide et légèrement basse :

« Mer … Merci. »

Maintenant, c’était à mon tour de lui rendre service ! Ramassant un maximum de ses affaires pour récupérer ce qui me semblait être les siennes. Pendant ce temps, Jean qui venait de se relever déclara d’une intonation gêné à cette personne :

« Euh … Désolé ! J’avais un petit retard ! »

« Un retard certes, mais au moins vous êtes arrivés, déclara notre fameux homme en costard noir. »

Tendant sa main pour me demander de donner la fameuse mallette, je décidais de m’exécuter sur le champ en lui rendant de main propre cette valise à Gordon. Après cet échange et après avoir ramassé l’ensemble des affaires de la jeune femme, je lui tendis avec une intonation légèrement timide, mais calme :

« Euh … Tenez, voici vos affaires. »

Alors que je venais de me prononcer. D’un grand sourire et d’une voix très joviale, Jean déclara à cette jeune femme :

« Désolé pour la bousculade, on était en retard pour un rendez-vous important. Mais, maintenant nous avons terminé ce que nous souhaitons faire. »

Se retournant auprès du fameux homme en noir qui se nommait l’Agent G, le géant au crâne dégarni fit signe à notre mystérieux homme que le petit souci avait été réglé. La seule réponse de sa part fut un bref hochement de tête, avant que celui-ci finisse par disparaître au beau milieu de l’immense foule et en changeant rapidement de carrefour.

Après ce bref entretien, Jean toujours avec la même intonation de voix annonça à la jeune femme tout en me tapotant légèrement la tête avec sa main droite :

« Mon fils Davian est un peu timide et coincé, mais c’est quelqu’un de sympathique comme vous le voyez ! Moi, c’est Jean Dupont ! Et vous ?! »

Mais, alors qui venait de poser cette question, Jean déclara à nouveau avec une voix légèrement plus grave, mais toujours amical :

« Ah oui ! Vous voulez sans doute un petit dédouanement pour cette bousculade ?! Je ne parle pas d’argent, mais plutôt d’un petit service ou d’une demande particulière. »

Pendant tout le long de cet échange, je voulus dire un mot, mais je préférais laisser mon père parler et gérer la situation. En même temps, il savait y prendre pour échanger avec les gens, mais espérons qu’il ne fasse pas à nouveau de bêtises …




Thème du personnage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jenifer Rodríguez
Londres |:| Danseuse
avatar
Féminin
Messages : 98
Né(e) le : 31/10/1993
Date d'inscription : 07/11/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Danseuse - Masseuse
Situation amoureuse : Le néant
Nationalité : Argentine
Commentaires/Citations : Jenny papote en #6600ff
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t991-la-connerie-se-cultive-et-certains-ont-la-main-verte-finie#9751

Ven 8 Déc - 19:42
On est en retard !
Davian
Dupont
&
Jenifer
Rodríguez
Le choc avait été violent. Le premier me percuta mais je pus tenir sur mes jambes. Cependant lorsque le second nous rentra dedans, tout le monde finit à terre. En me relevant, je fis le tri entre mes affaires et celles des deux énergumènes. Je leur rendis une mallette que le jeune garçon se dépêcha de récupérer avant de m'aider à ramasser mes propres affaires. Pendant ce temps, le plus vieux des deux s'excusa finalement. Un petit retard ? Il leur en fallait peu pour paniquer et oublier de regarder devant eux si leur retard était si petit. Apparemment, ils avaient même couru pour rien puisque le troisième homme se fichait de leur retard.

Ils se transmirent leurs affaires avant que le plus jeune finisse par me rendre les miennes. Il était presque mignon avec son air timide. Oui. Presque seulement. Ce genre de comportement pouvait être traître. Malgré tout, je savais être reconnaissante envers celui qui m'avait gentiment aidée.

- Merci de ton aide.

Peu après, l'homme s'excusa encore envers moi. Du moins, c'est ce que je croyais. Je n'avais pas compris la première fois qu'il s'excusait envers son collègue. Sympa. Il s'excusait d'abord pour son retard et ensuite pour la bousculade. Heureusement que je n'avais rien de cassé, j'aurais pu très mal le prendre. Il ne fallait pas s'étonner après, que je ne veuille plus accorder ma confiance à qui que ce soit et que je devienne distante, voire même froide envers le monde.

- Si je peux me permettre, il faudrait revoir vos priorités pour les excuses. En principe on commence par la personne qu'on a percuté et ensuite par le collègue de boulot.

Le ton n'était pas énervé. Il était juste...distant. Il permettait juste de comprendre que l'excuse du retard n'était, à mes yeux, pas recevable face à une personne qu'on aurait pu blesser. Si ça avait été une autre personne, qui sait comment elle aurait réagi. Peut-être violemment. Enfin passons, ce n'était qu'un détail. Il n'allait rien changer à ma vie.

Le type le plus louche finit par disparaître dans la foule tandis que les deux autres étaient restés. Le plus vieux d'entre-eux fit les présentation et j'eus à peine le temps d'ouvrir la bouche pour répondre, qu'il rajoutait une couche. Un dédommagement pourquoi pas mais heureusement qu'il ne parlait pas d'argent. Je savais qu'il y avait des hommes et des femmes vénaux mais je n'en faisais pas partie. J'avais bien assez pour vivre, payer mes divers frais, avoir des loisirs, etc. Je n'avais pas besoin de plus d'argent. Dès que je pus prendre la parole, je le fis sur un ton calme et moins froid que tout à l'heure. Son souci de priorité n'était pas grave au point que je sois rancunière durant des heures.

- Je m'appelle Jenifer Rodríguez. Quant au dédommagement, vous n'êtes pas obligé, il n'y a rien d'abîmé ou de cassé donc je n'attendais rien de spécial.

Je réfléchissais tout de même à la proposition car même si je ne demandais rien en particulier, ce ne serait peut-être pas désagréable de continuer la balade avec de la compagnie.

- Ca vous dirait de faire un peu de route avec moi ?


Revenir en haut Aller en bas
Davian Dupont
En vacances |:| En Angleterre
avatar
Messages : 103
Né(e) le : 24/06/2002
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 16
Niveau d'études/Métier : Première/ Nettoyeur (secrètement)
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Réfugié apatride
Commentaires/Citations : "Regardez où vous posez les pieds, avant de mettre le premier pas" - Davian
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t916-fiche-de-davian-dupont-fini http://indare-division.forumactif.com/t981-pnjs-de-davian-dupont

Dim 24 Déc - 19:27
- Si je peux me permettre, il faudrait revoir vos priorités pour les excuses. En principe on commence par la personne qu'on a percuté et ensuite par le collègue de boulot.

Décidément, on était maladroit mon père et moi-même. Le ton de la jeune femme n’était pas colérique, mais très distant. La discussion et les propos s’enchaînaient. Face à la proposition de Jean, la jeune femme se présenta sous le nom :

- Je m'appelle Jenifer Rodríguez. Quant au dédommagement, vous n'êtes pas obligé, il n'y a rien d'abîmé ou de cassé donc je n'attendais rien de spécial.

Tandis que la jeune femme réfléchissait pendant un moment à la proposition, elle finit par nous demander d’une voix étrangement calme :

- Ca vous dirait de faire un peu de route avec moi ?

Face à cette demande, Jean déclara comme d'habitude avec le sourire d'une intonation amicale :

« Pourquoi pas ! Je n'ai rien à faire en ce moment. »

Tant qu'à moi, je restais perplexe. En effet, je remarquais que j'étais très en retard pour le lycée, j'avais loupé les cours d'histoires, de maths et d'anglais ce matin. Bordel ! Il allait falloir que je demande à mes camarades de me passer des photos des cours et leur demander les devoirs à faire durant cette semaine. Je détestais rattraper les cours, non seulement il fallait que je recopie l'ensemble du contenu loupé, ce qui était une véritable perte de temps. Mais, en plus, il fallait que je relis tout ceci pour ne serait-ce comprendre les leçons, mais également faire les nouveaux de la semaine et de la semaine prochaine.

Regardant rapidement l'heure sur mon portable qui affichait 10 h 15, je concluais que c'était trop tard pour me rendre au lycée Indarë qui se situait sans doute à l'autre bout de la ville. Ainsi, déclarant avec un long soupire, je déclarais d'une voix à peu près calme :

« Bon, je pense que c'est trop tard pour le lycée. »

Tandis que le petit groupe commença à marcher dans les rues de Kensington, je décidais de reprendre d'une intonation plus posée et plutôt discrète :

« Bon, j'attendrais l'après-midi, avant de reprendre les cours. Néanmoins ... »

Pendant un bref instant, ma tête se tourna en direction de mon père, posant un regard sévère dans sa direction, avant de lui annoncer d'une voix légèrement grave :

« N'oublie pas que c'est de ta faute, si tu t'étais réveillé plutôt que prévu, on ne serait pas arrivé dans une situation gênante comme celle-ci. »

« Écoute Davian ! On ne va pas en reparler … Dit d'une intonation gênée Jean. »

« M'ouais, on en reparlera de ça plus tard, terminais-je avec une voix plus posée. »

Me retournant en direction de cette femme qui se nomma Jennifer, je repris d’une intonation plus calme :

« Désolé encore de la bouscule, j’espère que vous n’êtes pas en retard à un rendez-vous, un travail ou je ne sais quoi. »

Continuant d’avancer dans les rues, j’observais attentivement la foule et les rues de Kensington avec une étrange curiosité. En effet, je n’avais jamais vu un quartier aussi richement décoré. Les bâtiments, les maisons, les boutiques étaient propres, sobres et très somptueux. En tout cas, cela changeait de Statford et de la cité Chobham Road. Les habitants étaient nettement mieux habillés, plus resplendissants et joyeux aux premiers abords. À Statford, malgré les aménagements durant les JO de 2012 par la Mairie, le quartier restait essentiellement pauvre où la classe populaire s’entassaient par dizaines de milliers. Chômage, détresse, pauvreté, précarité et criminalité étaient le quotidien des habitants de Statford. Moi qui pensais que l’Occident offrait une chance et de meilleures conditions de vies. C’est vrai, mais à quel prix ? Les immigrés et les gens modestes devaient travailler sans relâche pour un salaire de misère, afin de pouvoir payer ne serait-ce payer leur loyer, l’électricité, l’eau, le gaz et la nourriture. Le rêve de l’Occident que tant d’immigrés et de réfugiés comme moi rêvent, n’est qu’une illusion. Mais, bon je ne suis pas venu à Londres pour construire une nouvelle vie, mais plutôt pour une affaire à régler impliquant espionnage, enquête, filature, poursuite, gangster et j’en passe.

Alors que nous continuâmes de marcher dans les rues de la ville pendant quelques minutes, je demandais à cette voix d’une voix interrogative :

« Désolé pour cette question gênante, mais aux vus des habilles, est-ce que vous habitez à Kensington ou dans d’autres quartiers bourgeois de la ville ? »




Thème du personnage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jenifer Rodríguez
Londres |:| Danseuse
avatar
Féminin
Messages : 98
Né(e) le : 31/10/1993
Date d'inscription : 07/11/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Danseuse - Masseuse
Situation amoureuse : Le néant
Nationalité : Argentine
Commentaires/Citations : Jenny papote en #6600ff
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t991-la-connerie-se-cultive-et-certains-ont-la-main-verte-finie#9751

Dim 31 Déc - 5:16
On est en retard !
Davian
Dupont
&
Jenifer
Rodríguez
Après une petite révision des priorités, ce fut les présentations avant de refuser le dédommagement. Ce n'est pas comme si j'avais été blessée ou autre. Je ne voyais donc aucune raison de réclamer un dédommagement quelconque. Je leur proposai toutefois de faire un peu de route ensemble. Le père ne mit pas longtemps avant d'accepter tandis que son fils semblait plus perplexe. Ou plutôt préoccupé par quelque chose. C'est son regard sur son portable qui m'y fit penser. Il avait peut-être rendez-vous.

Ce ne fut que lorsqu'il reprit la parole que je compris ce qui l'inquiétait. Il avait effectivement une sorte de rendez-vous mais c'était pour des cours. J'avais effectivement zappé ce détail. À son âge, la majorité était encore des étudiants et à cette heure ils étaient censés être en cours. Après sa remarque je jetai un coup d'oeil à ma montre. Effectivement vu l'heure tardive, c'était un peu inutile d'aller en cours ce matin.

Nous nous mîmes donc en route. Davian se mit à réprimander son père. Apparemment c'était de sa faute s'ils étaient en retard. Enfin ça c'était leur problème, de mon côté je m'en moquais éperdument. J'écoutais plutôt les excuses renouvelées par l'étudiant et haussais les épaules.

- Non non, je suis de repos aujourd'hui donc aucune rendez-vous et aucun retard. Et ne vous en faites pas pour la bousculade, c'est déjà du passé.

La promenade se passait bien même si ça me faisait bizarre de me balader en compagnie d'un père et son fils. En plus, je crois que certains passants nous prenaient pour une famille. Il devaient avoir de la merde dans les yeux ceux qui croyaient ça. Ca se voyait pourtant bien que nous ne nous connaissions pas vraiment.

- Vous êtes donc un homme d'affaire et un étudiant d'après ce que j'ai compris ? Vous travaillez ou étudiez dans quels domaines si ce n'est pas indiscret ?

J'écoutais leur réponse tout en continuant de marcher puis ce fut à mon tour de répondre à une question. J'oubliais que parfois, l'habit faisait le moine et les habitations n'aidaient pas à passer inaperçu. Nous nous trouvions dans les quartiers huppés de la ville. Ceux qui y vivaient, avaient obligatoirement assez d'argent pour se payer ce luxe. Peu importe que ce soit eux qui paient ou quelqu'un d'autre, les finances devaient être hautes.

- J'habite dans le quartier de Notting Hills donc effectivement c'est aussi un quartier bourgeois. Et vous ? Vous vivez dans ces quartiers ou vous venez d'ailleurs ?

Difficile à dire. Peut-être dans les environs car les affaires pouvaient rapporter une fortune et d'autres non. Mais peut-être qu'ils n'étaient par-là que pour le dossiers que l'homme avait dû donner.


Revenir en haut Aller en bas
Davian Dupont
En vacances |:| En Angleterre
avatar
Messages : 103
Né(e) le : 24/06/2002
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 16
Niveau d'études/Métier : Première/ Nettoyeur (secrètement)
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Réfugié apatride
Commentaires/Citations : "Regardez où vous posez les pieds, avant de mettre le premier pas" - Davian
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t916-fiche-de-davian-dupont-fini http://indare-division.forumactif.com/t981-pnjs-de-davian-dupont

Mer 10 Jan - 13:13
Tandis que nous continuâmes de marcher à travers les rues, les quartiers et les ruelles de la ville, la jeune femme nous demanda d’une voix toujours calme :

- Vous êtes donc un homme d'affaire et un étudiant d'après ce que j'ai compris ? Vous travaillez ou étudiez dans quels domaines si ce n'est pas indiscret ?

Cette question gênait un peu Jean. En effet, le métier qu'il exerçait n'était pas vraiment considéré comme « acceptable du point de vue de l'éthique et de la morale humaine ». Néanmoins, malgré cette question, celui-ci fit mine de cacher son air surpris pour déclarer d'une voix calme et posé :

« Non, je ne suis pas un homme d'affaire, le valise que je devais donner au type bizarre était un compte-rendu très important à mon patron. En réalité, je ne suis qu'un simple employé de bureau d'une petite entreprise de l'immobilier. »

Voyant que Jean et la jeune femme qui se nommait Jenifer posèrent leur regard dans ma direction, je décidais de me lancer à mon tour de la même intonation de voix que mon père :

« Je ne suis qu'un simple lycéen d'un cursus classique général de l'institution de l'Indarë. Au niveau des études et des matières, c'est assez banal comme n'importe quel élève de n'importe quel lycée. »

Alors que je venais de poser cette question à Jenifer à propos de ce quartier bourgeois, celle-ci me répondit tout simplement en nous demandant au passage :

- J'habite dans le quartier de Notting Hills donc effectivement c'est aussi un quartier bourgeois. Et vous ? Vous vivez dans ces quartiers ou vous venez d'ailleurs ?

La réponse de Jean fut un simple rire. Tant qu'à moi, je restais silencieux, mais je pouvais parfaitement comprendre le rire de Papa qui cachait un sarcasme à peine dissimulé :

« Non, nous ne vivons à Kensington. Nous habitons à Chobham Road, un quartier … assez pauvre du district de Statford. On vit dans un quatre pièces assez miteux, une bonne partie de mon salaire part pour le loyer, ainsi que l'investissement pour d'autres projets en rapport avec mon travail. Mais, mise à part quelques difficultés de fin de mois, les murs dégradés de l'immeuble, on vit tout simplement avec ce qu'on peut. »

Reprenant rapidement sa respiration, Jean déclara à nouveau avec un ton un peu plus clame :

« Je n'ai rien à vous reprocher, mais c'est juste que votre question m'a fait un peu rire. Désolé, je ne payais pas votre tête, mais c'est juste que la dégaine que je porte, ne montre absolument pas que je vis dans ce quartier. Quand je repense à mon appartement, cela me fait encore plus rire. »

« Papa, on est peut-être des prolos, mais au moins on arrive à satisfaire nos besoins et à profiter de la vie avec le peu de moyens qu'on a, déclarais-je avec un petit sourire. »

Alors que nous continuâmes à marcher, je constatais derrière mon dos des murmures et des regards posés dans notre direction. Il semblerait que la plupart des passants croyaient que nous étions une petite famille. Je fis abstraction de ceci en ne faisant guère attention à cela et en contentant de continuer de marcher à travers le quartier de Kensington. Cependant, ces regards et ces propos indiscrets ne plaisaient guère à mon père qui murmurait :

« Les gens sont débiles où quoi ? Bordel, j'ai cinquante piges, j'ai plus la tronche d'un papy que d'un père ... »




Thème du personnage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jenifer Rodríguez
Londres |:| Danseuse
avatar
Féminin
Messages : 98
Né(e) le : 31/10/1993
Date d'inscription : 07/11/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Danseuse - Masseuse
Situation amoureuse : Le néant
Nationalité : Argentine
Commentaires/Citations : Jenny papote en #6600ff
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t991-la-connerie-se-cultive-et-certains-ont-la-main-verte-finie#9751

Jeu 11 Jan - 23:14
On est en retard !
Davian
Dupont
&
Jenifer
Rodríguez
Je me trompais sur toute la ligne concernant le père du gamin. Quand on dit que l'habit ne fait pas le moine, j'en avais un bel exemple devant moi. Moi qui pensais qu'il était un homme d'affaire, j'avais tort. Sauf si on considérait qu'un employé de bureau était un hommes d'affaire. Quant au gosse, je ne m'étais pas trompée. C'était bel et bien un étudiant. Il suivait un cursus très simple, celui que la majorité des gens suivait lorsqu'ils n'avaient pas encore d'idée précise de ce qu'ils voulaient faire mais d'une certaine manière, il avait raison. Et puis ça ne voulait pas dire qu'il était moins intelligent qu'un autre. Bien au contraire.

Je répondis ensuite à la question du jeune homme au sujet de mon logement. Je ne vivais pas dans ce quartier-même mais ça restait bourgeois. Au départ je l'avais choisi parce qu'il était pas trop loin de mon lieu de travail principal. Au final je ne le regrettais pas. J'aimais y vivre. Ce n'était toutefois pas tout à fait le cas des deux mâles. Contrairement à ce que je pensais, ils ne vivaient pas dans un quartier bourgeois. C'était même tout le contraire. Ils étaient dans un quartier pauvre et galéraient pour leurs frais. Enfin au moins il n'avait pas mal pris ma question.

- Vous donnez bien la preuve qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

Et puis d'après ce que j'avais compris par le gosse, ils parvenaient malgré tout à satisfaire leurs besoins. C'était l'essentiel. De toute façon, avoir plein d'argent ne signifiait pas qu'on serait heureux. Certes, notre vie était plus facile par rapport aux frais de logement, de nourriture, etc mais attirer les envieux, c'était pas génial. Certains étaient des escrocs et nous manipulaient pour squatter chez nous, vivre à nos dépends, etc. Et lorsque nous avions baissés notre garde, que nous étions le plus vulnérable et tournions le dos, c'était à ce moment-là que l'on se prenait le coup de poignard. Bref parfois il valait mieux avoir peu de finances plutôt que trop.

- Ils oublient surtout trop souvent qu'un homme, une femme et un ado qui se promènent ensemble ne veut pas obligatoirement dire qu'ils sont une famille. Et puis même, l'âge n'est qu'un chiffre. Qu'on ait vingt, trente, cinquante ou nonante ans, les sentiments fonctionnent de la même manière chez tout le monde. Tant que c'est réciproque et que vous êtes bien avec la personne, c'est ce qui compte. Enfin c'est comme ça que j'vois les choses mais j'suis consciente qu'il n'y a pas tout le monde qui pense ainsi.

Pour certains, l'âge était important. Pour d'autres c'était le rang. Et d'autres encore, c'était juste l'outillage anatomique de la personne. D'autres s'en fichaient éperdument tant qu'ils se sentaient bien avec leurs partenaires. Moi j'étais du dernier groupe. De ceux qui s'en fichaient. J'acceptais la personne telle qu'elle était tant que mes sentiments étaient réciproques et que je me sentais bien avec la personne. Enfin ça c'était avant. Maintenant je faisais plutôt partie d'un autre groupe qui était celui des gens désespérés et qui ne voulaient plus de ce genre d'histoire à l'eau de rose. Ces gens qui ne croyaient plus à ces choses. Ou qui y croyaient mais se forçaient à ne plus rien ressentir.


Revenir en haut Aller en bas
Davian Dupont
En vacances |:| En Angleterre
avatar
Messages : 103
Né(e) le : 24/06/2002
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 16
Niveau d'études/Métier : Première/ Nettoyeur (secrètement)
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Réfugié apatride
Commentaires/Citations : "Regardez où vous posez les pieds, avant de mettre le premier pas" - Davian
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t916-fiche-de-davian-dupont-fini http://indare-division.forumactif.com/t981-pnjs-de-davian-dupont

Lun 15 Jan - 21:49
- Vous donnez bien la preuve qu'il ne faut pas se fier aux apparences.

« Vous n’avez pas tort. Les quelques costards cravates que je possède, ne sont juste que des fringues que mon patron m’a prêté pour être plus « commercial » et pour m’afficher plus accueillant devant les clients lors des réceptions, s’exclama mon père avec un petit sourire. »

Il s’arrêta pendant un moment, avant de reprendre :

« Je me souviens encore qu’avant de porter ces costumes cravates, je faisais plutôt peur aux clients, ces derniers pensaient que je n'étais qu'un mafieux. C’est pour ça que mon patron a insisté pour que je porte des costards cravates, afin de m’afficher plus convenablement devant les clients. Je me souviens même d’un type plutôt petit et trapu qui a tenté de m’aborder et qui s’est enfui en courant dès qu’il m’a vu à la réception. Maintenant que je porte ces costards, les gens ne me voient plus comme un malfrat, mais plutôt comme le vigile de l’entreprise alors que je suis censé être le récepteur, mais bon au moins c’est mieux comme ça. »

Etrange, cela semblait être tellement réaliste et pourtant les propos que Jean venait d’énumérer étaient sûrement purs fictions. En effet, notre homme était loin d’être un membre de la classe populaire travaillant dans le bureau d’une petite entreprise immobilière. Il était plutôt efficace dans le tir au revolver, ainsi qu’à la filature et résoudre diverses enquêtes plus ou moins non élucidés. Peut-être qu’avant être nettoyeur, papa était bel et bien un salarié d’une petite entreprise immobilière ? Mais, bon je m’égare …

Tant qu’à moi, je répondis à la jeune femme peu de temps après :

« Tant qu’à moi, l’uniforme que je porte, il est donné à tous les lycéens de l’Institution Indarëë. »

Continuant encore notre petite promenade, alors que je venais prononcer ces quelques paroles et que mon père rechignait en murmurant seul dans son coin. La jeune femme déclara au même moment :

- Ils oublient surtout trop souvent qu'un homme, une femme et un ado qui se promènent ensemble ne veut pas obligatoirement dire qu'ils sont une famille. Et puis même, l'âge n'est qu'un chiffre. Qu'on ait vingt, trente, cinquante ou nonante ans, les sentiments fonctionnent de la même manière chez tout le monde. Tant que c'est réciproque et que vous êtes bien avec la personne, c'est ce qui compte. Enfin c'est comme ça que j'vois les choses mais j'suis consciente qu'il n'y a pas tout le monde qui pense ainsi.

« Vous n’avez pas tout à fait tort, mais bon je n’ai jamais connu l’amour et ce n’est spécialement pas dans mes priorités, déclarais-je à la jeune Jennifer. »

« Vous n’avez pas tout à fait tort. Après tout mon âme sœur avait dix ans de moins que moi … dit Jean d’une intonation calme. »

À peine, il prononça ses quelques mots, je sus rapidement que ce dernier se plongea dans une profonde nostalgie. À peine, il prononça le mot « âme sœur », je savais que divers souvenirs défilaient dans sa tête, mais je ne pouvais point le dire devant Jennifer. En même temps, c’était l’un des nombreux secrets de mon daron. Par ailleurs, je connaissais à peine la surface de l’iceberg. Oui, père a eu une amoureuse, c’était avant même m’avoir adopté, mais d’après ce que je savais sur cette histoire, elle s’était très mal finie, cette âme sœur était partie à jamais. Laissant Père seul pendant un long moment, avant me retrouver quelque part dans un pays nommé le Soudan du Sud, mais ceci est une autre histoire …

Alors que nous marchions dans les rues du quartier bourgeois de Kensington, Jean demanda à Jennifer pour éviter d’être trop enfoncé dans la nostalgie :

« D’ailleurs, c’est quoi votre boulot que vous exercez en ce moment ? »

Continuant de marcher dans les rues de la ville, la dernière réponse de la jeune Jennifer sur les sentiments attira ma curiosité, c’est ainsi que je lui demandais d’une voix calme et plutôt posée :

« Désolé de vous déranger avec cette question indiscrète, mais c’est quoi concrètement l’amour ? J’ai beau avoir vu des films, des séries et lu quelques romans en rapport avec plus ou moins ça. Mais, c’est quoi ce sentiment qui pousse les gens à s’aimer et à se rapprocher l’un de l’autre ? Oui, j’ai bien dit que l’amour n’est pas dans mes priorités, mais je me demandais depuis un moment, c’était quoi les effets ? »

Voyant ma question, Jean était plutôt gêné, celui-ci hésita de me couper dans ma lancée, mais celui-ci ne le fit point par peur de plus froissé Jennifer que de la rassurer. Dans tous les cas, j’étais curieuse de sa réponse, j’espère que cela ne va trop la déranger, d’après ce que je sais « l’amour » est un sujet assez sensible dans les pays occidentaux comme le Royaume-Uni.




Thème du personnage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jenifer Rodríguez
Londres |:| Danseuse
avatar
Féminin
Messages : 98
Né(e) le : 31/10/1993
Date d'inscription : 07/11/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Danseuse - Masseuse
Situation amoureuse : Le néant
Nationalité : Argentine
Commentaires/Citations : Jenny papote en #6600ff
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t991-la-connerie-se-cultive-et-certains-ont-la-main-verte-finie#9751

Sam 20 Jan - 3:09
On est en retard !
Davian
Dupont
&
Jenifer
Rodríguez
J'écoutais l'homme qui m'expliqua une petite anecdote à son sujet. Pendant un instant, je voulus lui dire que les mafieux portaient aussi des costards cravate pour la plupart. Evidemment après tout dépendait du style de chacun mais la majorité des hommes de la mafia portaient un costard. Je ne fis toutefois aucune remarque. Ca n'en valait pas la peine. Cela ne changerait en rien le fait que pour un homme commercial, ce genre de tenue était juste plus adaptée. Ca faisait plus sérieux, c'était mieux pour l'image d'une entreprise. Quant à l'adolescent, c'était simplement l'uniforme de l'institution où il étudiait.

Suivit ensuite un peu de grommellement de la part du père parce que les passants nous confondaient avec une famille. Il ronchonnait même par rapport à son âge mais j'eus tôt fait de lui dire mon avis à ce sujet. Bien sûr, je savais que les opinions divergeaient selon la personne, son éducation ou son vécu. Davian était de mon avis aussi même si l'amour ne faisait pas du tout partie de ses priorités. Il avait bien raison. Il valait mieux qu'il se concentre sur ses études et qu'il profite aussi un peu de sa vie. Quant à son père, il était aussi d'accord avec moi.

- Et dans certains couples, la différence est encore plus grande. Toutefois dix ans c'est déjà pas mal.

Il laissa un moment de silence, sans doute un peu de mélancolie en lui, puis il reprit.

- Je suis danseuse. Mes contrats sont assez variés en général mais en ce moment c'est surtout des chorégraphies à apprendre pour des clips musicaux ou les concerts.

D'ailleurs si je me souvenais bien, les répétitions pour le futur concert de Lizzy allaient bientôt débuter. J'allais devoir bien m'organiser si je voulais éviter d'être surbookée et complètement à plat le soir. J'allais sûrement devoir baisser le nombre de contrats acceptés durant la période des répétitions. Je verrais en fonction des heures, de la difficulté et de l'avancée de celles-ci. Pour le moment, un autre sujet me demandait de la réflexion. Qu'est-ce que c'était l'amour concrètement ? De la belle merde. Ce n'était peut-être pas le genre de question à poser à une personne qui en gardait un mauvais souvenir. Enfin il ne pouvait pas le savoir non plus. Je dus me souvenir de ce que j'avais pu ressentir et comment je m'étais sentie avant d'ouvrir les yeux sur ma relation avec mon ex.

- C'est difficile à expliquer en fait. Le sentiment de base est déjà compliqué à expliquer mais comme j'en garde en plus un mauvais souvenir, c'est assez dur de parler en restant objective. Quant au effets, c'est simple. On a l'air niais. Le simple fait d'entendre la voix de l'être aimé nous rend heureux, ses expressions nous charment toujours, on peut trouver ses gestes ou ses actions mignons, adorables, amusants alors que la personne n'a rien fait de spécial. On a aussi envie d'être contre lui ou elle parce que ça nous apaise, nous fait du bien. On peut avoir envie de passer le restant de sa vie avec et peut-être même fonder une famille, etc. Voilà grosso modo ce qu'il se passe quand on est amoureux.

Je ne détaillais toutefois pas l'amour fraternel, parental ou autre. Ca c'était quelque chose qui était ressenti par presque tout le monde en général. Je m'étonnais tout de même car j'étais parvenue à rester plutôt objective. C'était une bonne chose car je ne voulais pas le dégoûter de ça avant même qu'il puisse se faire une idée de la chose. Peut-être qu'il trouverait ce sentiment très bien tout comme semblait le penser son père. Ou peut-être qu'il trouverait que c'était d'une inutilité totale. Une simple perte de temps.


Revenir en haut Aller en bas
Davian Dupont
En vacances |:| En Angleterre
avatar
Messages : 103
Né(e) le : 24/06/2002
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 16
Niveau d'études/Métier : Première/ Nettoyeur (secrètement)
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Réfugié apatride
Commentaires/Citations : "Regardez où vous posez les pieds, avant de mettre le premier pas" - Davian
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t916-fiche-de-davian-dupont-fini http://indare-division.forumactif.com/t981-pnjs-de-davian-dupont

Lun 22 Jan - 22:01
La jeune femme expliqua en long et en large son métier et sa situation économique. C’était une danseuse professionnelle travaillant pour des clips ou des concerts. Au vu de la situation où elle vivait, elle devait sans doute être bien rémunérée. M’ouais, cela n’avait strictement rien à voir avec les danseuses du quartier de Statford dans les bars, les boites de nuit ou les cabarets, mais ceci est une autre histoire …  

Alors que je lui venais de poser cette question sur l'amour qui semblait la gêner. Bof, pas grave, je m’attendais à cette réaction, ce genre de sujet était assez sensible au Royaume-Uni et dans les autres pays occidentaux. Toutefois, je fus surpris par sa réponse qui fut bien détaillée et assez objective :

- C'est difficile à expliquer en fait. Le sentiment de base est déjà compliqué à expliquer mais comme j'en garde en plus un mauvais souvenir, c'est assez dur de parler en restant objective. Quant au effets, c'est simple. On a l'air niais. Le simple fait d'entendre la voix de l'être aimé nous rend heureux, ses expressions nous charment toujours, on peut trouver ses gestes ou ses actions mignons, adorables, amusants alors que la personne n'a rien fait de spécial. On a aussi envie d'être contre lui ou elle parce que ça nous apaise, nous fait du bien. On peut avoir envie de passer le restant de sa vie avec et peut-être même fonder une famille, etc. Voilà grosso modo ce qu'il se passe quand on est amoureux.

« Eh bien ! Je suis étonné de votre réponse. Habituellement, lorsque je pose cette question à des connaissances, des inconnus ou même des amis, ces derniers me répondent assez vaguement. Ce n’est pas le genre de question à poser en Angleterre, je me trompe ? Mais, dans tous les cas, je vous remercie pour m’avoir donné tout ce que vous savez là-dessus. »

M’arrêtant juste un moment pour reprendre à nouveau mon oxygène, je repris toujours de la même intonation de voix :

« Je ne vais pas vous poser la question, si vous avez déjà été amoureux ? Non, cela entre trop dans le cadre de la vie privée, je vais me contenter de dire que l’amour ne m’intéresse guère, je suis curieux de cette étrange émotion que l’on ne m’a pas arrêté de raconter et décrit, sans que je comprenne la moindre chose. Toutefois, avec la description que vous m’avez faite, cela me donne à peu près une idée et cela renforce encore plus ma curiosité, mais à mes yeux les études sont plus importantes. D’ailleurs, j’ai une question ? »

Me posant pendant un moment pour jeter un coup d’œil sur mon portable, je demandais à nouveau à la jeune femme :

« Qu’est-ce que vous faites habituellement à votre travail, on sait que vous êtes danseuse, mais à quoi ressemble ce boulot ? Est-ce plaisant ? Est-ce que c’est sympathique ? Est-ce qu’il y a des contraintes particulières ? »

Tandis que je venais de poser cette question, je sentais que mon ventre commençait à gargouiller, je crois qu’une petite pause déjeuné serait plutôt la bienvenue pour se satisfaire. Demandant d’une voix toujours calme et posé, je demandais à Tess, ainsi qu’à Jean avec une intonation amicale :

« Est-ce que cela vous dirait de manger quelque part ? Un café, un restaurant, un fast-food, un kebab, bref tout ce que vous voulez, parce que je ne vais pas le cacher, mais comme on le dit souvent « j’ai la dalle ». »

« Personnellement, je suis de même avis que mon fiston. Peu importe où on mange, je meurs de faim, car malheureusement à cause du retard pour le boulot, je n’ai pas pris de petit dej, ajouta Jean jovialement. »




Thème du personnage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jenifer Rodríguez
Londres |:| Danseuse
avatar
Féminin
Messages : 98
Né(e) le : 31/10/1993
Date d'inscription : 07/11/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Danseuse - Masseuse
Situation amoureuse : Le néant
Nationalité : Argentine
Commentaires/Citations : Jenny papote en #6600ff
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t991-la-connerie-se-cultive-et-certains-ont-la-main-verte-finie#9751

Sam 27 Jan - 0:45
On est en retard !
Davian
Dupont
&
Jenifer
Rodríguez
Davian m'avait posée une question bien étrange. Enfin en y réfléchissant bien, la question n'était pas si bizarre que ça. C'était un adolescent alors quoi de plus normal que de se demander ce genre de chose ? J'y répondis en restant la plus objective possible. J'y parvins étonnamment bien. Malgré les mauvais souvenirs que j'en gardais, j'avais réussi à ne pas me laisser guider par ma haine et à rester neutre dans ma réponse.

« Eh bien ! Je suis étonné de votre réponse. Habituellement, lorsque je pose cette question à des connaissances, des inconnus ou même des amis, ces derniers me répondent assez vaguement. Ce n’est pas le genre de question à poser en Angleterre, je me trompe ? Mais, dans tous les cas, je vous remercie pour m’avoir donné tout ce que vous savez là-dessus. »

- C'est possible. Je t'avoue que je ne suis pas très au fait des habitudes en Angleterre.

Oui, je sais, c'était une honte en sachant que j'y vivais depuis ma plus tendre enfance. Il faut dire que mon père n'étais pas le plus doué pour les traditions. Il ne s'y était jamais intéressé. Quant à mes grands-parents, ils avaient essayé de me les apprendre mais je n'étais pas ce qu'on peut appeler une bonne élève.

- De toute façon, je manque pas mal de tact donc il y a des sujets où je pourrai en parler sans gêne alors que les anglais seraient juste coincés.

Il reprit la parole et je fus bien contente de l'entendre dire qu'il ne me demanderait pas sur ma situation sentimentale. Le problème pour moi n'était pas que cela entrait trop dans le domaine privée. C'était que si je lui en parlais, je finirais par me faire posséder par ma colère. Il faisait bien de ne pas s'intéresser à l'amour. Je n'allais pas dire que c'était un sentiment pourri qui n'apportait que des ennuis, etc. Cependant il avait le temps avant de songer à ça. S'il devait tomber amoureux, ça arriverait en temps et en heure. Il valait mieux ne pas stresser dans ce domaine. De plus, comme il l'avait si bien dit, les études étaient plus importantes. Puis arriva encore une question. Décidément, il était le genre de personne très curieuse. Ca ne me dérangeait pas vraiment.

- Et bien je danse.

Logique.

- Plus sérieusement,  j'apprends des chorégraphies qu'on doit reproduire dans des spectacles divers, les concerts, les clips, etc. Personnellement je trouve que c'est bien oui mais effectivement il y a aussi des contraintes, comme dans tous les métiers.

Peu après, vint la question qu'il ne fallait pas poser à une personne gourmande. Le repas. Je jetai un coup d'oeil à l'heure et vit qu'effectivement il arrivait gentiment l'heure de songer à remplir les estomacs. Du moins, en grignotage. Le vrai repas arriverait plus tard encore. Eux, ils avaient surtout faim à cause d'un petit-déjeuner raté.

- Pourquoi pas ? Un repas nous fera du bien.

Je ne mangerais toutefois pas autant qu'eux puisque j'avais déjà pris mon petit-déjeuner mais j'avais tout de même assez de place pour un petit repas supplémentaire. Ca n'allait sûrement pas être encore le cas à midi par contre.

- Pour le lieu, autant aller dans un café. Ce n'est généralement pas trop cher donc si vous n'avez pas trop les moyens c'est l'idéal.

Et ça serait plus sain que dans un fast-food. Et puis ils n'avaient l'air de rien mais dans les cafés, ils faisaient de la bouffe excellente parfois. Bien sûr, comme dans tout établissement servant de la nourriture, il arrivait que les plats ne soient pas toujours très bons. Mais ça ne voulait pas dire que parce que c'était un café, la bouffe serait forcément mauvaise. Ca c'était le cliché que beaucoup de monde croyaient malheureusement. Même parmi mes collègues il y en a qui pensaient ça. Et d'autres qui pensaient juste être trop bien pour aller dans ce genre de petit établissement mais ça, c'est autre chose.

Dès que le lieu fut choisi, nous nous dirigeâmes donc dans la direction de celui-ci. Je laissai les deux mâles entrer en premier – honneur aux hommes pour une fois – puis j'entrai à mon tour dans l'établissement avant d'aller m'asseoir avec eux à une table. Rapidement, un serveur vint à notre rencontre pour voir ce que nous désirions. Seulement boire ou manger aussi ? La réponse fut simple, je demandai le menu. Ca répondait aux interrogations de l'employé qui nous apporta donc trois cartes de menu. Ils s'en alla ensuite s'occuper d'autres clients en attendant que nous fassions notre choix.

Il revint encore un peu plus tard, prêt à noter ce que nous avions choisi. Pour moi, ce fut simple. Une salade et des fish and chips ainsi qu'une limonade pour la boisson. Ca ne prendrait pas trop de place dans mon estomac, ce n'était pas trop lourd et le prix était raisonnable. Il nota ensuite les choix des deux hommes puis alla donner nos commandes aux cuisiniers pour qu'ils puissent les préparer. Pendant ce temps, il nous apporta nos boissons puis nous laissa patienter.

- Ca fait longtemps que vous vivez en Angleterre tous les deux ?

Je parlait bien évidemment à Davian et son père. J'étais curieuse. Davian avait laissé sous-entendre qu'il ne connaissait pas vraiment les coutumes anglaises. Donc soit il était comme moi, à ne pas trop  s'en préoccuper habituellement, soit ils vivaient dans un autre pays avant.


Revenir en haut Aller en bas
Davian Dupont
En vacances |:| En Angleterre
avatar
Messages : 103
Né(e) le : 24/06/2002
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 16
Niveau d'études/Métier : Première/ Nettoyeur (secrètement)
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Réfugié apatride
Commentaires/Citations : "Regardez où vous posez les pieds, avant de mettre le premier pas" - Davian
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t916-fiche-de-davian-dupont-fini http://indare-division.forumactif.com/t981-pnjs-de-davian-dupont

Mer 7 Fév - 10:06
Lorsque la question concernant de prendre un repas fut posé, la jeune femme répondit tout simplement :

- Pourquoi pas ? Un repas nous fera du bien.

Réfléchissant pendant un moment, celle-ci nous proposa :

- Pour le lieu, autant aller dans un café. Ce n'est généralement pas trop cher donc si vous n'avez pas trop les moyens c'est l'idéal.

« Cela me convient parfaitement ! S'exclama Jean. »

Suivant la jeune Jennifer, celle-ci nous emmena dans une espèce de café anglais comme des dizaines de milliers que nous pouvons en croiser dans la ville. Très vite, nous entrâmes à l'intérieur où nous fûmes accueillis par une bonne odeur. Prenant une table au hasard, celle qui était la plus proche, nous décidâmes de nous asseoir tous trois près de cette table.

Tandis qu'on venait à peine de se poser, un serveur vint à notre rencontre pour nous demander ce que nous souhaitons manger et boire. La jeune Jennifer préféra un plat plutôt simple : une salade et des fish and chips ainsi qu'une limonade pour la boisson. Alors que j'hésitais pendant un moment sur le plat et la boisson, mon père décida de prendre la parole pour commander à son tour :

« Tant qu'à moi, cela sera une bonne assiette de frite avec du poisson grillé. Si vous avez de la bière, je veux bien en prendre également. Sans oublier une glace de chocolat ! Je pense que ça sera tout mon brave. »

Une fois les paroles de Jean terminés, le serveur décida de tourner son regard sur moi. Finalement, face à l'hésitation et à l'attente des autres, je pris ma décision. Prenant une voix calme et sereine, j'annonçais tout simplement au serveur :

« Je prendrais la même chose que mon père, mais à la place de la bière, je voudrais bien du coca. »

Ouaip, une bonne assiette pourrait calmer ma faim, parce que cela faisait un moment que mon ventre gargouillait et criait famine. Une fois les commandes commandées, le serveur décida de nous faire passer les boissons en entendant, avant de partir en direction de la cuisine.

Alors qu'on entendant patiemment nos commandes, c'est à ce moment-là que la jeune femme décida de poser une question inattendue :

- Ca fait longtemps que vous vivez en Angleterre tous les deux ?

Jetant un bref regard à mon père, il répondit à la jeune femme d'une voix plus calme et soutenu :

« Je suis français, cela va faire depuis le mois d'Octobre que nous avons posé les pieds en Angleterre. »

S'arrêtant pendant un bref moment pour boire quelques gorgées de sa bouteille, il reprit toujours avec la même intonation :

« On vivait à la base en France dans la ville de Marseille où on a vécu une bonne partie de notre vie. On a dû déménager à cause d'une longue histoire … Disons que j'ai dû partir pour trouver un emploi plus stable. »

Regardant pendant un bref moment vers la droite pour savoir si le serveur était sorti de la cuisine, celui-ci décida toujours de continuer en constatant son absence :

« Un ami m'a proposé de venir à Londres pour un boulot plus stable et mieux rémunéré. Nous avons dû quitter Londres, à cause d'une longue histoire de famille que je ne préfère pas abordé pour l'instant. Tout ce que je peux vous dire, c'est que cela implique une longue histoire de divorce. »

Pendant un moment, j'ai eu quelques frissons. Fort heureusement, père arriva à trouver une histoire à peu près convenable et logique pour cacher la vérité. J'espère que la jeune femme n'allait pas trop poser de questions en rapport avec notre passé.

Quoi qu'il en soit ! Le serveur refit à nouveau surface. Avançant très rapidement dans notre direction, celui-ci décida de distribuer les assiettes et les repas commandés à chacun d'entre nous. Alors que je remerciais le serveur, au même moment, père prit sans doute par la curiosité, décida de demander à la jeune femme :

« Et vous Jennifer, vous êtes d'ici ou vous êtes également une étrangère ? »




Thème du personnage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Jenifer Rodríguez
Londres |:| Danseuse
avatar
Féminin
Messages : 98
Né(e) le : 31/10/1993
Date d'inscription : 07/11/2017
Age : 24
Niveau d'études/Métier : Danseuse - Masseuse
Situation amoureuse : Le néant
Nationalité : Argentine
Commentaires/Citations : Jenny papote en #6600ff
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t991-la-connerie-se-cultive-et-certains-ont-la-main-verte-finie#9751

Lun 19 Fév - 17:13
On est en retard !
Davian
Dupont
&
Jenifer
Rodríguez
Nous nous étions décidés sur le lieu où nous allions manger et ce fut un simple bistrot qui fut choisi. C'était l'idéal pour eux puisque les frais ne seraient pas trop élevés. De plus les plats servis en valaient le détour. Un serveur prit nos commandes et nous apporta nos boissons pendant que les cuisiniers s'occupaient de nos plats. Fish ang chips avec salade pour moi, poisson grillé et frites pour les hommes avec une glace au chocolat pour le dessert.

Pendant que ça s'activait encore en cuisine pour préparer nos commandes, j'en profitais pour assouvir un peu ma curiosité. Je pus donc apprendre que les deux hommes vivaient en France avant de débarquer en Angleterre au mois d'octobre. Ca ne faisait donc pas si longtemps qu'ils se trouvaient dans ce pays. Ils restaient assez vague sur la raison de leur déménagement mais je n'insistais pas sur le sujet. Il y avait des choses qu'il valait mieux éviter de demander. S'ils n'en parlaient pas ouvertement, c'est que le sujet devait être sensible. Tout ce que je comprenais, c'est qu'ils avaient quitté la France pour cause familiale et pour le travail. En même temps, je n'avais pas réellement besoin d'en savoir plus. J'avais juste demandé s'ils étaient à Londres depuis longtemps. Je n'avais pas demandé pourquoi.

- Je vois. Quelles que soient vos histoires, j'espère que tout s'arrangera pour vous.

Des paroles sincères malgré le fait que je ne les connaissais pas. Je souhaitais rarement le pire pour les gens. Il y avait bien à Xavier mais lui, ce n'était pas pareil. Il m'avait fait une crasse, j'étais rancunière, je ne souhaitais que du mauvais pour lui.

Le serveur revint finalement avec nos assiettes et les déposa devant chacun d'entre-nous avant de s'en aller. Je souhaitai donc un bon appétit aux deux hommes avant de commencer à manger tout en écoutant la question du père de l'autre.

- Oui et non. Je suis née en Angleterre mais ma famille vient d'Argentine. Mes parents et mes grands-parents ont déménagé en Angleterre il y a déjà quelques années.

Je ne connaissais pas leur histoire, ni celle de ma famille mais j'avais la nette sensation que celle de ma famille était plus simple que la leur.


Revenir en haut Aller en bas
Davian Dupont
En vacances |:| En Angleterre
avatar
Messages : 103
Né(e) le : 24/06/2002
Date d'inscription : 03/10/2017
Age : 16
Niveau d'études/Métier : Première/ Nettoyeur (secrètement)
Situation amoureuse : Célibataire
Nationalité : Réfugié apatride
Commentaires/Citations : "Regardez où vous posez les pieds, avant de mettre le premier pas" - Davian
Voir le profil de l'utilisateur
http://indare-division.forumactif.com/t916-fiche-de-davian-dupont-fini http://indare-division.forumactif.com/t981-pnjs-de-davian-dupont

Jeu 22 Fév - 1:24
- Je vois. Quelles que soient vos histoires, j'espère que tout s'arrangera pour vous.

« Cela risque de ne jamais finir, répondis-je d’une voix légèrement grave à la jeune femme. »

Tandis que Père et moi, nous décidâmes de nous « jeter » sur les assiettes que le serveur venait à peine de poser sur la table. Au même moment, la jeune Jennifer déclara face à la question de mon père sur ses origines :

- Oui et non. Je suis née en Angleterre mais ma famille vient d'Argentine. Mes parents et mes grands-parents ont déménagé en Angleterre il y a déjà quelques années.

Alors que la jeune femme venait de prononcer ces paroles, j'avais dues mal à imaginer que cette femme était originaire d'Argentine ou d'Amérique Latine. Je ne remarquais aucun quelconque accent hispanique qui sortait de sa bouche. Quoi qu'il en soit, sous l'impulsion de la curiosité, je décidais de lui demander d'une voix calme :

« Vous venez d'Argentine, c'est comment ce pays ? Parce que avec mon père, on a souvent voyagé en Amérique du Sud, mais on n'a jamais eu l'occasion de venir en Argentine. Il parait que c'est très différent par rapport aux autres pays d'Amérique latine. »

Oui, Père et moi, on a souvent voyagé en Amérique Latine et ce n'était pas des séjours de vacances, loin de là. J'ai toujours le souvenir de mon emprisonnement dans un centre pénitencier du Salvador en travers de la gorge, le pire c'est que les autorités étaient de mèches avec un baron d'un cartel de drogue. Bon on a fini par s'échapper et éliminer ce baron au bout de quelques mois, mais ça n'a pas été une partie de plaisir. Mais, ceci est une autre histoire …
Pendant que je me remémorais mon voyage au Salvador, Jean sentit que son téléphone commença à vibrer. Le sortant rapidement pour jeter un coup, celui-ci commença à se lever de la table pour déclarer :

« Désolé, je reviens juste un instant, j'ai un coup de fil très important de la part du bureau. »

Tandis que Père s'éclipsa pour aller rapidement à l'extérieur du bâtiment, ce dernier commença rapidement par taper les numéros sur son portable, avant de déclarer d'une voix sérieuse, mais très discrète :

« Oui, tu voulais m'appeler ? »

« On a un petit problème, déclara la voix au téléphone. »

« Lequel Gordon ? Demanda à voix basse Jean. »

« Je ne peux pas t'en dire plus, retrouve-moi au bureau du MI6 le plus rapidement possible, je t'expliquerai tout en détail. »

« Très bien, termina-t-il avant d'éteindre son téléphone. »

Pendant que j'écoutais la jeune femme, Jean revint avec un semblant de tranquillité, il continua toujours de manger. Bien que je pouvais nettement observer que celui-ci commença légèrement à manger un peu plus rapidement. Voyant cela, ma première réflexion fut de lui demander :

« Euh, qu'est-ce qui se passe ? »

« Désolé Davian, mais je dois partir le plus rapidement possible. »

Celui-ci tourna aussitôt son regard en direction de Jennifer, avant d'annoncer d'une voix toujours amicale :

« Je vous remercie pour la balade et désolé encore pour la bousculade de tout à l'heure. Je sais que c'était très mal à droit de ma part. »

Tandis qu'il continuait de manger, il demanda au serveur de venir près de lui pour payer sa note. À peine quelques minutes plus tard, il commença à s'habiller, avant de se lever de sa chaise. Néanmoins, ses dernières paroles furent à mon égard, ainsi qu'à Jennifer :

« Merci encore pour le repas demoiselle, j'espère que nous nous reverrons un de ces jours. Prenez soin de vous et continuez de profiter de votre jeunesse, je suis sûr que votre carrière vous donnera pleins d'opportunités. Au fait Davian ! »

Très vite, il lança les clés de l'apparte dans ma direction. Les rattrapant très rapidement par réflexe, je lui fis juste un dernier geste, avant qu'il parte. Alors qu'il venait de quitter les lieux, j'annonçais à la jeune danseuse :

« Faudrait vraiment qu'il prenne des vacances pour se détendre, parce qu'en ce moment, il est obsédé par le boulot et cela doit sans doute être ça, la raison de son départ. J'espère que vous n'êtes pas aussi obsédé par le travail comme mon père ? Lui demandais-je avec cette intonation calme, mais plus amicale. »




Thème du personnage:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» Retard de cours la paniques !!!!
» La dyslexie est-elle le signe d’un retard intellectuel ?
» un peu de retard...
» Que faire des devoirs maison rendus... quinze jours en retard ?
» retard de langage Marvin

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Institution Indarë :: West London :: Kensington :: Centre commercial-
Sauter vers: